Polémique médiatique sur les produits laitiers

Je défends depuis longtemps (année 2000), et depuis quelques années sur ce site, des approches alimentaires spécifiques, variables, et souvent très efficaces, pour plusieurs maladies. Certaines bénignes, d'autres contrariantes, d'autres graves. 

Au moins une de ces approches (régime dit Seignalet) fonctionne pour les diabétiques de type 2, voire, sous réserve de confirmation scientifique, mais avec de sérieux indices, chez une partie des diabétiques de type 1 qui viennent juste d'être diagnostiqués; bien sûr en contexte hospitalier sous contrôle médical strict en raison de l'urgence de la situation pour le diabète de type 1 (voir liens en fin de page).

Cette approche, sans produits laitiers, sans céréales à gluten, avec des températures de cuisson limitées, soit le régime dit Seignalet, fonctionne, dans des proportions variant entre 60 % et 80 % (avec arrêt de progression des symptômes, voire régression, et allègement des traitements, ou parfois arrêt des traitements) pour également environ 100 pathologies distinctes. Si aucune validation dite scientifique n'existe (étude sur de grands groupes de patients tirés au sort) c'est en partie en raison de manque de budgets de recherche dédiés à ces questions. Et en raison d'effets de mode de la recherche. Beaucoup courent après des molécules miracles (qui accessoirement pourrait générer des chiffres d'affaires en milliards d'euros), peu de chercheurs se concentrent sur les effets de l'alimentation ou du mode de vie en général. Pourtant, les proportions de rémissions, telles qu'indiquées par le Dr Seignalet semblent respectées pour la quasi totalité des témoignages que l'on peut recenser dans son entourage, sur le net, etc. Et parfois depuis une à deux décennies.

Pour la partie sur les produits laitiers : il est souvent dit (recommandations officielles, cours des futur(e)s diététicien(ne)s, discours médicaux) qu'il ne faut pas les arrêter, que c'est dangereux pour notre masse osseuse, que ce soit pour les enfants et adolescents (masse osseuse en construction) ou pour les adultes et personnes âgées (prévention des fractures). Pourtant ces préconisations paraissent reposer sur des données scientifiques limitées.

En 2017, l'ANSES (l'agence nationale qui environ tous les 8 ans émet de nouvelles recommandations alimentaires, appliquées ensuite par les professionnels de santé) a dans un de ses rapports admis (après analyse des études scientifiques existantes) qu'il n'y avait pas de lien évident entre la prise régulière de produits laitiers chez les adultes et la prévention des fractures. Il aura fallu attendre longtemps, et les termes utilisés par cette agence sont très mesurés, mais enfin une évolution, même légère, arrive. Il reste à espérer que cette évolution sera sensible aussi pour les enfants et adolescents (rapport Anses annoncé, à venir).

Cette polémique sur les produits laitiers a fait l'objet d'une analyse sur le site "dur à avaler" :

Les rapports de l'ANSES ont été analysés là (chercher le paragraphe sur les produits laitiers) :

Avant que ce rapport ANSES ne paraisse, j'avais écrit une analyse sur les principales causes de fragilité osseuse, et sur les façons d'y remédier. Les produits laitiers ne sont pas cités parmi les solutions.

Des témoignages relatifs aux résultats du régime Seignalet (entres autres sans aucun produit laitier) sont disponibles. Ceux-ci concernent le DT2 et le DT1 :

Plusieurs autres pathologies sont concernées, et souvent mises en rémission, sur du long terme, par le régime Seignalet. A titre d'exemple (d'autres modalités alimentaires sont parfois présentées aussi dans ces billets)  :

La Maladie d'Ehlers Danlos est concernée aussi (les résultats sont moins nets, mais peut être essentiels dans cette maladie sous diagnostiquée, et parfois grave)

Cette alimentation a été discutée en conférence, avec des médecins orientés sur le régime Seignalet. Par exemple ici :

Toutes les pathologies concernées sont visibles dans les liens ci-dessous. A noter que depuis des décomptes de résultats du régime Seignalet publiés dans ces tableaux, des malades atteints d'autres pathologies non évoquée ont été aidé, voire mis en rémission, par cette alimentation. C'est le cas par exemple de patients atteints de la maladie de Lyme. Et le nombre de cas est devenu beaucoup plus important que ce qui était présenté sur ces tableaux (datant de 2003). C'est le cas par exemple pour l'asthme cité plus haut.

En résumé : les analyses d'études scientifiques d'intervention aussi bien que les résultats empiriques de patients qui ne prennent strictement plus aucun produit laitier - depuis parfois plus d'une décennie - résultats largement répétés, tendent à confirmer que, au moins chez d'adulte, la consommation de produits laitiers n'a pas de mérite autre que gustatif, ou que la facilité d'utilisation en cuisine.

Pour les enfants, les données ne sont pas encore tranchées en ce sens de façon officielle. Ceci étant, le manque d'utilité chez les adultes, et la suppression de symptômes parfois graves, pendant plusieurs années, chez des personnes qui souffraient auparavant et qui stoppent gluten, maïs et produist laitiers, plaident pour une remise des produits laitiers à leur juste place ! c'est à dire un produit culinaire non essentiel, certes pratique par sa teneur en protéines, en calcium, en phosphore, et par les différentes présentations qu'il prend, mais qui peut être remplacé à ces égards par beaucoup d'autres produits, et qui dans un certain nombre de cas est néfaste pour les utilisateurs.

Attention pour les nourrissons : j'ai connu de mauvaises prescriptions par un médecin remplaçant quand mon fils est passé de l'allaitement (pendant plusieurs mois) à la prise de "laits" d'origine végétale. Dans ce cas, il y a des laits "végétaux" maternisés spécifiques et adaptés aux nourrissons, avec les bonnes doses de nutriments, renseignez vous, tous les laits végétaux ne conviennent pas. Depuis, les associations d'accompagnement telles que la Lèche league, déjà très utiles à l'époque, ont fait d'énormes progrès, les cas où l'allaitement n'est pas possible sont de fait de plus en plus restreintes. Si vous êtes maman, n'hésitez pas à vous faire aider, quelles que soient vos contraintes de temps, professionnelles, vos impressions de ne pas pouvoir allaiter, de ne pas avoir assez de lait, etc.

Les "lois" du marché de la recherche scientifique sont telles qu'il faudra peut être attendre longtemps avant que les résultats d'un régime tel que celui du Dr Seignalet soient confirmés et donc diffusés auprès des professionnels de santé.

C'est à chacun, tout en informant son médecin, son diététicien, même s'ils ne connaissent pas ou ont peur de ces approches, de prendre la décision de changer son alimentation. En se renseignant le plus possible, et en prenant en compte tous les points de vue exprimés et référencés.

Pour plusieurs maladies, cette approche alimentaire sans produits laitiers peut permettre de nettement diminuer les traitements corticoïdes à long cours, et donc de nettement diminuer une vraie cause de frangilité osseuse.

Des sites spécifiques peuvent beaucoup aider à se lancer dans cette alimentation :

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau