Mortalité des enfants : quelles réalités ? quelles efficacités ?

En préalable : le système immunitaire est un des systèmes biologiques les plus complexes à comprendre. Et il est parfois encore plus difficile d'intervenir à bon escient dans ce système organique, avec efficacité et sans effets secondaires rédhibitoires. Les découvertes ont été spectaculaires ces dernières décennies, par exemple dans le cas du SIDA. Beaucoup moins dans le cadre des maladies dites auto-immunes, nombreuses et toujours mal comprises. Ou dans le cas de maladies émergentes, telle que la maladie de Lyme. Des "inconnues" sont donc toujours là en immunologie. Il est légitime de se poser des questions sur l'efficacité, et les risques, de tout ce qui intervient sur ce système immunitaire, dont chaque vaccin pris indépendamment. 

Je préfèrerai écrire sur un des sujets pour lesquels j'ai créé ce site au départ, par exemple, un article à écrire (bientôt ...) sur les effets très positifs de l'alimentation Seignalet pour la maladie de Basedow-Graves (maladie auto immune qui entraîne une hyperthyroïdie).

Néanmoins, le débat sur les vaccins est un sujet très complexe, il est étrange qu'il soit simplifié à ce point dans les médias. Je partage mes réflexions du moment. Je cite des articles, pistes, conclusions auxquelles j'arrive, mais n'étant pas du tout spécialiste, j'espère que chacun pourra prendre le temps de parcourir les données citées, et se forger sa propre opinion. Je n'ai, par manque de temps, pas pu lire les ouvrages de M. Georget sur ce sujet, très complets paraît il. 

Pour commencer voir par exemple ce billet édifiant : http://michel.delorgeril.info/non-classe/la-science-vue-par-linserm-nous-instruit-enfin-sur-les-vaccins. Dans ce lien-ci, le rédacteur, très bon connaisseur des modalités de recherche, lui-même chercheur, s'appuie ici uniquement sur des données officielles.

Mortalité juvénile

Il est normal qu'on veuille à tout prix protéger sa progéniture, ou la population d'un pays, sur tous les fronts, avec les meilleurs moyens disponibles. Le débat récent sur les vaccins relance cette question. Si cela fonctionne et permet d'éviter des souffrances inutiles, séquelles ou décès, pourquoi se priver de ces vaccinations ? Mais est-ce que ça fonctionne vraiment ?

Tout le monde est d'accord pour prévenir les maladies, pour sauver la vie de ses enfants, mais comment fait-on au mieux ? Les débats sont souvent passionnels ; quels sont les faits ? Et surtout, quelles sont les vraies priorités ? Il est difficile de se faire une opinion objective, tant les messages sur ces sujets, quels qu'lls soient, tiennent lieu du pilonnage. Quelques chiffres officiels permettent d'éclaircir ce paysage plein de brouillards. 

Evolution de la mortalité infantile et des jeunes adultes

L'Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2386052#graphique-Tableau1) nous montre cette évolution pour 14 années successives :

Mortalite jeunes insee 2000 2014

La baisse de la mortalité est quasi continue (je n'ai pas trouvé d'explication pour l'augmentation en 2001 avant une baisse continue ; il était question dans un texte - dont j'ai égaré les références - de changement de méthode de décompte entre les années 2000 et 2001, qui expliquerait cette différence, mais je n'ai pas trouvé sufisamment de détail à ce sujet), avec un ralentissement de la baisse, une légère inflexion de la courbe, entre 2007 et 2009. C'est à dire au moment de la crise économique qui a frappé la France comme beaucoup d'autres pays. 

Part de la mortalité routière

Les jeunes adultes sont intégrés dans ce décompte, avec les enfants ; il est important de vérifier d'abord les évolutions de la mortalité routière, connue pour être meurtrière dans cette tranche d'âge, pour savoir si c'est ce paramètre qui a joué :

Mortalite routiere

La mortalité routière a continué à diminuer de 2007 à 2008. Ce n'est donc pas ce critère qui explique le ralentissement de la baisse de mortalité de la courbe précédente. Il y a par contre eu une stagnation entre 2008 et 2009. Je n'ai pas trouvé le détail (part de jeunes adultes parmi les accidentés de la route). Il est possible que cette stagnation se répercute en partie dans la courbe ci-dessus.

Causes de mortalité infantile

Quelles sont les principales autres évolutions pendant cette période 2007 - 2009 ?

C'est à dire les causes de mortalité qui ont le moins baissé, et pour lesquelles la tendance à une baisse marquée a ensuite repris à partir de 2010 :

  • les infections périnatales
  • les maladies infectieuses et parasitaires

Si l'on reprend les sources officielles (Institut National de Veille Sanitaire = INVS), on trouve des explications sur ces termes et les maladies qui y sont associées : 

http://invs.santepubliquefrance.fr/presse/2008/communiques/infections_perinatales_080408/infections_perinatales_080408.pdf.

Exemple de la rubéole

Certaines de ces maladies sont concernées par les vaccins, d'autres non. Par exemple la rubéole est concernée par la vaccination. Pourtant, à cette période (avant 2008) où cette vaccination (vaccin ROR) n'était pas obligatoire, l'InVS indique une division par 20 des cas de rubéoles. Il est probable que d'autres stratégies, et/ou d'autres évènements non planifiés aient permis, volontairement ou non, de diminuer les incidences de la rubéole chez la mère enceinte et chez les nourrissons, et plus généralement dans l'entourage des nourrissons. 

Pour la réalité de la contamination par la rubéole voir ce lien : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/rubeole/definition-modes-transmission. Il y est écrit :

"Rubéole et grossesse en 2012, en France :

  • 13 infections maternelles ont été rapportées (augmentation de 5 cas par rapport à 2011) témoignant de la persistance d’une circulation résiduelle du virus ;
  • une transmission fœtale a été diagnostiquée pour 3 de ces 13 infections maternelles ;
  • aucune rubéole congénitale malformative n’a été diagnostiquée ;
  • près de la moitié des infections maternelles sont survenues chez des femmes nées dans des pays où les programmes de vaccination ne comportent pas la vaccination anti-rubéoleuse."

En d'autres termes, et même si on ne peut pas exclure l'action du vaccin pour arriver à ce résultat, le nombre de cas est très faible et ce sont des cas sans incidence majeure. Les pays à plus faible couverture vaccinale sont souvent des pays pauvres, avec la prédominance des problèmes de santé liés à la malnutrition. Il est difficile de savoir si les maladies infectieuses y sont plus répandues, et plus virulentes, en raison d'une couverture vaccinale moindre, ou en raison d'un manque d'accès à l'eau et/ou aux nutriments essentiels et/ou aux soins de base, quels que soient les vaccins disponibles.  

Influence du contexte économique

Grâce au graphe du début d'article, et aux données associées (cliquer sur le 1er lien de ce billet) on voit que l'ensemble de ces maladies là ont diminué en France en continu dans les années 2000 - 2014, avec une baisse moins marquée pendant la période de crise économique. Je ne peux qu'émettre des hypothèses sur les liens entre crise économique et ralentissement de la baisse de mortalité infantile : 

  • les infections péri-natales, les maladies parasitaires, peuvent être en partie liées à une moindre hygiène alimentaire pendant la grossesse chez les populations à très faibles revenus et avec peu de perspectives d'avenir ;
  • la crise financière mondiale dite de 2008, mais qui a débuté avant. Cette crise financière a pu être d'abord une crise de l'énergie, comme le développe précisément l'auteur Mathieu Auzanneau dans son ouvrage passionnant "Or noir" ou dans son blog http://petrole.blog.lemonde.fr/. En résumant, il indique que les prix de l'énergie avaient énormément augmenté jusqu'à cette période, ainsi que les taux d'intérêt qui y sont liés, en rappelant que la plupart des autres grandes crises économiques de ces dernières décennies ont été liées à des chocs pétroliers (par ex. diminution de la ressource au Etats Unis dans les années 70, avec apparition inédite d'une obligation d'importer du pétrole, obligation qui est allée croissante depuis). Comment une telle crise énergétique, et financière, en 2007, peut elle jouer sur la santé?  Difficile de voir s'il y a un lien de causalité ou pas. Mais le parallèle entre cette crise économique, et le ralentissement de la baisse de mortalité infantile est une piste à explorer.

Pour la population en général un fort lien est suggéré, par exemple ici : http://www.lemonde.fr/logement/article/2017/12/02/precarite-energetique-le-veritable-enjeu-c-est-la-renovation-des-passoires-energetiques_5223770_1653445.html. Il y est écrit : " Et les conséquences ne sont pas qu’économiques ou environnementales. La précarité énergétique a aussi un impact énorme sur la santé. Il y a quelques années, nous avons mené une étude dans laquelle nous comparions deux groupes, l’un vivant dans une situation de précarité énergétique, l’autre pas. Pour le premier groupe, nous avons clairement observé une surreprésentation des maladies cardio-vasculaires, des problèmes respiratoires, des migraines, de l’anxiété, des dépressions."

Le lien interne à cet extrait renvoie à une étude qui porte plus sur les adultes que sur les enfants, mais le résultat est là. La santé est moins bonne d'une façon générale. 

J'avais quasiment fini ce billet quand j'ai découvert sur ce lien un paragraphe sur la mortalité des nourrissons en 2008 : http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/11/quand-le-president-du-conseil-national.html (à peu près à mi-article). Bref, ces causes de maladies là (celles que préviennent les vaccins), même en contexte économique défavorable, restent faibles "Les chiffres de 2008 montrent que 53 (1,6 %) des 3095 décès chez des enfants de moins de 1 an sont liés à des causes infectieuses et parasitaires (dont une partie seulement sont vaccinopréventibles)".

Il est très étonnant qu'au vu de ces chiffres, la vaccination soit devenue une priorité. Cela ne correspond ni à une logique de santé publique, ni à une logique de santé individuelle.

Le lien entre santé et précarité financière, précarité économique est peut-être une des directions où chercher en priorité : plutôt que de dépenser des sommes colossales pour construire une ligne Maginot vaccinale. Le concept de  ligne Maginot est très utilisé pour justifier la vaccination : vacciner tout le monde permettrait de préserver les malades les plus fragiles d'une exposition trop répétée aux pathogènes à partir des autres humains. C'est souvent répété par exemple pour la grippe et la rougeole. 

Cela signifie qu'une grande part du budget santé est affectée à ce type de prévention. Pour continuer l'analogie historique, une ligne Maginot est efficace (a priori, cela n'est même pas sûr) pour une attaque frontale, mais dépassée au moindre contournement. Actuellement, devant la recrudescence de certaines maladies auto immunes (par exemple diabète de type 1 chez les plus jeunes), ou de maladies récentes (maladie de Lyme) ou très mal connues (fibromyalgie ; syndrome de fatigue chronique, qui semble avoir un lien fort avec l'emballement du système immunitaire - cf. écrits du Dr Seignalet à ce sujet dans le livre "Alimentation ou la 3ème médecine", etc.), les plus grandes priorités en santé publique aussi bien qu'en santé individuelle ne sont peut être pas liées à la vaccination.

Le budget santé est limité. Si un pan de la recherche et de la vente (donc du remboursement) de traitements est fortement lié à un aspect précis, ici cette stratégie vaccinale, cela grève d'autant les possibilités d'autres recherches et d'autres traitements et actions plus adaptés. 

Grippe : errements sur les chiffres

Un exemple très concret : la grippe. Le vaccin contre la grippe est aujourd'hui largement préconisé chez les séniors, chez les personnes dites à risque, par exemple les diabétiques de type 1 comme moi (je n'ai jamais pris ce vaccin là, voir les explications dans le lien qui suit), chez les femmes enceinte, chez les soignants, etc. Pourtant, au delà des grandes déclarations médiatiques, quelle est la réalité des chiffres pour cette maladie, et des succès et des insuccès ?

Voir notamment les liens cités dans ce billet : Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

En résumé : rien ne montre que l'aspect préventif du vaccin fonctionne. Et la mortalité liée à la maladie elle même concerne de façon sûre chaque année un nombre d'individus (en moyenne entre 400 et 500) qui n'a rien à voir avec les 10 à 15000 cités régulièrement, qui résultent en fait de tout un tas de causes qui peuvent n'avoir aucun rapport avec la grippe. 

Exemple de la Diphtérie

Le même lien entre Diphtérie et conditions de vie apparaît dans l'article ci-après, dans un graphe situé vers le milieu de page, et les analyses qui suivent. Il s'agit là d'analyse de faits établis, chiffrés, datés : http://michel.delorgeril.info/vaccins/comment-le-journal-le-monde-se-deshonore-en-faisant-mentir-les-chiffres. En bref, la vaccination semble n'avoir qu'un rôle très secondaire dans l'évolution de cette sorte d'épidémie permanente qui fauchait tant d'enfants. Mais on ne se rend compte de cela que grâce à la lecture minutieuse des faits par des chercheurs indépendants. En clair, beaucoup de recul, et au moins un regard extérieur compétent (c'est à dire de médecins et chercheurs sans lien aucun avec l'industrie du vaccin), semblent nécessaires pour appréhender les bienfaits et les limites de la vaccination sur les maladies ciblées. 

Cet exemple concerne un des vaccins, celui contre la diphtérie, pourtant parmi les moins remis en cause habituellement. Il fait partie du DTP, seul vaccin obligatoire jusqu'à fin 2017.

Exemple de la rougeole

J'avais pu lire avant que cette maladie ne soit une des plus mises en avant pour justifier les nouvelles obligations vaccinales, de nombreux articles évoquant une épidémie de rougeole mortelle ; Articles relativement identiques parus en France, Italie, Roumanie, Algérie, Etats-Unis. Cela peut montrer qu'il y avait un réel risque épidémique.

Ou alors qu'il y avait une campagne de communication très concertée, parce que ces messages jouaient en partie sur la peur et sur la culpabilisation, comme cela avait été le cas des années avant pour le cholestérol par exemple (voir dans le moteur de recherche, ou les sites en lien, tous les articles à ce sujet). Je n'ai pas les moyens de trancher entre ces deux interprétations. Mais la ressemblance, dans la forme, avec ces messages délirants sur le cholestérol qui soit disant boucherait les artères, était forte. Et les médicaments contre le cholestérol représentent un marché très lucratif. 

Qu'en penser ? Je me réfère à d'autres personnes : par exemple cette analyse, réalisée par un mathématicien. Un mathématicien a t'il compétence pour évoquer les vaccins, dont celui de la rougeole ? Oui a priori pour les parties chiffrées, je ne sais pas pour les parties biologiques. Hors pour ces parties là, il effectue surtout une bibliographie. Je n'ai pas été vérifié tous les liens donnés, mais cela paraît intéressant, voire indispensable, à glisser dans le débat au sujet des vaccins (s'il n'y avait plus de débat, on ne serait plus dans un domaine scientifique), notamment sur l'argument répété de l'altruisme des vaccins : https://aimsib.org/2017/12/20/propagation-de-rougeole-feu-de-vaccination/

L'intervention de spécialistes extérieurs à un domaine scientifique, entres autres pour ré-analyser les données disponibles, avec des conclusions différentes de celle des spécialistes reconnus du moment, est un des "passages" décrits par Thomas Kuhn dans "La structure des révolutions scientifiques", pour les périodes de révolution scientifique. Beaucoup d'autres signes décrits par Thomas Kuhn pour ces périodes, comme la multiplicité de contre analyses concurrentes (c'est le cas entres autres dans le domaine des vaccins, mais aussi de bien d'autres en médecins), sont présents aussi. 

Mort subite du nourrisson

La mort subite du nourrisson, importante cause de mortalité, a considérablement diminué quand des actions de prévention ont été mises en place dans les années 90 : coucher le bébé uniquement sur le dos surtout, ne pas surchauffer la chambre. Voir par exemple ce dossier   http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1596_mort_subite.htm, où il est écrit : 

"Le couchage des bébés sur le dos sans couette ni oreiller, à température modérée (18°-19°C), la limitation du tabagisme passif, le fait de moins couvrir le bébé et autres mesures préventives ont permis des progrès inespérés. Cependant, après une diminution légère mais constante entre les années 2000 et 2013, une légère augmentation des morts subites du nourrisson est constatée. En cause, le "co-dodo" et le fait de faire dormir le bébé sur le ventre d'un adulte. Aujourd'hui, on estime qu'environ 250 morts subites du nourrisson ont lieu chaque année en France et cela malgré les nombreuses campagnes de prévention."

Plus précisément; l'évolution à partir des années 90 est montrée à partir de ce graphique : 

Msn inserm evolution france

Graphique tiré de : http://naitre-et-vivre.org/donnees-statistiques-epidemiologie/

Qu'est ce que cela nous indique ? 

  • la mesure qui a été le plus efficace pour diminuer la mort subite du nourrisson est "environnementale" (position surtout, contrôle de la température ambiante, contrôle du type de vêtements et des couvertures, limitation du tabagisme passif, ...)
  • l'application des mesures de prévention, environnementale donc, a eu un effet immédiat et net sur la baisse de la mortalité du nourrisson. 
  • il existe un seuil en dessous duquel la mortalité n'a pas baissé. Plusieurs causes sont possibles mais celle qui est mise en avant est le fait de trop coucher le bébé en position ventrale sur le corps des parents. Donc là aussi une cause environnementale semble privilégiée.
  • parmi les autres causes qui sont citées, les infections. Celles-ci sont favorisées on l'a vu dans les habitats insalubres, mal chauffés. C'est donc un des paramètres sur lesquels il faudra jouer en priorité.
  • les mesures prises, efficaces, sont vues immédiatement sur les courbes de mortalité. Voir le contraste avec les évolutions de mortalité liées au vaccin contre la diphtérie (lien plus haut dans le chapitre dédié). 

Virus, et bactéries, parasites aussi, sont parfois dangereux voir mortels. Mais ce qui fonctionne de façon nette et flagrante pour diminuer la mortalité infantile c'est une limitation des perturbations de l'environnement du bébé.

La stagnation relative dans les années 2000 indique que la baisse de mortalité infantile générale lors des mêmes périodes relève d'autres causes. Sous réserve que les causes de décès soient identifiées avec certitude, ce qui reste souvent difficile.

Les vaccins ont peut être un rôle à jouer pour lutter contre la mortalité infantile, mais qui paraît être secondaire au regard des conditions de vie. Et des vaccins présentent tout de même parfois des effets adverses.

Effets secondaires des vaccins

Auto-immunité

Quels sont les effets secondaires des vaccins ? Il est très difficile de faire la part du vrai, du faux, ou de l'incertain. Ceci dit des informations scientifiques existantes montrent que ces effets sont possibles : http://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/vaccins-et-maladie-auto-immune-tres-mauvaise-nouvelle

J'avais dans un billet récent Lettre de médecins aux députés pour les vaccins cité une analyse fouillée de plusieurs des nouveaux vaccins obligatoires, qui renvoie vers ce lien : http://hippocrate-et-pindare.fr/2017/10/16/lettre-ouverte-aux-deputes-contre-le-projet-dextension-de-lobligation-de-vaccination-des-nourrissons/. 

Vaccin contre la Poliomyélite

Ce vaccin est aussi considéré comme incontournable et miraculeux. Il fait l'objet d'une stratégie internationale, par exemple exposée ici :    http://www.euro.who.int/fr/health-topics/disease-prevention/vaccines-and-immunization/news/news/2016/05/european-region-successfully-withdraws-trivalent-oral-poliomyelitis-polio-vaccine.

 On y lit entres autres : "Alors que le VPO est extrêmement sûr et efficace, les souches vivantes et atténuées du poliovirus contenues dans le vaccin peuvent, à de très rares occasions, provoquer des cas de poliovirus circulants dérivés de souches vaccinales (PVDVc) ou de poliomyélite paralytique postvaccinale (PPAV). Plus de 90 % des cas de PVDVc et environ 40 % des cas de PPAV sont imputables à la composante de type 2 du VPO trivalent. En outre, celle-ci interfère avec la réponse immunitaire aux poliovirus de type 1 et de type 3. Le retrait de la composante de type 2 du VPO a été rendue possible grâce à l'éradication mondiale de ce type de poliovirus sauvage en 1999. "

Bref, il nous est dit que le vaccin est très sûr et très efficace ... mais qu'il faut le retirer rapidement !

Les possibilités de virus circulants dérivés de souches vaccinales sont ici avérées. Bref, quand une efficacité et une innocuité sont assénées pendant des années, ou des décennies, cela ne signifie pas que l'une ou l'autre sont réelles, ou du moins réelles à 100%. La "vaccinologie" est une partie appliquée de l'immunologie, de l'épidémiologie, qui sont des sciences complexes et mal connues. On ne peut pas tout rejeter, ni faire une confiance absolue aux données publiées dans ce domaine.

Vaccin contre la dengue

La particularité de ce vaccin ci est qu'il a été créé très récemment. Et les résultats ont abouti à son retrait. Le lien qui suit montre bien aussi la logique financière relative à ce vaccin. 

https://www.prevention-sante.eu/actus/vie-tres-courte-puis-mort-subite-dun-vaccin-a-15-milliards-de-dollars

Malheureusement, la plupart des vaccins existants ont été développé à des périodes où ces protocoles de surveillance n'étaient pas au point. Il n'est pas impossible que de tels effets secondaires n'aient pas été détectés, car tout simplement les "radars" adaptés n'existaient pas. Et ces vaccins étant aujourd'hui largement pratiqués, mélangés à d'autres, il est beaucoup plus difficile d'en isoler d'éventuels effets. Il peut ne pas y en avoir, mais s'il y en a, on les détectera très difficilement.

Les polémiques sur le vaccin Gardasil (contre le papillomavirus) illustrent également la difficulté, les incertitudes, des recherches des effets secondaires des vaccins. Par exemple ici (texte + commentaires) :  http://docteurdu16.blogspot.fr/2011/10/gardasil-des-precisions-supplementaires.html?showComment=1514116299081#c8789606984564908315.

Conclusion : quelles priorités ? Vaccins, autres ?

Les vaccins jouent peut-être un rôle, mais d'après ces données, certainement pas le rôle central qui leur est attribué. Le vaccin contre la grippe, même s'il n'est pas spécifique aux enfants, est caricatural. C'est une caricature utile : on se rend compte qu'on ne sait pas grand chose ni sur la mortalité grippale, qui concernerait quelques centaines d'individus par an, et pas les 10 à 15000 souvent cités, ni sur l'efficacité réelle de ce vaccin, qui semble très très faible, voire nulle, en fonction des données disponibles. Il en est apparemment de même pour d'autres vaccins cités ici, à des degrés divers. Et avec des effets secondaires, mal connus, mais présents dans quelques cas d'auto-immunité. Ou avec l'apparition favorisée de nouvelles souches de virus. 

L'évolution pour la rubéole est aussi significative : hors vaccination obligatoire, cette maladie infectieuse a considérablement baissé. La vaccination, non obligatoire, a peut-être joué un rôle dans cette baisse, mais justement, des mesures sanitaires à déterminer "environnementales"  prioritaires, et au cas par cas, peut être le maintien de la vaccination non obligatoire, semble être une piste très efficace, au moins dans ce cas précis.

Pour améliorer la santé individuelle comme collective, ce sont d'autres priorités que les vaccins qu'il faudrait privilégier pour lutter contre la mortalité infantile. Cela peut être pris comme un liste de voeux pieux, mais il faudrait favoriser a minima :

  • la lutte contre la précarité énergétique. Cela devrait être une des priorités d'action publique et de chacun chez soi, d'autant plus que les grandes fluctuations possibles des prix de l'énergie ne mettent pas à l'abri d'autres situations de crise économique comme celle de 2007-2008. Ce type d'action est d'ailleurs de plus en plus mis en avant, et mieux pris en compte d'après les annonces récentes du gouvernement (fin 2017). Il reste à voir si cela sera efficace, notamment en cas de nouvelle crise économique provoquée par une montée du prix de l'énergie ;
  • l'arrivée de scientifiques compétents et réellement indépendants dans les agences et organismes de décision en termes de santé. L'organisation du système de santé, et du système de recherche a rendu difficile la présence de tels individus. Voir par exemple la demande fait en ce sens par un chercheur indépendant en vue d'un débat ... demande qui n'a pas pu être satisfaite faute de profil correspondant ! http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cancer/debriefing-apres-lemission-de-france-culture-sur-le-cholesterol. Ce serait pourtant une des possibilités de disposer de données fiables sur lesquelles s'appuyer pour les décisions de santé. 
  • une recherche active et poussée sur les liens entre modes de vie et santé, dont les maladies considérées comme vaccino-préventibles, sur les déterminants principaux dans l'environnement (lutte contre la malnutrition, contre l'habitat insalubre, etc.), et dans les comportements (par ex : se laver souvent les mains en période de grippe ou de gastro, etc.). Par exemple, chercher les facteurs, hors vaccins, qui ont pu contribuer à une telle diminution de la rubéole. 
  • la recherche, en lien avec la recherche précédente, sur les causes réelles de la baisse de la mortalité infantile pendant les années 2000 à 2014, pour continuer à favoriser les déterminants efficaces pour la baisse de mortalité infantile. 
  • une recherche, active et poussée, significative et directement applicable médicalement parlant si les résultats sont favorables (pour les spécialistes, études randomisées de préférences avec trois bras, consensus sur le traitement initial à apporter, et éducation thérapeutique identique pour les trois groupes, etc.) sur le régime Seignalet, avec suivi biologique du comportement du système immunitaire, pour mieux le comprendre de façon globale. 

Une personne me disait récemment que vu son passé médical, son système immunitaire était affaibli, et que les personnes non vaccinées lui font peur. J'espère qu'elle aura vu ici, et dans les liens indiqués, que la situation est beaucoup plus complexe que cela, et que d'autres pistes sont à privilégier.

Une des leçons à retenir est, qu'en science comme ailleurs, un message 1000 fois répété, même par les plus hautes autorités de la discipline, ou d'autres personnalités (comme le philosophe Raphaël Einthoven dans ce cas précis, sur France inter), n'en est pas forcément .. vrai ou faux, il faut l'analyser avec du recul. 

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