obésité

Obésité : causes principales et moyens d'action

Je parle dans ce billet surtout d'obésité quand elle devient gênante. La gêne physiologique ou psychologique liée à l'obésité dépend de chaque personne.

Des modèles alimentaires simples, éprouvés depuis des centaines d'années sont rappelés dans le billet. Ils constituent des repères faciles pour équilibrer les quantités alimentaires sans se lancer dans de savants calculs.

Enfin, dans certains cas l'obésité pourrait être ... protectrice pour la santé !

 

D'où vient l'obésité ?

J'ai pu participer à des prises en charge de personnes atteintes d'obésité, surtout en tant que stagiaire / diététique en hôpital ou en centre spécialisé pour l'obésité et les troubles alimentaires des adolescents. J'ai aussi discuté de ce sujet avec plusieurs professionnels de santé.

 

Trois causes d'obésité reviennent de façon récurrente :

- les traumatismes surtout infantiles. Un traumatisme peut-être un viol, ou tout autre évènement qui peut être vécu comme traumatique par l'enfant. Je n'ai pas de chiffre à proposer mais ce genre de cas de figure est fréquent. Je l'ai constaté souvent et plusieurs professionnels intervenant dans ce domaine du traitement de l'obésité m'ont confié la même chose. Plusieurs publications ont aussi été réalisées sur ce sujet. C'est une voire la cause majeure des obésités morbides. Tous les obèses ne sont pas traumatisés. Tous les traumatisés ne deviennent pas obèses. Mais c'est une des causes que le patient et ses soignants devraient rechercher systématiquement, car parfois les traumatismes sont refoulés.

Voir par exemple cette synthèse : https://liguecontrelobesite.org/actualite/les-adolescentes-victimes-de-harcelement-sexuel-peuvent-developper-une-obesite-plus-tard-dans-la-vie/

- la pauvreté ou le sentiment d'inégalité. Dans ces cas de figure les surplus de nourriture peuvent être un moyen de défense psychologique comme dans le cas précédent. Et / ou le manque de moyens pousse à ne consommer que des aliments industriels hyper simplifiés riches en calories dites vides : beaucoup de glucides par exemple mais pas de vitamines de minéraux ni de fibres pour les accompagner.

https://www.inegalites.fr/Obesite-et-milieux-sociaux

- les causes médicamenteuses. C'est plus rare mais cela arrive tout de même régulièrement : traitements hormonaux précoces pour les enfants, traitements "assommants" pour les patients limitant leurs activités physiques, traitements perturbant gravement les fonctions musculaires des patients (par exemple des molécules anti-cholestérol).

Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

 

Les autres causes : facteurs culturels, génétiques, déséquilibres hormonaux ou bien d'autres existent aussi.

Il y a un énorme marché médicamenteux potentiel pour les causes supposées génétiques ou les déséquilibres hormonaux. Toutes ces données sont donc sujettes à caution en raison des motivations commerciales pour vendre des traitements. Cela peut pousser à bâcler les études et faire autoriser n'importe quoi. A titre d'exemple un médicament anti-obésité pourtant autorisé avait été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait : https://www.doctissimo.fr/html/nutrition/poids/articles/12811-acomplia-retrait-marche.htm

 

Les facteurs culturels se voient par exemple quand la prévalence de l'obésité est très forte en un lieu donné : cela est connu en divers endroits du monde ou, en France, par des différences selon les région, cf. carte en fin de ce lien : https://www.ouest-france.fr/sante/obesite-le-poids-des-inegalites-sociales-4582698.

Une partie des facteurs dits génétiques sont de fait  culturels. Toute une lignée familiale peut être obèse sur plusieurs générations en raison des modèles alimentaires qui sont transmis dès la prime enfance, plutôt qu'en raison de la génétique.

 

Les vecteurs qui nous rendent obèses

Quand les causes de l'obésité sont sociales ou psychologiques il faut tout de même un vecteur pour les transformer en stockage de graisse dans nos cellules spécialisées.

Quels sont les principaux vecteurs d'obésité parmi les aliments ?

Le gras : souvent un faux coupable

Manger trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais est-ce ce "diable" culinaire tant décrit ?

La diabolisation du gras (des lipides) pour l'obésité vient à la base d'un constat purement chimique dans des conditions de laboratoire : 1 gramme de gras délivre environ deux fois plus d'énergie (mesurée en calories ou bien en Joules) qu'un gramme de glucides ou de protéines.

Toute cette masse d'énergie doit être dépensée ou stockée. Beaucoup de professionnels en nutrition (chercheurs, médecins, diététiciens) pensent donc que le gras consommé en excès est stocké dans notre corps, sous forme de gras justement. 

Néanmoins les molécules de gras jouent une quantité phénoménale de rôles dans notre corps.

Chacune de nos cellules est entourée d'une membrane très riche en gras et en cholestérol. C'est surtout la qualité de ce gras, de ces lipides, qui est importante. Les acides gras dits saturés (en gros ceux liés aux origines animales ainsi que ceux présents dans l'huile de palme ou de coco) et les omégas 6 - chacun liés à une hausse de la mortalité cardiovasculaire quand ils sont en excès - devraient être non pas supprimés mais limités tandis que les omégas 3 devraient être favorisés. Diminuer le cholestérol dans l'alimentation est une ineptie : notre corps a besoin de cholestérol. Le cerveau est un des premiers organes à souffrir en cas de manque de cholestérol. Ces besoins en corps gras sont encore plus forts pour tout notre système nerveux.

En conclusion : beaucoup trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais le gras se stocke d'autant plus facilement qu'il n'est pas adapté à notre fonctionnement corporel optimal.

Avant de réduire sa consommation de gras le plus important est de privilégier les bonnes graisses pour que votre corps soit au top de son fonctionnement.

L'énergie qui va être libérée par 100g de gras peut être investie en partie dans des réactions du métabolisme, très nombreuses pour les molécules de gras. Dans ces cas elle ne sera pas stockée mais transformée en chaleur ou en liaisons énergétiques ou en réactions enzymatiques, etc.

Elle ne se stockera que quand ces réactions auront eu lieu, et que le corps a assez de réserves pour renouveler les membranes cellulaires ou produire des hormones sexuelles ou renouveler les gaines de notre système nerveux ou alors quand ces molécules de gras ne sont pas adaptées à notre métabolisme et que le corps ne peut que les emmagasiner dans les adipocytes (cellules spécialisées dans le stockage du gras).

Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle (voir plus loin).

Il existe un autre modèle alimentaire appelé régime cétogène. En médecine classique il est appliqué surtout chez des enfants pour certaines formes d'épilepsie. La quantité de glucides y est extrêmement basse, mais non nulle, tandis que la quantité de lipides est très élevée. En médecines alternatives il est appliqué pour de nombreuses pathologies. J'ai tendance à le déconseiller quand il est poussé (notre corps a tout de même besoin de glucides, même si c'est en quantités modérées, et nos capacités enzymatiques à digérer toutes ces matières grasses ne sont pas illimitées). Ou bien certains produits surconsommés par exemple les produits laitiers peuvent être à l'origine d'autres pathologies Régime cétogène pour le DT1 ?. Je cite ce régime cétogène juste car les personnes que j'ai pu croiser avec une telle alimentation étaient en général très minces.

En conclusion : de forts apports de gras non accompagnés de sucres ne sont donc pas toujours synonymes de surpoids, loin de là.

Beaucoup de personnes peuvent dire "j'ai mangé trop gras" aujourd'hui par exemple après avoir mangé des pâtisseries. Ce qui caractérise ces pâtisseries c'est tout de même leur énorme teneur en sucres.

Le sucré : coupable idéal ?

Les cas de forts surpoids et d'obésité sont souvent liés à des apports conséquents en glucides, surtout en sucres. Les pâtisseries sont un bon exemple. Une des contributions majeures est la consommation de boissons sucrées, au premier rang desquels les sodas. Quand vous lisez sur une canette de 33 cl "35 g de sucre" c'est l'équivalent de 7 morceaux de sucre blanc classique. Le contrôle de la quantité de sucre dans notre sang est un rouage d'une extrême finesse et d'une grande complexité pour aboutir à une glycémie moyenne qui varie très peu.

Les abus finissent par se stocker quelque part. Et / ou par "gripper" l'ensemble de notre machine corporelle.

Revenir à une consommation modérée en glucides semble prioritaire par rapport à la diminution du gras, contrairement à ce qui est souvent dit ou écrit.

Si vous ne le faites pas pour l'obésité, réduisez votre consommation de sodas pour votre santé : Trop de Sodas = Diabètes ; Encore les sodas.

Que faire pour mincir durablement ?

Programmes minceurs : ça marche ?

Plusieurs publications ont montré que les kilos perdus avaient tendance à revenir.

Ceci étant j'ai croisé quelques personnes qui paraissent avoir perdu du poids de façon durable. Les méthodes suivies paraissaient pourtant différentes. Un point commun revenait souvent: le suivi régulier dont ont bénéficié ces patients-là. Cela relevait parfois d'un quasi coaching hebdomadaire. Ce genre d'approche est souvent onéreux, mais permet à la personne d'être réellement prise en charge, d'être en quelque sorte "portée" par un soignant ou une équipe en vrai ou par l'intermédiaire du net. Plus que telle ou telle méthode (aliments, compléments, mouvements, lasers, etc.), c'est le suivi régulier qui semble fonctionner sur la durée pour une perte de poids. Cela concerne hélas surtout les personnes avec un fort budget.

Autres suivis possibles

Quand on n'a pas les moyens de se payer un suivi régulier, comment faire ?

On peut passer par des visites des diététiciens dans les hôpitaux. C'est pris en charge par la sécurité sociale. Contrairement aux diététiciens en cabinets libéraux.

Diminuer la taille de l'assiette

Une personne ayant vécu aux Etats-Unis quelques mois avait réalisé que les quantités moyennes servies par repas étaient élevées. Elle avait rapidement pris du poids. La solution était de .. prendre des assiettes plus petites ! Des auteurs ont depuis développé ce concept. Les déplacements pour la moindre course possibles uniquement en voiture était une des autres causes de prise massive de poids dans de nombreux états des USA. Cf § Activité physique.

Les modèles alimentaires inspirants

J'en cite deux qui ont fait leurs preuves santé au fil des siècles. Ce ne sont pas des alimentations pensées pour mincir. Mais ce sont des modèles alimentaires favorables à la santé. Et qui permettent d'équilibrer les apports alimentaires.

Alimentation dite méditerranéenne : elle est détaillée dans le lien qui suit.

Alimentation japonaise : je cite souvent dans ce blog l'alimentation Seignalet. Elle se rapproche beaucoup de l'alimentation japonaise traditionnelle. L'alimentation Seignalet a en outre de très bons résultats pour plusieurs pathologies. Alimentations qui marchent

La logique générale avec l'une ou l'autre de ces approches est : améliorer sa santé par un changement d'alimentation puis, dans un second temps, profiter de l'amincissement qui s'en suit naturellement au bout d'un délai variable. S'occuper de la qualité avant la quantité.

Activité physique

Nos corps sont construits et prévus pour bouger régulièrement, à différentes vitesses, intensités, dans différentes positions. Le manque d'activité peut contribuer à la prise de poids. L'activité régulière peut contribuer à redessiner progressivement la silhouette dans un premier temps, puis à la perte de poids dans un second temps.

Là encore une activité régulière pratiquée pour le plaisir et/ou la santé et/ou la vie sexuelle, souvent améliorée avec la pratique sportive, pourra avoir comme "effet secondaire" une perte de poids à long terme.

En cas de manque d'inspiration ou de douleurs chroniques, la marche régulière paraît être un bon compromis. L'été les marches longues dans l'eau en bord de mer peuvent permettre à des personnes de réaliser des efforts importants en limitant les éventuelles douleurs.

Pendant un confinement ? Innover est la seule solution. Profiter au maximum de son heure d'activité physique par exemple. Faire des mouvements d'assouplissement chez soi qui libéreront plus facilement le corps pour enchaîner plus tard avec une activité physique plus soutenue.

Obésité et covid-19

L'obésité a souvent été traitée dans les médias en raison de la crise liée au Covid-19. Des informations récentes ont abouti à une hypothèse ; certaines formes d'obésité, celles liées à la "maladie du foie gras", seraient beaucoup plus reliées aux effets négatifs du covid-19 que les autres formes d'obésité.

https://liguecontrelobesite.org/actualite/covid-19-lobesite-et-la-maladie-du-foie-gras-augmentent-la-vulnerabilite-des-patients/

https://www.journal-of-hepatology.eu/article/S0168-8278(20)33671-0/fulltext

Encore une fois les deux méthodes alimentaires les plus souvent citées dans ce site : alimentation méditerranéenne et alimentation Seignalet sont parmi les plus susceptibles de diminuer cette "maladie du foie gras". Cela n'est pas une preuve d'efficacité contre le covid-19, car aucune étude d'intervention de ce type n'a été réalisée, c'est un indice complémentaire de l'intérêt de l'une ou l'autre de ces alimentations pour amoindrir une des causes de fragilité face à une infection.

Notre foie est au coeur d'un nombre incroyable de réactions métaboliques dans notre corps. Lui offrir une alimentation adaptée et limiter toutes les substances qui attaquent le foie est un des meilleurs cadeaux que l'on puisse se faire. Pour la santé comme pour notre poids.

Compter ses calories ?

Cela peut aider pour toutes les personnes qui ont perdu leurs repères alimentaires. Quand on compare par exemple le nombre de calories présentes dans un entremets et le nombre de calories réellement dépensées lors d'une activité sportive, on réalise qu'il faudrait beaucoup, beaucoup de sport pour dépenser les calories ingurgitées. Néanmoins ce décompte devient vite fastidieux. Les alimentations proposées ici : méditerranéenne ou Seignalet permettent de disposer d'un modèle qui aboutit de toutes façons à une diminution des calories ingurgitées même s'il vise d'abord la qualité de ces apports, sans devoir peser ses repas.

Obésité protectrice

Une analyse des données existantes a été réalisée en août 2020. Elle montre qu'un IMC élevé pourrait être protecteur chez les personnes de plus de 65 ans. Les auteurs suggèrent de redéfinir les niveaux d'IMC (Indice de Masse Corporelle) à atteindre pour ces populations là.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/obr.13035

Ces données restent à confirmer. Ceci étant, le gras dans l'organisme est à la base de plusieurs filières de protection contre les agents pathogènes extérieurs. Il est donc logique qu'un surpoids permette aux organismes de mieux se défendre contre des infections. De plus quand des réserves de graisse sont présentes le corps va moins puiser dans les réserves des autres constituants. Ce sont des pistes d'explication en attendant des travaux plus complets.

On a vu qu'obésité et comorbidités étaient pourtant délétères dans le cas d'infection au Covid-19. Une fourchette d'IMC idéale pour les personnes âgées reste donc à définir tout en restant souple tant les paramètres en jeu sont nombreux. Cela pourrait dépendre entres autres des pathologies présentes.

Encore une fois les alimentations déjà cités, méditerranéenne traditionnelle ou japonaise traditionnelle, à laquelle ressemble beaucoup le régime Seignalet, permettent de limiter la gravité de plusieurs pathologies. C'est d'abord la qualité de la nourriture qu'il faudrait changer avant de modifier les quantités dans un sens ou dans un autre.

LE repas qui fait grossir ?

La notion : petit déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant est de plus en plus abandonnée.

De fait la faim et les besoins dans la journée sont très différents selon les personnes et les moments de la vie. Plusieurs personnes ont remarqué un repas qui les fait grossir en particulier. Pour moi c'est clairement le petit-déjeuner qui me fait prendre du poids ou me permet de mincir plus rapidement quand je l'allège un peu. Les autres repas n'ont pas le même niveau d'influence. Pour d'autres il s'agit peut être du déjeuner, du dîner ou d'une collation. Je n'encourage pas à manger n'importe comment aux autres repas. Simplement, chez certaines personnes les efforts ciblés sur les quantités d'un repas précis seront plus faciles et plus efficaces pour amorcer une régulation du poids.

Certains enfants et ados ont quand même réellement besoin d'un petit quelque chose le matin pour ne pas être affamé à 11 h. C'est vraiment à voir au cas par cas selon les réactions corporelles de chacun.

Opérations de l'estomac

C'est une démarche très particulière qui ne devrait être réservée qu'à une infime partie des personnes obèses. C'est d'ailleurs souvent le cas. Les volontaires passent par une batterie de consultations avec des spécialistes différents avant que l'opération soit réalisée. A l'issue de l'opération le régime alimentaire est pendant un temps assez long beaucoup plus drastique qu'un régime pour perdre du poids, le temps que les portions du tube digestifs touchées cicatrisent.

La personne peut aussi être très perturbée psychologiquement par sa transformation physique rapide.

C'est loin d'être une solution miracle.

Hypnose ?

Une praticienne m'a vanté sa méthode d'hypnose qui induirait une sorte d'anneau gastrique virtuel dans l'inconscient. Ce qui amènerait à une perte de poids presque équivalente à celle suivant une opération. L'idée paraît bonne mais faute d'études indépendantes poussées sur le sujet et en raison de l'investissement financier que cela représente je reste à ce jour très prudent sur ce genre d'approche.

 

Conclusion provisoire sur l'obésité

En premier lieu :

Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

 

En second lieu :

Améliorer la qualité des repas avant les quantités permet déjà d'amorcer un solide changement alimentaire. Une perte de poids peut s'ensuivre comme une sorte d'effet secondaire bénéfique.

Limiter les glucides paraît être plus important que limiter le gras. Limiter ou supprimer les sodas devrait être le premier pas aussi bien pour la santé que pour le poids.

Pour le gras la qualité est beaucoup plus importante que la quantité. Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle, ainsi qu'une bonne répartition des autres composants.

L'alimentation Seignalet souvent citée ici pour lutter contre plusieurs pathologies est très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle.

Au delà de 65 ans le surpoids ou l'obésité pourraient même être protecteurs dans certains cas de figure.

Les deux modèles alimentaires cités sont décrits ici : Alimentations qui marchent

Enfin un médicament anti obésité a déjà été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait. Mieux vaut ne pas attendre de médicament miracle.

Cette conclusion est provisoire car ce domaine semble vraiment complexe.

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Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie

Résumé

Plusieurs pathologies font l'objet d'un dossier et d'un article dans la revue bimensuelle Sport et Vie, numéro de mars - avril 2017. Leur contenu est très rapidement rappelé dans ce billet, puis commenté. J'en profite pour citer des pistes de solution, pour plusieurs de ces 10  pathologies, surtout par le biais de l'alimentation, non mentionnées par la revue.

Ce billet est dense, et découpé par pathologies ou par thèmes. N'hésitez pas si vous êtes pressés, à ne lire que le chapitre qui vous concerne, et la conclusion, ainsi qu'à regarder la vidéo sur les pathologies cardio-vasculaires. Il y a de quoi gagner pas mal d'années de vie en bonne santé avec toutes ces infos. Sceptiques ? Je vous encourage à vérifier de votre côté tout ce qui est écrit ou dit dans la vidéo jointe

Le bimensuel Sport & Vie traite depuis longtemps de la physiologie du sport, des caractéristiques mécaniques humaines, de l'entraînement, des méfaits du dopage, de la psychologie des sportif(ve)s, de la médecine liée au sport, des rapports entre Sport et arts (littérature souvent, cinéma, ..). Le propos est souvent élargi à des questions de société qui débordent le seul cadre sportif. Que l'on soit d'accord ou pas avec le contenu des articles, c'est passionnant. Ps : je n'ai aucun intérêt dans cette revue, ni dans les ouvrages cités ici !

Ce magazine est surtout lu je crois par des sportifs, des étudiant(e)s en STAPS, des entraîneur(se)s, des médecins du sport, des kinésithérapeutes, des ostéopathes, des chercheur(se)s dans ces domaines, et plus généralement par des passionnés, ou par des curieux comme moi.

Le dernier numéro (161, mars-avril 2017, http://www.sport-et-vie.com/numero-161/malediction-yips.4664.php) traite de deux grands sujets abordés de multiples fois sur ce blog : le phénomène de la glycation, et dans un article intitulé " Les travaux d'Esculape" les problèmes posés par des médicaments destinés à des pathologies très répandues. Je rebondis sur tous ces articles, car ils concernent des sujets souvent traités ici. 

Commentaires du dossier "Les travaux d'Esculape".

C'est une somme de mini-articles condensés, de l'ordre d'une demi page à chaque fois, qui présentent des résumés sur chacune des pathologies et sur les effets secondaires des traitements présentés un temps comme miraculeux pour chacune de ces maladies. 

1) L'obésité 

L'article rapporte les errements des industries pharmaceutiques qui cherchent des molécules miracles, avec jusqu'ici des échecs retentissants, parfois avec de très nombreux morts à la clé (Mediator, ... ).

L'obésité peut être un grave problème de santé, mais parfois, un surpoids ou une obésité modérée ne l'est pas, du moment que la personne effectue des activités physiques régulières, et suit une alimentation saine. Ce sujet a fait l'objet de très nombreuses discussions scientifiques, il est intéressant d'en parler avec votre médecin si vous êtes concernés. 

Pour les personnes qui souhaitent mincir réellement, et qui ont souffert des régimes yoyo, je rappelle l'interview récente d'une diététicienne, qui applique des méthodes originales, non privatives, et qui paraissent efficaces sur du long terme : Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

2) Le diabète

L'article ne distingue pas les diabètes de type 1 et 2 (dits DT1 et DT2) qui ne se gèrent pas de la même façon. Les avancées technologiques qui permettent de mieux gérer les DT1, parfois impressionnantes (en tant que DT1, j'en bénéficie au quotidien), sont mises en avant. Elles ne restent "que" des moyens de plus en plus perfectionnés d'administrer et suivre le traitement par insuline, comme dans les années 1920, tout en surveillant mieux sa glycémie.

La compréhension du déclenchement de la maladie est plus difficile, mais pourrait permettre de diminuer le nombre de nouveaux cas. Le DT1 est considéré comme une maladie irréversible. Pourtant, des recherches menées par des médecins ont montré que cette vérité n'est pas toujours immuable, si la prise en charge alimentaire est immédiate : Régime cétogène pour le DT1 ?  Ne pas se laisser tromper par le titre, c'est surtout l'éviction totale de gluten dès le diagnostic, et probablement aussi de produits laitiers, qui ont permis de stopper le déclenchement du DT1 dans deux cas publiés dans la littérature scientifique.

Deux est un très petit nombre ; mais c'est énorme et très signifiant d'un point de vue scientifique pour une maladie dite irréversible, d'autant plus quand ce résultat correspond à ce qui avait été prédit par une théorie (à voir dans l'ouvrage du Dr Seignalet, "L'alimentation ou la troisième médecine"). 

Des recherches ont souligné que les diabètes de type 1 sont favorisés par d'autres composantes de l'environnement que l'alimentation : Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les causes du DT2 sont souvent communes mais des mécanismes différents : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires.

On est ici très loin de la recherche de pointe sur telle ou telle cytokine, sur telle ou telle composante des lymphocytes T, ou encore sur des médiateurs de l'inflammation. Tous ces éléments, et bien d'autres du corps humain, jouent un rôle crucial, mais ce qui est important, c'est la relation entre mode de vie et déclenchement du DT1, et du DT2 (cf. aussi le chapitre suivant sur le cholestérol pour le DT2).

Il serait intéressant que la recherche, y compris interventionnelle (changement de régime alimentaire dès la découverte du DT1, mise à l'abri, dans la mesure du possible, des zones très polluées) se recentre sur ces questions majeures. 

A voir aussi les commentaires plus bas sur la glycation. 

3) Le cholestérol 

L'article rappelle le reportage diffusé récemment sur Arte "Cholestérol, le grand bluff", toujours a priori disponible sur le net. Deux médecins y sont cités dans leur lutte contre ce mythe du "cholestérol coupable" : les Dr de Lorgeril et Ranskov. 

Ces deux médecins font partie de l'association "AIMSIB", dont la journée inaugurale a été résumée dans ces deux billets : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite. Ou publiée en vidéos ici : https://aimsib.org/2017/02/12/la-premiere-journee-lyonnaise-de-medecine-bienveillante-tout-est-en-ligne/.

A voir également sur ces sujets : "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes.

Pour résumer, que vous soyez une personne ayant réchappé à une crise cardiaque, ou une femme diabétique sans antécédents qui se voit prescrire des anticholestérols juste parce qu'elle approche la cinquantaine (cas malheureusement très fréquent), ou quelle que soit votre situation, renseignez vous sur les horreurs que sont souvent ces médicaments ou régimes anticholestérol, aussi bien que sur les facteurs du mode de vie réellement protecteurs. Je rappelle sur ces sujets deux liens que je cite souvent : https://www.cholesterol-statine.fr/ et http://michel.delorgeril.info/

4) Le tabagisme

Les auteurs rappellent les nombreux dégâts liés au tabac, des mécanismes possibles pour expliquer l'addiction et l'explosion de la consommation dans certains pays, mais aussi les catastrophes que furent deux traitements censés stopper ces addictions. Je n'ai pas grand chose à dire là-dessus, si ce n'est que les méthodes plus classiques (cigarette électronique, hypnose, etc.) sont à préférer pour diminuer ou stopper le tabac, plutôt que des médicaments douteux. 

5) L'asthme 

Les caractéristiques de la maladie sont résumées, et complétées par des passages sur l'asthme du sportif, et sur la question du dopage à l'aide de molécules prévues initialement pour lutter contre l'asthme. Il est difficile de distinguer l'asthme d'effort, réel chez beaucoup de sportifs, de l'asthme de complaisance pour se voir prescrire des molécules qui aident à la performance, au nez et à la barbe du contrôle anti-dopage. 

L'asthme est une des maladies qui répond le mieux au régime Seignalet : Asthme et Seignalet. Pourquoi cela n'est pas plus connu ? Parce qu'à ce jour, ces données ne sont pas considérées comme scientifiques, n'ayant pas fait l'objet d'une étude randomisée avec régimes alimentaires différents, dont celui-ci, pour des asthmatiques.

Une telle étude nécessiterait plusieurs conditions, non réunies :

- 800 000 euros environ (chiffrage qui date de 2 ans) pour une étude avec suffisamment de patients, avec trois bras (nom parfois utilisé pour les groupes de patients) avec alimentations différentes, une éducation thérapeutique commune initiale, une population réellement représentative des patients asthmatiques rencontrés par les médecins, etc.. (de fait ce type de recherche représentative n'est pas toujours la norme). Ce genre de montant n'est pas disponible à ce jour pour ce type de recherches. A ce sujet, une discussion avec des membres d'équipes décidant des budgets de recherche à l'échelle européenne peut devenir surréaliste, je caricature à peine (- vous devriez constituer un dossier de patients ayant amélioré de leur pathologie grâce à cette alimentation, avec une validation scientifique, pour qu'un essai clinique puisse être initié, et porté par un médecin ; - oui bien sûr, cela existe, mais ce sont des témoignages très nombreux et éparpillés, validés y compris par des médecins, mais cela ne suffit pas pour une reconnaissance scientifique. Le plus efficace serait de bâtir un essai clinique pour plusieurs des pathologies concernées ; - dans ce cas il faut présenter d'abord un dossier avec une validation scientifique initale ; - de type essai clinique ? - Oui. - mais c'est cela qui n'est pas fait et pour lequel il faudrait un financement, etc.) ; avec toutefois tout mon respect pour les personnes qui m'ont écouté, y compris de façon informelle, ces sujets sont parfois juste chassés d'un revers de main par d'autres responsables. 

- l'acceptation, pour le cas de l'asthme, (mais aussi de la BPCO, au-delà du rôle majeur et évident du tabac pour cette maladie plus mortelle que l'asthme), de tester l'idée que l'inflammation initiale de la muqueuse bronchique est déclenchée par des éléments venant du sang dans beaucoup de cas, à partir d'éléments issus de la digestion, hors phénomènes allergiques. Ca n'a l'air de rien, mais ça remet en cause le mécanisme connu actuel, la plupart des intervenants pensant que l'inflammation est liée à des facteurs externes en majorité, et que les liens avec l'alimentation concernent surtout des phénomènes allergiques. Et ne peuvent sortir de cette hypothèse de travail pour vérifier une autre. 

Pourtant, j'ai encore pu voir plusieurs témoignages de personnes ayant stoppé, ou beaucoup diminué, leurs crises d'asthme et les prises de médicaments associées, grâce à des régimes de ce type (il suffit de chercher les témoignages, nombreux). La recherche médicale a clairement un train de retard sur ce sujet, au détriment des patients. C'est un paradigme qui a du mal à bouger. 

6) La ménopause 

Les errements liés aux traitements hormonaux substitutifs passés, et leurs effets secondaires, sont analysés. La question de l'efficacité et de l'innocuité reste ouverte pour les traitements actuels, beaucoup moins dosés. 

Au sujet de la ménopause, je rappelle la tendance de médecins à vouloir traiter par anticholestérols, encore plus chez les femmes diabétiques, toutes celles qui s'approchent de la ménopause, ou qui ont déjà connu ce passage. L'augmentation, possible, du taux de cholestérol à ce moment de la vie est logique, naturelle, sans incidences sur la santé, et est très bien expliquée dans l'ouvrage présenté ici : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cancer/lhorrible-verite-sur-les-medicaments-anticholesterol

7 ) L'ostéoporose 

Les déboires, graves, liés à plusieurs médicaments censés lutter contre l'ostéoporose (Protelos, Fosamax) sont rappelés. Il est étonnant que l'activité physique, une des composantes majeures pour améliorer la solidité osseuse : Fragilité osseuse, causes et solutions, aussi bien que contre le risque de chute et de fracture du col du fémur, ne soit pas plus mise en avant dans cet article. 

Concernant l'ostéoporose, je rappelle les écrits du Dr Seignalet, qui avait soigné plusieurs patients atteints, avec son régime qui exclut entres autres les produits laitiers : Alimentations qui marchent

Pour aller plus loin, je conseille vivement la lecture des écrits du rhumatologue, le Dr Poinsignon, qui applique le régime Seignalet à ses patients : https://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_2?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=Jean-pierre+Poinsignon&rh=n%3A301061%2Ck%3AJean-pierre+Poinsignon et de l'ouvrage déjà cité "l'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol", qui évoque aussi les biphosphonates (molécules censées lutter contre l'ostéoporose). Un bon résumé est donné ici : http://docteurpoinsignon.over-blog.fr/ (post du 17 janvier 2016). Ou encore là : http://www.prevention-sante.eu/actus/osteoporose-densitometrie-traitements

Le Dr Poinsignon intervenait sur d'autres sujets lors d'une conférence en 2014, à laquelle j'avais pu assister, et où j'avais pu témoigner, son intervention était passionnante, en voici un compte-rendu : Résumé de la conférence du 4 octobre 2014

8) L'arthrose 

Après un rappel des caractéristiques de la maladie et des traitements, les effets secondaires nombreux, jusqu'à ceux ayant largement augmenté les décès par infarctus, sont décrits. 

Comme pour d'autres pathologies citées, le régime Seignalet fait souvent des miracles dans ces cas là, y compris pour des arthroses d'origine sportive, en restaurant les capacités du cartilage. Là encore, aucun essai clinique n'a été mis en place pour vérifier ce constat expérimental répété. Mais les témoignages abondent. Un des ouvrages les plus connus à ce sujet est : https://jacquelinelagace.net/livres/livre/. Une recherche rapide sur internet (moteur de recherche Lilo), me dirige rapidement vers un autre témoignage : http://www.principes-de-sante.com/reponses/temoignage-ma-solution-contre-l-arthrose. Dans les commentaires qui suivent, d'autres témoignages vont dans le même sens. Bref, même si votre docteur ne vous en parle pas, ou ne connaît pas, cela vaut largement le coup d'essayer, au plus tôt, cette modalité alimentaire. Si cela permet de limiter les douleurs et dégâts sur les cartilages et les os adjacents, voire de les stopper, il serait dommage de s'en priver. 

9) La dépression 

Les effets secondaires, lourds, provoqués par plusieurs médicaments anti-dépresseurs, d'ailleurs souvent peu ou pas efficaces, sont résumés. Un encart en fin de dossier rappelle que le jogging peut être très précieux pour lutter contre les dépressions, comme contre la plupart des autres pathologies citées dans ce dossier.

Toutefois, cela ne suffit pas toujours. Une recherche internet de quelques secondes pour les liens gluten / dépression dirige vers ce genre de discussion : http://forum.doctissimo.fr/nutrition/allergies-alimentaires/gluten-depression-sujet_2472_1.htm. Les personnes qui témoignent indiquent bien qu'un simple écart avec du gluten induisent à nouveau chez elles des symptômes dépressifs poussés. Il s'agit d'une autre pathologie pour laquelle le Dr Seignalet mettait en avant les résultats très positifs de l'alimentation dite hypotoxique, pour des dépressions sans causes connues. Quelques autres éléments sur la dépression (risques liés à la baisse du cholestérol, facteurs alimentaires, "bibliothérapie", etc) .sont rappelés ici, pour les diabétiques en particulier, et pour les personnes dépressives en général : Dépressions et suicides

10) La fibrillation auriculaire 

L'auteur de l'article met en avant le risque, augmenté chez les sportifs vieillissants, que représente la survenue d'une FA (Fibrillation auriculaire) pour la formation de caillots sanguins. Les types et/ou intensités de sports qui prédisposent le plus souvent à ces FA ne sont pas précisés. N'hésitez pas à poser la question à vos médecins (je dis "vos" et pas "votre", l'expérience montre que dans ce domaine les avis des cardiologues entre eux, et des autres spécialistes, sont parfois divergents. Mieux vaut avoir plusieurs avis pour ne pas non plus s'interdire totalement des activités bonnes pour le moral et la santé). 

L'article est étonnant car s'il distingue les anciens anticoagulants des nouveaux, il ne souligne pas les intenses polémiques qui ont suivi l'arrivée annoncée comme miraculeuse des nouveaux anti coagulants. Si les médecins manient depuis des années les anciens anticoagulant, et savent gérer les sous (risques de caillots) ou surdosages (risques accrus d'hémorragies), ils sont beaucoup plus démunis pour gérer le surdosage de ces nouvelles molécules. 

Les effets secondaires, même moins nombreux, peuvent devenir plus graves. 

Les prescriptions d'anticoagulants, anciens ou nouveaux, sont souvent accompagnées d'ordonnances à rallonge. Souvent justifiées, et parfois à problèmes. Comme pour les anticholestérols (voir plus haut) ou par exemple la prescription à long terme de Kardegic, pas toujours heureuse. Sur ces thèmes, je recommande, aussi bien aux patients qu'aux médecins, de lire l'ouvrage commenté ici : 

 

La Glycation

En résumant, il s'agit d'une réaction chimique qui lie un sucre à d'autres composés organiques, le plus souvent trouvés dans des protéines. La réaction peut être aussi liée à la chaleur. C'est ce qui se passe quand on cuit de la viande ; plus on cuit fort, plus ce phénomène de glycation se produit. L'auteur de l'article date de la fin des années 90 la découverte du passage de ces produits dans le sang via la digestion, découverte décrite dans des articles scientifiques qui concernaient les diabétiques. Ce qui est logique, la glycation des protéines du corps humain est peut être des acteurs majeurs des complications liées aux diabètes de type 1 et 2, quand les élévations de sucre dans le sang sont trop élevées trop répétées, etc. Les produits issus de la glycation via l'alimentation peuvent générer des problèmes de santé chez tout le monde, peut être plus chez des diabétiques sensibles à cet effet, qui se rajoute aux dégâts créés par les élévations trop hautes et trop fréquentes de la glycémie.

Une des analyses de sang standard chez les diabétiques est en effet celle de l'hémoglobine glyquée, écrite HbA1c sur les résultats, qui permet de montrer le taux de glycation des globules rouges sur les 2 à 3 derniers mois, et qui serait corrélée à l'exposition aux taux de sucres dans cette période, et donc aux risques de complication quand cette exposition est fréquente.

Un bémol sur l'article de sport et vie : l'auteur cite les complications liées aux plaques d'athérome. Si l'athérosclérose existe bel et bien, l'existence des plaques d'athérome est beaucoup plus douteuse. Je vous renvoie à l'ouvrage cité du Dr de Lorgeril qui dénonce cet aspect précis (la notion de plaque d'athérome), et qui s'appuie sur des travaux d'anatomopathologistes, et sur sa participation à des procédures chirurgicales concernant le système sanguin. 

L'auteur de sport et vie souligne les bienfaits du sport régulier, chez les diabétiques comme chez les bien portant, pour diminuer les produits de glycation dans le sang ou dans les ligaments, Il reproduit également un tableau de contenances des aliments en produits de glycation. Dans les grandes lignes, le régime alimentaire cité, pour un faible taux de produits de glycation dans le corps, est un régime riche en végétaux, avec des produits peu transformés et des viandes cuites à des températures limitées. 

Je rappelle la nécessité de réduire les cuissons, mise en avant par le Dr Seignalet dès le milieu des années 90, et rappelée ici à plusieurs reprises, par exemple dans cette page : Alimentation et diabétes. La logique décrite s'applique à d'autres pathologies. En d'autres termes, associé à une pratique sportive, un régime alimentaire de type Seignalet permet de largement diminuer les risques liés à ces molécules.

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