statines

Obésité : causes principales et moyens d'action

Je parle dans ce billet surtout d'obésité quand elle devient gênante. La gêne physiologique ou psychologique liée à l'obésité dépend de chaque personne.

Des modèles alimentaires simples, éprouvés depuis des centaines d'années sont rappelés dans le billet. Ils constituent des repères faciles pour équilibrer les quantités alimentaires sans se lancer dans de savants calculs.

Enfin, dans certains cas l'obésité pourrait être ... protectrice pour la santé !

 

D'où vient l'obésité ?

J'ai pu participer à des prises en charge de personnes atteintes d'obésité, surtout en tant que stagiaire / diététique en hôpital ou en centre spécialisé pour l'obésité et les troubles alimentaires des adolescents. J'ai aussi discuté de ce sujet avec plusieurs professionnels de santé.

 

Trois causes d'obésité reviennent de façon récurrente :

- les traumatismes surtout infantiles. Un traumatisme peut-être un viol, ou tout autre évènement qui peut être vécu comme traumatique par l'enfant. Je n'ai pas de chiffre à proposer mais ce genre de cas de figure est fréquent. Je l'ai constaté souvent et plusieurs professionnels intervenant dans ce domaine du traitement de l'obésité m'ont confié la même chose. Plusieurs publications ont aussi été réalisées sur ce sujet. C'est une voire la cause majeure des obésités morbides. Tous les obèses ne sont pas traumatisés. Tous les traumatisés ne deviennent pas obèses. Mais c'est une des causes que le patient et ses soignants devraient rechercher systématiquement, car parfois les traumatismes sont refoulés.

Voir par exemple cette synthèse : https://liguecontrelobesite.org/actualite/les-adolescentes-victimes-de-harcelement-sexuel-peuvent-developper-une-obesite-plus-tard-dans-la-vie/

- la pauvreté ou le sentiment d'inégalité. Dans ces cas de figure les surplus de nourriture peuvent être un moyen de défense psychologique comme dans le cas précédent. Et / ou le manque de moyens pousse à ne consommer que des aliments industriels hyper simplifiés riches en calories dites vides : beaucoup de glucides par exemple mais pas de vitamines de minéraux ni de fibres pour les accompagner.

https://www.inegalites.fr/Obesite-et-milieux-sociaux

- les causes médicamenteuses. C'est plus rare mais cela arrive tout de même régulièrement : traitements hormonaux précoces pour les enfants, traitements "assommants" pour les patients limitant leurs activités physiques, traitements perturbant gravement les fonctions musculaires des patients (par exemple des molécules anti-cholestérol).

Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

 

Les autres causes : facteurs culturels, génétiques, déséquilibres hormonaux ou bien d'autres existent aussi.

Il y a un énorme marché médicamenteux potentiel pour les causes supposées génétiques ou les déséquilibres hormonaux. Toutes ces données sont donc sujettes à caution en raison des motivations commerciales pour vendre des traitements. Cela peut pousser à bâcler les études et faire autoriser n'importe quoi. A titre d'exemple un médicament anti-obésité pourtant autorisé avait été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait : https://www.doctissimo.fr/html/nutrition/poids/articles/12811-acomplia-retrait-marche.htm

 

Les facteurs culturels se voient par exemple quand la prévalence de l'obésité est très forte en un lieu donné : cela est connu en divers endroits du monde ou, en France, par des différences selon les région, cf. carte en fin de ce lien : https://www.ouest-france.fr/sante/obesite-le-poids-des-inegalites-sociales-4582698.

Une partie des facteurs dits génétiques sont de fait  culturels. Toute une lignée familiale peut être obèse sur plusieurs générations en raison des modèles alimentaires qui sont transmis dès la prime enfance, plutôt qu'en raison de la génétique.

 

Les vecteurs qui nous rendent obèses

Quand les causes de l'obésité sont sociales ou psychologiques il faut tout de même un vecteur pour les transformer en stockage de graisse dans nos cellules spécialisées.

Quels sont les principaux vecteurs d'obésité parmi les aliments ?

Le gras : souvent un faux coupable

Manger trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais est-ce ce "diable" culinaire tant décrit ?

La diabolisation du gras (des lipides) pour l'obésité vient à la base d'un constat purement chimique dans des conditions de laboratoire : 1 gramme de gras délivre environ deux fois plus d'énergie (mesurée en calories ou bien en Joules) qu'un gramme de glucides ou de protéines.

Toute cette masse d'énergie doit être dépensée ou stockée. Beaucoup de professionnels en nutrition (chercheurs, médecins, diététiciens) pensent donc que le gras consommé en excès est stocké dans notre corps, sous forme de gras justement. 

Néanmoins les molécules de gras jouent une quantité phénoménale de rôles dans notre corps.

Chacune de nos cellules est entourée d'une membrane très riche en gras et en cholestérol. C'est surtout la qualité de ce gras, de ces lipides, qui est importante. Les acides gras dits saturés (en gros ceux liés aux origines animales ainsi que ceux présents dans l'huile de palme ou de coco) et les omégas 6 - chacun liés à une hausse de la mortalité cardiovasculaire quand ils sont en excès - devraient être non pas supprimés mais limités tandis que les omégas 3 devraient être favorisés. Diminuer le cholestérol dans l'alimentation est une ineptie : notre corps a besoin de cholestérol. Le cerveau est un des premiers organes à souffrir en cas de manque de cholestérol. Ces besoins en corps gras sont encore plus forts pour tout notre système nerveux.

En conclusion : beaucoup trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais le gras se stocke d'autant plus facilement qu'il n'est pas adapté à notre fonctionnement corporel optimal.

Avant de réduire sa consommation de gras le plus important est de privilégier les bonnes graisses pour que votre corps soit au top de son fonctionnement.

L'énergie qui va être libérée par 100g de gras peut être investie en partie dans des réactions du métabolisme, très nombreuses pour les molécules de gras. Dans ces cas elle ne sera pas stockée mais transformée en chaleur ou en liaisons énergétiques ou en réactions enzymatiques, etc.

Elle ne se stockera que quand ces réactions auront eu lieu, et que le corps a assez de réserves pour renouveler les membranes cellulaires ou produire des hormones sexuelles ou renouveler les gaines de notre système nerveux ou alors quand ces molécules de gras ne sont pas adaptées à notre métabolisme et que le corps ne peut que les emmagasiner dans les adipocytes (cellules spécialisées dans le stockage du gras).

Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle (voir plus loin).

Il existe un autre modèle alimentaire appelé régime cétogène. En médecine classique il est appliqué surtout chez des enfants pour certaines formes d'épilepsie. La quantité de glucides y est extrêmement basse, mais non nulle, tandis que la quantité de lipides est très élevée. En médecines alternatives il est appliqué pour de nombreuses pathologies. J'ai tendance à le déconseiller quand il est poussé (notre corps a tout de même besoin de glucides, même si c'est en quantités modérées, et nos capacités enzymatiques à digérer toutes ces matières grasses ne sont pas illimitées). Ou bien certains produits surconsommés par exemple les produits laitiers peuvent être à l'origine d'autres pathologies Régime cétogène pour le DT1 ?. Je cite ce régime cétogène juste car les personnes que j'ai pu croiser avec une telle alimentation étaient en général très minces.

En conclusion : de forts apports de gras non accompagnés de sucres ne sont donc pas toujours synonymes de surpoids, loin de là.

Beaucoup de personnes peuvent dire "j'ai mangé trop gras" aujourd'hui par exemple après avoir mangé des pâtisseries. Ce qui caractérise ces pâtisseries c'est tout de même leur énorme teneur en sucres.

Le sucré : coupable idéal ?

Les cas de forts surpoids et d'obésité sont souvent liés à des apports conséquents en glucides, surtout en sucres. Les pâtisseries sont un bon exemple. Une des contributions majeures est la consommation de boissons sucrées, au premier rang desquels les sodas. Quand vous lisez sur une canette de 33 cl "35 g de sucre" c'est l'équivalent de 7 morceaux de sucre blanc classique. Le contrôle de la quantité de sucre dans notre sang est un rouage d'une extrême finesse et d'une grande complexité pour aboutir à une glycémie moyenne qui varie très peu.

Les abus finissent par se stocker quelque part. Et / ou par "gripper" l'ensemble de notre machine corporelle.

Revenir à une consommation modérée en glucides semble prioritaire par rapport à la diminution du gras, contrairement à ce qui est souvent dit ou écrit.

Si vous ne le faites pas pour l'obésité, réduisez votre consommation de sodas pour votre santé : Trop de Sodas = Diabètes ; Encore les sodas.

Que faire pour mincir durablement ?

Programmes minceurs : ça marche ?

Plusieurs publications ont montré que les kilos perdus avaient tendance à revenir.

Ceci étant j'ai croisé quelques personnes qui paraissent avoir perdu du poids de façon durable. Les méthodes suivies paraissaient pourtant différentes. Un point commun revenait souvent: le suivi régulier dont ont bénéficié ces patients-là. Cela relevait parfois d'un quasi coaching hebdomadaire. Ce genre d'approche est souvent onéreux, mais permet à la personne d'être réellement prise en charge, d'être en quelque sorte "portée" par un soignant ou une équipe en vrai ou par l'intermédiaire du net. Plus que telle ou telle méthode (aliments, compléments, mouvements, lasers, etc.), c'est le suivi régulier qui semble fonctionner sur la durée pour une perte de poids. Cela concerne hélas surtout les personnes avec un fort budget.

Autres suivis possibles

Quand on n'a pas les moyens de se payer un suivi régulier, comment faire ?

On peut passer par des visites des diététiciens dans les hôpitaux. C'est pris en charge par la sécurité sociale. Contrairement aux diététiciens en cabinets libéraux.

Diminuer la taille de l'assiette

Une personne ayant vécu aux Etats-Unis quelques mois avait réalisé que les quantités moyennes servies par repas étaient élevées. Elle avait rapidement pris du poids. La solution était de .. prendre des assiettes plus petites ! Des auteurs ont depuis développé ce concept. Les déplacements pour la moindre course possibles uniquement en voiture était une des autres causes de prise massive de poids dans de nombreux états des USA. Cf § Activité physique.

Les modèles alimentaires inspirants

J'en cite deux qui ont fait leurs preuves santé au fil des siècles. Ce ne sont pas des alimentations pensées pour mincir. Mais ce sont des modèles alimentaires favorables à la santé. Et qui permettent d'équilibrer les apports alimentaires.

Alimentation dite méditerranéenne : elle est détaillée dans le lien qui suit.

Alimentation japonaise : je cite souvent dans ce blog l'alimentation Seignalet. Elle se rapproche beaucoup de l'alimentation japonaise traditionnelle. L'alimentation Seignalet a en outre de très bons résultats pour plusieurs pathologies. Alimentations qui marchent

La logique générale avec l'une ou l'autre de ces approches est : améliorer sa santé par un changement d'alimentation puis, dans un second temps, profiter de l'amincissement qui s'en suit naturellement au bout d'un délai variable. S'occuper de la qualité avant la quantité.

Activité physique

Nos corps sont construits et prévus pour bouger régulièrement, à différentes vitesses, intensités, dans différentes positions. Le manque d'activité peut contribuer à la prise de poids. L'activité régulière peut contribuer à redessiner progressivement la silhouette dans un premier temps, puis à la perte de poids dans un second temps.

Là encore une activité régulière pratiquée pour le plaisir et/ou la santé et/ou la vie sexuelle, souvent améliorée avec la pratique sportive, pourra avoir comme "effet secondaire" une perte de poids à long terme.

En cas de manque d'inspiration ou de douleurs chroniques, la marche régulière paraît être un bon compromis. L'été les marches longues dans l'eau en bord de mer peuvent permettre à des personnes de réaliser des efforts importants en limitant les éventuelles douleurs.

Pendant un confinement ? Innover est la seule solution. Profiter au maximum de son heure d'activité physique par exemple. Faire des mouvements d'assouplissement chez soi qui libéreront plus facilement le corps pour enchaîner plus tard avec une activité physique plus soutenue.

Obésité et covid-19

L'obésité a souvent été traitée dans les médias en raison de la crise liée au Covid-19. Des informations récentes ont abouti à une hypothèse ; certaines formes d'obésité, celles liées à la "maladie du foie gras", seraient beaucoup plus reliées aux effets négatifs du covid-19 que les autres formes d'obésité.

https://liguecontrelobesite.org/actualite/covid-19-lobesite-et-la-maladie-du-foie-gras-augmentent-la-vulnerabilite-des-patients/

https://www.journal-of-hepatology.eu/article/S0168-8278(20)33671-0/fulltext

Encore une fois les deux méthodes alimentaires les plus souvent citées dans ce site : alimentation méditerranéenne et alimentation Seignalet sont parmi les plus susceptibles de diminuer cette "maladie du foie gras". Cela n'est pas une preuve d'efficacité contre le covid-19, car aucune étude d'intervention de ce type n'a été réalisée, c'est un indice complémentaire de l'intérêt de l'une ou l'autre de ces alimentations pour amoindrir une des causes de fragilité face à une infection.

Notre foie est au coeur d'un nombre incroyable de réactions métaboliques dans notre corps. Lui offrir une alimentation adaptée et limiter toutes les substances qui attaquent le foie est un des meilleurs cadeaux que l'on puisse se faire. Pour la santé comme pour notre poids.

Compter ses calories ?

Cela peut aider pour toutes les personnes qui ont perdu leurs repères alimentaires. Quand on compare par exemple le nombre de calories présentes dans un entremets et le nombre de calories réellement dépensées lors d'une activité sportive, on réalise qu'il faudrait beaucoup, beaucoup de sport pour dépenser les calories ingurgitées. Néanmoins ce décompte devient vite fastidieux. Les alimentations proposées ici : méditerranéenne ou Seignalet permettent de disposer d'un modèle qui aboutit de toutes façons à une diminution des calories ingurgitées même s'il vise d'abord la qualité de ces apports, sans devoir peser ses repas.

Obésité protectrice

Une analyse des données existantes a été réalisée en août 2020. Elle montre qu'un IMC élevé pourrait être protecteur chez les personnes de plus de 65 ans. Les auteurs suggèrent de redéfinir les niveaux d'IMC (Indice de Masse Corporelle) à atteindre pour ces populations là.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/obr.13035

Ces données restent à confirmer. Ceci étant, le gras dans l'organisme est à la base de plusieurs filières de protection contre les agents pathogènes extérieurs. Il est donc logique qu'un surpoids permette aux organismes de mieux se défendre contre des infections. De plus quand des réserves de graisse sont présentes le corps va moins puiser dans les réserves des autres constituants. Ce sont des pistes d'explication en attendant des travaux plus complets.

On a vu qu'obésité et comorbidités étaient pourtant délétères dans le cas d'infection au Covid-19. Une fourchette d'IMC idéale pour les personnes âgées reste donc à définir tout en restant souple tant les paramètres en jeu sont nombreux. Cela pourrait dépendre entres autres des pathologies présentes.

Encore une fois les alimentations déjà cités, méditerranéenne traditionnelle ou japonaise traditionnelle, à laquelle ressemble beaucoup le régime Seignalet, permettent de limiter la gravité de plusieurs pathologies. C'est d'abord la qualité de la nourriture qu'il faudrait changer avant de modifier les quantités dans un sens ou dans un autre.

LE repas qui fait grossir ?

La notion : petit déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant est de plus en plus abandonnée.

De fait la faim et les besoins dans la journée sont très différents selon les personnes et les moments de la vie. Plusieurs personnes ont remarqué un repas qui les fait grossir en particulier. Pour moi c'est clairement le petit-déjeuner qui me fait prendre du poids ou me permet de mincir plus rapidement quand je l'allège un peu. Les autres repas n'ont pas le même niveau d'influence. Pour d'autres il s'agit peut être du déjeuner, du dîner ou d'une collation. Je n'encourage pas à manger n'importe comment aux autres repas. Simplement, chez certaines personnes les efforts ciblés sur les quantités d'un repas précis seront plus faciles et plus efficaces pour amorcer une régulation du poids.

Certains enfants et ados ont quand même réellement besoin d'un petit quelque chose le matin pour ne pas être affamé à 11 h. C'est vraiment à voir au cas par cas selon les réactions corporelles de chacun.

Opérations de l'estomac

C'est une démarche très particulière qui ne devrait être réservée qu'à une infime partie des personnes obèses. C'est d'ailleurs souvent le cas. Les volontaires passent par une batterie de consultations avec des spécialistes différents avant que l'opération soit réalisée. A l'issue de l'opération le régime alimentaire est pendant un temps assez long beaucoup plus drastique qu'un régime pour perdre du poids, le temps que les portions du tube digestifs touchées cicatrisent.

La personne peut aussi être très perturbée psychologiquement par sa transformation physique rapide.

C'est loin d'être une solution miracle.

Hypnose ?

Une praticienne m'a vanté sa méthode d'hypnose qui induirait une sorte d'anneau gastrique virtuel dans l'inconscient. Ce qui amènerait à une perte de poids presque équivalente à celle suivant une opération. L'idée paraît bonne mais faute d'études indépendantes poussées sur le sujet et en raison de l'investissement financier que cela représente je reste à ce jour très prudent sur ce genre d'approche.

 

Conclusion provisoire sur l'obésité

En premier lieu :

Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

 

En second lieu :

Améliorer la qualité des repas avant les quantités permet déjà d'amorcer un solide changement alimentaire. Une perte de poids peut s'ensuivre comme une sorte d'effet secondaire bénéfique.

Limiter les glucides paraît être plus important que limiter le gras. Limiter ou supprimer les sodas devrait être le premier pas aussi bien pour la santé que pour le poids.

Pour le gras la qualité est beaucoup plus importante que la quantité. Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle, ainsi qu'une bonne répartition des autres composants.

L'alimentation Seignalet souvent citée ici pour lutter contre plusieurs pathologies est très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle.

Au delà de 65 ans le surpoids ou l'obésité pourraient même être protecteurs dans certains cas de figure.

Les deux modèles alimentaires cités sont décrits ici : Alimentations qui marchent

Enfin un médicament anti obésité a déjà été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait. Mieux vaut ne pas attendre de médicament miracle.

Cette conclusion est provisoire car ce domaine semble vraiment complexe.

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Effets secondaires de médicaments : tous les signaler pour se protéger

Dans ce blog je présente des méthodes qui diminuent ou évitent le besoin de recourir à des médicaments, pour des pathologies liées aux diabètes et pour beaucoup d'autres (cf. exemples en fin de billet). Mais les médicaments ne peuvent pas toujours être évités. Des effets secondaires sont possibles.

Les bons réflexes décrits dans ce billet pourront vous aider à diminuer ces effets secondaires. Ils aideront aussi à votre protection juridique, ou financière, dans les cas d'atteinte sérieuse de votre état de santé liée à un ou plusieurs traitements.

Les effets secondaires sont notoirement très mal connus (quoique ... quelques médicaments réputés à problèmes sont rappelés à la fin de ce billet). Plusieurs estimations existent. Un des calculs réalisé aboutit à : "... 150.000 hospitalisations et 15.000 décès par an le nombre de cas liés aux médicaments (mauvaise association, surdose, effets secondaires etc.) ... " C'est tiré d'un article paru dans le lien qui suit : https://www.lci.fr/sante/scandale-des-effets-secondaires-15000-deces-par-an-lies-aux-medicaments-1505710.html

Ces chiffres sont difficiles à calculer et à vérifier. L'ordre de grandeur annoncé reste énorme.

Pour vous comme pour votre famille, il est très important de signaler le moindre effet secondaire, dès le début. Même s'il semble être banal, sans gravité : douleur localisée, fatigue passagère, légère fièvre, etc. Ceci pour une raison impérative : c'est un des rares moyens de faire le lien avec d'éventuels effets secondaires plus graves qui surviendraient plus tard. Et aussi de pouvoir stopper ou remplacer le médicament en question, quand cela est possible en collaboration avec votre médecin, avant des conséquences irréversibles.

Faire un signalement avec copie systématique à votre médecin peut permettre de remonter à la source de problèmes de santé que vous aurez plus tard. Comme on l'a vu plus haut, ces effets ne sont pas rares. Il existe aussi des mécanismes d'indemnisation, de compensation. Encore faut il qu'un lien soit démontré ou très plausible, entre le médicament et l'effet secondaire. Prenons l'exemple des vaccins : la quasi-totalité du temps, les effets immédiats (pleurs inhabituels du bébé, ou pleurs prolongés, poussée de fièvre, rougeurs au point d'injection ou ailleurs, fatigue inexpliquée de l'enfant ou de l'adulte après vaccination, fièvre modérée, déclenchement, immédiat ou longtemps après, de la maladie contre laquelle le vaccin a été fait - cela arrive - etc.) sont considérés comme normaux et bénins, ou alors juste exceptionnels, et ne font pas l'objet de signalements.

Ces manifestations ne sont pas du tout banales, elles sont surtout le signe d'un ou plusieurs effets biologiques non désirés. Le signalement systématique de ces effets secondaires peut permettre à la famille de faire le lien ensuite avec d'éventuels effets secondaires plus tardifs. Car cela arrive malheureusement. Et aussi de mettre le médecin face à ses responsabilités avant une seconde prescription ou une seconde injection.

A titre d'exemple, des précautions à prendre pour la vaccination des nourrissons avaient été décrites ici par un groupe de médecins :

https://aimsib.org/2019/03/31/les-six-precautions-preconisees-par-laimsib-pour-la-vaccination-des-nourrissons-mars-2019/

 

C'est le même cas de figure pour l'ensemble des médicaments. Par exemple après des problèmes digestifs suite à la prise d'un anti-inflammatoire. Considérés comme habituels, "normaux", ils sont parfois précurseurs de dégâts plus importants dans notre organisme. Signaler systématiquement les effets secondaires dès le début, par exemple les douleurs stomacales, vous permet de garder une trace écrite de cet évènement, de disposer d'éléments pour pousser votre médecin à mieux chercher un traitement, et/ou une modification du mode de vie, qui vous convient. Cela devrait permettre aussi à terme une meilleure connaissance des effets secondaires pour les autorités du médicament et pour l'ensemble de la communauté scientifique et médicale.

 

Pour les vaccins comme pour tout type de médicament, signaler systématiquement chaque effet secondaire, même bénin en apparence, aura un quintuple effet :

  • permettre de réels progrès de connaissance sur ces médicaments, et leurs effets secondaires. Avec l'espoir que la formation des médecins et pharmaciens soit améliorée de ce point de vue ;
  • pousser encore plus votre médecin à chercher une meilleure formule de traitement pour vous ou vos enfants ;
  • vous permettre d'avoir des repères nets qui vous aideront à comprendre l'évolution et l'origine de certaines de vos pathologies ;
  • vous fournir un lien net, daté, entre la prise d'un médicament, ou d'un vaccin, et des effets secondaires. Et donc de faire un lien plus net et plus facile à suivre avec tout évènement ultérieur qui affecterait vos capacités physiques ou mentales, votre énergie quotidienne, etc. Cela peut être très important si une maladie grave survient, si une indemnisation est demandée, si des troubles réguliers apparaissent.
  • faciliter votre mémoire pour connaître les médicaments qui ont des effets indésirables pour vous, si vous devez en reprendre des années après.

Un site internet officiel existe, servez vous en ! Associez votre médecin prescripteur, et insistez s'il dit que ces effets sont "normaux, pas dangereux, habituels, que dans votre tête, etc." ou sinon faites le seul de votre côté. Gardez copie, datée, de toutes vos déclarations.

Le site officiel pour la déclaration des effets secondaires : https://signalement.social-sante.gouv.fr/psig_ihm_utilisateurs/index.html#/accueil

Par ailleurs, de nombreux sites non officiels citent ces effets positifs ou négatifs de nombreux médicaments. Celui qui suit est, à la date de rédaction de ce billet (7 novembre 2019) un des plus fournis à ma connaissance. N'hésitez pas à le compléter aussi, après avoir fait la déclaration officielle.

https://www.meamedica.fr/

 

Pour aller plus loin dans la connaissance des effets secondaires

Toutes les familles de médicaments sont potentiellement concernées. J'ai déjà cité dans ce blog plusieurs molécules à effets secondaires potentiels parmi les médicaments à effets secondaires connus, ou inattendus, ou déjà renvoyé vers des d'autres sites sur ces thèmes :

Les anti cholestérols et quelques uns des problèmes qui leur sont associés :

Statines = diabètes

Anticholestérols : nouvelles horreurs

Plusieurs vaccins

Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

Nouveautés importantes pour la santé

Vaccins : où se renseigner utilement ?

 Sur d'autres sites :

A chercher notamment dans les billets publiés là : https://aimsib.org/blog/ et là : http://michel.delorgeril.info/

Les effets secondaires de l'haldol (toujours prescrite malgré une mortalité augmentée selon une étude disponible ....), donné parfois pour lutter contre Alzheimer ... ou contre le Hoquet persistant, même si c'est à doses plus modérées dans ce dernier cas :

Alzheimer, parkinson, ... aussi ! ; Au sujet de la maladie de Parkinson revenez d'ici quelques jours. J'attends le témoignage exceptionnel d'un patient qui a pu stopper l'évolution de sa maladie de Parkinson depuis des années avec l'aide de plusieurs méthodes, dont une régulièrement citée ici, et qui a écrit un livre à ce sujet.

Hoquet persistant : un délire du corps .... et de médecins?

Les 14 médicaments que des professionnels de santé recommandent de stopper en priorité chez les personnes âgées .... et qu'il faudrait à mon avis peut être surveiller ou éviter aussi pour toutes les autres classes d'âge :

Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

Des somnifères :

Somnifères dangereux et diabétes

Les méthodes qui aident à diminuer voire stopper la prise de médicaments y compris pour des pathologies graves sont développées dans ce blog. A titre d'exemple non exhaustif :

SPA : Spondylarthrite ankylosante, SEP et Seignalet ; Coeliaques et échec du sans-gluten : solution Seignalet ; Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; Des reins solides pour 2016 ; Asthme : des résultats spectaculaires ; BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ? ; Maladie de Basedow Graves et Seignalet ; Cerveau et alimentation : la schizophrénie aussi ? ; Santé : Rousseau, Voltaire, Descartes ? Endométriose et autres maladies

 

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Nouvelle Réunion AIMSIB 13 janvier à Lyon

Important - note de 2020 :

j'ai quitté cette association en 2020 et ne conseille plus d'y adhérer. L'Aimsib a produit pendant plusieurs années des rencontres surtout et des articles souvent extrêment riches, documentés fournis en références. Hélas, ces derniers mois la porte a été à mon sens laissée de plus en plus ouverte à des auteurs et à des commentaires beaucoup plus confus, où des considérations parfois très nationalistes je crois se mêlent à des affirmations médicales ou scientifiques diverses assénées, répétées et très peu référencées. Cela ne remet pas en cause tous les écrits ci-dessous qui datent des années précédentes.

Programme et inscription

L'année dernière la première réunion de l'AIMSIB avait drainé beaucoup de monde, avec des interventions très riches. Pour mémoire : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite ; https://aimsib.org/videos-de-la-journee-inaugurale-de-laimsib-le-30-mai-2016/. Vous pourvez chercher dans ces liens les thèmes qui vous intéressent.

 

Une nouvelle réunion a lieu le 13 janvier 2018 à Lyon.

 

Les infos sont disponibles là : http://michel.delorgeril.info/conferences/congres-annuel-de-laimsib-le-13-janvier-2018 ou là https://aimsib.org/congres-inscription/

N'hésitez pas à vous y inscrire 

Moi je ne vous y rencontrerai pas je ne peux hélas m'y rendre cette année. Hélas car la journée promet encore une fois d'être très riche, très informative, avec deux points forts : en matinée, discussions sur les nouvelles obligations vaccinales, et l'après-midi, les maladies cardio-vasculaires. 

Pour les maladies cardio vasculaires et le cholestérol, pour se mettre dans le bain, je vous propose par exemple cette vidéo qui date d'il y a deux ans environ, mais toujours d'actualité.

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28 nov 20h50 ARTE Cholesterol le grand bluff

Rediffusion du film documentaire à voir absolument, ce soir 28 novembre à 20h50. 

https://www.arte.tv/fr/videos/051063-000-A/cholesterol-le-grand-bluff/

Moins de statines = moins de morts

Je reproduis ci-dessous un article de l'association AIMSIB. 

Ca concerne les conséquence liées aux arrêts des statines chez les patients dits à hauts risques, dont des diabétiques (en général, plutôt de type 2), traités à cet effet.

La démonstration se passe de commentaires, je me permets de la reproduitre telle quelle. J'ajoute quelques compléments en suivant :

https://aimsib.org/

Arrêter les statines aurait fait baisser la mortalité cardiovasculaire en France

On se souvient des violentes critiques qui s’étaient abattues sur le Pr Philippe EVEN après la parution de son livre de 2013 intitulé « la vérité sur le Cholestérol » alors que pourtant aucune donnée scientifique solide n’était venue contrer sa démonstration. Toutes les attaques convergèrent sur sa personne, son âge, sa qualification de pneumologue et non de cardiologue, etc…

La communauté médicale française vit survenir la même année la publication d’une étude (baptisée EVANS) et signée notamment des Professeurs Danchin et Puymirat, dont les liens d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques étaient avoués par les professeurs eux-mêmes. Cette étude se résumait à rapporter les données d’environ 140 questionnaires simplistes (sans validation scientifique) enregistrés dans leurs salles d’attentes et qui les autorisent de prévoir que la sortie du livre de Philippe Even allait générer 4992 évènements cardiovasculaires majeurs supplémentaires en France dont 1159 décès par an du fait de l’interruption par certains patients de leurs statines anti-cholestérol…

Cette étude fut officialisée par une parution dans une obscure revue intitulée Archives of Cardiovascular Disease dont les éditeurs sont des proches de nos deux professeurs.

Survient durant l’été 2016 une étude dirigée par le Pr Moore de l’INSERM U1219, s’attachant encore à calculer les conséquences de la sortie en librairie de l’ouvrage de Philippe Even et des controverses qui suivirent. Après avoir conclu que ce livre avait généré une augmentation de 50% des arrêts de traitements par statines en 2013 par rapport aux années 2011 et 2012, ils calculent que l’extrapolation de leurs chiffres à l’ensemble de la population française avait dû entraîner entre 10.000 et 11.000 décès supplémentaires sur 9 mois de l’année 2013.

Nouveau tintamarre médiatique ! Les liens d’intérêts de l’équipe de Nicholas Moore avec les fabricants de statines sont également avoués sans scrupule. Le but à atteindre consistait évidemment à asséner une nouvelle preuve que toute controverse ou contestation à propos du cholestérol et des statines entraîne inévitablement des catastrophes sanitaires majeures.

S’agissant des résultats du Pr. Moore et de son équipe, qu’en dire ? Simplement qu’ils sont aisément vérifiables puisque les chiffres de mortalité pour l’année 2013 sont maintenant connus, publiés par l’INSEE après validation par l’INSERM. Ci-dessous un tableau simplifié des données de l’INSEE que chacun peut vérifier via Internet.

S’il était attendu que la mortalité totale (c’est-à-dire tous les décès, quel que soit la cause) fluctue d’une année sur l’autre et augmente régulièrement du fait de la croissance et du vieillissement de la population française, on ne note aucune augmentation anormale en 2013; bien au contraire, puisque ce chiffre est en diminution par rapport à 2012. La mortalité cardio-vasculaire totale (AVC + infarctus mortels pour simplifier) est en baisse indiscutable en 2013 par rapport à 2012 ; et aussi par rapport à la moyenne des quatre années précédentes : 141.500 contre 138.900 en 2013. La mortalité cérébrovasculaire (les AVC en simplifiant) est stable sur les cinq ans.

On rappelle, avec courtoisie, les chiffres avancés par les amis des statines en 2006 lors de la publication de l’étude SPARCL, annonçant qu’un traitement par atorvastatine 80 réduisait de 40% environ le risque de récidive d’AVC létal. Les patients ayant cessé leurs traitements par statine (à cause de la controverse suscitée) après un AVC auraient logiquement dû souffrir d’un excès de mortalité en 2013 (et ces chiffres auraient dû apparaitre dans les données de l’INSEE) ; à condition toutefois que les données de SPARCL soient réalistes. Les chiffres de l’INSEE en 2013 ne semblent pas (restons prudents) confirmer les résultats de SPARCL. Enfin la mortalité par infarctus du myocarde ne montre aucune flambée particulière comme attendue (ou espérée) par l’équipe du Pr Moore en cette année 2013, puisque le nombre d’infarctus mortel est non seulement moindre qu’en 2012 mais aussi nettement moindre que celle de la moyenne des quatre années précédentes (35.200 contre 33.400 en 2013).

Tout observateur objectif pourra conclure que les noires prédictions des Professeurs parisiens et bordelais n’étaient pas fondées. Mieux, il semble que les arrêts des traitements par statine puissent avoir des effets bénéfiques, au moins en termes de mortalité, ce qui est loin d’être négligeable :moins 1500 à 2000 décès après arrêt des statines… Les accusations portées contre le Pr Even n’étaient donc pas fondées ; elles étaient malfaisantes et témoignaient peut-être de liens trop étroits de ces universitaires avec le monde commercial. L’heure d’une réévaluation objective et sereine des théories stipulant que le cholestérol bouche les artères et que baisser le cholestérol peut être salvateur est venue. Cette réévaluation doit être confiée à de vrais experts vraiment indépendants de l’industrie pharmaceutique. Enfin, il faut rappeler que dans les sciences (y compris médicales), les controverses sont salutaires et sources de progrès. Il faut les encourager ; et il faut protéger les initiateurs de controverses (lanceurs d’alerte et autres), quand elles sont légitimes, comme le montre celles sur les statines et le cholestérol.

Collège des médecins de l’AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante et Bienveillante)"

Pour en savoir plus :

Si vous, ou l'un de vos proches, êtes concernés, n'hésitez surtout pas à en discuter avec le médecin, d'autant que les effets secondaires sont nombreux en général.

AIMSIB : association de médecins et de patients

Une nouvelle association, qui regroupe patients et médecins, et autres professionnels, est née. L'AIMSIB : Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante, et Bienveillante. 

Tout est contenu dans l'intitulé. Je pourrai écrire longtemps sur l'intérêt d'une telle association, mais le mieux est d'aller voir le site dédié, et les déjà nombreux articles : http://aimsib.org/wordpress/

La réunion inaugurale aura lieu le 30 mai. La salle est restreinte, tout le monde ne pourra pas y aller, c'est réservé en priorité aux adhérents, et cette jounée sera riche, avec beaucoup d'intervenants de qualité. 

Des membres de l'association feront certainement un compte-rendu détaillé, mais je viendrai ici faire un compte rendu résumé de ce que j'aurai pu entendre. C'est avec à la fois beaucoup de plaisir et d'impatience que j'ai adhéré.

A titre d'exemple, dans les thèmes qui devraient être abordés le 30 mai, le Dr de Lorgeril sera présent, il est à l'initiative de tout ça ; Le Dr Angles devrait évoquer le régime Seignalet, ou une alimentation très très proche, le Dr Schwartz interviendra sur les recherches en cours sur le cancer, et il y aura bien d'autres interventions tout aussi prenantes.  

Des thèmes passionnants bien sûrs, avec des résultats maintes fois constatés, de façon scientifique ou plus empirique selon les cas, déjà abordés par exemple ici : Cancers, et euros

L'association est surtout née grâce au dr de Lorgeril, et à la volonté de patients et d'autres médecins. Vous trouverez beaucoup d'informations utiles sur son blog : http://michel.delorgeril.info/

Et pour les personnes qui ne l'ont pas encore regardée, penchez vous sur cette pétition, et signez là si vous êtes convaincus : Pétition sur les anticholestérols, il sera aussi question de cette pétition le 30 mai. Même si vous ne pouvez venir le 30 mai, c'est un bon moyen d'agir, d'appuyer une demande pour que les choses bougent. 

A bientôt pour d'autres billets, puis pour un résumé de cette journée.

Des reins solides pour 2016

Très bonne année 2016 pour les lectrices et lecteurs de ce site.

L'expression "avoir les reins solides" correspond à une notion de résistance, et capacité à faire face. C'est une expression de la vie courante ... mais c'est aussi le souhait de nombreux patients qui ont des problèmes de reins. Patients qui aimeraient bien "consolider" leur fonction rénale. Ce rôle de filtre permanent de notre sang, qui permet de laisser partir les substances indésirables, de garder les bonnes, de modifier leur concentration, ou encore de contribuer à gérer la tension artérielle.

J'invite aussi les professionnels de santé qui lisent cette page à prendre connaissance des liens donnés vers des études cliniques, ou des commentaires d'études cliniques. 

 

Comment faire face à une majorité des problèmes rénaux?

Principales atteintes des reins

Les atteintes aux reins sont surtout de trois types. Les atteintes provoquées par :

  •  des xénobiotiques, c'est à dire des molécules étrangères à notre corps,
  •  des maladies auto immunes qui s'attaquent spécifiquement aux reins : maladie de Berger, ou à plusieurs organes, dont les reins : par ex. Lupus érythémateux disséminé,
  • d'autres maladies. Au premier rang desquelles les diabètes de type 2 et de type 1. Ou encore des problèmes cardio vasculaires, notamment l'hypertension, mais aussi l'insuffisance cardiaque.

Les causes plus rares (par exemple intoxications par certains champignons - surtout une des espèces de Cortinaire - pouvant être fatales) ne sont pas abordées ici.

 

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Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite

La maladie de Behcet n'est pas un nom de maladie très connu, mis à part dans quelques épisodes du Dr House, ou pour les gens chez qui cette maladie est suspectée, et bien sûr ceux pour qui le diagnostic est confirmé.

La maladie de Behcet est parfois de diagnostic difficile, car les atteintes concernent plusieurs tissus, les atteintes multiples peuvent être différées, un des symptômes classiques peut manquer, le médecin peut penser que cette maladie est surtout méditerranéenne, et donc ne pas concerner une personne si elle vient d'ailleurs, etc.*

Pour plus de détail : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Beh%C3%A7et

Les aphtes nombreux et récurrents sont un des moyens de diagnostic.

Elle est classée parmi les vascularites : atteintes pathologiques des vaisseaux sanguins. Vascularites

Il existe plusieurs sortes de vascularites, et celles pour lesquelles le régime Seignalet a été essayé y semblent très sensibles : l'alimentation Seignalet permet de mettre en rémission la plupart des symptômes, sur du très long terme (cf. texte et vidéo dans le lien précédent).

Et pour la maladie de Behcet ? Le Dr Seignalet faisait état de rémissions parfois spectaculaires.

Un nouveau témoignage vient le confirmer : http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/behcet-2-ans-apres-t20845.html

Rémission qui dure depuis deux ans grâce à l'alimentation Seignalet. 

Si vous êtes atteint de la maladie de Behcet, et quelque soit votre traitement en cours, essayez cette alimentation, vous avez tout à gagner. C'est la même chose pour les autres vascularites.

Il faut garder son traitement médical dans un premier temps. Quand le régime permet de bien diminuer les symptômes, revoyez la posologie du traitement avec votre médecin. 

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Honnêteté en sciences

Aujourd'hui, deux thèmes qui ne semblent pas avoir de rapports, mais pourtant très liés par la notion d'honnêteté en sciences médicales.

Tout d'abord, ce bouveau billet du Dr de Lorgeril : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/la-confession-du-professeur-sir-rory-collins

En résumé, un des scientifiques les plus fervents défenseurs des statines, le britannique "Sir Rory Collins", référence pour de nombreux scientifiques et médecins dans le monde, dont nos médecins à nous, avoue qu'il a sous-estimé plusieurs effets secondaires de ces médicaments. Lire aussi les commentaires à la suite de l'article, notamment ceux du Dr de Lorgeril. 

Les marchés financiers surtout dans le domaine du médicament, et les autorités médicales sûrement aussi, s'agitent beaucoup dans l'attente d'un nouvel anticholestérol injectable, qui devrait coûter cher. Les mêmes personnes qui ont encensé, parfois imposé, la prise de statines pendant à peu près deux décennies, en niant la plupart des effets secondaires, dont la création de nouveaux diabétiques de type 2 Résumé d'études cliniques, Statines = diabètes commencent à les critiquer .... parce qu'il y a quelque chose de plus récent et de plus .... vendeur. Quelle est l'efficacité médicale de ces nouvelles molécules ? Les "anti-PSK9" : pas suffisamment d'infos à ce jour, mais les expériences de ces deux dernières décennies avec les autres anticholestérol incitent à beaucoup de prudence. 

Pouquoi parler de marché financier ici ? Il n'y a qu'à regarder les articles existants. Exemple : http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=0202368350627. "Miracle des statines .... " "... marché évalué à 10 milliards de dollars ...". Ces milliards de dollars correspondent à des dizaines de milliers de patients dont on espère qu'ils prendront très consciencieusement cette nouvelle molécule, qu'elle soit payée de leur poche ou grâce à la sécurité sociale, selon les pays.

Jusqu'à présent, quelques leaders d'opinion bien placés, très repris dans les médias, ont réussi à faire croire que les anticholestérol existant  (fibrates, statines, etc.) étaient formifdables, sauvaient pleins de vie, etc.  Ce qui s'avère faux. Il faudra être très méfiant aussi avec ces futurs anticholestérols. 

L'histoire peut avoir tendance à se répéter : il a fallu très très longtemps pour que les effets secondaires des statines soient reconnus, encore plus longtemps pour qu'ils le soient correctement, et très longtemps pour que leur efficacité réelle soit questionnée, en France, surtout grâce au Dr de Lorgeril.

MISE A JOUR :  La revue diabetologia a publié l'article suivant : "Increased risk of diabetes with statin treatment is associated with impaired insulin sensitivity and insulin secretion : a  year follo-up study of the METSIM cohort" - Henna Cedeberg et al, received 8 October 2014, accepted 30 january 2015.

Je traduis le résumé :

8749 hommes non diabétiques, agés de 45 à 73 ans, ont été suivis pendant 5,9 années. De nouveaux diabètes (de type 2) ont été diagnostiqués selon les standards de l'OGTT, HbA1c > ou = à 65 % ou médication pour baisser le glucose commencée durant ce suivi de 5,9 ans. La sensibilité à l'isuline et la sécrétion d'inculine ont été évaluées avec les indices de l'OGTT.

Résultats

Les participants taités par statine (2142 hommes) avaient un risque de développer un diabète de type 2 accru de 46 %.

Le risque était dose-dépendant pour la simvastatine et l'atorvastatine.  Ce traitement a significativement augmenté les tests (en résumé, tests qui mesurent l'augmentation du glucose dans le sang après ingestion, qui font parti des tests pour déclarer une personne diabétique de type 2). la sensibilté à l'insuline a baissé de 24 %, et la secrétion d'insuline a augmenté de 12 % chez les individus traités par statine, comparé aux individus sans traitement par statine. (...)

Conclusion/interprétation : Le traitement par statine augmente le risque de diabète de type 2 de 46 %, ce qui est attibuable à la baisse de la sensibilité à l'insuline et de la secrétion d'insuline. "

Bref, omissions, incompétence sceintifique, mensonges, profils commerciaux des camapgnes d'information sur ces médicaments, ... Urgent pour toutes les personnes concernées de demander des précisions à leur médecin, et de s'assurer qu'il est sûr de ce qu'il fait.

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