de Lorgeril

Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie

Résumé

Plusieurs pathologies font l'objet d'un dossier et d'un article dans la revue bimensuelle Sport et Vie, numéro de mars - avril 2017. Leur contenu est très rapidement rappelé dans ce billet, puis commenté. J'en profite pour citer des pistes de solution, pour plusieurs de ces 10  pathologies, surtout par le biais de l'alimentation, non mentionnées par la revue.

Ce billet est dense, et découpé par pathologies ou par thèmes. N'hésitez pas si vous êtes pressés, à ne lire que le chapitre qui vous concerne, et la conclusion, ainsi qu'à regarder la vidéo sur les pathologies cardio-vasculaires. Il y a de quoi gagner pas mal d'années de vie en bonne santé avec toutes ces infos. Sceptiques ? Je vous encourage à vérifier de votre côté tout ce qui est écrit ou dit dans la vidéo jointe

Le bimensuel Sport & Vie traite depuis longtemps de la physiologie du sport, des caractéristiques mécaniques humaines, de l'entraînement, des méfaits du dopage, de la psychologie des sportif(ve)s, de la médecine liée au sport, des rapports entre Sport et arts (littérature souvent, cinéma, ..). Le propos est souvent élargi à des questions de société qui débordent le seul cadre sportif. Que l'on soit d'accord ou pas avec le contenu des articles, c'est passionnant. Ps : je n'ai aucun intérêt dans cette revue, ni dans les ouvrages cités ici !

Ce magazine est surtout lu je crois par des sportifs, des étudiant(e)s en STAPS, des entraîneur(se)s, des médecins du sport, des kinésithérapeutes, des ostéopathes, des chercheur(se)s dans ces domaines, et plus généralement par des passionnés, ou par des curieux comme moi.

Le dernier numéro (161, mars-avril 2017, http://www.sport-et-vie.com/numero-161/malediction-yips.4664.php) traite de deux grands sujets abordés de multiples fois sur ce blog : le phénomène de la glycation, et dans un article intitulé " Les travaux d'Esculape" les problèmes posés par des médicaments destinés à des pathologies très répandues. Je rebondis sur tous ces articles, car ils concernent des sujets souvent traités ici. 

Commentaires du dossier "Les travaux d'Esculape".

C'est une somme de mini-articles condensés, de l'ordre d'une demi page à chaque fois, qui présentent des résumés sur chacune des pathologies et sur les effets secondaires des traitements présentés un temps comme miraculeux pour chacune de ces maladies. 

1) L'obésité 

L'article rapporte les errements des industries pharmaceutiques qui cherchent des molécules miracles, avec jusqu'ici des échecs retentissants, parfois avec de très nombreux morts à la clé (Mediator, ... ).

L'obésité peut être un grave problème de santé, mais parfois, un surpoids ou une obésité modérée ne l'est pas, du moment que la personne effectue des activités physiques régulières, et suit une alimentation saine. Ce sujet a fait l'objet de très nombreuses discussions scientifiques, il est intéressant d'en parler avec votre médecin si vous êtes concernés. 

Pour les personnes qui souhaitent mincir réellement, et qui ont souffert des régimes yoyo, je rappelle l'interview récente d'une diététicienne, qui applique des méthodes originales, non privatives, et qui paraissent efficaces sur du long terme : Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

2) Le diabète

L'article ne distingue pas les diabètes de type 1 et 2 (dits DT1 et DT2) qui ne se gèrent pas de la même façon. Les avancées technologiques qui permettent de mieux gérer les DT1, parfois impressionnantes (en tant que DT1, j'en bénéficie au quotidien), sont mises en avant. Elles ne restent "que" des moyens de plus en plus perfectionnés d'administrer et suivre le traitement par insuline, comme dans les années 1920, tout en surveillant mieux sa glycémie.

La compréhension du déclenchement de la maladie est plus difficile, mais pourrait permettre de diminuer le nombre de nouveaux cas. Le DT1 est considéré comme une maladie irréversible. Pourtant, des recherches menées par des médecins ont montré que cette vérité n'est pas toujours immuable, si la prise en charge alimentaire est immédiate : Régime cétogène pour le DT1 ?  Ne pas se laisser tromper par le titre, c'est surtout l'éviction totale de gluten dès le diagnostic, et probablement aussi de produits laitiers, qui ont permis de stopper le déclenchement du DT1 dans deux cas publiés dans la littérature scientifique.

Deux est un très petit nombre ; mais c'est énorme et très signifiant d'un point de vue scientifique pour une maladie dite irréversible, d'autant plus quand ce résultat correspond à ce qui avait été prédit par une théorie (à voir dans l'ouvrage du Dr Seignalet, "L'alimentation ou la troisième médecine"). 

Des recherches ont souligné que les diabètes de type 1 sont favorisés par d'autres composantes de l'environnement que l'alimentation : Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les causes du DT2 sont souvent communes mais des mécanismes différents : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires.

On est ici très loin de la recherche de pointe sur telle ou telle cytokine, sur telle ou telle composante des lymphocytes T, ou encore sur des médiateurs de l'inflammation. Tous ces éléments, et bien d'autres du corps humain, jouent un rôle crucial, mais ce qui est important, c'est la relation entre mode de vie et déclenchement du DT1, et du DT2 (cf. aussi le chapitre suivant sur le cholestérol pour le DT2).

Il serait intéressant que la recherche, y compris interventionnelle (changement de régime alimentaire dès la découverte du DT1, mise à l'abri, dans la mesure du possible, des zones très polluées) se recentre sur ces questions majeures. 

A voir aussi les commentaires plus bas sur la glycation. 

3) Le cholestérol 

L'article rappelle le reportage diffusé récemment sur Arte "Cholestérol, le grand bluff", toujours a priori disponible sur le net. Deux médecins y sont cités dans leur lutte contre ce mythe du "cholestérol coupable" : les Dr de Lorgeril et Ranskov. 

Ces deux médecins font partie de l'association "AIMSIB", dont la journée inaugurale a été résumée dans ces deux billets : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite. Ou publiée en vidéos ici : https://aimsib.org/2017/02/12/la-premiere-journee-lyonnaise-de-medecine-bienveillante-tout-est-en-ligne/.

A voir également sur ces sujets : "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes.

Pour résumer, que vous soyez une personne ayant réchappé à une crise cardiaque, ou une femme diabétique sans antécédents qui se voit prescrire des anticholestérols juste parce qu'elle approche la cinquantaine (cas malheureusement très fréquent), ou quelle que soit votre situation, renseignez vous sur les horreurs que sont souvent ces médicaments ou régimes anticholestérol, aussi bien que sur les facteurs du mode de vie réellement protecteurs. Je rappelle sur ces sujets deux liens que je cite souvent : https://www.cholesterol-statine.fr/ et http://michel.delorgeril.info/

4) Le tabagisme

Les auteurs rappellent les nombreux dégâts liés au tabac, des mécanismes possibles pour expliquer l'addiction et l'explosion de la consommation dans certains pays, mais aussi les catastrophes que furent deux traitements censés stopper ces addictions. Je n'ai pas grand chose à dire là-dessus, si ce n'est que les méthodes plus classiques (cigarette électronique, hypnose, etc.) sont à préférer pour diminuer ou stopper le tabac, plutôt que des médicaments douteux. 

5) L'asthme 

Les caractéristiques de la maladie sont résumées, et complétées par des passages sur l'asthme du sportif, et sur la question du dopage à l'aide de molécules prévues initialement pour lutter contre l'asthme. Il est difficile de distinguer l'asthme d'effort, réel chez beaucoup de sportifs, de l'asthme de complaisance pour se voir prescrire des molécules qui aident à la performance, au nez et à la barbe du contrôle anti-dopage. 

L'asthme est une des maladies qui répond le mieux au régime Seignalet : Asthme et Seignalet. Pourquoi cela n'est pas plus connu ? Parce qu'à ce jour, ces données ne sont pas considérées comme scientifiques, n'ayant pas fait l'objet d'une étude randomisée avec régimes alimentaires différents, dont celui-ci, pour des asthmatiques.

Une telle étude nécessiterait plusieurs conditions, non réunies :

- 800 000 euros environ (chiffrage qui date de 2 ans) pour une étude avec suffisamment de patients, avec trois bras (nom parfois utilisé pour les groupes de patients) avec alimentations différentes, une éducation thérapeutique commune initiale, une population réellement représentative des patients asthmatiques rencontrés par les médecins, etc.. (de fait ce type de recherche représentative n'est pas toujours la norme). Ce genre de montant n'est pas disponible à ce jour pour ce type de recherches. A ce sujet, une discussion avec des membres d'équipes décidant des budgets de recherche à l'échelle européenne peut devenir surréaliste, je caricature à peine (- vous devriez constituer un dossier de patients ayant amélioré de leur pathologie grâce à cette alimentation, avec une validation scientifique, pour qu'un essai clinique puisse être initié, et porté par un médecin ; - oui bien sûr, cela existe, mais ce sont des témoignages très nombreux et éparpillés, validés y compris par des médecins, mais cela ne suffit pas pour une reconnaissance scientifique. Le plus efficace serait de bâtir un essai clinique pour plusieurs des pathologies concernées ; - dans ce cas il faut présenter d'abord un dossier avec une validation scientifique initale ; - de type essai clinique ? - Oui. - mais c'est cela qui n'est pas fait et pour lequel il faudrait un financement, etc.) ; avec toutefois tout mon respect pour les personnes qui m'ont écouté, y compris de façon informelle, ces sujets sont parfois juste chassés d'un revers de main par d'autres responsables. 

- l'acceptation, pour le cas de l'asthme, (mais aussi de la BPCO, au-delà du rôle majeur et évident du tabac pour cette maladie plus mortelle que l'asthme), de tester l'idée que l'inflammation initiale de la muqueuse bronchique est déclenchée par des éléments venant du sang dans beaucoup de cas, à partir d'éléments issus de la digestion, hors phénomènes allergiques. Ca n'a l'air de rien, mais ça remet en cause le mécanisme connu actuel, la plupart des intervenants pensant que l'inflammation est liée à des facteurs externes en majorité, et que les liens avec l'alimentation concernent surtout des phénomènes allergiques. Et ne peuvent sortir de cette hypothèse de travail pour vérifier une autre. 

Pourtant, j'ai encore pu voir plusieurs témoignages de personnes ayant stoppé, ou beaucoup diminué, leurs crises d'asthme et les prises de médicaments associées, grâce à des régimes de ce type (il suffit de chercher les témoignages, nombreux). La recherche médicale a clairement un train de retard sur ce sujet, au détriment des patients. C'est un paradigme qui a du mal à bouger. 

6) La ménopause 

Les errements liés aux traitements hormonaux substitutifs passés, et leurs effets secondaires, sont analysés. La question de l'efficacité et de l'innocuité reste ouverte pour les traitements actuels, beaucoup moins dosés. 

Au sujet de la ménopause, je rappelle la tendance de médecins à vouloir traiter par anticholestérols, encore plus chez les femmes diabétiques, toutes celles qui s'approchent de la ménopause, ou qui ont déjà connu ce passage. L'augmentation, possible, du taux de cholestérol à ce moment de la vie est logique, naturelle, sans incidences sur la santé, et est très bien expliquée dans l'ouvrage présenté ici : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cancer/lhorrible-verite-sur-les-medicaments-anticholesterol

7 ) L'ostéoporose 

Les déboires, graves, liés à plusieurs médicaments censés lutter contre l'ostéoporose (Protelos, Fosamax) sont rappelés. Il est étonnant que l'activité physique, une des composantes majeures pour améliorer la solidité osseuse : Fragilité osseuse, causes et solutions, aussi bien que contre le risque de chute et de fracture du col du fémur, ne soit pas plus mise en avant dans cet article. 

Concernant l'ostéoporose, je rappelle les écrits du Dr Seignalet, qui avait soigné plusieurs patients atteints, avec son régime qui exclut entres autres les produits laitiers : Alimentations qui marchent

Pour aller plus loin, je conseille vivement la lecture des écrits du rhumatologue, le Dr Poinsignon, qui applique le régime Seignalet à ses patients : https://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_2?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=Jean-pierre+Poinsignon&rh=n%3A301061%2Ck%3AJean-pierre+Poinsignon et de l'ouvrage déjà cité "l'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol", qui évoque aussi les biphosphonates (molécules censées lutter contre l'ostéoporose). Un bon résumé est donné ici : http://docteurpoinsignon.over-blog.fr/ (post du 17 janvier 2016). Ou encore là : http://www.prevention-sante.eu/actus/osteoporose-densitometrie-traitements

Le Dr Poinsignon intervenait sur d'autres sujets lors d'une conférence en 2014, à laquelle j'avais pu assister, et où j'avais pu témoigner, son intervention était passionnante, en voici un compte-rendu : Résumé de la conférence du 4 octobre 2014

8) L'arthrose 

Après un rappel des caractéristiques de la maladie et des traitements, les effets secondaires nombreux, jusqu'à ceux ayant largement augmenté les décès par infarctus, sont décrits. 

Comme pour d'autres pathologies citées, le régime Seignalet fait souvent des miracles dans ces cas là, y compris pour des arthroses d'origine sportive, en restaurant les capacités du cartilage. Là encore, aucun essai clinique n'a été mis en place pour vérifier ce constat expérimental répété. Mais les témoignages abondent. Un des ouvrages les plus connus à ce sujet est : https://jacquelinelagace.net/livres/livre/. Une recherche rapide sur internet (moteur de recherche Lilo), me dirige rapidement vers un autre témoignage : http://www.principes-de-sante.com/reponses/temoignage-ma-solution-contre-l-arthrose. Dans les commentaires qui suivent, d'autres témoignages vont dans le même sens. Bref, même si votre docteur ne vous en parle pas, ou ne connaît pas, cela vaut largement le coup d'essayer, au plus tôt, cette modalité alimentaire. Si cela permet de limiter les douleurs et dégâts sur les cartilages et les os adjacents, voire de les stopper, il serait dommage de s'en priver. 

9) La dépression 

Les effets secondaires, lourds, provoqués par plusieurs médicaments anti-dépresseurs, d'ailleurs souvent peu ou pas efficaces, sont résumés. Un encart en fin de dossier rappelle que le jogging peut être très précieux pour lutter contre les dépressions, comme contre la plupart des autres pathologies citées dans ce dossier.

Toutefois, cela ne suffit pas toujours. Une recherche internet de quelques secondes pour les liens gluten / dépression dirige vers ce genre de discussion : http://forum.doctissimo.fr/nutrition/allergies-alimentaires/gluten-depression-sujet_2472_1.htm. Les personnes qui témoignent indiquent bien qu'un simple écart avec du gluten induisent à nouveau chez elles des symptômes dépressifs poussés. Il s'agit d'une autre pathologie pour laquelle le Dr Seignalet mettait en avant les résultats très positifs de l'alimentation dite hypotoxique, pour des dépressions sans causes connues. Quelques autres éléments sur la dépression (risques liés à la baisse du cholestérol, facteurs alimentaires, "bibliothérapie", etc) .sont rappelés ici, pour les diabétiques en particulier, et pour les personnes dépressives en général : Dépressions et suicides

10) La fibrillation auriculaire 

L'auteur de l'article met en avant le risque, augmenté chez les sportifs vieillissants, que représente la survenue d'une FA (Fibrillation auriculaire) pour la formation de caillots sanguins. Les types et/ou intensités de sports qui prédisposent le plus souvent à ces FA ne sont pas précisés. N'hésitez pas à poser la question à vos médecins (je dis "vos" et pas "votre", l'expérience montre que dans ce domaine les avis des cardiologues entre eux, et des autres spécialistes, sont parfois divergents. Mieux vaut avoir plusieurs avis pour ne pas non plus s'interdire totalement des activités bonnes pour le moral et la santé). 

L'article est étonnant car s'il distingue les anciens anticoagulants des nouveaux, il ne souligne pas les intenses polémiques qui ont suivi l'arrivée annoncée comme miraculeuse des nouveaux anti coagulants. Si les médecins manient depuis des années les anciens anticoagulant, et savent gérer les sous (risques de caillots) ou surdosages (risques accrus d'hémorragies), ils sont beaucoup plus démunis pour gérer le surdosage de ces nouvelles molécules. 

Les effets secondaires, même moins nombreux, peuvent devenir plus graves. 

Les prescriptions d'anticoagulants, anciens ou nouveaux, sont souvent accompagnées d'ordonnances à rallonge. Souvent justifiées, et parfois à problèmes. Comme pour les anticholestérols (voir plus haut) ou par exemple la prescription à long terme de Kardegic, pas toujours heureuse. Sur ces thèmes, je recommande, aussi bien aux patients qu'aux médecins, de lire l'ouvrage commenté ici : 

 

La Glycation

En résumant, il s'agit d'une réaction chimique qui lie un sucre à d'autres composés organiques, le plus souvent trouvés dans des protéines. La réaction peut être aussi liée à la chaleur. C'est ce qui se passe quand on cuit de la viande ; plus on cuit fort, plus ce phénomène de glycation se produit. L'auteur de l'article date de la fin des années 90 la découverte du passage de ces produits dans le sang via la digestion, découverte décrite dans des articles scientifiques qui concernaient les diabétiques. Ce qui est logique, la glycation des protéines du corps humain est peut être des acteurs majeurs des complications liées aux diabètes de type 1 et 2, quand les élévations de sucre dans le sang sont trop élevées trop répétées, etc. Les produits issus de la glycation via l'alimentation peuvent générer des problèmes de santé chez tout le monde, peut être plus chez des diabétiques sensibles à cet effet, qui se rajoute aux dégâts créés par les élévations trop hautes et trop fréquentes de la glycémie.

Une des analyses de sang standard chez les diabétiques est en effet celle de l'hémoglobine glyquée, écrite HbA1c sur les résultats, qui permet de montrer le taux de glycation des globules rouges sur les 2 à 3 derniers mois, et qui serait corrélée à l'exposition aux taux de sucres dans cette période, et donc aux risques de complication quand cette exposition est fréquente.

Un bémol sur l'article de sport et vie : l'auteur cite les complications liées aux plaques d'athérome. Si l'athérosclérose existe bel et bien, l'existence des plaques d'athérome est beaucoup plus douteuse. Je vous renvoie à l'ouvrage cité du Dr de Lorgeril qui dénonce cet aspect précis (la notion de plaque d'athérome), et qui s'appuie sur des travaux d'anatomopathologistes, et sur sa participation à des procédures chirurgicales concernant le système sanguin. 

L'auteur de sport et vie souligne les bienfaits du sport régulier, chez les diabétiques comme chez les bien portant, pour diminuer les produits de glycation dans le sang ou dans les ligaments, Il reproduit également un tableau de contenances des aliments en produits de glycation. Dans les grandes lignes, le régime alimentaire cité, pour un faible taux de produits de glycation dans le corps, est un régime riche en végétaux, avec des produits peu transformés et des viandes cuites à des températures limitées. 

Je rappelle la nécessité de réduire les cuissons, mise en avant par le Dr Seignalet dès le milieu des années 90, et rappelée ici à plusieurs reprises, par exemple dans cette page : Alimentation et diabétes. La logique décrite s'applique à d'autres pathologies. En d'autres termes, associé à une pratique sportive, un régime alimentaire de type Seignalet permet de largement diminuer les risques liés à ces molécules.

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Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les liens entre pollution et maladies sont suspectés depuis longtemps. Des données publiées début 2017 pour le sud de la France sont pleines d'enseignements.

Zone industrielle de Fos sur mer et liens avec diabètes, asthmes, cancers, et autres maladies chroniques 

Une étude a été publiée concernant les liens entre les pollutions du secteur de Fos-sur-mer, dans les Bouches du Rhône, à l'ouest de Marseille, et plusieurs maladies, dont les diabètes de type 1 et 2. Mais aussi l'asthme, plusieurs cancers, et d'autres maladies chroniques.

C'est une étude menée par interrogation de personnes habitant dans ce lieu.

Ce secteur de la commune de Fos-sur-mer, et de la commune adjacente de Port Saint Louis, est connu par toutes celles et tous ceux qui ont pris le tronçon de voie rapide qui passe au sud de l'étang de Berre, par exemple pour se rendre à Marseille en venant de Montpellier. C'est la portion de trajet où tout le monde ferme ses vitres en raison des odeurs très fortes des usines environnantes, un peu comme tout le monde le fait en passant dans le secteur de Feyzin au sud de Lyon.

Les réglementations environnementales et sanitaires, notamment sur les ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement - règles spécifiques du code de l'environnement qui concernent la majorité des industries ou établissements avec un risque fort de pollution, d'atteinte à la santé ou à l'environnement, ou de danger, ou dans un autre registre qui concerne aussi les élevages de grande dimension) ont certainement amélioré la situation depuis des décennies, mais c'est un secteur qui partait de très loin.

Enfin, les modes de contamination sont divers : atmosphérique sur le lieu de résidence ou de loisirs, atmosphérique sur le lieu de travail, ou via l'alimentation (pratiques locales de la pêche, de la chasse, de la cueillette, de la culture, toutes largement pratiquées). 

Résultats

Les résultats sont présentés dans ce rapport :

https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3282/files/2017/01/FOS-EPSEAL-ANSES-16-1-2017-logo-red.pdf

Les résultats synthétiques - page 13 - sont :

"Synthèse des principaux résultats sanitaires de l’étude FOS EPSEAL

Les résultats obtenus dans l’échantillon aléatoire composé de plus de 800 réponses – totalement représentatif de la population de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, documentent la santé de plus de 2000 habitants dont 454 enfants (soit en tout plus de 8% de la population de ces villes).

Les résultats montrent conjointement :

Une élévation de l’asthme cumulatif chez les adultes (15.8% de prévalence standardisée sur la population française dans notre étude, contre 10% en France), débutant le plus souvent à l’âge adulte ;

Une élévation des cancers (une prévalence brute de 12% et standardisée France de 10.5%, contre 6% en France), avec un fardeau particulièrement lourd porté par les femmes (14.5% des femmes de notre étude ont ou ont eu un cancer, contre 5.4% des femmes en France) ;

Une élévation des diabètes tous types (prévalence brute de 12.9% et standardisée France de 11.6%, contre environ 6% de diabétiques diagnostiqués traités ou non en France), avec une élévation significative de la part relative de diabète de type 1 (11.5% de tous les diabètes documentés dans notre étude, en comparaison de 5.6% de tous les diabètes en France) ;

• Qu’au minimum, 63% de notre population rapporte au moins une maladie chronique (parmi : asthme, maladie respiratoire autre que l’asthme, allergie respiratoire autre qu’au pollen, affection dermatologique, cancer, maladie auto-immune, maladie endocrinienne et/ou diabète), contre 36.6% en France (pour un indicateur qui englobe plus d’affections chroniques que le nôtre) ;

Que 63% de notre population est affecté par au moins l’un de ces symptômes chroniques (par ordre décroissant de fréquence dans la population) : irritations des yeux (43.4%), symptômes nez/gorge (39%), maux de tête (37.2%), problèmes de peau (26.8%), saignements de nez (7.5%) ;

Que plus de 40% de notre population rapporte au moins une affection respiratoire chronique (parmi asthme, allergies respiratoires autres qu’au pollen, et/ou maladies respiratoires autres que l’asthme), et près d’un enfant sur quatre (23%).

 Les maladies chroniques et symptômes aigus constituent donc une expérience de santé commune et partagée au sein de la population des deux villes, bien que la plupart des répondants jugent leur santé générale comme excellente ou bonne. (Sources de comparaison : données France les plus récentes publiées par la DREES, l’INCA, l’INSERM, l’IRDES, Santé Publique France.)"

Détails et discussions sur les liens pollutions et maladies

Cancers

Pour chaque pathologie, les auteurs donnent les détails plus loin. Par exemple pour les cancers (je mets en gras deux parmi les cancers cités que je détaille en suivant) :

Les cancers sont, dans notre enquête, relativement communs et plus élevés qu’en France (...) Les cancers du sein, de la prostate et de l’utérus sont les plus communs dans l’enquête (...) En France, les cancers les plus fréquents dans la population en vie sont dans l’ordre ceux du sein, de la prostate et du colon. La place occupée par le cancer du corps de l’utérus paraît donc plus spécifique dans l’étude (dans un contexte, décrivent les auteurs, avec beaucoup d'hystérectomies = enlèvement chirurgical de l'utérus), et de fibromes utérins) (...) Les cancers de la thyroïde, du colon et les lymphomes arrivent ensuite très groupés dans le classement des cancers les plus fréquents dans la population de l’étude.

Lymphomes

Lymphomes liés aux pollutions

Un paragraphe du rapport indique : "Les lymphomes sont une famille de cancers en progression dans la population en général et la piste environnementale est envisagée comme facteur de risque dans leur genèse : les pesticides, en qualité de perturbateur endocrinien, pourraient influencer son développement. Au cours de l’atelier sur les expositions professionnelles, Didier Bernard (ancien délégué du personnel sur la ZIF toujours actif au sein de l’Association pour la Prise en Charge des Maladies Eliminables) a relevé que les lymphomes (dont la maladie de Hodgkin) étaient bien présents chez les travailleurs de la zone, en lien avec des expositions spécifiques (par exemple certains HAP, benzène, braie de houille, dioxines), sans que ces maladies soient encore reconnues comme d’origine professionnelle."

Pour les connaisseurs des liens entres pollutions et cancers, dont les fidèles lecteurs de ce site, un lien fort entre pollutions & maladies, y compris les cancers, est déjà connu en Europe. Il s'agit de la ville de Tarente, dans les Pouilles, en Italie du sud. J'avais consacré une page à ces liens. je vous invite à la lire et à la relire si vous êtes intéressés par ces questions.  

Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Plusieurs cancers y étaient révélés en augmentation dans les études publiées, mais pas le lymphome de Hogdkin. J'indiquai toutefois "Note : des sources locales m'ont informé que d'autres cancers, non pris en compte dans ces statistiques, semblent aussi liés à ces pollutions. Lymphome de Hodgkin, cancer de la thyroïde, ...". Le cancer de la thyroïde est d'ailleurs aussi cité avec une prévalence plus forte à Fos sur mer que dans le reste de la France. 

L'étude réalisée à Fos-sur-mer, qui ne porte pourtant que sur un nombre limité de personnes, permet maintenant de faire ressortir ce lymphome de Hodgkin. On voit aussi que quelle que soit la qualité d'une étude, d'un recensement de plusieurs données, d'observations, etc. il est très difficile, comme dans le cas de l'Italie, de recueillir toutes les données relatives aux malades déclenchées. D'où l'intérêt de ces investigations, beaucoup trop rares jusqu'à présent.

Aparté sur les lymphomes liés aux médicaments

Les mécanismes causals (causals et causaux sont acceptés dans le dictionnaire) des lymphomes en général, et des lymphomes de Hodgkin en particulier, ne sont pas toujours connus avec certitude. Ce lien avec des atteintes environnementales est donc une avancée majeure.

Les chercheurs pourront j'espère faire le lien avec les données récentes issues du domaine de la biologie. Je recopie ici des extraits du livre très détaillé, que je vous conseille, " L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol - Dr Michel de Lorgeril - 2015".

Il cite et résume cette analyse : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22588328, qui portait sur 578000 adultes.

Le dr de Lorgeril écrit "ce que ces chercheurs ont mis en évidence est époustouflant et mérite d'être confirmé au plus vite : avoir un cholestérol élevé semble protéger des leucémies myéloïdes (les chroniques et les aiguës) et de certains lymphomes. Inversement avoir un glucose élevé* augmente les risques. Enfin avoir un syndrome métabolique augmente le risque de maladie de Hodgkin (...) de 50 %. En d'autres termes, les statines en diminuant le cholestérol et en augmentant le glucose et les syndromes métaboliques ne peuvent que favoriser les cancers du sang et des ganglions."

* Les statines ont un effet diabétogène net, voir par exemple ici : Statines = diabètes

Les causes environnementales et iatrogènes (dues aux effets secondaires de médicaments), voire à une alimentation trop pauvre en cholestérol, semblent jouer un rôle considérable ; il serait urgent que des équipes de recherche, indépendantes des financements liés de près ou de loin à la lutte anticholestérol, se consacrent à ces aspects. 

Cancer de l'utérus

Les auteurs du rapport discutent de l'augmentation nette de prévalence du cancer de l'utérus dans le secteur de Fos-sur-mer :

"Une interprétation de la place importante occupée par le cancer de l’utérus peut reposer sur son lien avec les autres cancers (hormono-dépendants en particulier) et leur traitement médical, ou avec un dérèglement hormonal en général, d’origine environnementale ou induit par un traitement médical. Quelles que soient ces interactions, il faudrait qu’elles soient renforcées localement par certains facteurs afin de pouvoir expliquer cette place inhabituelle. Cet excès invite à considérer dans cette zone l’action spécifique des polluants appelés perturbateurs endocriniens. Chez la femme, le cancer du corps de l’utérus est l’un des cancers de meilleur pronostic vital, le taux de survie à 10 ans étant évalué à 68% des femmes sur la période 1999-2007 (Grosclaude et al., 2013 : 4). Cela peut expliquer que le poids de ce cancer puisse se renforcer si cet excès de cas se prolonge dans le temps. Dans l’étude, dans la moitié des cas le cancer de l’utérus se présente comme un cancer isolé, l’autre moitié des cas pouvant être associée à des cancers de la peau, de la thyroïde ou du sein."

Le lien entre polluants et cancers mérite d'être investigué de façon plus poussée. Les cancers sont complexes, et il serait par exemple dommage de se lancer dans de très couteuses campagnes de vaccination qui pourraient rater l'objectif si parmi les facteurs de déclenchement et de développement (qui ne sont pas forcément les mêmes) des cancers de l'utérus, les pollutions ont un rôle prépondérant. 

Concernant les femmes et le cancer, les auteurs écrivent : "Une analyse des cancers par genre : les femmes de l’étude sont trois fois plus touchées par le cancer que les femmes en France." Pour les hommes, il s'agit d'une augmentation (8.3 % des hommes de cette étude, contre 6.4 % en France, ont ou ont eu un cancer), tandis que pour les femmes c'est presqu'une multiplication par 3 (14.5 % des femmes de cette étude, contre 5.3 % en France, ont ou ont eu un cancer). 

Les auteurs se posent cette question : "Les femmes de l’étude plus touchées, et par des cancers de meilleur pronostic que les cancers des hommes ?"

Et y répondent (à lire plus en détail dans le rapport) par exemple en citant la prévalence plus forte chez les hommes de cancers foudroyants (poumon, pancréas), qui tuent très rapidement. Les hommes atteints de ces pathologies ont donc moins de chance de se retrouver dans la population étudiée, en vie. 

Pour les différents liens connus entre cancers et facteurs environnementaux, voir aussi ce lien : Cancers, et euros

 

Diabètes

Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

"Les diabètes sont plus fréquents à Fos et Port-Saint-Louis qu’en France, et plus encore le diabète de type 1"

"La cause exacte du déclenchement du diabète de type 1 est toujours recherchée : chez les personnes ayant une prédisposition génétique, seuls 6% déclencheront la maladie (note : c'est mon cas). L’unique traitement est alors l’apport d’insuline par injection ou pompe. Ce diabète est dit insulinodépendant et se déclenche avant 40 ans. Son incidence augmente dans la population principalement du fait de l’atteinte de personnes de plus en plus jeunes (des enfants). Certaines corrélations entre déclenchement du diabète de type 1 et facteur environnemental précis ont été démontrées dans la littérature scientifique : nitrates dans l’eau potable, certains biocides (un certain raticide qui avait provoqué une épidémie de diabètes de type 1 dans une population donnée). D’autres corrélations sont suspectées mais plus difficiles à montrer et on en est aux « balbutiements de la recherche » comme l’a indiqué S. Goix, chargée des études santé à l’Institut Ecocitoyen et venue participer à l’atelier du 5 octobre 2016 : l’exposition à la pollution atmosphérique en général, à l’ozone, aux particules, au dioxyde d’azote, par exemple. Les études les plus récentes (Beyerlein, 2015 ; Hathout, 2002) ont montré que des expositions plus élevées aux matières particulaires et au dioxyde d’azote abaissait l’âge au diagnostic chez les enfants de moins de 5 ans. Les expositions aux infections respiratoires dans la très petite enfance ont aussi été reconnues comme un facteur de risque du DT1 (Beyerlein, 2015)."

L'étude du scientifique Andreas Beyerlein, mentionnée dans le rapport, était déjà citée dans ce blog : Pollution et DT1

​Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Ces données permettront peut être de mieux comprendre le déclenchement de cette maladie. Toutefois, ces données spécialisées sur la pollution ne permettent pas d'obtenir un regard d'ensemble sur les causes environnementales du diabète de type 1.

Le rôle de certains aliments, notamment du gluten (blé, orge, avoine, seigle, ...) et des produits laitiers, semble aussi prépondérant pour une partie des enfants concernés : Régime cétogène pour le DT1 ?

Cela suggère des modalités d'action rapides à mettre en place pour limiter cet accroissement du développement du diabète de type 1 notamment chez les enfants jeunes.  Il serait intéressant que les équipes de recherche intègrent ces différents facteurs. 

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

Le lien entre pollutions et diabète de type 2 a été développé dans le billet déjà cité : Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Les auteurs du rapport écrivent à ce sujet : "Le diabète de type 2 (DT2) est dû, quant à lui, à une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme : c’est ce qu’on appelle l’insulinorésistance. Le surpoids et l’obésité sont les révélateurs du diabète de type 2 chez les personnes génétiquement prédisposées. Le diabète de type 2 résulte soit d’une production insuffisante d’insuline par le pancréas, soit du fait que cette insuline agit mal, ce qui cause l’hyperglycémie. Le diabète de type 2 apparaît en général après 40 ans, mais des cas de jeunes adultes ou d’adolescents apparaissent en France. Les causes du diabète de type 2 sont rapportées aujourd’hui à l’action de polluants comme les PCB (polychlorobiphényles), ou encore la pollution de l’air et les particules qui transportent d’autres polluants. Des perturbateurs endocriniens, tels que bisphénols et phtalates, sont connus aussi pour jouer sur l’insulinorésistance."

C'est néanmoins le diabète de type 1 (=dt1) qui fait l'objet du plus grand développement dans ce rapport, l'augmentation du dt1 étant une des découvertes majeures.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type médicaments

L'effet diabétogène des anti cholestérol est développé plus haut dans la page.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Si le lien entre diabète de type 2 et alimentation semble spontanément évident, les mécanismes exacts sont plus difficiles à cerner. Il faut signaler ici les très bons résultats du régime dit "Seignalet", déjà détaillés sur ce blog : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique.

Là encore, il serait intéressant que des équipes de recherches intègrent toutes ces composantes environnementales au sens large, médicamenteuses, pollutions, et implication du gluten avec des produits laitiers. 

Conclusions

Sur un tel sujet, les conclusions ne peuvent être que provisoires. D'autant que l'étude menée à Fos sur mer est publiée en 2017, pour une zone industrielle existant depuis plusieurs décennies. Les données sanitaires (cancers et diverses maladies) relatives à l'usine Ilva dans le sud de l'Italie sont récentes également. Les liens démontrés entre anticholestérol et augmentation du nombre de diabétiques de type 2 avait été décrit et annoncé en 2007 par le dr de Lorgeril, et depuis très progressivement ... moins ignorés de façon plus ouverte par les responsables d'essais cliniques. Les liens entre gluten, produits laitiers et diabètes de type 1 et 2 ont été très précisément décrits par le Dr Seignalet dans les années 1990. Les études, très rares, publiées depuis confirment cette possibilité pour le diabète de type 1. Pour le diabète de type 2, à ce stade seuls des témoignages, récurrents, sont disponibles (voir les liens dans ce billet).

Tout cela montre l'intérêt énorme d'une vraie médecine environnementale :

  • au sens large en terme de recherche sur les facteurs environnementaux pris en compte : alimentation, polluants, médicaments, etc. Le tabac, dont les méfaits sont connus depuis longtemps, et la plupart des maladies infectieuses, dont les mécanismes et les effets sont connus depuis longtemps également, sont à intégrer dans ces raisonnements ;
  • avec une priorité à l'efficacité : l'urgence est de diminuer ou stopper l'exposition aux facteurs incriminés, même si tous les mécanismes biologiques, à creuser bien sûr, ne sont pas encore entièrement connus ;
  • indépendante des circuits de recherche très proches de l'industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire, ce qui a pu empêcher, dans des exemples cités, de nombreux chercheurs de développer une vision suffisante et précise des effets iatrogènes. Et les a donc empêchés d'avoir une vision exacte de toutes les composantes de telle ou telle maladie ;
  • ouverte : pour plusieurs des cas cités, la bibliographie "classique" des chercheurs, à partir par exemple de revues médicales et des publications prestigieuses, incontournable, est insuffisante pour l'intérêt des patients.

Il s'agirait réellement d'une révolution scientifique, que ce soit pour les diabètes ou pour plusieurs autres pathologies, car ce n'est pas l'approche dominante actuelle. Une médecine environnementale de ce type ne résoudrait pas tout, mais devrait permettre a minima de comprendre, voire de diminuer l'incidence de plusieurs des pathologies les plus lourdes dans nos sociétés. 

Les moyens d'intervention peuvent paraître limités à ce stade, par exemple sur le rôle du pétrole, dont dépend largement l'économie et la croissance (cf. par exemple le livre "Or noir" de l'auteur Matthieu Auzanneau) et source d'une grande partie des pollutions environnementales, la zone de Fos sur mer étant connue pour ses raffineries. Il est d'autant plus urgent de se saisir de ces questions. 

Des reins solides pour 2016

Très bonne année 2016 pour les lectrices et lecteurs de ce site.

L'expression "avoir les reins solides" correspond à une notion de résistance, et capacité à faire face. C'est une expression de la vie courante ... mais c'est aussi le souhait de nombreux patients qui ont des problèmes de reins. Patients qui aimeraient bien "consolider" leur fonction rénale. Ce rôle de filtre permanent de notre sang, qui permet de laisser partir les substances indésirables, de garder les bonnes, de modifier leur concentration, ou encore de contribuer à gérer la tension artérielle.

J'invite aussi les professionnels de santé qui lisent cette page à prendre connaissance des liens donnés vers des études cliniques, ou des commentaires d'études cliniques. 

 

Comment faire face à une majorité des problèmes rénaux?

Principales atteintes des reins

Les atteintes aux reins sont surtout de trois types. Les atteintes provoquées par :

  •  des xénobiotiques, c'est à dire des molécules étrangères à notre corps,
  •  des maladies auto immunes qui s'attaquent spécifiquement aux reins : maladie de Berger, ou à plusieurs organes, dont les reins : par ex. Lupus érythémateux disséminé,
  • d'autres maladies. Au premier rang desquelles les diabètes de type 2 et de type 1. Ou encore des problèmes cardio vasculaires, notamment l'hypertension, mais aussi l'insuffisance cardiaque.

Les causes plus rares (par exemple intoxications par certains champignons - surtout une des espèces de Cortinaire - pouvant être fatales) ne sont pas abordées ici.

 

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Cancers, et euros

Ce billet est en cours de finalisation, le contenu pourra être légèrement modifié

J'ai appris récemment les blocages pour financer des études du Dr Schwartz concernant son protocole de traitement contre le cancer, malgré les très bons résultats obtenus, et la voie de recherche très classique qu'il a suivi. C'est l'occasion de reparler des cancers, de leurs mécanismes, des méthodes surtout alimentaires existantes mal connues et de leurs très bons résultats, quel que soit le traitement classique employé, et aussi de parler des difficultés de réaliser des essais cliniques sur ces thèmes, et qui concernent une grande partie de la population française, ou canadienne, ou des pays d'Afrique, ou ...

Je cite ici plusieurs approches, et je ne parle au nom d'aucun des praticiens ou chercheurs cités. J'en fais une synthèse en fonction de tout ce que j'ai pu lire, voir, entendre, discuter, depuis très lontemps, mais j'encourage chacun à aller se renseigner à la source grâce aux liens donnés, ou à défaut grâce aux noms cités.

Enfin, devant la multitude de blocages actuels, en fin de billet, j'évoque les nécessités de financer ces recherches, ce qui devra peut être se faire en dehors du cadre institutionnel en place, souvent très sclérosé et peu compétent sur ces questions précises. 

Cancers et approches complémentaires efficaces à très efficaces

Note : je ne parle pas dans cet article de la nécessité d'une activité physique adapté, de l'arrêt du tabac, et de consommation modérée d'alcool, ceci est connu par tous. 

Les cancers sont déroutants, dans le sens où bien que de nombreux progrés médicaux aient été réalisés, la mortalité par cancers divers reste forte.

Divers traitements sont disponibles, dont certains donnent des résultats remarquables : par exemple le traitement du lymphome de Hodgkin. Ces succès initiaux, spectaculaires mais partiels, ont conduit à sous-estimer d'autres approches. Par exemple, le Dr Servan-Schreiber dans son livre "cancer", relatait un écrit du Dr de Vita, célèbre auparavant pour avoir mis au point le traitement efficace pour la maladie de Hodgkin (pour avoir un historique, regardez par ex ici : http://www.arcagy.org/infocancer/localisations/hemopathies-malignes-cancers-du-sang/maladie-de-hodgkin/traitements/la-chimiotherapie.html), mais qui ne prenait pas du tout en compte l'aspect alimentaire pour les cancers en général. Cet aspect est pourtant, et de très loin, essentiel en cancérologie, surtout en prévention mais aussi de façon curative.

L'efficacité curative est plis dificile à démontrer que l'efficacité préventive, et plus variable : ça dépend du degré d'avancement du cancer, des métastases, et de facteurs individuels mal connus. Toujours est il que l'alimentation doit être mise à la première place, quel que soit le traitement instauré par ailleurs :

Cancer du sein

Blé, laits, cancers : confirmations de liens

En résumé, le régime méditerranen d'une part, ou le régime Seignalet d'autre part, ont montré une réelle efficacité, ou permettent de réduire nettement les risques de cancers. Ces deux alimentations différentes, permettent également de réduire largement la mortalité cardio-vasculaire, et les risques de diabète de type 2, ou de ses complications.

Laquelle choisir ?

Pour les personnes qui n'ont pas de problème de santé en particulier, je recommande l'alimentation de type méditerranéenne. Pour les personnes qui ont une ou plusieurs des 100 pathologies pour lesquelles le régime Seignalet fonctionne, je recommande de l'essayer à fond pendant plusieurs mois. Pour y voir plus clair dans ces deux approches alimentaires :

Alimentations qui marchent

Cela peut avoir l'air anecdotique, farfelu, y compris pour des médecins et des diététiciens, voire des nutritionnistes, peu rompus à ces approches nutritionnelles, pourtant, c'est fondamental. Nous pesons 2 ou 3 kg environ à la naissance, et l'ensemble de tous ce que nous continuons à construire dans notre corps est apporté par l'alimentation. Pour partie transformé en énergie grâce à l'oxygène que nous respirons.

Dans tous les cas, en termes de traitements médicamenteux, que ce soit pour une autre cause (anticholestérols par ex), ou pour les cancers eux-mêmes, il vaut mieux se renseigner pour faire la part des réels progrès et des techniques moins connues, ou demander à son entourage de le faire quand on est trop épuisé, par exemple ici : http://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/comment-echapper-aux-cancers-et-aussi-aux-nouveaux-traitements-anticancer

Polluants et cancers

La pollution, soit de l'alimentation, soit de l'air, est un autre vecteur important de substances pas toujours adaptées à notre corps. les pollutions peuvent donc être des causes majeures de cancers :

Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Pas de fatalité là dedans. Les produits chimiques le plus souvent incriminés sont connus.

Le "parcours" du sucre dans notre organisme est aussi régulièrement incrimé, et ça pourrait même être une des principales clés de la lutte contre beaucoup de cancers.

Mais d'abord, comment se constitue un cancer ? Je fais un résumé rapide, il vaut mieux se tounrer vers des spécialistes pour des données plus détaillées.

Constitution d'un cancer

En bleu italique, quelques uns des systèmes de défense du corps humain :

Altération de l'ADN, soit par une cause extérieure (ex : polluants qui pénètrent à l'intérieur de la cellule), soit par une cause interne (ex : anomalie pendant la division cellulaire) et création d'une cellule anormale

- suppression des parties altérées de l'ADN ; suicide de la cellule induit par le système immunitaire

Prolifération de ces cellules anormales, qui deviennent des cellules cancéreuses, qui peuvent former des tumeurs en proliférant. Les cellules cancéreuses utilisent beaucoup d'énergie pour ces proliférations, détournant à leur profit l'énergie disponible dans l'organisme, ce qui est dramatique mais qui offre une voie de lutte contre beaucoup de cancers (voir plus bas, travaux du Dr Laurent Schwartz).,

- suppression par des cellules spécialisées du système immunitaire. Par exemple cellules NK (Natural killer), lymphocyte TD8, ...

Les cellules cancéreuses ont notamment la capacité de dégrader les tissus environnants, et de s'en échapper, via la lymphe ou le système sanguin. Elles peuvent ensuite former des  nouvelles tumeurs = métastases, en se multipliant. Ces cellules perdent ou ne répondent plus à des signaux internes et externes, certains ont appelé les cancers des maladies de signalisation (référence : Maillard, "Concours médical" 2002, cité dans Seignalet - Bibliographie). Le développement de la tumeur peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années. Pour grossir, elles ont notamment besoin de création de nouveaux vaisseaux sanguins. La lutte contre ce phénomène de néoangiogénèse a été un axe important de recherche de lutte contre le cancer. Mais les applications à l'homme seraient moyennement efficaces.

Rôle de certains aliments

En parallèle, le Dr Servan-Schreiber avait mis en avant plusieurs aliments qui luttent naturellement contre ce phénomène, comme par exemple le persil. Plus globalement, de nombreuses substances avec des propritéés anticancéreuses (au moins invitro, et supposées agir de même in vivo) sont présentes dans de nombreux légumes, ou dans des baies.

Il mettait aussi en avant, et c'est fondamental, le rôle néfaste d'une alimentation trop riche en omégas 6, qui paraît propice au développement des cancers, contrairement à une alimentation équilibrée en omégas 3 et 6.

Ceci avait été démontré, entres autres, dans la Diet Heart Lyon Study : essai clinique pour démontrer qu'un régime méditerranéen diminue nettement la mortalité après un premier infarctus. Non seulement la mortalité par infarctus a été nettement diminuée (en accord avec les données épidémiologiques connues sur l'alimentation méditerranéenne, c'est à dire que toutes les données sont concordantes), mais l'apparition de cancers, et la mortalité associée, aussi. Ceci en un temps bref, de l'ordre de 4 ans de suivi. Bref, une alimentation globalement revue, dont une des caractéristiques est un bon équilibre en acides gras (en clair : huiles d'Olive et de Colza privilégiées, parfois margarines riches en omégas 3), une diminution globale des graisses saturées, riche en légumes, etc. permet en seulement quelques années de nettement limiter l'expression des cancers.

Les polluants, aussi bien que les aliments, ou les résidus de digestion, non adaptés, peuvent agir à plusieurs niveaux : altération initiale de l'ADN, perturbation des signaux dans la cellule, ou entre les cellules. Par exemple, des cellules saines peuvent donner l'ordre à des cellules anormales d'entrer en apoptose (de s'auto supprimer). Si des molécules étrangères perturbent ces siganux, c'est toute une ligne de défense de l'organisme qui s'effondre. L'alimentation reste donc importante même quand la cause est un polluant non issu de l'alimentation : elle permet au corps de maintenir ses lignes de défense.

Cancer et métabolisme

Une autre approche tend à normaliser les cellules cancéreuses afin qu'elles redeviennent normales. Comment ? Cela a fait l'objet de plusieurs reportages récents, d'une thèse de médecine, etc. tqui étaient daaillés sur un site nommé "cancer et métabolisme". Le principal protagoniste de ces recherches est le Dr Laurent Schwartz, qui a coupé les liens avec cette structure, il faut à ce jour chercher par exemple les vidéos you tube du Dr Schwartz sur le net, ou les extraits d'interviewq qu'il a données, ou lire ses parutions scientifiques ou grand public.

Comment se constitue une cellule cancéreuse, et un cancer ?

Le mécanisme est résumé et très simplifié. Ce sera plus facile pour celles et ceux qui ont des souvenirs de leurs cours de biologie, ou qui sont lycéens et étudiants en filière scientifique.

On a appris que nos cellules utilisent le glucose (le glucide le plus utilisé par notre organisme, qui tend à transformer les autres glucides en celui-ci) comme source d'énergie en priorité, et ensuite les acides gras (qui font partie des lipides), parfois les acides aminés (ce qui constitue les protéines). Ces nutriments produisent une série de réactions chimiques qui conduisent jusqu'au cycle dit de Krebs, et à la chaîne respiratoire (de la cellule), avec production de CO2 (gaz carbonique) et utilisation d'O2 (di oxygène) : ce qui permet à nos cellules de récupérer l'énergie contenue dans les aliments, pour fonctionner. Dans cet enchaînement, la dégradation des sucres (Glucose transformé en glucose 6 phosphate, pour qu'il reste bloqué dans les cellules et ne puisse plus en sortir, et aussi pour qu'il puisse libérer son énergie), aboutit aussi parfois, ce qui est normal en fonction des besoins de notre organisme, à la synthèse d'acides nucléiques, ARN et ADN, c'est à dire à du matériel dont peut avoir besoin une cellule pour se diviser en deux, et de protéines.

Dans la cellule cancéreuse, ce phénomène est en "roue libre". la cellule cancéreuse consomme une quantité énorme de glucose (ce qui permet de détecter la présence de cellules cancéreuses), utilisé pour fabriquer ce matériel nécessaire à la division cellulaire. D'autres phénomènes mis en place dans la cellule l'accompagnent en privilégiant la formation de nouvelles membranes cellulaires (une cellule c'est une membrane, qui l'isole et communique avec le milieu environnant, composée d'acides gras = lipides et de phosphore = phospholipide, de plaques de cholestérol, fondamentales pour la stabilité de ces cellules, et de protéines qui jouent un rôle de communication, de récepteur d'hormones, d'échanges avec l'extérieurs, etc.. A l'intérieur de cette membrane, il y a plusieurs organites, et le noyau, qui contient l'ADN). Donc une cellule cancéreuse qui prolifère nécessite beaucoup d'énergie, et de matériel pour fabriquer des nouvelles cellules : les glucides surtout apportent l'énergie, qui est détournée en partie pour la réalisation de nouveaux ADN (ce qui est nécessaire et utilisé quand la cellule se dédouble), les lipides permettent la constitution de nouvelles membranes qui premettent à ces cellules de survivre. Les protéines servent à diverses fonctions.

Protocole proposé par le Dr Schwartz

Le traitement proposé par le Dr Schwartz consiste à renormaliser la cellule, et à limiter la formation de nouvelles membranes. C'est à dire que la cellule réutilise de l'énergie à partir de l'alimentation pour fonctionner normalement, et non pas en tant que moyen de se diviser sans arrêt et sans contrôle.

Ceci est fait, par le Dr Schwartz et son équipe, à partir de molécules existant depuis longtemps dans la pharmacopée. Plus de détail ici : https://www.youtube.com/channel/UCu9mg5ZVblGSUFoGlbpkUiA

Les résultats paraissent spectaculaires, un peu moins pour les cancers les plus évolutifs. Pour affiner ces recherches, déjà très poussées, très académiques, et améliorer les résultats pour les cancers les plus évolutifs, le Dr Schwartz et son équipe ont voulu passer, logiquement, par un protocole adapté, ce qui nécessite 300000 euros. Et là, patatras, pas de budget disponible. Il y a pourtant des témoignages, attestés médicalement, plus qu'étonnants. 

Avant de dire un mot sur ce manque de budget pour des recherches pourtant très poussées, et plus que nécessaires, quelle méthode utiliser parmi les trois mentionnées ? Je repète ce qui était écrit plus haut, et je le complète, pour connaître les méthodes qui paraissent les plus efficaces.

Pour tout le monde, sans problème de santé particulier, en prévention ou en accompagnement d'un traitement de cancer : régime méditerranéen, et en curatif (si un cancer a été décelé) prendre le traitement proposé par le Dr Schwartz.

Pour les personnes avec une de 100 et quelques pathologies qui répondent bien au régime Seignalet, en prévention ou en accompagnement d'un cancer : régime Seignalet, et en curatif, prendre le traitement proposé par le Dr Schwartz.

Pour les traitements de cancers à proprement parler : ce que je lis, entend, est qu'il vaut mieux refuser les essais de nouvelles chimiothérapies, et demander à son oncologue de se baser sur des traitements éprouvés aux effets connus. Sinon, on risque de se retrouver comme cobaye pour des médicaments avec des effets très peu connus et mal maîtrisés.

Faute de recul, je ne préconise pas encore le régime cétogène pour les cancers, mais les personnes intéressées peuvent chercher sur le net les nombreux témoignages à ce sujet. Si on préfère attendre de voir les travaux faits à ce sujet, on peut s'en inspirer un peu, que ce soit dans le régime méditerranéen ou le régime Seignalet, en réduisant d'abord la part de sucre rapide dans un premier temps (sucre mais aussi pain blanc, riz blanc, ..), et de sucres dits complexes dans un second temps (patates, riz complet, mais aussi légumineuses...). 

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Honnêteté en sciences

Aujourd'hui, deux thèmes qui ne semblent pas avoir de rapports, mais pourtant très liés par la notion d'honnêteté en sciences médicales.

Tout d'abord, ce bouveau billet du Dr de Lorgeril : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/la-confession-du-professeur-sir-rory-collins

En résumé, un des scientifiques les plus fervents défenseurs des statines, le britannique "Sir Rory Collins", référence pour de nombreux scientifiques et médecins dans le monde, dont nos médecins à nous, avoue qu'il a sous-estimé plusieurs effets secondaires de ces médicaments. Lire aussi les commentaires à la suite de l'article, notamment ceux du Dr de Lorgeril. 

Les marchés financiers surtout dans le domaine du médicament, et les autorités médicales sûrement aussi, s'agitent beaucoup dans l'attente d'un nouvel anticholestérol injectable, qui devrait coûter cher. Les mêmes personnes qui ont encensé, parfois imposé, la prise de statines pendant à peu près deux décennies, en niant la plupart des effets secondaires, dont la création de nouveaux diabétiques de type 2 Résumé d'études cliniques, Statines = diabètes commencent à les critiquer .... parce qu'il y a quelque chose de plus récent et de plus .... vendeur. Quelle est l'efficacité médicale de ces nouvelles molécules ? Les "anti-PSK9" : pas suffisamment d'infos à ce jour, mais les expériences de ces deux dernières décennies avec les autres anticholestérol incitent à beaucoup de prudence. 

Pouquoi parler de marché financier ici ? Il n'y a qu'à regarder les articles existants. Exemple : http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=0202368350627. "Miracle des statines .... " "... marché évalué à 10 milliards de dollars ...". Ces milliards de dollars correspondent à des dizaines de milliers de patients dont on espère qu'ils prendront très consciencieusement cette nouvelle molécule, qu'elle soit payée de leur poche ou grâce à la sécurité sociale, selon les pays.

Jusqu'à présent, quelques leaders d'opinion bien placés, très repris dans les médias, ont réussi à faire croire que les anticholestérol existant  (fibrates, statines, etc.) étaient formifdables, sauvaient pleins de vie, etc.  Ce qui s'avère faux. Il faudra être très méfiant aussi avec ces futurs anticholestérols. 

L'histoire peut avoir tendance à se répéter : il a fallu très très longtemps pour que les effets secondaires des statines soient reconnus, encore plus longtemps pour qu'ils le soient correctement, et très longtemps pour que leur efficacité réelle soit questionnée, en France, surtout grâce au Dr de Lorgeril.

MISE A JOUR :  La revue diabetologia a publié l'article suivant : "Increased risk of diabetes with statin treatment is associated with impaired insulin sensitivity and insulin secretion : a  year follo-up study of the METSIM cohort" - Henna Cedeberg et al, received 8 October 2014, accepted 30 january 2015.

Je traduis le résumé :

8749 hommes non diabétiques, agés de 45 à 73 ans, ont été suivis pendant 5,9 années. De nouveaux diabètes (de type 2) ont été diagnostiqués selon les standards de l'OGTT, HbA1c > ou = à 65 % ou médication pour baisser le glucose commencée durant ce suivi de 5,9 ans. La sensibilité à l'isuline et la sécrétion d'inculine ont été évaluées avec les indices de l'OGTT.

Résultats

Les participants taités par statine (2142 hommes) avaient un risque de développer un diabète de type 2 accru de 46 %.

Le risque était dose-dépendant pour la simvastatine et l'atorvastatine.  Ce traitement a significativement augmenté les tests (en résumé, tests qui mesurent l'augmentation du glucose dans le sang après ingestion, qui font parti des tests pour déclarer une personne diabétique de type 2). la sensibilté à l'insuline a baissé de 24 %, et la secrétion d'insuline a augmenté de 12 % chez les individus traités par statine, comparé aux individus sans traitement par statine. (...)

Conclusion/interprétation : Le traitement par statine augmente le risque de diabète de type 2 de 46 %, ce qui est attibuable à la baisse de la sensibilité à l'insuline et de la secrétion d'insuline. "

Bref, omissions, incompétence sceintifique, mensonges, profils commerciaux des camapgnes d'information sur ces médicaments, ... Urgent pour toutes les personnes concernées de demander des précisions à leur médecin, et de s'assurer qu'il est sûr de ce qu'il fait.

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