Des reins solides pour 2016

Très bonne année 2016 pour les lectrices et lecteurs de ce site.

L'expression "avoir les reins solides" correspond à une notion de résistance, et capacité à faire face. C'est une expression de la vie courante ... mais c'est aussi le souhait de nombreux patients qui ont des problèmes de reins. Patients qui aimeraient bien "consolider" leur fonction rénale. Ce rôle de filtre permanent de notre sang, qui permet de laisser partir les substances indésirables, de garder les bonnes, de modifier leur concentration, ou encore de contribuer à gérer la tension artérielle.

J'invite aussi les professionnels de santé qui lisent cette page à prendre connaissance des liens donnés vers des études cliniques, ou des commentaires d'études cliniques. 

 

Comment faire face à une majorité des problèmes rénaux?

Principales atteintes des reins

Les atteintes aux reins sont surtout de trois types. Les atteintes provoquées par :

  •  des xénobiotiques, c'est à dire des molécules étrangères à notre corps,
  •  des maladies auto immunes qui s'attaquent spécifiquement aux reins : maladie de Berger, ou à plusieurs organes, dont les reins : par ex. Lupus érythémateux disséminé,
  • d'autres maladies. Au premier rang desquelles les diabètes de type 2 et de type 1. Ou encore des problèmes cardio vasculaires, notamment l'hypertension, mais aussi l'insuffisance cardiaque.

Les causes plus rares (par exemple intoxications par certains champignons - surtout une des espèces de Cortinaire - pouvant être fatales) ne sont pas abordées ici.

 

- les atteintes des reins provoquées par des xénobiotiques

En premier lieu, les atteintes provoquées par des médicaments.

Cet extrait, tiré d'un commentaire sur ce site : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/dernieres-nouvelles-avant-de-sauter-dans-lannee-2016, page 5 des commentaires, est éloquent :

" HEILIGER greffé du rein depuis 8 ans , sous anti rejets , + cachets pour le cœur + pravastatine" " 2010 j’ai constaté une perte musculaire et un rabougrissement" "... IRM , le docteur qui me donne les résultats (à ma grande surprise) me dit que je n’ai rien d’anormal , et il me dit avec insistance : il VOUS faut regarder dans votre traitement, c’est là que se trouve le problème " "a ce moment la ( 21 07 16) j’étais comme une épave, toujours fatigué , affalé dans mon fauteuil toute la journée et mon poids descendait doucement tout les jours , je me voyez mourir ( 66kg,pour 1,83m) un squelette " "je regarde un a un les effets secondaires de mes médocs , quant arrive le tour de la pravastatine je suis tombé de la lune" "une semaine aprés , petite amélioration ,un petit mieux et mon poids remonte de quelque grammes" "aujourd’hui , je fais 70kg et mon état s’améliore , mais très doucement, ma conclusion c’est que la pravastatine attaque absolument tous les organes"

Bref, un patient avec plusieurs traitements, qui découvre qu'il périclite juste à cause de l'anticholestérol, qui ne lui sert strictement à rien.

Je mets cet exemple en avant car ce fait est peu connu des praticiens. Plusieurs médecins ont par contre tendance à croire que pour des problèmes rénaux divers, les anticholestérols pourraient être utiles et "déboucher" les artérioles du rein. Mais ceci n'a jamais été prouvé. Au contraire, on augmente le risque d'insuffisance rénale aigue. 

 

http://www.bmj.com/content/346/bmj.f880

Cettte étude canadienne dit en gros que prendre des doses élevées de statines (en fait, des doses régulièrement prescrites) augmente de 34 %, dans les 120 jours suivant le début du traitement, l'hospitalisation pour une insuffisance rénale aigue (acute kidney injury). C'est donc un effet très rapide, dans les trois mois en suivant le début du traitement. Ce délai ne laisse pas le temps à l'équipe médicale ni au patient de se retourner, et donc pas le temps de stopper les dégâts avant qu'ils n'arrivent. 

Les complications d'une insuffisance rénale aigue dépendent du degré d'atteinte du rein. L'insuffisance aigue est le plus souvent réversible, mais cela peut aussi aller parfois jusqu'à la dialyse. 

En cas d'insuffisance rénale aigue de vous ou de vos proches, vérifiez systématiquement s'il y a eu traitement par statine ou par une autre anti-cholestérol. Le mieux est de ne pas en arriver là. Et donc de prendre des mesures réellement efficaces contre les maladies cardiovasculaires et les avc, sans utiliser les anti-cholestérol inutiles et toxiques.

En fonction de votre profil santé, les mesures alimentaires les plus importantes sont décrites ici : Alimentations qui marchent

Et pour les insuffisances rénales chroniques ? Il n'y aurait pas de lien direct avec les statines. Nous en reparlons un peu plus loin, dans le paragraphe concerné sur les diabètes. 

Les statines provoquent d'autres effets sur les fonctions rénales :

http://www.medscape.com/viewarticle/782020

Cette étude montre que la microalbuminerie augmente avec la prise de statines. C'est à dire que le rein, abîmé, ne joue plus correctement son rôle de filtre sélectif, retient moins bien l'abumine, une protéine très importante dans notre sang. 

Cela parlera aux diabétiques, chez qui la microalbuminerie est vérifiée régulièrment dans les urines, pour déceler justement si le diabète n'a pas occasionné une atteinte aux reins.

Cela fait deux effets majeurs très nocifs pour les reins par des anti-cholestérols. Il est nécessaire que les médecins prescripteurs prennent connaissance des ces nombreux travaux. N'hésitez pas à leur fournir ces références si les votres tiennent à vous prescrire ce type de molécule. 

Je rappelle que les anti-cholestérol sont impliqués dans beaucoup de problématiques de santé.

Pour les professionnels de santé qui cherchent des données précises, il y a par exemple cet article : http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1586/17512433.2015.1011125, avec les références associées. Les auteurs soulignent par exemple, comme le fait le Dr de Lorgeril en France depuis longtemps, l'incroyable différence d'efficacité des statines dans les études avant l'année 2004, date de changement de règle dans les essais cliniques, et après : plus aucun effet sur la mortalité, ou effets beaucoup plus modestes. 

Le lien qui accompagne la pétition citée ici contient des explications détaillées à ce sujet : Pétition sur les anticholestérols

Je vous encourage vivement à prendre connaissance, puis à signer cette pétition, de près de 400000 signataires à au moment où j'écris ce billet.

Pour une définition des insuffisances rénales aigues et chroniques, et certaines des causes répandues, voir ce lien : http://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/insuffisance-renale ; des pistes thérapeutiques plus classiques y sont aussi évoquées.

 

Quels autres xénobiotiques peuvent provoquer des dégâts sur les reins ? Il y en a plusieurs cités dans la littérature :

- l'aspirine, le paracétamol, certains antibiotiques, etc. Ces exemples sont cités parce que même si ces effets sont rares, et réversibles, on voit que des médicaments très courants peuvent avoir des effets secondaires majeurs. 

- des métaux : Arsenic, Plomb, Mercure, .... Là, on voit que la pollution peut jouer un rôle aussi sur les reins. Heureusement ces types de pollution sont relativement bien contrôlés, dans la plupart des pays occidentaux.

J'insiste plus particulièrement sur les statines, car on voit que le pourcentage d'insuffisances rénales aigues est élevé. Les statines sont souvent prescrites dans un contexte de multiples atteintes (cardio vasculaires, liées au diabète de type 2, etc.), elles-mêmes sources de complications rénales. Et surtout ces données, sur les statines, sont récentes et très mal connues par le monde médical. N'hésitez surtout pas à attirer l'attention de votre médecin sur ces risques. C'est de votre possibilité de vivre en bonne santé, et e gardant toutes vos capacités vitales, qu'il s'agit.

Contrôler les maladies auto-immunes qui détruisent les reins.

La plus connue de ce point de vue, parce qu'elle attaque directement le rein, est la maladie de Berger, encore appelée la néphropathie à Ig(A), qui évolue vers une insuffisance rénale à moyen ou long terme. 

Le Dr Seignalet la détaillait dans son ouvrage "l'alimentation ou la troisième médecine". Parce qu'il connaissait bien le sujet des greffes de rein, et aussi parce que le régime alimentaire qu'il avait mis au point permettait de fortement ralentir l'évolution de cette maladie, et donc la destruction des reins.

Pour mémoire, cette alimentation permet, grâce notamment à l'exclusion des céréales à gluten ou assimilé (blés, y compris blés anciens, épeautre, kamut ; avoine ; seigle ; orge), du maïs, de tous les produits laitiers, et des cuissons trop poussées, de ralentir les symptômes et la progression, voire de mettre en rémission, d'environ une 100aine de pathologies, y compris graves. Comme la maladie de Berger ou le Lupus Erythémateux disséminé

Dans les chapitres qui suivent, les types d'alimentation cités ne se substituent pas aux traitements médicaux, mais peuvent contribuer à fortement les diminuer, en relation avec votre médecin.

 

Maladie de Berger

Pour laquelle il faut commencer le régime le plus tôt possible : en effet, cette maladie se caractérise par une destruction progressive des néphrons, avec des phases d'accalmie. Au-delà d'un certain seuil de néphrons détruits, même si le régime fait effet en stoppant ou limitant la maladie, il ne reste plus qu'une partie du rein fonctionnelle. Partie qui rique par "fatigue" une destruction mécanique à moyen terme. Donc l'idéal est de protéger ses reins par ce régime alimentaire.

Est ce que cette approche a été confirmée par ailleurs ?

Oui en partie pour la même maladie chez les souris : http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/maladie-de-berger-eviter-le-gluten

Il est triste pour les patients en attente de greffe en général, cette possibilité n'ait pas été prise en compte pendant quasiment deux décennies, malgré les données très précises et très étayées du Dr Seignalet. Ce n'est pas une panacée, mais c'est suffisant pour repousser de plusieurs mois ou années la nécessité d'une greffe. Voire, si c'est mis en oeuvre suffisamment tôt par rapport au pourcentage de rein déjà touché, de permettre de restaurer la fonction rénale sans nécessité de greffe. Et c'est d'ailleurs une solution pour éviter une récidive sur le rein greffé. 

 

Lupus érythémateux disséminé

Cette maladie auto-immune peut aussi attaquer les reins. Là encore, le régime du Dr Seignalet permet des rémissions nettes. 

Un témoignage en ce sens : 

http://www.jemangemieux.com/je-debute/temoignages/lupus-le-regime-seignalet-men-sortie.html

Cette maladie est souvent plus complexe, et diagnostiquée plus tardivement, que la précédente. Les patients avec un régime hyposodé pour cette pathologie auront parfois du mal à accepter l'idée de faire un autre genre de régime. C'est pourtant une solution éprouvée, et qui permet de diminuer la majorité des symptômes du L.E.D. 

 

 

Les autres maladies qui détériorent les reins

Les plus connues sont les diabétes de type 1 et de type 2. la complication est parfois nommée néphropathie diabétique.

C'est une des causes principales de mortalité chez les diabétiques, et de mordidité. Le meilleur moyen pour l'éviter est d'avoir une moyenne glycémique la plus proche possible de celle des non diabétiques, dans la mesure du possible, et en fonction des objectifs glycémiques vus avec le diabétologue. Parmi les mesures d'accompagnement les plus utiles et les plus connues et recommandées : pratique régulière d'une activité physique, arrêt du tabac, diminuer les températures de cuisson, notamment des protéines.

 

Le diabète de type 2 et les reins

Outre les traitements classiques, deux méthodes alimentaires permettent de nettement limiter les dégâts du diabète de type 2 :

Mais surtout, il faut éviter, une fois encore, la consommation de médicaments ou de substances anti-cholestérol. Les plus suivies, les statines, génèrent un fort pourcentage de nouveaux diabétiques de type 2 Statines = diabètes. Diabète de type 2 qui pourra au bout de quelques années enclencher des complications rénales. 

Et d'ailleurs, y compris en phase d'atteinte rénale pour les diabétiques de type 2, les statines ne montrent aucun effet positif : Résumé d'études cliniques

Bien sûr, en attendant que les changements alimentaires fassent effet, ainsi que l'arrêt des anticholestérols si vous en preniez, il faut continuer à prendre le traitement relatif au diabète, en suivant sa glycémie au plus près.

Le diabète de type 1 est une des autres causes de détérioration des reins, par excès de sucre dans le sang, comme pour le diabète de type 2. 

Comment éviter au maximum ces complications ? Quelques règles très connues mais à rappeler. D'abord, en suivant sa glycémie de façon fine. Pour ça, les rdv réguliers avec les diabétologues sont très utiles. Ainsi que les formations spécialisées de type "Insulino-thérapie fonctionnelle". renseignez vous sur les forums de diabétique et auprès de l'équipe médicale du service de diabétologie dont vous dépendez. Les capteurs de glycémie en continu, malgré leurs défauts, sont intéressants au moins de façon transitoire, pour suivre et comprendre au mieux les très nombreuses variations de glycémie selon les doses injectées, les repas, les activités, etc.

L'idéal serait de stopper le DT1 au début, ce qui paraît quasi impossble vue la rapidité de progression de la maladie, par destruction des cellules productrices d'insuline dans le pancréas. Toutefois, une équipe l'a réussi en stoppant le gluten chez un jeune nouveau diabétique Urgences dès le diagnostic. Ce dernier  billet rappelle aussi les recherches en cours sur l'implication des produits laitiers dans le déclenchement du DT1.

 

Cancers du rein

C'est une cause beaucoup plus rare que les autres, mais cela arrive. 

Si vous êtes concernés, je rappelle cet article, qui détaille plusieurs protocoles, qui peuvent être associés entre eux, et associés aux traitements conventionnels, pour lutter efficacement contre les cancers : Cancers, et euros

Un exemple de rémoignage sur la prise en charge d'un cancer, à l'origine du rein : http://www.cancer-et-metabolisme.fr/cancer-du-rein-avec-apparition-de-nodules-au-foie-et-poumon/

 

Liens et bibliographie très utiles pour vos reins

"L'horrible vérité sur les médicaments anti-cholestérol", Dr de Lorgeril

"L'alimentation ou la troisième médecine", Dr Seignalet

http://www.cancer-et-metabolisme.fr/le-traitement/

 

Résumé des actions favorables à très favorables pour la fonction rénale

 

En plus des mesures parfois préconisées (régime hyposodé, hypo-protéiné, ...), quelques mesures simples permettent de ralentir très efficacement plusieurs pathologies rénales, voire d'empêcher que la maladie n'arrive. Pour chacune, un dialogue avec les médecin permet de s'assurer un suivi et un accompagnement.

- arrêt des statines, aux effets secondaires très puissants sur les reins

- pour les maladies auto immunes qui s'attaquent aux reins, mise en place du régime dit Seignalet. A commencer au plus tôt

- pour les diabètes de type 2 : mise en place du régime Seignalet, ou à défaut, de l'alimentation méditerranéenne, avec arrêt des statines

- pour les diabètes de type 1 : dès le premier diagnostic de diabète, tenter le régime sans gluten, et au mieux, sans gluten et sans produit laitier, en accord avec les travaux scientifiques existant. Si le DT1 est installé, limiter la cuisson trop poussée des aliments, surtout des protéines

- pour les cancers des reins ou qui métastasent aux reins : suivre le protocole du Dr Laurent Schwartz, en informant votre médecin.

Pour les personnes extérieures à ces problématiques, tout cela peut sembler anecdotique. De fait, des dizaines de milliers de personnes sont concernées. 

L'effet de ces mesures très simples pour la plupart pourrait en quelques mois ou années diminuer très nettement les besoins en greffes du rein, ou en dialyse. C'est à dire, pour laplupart des patients dont les reins sont touchés ou susceptibles de l'être, récupérer plusieurs mois ou années, voire tout le restant de sa vie, de qualité de vie restaurée. 

Les membres du corps médical étant très mal informés sur plusieurs de ces problématiques (question de formations pas toujours adaptées, d'études cliniques insuffisantes, ou non financées pour plusieurs de ces problématiques, etc.), renseignez vous de votre côté, et agissez au mieux, tout en informant votre médecin, et en prenant les traitements prescrits ... mais résistez surtout pour les statines. Fournissez lui les études en lien dans ce billet, c'est de son devoir de se renseigner.

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