Méditerranéenne

  • Obésité : causes principales et moyens d'action

    Je parle dans ce billet surtout d'obésité quand elle devient gênante. La gêne physiologique ou psychologique liée à l'obésité dépend de chaque personne.

    Des modèles alimentaires simples, éprouvés depuis des centaines d'années sont rappelés dans le billet. Ils constituent des repères faciles pour équilibrer les quantités alimentaires sans se lancer dans de savants calculs.

    Enfin, dans certains cas l'obésité pourrait être ... protectrice pour la santé !

     

    D'où vient l'obésité ?

    J'ai pu participer à des prises en charge de personnes atteintes d'obésité, surtout en tant que stagiaire / diététique en hôpital ou en centre spécialisé pour l'obésité et les troubles alimentaires des adolescents. J'ai aussi discuté de ce sujet avec plusieurs professionnels de santé.

     

    Trois causes d'obésité reviennent de façon récurrente :

    - les traumatismes surtout infantiles. Un traumatisme peut-être un viol, ou tout autre évènement qui peut être vécu comme traumatique par l'enfant. Je n'ai pas de chiffre à proposer mais ce genre de cas de figure est fréquent. Je l'ai constaté souvent et plusieurs professionnels intervenant dans ce domaine du traitement de l'obésité m'ont confié la même chose. Plusieurs publications ont aussi été réalisées sur ce sujet. C'est une voire la cause majeure des obésités morbides. Tous les obèses ne sont pas traumatisés. Tous les traumatisés ne deviennent pas obèses. Mais c'est une des causes que le patient et ses soignants devraient rechercher systématiquement, car parfois les traumatismes sont refoulés.

    Voir par exemple cette synthèse : https://liguecontrelobesite.org/actualite/les-adolescentes-victimes-de-harcelement-sexuel-peuvent-developper-une-obesite-plus-tard-dans-la-vie/

    - la pauvreté ou le sentiment d'inégalité. Dans ces cas de figure les surplus de nourriture peuvent être un moyen de défense psychologique comme dans le cas précédent. Et / ou le manque de moyens pousse à ne consommer que des aliments industriels hyper simplifiés riches en calories dites vides : beaucoup de glucides par exemple mais pas de vitamines de minéraux ni de fibres pour les accompagner.

    https://www.inegalites.fr/Obesite-et-milieux-sociaux

    - les causes médicamenteuses. C'est plus rare mais cela arrive tout de même régulièrement : traitements hormonaux précoces pour les enfants, traitements "assommants" pour les patients limitant leurs activités physiques, traitements perturbant gravement les fonctions musculaires des patients (par exemple des molécules anti-cholestérol).

    Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

     

    Les autres causes : facteurs culturels, génétiques, déséquilibres hormonaux ou bien d'autres existent aussi.

    Il y a un énorme marché médicamenteux potentiel pour les causes supposées génétiques ou les déséquilibres hormonaux. Toutes ces données sont donc sujettes à caution en raison des motivations commerciales pour vendre des traitements. Cela peut pousser à bâcler les études et faire autoriser n'importe quoi. A titre d'exemple un médicament anti-obésité pourtant autorisé avait été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait : https://www.doctissimo.fr/html/nutrition/poids/articles/12811-acomplia-retrait-marche.htm

     

    Les facteurs culturels se voient par exemple quand la prévalence de l'obésité est très forte en un lieu donné : cela est connu en divers endroits du monde ou, en France, par des différences selon les région, cf. carte en fin de ce lien : https://www.ouest-france.fr/sante/obesite-le-poids-des-inegalites-sociales-4582698.

    Une partie des facteurs dits génétiques sont de fait  culturels. Toute une lignée familiale peut être obèse sur plusieurs générations en raison des modèles alimentaires qui sont transmis dès la prime enfance, plutôt qu'en raison de la génétique.

     

    Les vecteurs qui nous rendent obèses

    Quand les causes de l'obésité sont sociales ou psychologiques il faut tout de même un vecteur pour les transformer en stockage de graisse dans nos cellules spécialisées.

    Quels sont les principaux vecteurs d'obésité parmi les aliments ?

    Le gras : souvent un faux coupable

    Manger trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais est-ce ce "diable" culinaire tant décrit ?

    La diabolisation du gras (des lipides) pour l'obésité vient à la base d'un constat purement chimique dans des conditions de laboratoire : 1 gramme de gras délivre environ deux fois plus d'énergie (mesurée en calories ou bien en Joules) qu'un gramme de glucides ou de protéines.

    Toute cette masse d'énergie doit être dépensée ou stockée. Beaucoup de professionnels en nutrition (chercheurs, médecins, diététiciens) pensent donc que le gras consommé en excès est stocké dans notre corps, sous forme de gras justement. 

    Néanmoins les molécules de gras jouent une quantité phénoménale de rôles dans notre corps.

    Chacune de nos cellules est entourée d'une membrane très riche en gras et en cholestérol. C'est surtout la qualité de ce gras, de ces lipides, qui est importante. Les acides gras dits saturés (en gros ceux liés aux origines animales ainsi que ceux présents dans l'huile de palme ou de coco) et les omégas 6 - chacun liés à une hausse de la mortalité cardiovasculaire quand ils sont en excès - devraient être non pas supprimés mais limités tandis que les omégas 3 devraient être favorisés. Diminuer le cholestérol dans l'alimentation est une ineptie : notre corps a besoin de cholestérol. Le cerveau est un des premiers organes à souffrir en cas de manque de cholestérol. Ces besoins en corps gras sont encore plus forts pour tout notre système nerveux.

    En conclusion : beaucoup trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais le gras se stocke d'autant plus facilement qu'il n'est pas adapté à notre fonctionnement corporel optimal.

    Avant de réduire sa consommation de gras le plus important est de privilégier les bonnes graisses pour que votre corps soit au top de son fonctionnement.

    L'énergie qui va être libérée par 100g de gras peut être investie en partie dans des réactions du métabolisme, très nombreuses pour les molécules de gras. Dans ces cas elle ne sera pas stockée mais transformée en chaleur ou en liaisons énergétiques ou en réactions enzymatiques, etc.

    Elle ne se stockera que quand ces réactions auront eu lieu, et que le corps a assez de réserves pour renouveler les membranes cellulaires ou produire des hormones sexuelles ou renouveler les gaines de notre système nerveux ou alors quand ces molécules de gras ne sont pas adaptées à notre métabolisme et que le corps ne peut que les emmagasiner dans les adipocytes (cellules spécialisées dans le stockage du gras).

    Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle (voir plus loin).

    Il existe un autre modèle alimentaire appelé régime cétogène. En médecine classique il est appliqué surtout chez des enfants pour certaines formes d'épilepsie. La quantité de glucides y est extrêmement basse, mais non nulle, tandis que la quantité de lipides est très élevée. En médecines alternatives il est appliqué pour de nombreuses pathologies. J'ai tendance à le déconseiller quand il est poussé (notre corps a tout de même besoin de glucides, même si c'est en quantités modérées, et nos capacités enzymatiques à digérer toutes ces matières grasses ne sont pas illimitées). Ou bien certains produits surconsommés par exemple les produits laitiers peuvent être à l'origine d'autres pathologies Régime cétogène pour le DT1 ?. Je cite ce régime cétogène juste car les personnes que j'ai pu croiser avec une telle alimentation étaient en général très minces.

    En conclusion : de forts apports de gras non accompagnés de sucres ne sont donc pas toujours synonymes de surpoids, loin de là.

    Beaucoup de personnes peuvent dire "j'ai mangé trop gras" aujourd'hui par exemple après avoir mangé des pâtisseries. Ce qui caractérise ces pâtisseries c'est tout de même leur énorme teneur en sucres.

    Le sucré : coupable idéal ?

    Les cas de forts surpoids et d'obésité sont souvent liés à des apports conséquents en glucides, surtout en sucres. Les pâtisseries sont un bon exemple. Une des contributions majeures est la consommation de boissons sucrées, au premier rang desquels les sodas. Quand vous lisez sur une canette de 33 cl "35 g de sucre" c'est l'équivalent de 7 morceaux de sucre blanc classique. Le contrôle de la quantité de sucre dans notre sang est un rouage d'une extrême finesse et d'une grande complexité pour aboutir à une glycémie moyenne qui varie très peu.

    Les abus finissent par se stocker quelque part. Et / ou par "gripper" l'ensemble de notre machine corporelle.

    Revenir à une consommation modérée en glucides semble prioritaire par rapport à la diminution du gras, contrairement à ce qui est souvent dit ou écrit.

    Si vous ne le faites pas pour l'obésité, réduisez votre consommation de sodas pour votre santé : Trop de Sodas = Diabètes ; Encore les sodas.

    Que faire pour mincir durablement ?

    Programmes minceurs : ça marche ?

    Plusieurs publications ont montré que les kilos perdus avaient tendance à revenir.

    Ceci étant j'ai croisé quelques personnes qui paraissent avoir perdu du poids de façon durable. Les méthodes suivies paraissaient pourtant différentes. Un point commun revenait souvent: le suivi régulier dont ont bénéficié ces patients-là. Cela relevait parfois d'un quasi coaching hebdomadaire. Ce genre d'approche est souvent onéreux, mais permet à la personne d'être réellement prise en charge, d'être en quelque sorte "portée" par un soignant ou une équipe en vrai ou par l'intermédiaire du net. Plus que telle ou telle méthode (aliments, compléments, mouvements, lasers, etc.), c'est le suivi régulier qui semble fonctionner sur la durée pour une perte de poids. Cela concerne hélas surtout les personnes avec un fort budget.

    Autres suivis possibles

    Quand on n'a pas les moyens de se payer un suivi régulier, comment faire ?

    On peut passer par des visites des diététiciens dans les hôpitaux. C'est pris en charge par la sécurité sociale. Contrairement aux diététiciens en cabinets libéraux.

    Diminuer la taille de l'assiette

    Une personne ayant vécu aux Etats-Unis quelques mois avait réalisé que les quantités moyennes servies par repas étaient élevées. Elle avait rapidement pris du poids. La solution était de .. prendre des assiettes plus petites ! Des auteurs ont depuis développé ce concept. Les déplacements pour la moindre course possibles uniquement en voiture était une des autres causes de prise massive de poids dans de nombreux états des USA. Cf § Activité physique.

    Les modèles alimentaires inspirants

    J'en cite deux qui ont fait leurs preuves santé au fil des siècles. Ce ne sont pas des alimentations pensées pour mincir. Mais ce sont des modèles alimentaires favorables à la santé. Et qui permettent d'équilibrer les apports alimentaires.

    Alimentation dite méditerranéenne : elle est détaillée dans le lien qui suit.

    Alimentation japonaise : je cite souvent dans ce blog l'alimentation Seignalet. Elle se rapproche beaucoup de l'alimentation japonaise traditionnelle. L'alimentation Seignalet a en outre de très bons résultats pour plusieurs pathologies. Alimentations qui marchent

    La logique générale avec l'une ou l'autre de ces approches est : améliorer sa santé par un changement d'alimentation puis, dans un second temps, profiter de l'amincissement qui s'en suit naturellement au bout d'un délai variable. S'occuper de la qualité avant la quantité.

    Activité physique

    Nos corps sont construits et prévus pour bouger régulièrement, à différentes vitesses, intensités, dans différentes positions. Le manque d'activité peut contribuer à la prise de poids. L'activité régulière peut contribuer à redessiner progressivement la silhouette dans un premier temps, puis à la perte de poids dans un second temps.

    Là encore une activité régulière pratiquée pour le plaisir et/ou la santé et/ou la vie sexuelle, souvent améliorée avec la pratique sportive, pourra avoir comme "effet secondaire" une perte de poids à long terme.

    En cas de manque d'inspiration ou de douleurs chroniques, la marche régulière paraît être un bon compromis. L'été les marches longues dans l'eau en bord de mer peuvent permettre à des personnes de réaliser des efforts importants en limitant les éventuelles douleurs.

    Pendant un confinement ? Innover est la seule solution. Profiter au maximum de son heure d'activité physique par exemple. Faire des mouvements d'assouplissement chez soi qui libéreront plus facilement le corps pour enchaîner plus tard avec une activité physique plus soutenue.

    Obésité et covid-19

    L'obésité a souvent été traitée dans les médias en raison de la crise liée au Covid-19. Des informations récentes ont abouti à une hypothèse ; certaines formes d'obésité, celles liées à la "maladie du foie gras", seraient beaucoup plus reliées aux effets négatifs du covid-19 que les autres formes d'obésité.

    https://liguecontrelobesite.org/actualite/covid-19-lobesite-et-la-maladie-du-foie-gras-augmentent-la-vulnerabilite-des-patients/

    https://www.journal-of-hepatology.eu/article/S0168-8278(20)33671-0/fulltext

    Encore une fois les deux méthodes alimentaires les plus souvent citées dans ce site : alimentation méditerranéenne et alimentation Seignalet sont parmi les plus susceptibles de diminuer cette "maladie du foie gras". Cela n'est pas une preuve d'efficacité contre le covid-19, car aucune étude d'intervention de ce type n'a été réalisée, c'est un indice complémentaire de l'intérêt de l'une ou l'autre de ces alimentations pour amoindrir une des causes de fragilité face à une infection.

    Notre foie est au coeur d'un nombre incroyable de réactions métaboliques dans notre corps. Lui offrir une alimentation adaptée et limiter toutes les substances qui attaquent le foie est un des meilleurs cadeaux que l'on puisse se faire. Pour la santé comme pour notre poids.

    Compter ses calories ?

    Cela peut aider pour toutes les personnes qui ont perdu leurs repères alimentaires. Quand on compare par exemple le nombre de calories présentes dans un entremets et le nombre de calories réellement dépensées lors d'une activité sportive, on réalise qu'il faudrait beaucoup, beaucoup de sport pour dépenser les calories ingurgitées. Néanmoins ce décompte devient vite fastidieux. Les alimentations proposées ici : méditerranéenne ou Seignalet permettent de disposer d'un modèle qui aboutit de toutes façons à une diminution des calories ingurgitées même s'il vise d'abord la qualité de ces apports, sans devoir peser ses repas.

    Obésité protectrice

    Une analyse des données existantes a été réalisée en août 2020. Elle montre qu'un IMC élevé pourrait être protecteur chez les personnes de plus de 65 ans. Les auteurs suggèrent de redéfinir les niveaux d'IMC (Indice de Masse Corporelle) à atteindre pour ces populations là.

    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/obr.13035

    Ces données restent à confirmer. Ceci étant, le gras dans l'organisme est à la base de plusieurs filières de protection contre les agents pathogènes extérieurs. Il est donc logique qu'un surpoids permette aux organismes de mieux se défendre contre des infections. De plus quand des réserves de graisse sont présentes le corps va moins puiser dans les réserves des autres constituants. Ce sont des pistes d'explication en attendant des travaux plus complets.

    On a vu qu'obésité et comorbidités étaient pourtant délétères dans le cas d'infection au Covid-19. Une fourchette d'IMC idéale pour les personnes âgées reste donc à définir tout en restant souple tant les paramètres en jeu sont nombreux. Cela pourrait dépendre entres autres des pathologies présentes.

    Encore une fois les alimentations déjà cités, méditerranéenne traditionnelle ou japonaise traditionnelle, à laquelle ressemble beaucoup le régime Seignalet, permettent de limiter la gravité de plusieurs pathologies. C'est d'abord la qualité de la nourriture qu'il faudrait changer avant de modifier les quantités dans un sens ou dans un autre.

    LE repas qui fait grossir ?

    La notion : petit déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant est de plus en plus abandonnée.

    De fait la faim et les besoins dans la journée sont très différents selon les personnes et les moments de la vie. Plusieurs personnes ont remarqué un repas qui les fait grossir en particulier. Pour moi c'est clairement le petit-déjeuner qui me fait prendre du poids ou me permet de mincir plus rapidement quand je l'allège un peu. Les autres repas n'ont pas le même niveau d'influence. Pour d'autres il s'agit peut être du déjeuner, du dîner ou d'une collation. Je n'encourage pas à manger n'importe comment aux autres repas. Simplement, chez certaines personnes les efforts ciblés sur les quantités d'un repas précis seront plus faciles et plus efficaces pour amorcer une régulation du poids.

    Certains enfants et ados ont quand même réellement besoin d'un petit quelque chose le matin pour ne pas être affamé à 11 h. C'est vraiment à voir au cas par cas selon les réactions corporelles de chacun.

    Opérations de l'estomac

    C'est une démarche très particulière qui ne devrait être réservée qu'à une infime partie des personnes obèses. C'est d'ailleurs souvent le cas. Les volontaires passent par une batterie de consultations avec des spécialistes différents avant que l'opération soit réalisée. A l'issue de l'opération le régime alimentaire est pendant un temps assez long beaucoup plus drastique qu'un régime pour perdre du poids, le temps que les portions du tube digestifs touchées cicatrisent.

    La personne peut aussi être très perturbée psychologiquement par sa transformation physique rapide.

    C'est loin d'être une solution miracle.

    Hypnose ?

    Une praticienne m'a vanté sa méthode d'hypnose qui induirait une sorte d'anneau gastrique virtuel dans l'inconscient. Ce qui amènerait à une perte de poids presque équivalente à celle suivant une opération. L'idée paraît bonne mais faute d'études indépendantes poussées sur le sujet et en raison de l'investissement financier que cela représente je reste à ce jour très prudent sur ce genre d'approche.

     

    Conclusion provisoire sur l'obésité

    En premier lieu :

    Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

     

    En second lieu :

    Améliorer la qualité des repas avant les quantités permet déjà d'amorcer un solide changement alimentaire. Une perte de poids peut s'ensuivre comme une sorte d'effet secondaire bénéfique.

    Limiter les glucides paraît être plus important que limiter le gras. Limiter ou supprimer les sodas devrait être le premier pas aussi bien pour la santé que pour le poids.

    Pour le gras la qualité est beaucoup plus importante que la quantité. Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle, ainsi qu'une bonne répartition des autres composants.

    L'alimentation Seignalet souvent citée ici pour lutter contre plusieurs pathologies est très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle.

    Au delà de 65 ans le surpoids ou l'obésité pourraient même être protecteurs dans certains cas de figure.

    Les deux modèles alimentaires cités sont décrits ici : Alimentations qui marchent

    Enfin un médicament anti obésité a déjà été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait. Mieux vaut ne pas attendre de médicament miracle.

    Cette conclusion est provisoire car ce domaine semble vraiment complexe.

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  • 28 nov 20h50 ARTE Cholesterol le grand bluff

    Rediffusion du film documentaire à voir absolument, ce soir 28 novembre à 20h50. 

    https://www.arte.tv/fr/videos/051063-000-A/cholesterol-le-grand-bluff/

  • AIMSIB : association de médecins et de patients

    Une nouvelle association, qui regroupe patients et médecins, et autres professionnels, est née. L'AIMSIB : Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante, et Bienveillante. 

    Tout est contenu dans l'intitulé. Je pourrai écrire longtemps sur l'intérêt d'une telle association, mais le mieux est d'aller voir le site dédié, et les déjà nombreux articles : http://aimsib.org/wordpress/

    La réunion inaugurale aura lieu le 30 mai. La salle est restreinte, tout le monde ne pourra pas y aller, c'est réservé en priorité aux adhérents, et cette jounée sera riche, avec beaucoup d'intervenants de qualité. 

    Des membres de l'association feront certainement un compte-rendu détaillé, mais je viendrai ici faire un compte rendu résumé de ce que j'aurai pu entendre. C'est avec à la fois beaucoup de plaisir et d'impatience que j'ai adhéré.

    A titre d'exemple, dans les thèmes qui devraient être abordés le 30 mai, le Dr de Lorgeril sera présent, il est à l'initiative de tout ça ; Le Dr Angles devrait évoquer le régime Seignalet, ou une alimentation très très proche, le Dr Schwartz interviendra sur les recherches en cours sur le cancer, et il y aura bien d'autres interventions tout aussi prenantes.  

    Des thèmes passionnants bien sûrs, avec des résultats maintes fois constatés, de façon scientifique ou plus empirique selon les cas, déjà abordés par exemple ici : Cancers, et euros

    L'association est surtout née grâce au dr de Lorgeril, et à la volonté de patients et d'autres médecins. Vous trouverez beaucoup d'informations utiles sur son blog : http://michel.delorgeril.info/

    Et pour les personnes qui ne l'ont pas encore regardée, penchez vous sur cette pétition, et signez là si vous êtes convaincus : Pétition sur les anticholestérols, il sera aussi question de cette pétition le 30 mai. Même si vous ne pouvez venir le 30 mai, c'est un bon moyen d'agir, d'appuyer une demande pour que les choses bougent. 

    A bientôt pour d'autres billets, puis pour un résumé de cette journée.

  • Cancers, et euros

    Ce billet est en cours de finalisation, le contenu pourra être légèrement modifié

    J'ai appris récemment les blocages pour financer des études du Dr Schwartz concernant son protocole de traitement contre le cancer, malgré les très bons résultats obtenus, et la voie de recherche très classique qu'il a suivi. C'est l'occasion de reparler des cancers, de leurs mécanismes, des méthodes surtout alimentaires existantes mal connues et de leurs très bons résultats, quel que soit le traitement classique employé, et aussi de parler des difficultés de réaliser des essais cliniques sur ces thèmes, et qui concernent une grande partie de la population française, ou canadienne, ou des pays d'Afrique, ou ...

    Je cite ici plusieurs approches, et je ne parle au nom d'aucun des praticiens ou chercheurs cités. J'en fais une synthèse en fonction de tout ce que j'ai pu lire, voir, entendre, discuter, depuis très lontemps, mais j'encourage chacun à aller se renseigner à la source grâce aux liens donnés, ou à défaut grâce aux noms cités.

    Enfin, devant la multitude de blocages actuels, en fin de billet, j'évoque les nécessités de financer ces recherches, ce qui devra peut être se faire en dehors du cadre institutionnel en place, souvent très sclérosé et peu compétent sur ces questions précises. 

    Cancers et approches complémentaires efficaces à très efficaces

    Note : je ne parle pas dans cet article de la nécessité d'une activité physique adapté, de l'arrêt du tabac, et de consommation modérée d'alcool, ceci est connu par tous. 

    Les cancers sont déroutants, dans le sens où bien que de nombreux progrés médicaux aient été réalisés, la mortalité par cancers divers reste forte.

    Divers traitements sont disponibles, dont certains donnent des résultats remarquables : par exemple le traitement du lymphome de Hodgkin. Ces succès initiaux, spectaculaires mais partiels, ont conduit à sous-estimer d'autres approches. Par exemple, le Dr Servan-Schreiber dans son livre "cancer", relatait un écrit du Dr de Vita, célèbre auparavant pour avoir mis au point le traitement efficace pour la maladie de Hodgkin (pour avoir un historique, regardez par ex ici : http://www.arcagy.org/infocancer/localisations/hemopathies-malignes-cancers-du-sang/maladie-de-hodgkin/traitements/la-chimiotherapie.html), mais qui ne prenait pas du tout en compte l'aspect alimentaire pour les cancers en général. Cet aspect est pourtant, et de très loin, essentiel en cancérologie, surtout en prévention mais aussi de façon curative.

    L'efficacité curative est plis dificile à démontrer que l'efficacité préventive, et plus variable : ça dépend du degré d'avancement du cancer, des métastases, et de facteurs individuels mal connus. Toujours est il que l'alimentation doit être mise à la première place, quel que soit le traitement instauré par ailleurs :

    Cancer du sein

    Blé, laits, cancers : confirmations de liens

    En résumé, le régime méditerranen d'une part, ou le régime Seignalet d'autre part, ont montré une réelle efficacité, ou permettent de réduire nettement les risques de cancers. Ces deux alimentations différentes, permettent également de réduire largement la mortalité cardio-vasculaire, et les risques de diabète de type 2, ou de ses complications.

    Laquelle choisir ?

    Pour les personnes qui n'ont pas de problème de santé en particulier, je recommande l'alimentation de type méditerranéenne. Pour les personnes qui ont une ou plusieurs des 100 pathologies pour lesquelles le régime Seignalet fonctionne, je recommande de l'essayer à fond pendant plusieurs mois. Pour y voir plus clair dans ces deux approches alimentaires :

    Alimentations qui marchent

    Cela peut avoir l'air anecdotique, farfelu, y compris pour des médecins et des diététiciens, voire des nutritionnistes, peu rompus à ces approches nutritionnelles, pourtant, c'est fondamental. Nous pesons 2 ou 3 kg environ à la naissance, et l'ensemble de tous ce que nous continuons à construire dans notre corps est apporté par l'alimentation. Pour partie transformé en énergie grâce à l'oxygène que nous respirons.

    Dans tous les cas, en termes de traitements médicamenteux, que ce soit pour une autre cause (anticholestérols par ex), ou pour les cancers eux-mêmes, il vaut mieux se renseigner pour faire la part des réels progrès et des techniques moins connues, ou demander à son entourage de le faire quand on est trop épuisé, par exemple ici : http://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/comment-echapper-aux-cancers-et-aussi-aux-nouveaux-traitements-anticancer

    Polluants et cancers

    La pollution, soit de l'alimentation, soit de l'air, est un autre vecteur important de substances pas toujours adaptées à notre corps. les pollutions peuvent donc être des causes majeures de cancers :

    Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

    Pas de fatalité là dedans. Les produits chimiques le plus souvent incriminés sont connus.

    Le "parcours" du sucre dans notre organisme est aussi régulièrement incrimé, et ça pourrait même être une des principales clés de la lutte contre beaucoup de cancers.

    Mais d'abord, comment se constitue un cancer ? Je fais un résumé rapide, il vaut mieux se tounrer vers des spécialistes pour des données plus détaillées.

    Constitution d'un cancer

    En bleu italique, quelques uns des systèmes de défense du corps humain :

    Altération de l'ADN, soit par une cause extérieure (ex : polluants qui pénètrent à l'intérieur de la cellule), soit par une cause interne (ex : anomalie pendant la division cellulaire) et création d'une cellule anormale

    - suppression des parties altérées de l'ADN ; suicide de la cellule induit par le système immunitaire

    Prolifération de ces cellules anormales, qui deviennent des cellules cancéreuses, qui peuvent former des tumeurs en proliférant. Les cellules cancéreuses utilisent beaucoup d'énergie pour ces proliférations, détournant à leur profit l'énergie disponible dans l'organisme, ce qui est dramatique mais qui offre une voie de lutte contre beaucoup de cancers (voir plus bas, travaux du Dr Laurent Schwartz).,

    - suppression par des cellules spécialisées du système immunitaire. Par exemple cellules NK (Natural killer), lymphocyte TD8, ...

    Les cellules cancéreuses ont notamment la capacité de dégrader les tissus environnants, et de s'en échapper, via la lymphe ou le système sanguin. Elles peuvent ensuite former des  nouvelles tumeurs = métastases, en se multipliant. Ces cellules perdent ou ne répondent plus à des signaux internes et externes, certains ont appelé les cancers des maladies de signalisation (référence : Maillard, "Concours médical" 2002, cité dans Seignalet - Bibliographie). Le développement de la tumeur peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années. Pour grossir, elles ont notamment besoin de création de nouveaux vaisseaux sanguins. La lutte contre ce phénomène de néoangiogénèse a été un axe important de recherche de lutte contre le cancer. Mais les applications à l'homme seraient moyennement efficaces.

    Rôle de certains aliments

    En parallèle, le Dr Servan-Schreiber avait mis en avant plusieurs aliments qui luttent naturellement contre ce phénomène, comme par exemple le persil. Plus globalement, de nombreuses substances avec des propritéés anticancéreuses (au moins invitro, et supposées agir de même in vivo) sont présentes dans de nombreux légumes, ou dans des baies.

    Il mettait aussi en avant, et c'est fondamental, le rôle néfaste d'une alimentation trop riche en omégas 6, qui paraît propice au développement des cancers, contrairement à une alimentation équilibrée en omégas 3 et 6.

    Ceci avait été démontré, entres autres, dans la Diet Heart Lyon Study : essai clinique pour démontrer qu'un régime méditerranéen diminue nettement la mortalité après un premier infarctus. Non seulement la mortalité par infarctus a été nettement diminuée (en accord avec les données épidémiologiques connues sur l'alimentation méditerranéenne, c'est à dire que toutes les données sont concordantes), mais l'apparition de cancers, et la mortalité associée, aussi. Ceci en un temps bref, de l'ordre de 4 ans de suivi. Bref, une alimentation globalement revue, dont une des caractéristiques est un bon équilibre en acides gras (en clair : huiles d'Olive et de Colza privilégiées, parfois margarines riches en omégas 3), une diminution globale des graisses saturées, riche en légumes, etc. permet en seulement quelques années de nettement limiter l'expression des cancers.

    Les polluants, aussi bien que les aliments, ou les résidus de digestion, non adaptés, peuvent agir à plusieurs niveaux : altération initiale de l'ADN, perturbation des signaux dans la cellule, ou entre les cellules. Par exemple, des cellules saines peuvent donner l'ordre à des cellules anormales d'entrer en apoptose (de s'auto supprimer). Si des molécules étrangères perturbent ces siganux, c'est toute une ligne de défense de l'organisme qui s'effondre. L'alimentation reste donc importante même quand la cause est un polluant non issu de l'alimentation : elle permet au corps de maintenir ses lignes de défense.

    Cancer et métabolisme

    Une autre approche tend à normaliser les cellules cancéreuses afin qu'elles redeviennent normales. Comment ? Cela a fait l'objet de plusieurs reportages récents, d'une thèse de médecine, etc. tqui étaient daaillés sur un site nommé "cancer et métabolisme". Le principal protagoniste de ces recherches est le Dr Laurent Schwartz, qui a coupé les liens avec cette structure, il faut à ce jour chercher par exemple les vidéos you tube du Dr Schwartz sur le net, ou les extraits d'interviewq qu'il a données, ou lire ses parutions scientifiques ou grand public.

    Comment se constitue une cellule cancéreuse, et un cancer ?

    Le mécanisme est résumé et très simplifié. Ce sera plus facile pour celles et ceux qui ont des souvenirs de leurs cours de biologie, ou qui sont lycéens et étudiants en filière scientifique.

    On a appris que nos cellules utilisent le glucose (le glucide le plus utilisé par notre organisme, qui tend à transformer les autres glucides en celui-ci) comme source d'énergie en priorité, et ensuite les acides gras (qui font partie des lipides), parfois les acides aminés (ce qui constitue les protéines). Ces nutriments produisent une série de réactions chimiques qui conduisent jusqu'au cycle dit de Krebs, et à la chaîne respiratoire (de la cellule), avec production de CO2 (gaz carbonique) et utilisation d'O2 (di oxygène) : ce qui permet à nos cellules de récupérer l'énergie contenue dans les aliments, pour fonctionner. Dans cet enchaînement, la dégradation des sucres (Glucose transformé en glucose 6 phosphate, pour qu'il reste bloqué dans les cellules et ne puisse plus en sortir, et aussi pour qu'il puisse libérer son énergie), aboutit aussi parfois, ce qui est normal en fonction des besoins de notre organisme, à la synthèse d'acides nucléiques, ARN et ADN, c'est à dire à du matériel dont peut avoir besoin une cellule pour se diviser en deux, et de protéines.

    Dans la cellule cancéreuse, ce phénomène est en "roue libre". la cellule cancéreuse consomme une quantité énorme de glucose (ce qui permet de détecter la présence de cellules cancéreuses), utilisé pour fabriquer ce matériel nécessaire à la division cellulaire. D'autres phénomènes mis en place dans la cellule l'accompagnent en privilégiant la formation de nouvelles membranes cellulaires (une cellule c'est une membrane, qui l'isole et communique avec le milieu environnant, composée d'acides gras = lipides et de phosphore = phospholipide, de plaques de cholestérol, fondamentales pour la stabilité de ces cellules, et de protéines qui jouent un rôle de communication, de récepteur d'hormones, d'échanges avec l'extérieurs, etc.. A l'intérieur de cette membrane, il y a plusieurs organites, et le noyau, qui contient l'ADN). Donc une cellule cancéreuse qui prolifère nécessite beaucoup d'énergie, et de matériel pour fabriquer des nouvelles cellules : les glucides surtout apportent l'énergie, qui est détournée en partie pour la réalisation de nouveaux ADN (ce qui est nécessaire et utilisé quand la cellule se dédouble), les lipides permettent la constitution de nouvelles membranes qui premettent à ces cellules de survivre. Les protéines servent à diverses fonctions.

    Protocole proposé par le Dr Schwartz

    Le traitement proposé par le Dr Schwartz consiste à renormaliser la cellule, et à limiter la formation de nouvelles membranes. C'est à dire que la cellule réutilise de l'énergie à partir de l'alimentation pour fonctionner normalement, et non pas en tant que moyen de se diviser sans arrêt et sans contrôle.

    Ceci est fait, par le Dr Schwartz et son équipe, à partir de molécules existant depuis longtemps dans la pharmacopée. Plus de détail ici : https://www.youtube.com/channel/UCu9mg5ZVblGSUFoGlbpkUiA

    Les résultats paraissent spectaculaires, un peu moins pour les cancers les plus évolutifs. Pour affiner ces recherches, déjà très poussées, très académiques, et améliorer les résultats pour les cancers les plus évolutifs, le Dr Schwartz et son équipe ont voulu passer, logiquement, par un protocole adapté, ce qui nécessite 300000 euros. Et là, patatras, pas de budget disponible. Il y a pourtant des témoignages, attestés médicalement, plus qu'étonnants. 

    Avant de dire un mot sur ce manque de budget pour des recherches pourtant très poussées, et plus que nécessaires, quelle méthode utiliser parmi les trois mentionnées ? Je repète ce qui était écrit plus haut, et je le complète, pour connaître les méthodes qui paraissent les plus efficaces.

    Pour tout le monde, sans problème de santé particulier, en prévention ou en accompagnement d'un traitement de cancer : régime méditerranéen, et en curatif (si un cancer a été décelé) prendre le traitement proposé par le Dr Schwartz.

    Pour les personnes avec une de 100 et quelques pathologies qui répondent bien au régime Seignalet, en prévention ou en accompagnement d'un cancer : régime Seignalet, et en curatif, prendre le traitement proposé par le Dr Schwartz.

    Pour les traitements de cancers à proprement parler : ce que je lis, entend, est qu'il vaut mieux refuser les essais de nouvelles chimiothérapies, et demander à son oncologue de se baser sur des traitements éprouvés aux effets connus. Sinon, on risque de se retrouver comme cobaye pour des médicaments avec des effets très peu connus et mal maîtrisés.

    Faute de recul, je ne préconise pas encore le régime cétogène pour les cancers, mais les personnes intéressées peuvent chercher sur le net les nombreux témoignages à ce sujet. Si on préfère attendre de voir les travaux faits à ce sujet, on peut s'en inspirer un peu, que ce soit dans le régime méditerranéen ou le régime Seignalet, en réduisant d'abord la part de sucre rapide dans un premier temps (sucre mais aussi pain blanc, riz blanc, ..), et de sucres dits complexes dans un second temps (patates, riz complet, mais aussi légumineuses...). 

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  • "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé

    La remise en cause de l'utilité de l'ensemble des taitements anticholestérol est déjà citée à plusieurs reprises dans ce site, par exemple dans ces pages : Statines = diabètesRésumé d'études cliniquesCancer du sein.

    Les limites de cette théorie du cholestérol comme cause des problèmes cardiovasculaires, sont très bien résumées dans cette vidéo. N'hésitez pas à en parler autour de vous.

     

  • Maladies associées : l'asthme

    Les maladies associées aux diabéte de type 1 et 2 sont abordées ici : Maladies associées aux diabètes

    Asthme

    Diabète de type 2 et asthme

    Aujourd'hui, je fais un focus sur l'asthme. En raison de la gravité potentielle de certaines crises d'asthme, quels que soient les résultats d'un changement alimentaire (décrit plus loin) sur vos crises ou celles de vos enfats, y compris une disparition des crises pendant une longue ou une très longue période (voir seconde partie du billet), il faudra toujours garder le traitement d'urgence à portée de main. Et bien sûr arrêter le tabac, continuer à se prémunir des allergènes, etc. 

    Quels sont les rapports entre asthme et diabète ? Cet article nous dit que le risque d'asthme est presque triplé pour les diabétiques de type 2 http://sante-guerir.notrefamille.com/sante-a-z/les-diabetiques-de-type-2-seraient-exposes-a-un-risque-accru-d-asthme-o54167.html

    Causes possibles de l'asthme

    Dans ce cas, est ce que les méthodes alimentaires décrites pour les diabètes ici : Alimentation et diabétes ; Alimentations qui marchent ont une quelconque efficacité pour l'asthme ? ça peut paraître étonnant, l'asthme étant une maladie des poumons, et pourtant ...

    D'une façon générale, l'asthme est considéré comme étant une maladie surtout inflammatoire. Un allergène, ou une poussière, ou un autre élément, vont générer une hyper réactivité bronchique et une inflammation, qui va fortement contribuer à la crise d'asthme. Les traitements existant visent à lutter contre l'inflammation, contre les allergies parfois, et contre les conséquences mécaniques. Les théories acceptées actuiellement par la communauté scientifique considèrent que des facteurs extérieurs, connus (poussières, pollens, etc.) ou inconnus aboutissent à ces mécanismes inflammatoires.

    D'autres théories, moins répandues à ce jour dans le monde scientifique, mettent le niveau d'inflammation comme antérieur à tous les autres mécanismes. Cette inflammation permanente du tissu bronchique serait induite principalement par l'alimentation.

    Alimentation qui prévient, versus alimentation qui déclenche des crises

    Quelles sont les connaissances scientifiques classiques sur les liens asthme et alimentation ?

    Le premier lien est évident, en cas d'allergie à un aliment, qui peut contribuer à une crise d'asthme. Ce sont des allergies dites à IgE. Ig veut dire Immunoglobulines, c'est l'autre nom pour anticorps. Les Ig sont de plusieurs types (IgG, IgA, igM, IgD, IgE). Les IgE sont surtourt abondants dans les muqueuses, et peuvent déclencher entres autres une libération massive d'histamine. Ces allergies à Ig E sont celles vraiment connues de tous sous le nom d'allergies, et peuvent être violentes, malheureusement fatales quelquefois. Ce sont celles que connaissent et traitent les allergologues. 

    Le second lien, est celui abordé par des études scientifiques, notamment sur la valeur préventive de l'alimentation :

    La nourriture type fast-food, est largement incriminée http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23319429, pour l'asthme, l'eczéma, et les rhinoconjonctivites. L'article est en anglais, la conclusion est nette : Les risques (de crise dans le cas de l'asthme) augmentent nettement à partir de 3 repas "fast food" par semaine. L'étude est internationale, porte sur un grand nombre de personnes, le lien semble clair. C'est ici plus la fréquence d'apport de ce type de nourriture qui est mis en avant, que le poids.

    D'autres travaux scientifiques, publiés, ont été effectués sur les rapports asthme / alimentation. Par exemple cette étude : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20522849. Les auteurs concluent que l'alimentation méditerranéenne, riche en légumes, dont les légumes verts, en fruits et en poissons, est liée à une moindre fréquence de l'asthme, tandis que comme dnas l'étude précédente, la consommation de hamburgers est liée à plus plus grande fréquence de l'asthme. Ce qui est étudié ici est la valeur préventive, réelle, de l'alimentation méditerranéenne. Et les effets pathogènes - déclencheurs d'asthme, d'une alimentation riche en burgers

    Grâce à ces deux exemples, on voit que l'alimentation a une valeur préventive nette. Est il possible qu'un changement d'alimentation ait aussi un rôle curatif ? Que ce changement alimentaire puisse nettement réduire ou supprimer les crises d'asthme ?

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  • Résumé de la conférence du 4 octobre 2014

    Rencontre avec des médecins qui connaissent bien les liens alimentation et santé

    Une association nommée "passerelles pour la vie" a organisé à Toulouse, le 4 octobre 2014, une conférence avec le Dr Poinsignon et le Dr Ménat, devant environ 200 personnes. Ayant pu y assister et intervenir, j'en fais un résumé rapide.

    Le Dr Poinsignon est un rhumatologue qui applique avec succès, le régime Seignalet pour les patients atteints de diverses maladies rhumatismales. Un rhumatologue en exercice avec de bon résultats dans ce domaine, ... on comprend que du monde oit venu. Le Dr Ménat est un généraliste Toulousain, homéopathe, et qui a énormément travaillé sur les rapports entre nutrition et santé, et qui organise régulièrement des reoncontres sur ces thématiques.Uniquement pour les soignants, médecins, thérapeutes, ..., une journée sera organisée le 29 novembre par le Dr Ménat à Toulouse, renseignez vous vite, je crois que c'est presque complet. Présence du Dr Joyeux, cancérologue, en soirée, pour parler de nombreuses maladies.

    Je suis intervenu quelques minutes également ce 4 octobre, entre les Dr Poinsignon et Ménat, en présentant mon parcours de patient, et donnant quelques infos sur l'état de la recherche sur ce sujet. trop court pour tout ce que j'avais à dire, mais la quantité et la qualité des informations données par les deux médecins intervenant était déjà très dense.

    Un rhumatologue qui applique le régime Seignalet

    Le Dr Poinsignon a en fait abordé les bases de la digestion humaine. Devant l'opposition de beaucoup de patients à tout changement alimentaire, il propose d'abord une approche très pédagogique. 

    Rôles des nutriments, des vitamines, etc. Au passage, il critique l'usage des adoucisseurs pour l'eau potable, ces appareils ont l'inconvénient de trop déminéraliser l'eau de boisson. 

    Il met en avant le rôle de l'épigénétique, c'est à dire des influences extérieures sur l'expresion de gènes. Pour affirmer que si on ne peut pas changer nos gène, on peut modifier pluieurs facteurs de l'environnement, au premier rag desquels l'alimentation. Et d'autres aberrations, comme l'utilisation trop régulière de l'aspartame, divers polluants.

    Ensuite il aborde plus précisément les enchaînements qui peuvent conduire aux maladies à partir de l'alimentation, en débordant les barrières de notre corps. Ce sont les barrières entre le soi (notre corps et ses composants) et le non-soi (aliments et boissons).

    1. La porosité de l'intestin grêle
    2. Les capacités enzymatiques du foie
    3. Le système immunitaire.

    Il insiste sur des notions simples, comme le fait de bien mastiquer pour que le travail digestif commence réellement. Les autres facteurs de porosité intestinale, plus souvent appelée hyperperméabilité, sont listés ci-dessous :

    • Antibiotiques
    • Antiinflammatoires
    • Alimentation
    • Polluants
    • Maladies intestinales
    • Viellissement
    • Sport intensif

    Les médicaments cités sont parfois nécessaires, mais ont un rôle à double tranchant, quand ils entretiennent cette porosité qui sera une des causes des pathologies inflammatoires. ça peut se transformer en cercle vicieux. 

    La deuxième barrière est le foie. Qui contient des milliers d'enzymes de "détoxication", et dans lequel se déroulent plus de 4000 réactions chimiques. Selon les personnes, il peut y avoir, pour des raisons génétiques, une ou plusieurs déficiences enzymatiques, ce qui conduit à des inégalités face aux mùaladies pour les personnes. 

    Ou des carences alimentaires peuvent expliquer le mauvais fonctionnement de ces enzymes. Quand elles sont débordées par beaucoup de molécules, suite à la perméabilité du grêle, ces enzymes sont rapidement épuisées. 

    La troisième barrière est le système immunitaire. Les cellules immunitaires sont partout : circulantes, dans le sang et la lymphe, et aussi dormantes dans nos tissus (par exemples plusieurs types de cellules dérivées des macrophages), qui seront plus difficilement mesurables en analyses sanguines. L'activité de notre ssystème immunitaire n'est donc pas entièrement détectable d'après les analyses classiques. 

    70 % des cellules immunitaires sont dans les muqueuses intestinales.

    Ensuite, le Dr Poinsignon a regroupé sous le terme "inflammation" les réactions induites par le franchissement et le débordement de ces 3 barrières, principalement par une alimentation non adaptée à nos corps, et par plusieurs molécules étrangères (polluants, édulcorants, etc.). 

    Il a abouti à la présentation et la définition du régime Seignalet, qu'il applique avec succès à ses patients, bien qu'il ait du mal à en convaindre un certain nombre.

    Il a aussi  insisté sur la nécessité de ne manger de la viande en général que de façon modérée, c'est à dire en général un apport de protéines une fois par jour, et sur les abus de graisses à limiter, notamment de mauvaises graisses : fritures, nourriture industrielle en général.

    Anecdote utile : la conniassance des liens entre santé et alimentation par le monde médical a été beaucoup discutée. Apparememnt, de l'avis de tous les connaisseurs présents ce jour là, elle est très très faible, sauf à avoir fait une démarche personnelle de recherches sur ces sujets. Y compris parfois pour les nutritionnistes. Ce sont en fait des endocrinologues qui peuvent revendiquer ce droit, mais la formation peut être relativement légère. 

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  • DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique

    Quleques succès du régime Seignalet sont décrits sur la page Témoignages DT2. Est ce que ça été confirmé ensuite ?

    Quand l'alimentation hypotoxique est suivie

    Monsieur Jean Marie Magnien, auteur de l'ouvrage "réduire au silence 100 maladies grâce au régime Seignalet" a eu l'amabilité de me confier de nouveaux résultats - anonymes bien sûr - plus récents que la parution de son ouvrage. Il s'agit d'une personne atteinte d'un cancer de la prostate, et d'un DT2.

    En résumé : à l'âge de 55 ans, le DT2 se déclare. Il est traité par sulfamide (Gliclazide ; générique de Diamicron)

    Les glycémies à jeun sont bonnes au départ, puis augmentent un peu; le patient est alors traité 2 ans plus tard. Les mesures d'HbA1c varient entre 5.7 et 6,8.

    Le patient adopte alors progressivement le régime Seignalet + compléments alimentaires - pour un cancer de la prostate -, 6 ans après la découverte du DT2, et 4 ans après la mise en place du traitement oral. La situation s'améliore. Les HbA1C varient entre 5,2 et 6,4 (valeur la plus haute, au début), avec une moyenne à 5.6, sur 3 années consécutives. Les glycémies à jeun restent dans les clous, entre 1.04 et 1.25 pour la plus haute. Le médecin traitant arrête le traitement oral 2 ans et demi après le début du régime Seignalet.

    En parallèle, l'hypoertension, pour laquelle il est aussi traité, diminue. Ce qui conduit le médecin à diviser par 4 le traiement. M. magnien précise qu'il a observé ce phénomène non systématiquement, mais très souvent, grâce au régime Seignalet. Il met notamment en avant la suppression des produits laitiers et le magnésium dans les compléments alimentaires. 

    Il est nécessaire de suivre l'évolution de sa tension, pour que le médecin puisse adapter le traitement, ici à la baisse, voire le supprimer. 

    Enfin, aux dernières nouvelles, ce patient, son cancer de la prostate, son diabète, ainsi que le cancer du côlon de sa femme (sous chimiothérapie, et qui a mis en place aussi le régime Seignalet + compléments alimentaires), vont bien. La médecine classique a joué son rôle, en protégeant pour partie ce patient des complications du diabète de type 2, puis l'apport du changement alimentaire a permis plus efficacement de renverser la tendance.

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