Parkinson : superbe témoignage, avec rémission qui dure

Note : dans ce billet, toutes les parties écrites en noir ont été rédigées par M. JC Prévost. J'ai rédigé toutes les parties en bleu.

Un proche atteint de Parkinson m'a demandé des renseignements sur le régime Seignalet. Il avait essayé une première fois mais avait vite abandonné, et il compte recommencer. Ce qui le motive cette fois ? (automne 2019) : l'évolution de sa maladie, les témoignages existants disponibles (cf. en fin de billet) et surtout la lecture en cours du livre de M. Jean Claude Prévost "Ma victoire sur Parkinson". Livre disponible dans plusieurs librairies ou ici :

https://victoire-parkinson.blogspot.com/

J'ai contacté cet auteur qui m'a répondu volontiers et délivré des renseignements très précis. Je l'en remercie encore. Tout est dans son ouvrage. Je recopie ici le résumé qu'il en fait, et j'ajoute quelques notes suite à nos échanges. L'essentiel est que ....

Oui, on peut mettre un Parkinson en rémission ! La maladie de Parkinson est curable.

Une fois les modifications résumées ci-dessous faites, il a vu des changements positifs dans les 2 mois qui ont suivi, puis il dit être redevenu quasiment lui-même 6 mois après.

Résumé de l'histoire et évolution de la maladie par M. JC Prévost

Ce résume que l'auteur m'a fourni présente quelques éléments essentiels à ses yeux. L'ouvrage est beaucoup plus détaillé, je vous invite à le lire attentivement. Des noms de compléments alimentaires sont cités, je ne les connais pas, je répercute ce que l'auteur a écrit.

"J’ai pris mon Parkinson en main !


Avril 2012.

Pour mon 65e anniversaire, mon médecin et le neurologue me diagnostiquent la maladie de Parkinson. Un super cadeau… Abasourdi pendant une dizaine de jours, je me fais à l’idée de prendre l’allopathie qui m’est prescrite quatre à cinq fois par jour ; Modopar 62.5 et 125 mg. Mes tremblements disparaissent.
Après une année, j’ai des contractures, dystonies, excès de salive, hésitation dans mes décisions, y compris au volant de mon véhicule. Mon sommeil est perturbé. J’ai la tête en vrac. Je découvre les souffrances d’un parkinsonien avec la fin du scénario bien morne, annoncé par mon neurologue.

Décembre 2015.

J’ai une crise d’allergie qui dépasse l’ampleur des mois précédents : démangeaisons, petits boutons qui se transforment en prurits sur les fesses et cuisses (comme si j’étais tombé le derrière dans les orties), des sensations de brûlures en général après le repas dans une artère fémorale, Consultations diverses dont une me conduira aussi chez le cardiologue. Celui-ci mettra en cause mes kilomètres parcourus chaque matin et mon âge…

(note du blogueur : cela change heureusement sous l'impulsion des malades, mais beaucoup de Parkinsoniens se sont vus déconseiller l'activité physique par des médecins, y compris par des sommités médicales en neurologie, alors que cela procure de nombreux bienfaits et contribue à normaliser le fonctionnement cérébral. C'est de plus en plus conseillé par des médecins, .... ou moins déconseillé qu'avant)


Ma méfiance des convictions médicales ainsi que des médicaments de synthèse se renforce parce que je suis déçu du savoir des grands professeurs en dermatologie. Une autre désillusion médicale concernant la bévue d’un calcul important dans le canal cystique de la vésicule biliaire de mon épouse. Opérée d’urgence in extremis, malgré de nombreuses consultations chez des spécialistes « renommés » pour des vomissements, perte de conscience pendant plusieurs années qui n’ont jamais diagnostiqué ce problème. Cette bévue d’irréalisme me rendra méfiant de la compétence d’un médecin comme d’un garagiste…
À ce rythme, dans quelques temps, je suis dans un fauteuil mais pas au cinéma car j’ai un pied quelque fois qui racle le sol et manque de me faire trébucher lors de la marche rapide du matin.

"Une nuit mon esprit frondeur, celui que je préfère et qui m’a accompagné toute ma vie est en éveil. Alors je prends conscience que je suis devenu davantage parkinsonien depuis que je suis sous traitement qui ne sert qu’à gommer le tremblement, du bras droit et de la main en particulier.


Le passage à la phytothérapie
Depuis plusieurs mois, j’avais l’idée de remplacer l’allopathie par la phytothérapie, bref, de me prendre en main. Grâce à une plus grande documentation, mes connaissances se sont étoffées. Je me suis procuré des ouvrages qui traitent des neurosciences que j’étudie depuis plus de trois années. Encore aujourd’hui, ma conclusion est que cette maladie est créée par l’Homme, sauf cas rare par un désordre génétique : la qualité de l’environnement dégradée, la nourriture, les conditions de travail et de vie… sont autant de facteurs responsables de ce vieillissement cérébral accéléré.

Fin décembre 2015

Après avoir reçu le Mucuna pruriens (note du blogueur : substance de plus en plus consommée par un nombre croissant de patients atteints de Parkinson, et de plus en plus préférée aux médicaments existants), je supprime l’allopathie chimique : plus de démangeaisons, les sensations de brulures disparaissent. Je soigne mon intestin.
Je prends Mucuna pruriens dosé à 15 %, gélule de 400 mg avec jus de citron – soit l’équivalence d’une Modopar en 62.5 mg, à raison de 4 gélules par jour aux heures de l’allopathie 7 h – 10 h – 17 h – 22 h. Je n’ose pas encore changer les heures d’apport de Ldopa.
Je continue la marche de 6 à 8 km tous les matins, estomac vide, avec la prise uniquement de la L-dopa mucuna. Une année plus tard, je prends le Mucuna Pruriens en poudre de chez Zumub 1 à 2 gr. (dosée à 15 % en L-Dopa) Puis j’alterne avec le mucuna de Solbia : 1 gélule de 400 mg dosé à 50 % en L-dopa, toujours le matin à jeun.
Depuis début 2017, j’ai remplacé la moitié du Mucuna : je prends une gélule de Mucuna de chez Solbia associée avec une gélule de L tyrosine de chez Vitall +. Et j’y associe une gélule de N-Acetyl-cystéine de chez SuperSmart.
Au petit déjeuner : un oeuf à la coque et porridge de sarrasin/millet 40/50 gr avec huile de noix de coco (2 à 3 cuillères à café). Une gélule de coenzyme 10. Sans oublier 8 amandes, 3 noix d’Amazonie pas plus, fruits secs comme les abricots bio et raisins. Trois tasses de café filtre, (bio pur arabica).
J’ai évidemment changé toute mon alimentation : régime méditerranéen (sans la tomate, poivron, aubergine et poivre (note du blogueur : l'auteur évite ces plantes, de la famille des solanacées, pour des problèmes cutanés de type psoriasis ; le psoriasis a disparu après élimination de ces aliments) ) – ce qui cause beaucoup de tracas à mon épouse. J’ai choisi une nourriture dédiée à mon cerveau, les abats, comme rognons, foie de veau. Poissons, maquereaux, sardines. J’équilibre les aliments dont je sélectionne les plus alcalins, moins oxydants, huîtres ou moules de l’Atlantique une fois par semaine environ, et compléments alimentaires. Un cocktail de vitamines B1, B2, B3, B6, B9, B12, A et E. Fer uniquement par l’alimentation car trop de fer est oxydatif. Zinc en cure de deux semaines par trimestre.
Chaque soir 2 gélules de Bacopa Monnieri.


Août 2017

Parki m’a laissé tomber (sans doute écoeurée par mon régime) et je n’en suis pas fâché. Je continue à m’entretenir. Si je pars en voyage, j’emporte la tyrosine (note du blogueur : c'est un acide aminé qui est un des précurseurs naturels de la Dopamine. M. Prévost la prend de préférence à jeun le matin, pour laisser au foie le temps de la synthétiser) à prendre chaque matin et mucuna. Mon régime alimentaire est forcément perturbé, mais c’est sans conséquence, je marche du mieux que je peux en visite (ou avant s’il y a du transport), j’évite les laitages et le gluten, comme à la maison.


Actuellement, je n’ose pas écrire que je suis guéri, je dis « rémission », je pense avoir retrouvé un vieillissement cellulaire à une vitesse « normale ». Mon médecin (très ouvert) voulait savoir où « nous en étions » et m’a envoyé chez un autre neurologue :
- Monsieur vous n’avez pas de maladie dégénérative !
Je dois vous dire que ce neurologue a fait fi de mon régime… Comme dit mon médecin traitant :
- Alors, nous avons tous rêvé ! J’ai donc avec satisfaction modifié la fin du scénario pour voir grandir mes petits-enfants.


Ma critique
Je suis persuadé que, dans bien des cas, comme le mien le Parkinson idiopathique, il y a une destruction relative des cellules dopaminergiques qui occasionnent un manque de productivité de dopamine. Les micro-faisceaux sanguins dans notre cerveau sont rétrécis, peut-être nécrosés, les cellules, les mitochondries via les axones ne reçoivent plus leur nutrition qualitative de base. Depuis que j’ai compris ce mécanisme je prends soin de bien nourrir mon cerveau.
La plasticité de notre « chef d’orchestre » est connue, ce laboratoire en chimie, un des plus complets et complexes au monde. S’il est perturbé par manque ou excès d’un ou plusieurs nutriments et, plus grave, par empoisonnement (pesticides ou hydrocarbures) ou par un stress permanent (cortisol), les cellules se meurent (apoptose). Je pense avoir stoppé toutes les causes (qui officiellement n’existent pas ! Excepté pour les pesticides, traitement de la vigne, seule cause de Parkinson reconnue maladie professionnelle). L’excès de consommation de calcium, de fer, sucre, de sel, les molécules de Maillard (viande grillée), le gaz carbonique des boissons gazeuses, certains médicaments… toutes ces substances qui finissent par passer la barrière encéphalique, mettent à mal le capital neuro-dopaminergique.
Dans mon cas, il n’y a rien à attendre de l’allopathie antiparkinsonienne sur le long terme, car elle est basée essentiellement sur la stimulation forcée – stimulant également des récepteurs non concernés –, qui perturbe le système physique et scientifique intrinsèque du cerveau pour la transformation tyrosine-L-Dopa-dopamine de sa production et diffusion naturelle.
Quand un neurologue annonce au patient que cette maladie ne se guérit pas, l’inconscient enregistre par un choc ce diagnostic. Une démission du corps à s’auto-soigner est fixée négativement. Une résignation qui nuit au sujet et l’empêche de se battre. Le patient accroit lui-même le mal. La volonté de s’en sortir paraît aberrante quand le spécialiste a dit « incurable » !!!
J’ai eu cette réflexion d’une amie et de plusieurs connaissances, j’ai contredit, mais ils ne m’ont pas cru. C’était peine perdue… cette affirmation « incurable » par un spécialiste prend le dessus, c’est donc irresponsable !!! J’ai sans doute la chance d’avoir une force mentale et à mes côtés une épouse aussi battante que moi : ensemble, nous avons réagi face à la médecine conventionnelle. Trois années sont passées, maintenant ils me croient.
Comment espérer un jour un médicament complet pour « guérir » le Parkinson si tous les spécialistes s’accordent pour affirmer que cette maladie est incurable ? C’est tendre la perche aux laboratoires pour qu’ils ne soient pas tenus au résultat de guérison…


L’espoir
Puisque j’ai constaté un retour à la normale de mon état, je suis donc persuadé, depuis quatre années avec ce régime que cette « maladie Parkinson » – que je qualifie de dérèglement neurologique par déplétion-en-dopamine avec oxydation du cellulaire – n’est pas incurable si elle est traitée à temps afin de stopper la mort des neurones concernés, agir sur les causes, y compris celles qui ne sont peut-être pas concernées mais par prévention. Et compenser naturellement le manque de L-dopa. Cette pathologie n’est ni dégénérative ni incurable si on se donne les moyens d’une prévention claire.
Évidemment, cette logique ne profite pas au commerce pharmaceutique ni aux maisons de placement. Mais ça, c’est un autre sujet…
En résumé, avec mon régime dédié au cerveau, je ne prends plus d’allopathie depuis 2016 et ce que je prends aujourd’hui :
À jeun : 1 gélule de Mucuna + 1 gélule de Tyrosine avec le jus d’un demi-citron dans un verre d’eau.
Au petit-déjeuner : 1 gélule de N Acetyl-cystéine + 1 gélule de Co-enzyme Q10 200 mg
Le midi : un complexe Multivitamines.
Au dîner : 2 gélules de Bacopa monnieri."

M. Prévost m'a aussi fourni quelques renseignements supplémentaires :

L'alimentation

M. Prévost avait dû arrêter les solanacées (famille des pommes de terre, aubergine, tomates, poivrons, ...) pour du Psoriasis. Il a pu réintroduire des quantités modérées de Pommes de terre.

Les traitements habituels à surveiller

Au téléphone, l'auteur a mis nettement en cause le produit suivant : Bensérazide, substance prescrite en association et complémentaire du Modopar. De fait cet médicament sert à améliorer l'efficacité de la L Dopa du Modopar (en inhibant une enzyme nommée la dopadécarboxylase, le Bensérazide permet de consommer moins de Ldopa - contenue dans le Modopar - et d'être moins sujet aux effets secondaires de ce produit. Cf.,https://www.vidal.fr/substances/4150/benserazide/). Il détruirait non l'enzyme visée, mais aussi plusieurs autres acides aminés, d'où le conseil classique d'éloigner la prise de ce médicament des repas. Selon M. Prevost, ce phénomène de destruction des acides aminées serait plus puissant qu'attendu ; cela pourrait expliquer la perte de poids souvent constatée chez les malades de Parkinson quand ils sont traités avec cette molécule. Il est de plus illusoire de penser qu'un médicament puisse toujours être pris à distance des processus de digestion et d'assimilation par le corps des acides aminées apportées par l'alimentation.

Les acides aminées sont les constituants des peptides, qui eux même se regroupent en protéines. Manquer d'acides aminées c'est manquer des éléments de base pour construire et faire fonctionner tout ce qui utilise des protéines dans notre corps : hormones, tissus musculaires, tissus de soutien, os, cellules immunitaires, etc. Bref ce médicament ferait beaucoup plus de mal que de bien. Le corps finit par manquer de ses constituants de base. Il réagit probablement en allant piocher dans les stocks d'acides aminés disponibles dans le corps, c'est à dire en premier lieu les muscles, voire peut être dans notre collagène (tissus de soutien de l'ensemble du corps). Ce qui expliquerait en partie cet amaigrissement.

Discutez en au plus tôt avec votre médecin, encore plus si vous constatez un amaigrissement, des faiblesses, des infections plus fréquentes, etc. suite à la prise de cette molécule.

J'en profite pour rappeler qu'il est souhaitable que chaque effet secondaire, de tout médicament, même considéré comme banal ou bien inévitable, doit faire l'objet d'une déclaration auprès de son médecin, et s'il ne le fait pas lui même, auprès des instance de pharmacovigilance. Voir comment ici :

Effets secondaires de médicaments : tous les signaler pour se protéger

Je remercie encore M. Jean-Claude Prévost pour le temps qu'il m'a accordé, et pour son immense travail, que vous pourrez parcourir en détail dans son ouvrage.

Je suis très heureux de voir qu'une fois de plus, des modifications de ce type (basées en partie sur le régime Seignalet) fonctionnent très bien. Je l'avais déjà évoqué il y a plusieurs années dans ce billet :

Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Puis en partie mis à jour ici, sur le lien net entre un niveau de cholestérol bas et un risque accru d'être atteint de Parkinson : Précisions sur la maladie de Parkinson

 

Publiées il y a longtemps ici, ces informations là ont contribué à diffuser ces infos capitales et à permettre à d'autres personnes de se sortir de ce type de maladie. Ces informations vous sont utiles, ouelles le sont pour vos proches ? Soutenez ma démarche : faites un don* au choix de 5, 12 ou 20 €. Cela m'aidera réellement (coûts d'hébergement du site, d'accès à des conférences, d'achats d'ouvrages de référence, etc.) à poursuivre et améliorer toujours plus mes publications sur ces sujets.

 

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Commentaires (2)

Cottin
  • 1. Cottin | 03/11/2020
Bonjour, j'aimerais recevoir votre newsletter si vous en avez une. Merci d'avance.

Daniel
olivier-callet
  • olivier-callet | 03/11/2020
Bonjour, je n'ai pas mis en place encore de newsletter ni de flux RSS. C'est en projet.

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Date de dernière mise à jour : 31/01/2020