cancer des ovaires

Blé, laits, cancers : confirmations de liens

Le rôle possible de ces aliments, ainsi que celui très connu, des aliments trop cuits, avec plusieurs pathologies, dont la plupart des cancers, a été signalé depuis longtemps, notamment par le Dr Seignalet (cf. Bibliographie). Au passage, ce rôle des aliments trop cuits comme contributeurs aux cancers est très connu, documenté ... mais quasiment jamais discuté par les médecins avec leurs patients.

Pour l'ensemble de ces aliments, les liens possibles avec les cancers dont résumés ici : Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires, ainsi que des éléments sur les liens entre pollutions et cancers.

Pouquoi détailler ces cancers sur un blog plutôt centré diabètes ? Parce que parmi les facteurs de risque du diabète de type 2 (cf. Témoignages DT2), du déclenchement du diabète de type 1 (cf. Urgences dès le diagnostic), beaucoup sont communs à plusieurs cancers.

Est ce que ces données ont été confirmées par d'autres études ?

Celle-ci http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24155133, porte sur les liens entre cancers du sein, du colon, et la consommation de pain et de pâtes, pour des hommes et des femmes en Italie. Le grand nombre de personnes contrôlées rend ces résultats très intéressants. Les auteurs concluent que, parmi les personnes contrôlées, une association positive (c'est à dire avec plus de cancers) n'a été trouvée que pour le pain, avec les femmes en ménopause et avec les femmes en surpoids. Donc dans ce cas précis, aucune association n'a été trouvée avec les hommes, ni avec les femmes à poids normal, avant la ménopause.

Reste que les femmes ménopausées, et les femmes en surpoids, cela représente beaucoup de monde. Espérons que le message sera diffusé par les médecins. Pourquoi le pain plutôt que les pâtes ? Alors que les deux sont réalisés avec du gluten ? D'une façon générale, les pains contiennent plus de gluten, utilisé justement pour la panification. Par ailleurs, le plus souvent, en Italie, les pâtes sont cuites al dente, c'est à dire moins qu'en France en moyenne, alors que le pain est beaucoup plus cuit.* Un surplus de gluten, très cuit, semble être le lien le plus évident entre ces cancers et le pain, contrairement aux pâtes. D'autres explications sont peut être possibles (autres produits utilisés pour la panification, etc.), mais en raison des données déjà énoncées dans ce site, ce sont les deux facteurs les plus probables.

Pour affiner le lien entre gluten et cancers, il aurait fallu disposer d'une comparaison entre prévalence des cancers entre mangeurs de pâtes et personnes sans gluten. cela n'existe pas à ma connaissance. On peut toutefois se faire une idée, par comparaison entre secteurs géographiques où le gluten, entres autres, et très consommé, et zones géographiques où le gluten est très peu consommé. La plus connue, et la plus suivie, est le Japon. Il y a bien sûr beaucoup d'autres différences entre le Japon et les autres pays, d'autres facteurs peuvent rentrer en compte, ce n'est pas une preuve absolue, mais simplement indicatif.

Cette publication : https://www.med.or.jp/english/journal/pdf/2009_01/039_044.pdf, traite du cancer du sein aux Etats-unis et au Japon. Un bon schéma valant mieux qu'un long discours, je recopie un graphe très parlant, page 40  :

Breast cancer japan

Dans la plupart des classes d'âge, le taux de cancer du sein et 3 à 4 fois inférieur au Japon par rapport aux Etats-Unis. La différence est moins grande pour les classes d'âge les plus jeunes, c'est à dire celles pour qui le style de vie tend à plus d'uniformisation. Les personnes qui avaient 50 ans en 2001, sont nées en 1951, l'uniformisation des modes de vie n'a pas été complète entre les deux pays, et aurait plus marqué, toujours progressivement, à partir des années 60. L'uniformisation alimentaire serait plus récente. Ceci dit, les auteurs ne parlent pas d'alimentation dans les causes possibles, mais d'autres causes souvent citées en général pour les cancers du sein :  premières règles (ménarches) précoces, ménopause tardive, date tardive du premier accouchement, qui tendraient à devenir identiques pour les japonaises, notamment pour la date tardive du premier accouchement. Les causes décrites dans l'article sont donc avant tout hormonales. Les aspects pollution et alimentation, pourtant de plus en plus documentés ailleurs, n'y sont pas cités.

Peu importe, cette différence très importante est un indice de plus sur les liens entre alimentation : au Japon, peu de produits laitiers, peu de gluten, beaucoup de produits faiblement cuits, et préservation par rapport au cancer du sein. Et quand les modes de vie, dont l'alimentation, s'uniformisent, la différence de cancers du sein devient moins forte avec les Etats-Unis.

De plus, si les causes hormonales ayant pu contribuer à un cancer du sein sont passées et parfois difficilement modifiables, le changement d'alimentation peut se faire à tout instant, et contribuer à la diminution des facteurs de risque. Cancer du sein. Raison de plus pour s'y intéresser de près, même quand le diagnostic a été pausé.

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