Rougeole : se fier aux faits annoncés et vérifiés

Conclusion du billet reprise et complétée le 8 mai 2019, après le commentaire de "Cossino", du blog Hippocrate et Pindare. Voir aussi les liens donnés en commentaire.

La rougeole est une maladie qui provoque parfois une mortalité, qui reste très très rare du moins dans les pays industrialisés comme la France. Les stratégies pour lutter contre cette mortalité, et contre les effets adverses de ce virus sont peut être à revoir si l'on porte un regard d'ensemble sur cette maladie, en s'aidant de données publiées et officielles.

Une partie des infos concerne les patients atteints de plusieurs pathologies, dont les proches (enfants, fratrie) des personnes atteinte d'une maladie auto-immune (diabète de type 1, SEP, PR, Basedow,  ou toute autre maladie du sytème immunitaire. Si vous êtes concernés, lisez attentivement ce qui suit, avec un focus sur le passage "Février 2018".

L'historique de la maladie, pour les périodes pour lesquelles les données paraissent fiables, dévoile une dynamique, annoncée depuis des décennies, qui peut expliquer que la mortalité augmente réellement dans un pays comme la France et concerne dorénavant de plus en plus des jeunes adultes et des nourrissons. Des témoignages plus personnels sont rajoutés, car bien qu'anecdotiques, ils peuvent donner aussi des indications sur la dynamique globale de cette affection.

J'invite les lecteurs à vérifier précisément chacune des sources données, la vaccination est un sujet sérieux qui a peut être donné lieu à trop d'approximations et à des vagues d'opérations de communications pas toujours complètes. Je donne quelques sources très détaillées à la fin de ce billet.

1930 environ : mon grand-père se rappelait d'un épisode de rougeole qui l'avait épuisé, à l'âge adulte. C'était a priori au début des années 30. La rougeole adulte existait donc déjà, et les milieux médicaux connaissaient ses effets sur les personnes à l'âge adulte, sous réserve qu'à cette époque les diagnostics aient été fiables. Ce n'est pas toujours en 2019 une maladie à diagnostic toujours facile.

1950 : Organisation Mondiale de la Santé "si un agent capable d'immuniser contre la rougeole venait à être découvert "son emploi devrait être limité à moins qu'il ne soit prouvé qu'il confère l'immunité pour toute la vie au prix de risques très restreints. Une méthode assurant une immunité de quelques années seulement aurait pour effet de retarder l'apparition de la maladie jusqu'à l'âge adulte, où elle a un caractère plus sérieux" - Rapport technique de l'OMS n° 6, 1950.

Note : L'extrait ci-dessus a été écrit AVANT l'apparition des vaccins contre la rougeole. Cet extrait décrivait un mécanisme qui semble être réellement survenu ensuite. Pour expliquer ce phénomène de glissement de l'âge de la maladie, et ses conséquences, l'auteur M. Georget explique dans "Vaccinations" - Dangles - 2017" où il cite ce rapport de l'OMS, que "Dans la période qui suit (la vaccination), la circulation du virus sauvage s'étant réduite en raison du moindre nombre de malades, les réinfections paraissent plus rares et le rappel qu'elles produisaient disparaît. L'immunité vaccinale s'évanouissant au fil des ans, il apparaît progressivement une population d'adultes non protégés, parmi lesquels des femmes qui ne transmettront plus d'anticorps pendant leur grossesse. Les nouveaux-nés deviennent donc réceptifs au même titre que les adultes."

1955 à 1968 : la baisse du nombre de cas de rougeole aux Etats Unis est spectaculaire. Le premier vaccin considéré comme efficace (voir paragraphe ci-dessous) apparaît à la fin de cette période de chute de cas de rougeoles (Source : historique du CDC - Center of Disease Control, cité avec graphique dans "Introduction générale à la médecine des vaccins, Dr de Lorgeril, 2018"). La chute historique du nombre de cas est donc liée à un autre facteur, non identifié. Au Canada, l'évolution est similaire, avec quelques années d'avance. La chute du nombre de cas, pour s'approcher de 0, a eu lieu quelques années AVANT la disponibilité du vaccin, comme pour les Etats-Unis.

Par ailleurs sur le net, on trouve pour le Royaume-Uni une diminution plus tardive, qui suit l'arrivée de la vaccination de 1968. Dans le cas de ce pays, le vaccin a selon la chronologie pu plus nettement contribuer à la chute du nombre de cas. Encore faudrait-il que la population ait été réellement vaccinée en masse tout de suite à l'apparition de ce vaccin, ce qui n'est pas sûr. Le lien "vaccin en 1968" et "baisse en suivant du nombre de patients avec rougeole" reste donc sujet à caution, même en Angleterre, pays souvent cité en exemple de ce point de vue.

Cela ne veut pas dire que ces vaccins soient inefficaces ou inutiles, ni qu'ils soient utiles ; cela veut dire que ces vaccins sont arrivés après la bataille au moins dans deux pays très peuplés, les Etats-Unis et le Canada, et que le lien avec la baisse subite de la rougeole au Royaume-Uni est sujet à caution.

Ces courbes font l'objet d'âpres discussions, j'invite les soignants qui liront ces lignes à chercher les sources officielles pour se faire leur propre opinion.

Pour l'évolution en France, voir les chiffres et courbes dans le fil twetter donné en lien en commentaire ci-dessous par "guymoquette".

1963 : premier vaccin antirougeoleux à virus inactivé, aux Etats-Unis. Considéré comme inefficace, il est remplacé en 1968 par un vaccin à virus vivant.

1968 : vaccin à virus vivant, le premier considéré comme efficace

1998 : Le Quotidien du médecin n°6305 : "la létalité (note = mortalité) due à la rougeole est minimale entre 5 et 9 ans (l'auteur qui cite cet extrait, M. Georget dans "Vaccinations", indique que c'était l'âge habituel autrefois de la rougeole) mais elle est quatre fois plus élevée chez les nourrissons de moins d'un an et 8,5 fois plus élevée après 25 ans".

On a donc un type de produit, qui, avant même son existence réelle, est suspecté de déplacer l'âge de la maladie, à des moments où cette maladie devient largement plus mortelle qu'à l'âge traditionnel, où c'est une maladie bénigne, hormis contexte spécifique (dénutrition sévère, déficit immunitaire par exemple lié à une forte obésité, ...).

Ce déplacement vers l'âge adulte peut être suivi, comme c'est écrit plus haut, d'un déplacement à la période de "nourrisson", à un âge où le corps est moins armé pour répondre à ce type d'agression.

2004 http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=5708 ; "Surveillance de la rougeole en France ; Bilan et évolution en vue de l'élimination de la maladie ; InVS ; 2004" les auteurs indiquent au chapitre 2.2.4. " Les causes principales de décès sont la pneumonie chez l’enfant et l’encéphalite chez l’adulte. La malnutrition, en particulier quand il existe une carence en vitamine A et la promiscuité, sont des facteurs augmentant le risque de décès, ainsi que l’âge (enfants de moins de 1 an ou de plus de 10 ans). Dans les pays en voie de développement, la létalité de la rougeole varie entre 3 et 6 %. Elle est bien plus faible dans les pays industrialisés (1 à 2 pour 1 000 aux USA). En Angleterre et au Pays de Galles, des données sur les cas notifiés entre 1971 et 1988 ont montré des létalités de 43/100 000 chez les moins de 1 an, de 10/100 000 chez les enfants de 5-9 ans et de plus de 85/100 000 chez les sujets âgés de 20 ans et plus. La létalité est autour de 1 % pour les cas hospitalisés. "

La mortalité liée à la rougeole paraît clairement liée à des facteurs nutritionnels, à des facteurs socio-économiques, et à l'âge de survenue, au-delà du statut vaccinal.

Comment améliorer son statut en vitamine A, sans surdosage (qui peut rendre malade), dans nos pays industrialisés, et dans les autres pays ? C'est une vitamine dite liposoluble (comme les vitamines D, E, K), c'est à dire que son absorption nécessite un minimum de corps gras dans l'intestin. Par exemple de l'huile (pour d'autres raisons santé, privilégier huiles d'Olive et de Colza premières pression à froid, et si possible issues de l'agriculture biologique, de noix à une fréquence moindre) à intégrer dans son alimentation quotidienne. Les légumes colorés apportent les provitamines A. Le foie, les poissons gras, ou le foie de Morue, en apportent de bonnes quantités. Pour les apports spécifiques chez le nourrisson : à voir avec votre médecin pédiatre ou un diététicien habitué. Ces principes sont valables quels que soient les pays. En France, une alimentation de type "méditerranéenne", par exemple, apporte suffisamment de ces nutriments, ou encore de type "japonaise" telle que je la cite souvent dans ce blog pour d'autres pathologies.

Toutefois, dans les pays en développement, et notamment si des circonstances telles que guerres, sécheresses, marasme économique, etc. destructurent la production alimentaire locale, des compléments alimentaires peuvent être utilisés. Cela peut être le cas chez des personnes en France aussi : parmi celles qui sont soumises à une grande pauvreté, etc.

Ailleurs dans le monde, la supplémentation peut être faite sous d'autres formes : https://www.cochrane.org/fr/CD008524/supplementation-en-vitamine-pour-prevenir-la-morbidite-et-la-mortalite-chez-les-enfants-ages-de-6

2017 : Ukraine - après une période avec très peu de vaccinations pour la rougeole, jusqu'à un pourcentage de 30 % de la population cible vaccinée (baisse de la vaccination liée à des crises diverses en Ukraine), la vaccination remonte à un niveau élevé, 90 %, en 2017. C'est à ce moment (premiers mois de 2017) que s'est déclenchée une épidémie de rougeole dans ce pays. L'auteur Michel de Lorgeril* pose la question de savoir si le virus incriminé dans l'épidémie est le virus sauvage, ou le virus lié au vaccin. Il indique que, alors qu'il est facile de le savoir (distinguer le type de virus qui provoque l'épidémie), aucune analyse de ce type n'a été étonnamment à ce jour lancée en Ukraine. Ce manque de données, ne peut que, en l'état, laisser penser que les injections vaccinales peuvent avoir une responsabilité dans cette épidémie là.

* Michel de Lorgeril ; Analyse scientifique de la toxicité des vaccins ; 2019 ; p.10 pour cet exemple.

2017 bis: le même auteur analyse de façon très fine les origines réelles des encéphalites, que l'on attribue d'habitude aux complications de la rougeole. On peut lire dans le lien qui suit que ce n'est pas aussi simple : https://michel.delorgeril.info/divers/les-illusions-de-la-vaccinologie-saison-7-circonstances-et-coincidences/

2018 : 3 décès liés a la rougeole annoncés dans la presse pour la France, qui signale une mère de 32 ans non vaccinée, un homme de 26 ans, une femme de 17 ans. La presse reprend souvent à cette occasion l'assertion que c'est une vaccination très efficace qui protège de la maladie dans près de 100 % des cas. Une des femmes décédées a été signalée ensuite comme étant obèse (voir plus loin pour cet aspect). L'homme de 26 ans et la jeune femme de 17 ans ont été dits "immuno-déprimés" ne pouvant recevoir le vaccin. Dans ce cas, le vaccin de l'entourage est considéré, par les autorités sanitaires, protecteur pour les gens qui ne peuvent être vaccinés pour des raisons de santé.

Cet exemple confirme d'abord et surtout les prévisions écrites par l'OMS en 1950, puis plus tard reprises dans le quotidien du médecin (cf. extraits plus haut) : des adultes ou jeunes adultes sont maintenant de plus en plus concernés, et tués par la maladie, suite à l'introduction d'une substance dite immunisante contre le virus sauvage, dans ce cas, un vaccin. La mortalité totale reste réellement très faible.

2017 ou 2018 : le hasard me conduit à discuter avec une femme, de mémoire je crois d'une trentaine ou d'une quarantaine d'années. Entres autres échanges, elle me raconte son parcours santé. Je retiens un élément : elle a été assez malade pendant un temps, à l'âge adulte : c'était la rougeole, ce qui l'a étonnée car elle avait été vaccinée correctement. Elle souffrait aussi d'une obésité (je le précise car ça peut être un critère important pour la rougeole adulte, voir plus loin). Bref, même avec une vaccination, la rougeole reste possible, y compris en France.

La protection ne concerne donc pas 100 % des cas. Au vu des cas décrits, l'obésité dite morbide pourrait être un facteur d'aggravation de la rougeole, indépendamment du statut vaccinal, pour les vaccinés ou les non vaccinés, par atteinte des fonctions du système immunitaire.

Février 2018 : Le "CdC" = Center of Diseases Control = Centre de Contrôle des Maladies, aux Etats-Unis, indique de nouvelles contre-indications au MMR, l'équivalent de notre vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole), avec notamment : un sujet dont un parent, frère, soeur, avec une histoire de problème immunitaire (comme personne ne devant pas recevoir cette vaccination). Un site officiel, qui fait référence, déconseille donc, même si la formulation reste ambigüe, la vaccination avec l'équivalent du ROR pour tous les enfant avec un lien génétique direct avec une personne atteinte de maladie auto-immune.

Pas d'information à ce sujet en France pour le ROR, et une formulation pas explicite pour savoir quelles maladies sont réellement concernées, mais d'après ce texte chaque parent atteint, ou qui a des enfants atteints, d'une maladie auto-immune quelle qu'elle soit (Dt1, Lupus érythémateux, hépatite auto immune, polyarthrite, etc.), ou d'une autre maladie du sytème immunitaire, doit demander à son médecin de se renseigner réellement, et de prendre le temps d'une discussion approfondie sur les contre-indications à la vaccination, le MMR américain et le ROR français étant très proches.

Votre médecin n'est peut-être pas au courant de ces données, n'hésitez pas à l'informer.

D'après ce que j'ai compris, le médecin joue de sa responsabilité à cet égard, beaucoup plus que le laboratoire producteur du vaccin. N'hésitez pas à me signaler si la situation juridique est différente.

2019 : alors que je commence à rédiger ce billet, annonce via les médias (j'ai vu l'info dans Le Monde) d'une très forte mortalité liée à la rougeole à Madagascar. Les auteurs de l'article indiquent bien toutefois que la malnutrition semble jouer un rôle crucial.

2019 : le chercheur Eric Raoult, pas connu comme farouchement "antivaccins" signale plusieurs faits qui indiquent, au moins dans ces cas particuliers, l'inefficacité d'une vaccination de grande ampleur contre la rougeole

J'ai repris les extraits commentés sur ce site : http://hippocrate-et-pindare.fr/2019/04/24/aujourdhui-il-est-interdit-de-reflechir-detre-intelligent-pr-raoult/

Je vous invite à lire cette page, de laquelle j'ai extrait quelques morceaux.

« Avec la rougeole on sait que le fait que l’on ait des anticorps ne signifie pas obligatoirement que l’on est protégé contre la maladie. »

« Cette année, on a eu un interne qui a fait une rougeole alors qu’il avait des anticorps extrêmement élevés »*

« Il y a des pays qui avaient une excellente couverture vaccinale, la Mongolie avec plus de 97% de couverture, et qui a eu en 2015/2016 une épidémie majeure. » « On voit des pays qui ont réussi à maintenir une couverture vaccinale à plus de 95% pendant 10 ans, qui ont quand même vécu des épidémies majeures comme c’était le cas en Russie ou au Sri Lanka» « Par exemple, en Europe, on a le Portugal, qui depuis 2017 a une très bonne couverture vaccinale à plus de 95% et pour autant fait partie des pays qui subissent la résurgence de la rougeole sur les deux dernières années. »

« Le génotype A (qui se trouve dans le vaccin) n’est plus détecté depuis 2008 ». « Les anticorps du vaccin ne neutralisent pas bien le génotype qui avait été responsable de l’infection »

Conclusion de l'auteur du billet, après avoir repris ces passages : "Pour résumer : le vaccin avec lequel l’on vaccine et qui est obligatoire pour les jeunes enfants depuis janvier 2018 est inefficace. La raison en est simple : ce n’est plus la souche vaccinale qui circule et provoque des rougeoles cliniques. Ce n’est pas une découverte récente."

"Malgré cette conclusion évidente, les pouvoirs publics, les médias continuent à « matraquer » l’obligation d’imposer cette vaccination inefficace.

Pourquoi?"

En effet, pourquoi** .... ?

A noter : beaucoup de ces faits, qui "sortent" un peu plus facilement actuellement, étaient pourtant déjà largement connus et énoncés il y a plus d'un an, notamment ici :

https://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/pourquoi-la-rougeole-fait-la-une-de-lactualite/ mais ces données ont été superbement ignorées.

Depuis la première parution du billet que vous lisez, un nouvel article sur le site de l'AIMSIB éclaire plusieurs mécanismes que je cite : https://aimsib.org/2019/05/26/la-vaccination-anti-rougeole-expliquee-par-une-specialiste-en-immuno-infectiologie/

Conclusion

Ces faits montrent que ça ne fonctionne pas avec le vaccin qu'on injecte en masse aux nourrissons, ou à qui que ce soit : cela n'empêche pas les épidémies.

Les concordances de temps entre injections en nombre et épidémies sont étonnantes. A priori, ce vaccin, au moins dans le contexte des pays occidentalisés, n'a jamais réellement fonctionné, ou pas partout (voir plus haut).

D'autre part il induit au fil des ans, un déplacement de l'âge de la maladie, et donc un risque de mortalité accru pour les nourrissons et les jeunes adultes, âges pour lesquels la maladie est plus problématique. Ce risque a été prévu il y a longtemps et semble effectivement observé ces dernières années en France.

 

Sur le même sujet, vous préférerez peut-être des liens écrits par des médecins ou des équipes avec des médecins (à part le dernier, qui est celui d'un biologiste agrégé qui a beaucoup creusé ces questions là, notamment les liens avec le système HLA) plutôt que le mien qui ne suis pas un soignant. Je me permet de signaler des livres pour les plus intéressés, qui d'après tout ce que j'ai pu lire, représentent le meilleur rapport quantité, qualité, accessibilité des informations disponibles / prix des ouvrages :

https://aimsib.org/2019/04/07/une-epidemie-de-rougeole-qui-accablerait-la-population-francaise-en-2019/

http://hippocrate-et-pindare.fr/2019/04/24/aujourdhui-il-est-interdit-de-reflechir-detre-intelligent-pr-raoult/

https://michel.delorgeril.info/collection-vaccins/

https://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/analyse-scientifique-de-la-toxicite-des-vaccins/

Ces deux derniers contiennent des analyses historiques, et des données très récentes, toutes aisément vérifiables.

Et le classique : Vaccinations - Michel Georget - Dangles éditions - 2017

 

* J'ai repris ces citations sur les anticorps car cela résume un problème fondamental en sciences médicales : des études, des modèles, qui se basent sur des marqueurs intermédiaires, et pas sur les résultats réels. C'est exactement le même problème pour les différents versions des vaccins contre les papillomavirus. Certains types de manifestations cliniques ont été signalées à la baisse, mais on n'en sait strictement rien pour les cancers réels du col de l'utérus, et la mortalité associée. Ce serait même plutôt le contraire d'après les premiers chiffres disponibles (chercher sur le net les publications des époux Delépine à ce sujet). Pour la rougeole c'est identique. Que la rougeole soit un vrai danger de santé publique ou pas, ce qui intéresse tout le monde c'est une protection contre les effets délétères possibles. Pas des marqueurs intermédiaires, que ce soient des anticorps ou autre chose, qui sont pourtant les cibles citées sans cesses. C'est une donnée importante à retenir, car beaucoup beaucoup de molécules sont recommandées de nos jours sur la base de marqueurs intermédiaires, et pas sur la base de résultats réels sur la mortalité ou sur des complications graves.

** Il se peut, mais cela reste à vérifier, que ce soit un simple problème d'écologie de ces virus : le vaccin permet de diminuer une souche, mais cet "habitat", qui est un terme classique en écologie, (le corps des enfants notamment) reste favorable à des virus proches d'autres souches, qui ont des exigences écologiques proches. On sélectionne donc un ou des virus résistants au vaccin, et avec une dynamique peut être moins connue. Le mécanisme peut se répéter en boucle très longtemps, quel que soit le nombre de souches rajoutées à chaque fois dans le vaccin.

Pour une vision plus globale sur les problématiques vaccinales et sur les débats qui ont lieu à ce sujet :Vaccins : où se renseigner utilement ? Mortalité des enfants : quelles réalités ? quelles efficacités ?

Commentaires (4)

Cossino
Bonsoir
Tout d'abord, je ne suis pas un expert mais juste un médecin généraliste critique.
A votre invitation, je suis allé lire votre billet.
Je n'ai pas rencontré de problèmes particuliers à part peut-être votre conclusion :
"A priori, ce vaccin, au moins dans le contexte des pays occidentalisés, n'a jamais réellement fonctionné, ou pas partout (voir plus haut). D'autre part il induit au fil des ans un risque de mortalité accru pour les nourrissons et les jeunes adultes."
Le vaccin ROR "fonctionne", il est efficace.
Il est trop tôt pour affirmer qu'il est responsable d'un risque de mortalité accrue. Cette hypothèse n'a pas aujourd'hui de preuves étayées.
Ce qui est par contre établi, c'est que le vaccin apporte une protection limitée dans le temps, environ 20 ans, alors que l'immunité naturelle produite en attrapant une rougeole est à vie.
Par ailleurs, il semble bien que l'on observe l'émergence d'un nouveau sérotype viral.
https://jvi.asm.org/content/91/11/e00209-17
Cela confirme les propos tenus par le Pr RAOULT.
L'hypothèse que le vaccin ne contrôle pas suffisamment ce nouveau type émergeant, est ce qui parait envisageable si ce n'est probable pour expliquer la résurgence d'épidémie de rougeole.
olivier-callet
  • olivier-callet (site web) | 08/05/2019
Merci pour votre retour Cossino. Je vous avais sollicité et signalé ce billet car j'ai fait de larges emprunts à l'un de vos billets du blog Hippocrate et Pindare. Votre commentaire m'a permis de modifier la conclusion, en gardant la même logique mais en nuançant mon côté trop affirmatif. Effectivement on est dans le domaine des sciences et cela reste une hypothèse. Ceci étant, ces annonces passées me semblent confirmées par les faits. Un des problèmes est peut être qu'on ne dispose pas, à ma connaissance, d'étude pour suivre ce déplacement de la rougeole vers des âges plus "fragiles" de ce point de vue, et l'accroissement de mortalité qui s'en suit, dans le contexte des pays industrialisés. Qui financerait ce suivi ? D'autre part, merci pour le lien dans votre commentaire, j'invite les lecteurs notamment médecins à en prendre connaissance, après avoir parcouru ce billet, pour bien voir que le vaccin n'est pas adapté.
guymoquette
  • 2. guymoquette | 08/05/2019
Bonjour,

Vous trouverez dans ce thread quelques données des institutions francaises sur l'incidence estimée pré vaccination, la mortalité (et la létalité donc), ainsi que le taux d'encéphalites, qui semblent très éloignés de ce qu'annoncent les autorités aujourd'hui.

https://twitter.com/vaccinologie/status/1103359174229061634
olivier-callet
  • olivier-callet (site web) | 08/05/2019
Merci guymoquette pour ces ajouts, qui permettent de voir plus clairement l'évolution de la situation en France. Pour les personnes comme moi peu habituées aux fils de discussion twitter, il faut le lire en entier. Sinon les aspects les plus importants sont figurés par les graphiques.

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