Obésité : causes principales et moyens d'action

Je parle dans ce billet surtout d'obésité quand elle devient gênante. La gêne physiologique ou psychologique liée à l'obésité dépend de chaque personne.

Des modèles alimentaires simples, éprouvés depuis des centaines d'années sont rappelés dans le billet. Ils constituent des repères faciles pour équilibrer les quantités alimentaires sans se lancer dans de savants calculs.

Enfin, dans certains cas l'obésité pourrait être ... protectrice pour la santé !

 

D'où vient l'obésité ?

J'ai pu participer à des prises en charge de personnes atteintes d'obésité, surtout en tant que stagiaire / diététique en hôpital ou en centre spécialisé pour l'obésité et les troubles alimentaires des adolescents. J'ai aussi discuté de ce sujet avec plusieurs professionnels de santé.

 

Trois causes d'obésité reviennent de façon récurrente :

- les traumatismes surtout infantiles. Un traumatisme peut-être un viol, ou tout autre évènement qui peut être vécu comme traumatique par l'enfant. Je n'ai pas de chiffre à proposer mais ce genre de cas de figure est fréquent. Je l'ai constaté souvent et plusieurs professionnels intervenant dans ce domaine du traitement de l'obésité m'ont confié la même chose. Plusieurs publications ont aussi été réalisées sur ce sujet. C'est une voire la cause majeure des obésités morbides. Tous les obèses ne sont pas traumatisés. Tous les traumatisés ne deviennent pas obèses. Mais c'est une des causes que le patient et ses soignants devraient rechercher systématiquement, car parfois les traumatismes sont refoulés.

Voir par exemple cette synthèse : https://liguecontrelobesite.org/actualite/les-adolescentes-victimes-de-harcelement-sexuel-peuvent-developper-une-obesite-plus-tard-dans-la-vie/

- la pauvreté ou le sentiment d'inégalité. Dans ces cas de figure les surplus de nourriture peuvent être un moyen de défense psychologique comme dans le cas précédent. Et / ou le manque de moyens pousse à ne consommer que des aliments industriels hyper simplifiés riches en calories dites vides : beaucoup de glucides par exemple mais pas de vitamines de minéraux ni de fibres pour les accompagner.

https://www.inegalites.fr/Obesite-et-milieux-sociaux

- les causes médicamenteuses. C'est plus rare mais cela arrive tout de même régulièrement : traitements hormonaux précoces pour les enfants, traitements "assommants" pour les patients limitant leurs activités physiques, traitements perturbant gravement les fonctions musculaires des patients (par exemple des molécules anti-cholestérol).

Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

 

Les autres causes : facteurs culturels, génétiques, déséquilibres hormonaux ou bien d'autres existent aussi.

Il y a un énorme marché médicamenteux potentiel pour les causes supposées génétiques ou les déséquilibres hormonaux. Toutes ces données sont donc sujettes à caution en raison des motivations commerciales pour vendre des traitements. Cela peut pousser à bâcler les études et faire autoriser n'importe quoi. A titre d'exemple un médicament anti-obésité pourtant autorisé avait été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait : https://www.doctissimo.fr/html/nutrition/poids/articles/12811-acomplia-retrait-marche.htm

 

Les facteurs culturels se voient par exemple quand la prévalence de l'obésité est très forte en un lieu donné : cela est connu en divers endroits du monde ou, en France, par des différences selon les région, cf. carte en fin de ce lien : https://www.ouest-france.fr/sante/obesite-le-poids-des-inegalites-sociales-4582698.

Une partie des facteurs dits génétiques sont de fait  culturels. Toute une lignée familiale peut être obèse sur plusieurs générations en raison des modèles alimentaires qui sont transmis dès la prime enfance, plutôt qu'en raison de la génétique.

 

Les vecteurs qui nous rendent obèses

Quand les causes de l'obésité sont sociales ou psychologiques il faut tout de même un vecteur pour les transformer en stockage de graisse dans nos cellules spécialisées.

Quels sont les principaux vecteurs d'obésité parmi les aliments ?

Le gras : souvent un faux coupable

Manger trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais est-ce ce "diable" culinaire tant décrit ?

La diabolisation du gras (des lipides) pour l'obésité vient à la base d'un constat purement chimique dans des conditions de laboratoire : 1 gramme de gras délivre environ deux fois plus d'énergie (mesurée en calories ou bien en Joules) qu'un gramme de glucides ou de protéines.

Toute cette masse d'énergie doit être dépensée ou stockée. Beaucoup de professionnels en nutrition (chercheurs, médecins, diététiciens) pensent donc que le gras consommé en excès est stocké dans notre corps, sous forme de gras justement. 

Néanmoins les molécules de gras jouent une quantité phénoménale de rôles dans notre corps.

Chacune de nos cellules est entourée d'une membrane très riche en gras et en cholestérol. C'est surtout la qualité de ce gras, de ces lipides, qui est importante. Les acides gras dits saturés (en gros ceux liés aux origines animales ainsi que ceux présents dans l'huile de palme ou de coco) et les omégas 6 - chacun liés à une hausse de la mortalité cardiovasculaire quand ils sont en excès - devraient être non pas supprimés mais limités tandis que les omégas 3 devraient être favorisés. Diminuer le cholestérol dans l'alimentation est une ineptie : notre corps a besoin de cholestérol. Le cerveau est un des premiers organes à souffrir en cas de manque de cholestérol. Ces besoins en corps gras sont encore plus forts pour tout notre système nerveux.

En conclusion : beaucoup trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais le gras se stocke d'autant plus facilement qu'il n'est pas adapté à notre fonctionnement corporel optimal.

Avant de réduire sa consommation de gras le plus important est de privilégier les bonnes graisses pour que votre corps soit au top de son fonctionnement.

L'énergie qui va être libérée par 100g de gras peut être investie en partie dans des réactions du métabolisme, très nombreuses pour les molécules de gras. Dans ces cas elle ne sera pas stockée mais transformée en chaleur ou en liaisons énergétiques ou en réactions enzymatiques, etc.

Elle ne se stockera que quand ces réactions auront eu lieu, et que le corps a assez de réserves pour renouveler les membranes cellulaires ou produire des hormones sexuelles ou renouveler les gaines de notre système nerveux ou alors quand ces molécules de gras ne sont pas adaptées à notre métabolisme et que le corps ne peut que les emmagasiner dans les adipocytes (cellules spécialisées dans le stockage du gras).

Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle (voir plus loin).

Il existe un autre modèle alimentaire appelé régime cétogène. En médecine classique il est appliqué surtout chez des enfants pour certaines formes d'épilepsie. La quantité de glucides y est extrêmement basse, mais non nulle, tandis que la quantité de lipides est très élevée. En médecines alternatives il est appliqué pour de nombreuses pathologies. J'ai tendance à le déconseiller quand il est poussé (notre corps a tout de même besoin de glucides, même si c'est en quantités modérées, et nos capacités enzymatiques à digérer toutes ces matières grasses ne sont pas illimitées). Ou bien certains produits surconsommés par exemple les produits laitiers peuvent être à l'origine d'autres pathologies Régime cétogène pour le DT1 ?. Je cite ce régime cétogène juste car les personnes que j'ai pu croiser avec une telle alimentation étaient en général très minces.

En conclusion : de forts apports de gras non accompagnés de sucres ne sont donc pas toujours synonymes de surpoids, loin de là.

Beaucoup de personnes peuvent dire "j'ai mangé trop gras" aujourd'hui par exemple après avoir mangé des pâtisseries. Ce qui caractérise ces pâtisseries c'est tout de même leur énorme teneur en sucres.

Le sucré : coupable idéal ?

Les cas de forts surpoids et d'obésité sont souvent liés à des apports conséquents en glucides, surtout en sucres. Les pâtisseries sont un bon exemple. Une des contributions majeures est la consommation de boissons sucrées, au premier rang desquels les sodas. Quand vous lisez sur une canette de 33 cl "35 g de sucre" c'est l'équivalent de 7 morceaux de sucre blanc classique. Le contrôle de la quantité de sucre dans notre sang est un rouage d'une extrême finesse et d'une grande complexité pour aboutir à une glycémie moyenne qui varie très peu.

Les abus finissent par se stocker quelque part. Et / ou par "gripper" l'ensemble de notre machine corporelle.

Revenir à une consommation modérée en glucides semble prioritaire par rapport à la diminution du gras, contrairement à ce qui est souvent dit ou écrit.

Si vous ne le faites pas pour l'obésité, réduisez votre consommation de sodas pour votre santé : Trop de Sodas = Diabètes ; Encore les sodas.

Que faire pour mincir durablement ?

Programmes minceurs : ça marche ?

Plusieurs publications ont montré que les kilos perdus avaient tendance à revenir.

Ceci étant j'ai croisé quelques personnes qui paraissent avoir perdu du poids de façon durable. Les méthodes suivies paraissaient pourtant différentes. Un point commun revenait souvent: le suivi régulier dont ont bénéficié ces patients-là. Cela relevait parfois d'un quasi coaching hebdomadaire. Ce genre d'approche est souvent onéreux, mais permet à la personne d'être réellement prise en charge, d'être en quelque sorte "portée" par un soignant ou une équipe en vrai ou par l'intermédiaire du net. Plus que telle ou telle méthode (aliments, compléments, mouvements, lasers, etc.), c'est le suivi régulier qui semble fonctionner sur la durée pour une perte de poids. Cela concerne hélas surtout les personnes avec un fort budget.

Autres suivis possibles

Quand on n'a pas les moyens de se payer un suivi régulier, comment faire ?

On peut passer par des visites des diététiciens dans les hôpitaux. C'est pris en charge par la sécurité sociale. Contrairement aux diététiciens en cabinets libéraux.

Diminuer la taille de l'assiette

Une personne ayant vécu aux Etats-Unis quelques mois avait réalisé que les quantités moyennes servies par repas étaient élevées. Elle avait rapidement pris du poids. La solution était de .. prendre des assiettes plus petites ! Des auteurs ont depuis développé ce concept. Les déplacements pour la moindre course possibles uniquement en voiture était une des autres causes de prise massive de poids dans de nombreux états des USA. Cf § Activité physique.

Les modèles alimentaires inspirants

J'en cite deux qui ont fait leurs preuves santé au fil des siècles. Ce ne sont pas des alimentations pensées pour mincir. Mais ce sont des modèles alimentaires favorables à la santé. Et qui permettent d'équilibrer les apports alimentaires.

Alimentation dite méditerranéenne : elle est détaillée dans le lien qui suit.

Alimentation japonaise : je cite souvent dans ce blog l'alimentation Seignalet. Elle se rapproche beaucoup de l'alimentation japonaise traditionnelle. L'alimentation Seignalet a en outre de très bons résultats pour plusieurs pathologies. Alimentations qui marchent

La logique générale avec l'une ou l'autre de ces approches est : améliorer sa santé par un changement d'alimentation puis, dans un second temps, profiter de l'amincissement qui s'en suit naturellement au bout d'un délai variable. S'occuper de la qualité avant la quantité.

Activité physique

Nos corps sont construits et prévus pour bouger régulièrement, à différentes vitesses, intensités, dans différentes positions. Le manque d'activité peut contribuer à la prise de poids. L'activité régulière peut contribuer à redessiner progressivement la silhouette dans un premier temps, puis à la perte de poids dans un second temps.

Là encore une activité régulière pratiquée pour le plaisir et/ou la santé et/ou la vie sexuelle, souvent améliorée avec la pratique sportive, pourra avoir comme "effet secondaire" une perte de poids à long terme.

En cas de manque d'inspiration ou de douleurs chroniques, la marche régulière paraît être un bon compromis. L'été les marches longues dans l'eau en bord de mer peuvent permettre à des personnes de réaliser des efforts importants en limitant les éventuelles douleurs.

Pendant un confinement ? Innover est la seule solution. Profiter au maximum de son heure d'activité physique par exemple. Faire des mouvements d'assouplissement chez soi qui libéreront plus facilement le corps pour enchaîner plus tard avec une activité physique plus soutenue.

Obésité et covid-19

L'obésité a souvent été traitée dans les médias en raison de la crise liée au Covid-19. Des informations récentes ont abouti à une hypothèse ; certaines formes d'obésité, celles liées à la "maladie du foie gras", seraient beaucoup plus reliées aux effets négatifs du covid-19 que les autres formes d'obésité.

https://liguecontrelobesite.org/actualite/covid-19-lobesite-et-la-maladie-du-foie-gras-augmentent-la-vulnerabilite-des-patients/

https://www.journal-of-hepatology.eu/article/S0168-8278(20)33671-0/fulltext

Encore une fois les deux méthodes alimentaires les plus souvent citées dans ce site : alimentation méditerranéenne et alimentation Seignalet sont parmi les plus susceptibles de diminuer cette "maladie du foie gras". Cela n'est pas une preuve d'efficacité contre le covid-19, car aucune étude d'intervention de ce type n'a été réalisée, c'est un indice complémentaire de l'intérêt de l'une ou l'autre de ces alimentations pour amoindrir une des causes de fragilité face à une infection.

Notre foie est au coeur d'un nombre incroyable de réactions métaboliques dans notre corps. Lui offrir une alimentation adaptée et limiter toutes les substances qui attaquent le foie est un des meilleurs cadeaux que l'on puisse se faire. Pour la santé comme pour notre poids.

Compter ses calories ?

Cela peut aider pour toutes les personnes qui ont perdu leurs repères alimentaires. Quand on compare par exemple le nombre de calories présentes dans un entremets et le nombre de calories réellement dépensées lors d'une activité sportive, on réalise qu'il faudrait beaucoup, beaucoup de sport pour dépenser les calories ingurgitées. Néanmoins ce décompte devient vite fastidieux. Les alimentations proposées ici : méditerranéenne ou Seignalet permettent de disposer d'un modèle qui aboutit de toutes façons à une diminution des calories ingurgitées même s'il vise d'abord la qualité de ces apports, sans devoir peser ses repas.

Obésité protectrice

Une analyse des données existantes a été réalisée en août 2020. Elle montre qu'un IMC élevé pourrait être protecteur chez les personnes de plus de 65 ans. Les auteurs suggèrent de redéfinir les niveaux d'IMC (Indice de Masse Corporelle) à atteindre pour ces populations là.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/obr.13035

Ces données restent à confirmer. Ceci étant, le gras dans l'organisme est à la base de plusieurs filières de protection contre les agents pathogènes extérieurs. Il est donc logique qu'un surpoids permette aux organismes de mieux se défendre contre des infections. De plus quand des réserves de graisse sont présentes le corps va moins puiser dans les réserves des autres constituants. Ce sont des pistes d'explication en attendant des travaux plus complets.

On a vu qu'obésité et comorbidités étaient pourtant délétères dans le cas d'infection au Covid-19. Une fourchette d'IMC idéale pour les personnes âgées reste donc à définir tout en restant souple tant les paramètres en jeu sont nombreux. Cela pourrait dépendre entres autres des pathologies présentes.

Encore une fois les alimentations déjà cités, méditerranéenne traditionnelle ou japonaise traditionnelle, à laquelle ressemble beaucoup le régime Seignalet, permettent de limiter la gravité de plusieurs pathologies. C'est d'abord la qualité de la nourriture qu'il faudrait changer avant de modifier les quantités dans un sens ou dans un autre.

LE repas qui fait grossir ?

La notion : petit déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant est de plus en plus abandonnée.

De fait la faim et les besoins dans la journée sont très différents selon les personnes et les moments de la vie. Plusieurs personnes ont remarqué un repas qui les fait grossir en particulier. Pour moi c'est clairement le petit-déjeuner qui me fait prendre du poids ou me permet de mincir plus rapidement quand je l'allège un peu. Les autres repas n'ont pas le même niveau d'influence. Pour d'autres il s'agit peut être du déjeuner, du dîner ou d'une collation. Je n'encourage pas à manger n'importe comment aux autres repas. Simplement, chez certaines personnes les efforts ciblés sur les quantités d'un repas précis seront plus faciles et plus efficaces pour amorcer une régulation du poids.

Certains enfants et ados ont quand même réellement besoin d'un petit quelque chose le matin pour ne pas être affamé à 11 h. C'est vraiment à voir au cas par cas selon les réactions corporelles de chacun.

Opérations de l'estomac

C'est une démarche très particulière qui ne devrait être réservée qu'à une infime partie des personnes obèses. C'est d'ailleurs souvent le cas. Les volontaires passent par une batterie de consultations avec des spécialistes différents avant que l'opération soit réalisée. A l'issue de l'opération le régime alimentaire est pendant un temps assez long beaucoup plus drastique qu'un régime pour perdre du poids, le temps que les portions du tube digestifs touchées cicatrisent.

La personne peut aussi être très perturbée psychologiquement par sa transformation physique rapide.

C'est loin d'être une solution miracle.

Hypnose ?

Une praticienne m'a vanté sa méthode d'hypnose qui induirait une sorte d'anneau gastrique virtuel dans l'inconscient. Ce qui amènerait à une perte de poids presque équivalente à celle suivant une opération. L'idée paraît bonne mais faute d'études indépendantes poussées sur le sujet et en raison de l'investissement financier que cela représente je reste à ce jour très prudent sur ce genre d'approche.

 

Conclusion provisoire sur l'obésité

En premier lieu :

Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

 

En second lieu :

Améliorer la qualité des repas avant les quantités permet déjà d'amorcer un solide changement alimentaire. Une perte de poids peut s'ensuivre comme une sorte d'effet secondaire bénéfique.

Limiter les glucides paraît être plus important que limiter le gras. Limiter ou supprimer les sodas devrait être le premier pas aussi bien pour la santé que pour le poids.

Pour le gras la qualité est beaucoup plus importante que la quantité. Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle, ainsi qu'une bonne répartition des autres composants.

L'alimentation Seignalet souvent citée ici pour lutter contre plusieurs pathologies est très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle.

Au delà de 65 ans le surpoids ou l'obésité pourraient même être protecteurs dans certains cas de figure.

Les deux modèles alimentaires cités sont décrits ici : Alimentations qui marchent

Enfin un médicament anti obésité a déjà été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait. Mieux vaut ne pas attendre de médicament miracle.

Cette conclusion est provisoire car ce domaine semble vraiment complexe.

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Les sites, livres et témoignages mentionnés confirment ce que j'écris ou répercute depuis des années : l'importance cruciale du mode de vie pour prévenir des maladies mais aussi pour mettre des maladies en rémission longue. Y compris pour des maladies pourtant considérées comme incurables.

Exemple : les données scientifiques les plus récentes confirment aussi le méfait et l'inutilité totale que je dénonce ici et ailleurs depuis des années et des années des traitements anti-cholestérols. Pour mémoire j'ai refusé l'idée d'un tel traitement à la fin des années 90, et les premiers textes critiques que je connaisse à ce sujet sont parus au milieu des années 2000.

Autre exemple : les liens étonnants entre maladies respiratoires et alimentation, que je cite depuis des années, données à l'appui : BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ? ; Asthme : des résultats spectaculaires

La plupart des blogs qui abordent les mêmes sujets sont spécialisés sur quelques aspects précis, et pour certains génèrent du business pour des compléments alimentaires. Vous avez ici un site avec un bouquet de solutions qui fonctionnent souvent par modification de nos modes de vie sans vente d'aucun produit miracle.

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