Honnêteté en sciences

Aujourd'hui, deux thèmes qui ne semblent pas avoir de rapports, mais pourtant très liés par la notion d'honnêteté en sciences médicales.

Tout d'abord, ce bouveau billet du Dr de Lorgeril : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/la-confession-du-professeur-sir-rory-collins

En résumé, un des scientifiques les plus fervents défenseurs des statines, le britannique "Sir Rory Collins", référence pour de nombreux scientifiques et médecins dans le monde, dont nos médecins à nous, avoue qu'il a sous-estimé plusieurs effets secondaires de ces médicaments. Lire aussi les commentaires à la suite de l'article, notamment ceux du Dr de Lorgeril. 

Les marchés financiers surtout dans le domaine du médicament, et les autorités médicales sûrement aussi, s'agitent beaucoup dans l'attente d'un nouvel anticholestérol injectable, qui devrait coûter cher. Les mêmes personnes qui ont encensé, parfois imposé, la prise de statines pendant à peu près deux décennies, en niant la plupart des effets secondaires, dont la création de nouveaux diabétiques de type 2 Résumé d'études cliniques, Statines = diabètes commencent à les critiquer .... parce qu'il y a quelque chose de plus récent et de plus .... vendeur. Quelle est l'efficacité médicale de ces nouvelles molécules ? Les "anti-PSK9" : pas suffisamment d'infos à ce jour, mais les expériences de ces deux dernières décennies avec les autres anticholestérol incitent à beaucoup de prudence. 

Pouquoi parler de marché financier ici ? Il n'y a qu'à regarder les articles existants. Exemple : http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=0202368350627. "Miracle des statines .... " "... marché évalué à 10 milliards de dollars ...". Ces milliards de dollars correspondent à des dizaines de milliers de patients dont on espère qu'ils prendront très consciencieusement cette nouvelle molécule, qu'elle soit payée de leur poche ou grâce à la sécurité sociale, selon les pays.

Jusqu'à présent, quelques leaders d'opinion bien placés, très repris dans les médias, ont réussi à faire croire que les anticholestérol existant  (fibrates, statines, etc.) étaient formifdables, sauvaient pleins de vie, etc.  Ce qui s'avère faux. Il faudra être très méfiant aussi avec ces futurs anticholestérols. 

L'histoire peut avoir tendance à se répéter : il a fallu très très longtemps pour que les effets secondaires des statines soient reconnus, encore plus longtemps pour qu'ils le soient correctement, et très longtemps pour que leur efficacité réelle soit questionnée, en France, surtout grâce au Dr de Lorgeril.

MISE A JOUR :  La revue diabetologia a publié l'article suivant : "Increased risk of diabetes with statin treatment is associated with impaired insulin sensitivity and insulin secretion : a  year follo-up study of the METSIM cohort" - Henna Cedeberg et al, received 8 October 2014, accepted 30 january 2015.

Je traduis le résumé :

8749 hommes non diabétiques, agés de 45 à 73 ans, ont été suivis pendant 5,9 années. De nouveaux diabètes (de type 2) ont été diagnostiqués selon les standards de l'OGTT, HbA1c > ou = à 65 % ou médication pour baisser le glucose commencée durant ce suivi de 5,9 ans. La sensibilité à l'isuline et la sécrétion d'inculine ont été évaluées avec les indices de l'OGTT.

Résultats

Les participants taités par statine (2142 hommes) avaient un risque de développer un diabète de type 2 accru de 46 %.

Le risque était dose-dépendant pour la simvastatine et l'atorvastatine.  Ce traitement a significativement augmenté les tests (en résumé, tests qui mesurent l'augmentation du glucose dans le sang après ingestion, qui font parti des tests pour déclarer une personne diabétique de type 2). la sensibilté à l'insuline a baissé de 24 %, et la secrétion d'insuline a augmenté de 12 % chez les individus traités par statine, comparé aux individus sans traitement par statine. (...)

Conclusion/interprétation : Le traitement par statine augmente le risque de diabète de type 2 de 46 %, ce qui est attibuable à la baisse de la sensibilité à l'insuline et de la secrétion d'insuline. "

Bref, omissions, incompétence sceintifique, mensonges, profils commerciaux des camapgnes d'information sur ces médicaments, ... Urgent pour toutes les personnes concernées de demander des précisions à leur médecin, et de s'assurer qu'il est sûr de ce qu'il fait.

Autre maladie, autre manque d'honnêteté et/ou de compétence

Lire d'abord le message du 9 mars à 00h38, puis les commentaires, du lien suivant :

https://fr-fr.facebook.cCom/seignalet

La maladie d'Ehlers Danlos est une maladie dont les mécanismes connus sont résumés ici : http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/OC_Exp.php?Lng=FR&Expert=287. Le Dr Seignalet ne l'abordait pas du tout, même s'il avait traité avec succès des personnes atteintes d'autres maladies rares du tissu conjonctif (sclérodermie systémique, etc.). Ces dernières ont une composante auto-immune plus nette, ou plus probable, que la maladie d'Ehlers Danlos, telle qu'elle est présentée en général.

Le premier commentaire de Mme Hardy, qui dit retirer des bénéfices de cette alimentaion hypotoxique, est donc étonnant. Pourtant, avec une recherche très rapide sur google, j'ai trouvé un autre témoignage allant dans le même sens (second commentaire sur le lien facebook). 

Rajout par rapport à la première version de ce billet de blog : la maladie d'Ehlers Danlos ferait l'objet d'approches similaires réussies aux Etats Unis. Voir le message de Daniel, le 21 mars 2012, sur ce lien : http://jacquelinelagace.net/2012/03/23/exemple-criant-du-genre-de-medecins-que-denonce-le-dr-martin-winckler/. Je n'ai pas eu le temps à ce jour de chercher ces témoignages en anglais, n'hésitez pas à le faire si vous êtes concernés.

Bien sûr, il faudra plus de recul, plus de patients qui essaient, pour avoir une idée exacte. Mais pour ce type de maladies  mal comprises, ces succès, même partiels, sont primordiaux : pour les patients d'abord, puis pour les chercheurs. Cela signifie que la maladie a au moins une composante qui fait intervenir la perméabilité intestinale, et le franchissement de l'intestin par des molècules pathogènes. Soit, ce qui est le plus vraisemblable, des peptides d'une à deux dizaines d'acides aminées, "pris en charge" chez ces personnes par le système HLA, et présentées aux lymphocytes TCD4 ; soit des molécules sans activité antigénique, mais qui s'accumulent dans certaines cellules du tissu conjonctif, en en perturbant gravement le métabolisme par blocage d'enchaînements enzymatiques. L'intérêt, de ce domaine réservé aux spécialistes et à quelques chercheurs ? Mieux comprendre les mécanismes en jeu, pour pouvoir intervenir de façon appropriée.

C'est là que l'hommêteté scientifique en général marque le pas. Des sommes colossales ont été englouties pour la recherche de moélcules diminuat le cholestérol, sans que cela n'ait jamais été prouvé scientifiquement, si ce n'est sur la base de mensonges. 

En parallèle, les chercheurs s'occupant de maladies auto immunes n'ont jamais voulu considérer l'alimentation comme possiblement curative. Quelques exceptions, comme le Dr Poinsignon, rhumatologue, le Dr de Lorgeril qui parle parfois de l'approche Seignalet pour quelques pathologies, ...

dans les deux cas, lutte acharnée contre le cholestérol, négation du rôle de l'alimentation pour les maladies auto-immunes, il s'agit d'erreurs d'approche aux conséquences dramatiques. L'erreur est un passage obligé en sciences ; par contre, persister dans l'erreur alors que les éléments la décrivant existent, est tout simplement incroyable. 

Le manque d'honnêteté est ici intellectuel, par refus de remise en cause d'idées tacites, de paradigmes, .. c'est un mécanisme de déni fréquent dans le monde scientifique, Révolutions scientifiques, mais qui dure ici depuis très longtemps.

Les médias se font  facilement l'écho du manque d'honnêteté pécunière, des cadeaux des labos faits aux médecins, des juges et parties à la fois, etc. Ca existe et ce doit être condamné dès que c'est prouvé. 

Par contre, ce genre de faille, avec un appui tacite des collègues au courant, sera toujours plus facile quand la distance entre la réalité physiologique et les croyances en cours seront fortes. Plus que le courage, c'est le recul et la compétence qui manque à de nombreux médecins pour ne pas tomber dans ces pièges. Compétence dans la lecture d'essai clinique, dans le receuil d'informations sans préjugé, dans la culture immunologique, dans la culture nutritionnelle, etc. 

Ce débat est important, il concerne chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes en France, et des sommes astronomiques, gaspillées en dépit de l'inefficacité ou de l'efficacité relative des solutions mises en oeuvre.

Une page sera créée prochainement pour la réalisation d'essais cliniques adaptés à l'alimentation hypotoxique, c'est un des chaînons manquants pour qu'il y ait de réels progrès dans ce domaine.

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