Polluants et DT2

Polluants routiers et industriels

 
Résultats : la pollution par particules fines (moteurs diesel, rejets industriels, etc.) augmente le risque de diabète de type 2.
 
L'étude a été basée sur le suivi de 1775 femmes qui n'étaient pas déclarées diabétiques de type 2 avant 1990.
 
En termes biologiques, le constituant C3c du sérum sanguin (Note : partie du système du complément, qui intervient dans les mécanismes de l'inflammation, de l'immunité, ..) a été mesuré, et trouvé augmenté chez les personnes soumises à plus de pollution. Le C3c pourrait jouer un rôle dans l'insulino-résistance.
 
Ces résultats ont fait relativement peu de bruit. Ils sont fondamentaux, ils montrent qu'une perturbation extérieure, sans lien avec l'alimentation ou l'activité physique, peut favoriser le diabète de type 2. 
Les explications du Dr Seignalet prévoyaient ce type de phénomène à partir de substances induites par l'alimentation, mais indépendamment des teneurs en sucres, graisses, etc. C'était en termes qualitatifs : une alimentation non adaptée peut aussi entraîner le passage dans le sang de molécules qui vont, après une longue phase d'accumulation dans les milieux intra et extra cellulaires, venir perturber le métabolisme du glucose et de l'insuline.
Au delà de ces hypothèses biologiques, une chose est sûre, la pollution routière ou industrielle favorise le diabète, et peut être aussi des phénomènes inflammatoires.
 
Les auteurs hypothèsent aussi q'une partie de la population pourrait être plus sensible aux effets des polluants que d'autres. Les personnes déjà atteintes d'athérosclérose, de maladies du foie non liées à l'alcool (Note : par exemple la stéatose hépatique non alcoolique).
Dans tous les cas, la meilleure façon de limiter ces maladies et facteurs de risque est de faire régulièrement du sport et surtout de manger de façon adaptée à notre organisme : alimentation méditerranéenne, ou alimentation type Seignalet.
 
Que faire pour éviter la pollution ?
Si on habite à moins de 300 m d'une autoroute, d'une voie à grande circulation, chercher à déménager. Comme c'est très peu facile en raison du prix de l'immobilier, profiter au maximum des périodes de temps libre pour marcher en forêt, dans les parcs, les sentiers de randonnée, le littoral, les sentiers de bord de rivière, etc. pour se soustraire régulièrement à la pollution.
Et adapter son alimentation Alimentations qui marchent

Polluants dans l'alimentation ; causes ou témoins ?

Les phtalates sont surtout contenus dans les emballages plastiques, les boîtes de conserve. Il reste un petit doute sur le lien avec le DT 2: les phtalates sont ils responsables, ou juste témoins? d'une trop forte consommation de plats préparés, en moyenne plus caloriques, moins qualitatifs, avec de plus mauvaises graisses alimentaires, qu'une alimentation "maison".
Quelle que soit l'explication, le lien avec une alimentation "industrielle", est net.

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 18/09/2014