deLorgeril

AIMSIB : association de médecins et de patients

Une nouvelle association, qui regroupe patients et médecins, et autres professionnels, est née. L'AIMSIB : Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante, et Bienveillante. 

Tout est contenu dans l'intitulé. Je pourrai écrire longtemps sur l'intérêt d'une telle association, mais le mieux est d'aller voir le site dédié, et les déjà nombreux articles : http://aimsib.org/wordpress/

La réunion inaugurale aura lieu le 30 mai. La salle est restreinte, tout le monde ne pourra pas y aller, c'est réservé en priorité aux adhérents, et cette jounée sera riche, avec beaucoup d'intervenants de qualité. 

Des membres de l'association feront certainement un compte-rendu détaillé, mais je viendrai ici faire un compte rendu résumé de ce que j'aurai pu entendre. C'est avec à la fois beaucoup de plaisir et d'impatience que j'ai adhéré.

A titre d'exemple, dans les thèmes qui devraient être abordés le 30 mai, le Dr de Lorgeril sera présent, il est à l'initiative de tout ça ; Le Dr Angles devrait évoquer le régime Seignalet, ou une alimentation très très proche, le Dr Schwartz interviendra sur les recherches en cours sur le cancer, et il y aura bien d'autres interventions tout aussi prenantes.  

Des thèmes passionnants bien sûrs, avec des résultats maintes fois constatés, de façon scientifique ou plus empirique selon les cas, déjà abordés par exemple ici : Cancers, et euros

L'association est surtout née grâce au dr de Lorgeril, et à la volonté de patients et d'autres médecins. Vous trouverez beaucoup d'informations utiles sur son blog : http://michel.delorgeril.info/

Et pour les personnes qui ne l'ont pas encore regardée, penchez vous sur cette pétition, et signez là si vous êtes convaincus : Pétition sur les anticholestérols, il sera aussi question de cette pétition le 30 mai. Même si vous ne pouvez venir le 30 mai, c'est un bon moyen d'agir, d'appuyer une demande pour que les choses bougent. 

A bientôt pour d'autres billets, puis pour un résumé de cette journée.

O.G.M. et santé ?

Organismes génétiquement modifiés et santé

Pourquoi citer les OGM ?

Les OGM sont connus, et discutés,en majorité pour les raisons suivantes : 

  • résolution de problématiques alimentaires
  • apports en termes de santé
  • augmentation de la productivité des champs
  • risques environnnementaux
  • risques santé

Champs de soja en amazonie 940x705

La production intensive de maïs pour le bétail en france s'accompagne

de besoins accrus en protéines végétales, le plus souvent amenées par le Soja

ce qui nécessite des déboisements conséquents en Amérique du sud, et

entres autres conséquences la disparition de cultures pluri-millénaires, selon 

les peuples amérindiens concernés

Cela nous concerne tous. Dans ce billet, je développe des arguments essentiels à mes yeux ou aux yeux de chercheurs / médecins, mais que l'on n'entend pas souvent dans le débat public sur les OGM. 

Dans ce domaine, la fiabilité de l'information, grand public ou pour les spécialistes, n'est pas toujours assurée. Voir par exemple cet article du monde: http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/08/aux-etats-unis-guerre-d-influence-sur-les-ogm_4749054_3244.html.

L'article montre les luttes d'influence puissantes, de la part des pro OGM surtout, mais aussi des anti OGM, luttes qui noient les données scientifiques disponibles dans un bruit de fond peu compréhensible.

J'essaie dans ce billet de me rapprocher des faits les plus significatifs, bien que les données manquent cruellement. Et de risques sanitaires qui sont peu abordés ailleurs.

Intérêt réel des OGM

En milieu confiné, les OGM ont, par exemple, permis la production de nouvelles variétés d'insuline pour les diabétiques, au comportement plus proche de l'insuline humaine que les insulines qui existaient auparavant. Et qui permettent donc pour les diabétiques une régulation plus souple de la glycémie, en évitant ou limitant les complications liées aux pics d'hyperglycémie, ou aux hyperglycémies chroniques, ainsi qu'aux cétoses dues au manque d'insuline, et les à coups liés aux malaises hypoglycémiques.

Les bactéries OGM ont donc permis, en milieu très contrôlé, fermé, sans risque de contamination à l'extérieur, de produire une nouvelle version d'une hormone humaine dont manque une certaine proportion de la population.

 

Insuline ogm

Production d'insuline avec l'aide d'OGM

 

Au passage, les causes alimentaires du diabète de type 1 sont probables. Avec une fenêtre de temps thérapeutique (empêcher la destruction totale des cellules de Langherans) très étroite mais possible lors des premiers symptômes et/ou des premières valeurs anormales de glycémie. Les médecins n'ont pas pris la mesure de ces possibilités, révolutionnaires dans l'histoire de la médecine. En stoppant l'apport de plusieurs aliments, surtout le blé : Urgences dès le diagnostic, Blé dont la contribution au diabète de type 1 est peut être liée à l'hypersélection des variétés. Exactement la même chose que produisent les OGM alimentaires, de façon très nettement accélérée. J'invite tous les médecins, surtout endocrinologues et diabétologues, à se pencher sur ce mécanisme. 

Intérêt supposé des OGM

En milieu ouvert, les intérêts potentiels, tels que présentés, seraient nombreux. Résistance à la sécheresse, productivité améliorée, source de vitamines, etc.

Ceci dit, la plupart (autour de 90 % du soja aux Etats Unis) des productions sont liées à des espèces alimentaires ou textiles. Les OGM plein champ sont majoritairement dédiés à des augmentations de production. 

  • Production alimentaire : Maïs, Soja
  • Production textile : Coton

Risques liés à ces cultures

En termes de santé, trois grandes familles de risques santé sont présents.

Le surplus et le déséquilibre alimentaire

Une majorité de céréales, ou de légumineuses comme le soja, est cultivée pour la nourriture du bétail. Hors nourriture OGM, le bétail tend depuis des années à absorber beaucoup trop d'omégas 6, à cause d'une alimentation trop intensive en maïs. Les Dr Servan-Schreiber, ou de Lorgeril, ont beaucoup écrit sur ces questions, dans leurs ouvrages respectifs. Cet impact sanitaire ne peut qu'être accru par les cultures OGM, quand les surplus de productivité sont atteints.

Ces omégas 6, indispensables, sont fortement suspectés d'être pro-inflammatoires, et cancérigènes, tout en étant compétiteurs des omégas 3 quand ils sont en excès.

La logique veut que cette proportion d'omégas 6 augmente dans la viande du bétail nourri aux grains, au détriment des omégas 3. Et au détriment, à long terme, de la santé des consommateurs. Ce n'est pas un effet immédiat, ni spectaculaire, mais un surplus d'omégas 6 s'accompagne d'un déficit en omégas 3 (phénomène de compétition dans l'organisme entre ces deux substances), ce qui est mauvais pour la santé cardio-vasculaire : risques accrus de crises cardiaques (augmentation du risque de thrombose, diminution de la résistance du myocarde en cas d'ischémie, et lors d'une crise cardiaque, risque de mortalité plus élevé - cf. par exemple les publications scientifiques et les livres du dr de Lorgeril). Le Dr Servan-Schreiber avait de son côté largement vulgarisé le rôle des omégas 6 dans la favorisation des cancers, et de l'évolution des cancers.

C'est un risque diffus, difficile à quantifier, et qui passe inaperçu, Pourtant, à l'échelle des populations, la consommation de viandes trop riches en omégas 6 augmente les risques de déficit en omégas 3. Ce bon ratio omégas 6/omégas 3 est une des caractéristiques de l'alimentation méditerranéenne, quand elle est protectrice en terme de santé et de longévité : Alimentations qui marchent. 

L'utilisation forcée de pesticides

Quand des plantes cultivées résistent à un pesticide spécifique, les besoins en ce pesticide sont moins élevés dans un premier temps. Ce qui peut être bénéfique au début, il y a moins de pollutions des sols, des eaux, de l'air, par ce pesticide. Mais comme pour tout pesticide, il y a un phénomène de sélections des espèces concurrentes ou parasites les plus résistantes. Et les quantités nécessaires remontent, ou remonteront. C'est une des données de base de l'agriculture. 

Dans les deux cas de figure :

- les plantes modifiées génétiquement pour résister à un herbicide : le glyphosphate.

- les plantes modifiées génétiquement pour produire un inscticide : le Bt.

le risque est le même. C'est à dire une augmentation de la résistance des espèces visées, et donc la nécessité d'accroître les traitements, avec des produits de plus en plus forts. Ce risque est largement débattu en général, dans les médias généraux ou spécialisés, je n'en parle pas plus ici.

La non adaptation de notre système digestif aux protéines OGM

C'est l'impact le plus important a priori pour tous les OGM. Méconnu, bien qu'existant déjà pour plusieurs céréales non OGM, c'est le plus significatif pour le risque santé.

C'est la base, pour les céréales classiques, non OGM, des travaux du dr Seignalet. Cet effet, avéré par l'intermédiaire de témoignages très nombreux (dont le mien Mon parcours), n'est pourtant pas reconnu par la communauté médicale dans son ensemble.

En résumé, une sélection massive est opérée depuis les débuts de l'agriculture, et notamment depuis les années 1950, avec des moyens mécaniques décuplés. Cette sélection a entraîné l'apparition en grandes quantités de protéines, dans les céréales, pour lesquelles nos systèmes enzymatiques (intestin, foie surtout), nos mucines (intestin grêle) ne sont pas adaptées. Et protéines qui ont un pouvoir antigénique (des petits morceaux de ces protéines = peptides de quelques acides aminés, passés dans le sang, peuvent générer une réaction immuniataire forte) soit direct, soit indirect, en favorisant la présence de bactéries pathogènes dans l'intestin.

Pourquoi cette non reconnaissance scientifique, malgré l'ampleur considérable de personnes qui tentent cette alimentation, le plus souvent avec succès ?

  • notamment faute d'étude clinique avec groupes randomisés. Ce genre d'étude coûte très cher, et les financeurs ne sont pas prêts pour adouber ces approches, sans aucun retour sur investissement possible. Les scientifiques ont tendance à ne prêter foi qu'à ces approches. Ce qui est logique, quand elles sont bien conduites, mais pervers, quand seuls certains pans de recherche sont financés.
  • Et aussi faute de reconnaissance directe en cabinet médical. Le nombre de médecins qui ont vu des patients entrer en rémission, ou plus simplement qui ont constaté les évolutions des analyses biologiques et de l'état clinique des patients, grâce à un régime alimentaire, accompagné ou non de traitement selon les cas, est élevé. Le nombre de médecins qui l'ont reconnu, malgré des données détaillées, et parfois un contraste saisissant entre l'avant / l'après régime, est très faible. 

Dans ces conditions, comment un effet supplémentaire de l'alimentation sur la santé - celui des OGM - pourrait être détecté ? Dans la situation actuelle, on ne peut accorder aucun crédit à ce type de suivi.

Solutions de remplacement

Les solutions, ou pistes de solutions, pour améliorer la productivité sans passer par les OGM sont de plusieurs ordres :

- demander de façon systématique de la viande de bétail en majorité nourri à l'herbe, ce qui limite les surfaces nécessaires en maïs et en soja. Le plus souvent le renseignement n'est pas connu, mais le boucher peut se renseigner pour vous, et il reste en France de larges régions où l'on peut trouver directement les producteurs. Seule une demande systématique conduira les producteurs, et les vendeurs, à renseigner sur le type de nourriture du bétail. Avec à la clé un besoin moindre en import d'OGM (Soja, Maïs, ...), ou en production locale d'OGM (Maïs surtout).

- pour l'amélioration des productions alimentaires : de fait, les OGM ont été très largement mis en avant comme solutions miracles, avec pourtant des méthodes simplistes, et des risques sanitaires pour lesquels on ne dispose pas d'outils de mesure efficaces. D'autres méthodes sont possibles, et correspondent d'ailleurs à un savoir-faire empirique qui s'est un peu perdu, et que les agriculteurs peuvent retrouver de façon encore plus efficace : http://www7.inra.fr/lecourrier/assets/C44Pointereau.pdf ; http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/b119.html ; l'agroécologie, entres autres exemples : http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-onu-agro-ecologie-rapporteur-alimentation-12110.php4.

- A titre personnel, consommer beaucoup moins de céréales. Soit en les diminuant, par exemple dans le cadre d'un régime méditerranéen modernisé, soit en présence d'une des 100 pathologies dépendantes de l'alimentation, stopper ces céréales : maïs, blé, avoine, seigle, etc. Alimentations qui marchent

Médicaments avant et après les années 2000

Plusieurs pages et billets de ce blog remettent en cause l'utilisation trop systématique de quelques médicaments, notamment les anticholestérols. Ce sont des médicaments utilisés pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires, et qui présentent beaucoup d'effets secondaires. Voir par exemple ces pages : "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes ; Résumé d'études cliniques

Plusieurs médecins affirment depuis longtemps que les résultats obtenus dans les premières études cliniques étaient discutables, et que d'ailleurs, depuis le changement de réglementation des années 2000, les résultats sont beaucoup moins bons. En France, c'est à ma connaissance le Dr de Lorgeril qui a le mieux formulé ces interrogations (cf. son blog ici Liens, ou ses livres là Bibliographie). Sans beaucoup d'échos. 

Puis parution très récemment de ce papier, par d'autrs auteurs :

http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0132382
C’est en anglais, et je n’ai pas encore tout lu ni tout traduit, mais en gros, ça dit qu’avant 2000, les essais cliniques pour les maladies cardio-vasculaires montraient 57 % de « bénéfice significatif », et après 2000 (changement de règles), plus que … 8 %.
Nos coeurs, nos artères, n'ont pas changé au tournant du millénaire. C'est donc un premier pas vers une confirmation de ce qui se disait. Règles scientifiques trop légères auparavant, sur lesquelles se sont bâties des théories médicamenteuses. Dont certaines tiennent de plus en plus difficilement  la route. Mais qui servent à soigner des millions de personnes dans notre pays.

Pas besoin d'en écrire beaucoup plus, il est urgent que les médecins ré-étudient à fond ce qui était pris pour des fondamentaux. Et que les patients insistent pour avoir de vriaes références sérieuses quand ils ont un doute sur le traitement qui leur est donné.