Billets de olivier-callet

  • Faire confiance aux chiffres officiels

    Le plus souvent possible : faire confiance aux chiffres officiels. Je ne cite que ces derniers. Car les chiffres bruts parlent d'eux-mêmes. Exemples.

    A ce jour les progrès en prise en charge en réanimation (moins d'intubation, meilleurs timings d'intervention grâce à l'expérience, plus de matériel pour s'isoler des virus en réa, etc.) semblent avoir montré un effet bénéfique bienvenu et peu contestable.

    Pour le reste de l'arsenal thérapeutique ?

    Le Royaume-Uni et Israël ont été à maintes reprises cités comme des exemples à suivre. Youpi. Cela donne quoi ?

    Owid 10 aout 2021 matin

    Sources : le site ourworldindata

     

    Avec de très bons taux de vaccination double-dose la mortalité repart hélas à la hausse. Tout le monde espère que ce soit passager. En attendant une 3ème dose est requise pour une partie de la population en Israël. Il est re-question aussi de re limitations de ci de là dans ces pays.

    On est passé en très peu de mois d'un vaccin efficace à 95 % en double dose et une mortalité quasi vaincue à un vaccin moins efficace et une 3ème dose nécessaire pour les personnes qui en souffrent le plus.

    Bien sûr ces 95 % étaient calculés en efficacité relative. En réduction de risque absolu on était miraculeusement dès le départ autour de 1 % pour les vaccins répandus en France. Tout le monde peut aller vérifier. C'est sur ces bases là que ces produits ont été autorisés.

     

    Mais si la balance bénéfices risques est la bonne pourquoi ne pas continuer ?

    D'ailleurs on l'a assez entendu, les effets indésirables sont minimes.

    Toujours les chiffres officiels :

    https://ansm.sante.fr/actualites/point-de-situation-sur-la-surveillance-des-vaccins-contre-la-covid-19-periode-du-23-07-2021-au-29-07-2021

     

    3ème page : 25 % d'effets indésirables graves. Juste un quart parmi les vaccinés. 1/4 ... Si peu.

    C'est pas comme si la vaccination des jeunes pouvait atteindre le système reproducteur.

    Ah, possiblement pour les femmes avec des troubles menstruels étonnants, bien sûr en âge de tomber enceinte ...

    Ou bien générer des maladies auto immunes. Ah si avec la polyarthrite rhumatoïde ....

    C'est un immense mérite de la part des industriels et des autorités sanitaires associées, de lister consciencieusement ces effets. Les commentaires sont une toute autre histoire. Un peu comme le lien vaccins anti hépatites B et maladies démyélinisantes dont la SEP, largement nié dans les commentaires officiels. Mais clairement écrit dans la partie "effets secondaires" de la notice de ces produits, depuis longtemps.

    Ps : pour aider à visualiser par exemple les notions de risque relatif et réduction de risque absolu, par exemple dans le cadre d'effets secondaires, il y a ça :

    https://www.cholesterol-statine.fr/news/rapport-risque-benefice-nous-prendrait-on-pour-des-breles

     

    Il est très étonnant qu'une majorité d'opposants se focalise sur des produits alternatifs aux résultats a minima très décevants et aux présentations très bricolées.

    Il suffit pourtant de lire les données existantes sur les produits rendus quasi obligatoires pour se poser des questions.

     

  • Lymphomes non hodgkiniens, polluants, aliments non bio

    Les lymphomes non hodgkiniens sont régulièrement cités parmi les maladies induites par des polluants.

     

    Lymphomes et polluants

     

    J'évoquais déjà ici, dans le paragraphe sur les lymphomes, plusieurs polluants ainsi que des médicaments impliqués ou soupçonnés :

    Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

    C'est à lire pour réaliser à quel point les causes environnementales jouent un rôle majeur pour le lymphome non - hodgkinien ainsi que pour plusieurs autres pathologies*.

     

    Alimentation bio = moins de lymphomes non hodgkiniens et de cancers du sein

     

    Je découvre cet article de mars 2021, très argumenté, sur les liens entre alimentation non bio et lymphomes non hodgkiniens. C'est écrit par une médecin qui donne beaucoup de références.

    https://medcritic.fr/medecine-de-precision-vs-controle-des-facteurs-de-risque/

    Elle indique, études à l'appui, "dans le détail des cancers, et après ajustement pour un grand nombre de facteurs confondants (activité physique, tabagisme, histoire familiale de cancer, IMC…) la réduction ne reste statistiquement significative que pour les cancers du sein en post ménopause et pour les lymphomes"

     

    En fonction de ces données; consommer de préférence des aliments d'origine biologique et éviter au maximum les sources de pollution, dont certaines sont connues, devrait limiter la survenue de ces cancers là.

    Ce sont des cancers soit fréquents soit en augmentation.

     

    Il n'est pas dit si le passage à une nourriture bio peut aider à la mise en rémission d'un lymphome non hodgkinien. Cela serait difficile à vérifier.

    Mais a minima cela devrait permettre de ne pas l'aggraver pour les personnes atteintes.

     

    Je rappelle également les liens pollutions / cancers du sein déjà évoqués par exemple ici : Cancer du sein

     

    Le lymphome non hodgkinien est une pathologie pour laquelle les facteurs environnementaux sont prépondérants. Alimentation, polluants et maladies iatrogéniques (voir dans le premier lien les maladies qui semblent favorisées par les anti-cholestérol) jouent des rôles primordiaux dans les lymphomes non-hodgkiniens ainsi que pour les cancers du sein.

    Il n'existe pas de solution miracle mais limiter ces facteurs devrait déjà permettre d'atténuer la gravité de ces maladies.

    Parmi ces facteurs, choisir une alimentation bio n'est pas abordable pour tout le monde. Il existe des pistes pour consommer en limitant ces surcoûts.

     

    Consommer bio à moindre coût

    Pour avoir un peu travaillé dans une usine de fabrication d'aliments - non bio - pour le bétail, j'avais pu constater des :

    antibiotiques multiples en grandes quantités ; tourteaux de soja hyper-traités provenant d'Amérique du Sud, peut-être OGM et aussi larges contributeurs à la déforestation, à la mortalité amérindienne, et aux immenses incendies d'Amazonie et du Pantanal au Brésil ; graines concassées de maïs local hyper-traité aussi et très gourmand en eau en été, quand il y a très peu d'eau ; graisses animales surcuites pour éviter les microbes après une cuisson de mémoire à 300 ° C  - mais pour quelle qualité ?, etc.

    C'était il y a des années, mais je doute qu'il y ait eu d'énormes progrès. J'ai préféré consommer alors le plus possible viandes et oeufs produits en agriculture biologique, locale. Si vous choisissez au moins partiellement cette voie vous pourrez éviter une grande partie de ces aberrations sanitaires, humaines, écologiques, éthiques. Et également d'avaler d'étranges mélanges d'antibiotiques.

    Consommez aussi les produits laitiers en version bio si vous en prenez.

    ps : les produits laitiers sont supprimés dans un des modèles alimentaires que je cite souvent sur ce blog en raison des succès obtenus pour une centaine de pathologies : l'alimentation Seignalet.

     

    Il existe également dans plusieurs magasins bio des formats de panier déjà préparés et moins onéreux qu'avec les légumes pris séparément, ainsi que parfois des formules traiteur bon marché. Cela permet de ne pas payer beaucoup plus cher que des produits classiques.

    Dans le petit magasin bio à côté de mon lieu de travail des salades composées à 3,90 € du rayon traiteur tiennent la route et suffisent souvent pour un repas. Elles sont régulièrement compatibles avec l'alimentation Seignalet.

    Le bio n'est pas toujours facile d'un point de vue économique mais c'est donc de plus en plus abordable, il y a des solutions, et je le répète, prendre le plus souvent possible les aliments d'origine animale en version bio limite déjà beaucoup l'absorption de polluants.

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  • Myélite transverse : quelles causes ?

    Myélite transverse

    J'ai fait quelques recherches sur cette maladie rare après avoir discuté avec une personne atteinte, qui avait des années auparavant été vaccinée contre l'hépatite B.

     

    C'est une maladie résumée par exemple ici https://www.chu-lyon.fr/fr/myelite-transverse ou là : https://fr.wikipedia.org/wiki/My%C3%A9lite_transverse

    On lit que c'est une maladie rare avec un à 5 cas par million de personnes dans la population, soit en moyenne : 2,5 personnes / million = 1 cas de myélite transverse pour 400 000 personnes.

    Plusieurs causes possibles sont citées dans les liens précédents, notamment des infections et des vaccinations. Parmi les vaccinations, lesquelles sont concernées ?

     

    Myélite transverses suite à un vaccin

    La vaccination anti-hépatite B est une cause possible voire probable de cette maladie selon les publications suivantes :

     

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/2962488/ ; cet article indique 4 cas de Myélite transverse survenus sur 850 000 vaccinées.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12806509/ ; cet article cite un enfant de 3 ans atteint par une Myélite transverse après une vaccination anti-hépatite B et une infection respiratoire.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11027094/ ; une enfant de 15 ans atteinte de Myélite transverse après une vaccination anti hépatite B.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10442059/ ; une fille de 16 ans atteinte de Myélite transverse après la vaccination anti-hépatite B.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8301068/ ; l'article n'est pas accessible aux non professionnels mais le titre est parlant : Myélite transverse survenue après vaccination contre l'hépatite B.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7793384/ ; autre cas de Myélite transverse suivant une vaccination anti hépatite B.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19880568/ ; traduction d'un extrait : " Nous avons divulgué 37 cas rapportés de myélite transverse associés à différents vaccins, y compris ceux contre le virus de l'hépatite B, la rougeole-oreillons-rubéole, la diphtérie-tétanos-coqueluche et autres, administrés à des nourrissons, des enfants et des adultes. Dans la plupart de ces cas signalés, l'association temporelle se situait entre plusieurs jours et 3 mois, bien qu'une période plus longue pouvant aller jusqu'à plusieurs années ait également été suggérée."

     

    Le Dr Marc Girard commente également un cas de Myélite transverse survenue chez une adolescente 2 mois après le vaccin anti hépatite B.

    L'article du Dr Girard : https://www.rolandsimion.org/markers-of-autoimmunity-after-hepatitis-b-vaccination/ et la publication à laquelle il se réfère : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15297069/

    Le Dr Girard détaille ici (le premier des deux liens) les mécanismes par lesquels la responsabilité du vaccin a été écartée en prétextant l'existence au préalable d'une autre maladie auto-immune très rare, peut-être inventée pour cette fillette. C'est effarant. C'est accessible avec des outils de type google traduction pour les personnes les moins à l'aise avec l'anglais.

    Dans cet autre lien : https://www.rolandsimion.org/hepatitis-b-multiple-sclerosis/, le Dr Girard reprend sa réponse détaillée à une publication relative à une publication sur le sujet de la responsabilité du vaccin hépatite B sur la sclérose en plaque. La Myélite transverse est citée également. C'est en anglais, à lire pour toute personne intéressée ou qui souhaiterait voir reconnue la responsabilité de cette vaccination dans sa pathologie.

     

    Je remercie ici vivement "Dreamer" et "Encephalix" qui m'ont fourni la majorité de ces liens. Ce sont deux personnes très rapides et efficaces dans la recherche et le décryptage de publications scientifiques et des commentateurs réguliers du site https://michel.delorgeril.info/ 

     

    On a donc une maladie très rare qui peut être déclenchée par des infections mais aussi par des vaccinations sensées prévenir des infections. Le vaccin contre l'hépatite B semble être le plus impliqué, d'autres le sont aussi.

    "Dreamer" m'indiquait que de fait cette possibilité est prise en compte par les fabricants de vaccins :

    "la myélite transverse est un effet indésirable listé dans les notices américaines d’engerix et recombivax. C’est une des portes d’entrée de la SEP, il y a des case reports publiés mais aucune étude sérieuse n’a jamais été faite. J’ai découvert au cours de mes recherches que les myélites en tous genres étaient déjà listées sur les notices des premières générations de vaccins "plasma derived" avant même l’introduction des recombinants. C’est un effet indésirable également listé sur les notices du ROR et du gardasil en Amérique du nord."

    En d'autres termes, au moins 5 vaccins ou types de vaccins différents ont été ou sont susceptibles de déclencher une Myélite transverse.

    Cet effet secondaire est assez fréquent pour que les notices le signalent, mais resterait relativement rare.

    Toutefois, ce sont les vaccins anti hépatite B qui ont été accusés à plusieurs reprises de favoriser une autre maladie du système nerveux, la Sclérose en plaques, ce qui a entraîné on l'a vu plus haut des querelles d'experts, les donénes pendanht toutefois pour la responsabilité de cette vaccination. Mais si on cumule deux liens rares de ce vaccin avec des maladies, la Myélite transverse et la Sclérose en plaques, cela commence à faire deux signaux forts en faveur d'une responsabilité de cette vaccination - responsabilité d'ailleurs reconnue par les fabricants de vaccins - pour les maladies du système nerveux.

    Je conseille vivement sur l'ensemble de ces sujets l'ouvrage le plus précis à ce sujet à mon sens  : "Michel de Lorgeril, les vaccins du nourrisson, livre 4, Coqueluche, Hépatite B, vaccins hexavalents".  Pour la sclérose en plaques notamment, les références données sont très complètes et permettent de comprendre quels sont les liens réels entre vaccination et sclérose en plaques en fonction des publications parues à ce sujet.

     

    Autres causes pour la myélite transverse ?

    Les causes mentionnées sur Wikipedia sont:

    • une infection ou un vaccin (les symptômes suivent une infection ou un vaccin dans 60 % des cas) ;
    • une infection directe de la moelle ;
    • des causes auto-immunitaires et inflammatoires systémiques : neurolupus & lupus érythémateux disséminé  (diagnostic reposant alors sur l'IRM, la présence d'antiphospholipides, fréquente), sarcoïdose, syndrome de Sjörgen ;
    • maladie démyélinisante acquise :sclérose en plaques, neuromyélite optique avec une atteinte longitudinale fréquemment extensive, directement associée à la présence d'un auto-anticorps sérique IgG-NMO (antiaquaporines).

     

    Je rappelle que parmi toutes ces pathologies, causes possibles de myélites transverses, plusieurs semblent avoir des co-facteurs environnementaux majeurs :

     

    Causes environnementales du Lupus Erythémateux Disséminé

    L'alimentation dite Seignalet permettait selon cet auteur d'obtenir 16 quasi rémissions sur 20 personnes l'ayant adopté et des effets favorables  plus limités chez quatre autres personnes. Bien sûr ce type d'étude n'est pas le standard de la recherche clinique, il n'y a par exemple pas de randomisation ni de groupe témoin. Par contre les succès répétés pour cette pathologie (ou d'autres pathologies auto-immunes avec des poins communs (cf. sclérodermie ci-dessous) ainsi que le recul en décennies permet de confirmer la validité de cette approche basée sur des modifications alimentaires. Par ailleurs le lupus érythmateux disséminé est parfois classé dans les connectivites, comme les sclérodermies, qui sont régulièrement liées à des facteurs environnementaux : Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments ; Sclérodermie en coup de sabre chez un enfant : témoignage

    Si des mécènes, riches et patients, passaient par là pour financer de telles recherches, ils seraient vraiment les bienvenus pour permettre de lancer des études sur les liens environnement (au sens large, y compris alimentation, polluants, vaccins) - maladies auto-immunes. C'est un champs de recherche hélas complètement délaissé. En attendant les indices et les témoignages sont concordants, en nombre et en recul parfois de deux décennies, pour souligner le rôle fréquent de  facteurs environnementaux - l'alimentation au premier plan - dans plusieurs de ces pathologies.

     

    Causes environnementales de la sarcoïdose

    Le Dr Seignalet mentionnait la silice comme cause probable, quand respirée sous forme de poussières ou autres produits contenant de la silice. Il conseillait donc aux personnes de s'éloigner le plus possibles des sources de pollution. Cette cause est depuis reconnue par la médecine du travail.

     

    Causes environnementales du syndrome de Sjrogen =  syndrome sec

    C'est une maladie auto-immune qui touche surtout les grandes salivaires, ce qui peut assécher la production de salive, ou lacrymales. L'alimentation Seignalet obtenait dans ce cas, pour 86 patients (toutes formes comprises : celles dites primitives = sans autres maladies associées et celles dites secondaires = syndrome apparu dans le cadre d'une autre maladie auto-immune ) : 26 succès francs (très nette amélioration à disparition des symptômes) ; 48 succès partiels (améliorations modérées mais visibles) ; 12 échecs. Le résultat est moins bon que dans la majorité des autres états auto-immuns en raison certainement de la fibrose, non récupérable, qu'entraîne à terme cette maladie pour les tissus de ces glandes. L'alimentation fait effet pour les cellules non encore détruites par la fibrose, elle est dans l'idéal à mettre en place au plus tôt.

     

    Causes environnementales de la sclérose en plaques

    J'avais cité ici déjà la Sclérose en plaques, en citant une rémission de ... 20 ans grâce surtout à l'alimentation Seignalet : https://www.revolutions-scientifiques-et-diabetes.com/blog/spa-spondylarthrite-ankylosante-sep-et-seignalet.html.  On voit par ailleurs dans ce billet et dans les liens donnés la responsabilité fréquente du vaccin contre l'hépatite B. Même dans ce cas de figure les changements alimentaires indiqués par le Dr Seignalet semblent fonctionner, même si cela paraît contre-intuitif. C'est donc à essayer également pour des SEP induites par des vaccins.

     

    Causes environnementales du neurolupus

    Je n'ai aucune donnée en ce sens pour cette pathologie. Par contre la publication mentionnée et commentée plus haut par le Dr Girard indique qu'à au moins une reprise cette pathologie, le neurolupus, a pu être "inventée" chez une patient afin d'écarter la responsabilité du vaccin contre l'hépatite B.

     

    Causes environnementales de la neuromyélite optique

    Le Dr de Lorgeril signale et commente ici :  https://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/vaccins-et-maladie-auto-immune-tres-mauvaise-nouvelle/ l'augmentation des poussées de cette neuromyélite optique suite à la vaccination : https://www.medpagetoday.com/meetingcoverage/ectrims/68811

    Ces liens ne citent pas la Myélite transverse, par contre ils indiquent une aggravation de cette maladie, elle-même cause possible de Myélite transverse, liée à des vaccinations. Je n'ai pas trouvé le détail des vaccinations concernées.

     

    Que faire en cas de Myélite transverse ?

     

    Pour aller mieux

    En termes curatifs : suivre les traitements proposés par le corps médical semble être incontournable. Le but est surtout de diminuer l'inflammation et de permettre à terme de récupérer de la latitude de mouvement et si possible la sensibilité quand elle a disparu pour certaines zones du corps.

    Comment aider son corps à aller encore mieux en plus de ces traitements et séances de kiné ?

    A ma connaissance l'alimentation Seignalet n'a jamais été testée pour une Myélite transverse, on ne peut  pas savoir si cela jouera un rôle. Toutefois plusieurs affections auto-immunes plus ou moins proches en ont bénéficié, y compris des scléroses en plaques et des maladies fréquemment associées comme celles citées ci-dessus. N'hésitez pas à essayer cette alimentation, le jeu en vaut la chandelle.

    A noter aussi de façon plus indirecte : des traitements lourds de maladies auto-immunes peuvent réduire la capacité du corps à se défendre contre les agresseurs. C'est ce qui est arrivé à cette personne qui a eu une myélite virale liée à ses traitements contre des maladies auto-immunes : https://jacquelinelagace.net/2013/11/19/temoignage-dannie-en-reponse-a-sylvie-arthriter-rhumatoide-et-maladie-de-crohn/

    L'alimentation Seignalet permet, toutes les fois où elle permet des rémissionsde maladies auto-immunes, de diminuer la prise de ces médications et tous les risques associés, dont celui de Myélite virale.

    L'alimentation Seignalet est par exemple définie ici dans le 2nd chapitre : Alimentations qui marchent

    Si cela peut paraître étonnant ou difficile à mettre en place au début, plusieurs astuces facilitent ces changements alimentaires : Astuces culinaires

    Pour mémoire l'alimentation Seignalet vise d'abord à baisser la réaction immunitaire et en conséquence à diminuer l'inflammation qui s'en suit.

     

    Pour que les causes avérées de la Myélite transverse soient reconnues

    Même des années après après une vaccination anti hépatite B, ou une autre vaccination et en cas de survenue d'une myélite transverse, n'hésitez pas à demander à ce que ce lien soit retenu. Aujourd'hui je ne sais pas quel est le meilleur parcours (association de patients, votre médecin, un des médecins cité en référence, avocat spécialisé ou combinaison de ces approches) pour aller vers cette reconnaissance.

    Le combat pour cette reconnaissance pourrait être difficile à mener et nécessiter du temps et de l'énergie. Toutefois les éléments sont là : des vaccins, notamment contre l'hépatite B, ont entraîné plusieurs maladies portant atteinte au système nerveux, dont la myélite transverse, à une fréquence élevée si on l'associe aux autres maladies déclenchées sur le systèe nerveux, comme la sclérose en plaques. Les liens donnés plus haut ansi que l'ouvrage du Dr de Lorgeril permettent de disposer d'éléments significatifs en ce sens.

     

     

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  • Sclérodermie en coup de sabre chez un enfant : témoignage

     

    Un des billets de ce blog traitait en détail de plusieurs formes de la maladie appelée sclérodermie : Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments

    Une maman m'a appelé d'une part pour me remercier du travail fait, un des plus complets sur le net sur ce sujet m'a t-elle confié ainsi que pour me délivrer son témoignage.

    Elle s'était inspirée des éléments relatifs à la nourriture inclus dans ce billet pour améliorer l'alimentation de son enfant tout en suivant les prescriptions diététiques usuelles en cas de prise de cortisone (cf. plus loin).

    Elle m'a aussi demandé quelques précisions. Je souligne que je ne réponds jamais pour remplacer tel ou tel soignant, médecin, diététicien, etc., ce que je ne suis pas, mais plutôt pour aider à diriger si besoin des personnes dans la jungle des ressources scientifiques ou bien des témoignages en fonction de leur sérieux et crédibilité (plausibilité biologique, concordance avec les données épidémiologiques, détails donnés, etc.).

    Son enfant de 6 ans était atteint depuis quelques mois d'une forme particulière de sclérodermie : la sclérodermie en coup de sabre. Cette maladie se présente sous forme d'un creux ou bien de deux crêtes qui déterminent une gouttière le plus souvent sur le front de la racine des cheveux jusqu'au nez. Certaines formes restent relativement discrètes d'autres sont plus marquées. 

    Cette forme rare de sclérodermie nécessite dans certains cas une attention vigilante pour 3 aspects :

    • le retentissement esthétique ;
    • dans les formes prononcées, l'atteinte des os crâniens, des tissus sous-jacents ou encore plus rarement d'organes des sens du visage ;
    • la concomitance avec d'autres formes de sclérodermie ; soit modérées et normalement transitoires (2 à 5 ans en général) que sont les morphées = sclérodermies sous-cutanées ; soit les sclérodermies systémiques qui concernent plusieurs organes. Il existe aussi des formes frontières (cf. premier lien).

     

    DÉLAI TRÈS LONG DE DIAGNOSTIC DE CETTE SCLÉRODERMIE

    L'enfant de Mme A. est atteint de la forme en coup de sabre. Il a fallu de longs mois pour que le diagnostic soit posé, le premier médecin rencontré ne connaissant pas cette maladie peu courante et ne renvoyant pas vers des confrères plus compétents. Pourtant les reliefs sur le front bien qu'assez peu prononcées avaient l'air suffisamment nets pour poser le diagnostic. L'importance de ces reliefs a été minimisée par l'un d'entre eux. C'est Mme A. qui finira par trouver le diagnostic sur internet, confirmé ensuite par une dermatologue de ville puis dirigée vers un service spécialisé des maladies rares et réputé en France sur ce sujet.

    Le diagnostic est un des points forts de la médecine en France au regard d'autres pays. Pourtant de larges méconnaissances de critères caractéristiques persistent dans le monde médical. C'est particulièrement le cas pour plusieurs maladies auto-immunes. Les phénomènes d'errance diagnostique longue sont réguliers. L'amélioration des diagnostics pourrait être un axe fort de progrès médicaux dans notre pays, en raccourcissant les délais entre apparition des symptômes et prise en charge adaptée.

    A ce titre l'amélioration des compétences en observation clinique serait un axe à privilégier, comme c'est le cas typiquement pour une sclérodermie en coup de sabre. Les examens biologiques ou d'imagerie venant ensuite confirmer ou infirmer une hypothèse.

     

    PRISE EN CHARGE MÉDICALE NÉCESSAIRE

    Je me suis à plusieurs reprises assuré que les parents de l'enfant continuaient bien à le traiter par voie conventionnelle, ce qui était impératif dans ce cas. C'est ce qu'ils faisaient.

    Le traitement proposé par l'équipe médicale était du Méthotrexate, de la Cortisone, de la vitamine D et calcium et de l’acide folique (antagoniste du méthotrexate pour compenser la vitamine B9 = acide folique détruite par le méthotrexate). C'est un traitement classique dans ce cas de figure. Il est à fois standardisé et au besoin adapté par les équipes médicales en fonction de la tolérance des patients et des résultats obtenus.

    Certains patients ne préfèrent parfois pas de traitement du tout quand le "coup de sabre" est peu marqué mais dans ce cas cela nécessite une surveillance encore plus attentive de l'évolution de la gouttière présente sur le front.

    Dans la discussion Mme A. évoque aussi :

    - un terrain de type asthmatique qui nécessite la prise de ventoline et flixotide mais elle reviendra sur cette définition plus tard (cf. + loin) ;

    - avant l'apparition des symptômes, une série de stress de natures diverses pour cet enfant ;

    - une consommation très poussée de produits laitiers.

    Elle a de son côté effectué un énorme travail de recherche et de synthèse sur la maladie qu'elle connaît maintenant très bien. Elle me demande mon avis par rapport à toutes les sources que j'ai citées.

    Je signalais l'alimentation Seignalet dans le billet précédant pour la quasi-totalité des formes de sclérodermie tout en indiquant que ça n'a jamais été essayé pour la sclérodermie en coup de sabre.

    Elle envisage dans un premier temps de faire suivre cette alimentation à son enfant pour qu'il ait toutes les chances de son côté.

    Pour les autres facteurs contributeurs possibles d'une sclérodermie en général plusieurs polluants sont suspectés (cf. premier lien) : rien n'est noté autour de l'enfant pour les polluants (tels que poussières de silice, contacts répétés avec des solvants, etc.) si ce n'est la présence proche d'un aéroport.

    Des stress antérieurs à la maladie, peut-être classiques chez un jeune enfant, sont cités à plusieurs reprises. Le stress est un des co-déclencheurs possibles* pour plusieurs maladies auto-immunes. Je conseille aux parents de chercher près de chez eux des thérapeutes compétents en la matière (via la demande d'adresses auprès des équipes médicales fréquentées et le bouche à oreille) mais a priori cette étape n'a pas été effectuée. La sclérodermie en coup de sabre peut-être aussi très anxiogène. Un tel thérapeute pourrait à la fois permettre de remonter à des stress initiaux et les atténuer ainsi qu'atténuer les stress liés à la maladie elle-même. Des techniques telles que l'hypnose, l'EMDR, pourraient aider en ce sens, sous réserve de trouver un praticien expérimenté avec les enfants. D'autres approches sont certainement possibles.

     

    EVOLUTIONS DE LA SCLÉRODERMIE

    1 mois après le premier contact

    L'enfant n'a pas arrêté tous les produits laitiers mais les a considérablement diminués.

    Il consomme aussi beaucoup moins de sucres. Ceci est nécessité par la prise de cortisone qui perturbe classiquement les mécanismes de régulation de la glycémie.

    Le sel est inexistant dans le régime alimentaire car contre indiqué avec la corticothérapie

    Le gluten est consommé beaucoup plus rarement.

    L'alimentation à la maison était déjà pauvre en aliments dits industriels, ils ont maintenant disparu.

    L'alimentation mise en place se rapproche donc plus d'une alimentation de type méditerranéenne que de l'alimentation Seignalet : Alimentations qui marchent

    Le traitement Méthotrexate + cortisone a été mis en place. La Cortisone a été diminuée dès le premier mois.

    Les examens biologiques sont normaux. Les éléments mesurés pour l'immunité (polynucléaires, ...) également malgré la cortisone, le bilan hépatique idem.

    Un I.R.M massif facial montre la nette zone d’amincissement du tissu sous-cutané correspondant aux lésions de la sclérodermie et un EEG (électro-encéphalogramme) de veille ne montre pas d’anomalie.

    L'examen ophtalmologique est normal.

    Les manifestations de type asthmatique ne sont pas réapparues. Les masques et les mesures d'hygiène peuvent l'expliquer.

    Des douleurs qui tournent sont apparues. Difficiles à décrire par l'enfant qui évoque des douleurs qui font "boum-boum" en divers endroits de façon ponctuelle : bras, cuisses, cou, tête.

    Les recherches pratiquées montrent :

    - la présence d'une inflammation ;

    - l'absence d’anticorps anti-HBC protecteurs ;

    - l'absence de marqueurs de L.E.D. = lupus érythémateux disséminé (les sclérodermies diverses et les L.E.D. sont  regroupées parmi les connectivites, les diagnostics différentiels sont parfois délicats, les médecins tendent de s'assurer par divers moyens que le diagnostic initial est le bon).

    Les services ont conseillé de faire à l'enfant les vaccins contre la grippe et les pneumocoques, ce qui a été réalisé.

    La mère et le père ont suivi les mêmes évolutions alimentaires, plus nettes pour les produits laitiers et le gluten mais non absolues.

    Pour le père : après une période sans entraînement la reprise de la course à pied se fait facilement, avec beaucoup moins d'essoufflement qu'attendu. Le contraste avant / après paraît net.

    Pour la mère : des maux de tête récurrents ont disparu. Des maux de ventre ont disparu également. Elle se sent moins rouillée en termes articulaires. La fatigue quotidienne persiste.

     

    2 mois après le premier contact

    La marque sur le front nommée "coup de sabre" n'a pas progressé depuis le début, ce qui est rassurant.

    La cortisone est à la baisse. Le méthotrexate est continué, ainsi que l'acide folique (vit B9). L'enfant prend également un mélange Calcium - Vitamine D.

    La prise de cortisone nécessite une alimentation non salée, les parents cherchent donc à varier l'alimentation.

    L'enfant a moins faim depuis la baisse des doses de cortisone.

    La même logique est maintenue : l'enfant ne mange plus de bombons, de viennoiseries, gâteaux (même si cela n’était pas exagéré avant tout cela). Il consomme moins de produits laitiers qu'avant, sa demande a diminué. Il consomme du gluten ponctuellement.

    Il consomme beaucoup de légumes et de fruits, ainsi que des légumineuses.

    La quantité de sucre a été diminuée. Il prend du sirop d'agave en mélange avec les yaourts nature maison.

    Les douleurs "tournantes" sont moins présentes.

    En termes physiques l'enfant n'a pas grossi, n'a pas le visage bouffi alors que ce sont des effets secondaires possibles de la prise de cortisone.

    L'enfant manifeste par contre une grande excitation, des problèmes de concentration, rigole beaucoup. Est-ce que ce sont des effets secondaires de la cortisone ? Autre chose dans un contexte tout de même anxiogène ? Il est pour les parents difficile de le savoir à ce stade.

    Des douleurs sont apparues aux tendons après les séances de sport scolaires. Les parents se demandent si cela est lié à la cortisone.

    L'euphorie et les douleurs aux tendons font bien partie des effets secondaires possibles de la cortisone comme l'indique ce site dédié : Effets secondaires de la cortisone.

    La cortisone paraît clairement indispensable dans ce cas de figure mais il faut en connaître les effets secondaires possibles.

    Des allergies nettes aux poils de chat sont apparues, avec des picotements marqués aux yeux. La mère ne pense plus que l'enfant soit asthmatique aujourd'hui malgré les prescriptions initiales de ventoline et flixotide pour des épisodes de bronchiolite, puis plus tard de détresse respiratoire (bronchite non asthmatiforme).

    Elle a réalisé que les critères usuels de l'asthme n'étaient pas présents : pas d’essoufflement à l’effort ni de quinte de toux au contact des chats. Ou bien le port du masque et l’alimentation en ont atténué les symptômes.

    Mme A. insiste pour que je passe ce message : au-delà des effets possibles sur la maladie elle-même les améliorations alimentaires semblent permettre de faciliter la prise d'un traitement lourd comme celui-ci et d'en atténuer les nombreux effets secondaires.

    Pour le père : la même forme perdure en course à pied à son grand étonnement, y compris après des coupures longues sans entraînement. La fréquence cardiaque et la VO2 max restent dans les normes, il est très peu essoufflé après une course de 10km.

    Pour la mère : en plus des améliorations notées dès le premier moins elle me signale que son poids avait baissé assez rapidement de 5 kg puis s'est stabilisé.

    3eme mois

    Le traitement par cortisone à été diminué de façon à le stopper à la fin du 3ème mois.

    La Cortisone sera remplacée par de l'hydrocortisone. C'est un processus classique. Cela permet au corps de reprendre la sécrétion naturelle de l'hormone cortisol souvent altérée par la prise de cortisone.

    Le methotrexate est toujours administré comme l’acide folique pour une durée totale de 6 mois.

    Futur attendu

    Dans un second temps un traitement chirurgical en chirurgie plastique par greffe de graisse autologue à visée esthétique sera proposé. Le but est de reconstituer au front sa forme habituelle. Ce pourra être le cas pour cet enfant.

    Les parents ont été très déçus par le peu de retour d'expérience donné par l'équipe médicale qui suit l'enfant. Il est difficile de prendre une décision de façon posée dans ce cas, pour un acte peu anodin.

    Mme A. me remercie encore pour mon billet précédant et tient à ce que son témoignage soit publié.

     

    MES CONCLUSIONS PROVISOIRES POUR LES SCLÉRODERMIES EN COUP DE SABRE

    L'apparition d'une maladie de ce type chez un enfant est quelque chose de brutal. Ceci n'est pas arrangé par le phénomène d'errance diagnostique. La mise en place du traitement, le suivi, l'attention constante mobilisent ensuite une quantité considérable d'énergie aussi bien pour l'enfant que pour son entourage.

    Il peut être difficile de partir à la recherche d'explications complémentaires à celles de l'équipe médicale. Mme A. a pu le faire une fois le diagnostic posé et un traitement dûment mis en place. L'alimentation Seignalet, visée dans un premier temps, n'a pu être réalisée pour l'enfant. Toutefois l'alimentation a été clairement améliorée pour lui comme pour toute la famille.

    Les résultats sont nets pour les parents et paraissent avoir joué un rôle important pour l'enfant, au moins pour supporter les traitements lourds en cours.

    L'alimentation Seignalet consiste en une exclusion totale de plusieurs aliments fortement suspectés de jouer un rôle à la fois dans la perturbation de processus digestifs et dans le déclenchement de maladies auto-immunes. L'alimentation mise en place pour l'enfant s'approche plus de l'alimentation classique méditerranéenne. Alimentations qui marchent

    J'espère que l'évolution de cette sclérodermie va stopper grâce aux traitements et mesures entreprises.

    Si le suivi de l'alimentation Seignalet à 100 % est préférable dans de nombreux cas de figure, l'évolution décrite ici semble à ce jour conciliable avec un suivi plus léger de cette méthode. De plus dans un contexte où la cortisone induit déjà de nombreux changements alimentaires pour cet enfant de 6 ans.

    Dans d'autres cas de figure avec des marqueurs de sclérodermie plus marqués il serait préférable de suivre l'alimentation Seignalet de façon stricte pour "éteindre" les phénomènes immunitaires délétères.

    Si dans la plupart des cas des formes de sclérodermie les dysfonctionnements des cellules appelées fibroblastes avec surproductions de collagène semblent être les causes majeures de la maladie et de ses symptômes, les mécanismes semblent moins connus pour la sclérodermie dite en coupe de sabre. Certains textes évoquent des mécanismes de type vascularite.

    Pour mémoire aussi bien les différentes formes de sclérodermies que la majorité des vascularites semblent très bien répondre au régime Seignalet, en complément des traitements indispensables dans ces pathologies.

    Vascularites ; Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments.

    Malgré l'absence d'essai clinique dédié toutes les données connues militent pour la mise en place de cette alimentation "Seignalet" de façon stricte en cas de sclérodermie en coup de sabre marquée ou évolutive.

    Une alimentation approchée plus ressemblante à l'alimentation de type méditerranéenne peut être tentée et paraît a minima nécessaire dans les autres cas plus légers, aussi bien pour la maladie elle-même que pour atténuer les effets secondaires des traitements.

     

    RÔLES POSSIBLES DES STRESS DANS LES MALADIES AUTO-IMMUNES

    * La métaphore - non médicale et non scientifique - que j'emploie parfois pour le rôle du stress est celle de l'étincelle et du feu : pour qu'un feu se déclare il faut un combustible (bois, carburant, paille, autre), une étincelle et de l'oxygène.

    Les facteurs impliqués dans une maladie auto-immune ne sont pas tous connus. On retrouve très souvent certains groupes HLA, régulièrement des stress prononcés (que j'assimile ici aux étincelles) et un ensemble d'autres facteurs d'origine environnementale (que j'assimile ici aux combustibles) parmi lesquels alimentation surtout et polluants jouent un grand rôle.

    Beaucoup de combustible et d'oxygène sont nécessaires pour qu'un feu prenne. Dans des rares cas un grand nombre d'étincelles peut aussi brûler le combustible même s'il ne s'enflamme pas. Ainsi dans quelques cas de figure des stress répétés jouent le rôle d'un série d'étincelles qui suffisent à détériorer des éléments du corps même avec peu de combustibles (aliments ou polluants non adaptés au corps). Dans d'autres cas une seule étincelle (un stress important) peut suffire s'il existe beaucoup de combustible (alimentation inadaptée à la personne) et/ou d'oxygène (groupes HLA induisant une sensibilité accrue à telle ou telle maladie auto-immune).

    Pour la majorité des gens touchés par des maladies auto-immunes que j'ai pu rencontrer - discussions, lectures, etc. - la gestion des combustibles (alimentation surtout, parfois les polluants) semble primordiale. Dans quelques cas plus rares la gestion des étincelles (les stress) l'est aussi.

    En termes biologiques je me suis inspiré pour cette description du rôle du stress, parfaitement expliqué dans l'ouvrage "l'alimentation ou la troisième médecine" du Dr Seignalet. Je conseille vivement à tout praticien de lire au moins cette partie : traductions biologiques possibles des stress, production accrue d'interférons gamma, rôles des interférons gamma avec diminution de la résistance électrique de la paroi intestinale et expression aberrante de molécules HLA sur des cellules qui normalement ne les exprime pas, etc. Les liens avec les maladies dites auto-immunes ainsi que le rôle de chaque co-facteur sont clairement expliqués.

    Note : les groupes HLA sont des constituants majeurs de notre système immunitaire.

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  • Les IPP aggravent la Covid-19

    L'excellent site https://www.cholesterol-statine.fr/  vient de signaler une étude qui semble sans appel : la consommation en cours d'Inhibiteurs de la Pompe à Protons accroît nettement la gravité des infections Covid-19.

    https://www.cholesterol-statine.fr/news/les-ipp-accroissent-considerablement-la-gravite-des-infections-a-la-covid-19

    Pour mémoire si les IPP peuvent être utiles dans quelques circonstances, ils sont sur-prescrits et surtout pleins d'effets secondaires inquiétants.

     

    Ils étaient à ce titre classés 5ème d'une liste de médicaments à diminuer ou supprimer chez les personnes âgées par des professionnels de santé : 

    Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

     

    Les IPP sont par exemple, quand prescrits à long terme, une des causes de déclenchement de diabète de type 2 :

    https://michel.delorgeril.info/diabete-2/inhibiteur-de-la-pompe-a-protons-medicament-antiacide-et-sante-cardiovasculaire/

     

    Cet auteur, cardiologue et chercheur (qui avait mis en évidence le rôle salvateur de l'alimentation méditerranéenne pour les personnes ayant déjà eu un infarctus) insiste depuis des années pour faire cesser la prescription à trop long terme d'aspirine qui provoque entres autres des maux d'estomac qui appelle à la prescription d'IPP ... et aux effets secondaires de ces deux médicaments.

    Plus précisément, par exemple en cas de pose de stent, l'aspirine est dit-il incontournable pendant 6 mois. Après par contre un changement de molécule devrait être systématiquement effectué. Voir le billet cité et ses écrits en général, il l'a expliqué à maintes reprises. Ce n'est pas hélas la voie choisie par la majorité des cardiologues, peut-être engoncés dans de vielles habitudes.

     

    Les IPP, souvent prescrits pour maladies cardio-vasculaires, aggravent donc les maladies cardiovasculaires. Favorisent le diabète de type 2. Favorisent les décès.

    Et favorisent les formes graves de Covid-19.

     

    Vous en prenez sur du long terme ? Contactez votre médecin pour étudier les autres possibilités thérapeutiques.

    Il est étonnant que cette classe de médicaments continue à être aussi prescrite malgré tous les effets secondaires, nombreux et dangereux. Peut-être que cette dernière alerte liée à la Covid-19 permettra aux médecins (généralistes, cardiologues, diabétologues, gastro-entérologues) d'enfin étudier toutes les alternatives efficaces, médicamenteuses ou pas.

     

    A titre personnel je conseille d'étudier les ordonnances des personnes âgées de votre entourage et d'entamer des discussions avec leurs médecins en cas de présence d'un des médicaments cités ici :

    https://www.revolutions-scientifiques-et-diabetes.com/blog/personnes-agees-15-medicaments-a-diminuer-ou-stopper-1-a-ne-pas-commencer.html

    Ces sujets nécessitent une grande humilité et des discussions argumentées, non passionnelles, avec recherche des meilleurs compromis possibles. Sans toutefois plus de complexes que ça face à des médecins parfois un peu retranchés derrière des certitudes contredites par les faits.

     

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  • Vaccins grippe et Covid-19 ? A éviter

    Le covid-19 est peu létal en valeur absolue mais extrêmement contagieux. D'où l'encombrement des réanimations et le nombre de décès élevé dont environ la moitié aurait eu lieu dans les Ehpad.

    Les facteurs les plus évidents qui semblent influencer la gravité de la maladie sont : l'âge, la charge virale (= l'exposition au virus, d'où les mesures d'éloignement et de limitation de contacts essayées), les autres maladies présentes et l'obésité.

    Il est logique que des solutions rapides soient recherchées, dont l'injection de vaccins, pour sauver des vies comme pour éviter le confinement ou d'autres restrictions.

    Enormément de textes ou de vidéos sont publiés à ce sujet. Les connaissances progressent vite mais sont encore limitées.

    C'est le type de sujet où beaucoup d'humilité est nécessaire ainsi que le respect des protagonistes ... mais sans trop de complexes non plus y compris face à des institutionnels et des professionnels qui manquent souvent de temps pour décrypter les données à leur disposition.

    Pour s'y retrouver j'essaie de revenir aux fondamentaux : m'éclairer avec les exemples passés ou actuels parmi ceux qui ressemblent le plus à cette situation. J'espère apporter des arguments suffisamment solides pour décider de se faire vacciner ou pas.

    Pour commencer je rappelle un évènement récent.

    1 - Un vaccin développé rapidement ? L'exemple grippe H1N1 de 2009

    En résumé  : Apparition soudaine de cette grippe à la fin des années 2000. Peur d'une pandémie. Autorisations rapides de plusieurs vaccins. Vaccination de masse préconisée. Effets secondaires nombreux.

    Résultats : beaucoup moins de vaccinés que prévu mais malgré ça : apparition de nombreux cas de narcolepsie parmi les vaccinés (narcolepsie = maladie avec sommeils fréquents, pertes subites de tonicité musculaire et fatigues poussées).

    Parmi tous les vaccins, autorisés rapidement à l'époque, un a été plus suspecté que d'autres. Cela est résumé dans cet article en anglais :

    https://www.bmj.com/content/362/bmj.k3948

    Cet article dit en gros deux choses : la raison de ces effets secondaires est peut-être liée aux adjuvants présents en grande quantité et/ou à des problèmes de fabrication du vaccin suspecté ; surtout les alarmes sanitaires n'ont pas fonctionné ce vaccin a continué à être utilisé pendant longtemps malgré ces effets secondaires non bénins et parfois très handicapants.

    Il y a donc un réel problème de détection et de surveillance des effets secondaires pour ce type de traitement. Pour une efficacité qui apparaissait pourtant très mauvaise.

    A noter pour les connaisseurs que le vaccin Pandemrix, le plus mis en cause pour les Narcolepsies a été produit en un temps record en 2009, pourtant après que les règles des essais cliniques aient été améliorées.

    Médicaments avant et après les années 2000

    Malgré les progrès réglementaires réalisés entre-temps, des effets secondaires graves comme la narcolepsie sont donc passés très longtemps entre les mailles du filet. Les industriels n'ont pas su éclairer les agences sanitaires qui n'ont pas su déceler les défauts en termes d'efficacité et d'effets secondaires.

    Les autorités décisionnaires et les logiques d'approche en santé publique sont à peu près les mêmes de nos jours.

    Par analogie, on peut craindre que les effets secondaires de nouveaux vaccins et de tout autre traitement soient sous-évalués, y compris quand les essais cliniques paraissent être réalisés dans les règles de l'art, comme dans le cas de plusieurs vaccins anti-Covid 19.

    Hélas les données distribuées aux autorités sanitaires sont choisies et triées par les structures qui commercialisent ces produits. C'est d'ailleurs le cas de la majorité des produits de santé.

    Sans accès aux données brutes utilisées par les industriels, les autorités de santé et le corps médical semblent leur faire une confiance poussée, sur des bases fragiles. C'est étonnant au regard de l'historique des agences sanitaires qui se sont déjà laissées piégées à plusieurs reprises.

    Dans ces conditions de manque de transparence je conseille à chacun, quelque soit son état de santé, d'attendre de disposer de données suffisamment fiables sur ces vaccins et avec suffisamment de recul. Que ce soit pour les vaccins anti-Covid-19 ou pour tout produit considéré bénéfique contre cette maladie. Attendez de voir ce qui se passe réellement et quel est le recul réel des autorités en charge de cette vaccination. Ce recul semble quasi nul au moment où j'écris ces lignes.

    2 - Un traitement connu et recommandé ? L'exemple Tamiflu pour la grippe H1N1 de 2009

    En parallèle, un traitement antiviral avait été conseillé : le Tamiflu.

    Des stocks importants furent constitués à l'époque.

    Résultats : cet autre produit de santé autorisé et conseillé a été en parallèle jugé très peu efficace et riche en effets secondaires parfois importants.

    Pour les lecteurs anglophones je cite deux liens à ce sujet, avec traduction de parties de conclusion. Les noms utilisés oseltavimir ou zanamivir correspondent au Tamiflu, ce sont des inhibiteurs de la neuramidase.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24718923/

    " Conclusions des auteurs : les essais de traitement avec l'oseltamivir ou le zanamivir ne règlent pas la question de savoir si les complications de la grippe (comme la pneumonie) sont réduites, en raison d'un manque de définitions diagnostiques. L'utilisation d'oseltamivir augmente le risque d'effets indésirables, tels que nausées, vomissements, effets psychiatriques et événements rénaux chez les adultes et vomissements chez les enfants. L'équilibre entre les avantages et les inconvénients doit être pris en compte lors de la prise de décisions concernant l'utilisation des deux inhibiteurs de la neuramidase pour la prophylaxie ou le traitement de la grippe. Le mécanisme d'action spécifique au virus de la grippe proposé par les producteurs ne correspond pas aux preuves cliniques."

    https://www.bmj.com/content/339/bmj.b5106

    Conclusion:  Les inhibiteurs de la neuraminidase peuvent être considérés comme facultatifs pour réduire les symptômes de la grippe saisonnière. Le manque de bonnes données a sapé les résultats antérieurs de la prévention des complications de la grippe par l’oseltamivir. Des essais randomisés indépendants pour résoudre ces incertitudes sont nécessaires. "

     

    En d'autres termes : avec les études existantes l'efficacité de ce produit paraît très limitée voire nulle. L'indépendance vis à vis des producteurs de ces médicaments est nécessaire pour y voir plus clair dans les prochaines études.

    Bref : ce sont des médicaments anciens autorisés, prescrits pour les grippes en général, puis largement conseillés pour cette forme de grippe là en particulier. Plusieurs scientifiques, décideurs et médecins avaient considéré ces produits connus, sûrs et sans danger. On a découvert pourtant ensuite que leur efficacité est quasi-nulle avec en outre de nombreux effets secondaires dont des effets sur le système nerveux. Le manque d'essais indépendants (des industriels qui produisent et commercialisent) était souligné.
     

    3 - Probabilités de mutations de virus Sars-Cov-2

    Ce virus covid-19 est récent (2019), s'est répandu dans le monde entier et les premières mutations importantes semblent à leur tour se répandre assez vite. Dans ce cas les risques que font courir les vaccins sont soit ceux d'une inefficacité totale (cf. les vaccins contre la Grippe classique ci-dessous) soit ceux d'un remplacement épidémique.

    Le terme de remplacement épidémique a été popularisé par le Dr Michel de Lorgeril au travers de ses écrits http://michel.delorgeril.info/ . La vaccination répétée peut aboutir à la diminution d'une souche circulante et à son remplacement par une nouvelle souche contre laquelle il n'existe pas de vaccin voire parfois peu d'immunité naturelle. C'est un processus biologique classique mais qui peut poser des problèmes délicats pour la santé des populations.

    Au moins deux variants répandus ont déjà été contactés à divers endroits du monde. Nous n'avons strictement aucun recul sur ces stratégies vaccinales au regard de ces variants.

    Peut-être que les vaccins fonctionneront tout de même en diminuant l'ensemble du stock circulant, peut-être que les vaccins ne joueront aucun rôle ou peut-être que les vaccins favoriseront des variants, non problématique ou bien problématiques en termes de santé publique. A ce stade nous n'en savons rien. Le risque paraît tout de même assez important. Il est étonnant que les médias soient si discrets à ce sujet crucial.

    4 - La grippe classique

    Nota : si vous préférez lire le billet d'un médecin sur la grippe, envers qui vous aurez plus confiance qu'envers moi, c'est là : https://docteurdu16.blogspot.com/2020/12/jour-8-des-pratiques-medicales.html. L'écriture est claire, nette rapide, référencée. Je cite ci-dessous plusieurs éléments complémentaires.

    Il est très étonnant que le vaccin contre la grippe soit encore prescrit de façon large. Ce vaccin ne change rien aux hospitalisations ou la mortalité que ce soit les patients âgés qui soient vaccinés, ou leurs soignants.

    J'avais cité plusieurs références ici, que chacun peut vérifier.

    Grippe : vrai miracle ou bienfaits de la toile ?

    Je reprends et résumé ici ce que j'avais écrit depuis un moment, par exemple dans ce billet qui cite des éléments d'avant la crise Covid-19, tous basés sur des publications et des chiffres officiels, mal connus :

    "Jusqu'ici on a pu constater que :

    - la mortalité réelle liée à la grippe, même si elle est toujours trop élevée, est beaucoup plus faible que ce que l'on pense. On lisait "des milliers de morts", ce sont en réalité une à quelques centaines par saison*. Maintenant la mortalité liée à la grippe semble être calculée par les autorités de santé de façon plus sérieuse et plus réaliste. Peut-être en partie grâce aux auteurs que je cite. 

    - on (= les autorités de santé et beaucoup de gens qui reprennent leurs arguments) pousse à vacciner beaucoup de monde contre la grippe alors que les données disponibles montrent que ça ne sert pas à grand chose voire à rien.

    - parmi les gens que l'on (= les autorités de santé) souhaite vacciner massivement, il y a le personnel des institutions avec des personnes âgées. Mais cela ne sert à rien contre la grippe de ces personnes âgées.

    - parmi les gens que même des médecins hésitants souhaitent voir vaccinés, il y a les femmes enceintes. Mais cela fait courir un risque réel au bébé à venir surtout si le vaccin est effectué au 3ème trimestre de la grossesse.

    - les enfants vaccinés contre la grippe développent plus de maladies respiratoires aigües que les non-vaccinés.

    - la recherche d'effets secondaires est, d'après les données existantes, très mal adaptée pour en trouver."

    * Entre temps j'ai découvert une autre publication ici sur les chiffres de mortalité : http://immun.free.fr/statistiques-vaccinales.pdf. cf. le chapitre "2.4 grippe" de ce lien réalisé à partir de chiffres issus des autorités sanitaires (Ined et Cépidc - Inserm).

    Les effets secondaires s'avèrent hélas plus nombreux que ce que j'écrivais à ce moment. Voir par exemple ce billet : https://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-statines/le-vaccin-contre-la-grippe-protege-t-il-de-linfarctus-et-de-lavc/ duquel j'extraie le texte ci-dessous toujours sur la base des publications dans les revues scientifiques de référence, sensées être lues par les médecins comme celles citées ci-dessus.

    "Pourtant, des données indirectes indiquent que ces vaccins sont potentiellement dangereux ; en particulier chez les séniors qui se verraient prescrire des médicaments anticholestérol et dont les reins seraient fragilisés pour cette raison ou pour d’autres.

    Je donne ci-dessous 3 référence d’articles rapportant ces dangereuses complications probablement dues aux vaccins antigrippaux :

    1) Rhabdomyolysis Probably Induced by Influenza Vaccine and Fibrate Therapy https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5047234/

    2) Rhabdomyolysis With Acute Renal Failure Triggered by the Seasonal Flu Vaccination In A Patient Taking Simvastatin
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22778082

    3) Severe Rhabdomyolysis-Induced Renal Failure After Influenza Vaccination in a Patient On Statins Therapy
    http://www.ijcasereportsandimages.com/archive/2017/003-2017-ijcri/CR-10775-…"

    Pour mémoire une diminution de l'efficacité du vaccin contre la grippe était déjà annoncée il y a quelques années pour les patients sous statine et commentée ici :

    Statines et efficacité du vaccin contre la grippe

    A ma connaissance jamais une recommandation n'a été éditée pour limiter ou stopper la vaccination contre la grippe au moins chez les personnes sous anticholestérols (statines et fibrates) malgré l'inefficacité avérée et les risques d'effets secondaires pour les muscles et les reins mentionnés dans des publications que chaque médecin prescripteur devrait avoir lue.

    Les données vont clairement dans le sens d'une réelle limitation ou suppression du vaccin contre la grippe, en premier lieu pour ces groupes de patients traités contre le cholestérol, c'est à dire une grande partie des personnes âgées.

    5 - Un vaccin anti-grippal qui favorise les infections à Coronavirus ?

    Cela a déjà été cité pour les enfants comme c'est écrit plus haut.

    De façon au moins aussi inquiétante une étude a noté une augmentation des infections à coronavirus (hors covid-19 inexistant à l'époque) et à méta-pneumovirus pour des militaires suite à la vaccination contre la grippe :

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31607599/

    Ces données ont été beaucoup commentées ensuite. Elles ont aussi permis de poser la question sur le rôle possible du vaccin contre la grippe sur les infections Covid-19. Puisque ce sont des virus de la famille des coronavirus également, peuvent-ils être associés à une recrudescence des infections et/ou à une augmentation de la gravité de ces infections ?

    Malgré la difficulté de l'exercice, en raison de tous les facteurs qui jouent un rôle, le Dr de Lorgeril a noté des corrélations possibles :

    1er billet sur ce sujet : https://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/concordance-vaccination-antigrippale-et-recrudescence-covid-19/

    2nd billet qui semble confirmer le premier : https://michel.delorgeril.info/politique-de-sante/vaccins-antigrippaux-et-reprise-covid-19-en-decembre-2020/

    Tout ceci est troublant et inquiétant. Il est difficile de conclure : hasard, coïncidence, causalité, autre ?

    Seul un suivi fin par des experts indépendants à partir des bases de données de la sécurité sociale pourrait permettre de vérifier cette hypothèse. Ce n'est pas fait et c'est un véritable problème. Cela signifie que les politiques de vaccination menées contre la grippe et contre le covid-19 le sont sans réel recul avec le risque immense de louper une corrélation entre les deux.

     Une des études déjà citées qui conclue à l'inefficacité totale du vaccin contre la grippe relevait de ce type de suivi. Je la rappelle ici : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32120383/. Elle est fondamentale en raison du nombre d'évènements étudiés : 170 millions d'actes de soin, 7,6 millions de décès.

    En conclusion ? La vaccination contre la grippe ne sert à rien quand on vaccine les plus de 65 ans après le suivi d'un nombre incroyable de cas.

    Dans ces conditions d'inefficacité massive les effets secondaires avérés ou potentiels militent pour stopper tout de suite cette vaccination antigrippale. Pour tout le monde.

     

    Le temps nécessaire pour arriver à ces publications scientifiques, au bout de plusieurs décennies de vaccination contre la grippe, et surtout le déni total des autorités sanitaires face à ces conclusions, montrent une possible indigence institutionnelle et scientifique sur ces sujets.

    Et surtout l'ouverture et l'exploitation des données de la sécurité sociale, uniquement par des experts indépendants sans visées commerciales derrière, devrait permettre d'éclairer au moins pour la France quels sont les autres facteurs de favorisation d'infections graves à Covid-19. Le vaccin contre la grippe pourrait-il être un de ces co-facteurs? Hélas rien n'est fait en ce sens.

     

    La politique vaccinale contre le covid-19 semble souffrir de biais similaires. Même si les données initiales paraissent en moyenne plus solides que celles liées aux vaccins contre la grippe, elles restent inféodées aux données transmises par des industriels. Les exemples cités plus haut devraient limiter la confiance en de telles données.

     

    6 - Que faire ?

    C'est délicat car il n'existe à ma connaissance aucune certitude ni aucune méthode miracle. Les traitements présentés comme révolutionnaires ne le sont pas tant que ça (hydroxychloroquine, ivermectine, etc.) et les nombreux vaccins souffrent des défauts cités plus hauts.

    Pour commencer il convient de ne pas risquer de favoriser ni aggraver cette infection. Avec les données disponibles à ce jour :

    - ne surtout pas se vacciner ni vacciner les personnes âgées de son entourage contre la grippe ;

    - attendre le plus longtemps possible avant de décider de se faire vacciner ou pas contre la covid-19. A mon sens les vaccins existants sont à éviter ;

    - limiter ou diminuer tout ce qui peut altérer notre santé au quotidien. Notamment des médicament surprescrits aux personnes âgées et décriés par de nombreux profesionnels de santé : Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

    - sans aucune garantie que cela ne soit efficace contre la Covid-19, améliorer son alimentation pour au moins améliorer les autres paramètres de santé qui peuvent ajouter à la gravité de la Covid-19. Selon son état de santé on peut choisir parmi ces pistes d'actions : Alimentations qui marchent

     

    Pour les médecins qui hésiteraient à stopper le vaccin contre la grippe : les publications sont nombreuses pour justifier d'un arrêt total de ces vaccinations. Pour aller plus loin dans la recherche d'information, par exemple sur les rôles des différents types de vaccins, je conseille l'ouvrage "Les vaccins contre la grippe - Michel de Lorgeril - éditions Chariot d'Or". C'est le document qui à ma connaissance regroupe le plus de publications issues des revues de référence.

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  • Polyarthrite et arthrose : succès flagrants

    Je fais état ici depuis des années des résultats de méthodes alimentaires pour plusieurs pathologies. De nouveaux témoignages confirment leur bien-fondé.

    Polyarthrite rhumatoïde

    Polyarthrite rhumatoïde et alimentation

    La réussite de la méthode Seignalet pour la Polyarthrite rhumatoïde paraissait si évidente que je n'en parlais pas. Pourtant beaucoup de rhumatologues ou de patients méconnaissent encore cette approche.

    Voici un témoignage vidéo récent qui relate encore l'évolution favorable de l'état de la personne atteinte de Polyarthrite rhumatoïde :

    https://vimeo.com/gabriellesamson/review/489436996/e69619dfaa

    Pour mémoire, les résultats de l'alimentation Seignalet pour les personnes atteintes de Polyarthrite rhumatoïde ont été :

    • Résultats pour 297 patients qui ont suivi cette alimentation depuis au moins un an
    • 19 % (= 56 patients) d'échec
    • 2 % (= 6 patients) d'amélioration modérée
    • 79 % (= 235 patients) d'amélioration très nette, avec dans le détail : rémission considérée comme complète pour 131 d'entre eux et rémission estimée à 90 % de bénéfices (VS, nombre de poussées et d'articulations touchées, ...) pour 104 d'entre eux. Il détaille le parcours d'une patiente avec les résultats positifs qui se se maintiennent depuis 10 ans.

    Ces résultats sont issus de l'ouvrage "L'alimentation ou la troisième médecine" - Jean Seignalet. Le détail est à lire dans l'ouvrage pour toute personne concernée ou intéressée.

    A noter que ces résultats n'ont pu être obtenus dans le cadre d'une étude classique randomisée (et non en double aveugle, impossible en termes alimentaires). Cela tend à rendre des médecins méfiants pour de mauvaises raisons, au détriment des malades, car ce type de pourcentage très élevé, de plus pour une maladie parfois grave, ne peut être dû à l'effet du hasard ou au placebo.  Le Dr Seignalet signalait que plusieurs des patients qui ont tenté de reprendre une alimentation classique ont vu leurs symptômes réapparaître. Plusieurs patients rapportent depuis le même phénomène y comprs après des erreurs involontaires. C'est un lien de cause à effet très convaincant.

     

    Depuis ce livre les témoignages similaires ont afflué sur le net, par exemple ici :

    https://jacquelinelagace.net/?s=polyarthrite

    Ou via de nombreux liens, par exemple là :

    https://www.regimehypotoxique.com/

     

    En résumé : la méthode semble fonctionner dans les proportions annoncées, avec effets maintenus à très long terme et elle est reproductible par la majorité des opersonnes qui l'essaient.

    Polyarthrite rhumatoïde et statines

    Peut-on améliorer ces résultats ? Le Dr Seignalet donne plusieurs pistes dans son ouvrage, à parcourir de façon attentive.

    Entre temps d'autres causes possibles de Polyarthrite rhumatoïde sont apparus :

    Les statines médicaments anti-cholestérols les plus répandus sont associées à l'apparition d'arthrites rhumatoïdes :

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21979000/

    En cas de Polyarthrite rhumatoïde après prise de statines montrez cette dernière référence à votre médecin, qui ne la connaît pas forcément et demandez l'arrêt de toute médication de ce type, au lieu d'une simple diminution des doses. L'arrêt pourra être progressif par prudence. Les statines ont tendance à être prescrites de façon systématique à de nombreux patients notamment âgés. Pour vous rassurer sur la pertinence de l'arrêt total des statines vous pouvez vous référer aux écrits du Dr de Lorgeril, les plus complets en la matière, à ses différents billets sur ce sujet dans son blog : http://michel.delorgeril.info/ ou encore à ce site très riche en informations : https://www.cholesterol-statine.fr/

     

    Arthrose

    Ce témoignage récent survient après un recul de 8 ans :

    https://jacquelinelagace.net/2020/12/18/martine-diete-suivie-depuis-8-ans/

     

    Pour mémoire, les résultats de l'alimentation Seignalet pour les personnes atteintes d'arthrose ont été :

    • Résultats pour 118 patients qui ont suivi cette alimentation depuis au moins un an
    • 6 % (= 7 patients) d'échec
    • 94 % (= 111 patients) de bénéfice, avec dans le détail : bénéfice modéré dans 12 cas, important et souvent spectaculaire dans 99 cas. Il détaille le parcours d'une patiente avec les résultats positifs qui se se maintiennent depuis 10 ans. deux de ces résultats sont détaillés dont celui d'une personne qui avait vu l'arthrose revenir après reprise d'une alimentation classique.

    Ces résultats sont issus de l'ouvrage "L'alimentation ou la troisième médecine" - Jean Seignalet. Le détail est à lire dans l'ouvrage pour toute personne concernée ou intéressée.

    Une des grandes questions qui se posent est : le cartilage atteint dans l'arthrose peut-il repousser ? Il semble que oui au vu des différents témoignages, parfois détaillé comme celui cité ici :

    Du cartilage qui revient? Des migraines qui s'en vont, et autres confirmations

    Pourtant la repousse du cartilage détérioré jusqu'à l'os était souvent considérée quasi-impossible.

    D'autres méthodes, surtout mécaniques (posturologie, adaptation des niveaux d'activité physique, perte de poids pour diminuer la pression sur les articulations, etc.), sont souvent discutées pour l'arthrose. Elles ont leur intérêt et un rôle à jouer bien sûr mais la composition et la qualité de l'alimentation semble être le facteur majeur qui permet de contrôler une arthrose voire de la mettre en rémission sur du long terme, beaucoup plus que la quantité d'aliments ou que les autres paramètres physiques.

     

    Conclusions pour la Polyarthrite rhumatoïde et l'Arthrose

    L'alimentation Seignalet permet à un nombre important de personnes atteintes de ces deux maladies d'aller beaucoup mieux, avec moins d'atteintes et beaucoup plus de liberté de mouvement sans douleur.

    Ces résultats s'installent sur de longues durées. Les nombreux témoignages disponibles permettent de se motiver pour entamer un changement alimentaire.

    Quand cela ne fonctionne pas, pour environ 20 % des personnes, la recherche de causes médicamenteuses, c'est à dire de maladie provoquée ou aggravée par des médicaments anti-cholestérol devrait conduire à une discussion avec le médecin prescripteur pour diminuer puis stopper rapidement ces traitements. D'autres pistes à étudier sont données dans l'ouvrage du Dr Seignalet.

    Plus de 80 % de résultats positifs qui s'installent dans la durée et qui sont retrouvés par les témoignages successifs devraient inciter patients et médecins à se pencher plus activement sur cette méthode. A ce jour en France au moins un Rhumatologue défend ouvertement cette approche, c'est le Dr Poinsignon. Je l'avais cité après avoir eu le plaisir de l'écouter dans une conférence où j'intervenais également : Résumé de la conférence du 4 octobre 2014

    L'alimentation Seignalet est décrite dans le second chapitre de cette page : Alimentations qui marchent

    Ce changement alimentaire si bénéfique est plus facile que ce qu'on imagine souvent. C'est très proche par exemple de l'alimentation traditionnelle japonaise réputée excellente pour la santé. De nombreux sites de recette existent, par exemple dans les liens déjà donnés. Quelques astuces aident à la mise en place de cette alimentation : Astuces culinaires

    Lire la suite

  • Obésité : causes principales et moyens d'action

    Je parle dans ce billet surtout d'obésité quand elle devient gênante. La gêne physiologique ou psychologique liée à l'obésité dépend de chaque personne.

    Des modèles alimentaires simples, éprouvés depuis des centaines d'années sont rappelés dans le billet. Ils constituent des repères faciles pour équilibrer les quantités alimentaires sans se lancer dans de savants calculs.

    Enfin, dans certains cas l'obésité pourrait être ... protectrice pour la santé !

     

    D'où vient l'obésité ?

    J'ai pu participer à des prises en charge de personnes atteintes d'obésité, surtout en tant que stagiaire / diététique en hôpital ou en centre spécialisé pour l'obésité et les troubles alimentaires des adolescents. J'ai aussi discuté de ce sujet avec plusieurs professionnels de santé.

     

    Trois causes d'obésité reviennent de façon récurrente :

    - les traumatismes surtout infantiles. Un traumatisme peut-être un viol, ou tout autre évènement qui peut être vécu comme traumatique par l'enfant. Je n'ai pas de chiffre à proposer mais ce genre de cas de figure est fréquent. Je l'ai constaté souvent et plusieurs professionnels intervenant dans ce domaine du traitement de l'obésité m'ont confié la même chose. Plusieurs publications ont aussi été réalisées sur ce sujet. C'est une voire la cause majeure des obésités morbides. Tous les obèses ne sont pas traumatisés. Tous les traumatisés ne deviennent pas obèses. Mais c'est une des causes que le patient et ses soignants devraient rechercher systématiquement, car parfois les traumatismes sont refoulés.

    Voir par exemple cette synthèse : https://liguecontrelobesite.org/actualite/les-adolescentes-victimes-de-harcelement-sexuel-peuvent-developper-une-obesite-plus-tard-dans-la-vie/

    - la pauvreté ou le sentiment d'inégalité. Dans ces cas de figure les surplus de nourriture peuvent être un moyen de défense psychologique comme dans le cas précédent. Et / ou le manque de moyens pousse à ne consommer que des aliments industriels hyper simplifiés riches en calories dites vides : beaucoup de glucides par exemple mais pas de vitamines de minéraux ni de fibres pour les accompagner.

    https://www.inegalites.fr/Obesite-et-milieux-sociaux

    - les causes médicamenteuses. C'est plus rare mais cela arrive tout de même régulièrement : traitements hormonaux précoces pour les enfants, traitements "assommants" pour les patients limitant leurs activités physiques, traitements perturbant gravement les fonctions musculaires des patients (par exemple des molécules anti-cholestérol).

    Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

     

    Les autres causes : facteurs culturels, génétiques, déséquilibres hormonaux ou bien d'autres existent aussi.

    Il y a un énorme marché médicamenteux potentiel pour les causes supposées génétiques ou les déséquilibres hormonaux. Toutes ces données sont donc sujettes à caution en raison des motivations commerciales pour vendre des traitements. Cela peut pousser à bâcler les études et faire autoriser n'importe quoi. A titre d'exemple un médicament anti-obésité pourtant autorisé avait été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait : https://www.doctissimo.fr/html/nutrition/poids/articles/12811-acomplia-retrait-marche.htm

     

    Les facteurs culturels se voient par exemple quand la prévalence de l'obésité est très forte en un lieu donné : cela est connu en divers endroits du monde ou, en France, par des différences selon les région, cf. carte en fin de ce lien : https://www.ouest-france.fr/sante/obesite-le-poids-des-inegalites-sociales-4582698.

    Une partie des facteurs dits génétiques sont de fait  culturels. Toute une lignée familiale peut être obèse sur plusieurs générations en raison des modèles alimentaires qui sont transmis dès la prime enfance, plutôt qu'en raison de la génétique.

     

    Les vecteurs qui nous rendent obèses

    Quand les causes de l'obésité sont sociales ou psychologiques il faut tout de même un vecteur pour les transformer en stockage de graisse dans nos cellules spécialisées.

    Quels sont les principaux vecteurs d'obésité parmi les aliments ?

    Le gras : souvent un faux coupable

    Manger trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais est-ce ce "diable" culinaire tant décrit ?

    La diabolisation du gras (des lipides) pour l'obésité vient à la base d'un constat purement chimique dans des conditions de laboratoire : 1 gramme de gras délivre environ deux fois plus d'énergie (mesurée en calories ou bien en Joules) qu'un gramme de glucides ou de protéines.

    Toute cette masse d'énergie doit être dépensée ou stockée. Beaucoup de professionnels en nutrition (chercheurs, médecins, diététiciens) pensent donc que le gras consommé en excès est stocké dans notre corps, sous forme de gras justement. 

    Néanmoins les molécules de gras jouent une quantité phénoménale de rôles dans notre corps.

    Chacune de nos cellules est entourée d'une membrane très riche en gras et en cholestérol. C'est surtout la qualité de ce gras, de ces lipides, qui est importante. Les acides gras dits saturés (en gros ceux liés aux origines animales ainsi que ceux présents dans l'huile de palme ou de coco) et les omégas 6 - chacun liés à une hausse de la mortalité cardiovasculaire quand ils sont en excès - devraient être non pas supprimés mais limités tandis que les omégas 3 devraient être favorisés. Diminuer le cholestérol dans l'alimentation est une ineptie : notre corps a besoin de cholestérol. Le cerveau est un des premiers organes à souffrir en cas de manque de cholestérol. Ces besoins en corps gras sont encore plus forts pour tout notre système nerveux.

    En conclusion : beaucoup trop de gras peut faire grossir bien sûr. Mais le gras se stocke d'autant plus facilement qu'il n'est pas adapté à notre fonctionnement corporel optimal.

    Avant de réduire sa consommation de gras le plus important est de privilégier les bonnes graisses pour que votre corps soit au top de son fonctionnement.

    L'énergie qui va être libérée par 100g de gras peut être investie en partie dans des réactions du métabolisme, très nombreuses pour les molécules de gras. Dans ces cas elle ne sera pas stockée mais transformée en chaleur ou en liaisons énergétiques ou en réactions enzymatiques, etc.

    Elle ne se stockera que quand ces réactions auront eu lieu, et que le corps a assez de réserves pour renouveler les membranes cellulaires ou produire des hormones sexuelles ou renouveler les gaines de notre système nerveux ou alors quand ces molécules de gras ne sont pas adaptées à notre métabolisme et que le corps ne peut que les emmagasiner dans les adipocytes (cellules spécialisées dans le stockage du gras).

    Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle (voir plus loin).

    Il existe un autre modèle alimentaire appelé régime cétogène. En médecine classique il est appliqué surtout chez des enfants pour certaines formes d'épilepsie. La quantité de glucides y est extrêmement basse, mais non nulle, tandis que la quantité de lipides est très élevée. En médecines alternatives il est appliqué pour de nombreuses pathologies. J'ai tendance à le déconseiller quand il est poussé (notre corps a tout de même besoin de glucides, même si c'est en quantités modérées, et nos capacités enzymatiques à digérer toutes ces matières grasses ne sont pas illimitées). Ou bien certains produits surconsommés par exemple les produits laitiers peuvent être à l'origine d'autres pathologies Régime cétogène pour le DT1 ?. Je cite ce régime cétogène juste car les personnes que j'ai pu croiser avec une telle alimentation étaient en général très minces.

    En conclusion : de forts apports de gras non accompagnés de sucres ne sont donc pas toujours synonymes de surpoids, loin de là.

    Beaucoup de personnes peuvent dire "j'ai mangé trop gras" aujourd'hui par exemple après avoir mangé des pâtisseries. Ce qui caractérise ces pâtisseries c'est tout de même leur énorme teneur en sucres.

    Le sucré : coupable idéal ?

    Les cas de forts surpoids et d'obésité sont souvent liés à des apports conséquents en glucides, surtout en sucres. Les pâtisseries sont un bon exemple. Une des contributions majeures est la consommation de boissons sucrées, au premier rang desquels les sodas. Quand vous lisez sur une canette de 33 cl "35 g de sucre" c'est l'équivalent de 7 morceaux de sucre blanc classique. Le contrôle de la quantité de sucre dans notre sang est un rouage d'une extrême finesse et d'une grande complexité pour aboutir à une glycémie moyenne qui varie très peu.

    Les abus finissent par se stocker quelque part. Et / ou par "gripper" l'ensemble de notre machine corporelle.

    Revenir à une consommation modérée en glucides semble prioritaire par rapport à la diminution du gras, contrairement à ce qui est souvent dit ou écrit.

    Si vous ne le faites pas pour l'obésité, réduisez votre consommation de sodas pour votre santé : Trop de Sodas = Diabètes ; Encore les sodas.

    Que faire pour mincir durablement ?

    Programmes minceurs : ça marche ?

    Plusieurs publications ont montré que les kilos perdus avaient tendance à revenir.

    Ceci étant j'ai croisé quelques personnes qui paraissent avoir perdu du poids de façon durable. Les méthodes suivies paraissaient pourtant différentes. Un point commun revenait souvent: le suivi régulier dont ont bénéficié ces patients-là. Cela relevait parfois d'un quasi coaching hebdomadaire. Ce genre d'approche est souvent onéreux, mais permet à la personne d'être réellement prise en charge, d'être en quelque sorte "portée" par un soignant ou une équipe en vrai ou par l'intermédiaire du net. Plus que telle ou telle méthode (aliments, compléments, mouvements, lasers, etc.), c'est le suivi régulier qui semble fonctionner sur la durée pour une perte de poids. Cela concerne hélas surtout les personnes avec un fort budget.

    Autres suivis possibles

    Quand on n'a pas les moyens de se payer un suivi régulier, comment faire ?

    On peut passer par des visites des diététiciens dans les hôpitaux. C'est pris en charge par la sécurité sociale. Contrairement aux diététiciens en cabinets libéraux.

    Diminuer la taille de l'assiette

    Une personne ayant vécu aux Etats-Unis quelques mois avait réalisé que les quantités moyennes servies par repas étaient élevées. Elle avait rapidement pris du poids. La solution était de .. prendre des assiettes plus petites ! Des auteurs ont depuis développé ce concept. Les déplacements pour la moindre course possibles uniquement en voiture était une des autres causes de prise massive de poids dans de nombreux états des USA. Cf § Activité physique.

    Les modèles alimentaires inspirants

    J'en cite deux qui ont fait leurs preuves santé au fil des siècles. Ce ne sont pas des alimentations pensées pour mincir. Mais ce sont des modèles alimentaires favorables à la santé. Et qui permettent d'équilibrer les apports alimentaires.

    Alimentation dite méditerranéenne : elle est détaillée dans le lien qui suit.

    Alimentation japonaise : je cite souvent dans ce blog l'alimentation Seignalet. Elle se rapproche beaucoup de l'alimentation japonaise traditionnelle. L'alimentation Seignalet a en outre de très bons résultats pour plusieurs pathologies. Alimentations qui marchent

    La logique générale avec l'une ou l'autre de ces approches est : améliorer sa santé par un changement d'alimentation puis, dans un second temps, profiter de l'amincissement qui s'en suit naturellement au bout d'un délai variable. S'occuper de la qualité avant la quantité.

    Activité physique

    Nos corps sont construits et prévus pour bouger régulièrement, à différentes vitesses, intensités, dans différentes positions. Le manque d'activité peut contribuer à la prise de poids. L'activité régulière peut contribuer à redessiner progressivement la silhouette dans un premier temps, puis à la perte de poids dans un second temps.

    Là encore une activité régulière pratiquée pour le plaisir et/ou la santé et/ou la vie sexuelle, souvent améliorée avec la pratique sportive, pourra avoir comme "effet secondaire" une perte de poids à long terme.

    En cas de manque d'inspiration ou de douleurs chroniques, la marche régulière paraît être un bon compromis. L'été les marches longues dans l'eau en bord de mer peuvent permettre à des personnes de réaliser des efforts importants en limitant les éventuelles douleurs.

    Pendant un confinement ? Innover est la seule solution. Profiter au maximum de son heure d'activité physique par exemple. Faire des mouvements d'assouplissement chez soi qui libéreront plus facilement le corps pour enchaîner plus tard avec une activité physique plus soutenue.

    Obésité et covid-19

    L'obésité a souvent été traitée dans les médias en raison de la crise liée au Covid-19. Des informations récentes ont abouti à une hypothèse ; certaines formes d'obésité, celles liées à la "maladie du foie gras", seraient beaucoup plus reliées aux effets négatifs du covid-19 que les autres formes d'obésité.

    https://liguecontrelobesite.org/actualite/covid-19-lobesite-et-la-maladie-du-foie-gras-augmentent-la-vulnerabilite-des-patients/

    https://www.journal-of-hepatology.eu/article/S0168-8278(20)33671-0/fulltext

    Encore une fois les deux méthodes alimentaires les plus souvent citées dans ce site : alimentation méditerranéenne et alimentation Seignalet sont parmi les plus susceptibles de diminuer cette "maladie du foie gras". Cela n'est pas une preuve d'efficacité contre le covid-19, car aucune étude d'intervention de ce type n'a été réalisée, c'est un indice complémentaire de l'intérêt de l'une ou l'autre de ces alimentations pour amoindrir une des causes de fragilité face à une infection.

    Notre foie est au coeur d'un nombre incroyable de réactions métaboliques dans notre corps. Lui offrir une alimentation adaptée et limiter toutes les substances qui attaquent le foie est un des meilleurs cadeaux que l'on puisse se faire. Pour la santé comme pour notre poids.

    Compter ses calories ?

    Cela peut aider pour toutes les personnes qui ont perdu leurs repères alimentaires. Quand on compare par exemple le nombre de calories présentes dans un entremets et le nombre de calories réellement dépensées lors d'une activité sportive, on réalise qu'il faudrait beaucoup, beaucoup de sport pour dépenser les calories ingurgitées. Néanmoins ce décompte devient vite fastidieux. Les alimentations proposées ici : méditerranéenne ou Seignalet permettent de disposer d'un modèle qui aboutit de toutes façons à une diminution des calories ingurgitées même s'il vise d'abord la qualité de ces apports, sans devoir peser ses repas.

    Obésité protectrice

    Une analyse des données existantes a été réalisée en août 2020. Elle montre qu'un IMC élevé pourrait être protecteur chez les personnes de plus de 65 ans. Les auteurs suggèrent de redéfinir les niveaux d'IMC (Indice de Masse Corporelle) à atteindre pour ces populations là.

    https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/obr.13035

    Ces données restent à confirmer. Ceci étant, le gras dans l'organisme est à la base de plusieurs filières de protection contre les agents pathogènes extérieurs. Il est donc logique qu'un surpoids permette aux organismes de mieux se défendre contre des infections. De plus quand des réserves de graisse sont présentes le corps va moins puiser dans les réserves des autres constituants. Ce sont des pistes d'explication en attendant des travaux plus complets.

    On a vu qu'obésité et comorbidités étaient pourtant délétères dans le cas d'infection au Covid-19. Une fourchette d'IMC idéale pour les personnes âgées reste donc à définir tout en restant souple tant les paramètres en jeu sont nombreux. Cela pourrait dépendre entres autres des pathologies présentes.

    Encore une fois les alimentations déjà cités, méditerranéenne traditionnelle ou japonaise traditionnelle, à laquelle ressemble beaucoup le régime Seignalet, permettent de limiter la gravité de plusieurs pathologies. C'est d'abord la qualité de la nourriture qu'il faudrait changer avant de modifier les quantités dans un sens ou dans un autre.

    LE repas qui fait grossir ?

    La notion : petit déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant est de plus en plus abandonnée.

    De fait la faim et les besoins dans la journée sont très différents selon les personnes et les moments de la vie. Plusieurs personnes ont remarqué un repas qui les fait grossir en particulier. Pour moi c'est clairement le petit-déjeuner qui me fait prendre du poids ou me permet de mincir plus rapidement quand je l'allège un peu. Les autres repas n'ont pas le même niveau d'influence. Pour d'autres il s'agit peut être du déjeuner, du dîner ou d'une collation. Je n'encourage pas à manger n'importe comment aux autres repas. Simplement, chez certaines personnes les efforts ciblés sur les quantités d'un repas précis seront plus faciles et plus efficaces pour amorcer une régulation du poids.

    Certains enfants et ados ont quand même réellement besoin d'un petit quelque chose le matin pour ne pas être affamé à 11 h. C'est vraiment à voir au cas par cas selon les réactions corporelles de chacun.

    Opérations de l'estomac

    C'est une démarche très particulière qui ne devrait être réservée qu'à une infime partie des personnes obèses. C'est d'ailleurs souvent le cas. Les volontaires passent par une batterie de consultations avec des spécialistes différents avant que l'opération soit réalisée. A l'issue de l'opération le régime alimentaire est pendant un temps assez long beaucoup plus drastique qu'un régime pour perdre du poids, le temps que les portions du tube digestifs touchées cicatrisent.

    La personne peut aussi être très perturbée psychologiquement par sa transformation physique rapide.

    C'est loin d'être une solution miracle.

    Hypnose ?

    Une praticienne m'a vanté sa méthode d'hypnose qui induirait une sorte d'anneau gastrique virtuel dans l'inconscient. Ce qui amènerait à une perte de poids presque équivalente à celle suivant une opération. L'idée paraît bonne mais faute d'études indépendantes poussées sur le sujet et en raison de l'investissement financier que cela représente je reste à ce jour très prudent sur ce genre d'approche.

     

    Conclusion provisoire sur l'obésité

    En premier lieu :

    Apaiser les effets des traumatismes, atténuer les inégalités financières et sociales, être plus parcimonieux dans la distribution de traitements iatrogènes devraient être les pistes d'action privilégiées pour lutter contre les obésités surtout les obésités dites morbides. Ces moyens paraissent au moins autant nécessaires et efficaces que les modifications alimentaires. Sans passer par le moindre médicament "anti-obésité" qui ne peut rien pour tous ces cas de figure.

     

    En second lieu :

    Améliorer la qualité des repas avant les quantités permet déjà d'amorcer un solide changement alimentaire. Une perte de poids peut s'ensuivre comme une sorte d'effet secondaire bénéfique.

    Limiter les glucides paraît être plus important que limiter le gras. Limiter ou supprimer les sodas devrait être le premier pas aussi bien pour la santé que pour le poids.

    Pour le gras la qualité est beaucoup plus importante que la quantité. Deux modèles alimentaires traditionnels permettent une bonne répartition des différents types de gras dans l'alimentation : l'alimentation méditerranéenne traditionnelle et l'alimentation japonaise traditionnelle, ainsi qu'une bonne répartition des autres composants.

    L'alimentation Seignalet souvent citée ici pour lutter contre plusieurs pathologies est très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle.

    Au delà de 65 ans le surpoids ou l'obésité pourraient même être protecteurs dans certains cas de figure.

    Les deux modèles alimentaires cités sont décrits ici : Alimentations qui marchent

    Enfin un médicament anti obésité a déjà été retiré du marché en raison des pensées suicidaires qu'il entraînait. Mieux vaut ne pas attendre de médicament miracle.

    Cette conclusion est provisoire car ce domaine semble vraiment complexe.

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  • Contre les néocotinoïdes ? Mangeons moins de sucre

    Les industriels de la betterave sucrière veulent ré-autoriser les néocotinoïdes, produits pourtant décriés pas de nombreux scientifiques. Des députés emboîtent le pas à ces demandes nocives pour l'environnement.

    Les solutions les plus efficaces pour ne pas avoir besoin d'épandre ces produits nocifs sont limpides : manger beaucoup moins de sucres et beaucoup moins de produits sucrés , c'est une question d'habitude à prendre. Quand du sucre est utilisé, l'acheter bio de préférence. Comme dit une chanson, c'est simple, basique. Et c'est efficace aussi.

    J'ai eu l'occasion d'apercevoir des champs de betterave sucrière dans l'est de la France. Pour ceux que j'ai vus depuis la route : ils étaient immenses, d'un seul tenant, sans haies, sans cultures séparatives sur des hectares et des hectares. Dans de telles conditions n'importe quelle population de ravageurs (pucerons ou autres) peut s'étendre à une vitesse folle quand les cultures sont en place. D'autant plus si le réchauffement climatique se confirme, qui favorisera ces expansions.

    Un modèle agricole qui date de quelques décennies ne se revoit pas du jour au lendemain. L'action individuelle est dans ce cas un puissant levier d'action. Pas uniquement pour la consommation de sucre de table, trop consommé en moyenne et à diminuer bien sûr, mais aussi pour tous les produits tous faits et avec beaucoup de sucre, qu'ils soient industriels = plats préparés ou de la boulangerie du coin. Ces produits divers sont les principaux débouchés de l'industrie sucrière.

    Tout le monde y gagnera. En termes pratiques une des actions les plus simples à mettre en oeuvre pour commencer : arrêter ou limiter les sodas. Le gain "santé" sera très appréciable aussi pour chaque personne qui limite cette consommation : Trop de Sodas = DiabètesTrop de Sodas = Diabètes et Encore les sodas

    Le besoin industriel en sucre, et donc en produits phytosanitaires pour les plantations sucrières, diminuera. La santé de chacun s'améliorera. Et il en de même pour la majorité des produits sucrés. Il vaudrait mieux réserver ces derniers à des évènements particuliers, et les consommer avec modération le reste du temps. Simple, basique. L'occasion de prendre de nouvelles habitudes, sans culpabiliser pour autant quand on craque, l'important est de diminuer cette consommation sur la longueur.

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  • Parkinson et Alzheimer en rémission : précisions

    La maladie de Parkinson est très angoissante pour le patient et son entourage.

    Heureusement les cas de rémission sont de plus en plus nombreux.

     

    Rappel sur les rémissions connues de maladies de Parkinson et d'Alzheimer

    Pour mémoire la maladie de Parkinson serait d'abord et avant tout une maladie du mode de vie, tout comme la maladie d'Alzheimer. Des patients ont stoppé ou renversé l'évolution de ces maladies en jouant sur ces paramètres.

    Changement de mode de vie efficaces pour Parkinson et Alzheimer

    Les changements de mode de vie décrits ont donc une valeur curative, vérifiée à plusieurs reprises. J'ai déjà cité plusieurs de ces histoires.

    Alzheimer, parkinson, ... aussi !

    Ce qui a été confirmé plus tard par ce témoignage détaillé

    Parkinson : superbe témoignage

    Pour ce dernier témoignage, le changement alimentaire, ici le régime Seignalet, paraît central. D'autres actions ont été entreprises par le patient, par exemple sur l'activité physique. C'est cet élément qui est détaillé plus bas.

     

    Rôle néfaste de la diminution du cholestérol pour les cellules du cerveau

    Parmi les éléments favorisant, la baisse du cholestérol peut augmenter - tripler - le risque de devenir parkinsonien.

    Précisions sur la maladie de Parkinson

    Depuis des années les multiples effets secondaires des médicaments anti cholestérol sont dénoncés par plusieurs auteurs, le plus scientifique et expérimenté sur le sujet étant le Dr de Lorgeril. J'avais cité quelques uns de ces effets ici : Statines = diabètes ou là : Anticholestérols : nouvelles horreurs

    Malheureusement une partie du monde médical ne dispose pas d'une vision complète sur ce sujet malgré un accès facilité aux études cliniques. Le médecin et chercheur Michel de Lorgeril vient de co-publier un article qui reprend l'ensemble des études disponibles. L'article est publié dans une des revues médicales de référence.

    Conclusion : baisser le cholestérol LDL ne sert strictement à rien et ne sauve personne. Quelque soit l'historique médical du patient.

    Un des auteurs cite et commente cet article ici : https://michel.delorgeril.info/anticholesterol-injectable/statines-mortalite-et-risque-cardiovasculaire/

    Sans compter que ça déclenche de nombreux effets secondaires parfois graves, parmi lesquels l'augmentation réelle de devenir parkinsonien.

    N'hésitez pas à en parler à votre médecin et lui demander de mettre à jour ses connaissances et de revoir votre traitement, c'est de votre santé et de vos capacités physiques et mentales qu'il s'agit.

     

    Activité physique pour Parkinson et Alzheimer

    Un ouvrage vient de paraître où l'auteur détaille dans un chapitre un des aspects du changement de mode de vie des patients parkinsoniens : l'activité physique.

    Le livre est : "Guérir grâce à la neuroplasticité - Norman Dodge - éditions pocket", référencé par exemple ici : https://www.decitre.fr/livres/guerir-grace-a-la-neuroplasticite-9782266277068.html

    Dans un des chapitres il décrit longuement l'évolution très favorable de l'état de patients et les données scientifiques existantes dans ce domaine. Il est préférable de se procurer le livre qui contient beaucoup d'informations.

     

    Quelques grandes lignes peuvent en être tirées :

     

    • la maladie de Parkinson affecte surtout les mouvements "automatisés", devenus inconscients. Un effort de changement du geste, par exemple changer la trajectoire d'un verre qu'on porte à sa bouche rend le mouvement conscient et beaucoup moins sensible aux tremblements et aux différentes erreurs gestuelles typiques de la maladie de Parkinson. Le cas le plus détaillé est celui de la marche. Modifier consciemment la marche améliore largement les capacités à se déplacer voire à randonner ;

     

    • l'activité physique présente une action favorable pour contrer l'évolution de la maladie de Parkinson, et aussi de la maladie d'Alzheimer. L'activité aérobie, notamment la marche, paraît être la plus favorable ;

     

    • une des grandes difficultés des patients atteints de Parkinson est d'initier le mouvement. Le premier pas est très difficile à faire. L'aide extérieure pourrait se recentrer sur cet aspect là. D'autres stratégies sont citées dans l'ouvrage, à parcourir ;

     

    • les méthodes décrites consistent en une sorte de ré-apprentissage. Cela est beaucoup plus efficace quand c'est démarré de façon très progressive ;

     

    • parmi les changements biologiques l'activité physique augmente la sécrétion d'un facteur de croissance qui lui même permet de restaurer la couche grasse autour des cellules du cerveau (observation in vitro). Sous réserve de vérifications, cette normalisation de la cellule par restauration de la membrane cellulaire semble confirmer en creux le rôle néfaste de toute diminution du cholestérol. Le cholestérol est un des "piliers" autour duquel s'organise la membrane cellulaire. Le diminuer déstructure les cellules du cerveau ;

     

    • l'auteur détaille le parcours d'un patient atteint de Parkinson et qui a modifié la maladie grâce aux types de changements décrits ci-dessus dans l'activité physique. Ce patient a créé son propre site en anglais : http://www.reverseparkinsons.net/

     

    Cette stratégie de reprise en main consciente et adaptée de l'activité physique a eu de multiples avantages pour ce patient, qui ne présente quasiment plus aucun symptôme de la maladie de Parkinson. L'auteur du livre décrit tout de même des réapparitions de signes de maladies de Parkinson quand ce patient "oublie" de penser ses gestes de façon consciente.

     

    Conclusion pour les maladies de Parkinson et d'Alzheimer

    L'ouvrage confirme encore une fois la nécessité et les bienfaits d'une activité physique régulière.

    Les autres méthodes citées dans les liens ci-dessus, surtout alimentaires, avec l'alimentation méditerranéenne pour son aspect préventif très net, ou l'alimentation Seignalet pour son aspect curatif reproduits à plusieurs reprises semblent renormaliser le fonctionnement des cellules restantes. Elles diminuent donc l'ensemble des dysfonctionnements dans le cerveau. Ces changements sont de préférence à mettre en oeuvre le plus tôt possible. Les autres causes environnementales, surtout les pesticides sont également citées dans les liens donnés.

    La gestion médicamenteuse est un autre aspect important, que ce soit pour les anti-cholestérols à rediscuter dès que possible avec votre médecin pour les stopper, ou pour les médicaments usuellement prescrits pour la maladie de Parkinson cf : Parkinson : superbe témoignage ou pour la maladie d'Alzheimer cf : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

     

    Bien sûr beaucoup de paramètres rentrent en ligne de compte et on ne peut garantir un résultat à 100 %. Toutefois l'ensemble des méthodes décrites qui tiennent en majorité à des changements des modes de vie : changements alimentaires, changement de façon de faire de l'activité physique et révision des traitements médicamenteux à la baisse permettent dans un grand nombre de cas des résultats significatifs.

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  • Mode : une santé retrouvée ?

    Je vais parler de mode vestimentaire. Ce qui fait beaucoup rire mon entourage. Est ce qu'à titre personnel des codes vestimentaires m'échappent ? Possible ... .

    La beauté et la personnalité

    Par contre je reconnais quand un vêtement, quel que soit la marque, le coût, le style ou le degré de sophistication, correspond à une personne et souligne sa personnalité, sa beauté. J'ai l'immense chance de côtoyer de véritables esthètes féminines en la matière dont certaines élèvent ça au rang d'art quotidien. Par pudeur je ne citerai pas de nom, elles se reconnaîtront. C'est une joie toujours renouvelée d'observer cet art vivant. Le beau fait souvent du bien.

    L'envers du décors de la mode

    Le monde du vêtement est aussi une des sources majeures de pollution et d'exploitation humaine à travers le monde. Selon nos choix vestimentaires nous risquons de contribuer à de l'esclavagisme. Il est hélas difficile de savoir dans quelles conditions tel ou tel vêtement a été produit.

    Pour les liens entre pollution et santé, je vous incite à chercher sur ce site tous les billets sur ce sujet. Je n'ai jusqu'ici pas traité de la mode en tant que telle mais l'idée est là : les pollutions contribuent à des maladies très précises, auxquelles on ne penserait pas de prime abord (moteur de recherche en haut avec le mot "pollution" ou le nom des maladies) : diabète de type 2, diabète de type 1, sclérodermies, parkinson, certains cancers y compris non réputés liés aux pollutions (lymphome de hodgkin, cancer du sein), etc.

    L'industrie du vêtement génère des transports très longs, parfois sur des distances délirantes, et rien que cet aspect contribue à une mauvaise santé. Les autres sources potentielles de pollution sont citées dans cet article : https://www.notre-planete.info/actualites/10-achat-vetements-mode-pollution.

    Vous y verrez que le degré de pollution entraîné est énorme, ainsi que la misère humaine générée. Le constat est désagréable mais réel.

    Les solutions

    Quelles sont les solutions ?

    J'avais assisté à des discussions sur ce thème (mode éthique) à l'école Boulle à Paris https://ecole-boulle.org/.

    Le moins qu'on puisse dire est qu'il y a beaucoup de travail à faire pour que la situation évolue. Les solutions proposées, souvent innovantes et prometteuses (matériaux de coloration moins polluants par exemple) ne semblaient pas toujours pouvoir contrebalancer l'aspect monolithique terrifiant qu'offre le circuit économique du vêtement. Beaucoup d'autres pistes ont été évoquées, dont la création locale, qui semble se heurter à une logique économique implacable.

    Il existe heureusement des réussites. Une des participantes m'avait présenté une filière très prometteuse, alors en cours de mise en place, de production de lin textile bio en Normandie : https://linportant.fr/.

    Bien que plutôt orienté vers le monde professionnel, cela permet de redynamiser une filière textile locale, et devrait bénéficier aussi à terme aux autres filières vestimentaires.

    Mis à part ces exemples très prometteurs, j'en étais resté sur une impression globale désabusée.

    Le hasard m'a permis de rencontrer ces jours-ci une créatrice qui s'est lancée dans un pari audacieux. Produire les vêtements à la demande, dans des ateliers de la région où elle vit : le sud-ouest, à partir de tissus produits dans une démarche éco-responsable. Cette approche permet d'éviter tous les problèmes de surproduction et de sur-pollution liée aux transports et à la production de masse.

    Je vous laisse découvrir la démarche innovante ici :

    https://janecio.com/pages/le-savoir-faire

    https://janecio.com/pages/les-tissus

    Cela évite aussi l'exploitation humaine ailleurs dans le monde et contribue à l'économie et à la vie locale.

    Relocalisation, production à la demande, choix des filières, adaptation à la personne ... sont des démarches vertueuses dans un pari créatif audacieux.

    Mes yeux de "maschio" ou "maschione" comme on m'a parfois surnommé y voient aussi beaucoup de talent et de mises en valeur réussies, que vous apprécierez ici : https://janecio.com/, par exemple dans la vidéo en tête de page. C'est la cerise sur le gâteau, et c'est aussi ce qui permettra à l'entreprise de prendre de l'ampleur.

    Il existe donc des initiatives qui permettent de réconcilier la production des vêtements avec un sens éthique et responsable, et de diminuer l'impact énorme de cette industrie sur l'environnement, sur la santé et sur la dignité humaine. C'est à diffuser et faire connaître parmi tous vos proches passionnés de mode, ou en quête d'originalité, de beauté ou encore sensibles aux démarches positives.

    Une marque est citée ainsi qu'une filière de production : je n'ai aucun conflit d'intérêt avec l'un ou l'autre ni avec aucun des organismes cités. La rencontre et la discussion avec la créatrice de la marque est liée au hasard. C'est vraiment la démarche qui m'a plu et ensuite plusieurs des vêtements proposés m'ont paru très réussis. N'hésitez pas à parcourir le site. Je ne connais pas le niveau de tarif dans les deux cas et donc à quels publics cela s'adresse.

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  • Cardiologie : nouveautés sur l'aspirine et les anti-plaquettaires

    J'ai cité à plusieurs reprises les ouvrages de l'auteur Dr Michel de Lorgeril, dont "Prévenir l'infarctus et l'accident vasculaire cérébral - Thierry Souccar éditions".

    Je recommande à tout patient concerné ou qui craint de l'être de lire et relire cet ouvrage, et surtout d'en appliquer les recommandations en termes de modes de vie et en termes de traitements.

    Je pense que plusieurs médecins gagneraient aussi un temps considérable d'acquisition de connaissances et d'efficacité réelle pour leurs patients dans ces domaines là.

     

    L'auteur y aborde les médicaments utilisés en cardiologie. Il vient de réaliser une mise à jour sur son site internet.

     

    • Un rappel sur la toxicité au long cours de l'aspirine, quelle que soit la dose prise. Médicament nécessaire dans des circonstances particulières, il ne devrait pas être prolongé au-delà de quelques mois.

     

    • Sur les nouveautés pour les anti-plaquettaires, à préférer à l'aspirine. L'expérience acquise montre que l'un des deux existants est préférable à l'autre.

     

    A lire ici :

    https://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/grandeur-et-decadence-de-laspirine-en-cardiologie/

    https://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/grandeur-et-decadence-du-plavix-clopidogrel/

     

    N'hésitez surtout pas à en discuter avec votre médecin.

  • La santé, le sol, le Blaireau et le Pangolin

    Un Blaireau débusqué par hasard par des chiens, et qui se défend, a été achevé à coups de bâtons, me témoigne-t-on ces jours ci. Juste avant le confinement j'avais croisé deux blaireaux tués en bord de piste carrossable. Quelque temps avant j'en avais vu un autre en pleine journée : très vieux ? Malade ? Il ne semblait pas au mieux de sa forme. Pour mémoire le Blaireau sort au crépuscule ou à la nuit, il est très rare d'en voir le jour. Je donne ces exemples sans compter cette vidéo virale récente sur facebook où l'on voit et entend un groupe d'individus qui s'excite et s'encourage à déterrer et tuer des blaireaux.

    Ces gens qui tuent des blaireaux ne sont pas des individus à part sadiques, ils sont une composante de vous, de moi, de notre société dans son ensemble qui a du mal avec cet animal, et avec bien d'autres.

    Ailleurs les pangolins devenus célèbres sont parfois arboricoles, et parfois creusent des terriers, selon les espèces. Ils sont pourchassés sans relâche. La lumière jetée sur cette chasse par la récente crise aboutira peut être à une diminution de la pression sur cette espèce. Là ce n'est pas nous (en France) qui sommes directement impliqués, mais nous ne faisons pas mieux avec les blaireaux ici.

    Nous avons dans l'histoire "myxomatosé" les lapins. Des populations très répandues se sont largement réduites.

    Nous pourchassons sans relâche le Renard. Les phases de destruction de populations contre la rage ont pu contribuer à importer d'autres maladies amenées par les populations de Renards venues de secteurs plus à l'est. Nous accusons depuis le Renard de transmettre l'échicococose, d'ailleurs j'ai cru cette histoire pendant longtemps, mais si le Renard est bien impliqué, le principal vecteur pour l'humain est l'animal domestique, le chien notamment, et le chat moins souvent.

    Le Lièvre ... se porte bien je crois, mais est régulièrement chassé. j'en ai croisé de suffisamment près pour savoir que ce n'est pas très difficile à tirer.

    Le Blaireau se nourrit de divers éléments, dont beaucoup de vers de terre. Les réalités de l'élevage de bétail ces dernières décennies ont conduit à utiliser de plus en plus d'antiparasitaires, par exemple les ivermectines. Ces produits efficaces ont des effets pervers. Par exemple de rendre inaccessibles les crottes du bétail à toute la petite faune qui digère ces excréments et les transforment en sol. Le risque à long terme est d'obtenir des pâturages peu utilisables car trop riches en crottes non dégradées. Dans le même temps ces produits tuent une partie de la petite faune du sol. Dont les lombrics et assimilés, ceux qui sans relâchent tracent des galeries horizontales, verticales, mélangent et contribuent donc à maintenir les sols actifs et vivants, aident les racines à s'étendre.

    Des initiatives sont menées ça et là pour des conduites d'élevage limitant le risque parasitaire, et limitant ce type de traitement. Mais pour l'instant ce n'est pas, à ma connaissance, la voie qui prédomine.

    C'est comme si l'humain s'était lancé dans une guerre contre les habitants du sol. Ceux qui ont co-construit ces sols. Qu'est ce qu'un sol ? Une des définitions dit : "un sol est la formation naturelle de surface, à structure meuble et d'épaisseur variable, résultant de la transformation de la roche mère sous-jacente sous l'influence de divers processus, physiques, chimiques et biologiques, au contact de l'atmosphère et des êtres vivants". C'est en résumé la roche ou le sable ou tout autre substrat du dessous en interaction avec les systèmes vivants du dessus, et avec des organismes qui ne vivent que dans ces sols. 

    Le sol : c'est ce qui a disparu en grande partie dans un désert. En France par exemple le sol est issu d'une longue histoire. Les forêts des 20000 dernières années, qui ont recouvert tout le territoire ont largement contribué à créer les sols que nous connaissons. Et qui nous nourrissent chaque jour. Et nous abreuvent. Car la végétation et les sols ont des rôles massifs "d'éponge", qui permettent à l'eau de transiter longuement avant de partir dans le sens de la pente ou en profondeur. Les lombrics, blaireaux, renards, lapins, lièvres, rongeurs et toute une myriade de vers, insectes, arthropodes, etc. vivent de ce milieu et le co-construisent. Nous sommes installés sur ces constructions millénaires bâties par ces êtres.

    Et nous en supprimons les représentants. Peur, ignorance, autre ? Les raisons sont pour moi mystérieuses, mais les faits sont là.

    La proximité de l'humain et des animaux rend la mise à mort parfois inévitable, c'est logique, ici ou ailleurs. Par exemple quand un Amérindien de Guyane française, ou d'ailleurs, déterre une Iguane enterrée pour pondre, cela s'inscrit dans une logique multi-millénaire qui ne supprime pas du tout l'Iguane. C'est une autre histoire quand l'un d'entre nous tue un Blaireau ou un Renard ou détruit chimiquement les lombrics et assimilés par sadisme, ignorance, peur ou habitude. On ne s'inscrit plus dans le fonctionnement d'un écosystème qui nous a permis de nous installer et de bénéficier de sols riches, mais on se débarrasse de ses composantes.

    En parallèle, l'érosion du sol sous nos climats est une préoccupation de plus en plus poussée. Nous attaquons ce qui a mis des milliers d'années à se construire. Et qui nous distribue nourriture, eau potable, etc. Des cartes de sols érodés sont publiées en France. Cela pourra poser de grands problèmes pour la production agricole. Quand le sol a disparu ou s'est amoindri, plus grand chose ne peut pousser dessus.

    Une concurrence existe aussi entre différentes activités : les terres planes de plaine sont d'excellentes terres agricoles. C'est la "cible" privilégiée de l'extension urbaine, de l'implantation de grandes surfaces.

    Des précurseurs de l'agriculture biologique en France racontent qu'une de leurs principales motivations du départ était de préserver les sols. Car l'agriculture conventionnelle a tendance à épuiser les sols, les tasser, les simplifier par ajouts massifs d'engrais et en détruire des parties vivantes par l'emploi de pesticides.

    Tout cela donne une réalité inquiétante : on dégrade depuis des décennies notre principal moyen de subsistance, et on supprime ses principaux habitants. Ces sols ont mis des milliers d'années à se constituer. Les sols ont une profondeur moyenne entre 30 cm et 1 m selon les régions et les climats. C'est en fait une bande très mince dont nous dépendons entièrement.

     

    Depuis les années 50 nous avons bénéficié d'une douce illusion sur les capacités de nos sols. Le pétrole extrêmement abondant aux Etats-Unis, en Russie, puis plus tard en Europe du Nord et pour nous en Algérie puis en Libye, a transformé l'économie et le monde, dont l'agriculture. Car les engrais sont constitués en grande partie de produits chimiques tirés du pétrole. S'y ajoutent des minerais pris ailleurs (phosphates au Maroc par exemple, etc.). Mais la base de cette grande transformation agricole, celle qui menace les sols, c'est cette abondance faramineuse de pétrole pas cher car facile à extraire et à transformer. On ne s'en apercevait pas car ça paraissait inépuisable.

    L'agriculture dite conventionnelle s'est construite sur cette abondance. C'est la base de la révolution verte. Ce même pétrole pas cher a permis de mettre en marche des machines énormes pour épandre ces engrais. Ce sont des machines gourmandes en énergie pour leur fonctionnement mais aussi pour leur construction.

    Il y a un hic : la production de pétrole aujourd'hui paraît très abondante. Mais de fait le pétrole peu cher à extraire diminue à grande vitesse. Les forages de plus en plus profonds, la production d'huile de roche mère (dite huile de schiste) demandent des moyens financiers et techniques très élevés. Le pétrole conventionnel et peu cher à extraire a connu un pic mondial (c'est à dire que plus de la moitié des réserves a été consommée, et les réserves peuvent diminuer de façon rapide après ça) estimé vers 2008. Le surenchérissement du prix du pétrole a précédé la crise économique de 2008 et a rendu beaucoup de situations économiques intenables, ce qui a contribué aux révoltes dans les pays arabes par exemple. Il est possible que ces à coups économiques aient été favorisés par la diminution des réserves de pétrole pas cher.

    Le prix a depuis diminué mais la réalité physique reste celle-ci : les conditions sur lesquelles l'agriculture s'est construite s'érodent peu à peu, comme les sols érodés par une agriculture dépendante du pétrole.

    Quels rapports avec les pangolins, les blaireaux et la santé ?

    Cette parenthèse enchantée (d'un point de vue financier) qui a débuté dans les années 50 va peu à peu se refermer. Les réserves pétrolières de la mer du nord diminuent. Le pic en Russie est attendu d'ici à quelques années. Celui aux Etats-Unis a eu lieu dans les années 70, maintenant c'est un pétrole plus cher à extraire et acheter qui y est produit. le pic pétrolier en algérie est attendu est fait frémir beaucoup de monde tant les conséquences seront fortes, mais c'est un autre sujet. Nous allons donc redépendre de la capacité des sols restant à nous nourrir avec de moins en moins d'engrais disponibles, ou alors avec des engrais qui à terme deviendront de plus en plus cher à produire.

    Que faire ? Plusieurs initiatives locales montrent des agriculteurs très engagés dans la préservation des sols. La permaculture est un des exemples d'utilisation raisonnée et durable des sols.

    Il serait bon aussi de se remettre à respecter les habitants de ces sols, et ne pas les détruire de façon systématique. Pour cela il est aussi important je crois de constater que ce n'est pas le tueur de Blaireau qui est à condamner ou à convaincre. C'est nous tous. Nos modes de vie que ce soit à la campagne ou en ville sont aussi basés sur le fait que quelque part ailleurs quelqu'un tue des blaireaux et des renards. Et érode des sols.

    Notre santé repose aussi sur une économie qui tienne la route. La crise de la convid-19 l'a montré : les gens qui meurent le plus cumulent obésité, comorbidités (= autres maladies), grand âge et pauvreté. C'est le cas en France, au Royaume Uni, aux Etats-Unis. Un des médiateurs santé de la pauvreté c'est la nourriture. Il est difficile de ne pas se réfugier dans les sodas et de la nourriture incroyablement sucrée et détériorée en cas de pauvreté. Les solutions possibles renvoient à des notions de partage qui sortent du cadre de ce billet.

    Mais l'urgence pour ces populations pourrait s'étendre. Encore plus si nos sols ne sont plus capables de fournir une alimentation adéquate. Pour cela il faut qu'ils restent vivants et habités. C'est paradoxal car les habitants prélèvent aussi leur dîme sur notre nourriture. Mais en les détruisant, on détruit tout un système dont nous dépendons. Ou on favorise les pullulations de campagnols par exemple en détruisant les renards.

    Prendre conscience de tout cela est je crois essentiel pour nous et notre santé. Beaucooup l'ont fait, mais les conditions nous obligent à accélerer ces prises de conscience. Le partage avec les autres formes de vie est une condition qui me paraît essentielle.

     

    Quelques références sur lesquelles je me suis basé :

     

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  • Santé des hommes et santé du monde - interview de Mme Frederika Van Ingen

    J'ai eu l'immense plaisir d'interviewer par  téléphone, confinement oblige, Mme Frederika Van Ingen, autrice du livre "Ce que les peuples racines ont à nous dire - De la santé des hommes et de la santé du monde".

    L'ouvrage présente une vision du monde souvent éloignée de celle à laquelle on est habitué. C'est très stimulant, et parfois déroutant. J'espère partager avec vous l'intérêt et le plaisir que j'ai eu à le lire et le relire, ainsi que l'envie de s'en imprégner.

    Les réponses de Frederika Van Ingen sont en bleu. C'est, entres autres, une véritable invitation au voyage intérieur.

    Bonjour, et merci beaucoup d'avoir accepté cette interview. Avant de parler du lire proprement dit, je me souviens d'une rencontre "Peuples autochtones" organisée à Pau, il y a une quinzaine d'années. Plusieurs personnes des peuples racines s'étaient exprimées. Quel que soit leur vécu, parfois extrêmement dur, avec par exemple des meurtres de leurs proches, ils concluaient et répétaient tous le même message : préservez la terre, préservez notre monde. C'était étonnant et impressionnant. On retrouve cette même idée dans vos écrits, cette nécessité constante elon ses peuples de préserver la terre. Pourquoi cette insistance et quel est le rapport avec notre santé ?

    Les humains sont en quelque sorte, dans les visions de ces peuples, des cellules du monde, comme tout ce qui le compose. Les sociétés humaines seraient comme des organes, avec des fonctions. Le tout fait partie du vivant, et de la terre. Quand nous oublions et maltraitons ces liens nous coupons le robinet de la vie.

    Le plus étonnant c'est que nous, nous n'ayons plus cette vision là. Même les peuples racines les plus guerriers ne détruisaient jamais la terre, le territoire.

    Ces peuples recherchent perpétuellement l'harmonie, en conscience de l'équilibre dynamique de ce tout. Ce qui équivaut au concept d'homéostasie pour notre corps en médecine.

    Pour ces peuples, l'humain a un rôle de gardien de la terre. Un rôle très humble. Les animaux et les plantes sont considérés comme étant les enseignants de l'humain. Mais l'humain a une conscience qui lui permet de penser le monde, ce qui lui confère aussi responsabilité d'être le gardien d'un tél équilibre.

    Dans nos sociétés modernes, nous nous cantonnons souvent à un rôle de consommateur de l'environnement. Deux exemples : des kagabas (peuple vivant en Colombie, souvent nommés Kogis, et connus en France notamment par les ouvrages et vidéos de l'auteur Eric Julien) venus en France à l'invitation de ce dernier s'étonnaient de voir l'eau potable captée dans des tuyaux. Pour eux le partage avec les autres êtres vivants était rompu et dans leur vision, c'est le point de départ des maladies. L'autre exemple est l'agriculture. Il existe des agricultures basées sur l'observation de la nature, et où on ne prélève que ce dont on a besoin. La permaculture en est un exemple connu, qui en est issu. Il existe aussi une agriculture de type "usine", celle qu'on connait la plupart du temps, très consommatrice d'espaces et de ressources. Retrouver le premier type d'agriculture nous permettrait de retrouver un meilleur lien avec la terre.

    On voit aussi beaucoup dans votre ouvrage la notion de "Retrouver sa place". Retrouver sa place peut améliorer les rapports sociaux d'une personne par exemple, mais qu'est ce que cela peut faire pour sa santé ?

    Retrouver sa place, c'est le travail de l'humain. C'est contribuer harmonieusement au fonctionnement du monde. Cela ne suffit pas forcément pour guérir une maladie. Mais dans ces visions, quand une dysharmonie survient à un niveau spirituel ou énergétique, cela descend et se cristallise dans la matière. La maladie peut en être un symptôme.

    La façon qu'ont ces peuples de travailler l'énergie peut parfois soigner au niveau physique. Dans le sens où un rééquilibrage à un niveau supérieur peut se répercuter sur ce niveau, surtout si les soins interviennent tôt dans l'apparition des symptômes. Il aide aussi les autres formes de thérapie physique. Les kagabas indiquent par exemple qu'ils ne connaissaient pas les maladies de type  Parkinson*, Alzheimer*, Cancers** .... Elles ont été créées par notre monde, et nous devons les soigner avec des thérapies conçues dans notre monde. Mais leur médecine a pu dans quelques cas (rares et ponctuels car ils ne se donnent pas du tout pour rôle de soigner des étrangers) accompagner ces thérapies de tout un travail spirituel et énergétique.

    Nous sommes en plein confinement. Que conseillez vous d'après votre expérience avec les peuples racines ? Vous parlez par exemple dans le livre d'apprendre à accueillir ses émotions.

    Ces peuples ont été confrontés à de nombreuses épidémies apportées par les colonisateurs (variole, tuberculose, etc.), et ils n'ont pas de solution spécifique aux épidémies.

    Par contre pour le confinement, quelle que soit la situation, les membres des peuples racines ont pour philosophie d'accueillir ce qui arrive. Que fais je avec ? Qu'est ce que ça m'apporte ?

    C'est d'abord une invitation à visiter notre intériorité. Nous sommes déstabilisés, nous vivons des émotions fortes. A quoi sont dues ces émotions, par exemple la peur ? A un danger immédiat ? A une projection ? C'est à dire qu'il faut viser à vivre le plus en adéquation possible avec l'instant présent pour apporter une réponse adaptée, et ne pas en rajouter en se projetant dans un futur par nature incertain.

    "Tout bouleversement nous destine à retrouver le chemin de l'harmonie" correspond à leur façon d'appréhender le monde. Les Maasaï disent que les épreuves sont des dons.

    L'autre façon d'utiliser ce temps de confinement peut être comparé aussi à un rituel de passage collectif. Dans le sens où toute épreuve, toute maladie, n'aboutissent à une guérison réelle, dans ces visions, que lorsqu'elles permettent non pas un retour à l'état antérieur mais un changement d'état.

    Le changement vient de soi d'abord. Nous avons trop tendance à l'attendre depuis l'extérieur. Les Maasaï disent :" Il n'y a pas de modèle extérieur. On est le modèle."

    Dans ces sociétés, chacun contribue, il n'y a pas d'attente envers un chef. Depuis tout petit, chacun être a une place pour que le monde fonctionne. Ce n'est pas un équilibre figé, c'est une recherche permanente d'équilibre dynamique.

    Pour ces sociétés, la vie c'est le changement. Le travail de l'humain est de tendre vers cet équilibre. L'harmonie arrive si le monde se lance dans cette recherche d'équilibre dynamique.

    Une fois que ce confinement sera terminé, des personnes intéressées seront à la recherche de contacts de type chamanique dans d'autres pays. Que vous inspirent ces voyages ?

    Attention aux tentations de voyage au bout du monde. Les cultures sont très très différentes. Les plantes psychotropes par exemple (ayahuesca, etc.) ne sont pas une solution magique. Cela peut entraîner des bouleversements énormes car il n'y a pas toujours le bon accompagnement. Il y a eu des morts. Pour quelques personnes de notre société ça peut être "le chemin", mais il convient d'être prudent. Il existe des voies plus douces, comme le tambour par exemple, pour explorer ces dimensions et qui se développent aussi chez nous.

    On peut se relier au monde "plus qu'humain" sans passer par ces approches lointaines. En pratiquant l'hypnose et la sophrologie par exemple, qui de plus sont des pratiques que l'on retrouve sous d'autres formes chez ces peuples racine.

    Parmi les peuples racines, certains tiennent soit à préserver leur mode de vie, soit à se préserver de tout contact : il ne faut surtout pas chercher à entrer en contact avec ces derniers.

    D'autres vivent déjà dans des modes de vie imposés par notre modernité. Mais dans ces démarches de rencontre il convient de respecter leurs souhaits. Ce sont deux mondes très différents qui se rencontrent. Certains peuvent avoir un besoin impérieux de nourrir leur famille, et plusieurs d'entre nous arrivons avec une mentalité de consommateur. Cela constitue deux déséquilibres qui se heurtent, et qui peuvent créer un déséquilibre encore plus grand.

    Il est important de respecter les grandes différences entre ces cultures et les nôtres.

    Comme exemple de différence culturelle, les Dineh (Navajo) pensent que regarder dans les yeux est prendre quelque chose à la personne. Ne pas être regardé dans les yeux peut être très déstabilisant pour nous (ndb : cela m'est arrivé il y a quelques années avec des membres de la société kagabas venus en France, en accompagnement de l'auteur Eric Julien. L'un d'eux se tenait devant moi en regardant par terre ; alors qu'il me suffisait de le saluer, j'ai été décontenancé et j'ai fini par parler à une autre personne à côté. Je n'étais pas le seul à agir ainsi, mais j'ai eu l'impression d'être très impoli sans réussir à nouer un contact simple. Cela à l'air anecdotique, mais c'est un des nombreux exemples de différence de culture, de comportement).

    Je pense à un autre exemple de comportement qui est très déroutant pour nous : à une question posée, des kagabas peuvent répondre plusieurs jours après, ils prennent le temps de "penser" la réponse.

    Ces peuples ont une constante : ils sont tellement conscients de leur rôle de gardien de la nature (ce qui nous entoure, et notre intérieur) que les individualités passent en second. Nous n'y sommes pas habitués. Ils préservent des savoirs et des équilibres. Ils sont d'abord un groupe avant d'être des égos (que même, pour certains de ces peuples, ils ne développent quasiment pas).

    Comment choisir à qui on peut faire confiance dans ces domaines ici ou ailleurs ?

    Faire fonctionner le bouche à oreille peut être un bon moyen pour distinguer ces personnes. Globalement il convient d'être attentif à deux aspects surtout :

    1.  que la thérapie amène des résultats concrets dans la vie. Qu'elle ait des effets réels.
    2.  qu'elle permette de gagner en autonomie.

    Enfin, un  bon feeling aide aussi dans ce type de relation.

    Dans ces cultures, ce que l'on nomme parfois un chamane est sous le contrôle social permanent de la communauté, qui ne le reconnaîtra plus dans ce rôle s'il se plante.

    Si une personne est sensible à ces aspects, comment peut-elle par exemple distinguer des signes de tel ou tel animal ou la vie normale de cet animal qui passait par là ?

    Pour les kagabas par exemple, tout est signe, et il n'y a pas de différence entre le rationnel et l'irrationnel. On ne sépare pas les deux.

    Prendre conscience du monde dans lequel on est c'est déjà un rééquilibrage. Il existe une forte tradition d'offrande dans ces traditions. Par exemple remercier un arbre au fond de son jardin (pour sa présence, ou son ombre, etc.) c'est déjà se reconnecter. Nous pouvons aussi instaurer des routines : se rappeler du chemin fait par l'eau jusqu'à notre robinet, ou bien lors des trois premières bouchées de notre repas, se souvenir de l'origine de ce qui nous nourrit. C'est déjà faire un très grand pas.

    Dans ce site je mentionne beaucoup de maladies qui sont nettement améliorées en modifiant le rapport à l'environnement physique : l'alimentation en premier lieu, mais aussi des pollutions ou des médicaments qui entraînent de gros effets secondaires. Si cela fonctionne, quel peut être l'apport d'autres dimensions que vous citez dans votre ouvrage ?

    Les guérisseurs de ces sociétés travaillent beaucoup avec l'invisible, que je traduis par les termes "énergie" et "esprits". L'énergie est très utilisée aussi dans plusieurs médecines chinoises et ayurvédiques par exemple, qui ont des sources chamaniques. Pour tout problème physique, il y a une dimension spirituelle et énergétique.

    Intervenir sur ces dimensions là permettra d'entretenir la guérison physique et de limiter les récidives. Dans ces visions, les dysharmonies dans ces dimensions sont le terreau de la maladie. Cette notion recouvre ici des maladies, des problèmes personnels, des accidents ou encore des problèmes psychologiques. Pour les peuples racines les maladies sont des symptômes de dysharmonie qui indiquent que nous ne sommes plus en adéquation avec la place où nous sommes "prévus" pour contribuer. En ce sens, les maladies induisent forcément un changement d'état. Ca nous appelle à grandir, à changer.

    Merci beaucoup Mme Van Ingen pour ces moments de discussion passionnants.

     

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  • Grippe : vrai miracle ou bienfaits de la toile ?

    Essai de compréhension : la mortalité grippale serait passée de plusieurs milliers par hiver à 100 ou moins ... sans changement de méthode de soin. Miracle ou vieux mensonges corrigés ? Les vaccins (des personnes dont le personnel soignant) sont ils utiles d'après les données scientifiques disponibles? : Non. Les effets secondaires, avérés pour une partie de la population (avérés chez des femmes enceintes et chez des enfants vaccinés), sont-ils suffisamment pris en compte ? Comment se protéger, ou ne pas aggraver, une grippe ?

    Billet mis à jour le 13 mars 2020 avec une nouvelle étude de mars qui montre à nouveau l'inutilité totale du vaccin contre la grippe des personnes âgées.

    Voici de solides pistes de réponse à plusieurs de ces questions

    Avant de commencer, une règle efficace pour la grippe comme pour bien d'autres maladies : ne pas fumer, ou s'arrêter dès que possible permet de limiter bien des soucis de santé ensuite.

    Mortalité réelle liée à la grippe

    La grippe est responsable de complications de santé diverse et de décès chaque année, qui sont bien sûr de trop.

    Les chiffres de la mortalité donnés jusqu'ici dans les médias se comptaient en milliers de décès. Voici un exemple parmi les plus modérés : https://www.planetoscope.com/mortalite/1388-deces-dus-a-la-grippe-en-france.html. Il y est dit que la grippe est à l'origine de 1500 à 2000 décès par an en moyenne, avec une surmortalité en 2014-2015 à plus de 18000 décès. On voit fréquemment passer dans d'autres déclarations des chiffres de l'ordre de 5 000 à 20 000 décès imputables à la grippe. Ces chiffres sont souvent flous.

    Heureusement des citoyens curieux les vérifient depuis des années. L'article le plus synthétique que j'ai trouvé à ce sujet était celui-ci, avec des résultats basés sur les seuls décès réellement liés à la grippe. Ca ne veut pas dire que d'autres décès n'existent pas. Mais ce sont les chiffres les plus fiables disponibles (jusqu'en 2014, après ils n'ont plus été accessibles de la même façon) : https://www.cholesterol-statine.fr/la-grippe-et-le-vaccin-antigrippal

    L'auteur du billet indique " Tous ces chiffres nous donnent donc une moyenne annuelle de 900 décès pour les années 1980 à 2014 et une moyenne de 420 (décès) pour les 10 dernières années. ". Pour la surmortalité de 2014-2015, il résume la situation en reprenant d'abord une phrase étonnante Le bilan de la mortalité de l’hiver 2014-2015 indique une surmortalité toutes causes de l’ordre de 18 000 décès au cours de l’épidémie grippale, dont une large partie est probablement attribuable à la grippe. qu'il commente ensuite "Autrement dit, il y a une surmortalité hivernale, on ne sait pas du tout combien de décès sont dus à la grippe mais on considère que tous les décès sont dus à celle-ci… "

    Et pour l'hiver en cours 2019-2020 ? Les résultats sont accessibles ici pour le 4 mars 2020 : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/bulletin-national/bulletin-epidemiologique-grippe-semaine-9.-saison-2019-2020

    Il faut cliquer sur "télécharger" pour obtenir la synthèse de l'épidémie de grippe. Que dit cette synthèse ? Je reprends juste les chiffres liés aux complications et à la mortalité : "Depuis le 4 novembre 2019, 744 cas graves de grippe ont été signalés. 72 cas sont décédés." Bravo au passage aux équipes médicales qui réussissent à maintenir en vie les autres cas graves.

    Peut être que la mortalité repartira pour cette saison hivernale (conditions hivernales de retour dans une partie de la France en ce moment) mais globalement on est passé d'une notion de milliers voire de plus d'une dizaine de milliers de cas de décès annuels à moins de 100 pour l'instant cette année.

    Plusieurs explications sont possibles : diminution d'une épidémie ? Abandon progressif de chiffres faux basés sur des estimations vagues et fausses ? Les donnés disponibles vont dans le sens de la seconde solution.

    Vive les auteurs qui ont cherché à creuser. Certains critiquent le flou et la surestimation des chiffres depuis très longtemps. J'en donne quelques exemples. Ils ont pu contribuer à ce que les vrais chiffres soient de plus en plus publiés.

    https://www.cholesterol-statine.fr/la-grippe-et-le-vaccin-antigrippal

    http://hippocrate-et-pindare.fr/2018/10/19/le-ministere-de-la-verite-invente-par-orwell-existe-vraiment-je-lai-rencontre/#more-2661

    dont cet article de 2018 : http://hippocrate-et-pindare.fr/2018/10/19/le-ministere-de-la-verite-invente-par-orwell-existe-vraiment-je-lai-rencontre/#more-2661

    https://docteurdu16.blogspot.com/search?q=Grippe&x=0&y=0

    dont cet article, écrit en 2011, et les commentaires associés : https://docteurdu16.blogspot.com/2011/10/la-mortalite-151-deces-pour-2010-2011.html

    https://www.atoute.org/n/Faut-il-se-vacciner-contre-la.html, Les commentaires associés sont riches en informations

    A la lecture de ces articles, très documentés on voit que l'utilité de ce vaccin est remise en cause par les recherches existantes, et que de plus la mortalité chaque année est beaucoup, beaucoup plus faible que les chiffres que l'on croyait connaître : moins d'une centaine à des centaines de décès réellement liés à la grippe, ce qui est trop bien sûr, mais n'a rien à voir avec les 1500 et jusqu'à 18000 donnés pour une des saisons, ou bien les 9000 par an donnés par le ministère de la santé.

    La réalité chiffrée (un peu plus de 400 décès par an en moyenne) était pourtant connue et publiée chaque année.

    Vaccination : utilité ? et effets secondaires délétères chez la femme enceinte

    Plusieurs des liens cités ci-dessus semblent remettre en cause la vaccination. Qu'en est il selon les données disponibles ?

    Concernant l'efficacité, les doutes semblent largement confirmés par cette étude : https://annals.org/aim/article-abstract/2762506/effect-influenza-vaccination-elderly-hospitalization-mortality-observational-study-regression-discontinuity

    Traduction d'une partie du résumé :

    " Les données s'appuyaient sur 170 millions d'épisodes de soins et 7,6 millions de décès. Le fait d'avoir 65 ans était associé à une augmentation statistiquement et cliniquement significative du taux de vaccination contre la grippe saisonnière. Cependant, aucune preuve n'indiquait que la vaccination réduisait les hospitalisations ou la mortalité chez les personnes âgées. Les estimations étaient suffisamment précises pour exclure les résultats de nombreuses études antérieures."

    Si vacciner les personnes âgées ne sert à rien, faut-il vacciner l'entourage des personnes âgées ? Prenons un exemple terrible, le personnel soignant que l'on veut vacciner à tout prix.

    C'est terrible parce que cela semble ne pas servir à grand chose, et qu'il existe des effets secondaires documentés. Dans un lien donné plus haut, une commentatrice (CMT) cite une étude qui conclut que :

    "Les résultats de notre revue (des données existantes) n'ont pas identifié de preuves concluantes de l'avantage des programmes de vaccination des travailleurs de la santé sur les résultats spécifiques de la grippe trouvée en laboratoire, ses complications (infection des voies respiratoires inférieures, hospitalisation ou décès du à une maladie des voies respiratoires inférieures) ou toutes causes de mortalité chez les plus de 60 ans qui vivent dans des institutions de soin. (....) Cette revue ne fournit pas de preuves raisonnables pour soutenir la vaccination des travailleurs de la santé afin de prévenir la grippe chez les personnes âgées de 60 ans ou plus résidant dans ces institutions"

    C'est traduit (librement et avec l'aide de Google traduction) à partir de cet article : https://www.cochrane.org/CD005187/ARI_influenza-vaccination-healthcare-workers-who-care-people-aged-60-or-older-living-long-term-care

    En clair, les données publiées existantes montrent à ce jour que vacciner le personnel soignant dans des services avec des personnes âgées ne sert strictement à rien pour lutter contre la grippe. Il est très étonnant que les autorités continuent à pousser en ce sens. De plus une grande proportion du personnel soignant est constitué de femmes dont certaines souhaitent avoir des enfants ou sont enceinte au moment des vaccinations contre la grippe.

    Malheureusement le vaccin contre la grippe a parfois des effets secondaires sur les bébés des mères vaccinées, surtout quand elles le sont au 3ème trimestre de leur grossesse.

    https://michel.delorgeril.info/autisme/vaccin-antigrippal-premieres-envolees-lyriques-et-propagandistes/

    Je rappelle que jusqu'à récemment, la femme enceinte est une des dernières catégories de population que même les médecins hésitants sur cette vaccination incitaient à être vaccinées.

    D'autres types d'effets secondaires ont été recensés, cette fois concernant les enfants vaccinés contre la grippe (mais quelle idée ...).

    "Chez les enfants, le risque de maladie respiratoire aigüe (=ARI en anglais) causé par des agents pathogènes respiratoires non grippaux après la vaccination a augmenté par rapport aux enfants non vaccinés au cours de la même période. Les recherches futures pourraient déterminer si la prise de décisions médicales concernant la vaccination antigrippale peut être améliorée en reconnaissant les expériences des patients, en conseillant sur les différents types d'ARI et en corrigeant la perception erronée que tous les ARI survenant après la vaccination sont causés par la grippe."

    C'est tiré de cet article : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0264410X18303153?via%3Dihub&fbclid=IwAR2oNFRz8faKddLu3S4GXeABGu7ysph1I_R5AZ7oHTBs55qvPcK6D5VGBD0

    Cela fait donc deux populations distinctes pour lesquelles des effets secondaires existent. Et surtout, ces effets secondaires n'ont été recensés que récemment alors que cette vaccination est extrêmement répandue depuis longtemps.

    On voit également que des symptômes liés au vaccin ont pu être pris à tort pendant les longtemps pour des symptômes liés à la maladie.

    Tout ceci dans un contexte de sous déclaration notoire des effets secondaires :

    "Avant la commercialisation des vaccins contre la grippe pandémique, les seules données de sécurité étaient celles issues des essais cliniques." " L'objectif de cette étude était de comparer les informations issues des notifications spontanées avec celles systématiquement collectées dans une étude d'observation formelle; cela permet également d’évaluer plus avant la sécurité des vaccins contre la grippe pandémique dans la population de patients ciblée " " Le taux de notification spontanée était 322 fois inférieur à celui identifié dans l'étude de suivi ; en considérant les cas graves, il était 37 fois plus faible. "

    C'est traduit à partir de cet article : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0264410X10015689

    Ce qui signifie en clair que la déclaration spontanée en pharmacovigilance des effets secondaires n'en relève qu'une infime partie, là dans le cadre d'un vaccin contre une des formes de grippe. En France et dans d'autres pays la sécurité des médicaments est pour partie basée sur ces déclarations. Il est donc possible qu'un tas d'autres effets secondaires n'aient pas été recensés. Ce n'est pas certain mais les méthodes existantes ne permettraient pas de mettre en évidence d'autres effets secondaires s'ils existaient.

     

    Jusqu'ici on a pu constater que :

    - la mortalité réelle liée à la grippe, même si elle est toujours trop élevée, est beaucoup plus faible que ce que l'on pense. On lisait "des milliers de morts", ce sont en réalité une à quelques centaines par saison. Maintenant la mortalité liée à la grippe semble être calculée par les autorités de santé de façon plus sérieuse et plus réaliste. Peut être en partie grâce aux auteurs que je cite.

    - on (= les autorités de santé, et beaucoup de gens qui reprennent leurs arguments) pousse à vacciner beaucoup de monde alors que les données disponibles montrent que ça ne sert pas à grand chose ou à rien.

    - parmi les gens que l'on (= les autorités de santé) souhaite vacciner massivement, il y a le personnel des institutions avec des personnes âgées. Mais cela ne sert à rien contre la grippe de ces personnes âgées.

    - parmi les gens que même des médecins hésitants souhaitent voir vaccinés, il y a les femmes enceintes. Mais cela fait courir un risque réel au bébé à venir surtout si le vaccin est effectué au 3ème trimestre de la grossesse.

    - les enfants vaccinés contre la grippe développent plus de maladies respiratoires aigües que les non-vaccinés

    - la recherche d'effets secondaires est, d'après les données existantes, très très mal adaptée pour en trouver.

    Si ce n'est pas la grippe, à quoi est due la surmortalité hivernale ?

    Si la surmortalité hivernale n'est pas liée à la grippe, il y a forcément d'autres coupables. D'autres virus, des bactéries, autre chose ? Pleins de pistes existent. Mais cela n'a pas pu être investigué correctement puisque la majorité des médecins et des scientifiques pensaient que cette mortalité était liée à la grippe. On a donc laissé passer de précieuses années, et on perd encore un temps précieux, pour comprendre cette surmortalité hivernale, et se donner les moyens de lutter efficacement contre ce phénomène. En injectant en même temps des quantités ahurissantes de doses de vaccins qui ne servent quasiment à rien, et qui peuvent présenter des effets secondaires, avérés pour les femmes enceinte et les enfants.

    Comment ne pas aggraver une grippe ?

    Médicaments qui aggravent la grippe

    Les morts sont très peu nombreuses à l'échelle du pays, tant mieux. Mais il y a quand même des cas graves et des décès. Comment lutter efficacement contre ces complications  ? Une des pistes sérieuses est donnée par cette étude : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/statines-grippe-vaccins-zica-microcepahlie-pesticides-et-insecticides/

    L'auteur indique par exemple que les statines (médicaments anti cholestérol) diminuent l'efficacité du vaccin contre la grippe, sur la base des données disponibles. J'en conclus que comme le vaccin est par ailleurs montré comme très peu ou pas du tout efficace, ce sont peut être les statines qui contribuent aux complications dont sont victimes ces patients.

    Je concluais sur cette question dans un autre billet "Mais si le vaccin anti-grippal a une efficacité très relative, voire très modeste, et que les statines diminuent cette efficacité, c'est peut être que les statines sont juste particulièrement nocives pour le système immunitaire du corps humain. Est-ce que cela a été vérifié ? Pas à ma connaissance." Arrêter les statines peut être un très bon moyen de ne pas mettre encore plus en péril des patients à risque pour les complications grippales.

    Les statines font d'ailleurs partie des médicaments que des professionnels de santé conseillent de stopper en priorité chez les patients âgés : Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

    Donc ne pas prescrire ou bien déprescrire des statines pourrait avoir un effet bénéfique sur les complications liées à la grippe. Cela reste à vérifier bien sûr mais les données vont en ce sens.

    Des médecins ont littéralement peur (je l'ai entendu de la bouche de plusieurs) de déprescrire des statines qui l'ont été par d'autres collègues spécialistes (cardiologues le plus souvent) car il existe un risque de sanctions professionnelles. Pour ces médecins, tout un corps d'articles et de données sont disponibles depuis quelques années ; ils permettent de justifier avec des données solide toute déprescription auprès des autorités médicales ou de santé. Les sources les plus complètes et les plus utiles en ce sens sont :

    - les articles du Dr de Lorgeril via pubmed ;

    - les livres du Dr de Lorgeril, très documentés ;

    - le site https://www.cholesterol-statine.fr/les-statines-et-autres-hypocholesterolemiants

    - le travail de professionnels de santé déjà cité ici : Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

    - Ce courrier de réponse d'un médecin à un autre médecin : https://www.aimsib.org/2016/08/18/pas-de-statines-pour-les-diabetiques/ Ce peut être une très bonne base de courrier pour justifier une deprescription. Et les liens donnés dans chacun de ces sites ou livres. Il en existe bien d'autres, mais ce sont les plus concis, précis, documentés, argumentés à ma connaissance.

     

    La dégradation de l'état général d'une personne peut favoriser l'aggravation d'une grippe. Je rappelle que 15 médicaments seraient à diminuer ou à stopper chez les personnes âgées selon un groupe de professionnels de santé : http://www.revolutions-scientifiques-et-diabetes.com/blog/personnes-agees-15-medicaments-a-diminuer-ou-stopper-1-a-ne-pas-commencer.html

    Je reprends un passage de ce billet :

    "Bref, a minima pour les personnes âgées, rien que la suppression des statines pourrait largement diminuer la prise de médicaments anti dépresseurs, anti-alzheimer, et anti douleurs.

    La suppression des statines pourrait aider à la diminution ou à la suppression des benzodiazépines, médicaments les plus cités en vue d'une déprescription par le panel de praticiens interrogés au Canada. Elles (les benzodiazépines) sont suspectées depuis longtemps d'augmenter les symptômes de type Alzheimer, tout comme les statines. J'avais écrit un billet à ce sujet : Somnifères dangereux et diabétes. Ce qui est dit dans ce lien au sujet des diabétiques type 1 et 2 peut s'appliquer aussi aux non diabétiques.

    La suppression de deux classes de médicaments : statines et benzodiazépines, pourrait considérablement améliorer la qualité de vie des patients âgés, et faciliter l'arrêt de plusieurs autres médicaments, dont plusieurs parmi les 12 autres problématiques selon les professionnels. "

    En résumé la diminution ou l'arrêt de médicaments pourtant très courants pourrait largement diminuer les aggravations de l'état général parmi les populations âgées. C'est su et connu depuis longtemps. Quelques professionnels de santé le font et le disent.

    La révision de la politique du médicament semble prioritaire au moins dans ces tranches d'âge par rapport à une vaccination qui ne sert quasiment à rien, voire à rien du tout, selon les données disponibles. N'hésitez pas à communiquer à votre médecin les liens donnés et les références citées s'il manifeste une peur de déprescrire vis à vis de sa hiérarchie (conseil de l'ordre, collègues spécialistes, ...) qui l'empêche de le faire malgré votre souhait ou le sien.

    Grippe et alimentation

    Par ailleurs, l'alimentation de personnes à risque doit comporter suffisamment de "gras" pour améliorer l'immunité de ces patients. Les vitamines A et D, impliquées dans les défenses immunitaires, sont dites liposolubles. C'est à dire qu'elles nécessitent du gras pour être ingérées. La vitamine D, ainsi que plusieurs autres hormones, est aussi produite dans notre corps à partir du cholestérol. Il vaut mieux éviter toute diminution trop poussée du gras dans l'alimentation, encore plus pendant la période hivernale. Mais pas n'importe quel gras. Préférez les huiles d'Olive et de Colza, les oeufs, le poisson (les petits poissons : sardine, anchois, maquereaux, c'est mieux car moins pollués), puis la viande sans abuser et aussi des petites quantités régulières d'oléagineux : quelques noix de Grenoble chaque jour, alternées d'autres fois avec des amandes ou d'autres noix.

    Grippe et maladies pulmonaires et maladies auto-immunes

    Enfin plusieurs pathologies peuvent retentir sur l'état général des personnes concernées, par exemple sur la capacité respiratoire. Des approches alimentaires et/ou d'éloignement de polluants montrent un réel effet thérapeutique pour des pathologies précises. C'est le cas par exemple pour la BPCO, l'asthme ou encore la sclérodermie systémique :

    BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ?

    Asthme : des résultats spectaculaires

    Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments

    Conclusions sur la grippe saisonnière

    Je complète le résumé commencé plus haut :

    - la mortalité réelle liée à la grippe, même si elle est toujours trop élevée, est beaucoup plus faible que ce que l'on pense. On lisait "des milliers de morts", ce sont en réalité une à quelques centaines par saison. Maintenant la mortalité liée à la grippe semble être calculée par les autorités de santé de façon plus sérieuse et plus réaliste. Peut être en partie grâce aux auteurs que je cite.

    - on (= les autorités de santé, et beaucoup de gens qui reprennent leurs arguments) pousse à vacciner beaucoup de monde alors que les données disponibles montrent que ça ne sert pas à grand chose ou à rien.

    - parmi les gens que l'on (= les autorités de santé) souhaite vacciner massivement, il y a le personnel des institutions avec des personnes âgées. Mais cela ne sert à rien contre la grippe de ces personnes âgées.

    - parmi les gens que même des médecins hésitants souhaitent voir vaccinés, il y a les femmes enceintes. Mais cela fait courir un risque réel au bébé à venir surtout si le vaccin est effectué au 3ème trimestre de la grossesse.

    - les enfants vaccinés contre la grippe développent plus de maladies respiratoires aigües que les non-vaccinés.

    - la recherche d'effets secondaires est, d'après les données existantes, très très mal adaptée pour en trouver.

    - si la surmortalité hivernale n'est pas liée à la grippe, elle l'est à d'autres causes. Mais la focalisation sur la grippe, et sur un vaccin inutile, a empêché de rechercher ces causes, et donc de lutter efficacement contre cette surmortalité.

    - la diminution ou la suppression recommandée par des professionnels de santé pour 14 médicaments pourrait déjà améliorer l'état général de patients âgés sur-médicamentés pour rien, et donc leur état général. Par exemple la suppression de deux d'entre eux : statines et benzodiazépines limiterait déjà la nécessité d'autres médicaments ainsi que des effets secondaires très pathogènes.

    - des règles générales : ne pas fumer bien sûr, manger suffisamment gras l'hiver, ne pas trop baisser le cholestérol, peuvent aider aussi à maintenir l'immunité corporelle à flot en hiver.

     

     

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  • Du cartilage qui revient? Des migraines qui s'en vont, et autres confirmations

    Comme la plupart d'entre vous j'imagine, j'espère que cette nouvelle décennie verra les solutions efficaces pour notre santé s'épanouir dans la société, dans les cabinets médicaux, et partout où c'est possible.

    Ca tombe bien, souvent très efficaces existent déjà. Elles ne demandent qu'à être essayées. Elles sont intéressantes à elles toutes seules. Ces solutions confirment aussi des données plus anciennes, même si elles sont mal comprises et mal prises en compte par une partie de la communauté médicale. Pas par toute la communauté médicale heureusement, comme vous le verrez plus loin.

    Voici plusieurs exemples.

    Le cartilage qui repousse ?

    Je remercie vivement José du temps qu'il a pris pour discuter avec moi, malgré toutes ses activités. Je l'avais sollicité car son histoire est, médicalement, hors du commun. Toutes les personnes qui connaissent bien l'alimentation Seignalet devraient s'y intéresser aussi, car c'est peut être une nouveauté, un cas de réussite de sa méthode que le Dr Seignalet n'avait pas prévu, ou pas à ce point.

    Blessé grièvement au genou (rupture net des ligaments croisés, atteinte de la capsule osseuse) lors d'un match alors qu'il avait 23 ans, José a sacrément dégusté. Il a été opéré : la reconstruction a été en partie réalisée avec des tissus prélevés ailleurs dans le corps, et une partie avec des fibres de carbone pour les tendons.

    Le temps a passé. Il pratiquait encore du sport, moins que dans la vingtaine, et avec des douleurs régulières.

    Puis vers 40 ans, ses douleurs ont empiré. Au point de rendre impossible la pratique d'une activité physique. Son genou ressemblait à ce moment à celui d'une personne atteinte de polyarthrite, douleurs comprises. Le médecin consulté à l'occasion était étonné : selon lui les éléments en carbone dans son genou auraient dû être changés depuis longtemps. Selon ce médecin les douleurs très vives étaient dues au contact os contre os : une fois les structures de remplacement atteintes, le genou n'était plus bien tenu et le cartilage aurait disparu en raison des frottements importants. La douleur insupportable pour José, est arrivée à ce moment là, quand le cartilage ne protégeait plus les têtes osseuses. C'est donc un mécanisme équivalent à celui de l'arthrose, ici clairement provoqué par un accident, par l'opération et aussi par le mauvais suivi post-opératoire, José n'ayant pas été informé par le chirurgien qu'il en fallait un.

    Le nouveau médecin a donc conseillé une opération pour rafistoler tout ça, ce qui aurait dû être fait, selon ses dires, depuis bien longtemps.

    Dans le même laps de temps, José a entendu parler de l'alimentation sans gluten. Il s'y est intéressé à nouveau car enfant, il avait eu une période "sans farine blanche" qui lui avait permis de se sortir d'une anémie prononcée. Il avait ensuite remangé comme tout le monde.

    Après quelques recherches José a tenté une alimentation sans gluten et sans produits laitiers. Après 3 et 6 mois de pratique de cette alimentation, ses douleurs ont totalement disparu. Son genou est redevenu fonctionnel, il a pu re-pratiquer du sport. Sans aucune opération du genou. Il en a été tellement impressionné que maintenant il prépare, avec talent, des pâtisseries sans gluten et produits laitiers. C'est comme ça que j'ai fait sa connaissance, sur un marché à Tarbes. Où ses pâtisseries, dont ses calissons (souvent mes préférés parmi tout ce qu'il prépare), partent souvent trop vite avant que j'arrive. Mais ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel c'est que sa douleur soit partie. Et que son genou fonctionne à nouveau.

    C'est très intéressant car le Dr Seignalet n'avait pas prévu je crois de récupération aussi nette après blessure grâce à sa méthode. Par contre, il pensait que le cartilage pouvait à nouveau progresser dans une articulation atteinte par de l'arthrose. Il n'en avait pas eu la preuve, mais les éléments cliniques de ses patients avec arthrose allaient dans ce sens.

    Il n'y a ici aucune preuve non plus. Mais tout semble indiquer que le cartilage a pu repousser suffisamment pour protéger les têtes osseuses et rendre l'articulation du genou à nouveau fonctionnelle.

    José a réalisé aussi que des problèmes digestifs récurrents, de type gonflement du ventre et fatigues nettes après repas, visibles par des tiers, avaient disparu également.

    Dans des conditions précises, surtout liées à l'alimentation, le cartilage semble pouvoir retrouver une épaisseur suffisante et ses fonctions premières. Même si cela reste à démontrer, c'est une donnée fondamentale car elle indique une possibilité simple d'auto-réparation et renouvellement du cartilage même pour des articulations très atteintes.

    Le Dr Seignalet indiquait les résultats suivants pour les patients qui suivaient sa méthode (L'alimentation ou la troisième médecine - 2012 - éditions du Rocher - p. 408).

    118 patients avec arthrose l'ont essayé. Les résultats étaient :

    • 7 échecs.
    • 111 patients avec un bénéfice obtenu : modéré dans 12 cas. Important dans 99 cas (cf. la description détaillée de deux de ces cas dans son ouvrage). A noter que dans un des deux cas le bénéfice a été très net, avec reprise possible du sport, mais que des lésions difficilement réversibles : nodosité d'Herberden et de Bouchard ont persisté. Malgré ça l'amélioration a été nette en 3 mois. L'autre cas détaillé concerne une personne qui a pu stopper ses douleurs pendant plus d'1,5 an. Les douleurs ont repris après un passage à l'alimentation classique. Le retour à une alimentation dite hypotoxique a permis à nouveau une rémission en quelques semaines.

    Le Dr Seignalet indiquait qu'il n'avait pas pris les personnes avec des coxarthroses trop avancées, c'est à dire au moment où une prothèse de la hanche est nécessaire. Mais il cite toutefois un cas de coxarthrose mis en rémission par sa méthode. En d'autres termes, il est préférable de commencer cette alimentation le plus tôt possible, avant que les dégâts ne soient irréversibles.  Le plus tôt est le mieux. Mais il n'est presque jamais trop tard pour en retirer des bénéfices. C'est toujours à essayer.

    Trop peu de médecins et trop peu de personnes concernées connaissent ces possibilités et ces mécanismes. Il est à noter qu'un rhumatologue, le Dr Poinsignon, bataille depuis des années pour que les patients puissent essayer le régime Seignalet (voir chapitre suivant et liens à la fin).

    José pratique également par moments du jeûne hydrique, il indique que ça contribue aussi à sa bonne santé retrouvée.

    Du cartilage qui revient aux migraines qui s'en vont

    La compagne de José pratiquait énormément la danse. A l'âge de 35 ans, un tableau multi-douloureux s'est installé : douleurs aux épaules, aux genoux, et au niveau des vertèbres cervicales. L'IRM a été utilisée et a confirmé l'arthrose. Dans le même temps, elle avait régulièrement des crises de migraine, de l'ordre parfois de 1 à 2 par semaine. Elle aussi s'est mise à l'alimentation sans gluten et sans produits laitiers. Le constat est simple : les douleurs ont disparu. Les migraines reviennent en moyenne ... une fois par an.

    Cela confirme totalement les écrits du Dr Seignalet sur l'arthrose comme sur les migraines, et tous les témoignages ultérieurs. Ainsi que les écrits du Dr Poinsignon, rhumatologue qui bataille pour que l'alimentation Seignalet soit mise en place pour plusieurs pathologies, dont l'arthrose. Et les écrits de Mme Lagacé, qui a très légèrement adapté le régime Seignalet, et dont le site internet fourmille de témoignages du même genre. Et tous les témoignages sur des sites internets divers (liens à la fin).

    Enfin, un autre proche de José a commencé à avoir des douleurs diffuses et puissantes passée la cinquantaine. Avec ces deux exemples sous les yeux, elle a essayé également l'alimentation sans gluten et sans produits laitiers. Les douleurs ont disparu en environ 4 mois.

    Même si cette méthode ne fonctionne pas à 100% pour 100% des personnes, il y a une constante : cela fonctionne très très souvent. Avec un recul de nombreuses années, au point que même un rhumatologue vante ces méthodes.

    Ces personnes pratiquent l'alimentation "sans gluten et sans produits laitiers". La méthode Seignalet comprend cette partie et en plus l'exclusion du maïs et la limitation des cuissons trop poussées (cf. lien plus loin).

    Si vous vous demandez pourquoi votre médecin ne vous en parle pas alors que ça fonctionne : tout simplement parce que peu de monde a les moyens d'investir dans un essai clinique qui testerait ces hypothèses. Cela peut coûter, si l'essai est bien conduit, avec suffisamment de personnes, et dans plusieurs centres pour éviter toute influence géographique trop forte, de l'ordre de 500 000 à 1 millions d'euros. Les organismes qui ont les moyens n'investissent pas dans ce genre de recherche là. Qu'ils soient privés ou publics, cela ne change rien.

    La seule solution pour les patients est de tester par eux mêmes cette alimentation. Ce n'est pas satisfaisant pour un esprit scientifique. Mais très concrètement on ne peut pas faire autrement.

    Car même si un tel essai clinique était conduit, cela ne concernerait qu'une seule maladie. Il faudrait doubler le coût pour par exemple, l'arthrose et la migraine. Avec une durée d'étude nécessaire de l'ordre de 4 à 5 ans (plus les délais préalables de construction de l'étude et de demande d'autorisation administrative). On voit tout de suite qu'il est vain et hasardeux d'attendre de tels résultats. Il vaut mieux essayer par soi même si ça fonctionne, comme ça a fonctionné pour de très nombreuses personnes. D'autant qu'il n'y a aucun danger. Cette façon de s'alimenter est par exemple très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle, réputée très bonne pour la santé.

    Autres confirmations

    Maladie de Parkinson

    La méthode et les écrits du Dr Seignalet datent des années 1990. D'autres auteurs l'ont repris entre temps. Les témoignages se sont étoffés. J'avais cité ici les bienfaits d'une approche alimentaire de type Seignalet pour parkinson en 2014 ici : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

    Un témoignage net et détaillé vient confirmer cette réussite, je vous invite à lelire attentivement, il est riche en informations : Parkinson : superbe témoignage

    En résumé : comme pour l'arthrose, comme pour la migraine, un changement alimentaire apporte des bénéfices très forts. Qui sont aidés par l'activité physique par d'autres techniques, mais l'alimentation reste le pilier central de la rémission longue durée, puisque la cause principale de la maaldaie est supprimée ou atténuée.

    Asthme et BPCO

    Quel rapport entre une migraine, une maladie de Parkinson, du cartilage qui s'abîme ou de l'asthme ? Dans les trois premières situations, des molécules qui réussissent à passer la barrière intestinale la franchissent et sont stockées dans le corps. La structure de ces molécules favorise le stockage dans des types de tissus différents. Cela peut devenir pathologique quand le nombre de ces molécules perturbe le fonctionnement d'un ou plusieurs tissus particuliers. Si c'est le cartilage, les capacités de reconstruction sont altérées. Si c'est le tissu nerveux, le dysfonctionnement peut entraîner soit une gêne puissante et régulière, c'est le cas des migraines, soit à terme une destruction des cellules concernées, c'est le cas d'un Parkinson.

    Dans d'autres situations le corps évacue une partie de ces molécules. Les tissus les plus appropriés sont les muqueuses. Les muqueuses pulmonaires sont très souvent concernées. Dans les cas les plus poussés ce mécanisme est une des causes majeures de l'asthme et de la BPCO. Pour beaucoup de médecins qui ont appris que ce qui cause un asthme est le plus souvent un agent extérieur (ce qui arrive aussi bien sûr), ce qui est écrit ici n'a pas de sens. Pourtant de nombreuses personnes ont réussi à diminuer voire stopper leurs symptômes grâce à un changement alimentaire. Voir les détails ici :

    Asthme : des résultats spectaculaires

    BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ?

    Là aussi, en raison de la gravité potentielle de ces maladies (la BPCO est une très importante cause de mortalité en France) les patients devraient essayer au plus tôt ces modalités alimentaires, avec bien sûr l'arrêt du tabac pour ceux qui sont concernés.

    Liens internet

    Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

    Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie

    https://jacquelinelagace.net/tag/arthrose/

    http://docteurpoinsignon.over-blog.fr/2018/08/10-conseils-contre-l-arthrose.html

    Du même auteur, qui écrit cette fois sur l'ostéoporose : https://www.aimsib.org/2019/10/21/losteoporose-mais-de-quoi-parle-t-on/

    Billet que j'avais commenté ici : Ostéoporose, fractures ... quelles sont les méthodes efficaces ?

    Quelques astuces pour bien débuter l'alimentation Seignalet : Astuces culinaires

     

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  • Décrypter les articles médicaux qui vous concernent

    Vérifier les données de santé qui nous concernent

    Les articles médicaux dans les journaux spécialisés, sont les sources d'informations principales pour tous les acteurs du domaine de la santé (médecins, chercheurs, presse grand public, autorités de santé, etc.).

    Ces articles médicaux sont souvent peu accessibles pour les profanes (en anglais le plus souvent, vocabulaire très spécifique, et certains articles sont payants, dans des revues connues des seuls spécialistes).

    L'accès que nous, grand public, avons à toutes ces informations est donc filtré. Remonter à la source de ces articles permet toutefois de vérifier les informations qui concerneront directement votre traitement et votre état de santé. Ce n'est pas facile, mais c'est très souvent utile voire nécessaire, par exemple si votre médicament ne marche pas ou si vous constatez des effets secondaires.

    Je donne ici quelques "astuces", des points à vérifier absolument, pour déceler les mensonges ou exagérations les plus fréquents et les plus grossiers. Ces mêmes critères de lecture et de vigilance sont d'ailleurs valables pour la médecine classique ou pour toutes les médecines alternatives. Ils devraient être vérifiés aussi par tout professionnel de santé.

    • Les critères principaux de l'étude clinique sont ils en rapport avec la pathologie ?
    • L'étude est-elle un essai dit randomisé (les groupes traités ou non sont tirés au sort) en double-aveugle (les médecins et les patients ne savent pas qui reçoit le médicament testé ou le placebo) ? Et le double aveugle est il levé facilement ? Par exemple si on teste un traitement antihypertenseur, ou anticholestérol, on voit très vite qui prend le médicament et qui prend le placebo : il y a un biais possible puisque les médecins savent qui appartient à quel groupe. Le risque d'erreur en faveur du médicament est augmenté (patients mieux surveillés, etc.).
    • Les critères principaux concernent ils un résultat clinique réel et observable, ou un marqueur intermédiaire? Car il arrive très souvent que des progrès liés à un marqueur intermédiaire (par exemple telle analyse biologique de tel paramètre) soient présentés comme une avancée décisive contre telle ou telle maladie, sans données permettant de vérifier la réelle baisse de l'incidence et/ou de la mortalité de la maladie citée. C'est même  un des facteurs de confusion majeur. Beaucoup de journalistes et médecins s'y laissent prendre. C'est typiquement le cas du vaccin contre le papillomavirus : cf. les diapos de ce lien : http://docteur.nicoledelepine.fr/wp-content/uploads/2019/11/2019-Senlis-gardasil-def-du-9-11-.pdf , ou encore cette série d'articles : https://www.aimsib.org/?s=gardasil. En résumé : les vaccins contre les papillomavirus n'ont jamais, jamais, été testés par rapport aux cancers du col de l'utérus. Ils ont été commercialisés sur la base de critères intermédiaires (par exemple la diminution des verrues génitales). Ce qui peut expliquer que maintenant on se retrouve avec ... plus de cancers du col de l'utérus pour les tranches d'âge qui ont été les plus vaccinées ! En effet, pour pleins de raisons (cf. le diaporama du Dr Delépine) cette efficacité ou ce risque n'avaient tout simplement pas été testé jusque là. Si vous ou l'un ou l'une de vos enfants a été vacciné pour le papillomavirus ... il vaut mieux ensuite avoir un dépistage classique (frottis) tous les deux ans, pour compenser cette probable augmentation de risque.
    • Les critères principaux de l'étude sont ils simples ? (ex : mortalité) ou complexes, avec un agrégat d'évènements de gravité diverses difficilement vérifiables (ex : tel évènement cardio-vasculaire + tel résultat d'imagerie) ? Dans ce dernier cas, de fait l'étude est très difficilement interprétable, et possiblement biaisée. C'est aussi un cas très fréquent.
    • Les données présentées sont elles en rapport avec les épidémiologies connues ? Dans le monde ? Et dans le lieu d'exercice du praticien qui va prescrire ? Et avec l'histoire de la maladie ? Par exemple, des études relatives aux soins cardio-vasculaires dans le nord de l'Europe ou aux Etats-Unis ne seront pas vraiment extrapolables en France, car les profils de mortalité cardio-vasculaire sont très différents. L'absence ou la rareté d'étude(s) sérieuses en France sur ce thème sera donc plus que suspecte. C'est pourtant quasi systématiquement le cas. Ou encore des essais de vaccination pour des enfants de la nation Navajo (sud des Etats-Unis), dont les résultats sont extrapolés au reste du monde, alors que le profil santé de ce secteur est très différent de partout ailleurs.
    • Les données utilisées sont-elles issues d'observations réelles, de questionnaires ou bien de modélisations ? Un questionnaire ou une modélisation peuvent être intéressants, mais ont un niveau de preuve très très faible. Ils sont insuffisants pour prendre une décision en santé publique ou pour votre traitement à vous.
    • La durée d'observation du traitement et de ses effets secondaires dans le cours de l'étude est-elle en rapport avec la durée moyenne de traitement réelle avec le produit concerné ? une durée de test de 4 à 5 ans (durée générale des études cliniques les mieux conduites) pour un médicament ensuite pris à vie est un grand classique. Cette durée ne permet pas souvent de vérifier tous les effets secondaires, comme les effets favorisant de cancers par les molécules testées. Des signaux inquiétants sont quand même possibles et visibles, et malgré tout être ignorés par les professionnels. A voir par exemple ici pour les statines, dans le chapitre "compléments" ; Résumé d'études cliniques.
    • Le nombre de sujets à traiter (= NST, ou encore nombre de patients à traiter, ou en anglais NNT : Number Needed to Treat) pour sauver une vie ou éviter un évènement santé est-il élevé ? S'il faut traiter plusieurs personnes pour en sauver une, cela peut être un signe d'inefficacité de la molécule. Soigner 5 ou 10 patients pour en sauver un est déjà très élevé. C'est même très suspect si un ou plusieurs des autres biais sont présents. Par exemple si les effets secondaires sont mal reportés. Plusieurs médicaments autorisés et répandus ont un NST beaucoup plus élevé, ce qui est très étonnant. Si cette donnée n'est pas accessible ni clairement affichée, les résultats sont à prendre avec prudence.
    • Les résultats présentés sont-ils en rapport avec les observations connues, par exemple en cabinet ? Ou autour de vous ? Si telle étude montre que la molécule A ne génère que peu ou pas d'effets secondaires, alors qu'un nombre croissant de patients s'en plaignent, il y a un risque initial de très mauvaise conduite de l'étude, voire d'étude biaisée.
    • Les données de mortalité du groupe témoin de l'étude sont-elles cohérentes avec celles connues pour une population équivalente dans le pays concerné ? Idem pour le groupe testé.
    • Les critères d'exclusion initiaux sont ils détaillés et explicités ? Ont-ils conduit à supprimer de nombreux patients ? Si pendant l'étude de nombreux patients sont exclus, c'est qu'il y a un possible biais de sélection ; l'étude ne concerne plus alors que les patients les plus en forme, les moins à risque d'effets secondaires, très loin de la population qui consultera réellement plus tard. Cela peut expliquer de nombreux effets secondaires non vus et non signalés dès le départ.
    • Des conflits d'intérêt sont-ils décrits ? Dans ce cas un biais d'analyse, même inconscient, est possible, en faveur du produit testé, de même que pour la conduite d'étude.
    • L'étude est elle indépendante ou comprend-elle des sponsors, et parmi ceux ci des groupes pharmaceutiques ? La présence d'un sponsor peut indiquer une certaine pression sur la présentation des résultats. A noter qu'avant le milieu des années 2000, l'indication du sponsor n'était pas obligatoire dans les articles scientifiques. Ca veut dire que cette pression pouvait exister mais n'était pas ou que peu détectable.
    • Les gains de survie sont ils donnés en pourcentage ou en valeur absolue ? Un pourcentage même élevé, laissant croire à un progrès majeur, peut ne représenter que quelques jours à quelques semaines de durée de vie augmentée, dans des conditions non améliorées. Si l'accès aux chiffres en valeur absolue n'est pas facile, c'est que la présentation est potentiellement biaisée et fausse. C'est un cas extrêmement fréquent.
    • Le résumé et la conclusion d'un article sont ils fidèles aux données du même article ? En clair, il peut arriver qu'une étude démontre l'inefficacité d'une molécule, .... et que les auteurs  concluent qu'il faut quand même traiter les patients avec. Ca peut être un signe que l'étude est biaisée. C'est un cas fréquent. Des médecins, des scientifiques, se laissent piéger par manque de temps et de vérification, par un résumé et des conclusions positives, par une incitation à traiter, alors que les données de l'étude montrent le contraire.
    • Les données de contexte sont elles réalistes ? C'est à dire, est ce que le nombre de cas de la maladie à traiter, et le nombre de décès, sont correctement évalués ? Avec une analyse historique de l'évolution de cette pathologie, plutôt qu'une projection hasardeuse dans le futur ? Si ce n'est pas le cas, le risque est de se retrouver avec une molécule censée sauver des vies pour une maladie déjà en train de disparaître. L'épidémiologie de la maladie doit être regardée de la façon la plus large possible. Si l'étude ne montre que quelques années, en soulignant l'efficacité d'un médicament sur ce laps de temps court, il y a un biais possible.

     

    Il est nécessaire de discuter avec votre médecin si vous doutez de telle ou telle partie de l'ordonnance. Mais vous aurez déjà fait une grande partie du travail d'analyse en vous posant ces quelques questions. Demandez au médecin qu'il vérifie a minima les points annoncés ci-dessus si vous ne pouvez pas le faire vous même. Y compris pour des traitements qui semblent courants.

    D'autant plus si vous avez des effets secondaires. Au sujet des effets secondaires, quels qu'ils soient, même très légers, pensez à vous préserver : Effets secondaires de médicaments : tous les signaler pour se protéger

     

    Autres sites à lire sur ces sujets

    N'hésitez pas à les parcourir et à les citer à votre médecin. Ce sont des sites très clairs, très complets :

    https://www.cholesterol-statine.fr/generalite-sur-les-essais-cliniques-des-medicaments

    http://michel.delorgeril.info/ ; cet auteur avait par exemple annoncé longtemps avant que ce ne soit reconnu, le rôle diabétogène des statines. A l'époque personne d'autre n'en parlait, et maintenant on se rend compte que pour plusieurs statines le nombre de diabètes de type 2 déclenchés est énorme. Il décrypte aussi depuis plus récemment les données scientifiques réellement disponibles pour plusieurs vaccins ; c'est la meilleure source d'informations vérifiées à ma connaissance.

    https://www.aimsib.org/ ; plusieurs articles portent sur les "trucages" d'études scientifiques.

     

    Si tant de résultats "faux" se baladent dans les études, c'est aussi parce que des auteurs n'hésitent pas à tricher, comme c'est très bien décrit ici :

    https://www.dur-a-avaler.com/fraudes-scientifiques-des-demandes-frequentes-et-alarmantes-de-falsifications/

     

    Même une revue comme Prescrire pourtant considérée comme indépendante et plus fiable que les autres journaux médicaux (une personne qui avait travaillé comme visiteuse médicale pour une des grosses boîtes de l'industrie pharmaceutique, me disait qu'à l'époque ils détestaient cette revue) peut se laisser piéger par plusieurs des biais décrits.

    http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/cholesterol-statines-et-lineluctable-decheance-de-la-revue-medicale-prescrire/

     

    Exemple de médicament à problème

    J'aurai pu citer le fameux vaccins contre le papillomavirus, qui pose de nombreux et sérieux problèmes. Les liens donnés plus haut les détaillent déjà.

    D'autres types de médicaments posent des problèmes, ce qui revient à dire qu'ils ont été mal étudiés avant leur mise sur le marché, et/ou qu'ils sont mal utilisés. C'est par exemple le cas de plusieurs molécules utilisées chez les personnes âgées : Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

    Dans cette liste de 14 médicaments, je choisis la problématique du cholestérol, qui concentre plusieurs biais.

    Ces articles sont à fournir également à vos médecins svp, notamment pour le premier lien ci-dessous. N'hésitez pas. Ce sont des publications sérieuses qui ont pu être ignorées. Votre médecin n'en a certainement pas connaissance.

    Cet article : https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17512433.2018.1519391. Oui : le LDL, très élevé, élevé, moyen ou autre n'est pas du tout responsable de la mortalité cardiovasculaire ... mais peut être lié à une mortalité augmentée quand il est trop bas.

    Ou encore cette analyse récente sur des nouveaux médicaments qui devraient être miraculeux, car ils abaissent réellement de façon significative le LDL : https://michel.delorgeril.info/anticholesterol-injectable/alirocumab-et-lodyssey-encore-un-pretendant-dont-penelope-ne-voudra-pas/

    L'auteur de l'article analyse de façon très fine les bizarreries et erreurs manifestes dans la conduite de ce type d'étude. Cela résume aussi la plupart des problèmes qui ont été rencontrés dans une grande partie des essais cliniques relatifs aux traitements anti-cholestérol. A noter que pour une donnée essentielle, dans cet essai clinique, on a pour la mortalité totale : 334/1199 dans un groupe, et 392/1349 dans l’autre, soit 27,8 % vs 29 % de mortalité totale malgré une baisse drastique du LDL dans le groupe traité. En d'autres termes, pour un médicament qui diminue drastiquement une des causes supposées majeures de mortalité (le LDL mauvais cholestérol serait selon la théorie dominante, la cause majeure de mortalité cardiovasculaire, elle même cause majeure de mortalité totale), il n'y a strictement aucun effet sur la mortalité totale.

    On est au coeur d'un des principaux problèmes d'une majorité d'études cliniques : les auteurs se focalisent sur des évènements intermédiaires (problèmes de santé divers), mais qui étonnamment ne se retrouvent pas du tout en mortalité totale. On retrouve la fameuse phrase "Docteur, je meurs guéri". A chaque fois qu'une analyse "santé" ne porte que sur des critères intermédiaires, encore plus s'ils sont sujets à interprétation, et difficilement vérifiables, l'étude clinique en question doit être considérée suspecte ou non complète.

    Ceci pour des classes de médicaments qui ont été en majorité étudiées au début dans les pays anglo-saxons ou scandinaves, en évitant soigneusement la France.

    L'article suivant est plus simple, moins complet, mais il illustre très bien quelques unes des erreurs classiques dans les articles médicaux.

    https://www.sott.net/article/404777-The-great-cholesterol-deception

    C'est un article en Anglais, j'en extrait juste quelques éléments, en partie traduits avec l'aide de Google traduction.  :

    " En tant que lecteurs des revues scientifiques, il ne faut pas confondre signification statistique et signification clinique. Pour qu'un résultat soit "statistiquement significatif", cela signifie que le résultat était probablement le résultat du traitement, que le résultat soit efficace à 100% ou inférieur à 0,1%. Autrement dit, si vous traitez 1000 personnes pour sauver une vie (0,1%), cela peut être statistiquement significatif, mais ce n’est pas cliniquement significatif. "Signification clinique" signifie 20% à 30% ou plus. "

    " Les études les plus positives menées par les sociétés pharmaceutiques sur les statines pour la prévention des maladies cardio-vasculaires font état d'une signification statistique, la plupart du temps inférieure ou égale à 1%, et aucune n'a révélé de signification clinique. "

    Pourtant ces médicaments sont très prescrits, très répandus dans la population. N'hésitez pas à insister auprès de votre médecin, même si c'est un cardiologue ultra-diplômé autoritaire. Il y a de grandes chances qu'il n'ait pas eu en main toutes les informations, ni le temps de les analyser sérieusement.

     

    En résumé, vous pourrez au moins comprendre, si ce n'est éviter, de nombreux effets secondaires en pratiquant ce type d'analyse "facile" et/ou en demandant à votre médecin de le faire aussi. Après tout cela fait partie des fondements de son métier : soigner, et surtout ne pas nuire "Primum non nocere". Pour ça il faut absolument qu'il vérifie ces informations. Cette habitude de lecture pourra vous servir aussi pour mieux suivre une polémique médiatique sur tel ou tel médicament, ou encore pour une décision à prendre ; par exemple pour savoir s'il vaut mieux ou pas que votre enfant se fasse vacciner contre le papillomavirus. Les données disponibles plaident pour la non vaccination.

    Lire la suite

  • Effets secondaires de médicaments : tous les signaler pour se protéger

    Dans ce blog je présente des méthodes qui diminuent ou évitent le besoin de recourir à des médicaments, pour des pathologies liées aux diabètes et pour beaucoup d'autres (cf. exemples en fin de billet). Mais les médicaments ne peuvent pas toujours être évités. Des effets secondaires sont possibles.

    Les bons réflexes décrits dans ce billet pourront vous aider à diminuer ces effets secondaires. Ils aideront aussi à votre protection juridique, ou financière, dans les cas d'atteinte sérieuse de votre état de santé liée à un ou plusieurs traitements.

    Les effets secondaires sont notoirement très mal connus (quoique ... quelques médicaments réputés à problèmes sont rappelés à la fin de ce billet). Plusieurs estimations existent. Un des calculs réalisé aboutit à : "... 150.000 hospitalisations et 15.000 décès par an le nombre de cas liés aux médicaments (mauvaise association, surdose, effets secondaires etc.) ... " C'est tiré d'un article paru dans le lien qui suit : https://www.lci.fr/sante/scandale-des-effets-secondaires-15000-deces-par-an-lies-aux-medicaments-1505710.html

    Ces chiffres sont difficiles à calculer et à vérifier. L'ordre de grandeur annoncé reste énorme.

    Pour vous comme pour votre famille, il est très important de signaler le moindre effet secondaire, dès le début. Même s'il semble être banal, sans gravité : douleur localisée, fatigue passagère, légère fièvre, etc. Ceci pour une raison impérative : c'est un des rares moyens de faire le lien avec d'éventuels effets secondaires plus graves qui surviendraient plus tard. Et aussi de pouvoir stopper ou remplacer le médicament en question, quand cela est possible en collaboration avec votre médecin, avant des conséquences irréversibles.

    Faire un signalement avec copie systématique à votre médecin peut permettre de remonter à la source de problèmes de santé que vous aurez plus tard. Comme on l'a vu plus haut, ces effets ne sont pas rares. Il existe aussi des mécanismes d'indemnisation, de compensation. Encore faut il qu'un lien soit démontré ou très plausible, entre le médicament et l'effet secondaire. Prenons l'exemple des vaccins : la quasi-totalité du temps, les effets immédiats (pleurs inhabituels du bébé, ou pleurs prolongés, poussée de fièvre, rougeurs au point d'injection ou ailleurs, fatigue inexpliquée de l'enfant ou de l'adulte après vaccination, fièvre modérée, déclenchement, immédiat ou longtemps après, de la maladie contre laquelle le vaccin a été fait - cela arrive - etc.) sont considérés comme normaux et bénins, ou alors juste exceptionnels, et ne font pas l'objet de signalements.

    Ces manifestations ne sont pas du tout banales, elles sont surtout le signe d'un ou plusieurs effets biologiques non désirés. Le signalement systématique de ces effets secondaires peut permettre à la famille de faire le lien ensuite avec d'éventuels effets secondaires plus tardifs. Car cela arrive malheureusement. Et aussi de mettre le médecin face à ses responsabilités avant une seconde prescription ou une seconde injection.

    A titre d'exemple, des précautions à prendre pour la vaccination des nourrissons avaient été décrites ici par un groupe de médecins :

    https://aimsib.org/2019/03/31/les-six-precautions-preconisees-par-laimsib-pour-la-vaccination-des-nourrissons-mars-2019/

     

    C'est le même cas de figure pour l'ensemble des médicaments. Par exemple après des problèmes digestifs suite à la prise d'un anti-inflammatoire. Considérés comme habituels, "normaux", ils sont parfois précurseurs de dégâts plus importants dans notre organisme. Signaler systématiquement les effets secondaires dès le début, par exemple les douleurs stomacales, vous permet de garder une trace écrite de cet évènement, de disposer d'éléments pour pousser votre médecin à mieux chercher un traitement, et/ou une modification du mode de vie, qui vous convient. Cela devrait permettre aussi à terme une meilleure connaissance des effets secondaires pour les autorités du médicament et pour l'ensemble de la communauté scientifique et médicale.

     

    Pour les vaccins comme pour tout type de médicament, signaler systématiquement chaque effet secondaire, même bénin en apparence, aura un quintuple effet :

    • permettre de réels progrès de connaissance sur ces médicaments, et leurs effets secondaires. Avec l'espoir que la formation des médecins et pharmaciens soit améliorée de ce point de vue ;
    • pousser encore plus votre médecin à chercher une meilleure formule de traitement pour vous ou vos enfants ;
    • vous permettre d'avoir des repères nets qui vous aideront à comprendre l'évolution et l'origine de certaines de vos pathologies ;
    • vous fournir un lien net, daté, entre la prise d'un médicament, ou d'un vaccin, et des effets secondaires. Et donc de faire un lien plus net et plus facile à suivre avec tout évènement ultérieur qui affecterait vos capacités physiques ou mentales, votre énergie quotidienne, etc. Cela peut être très important si une maladie grave survient, si une indemnisation est demandée, si des troubles réguliers apparaissent.
    • faciliter votre mémoire pour connaître les médicaments qui ont des effets indésirables pour vous, si vous devez en reprendre des années après.

    Un site internet officiel existe, servez vous en ! Associez votre médecin prescripteur, et insistez s'il dit que ces effets sont "normaux, pas dangereux, habituels, que dans votre tête, etc." ou sinon faites le seul de votre côté. Gardez copie, datée, de toutes vos déclarations.

    Le site officiel pour la déclaration des effets secondaires : https://signalement.social-sante.gouv.fr/psig_ihm_utilisateurs/index.html#/accueil

    Par ailleurs, de nombreux sites non officiels citent ces effets positifs ou négatifs de nombreux médicaments. Celui qui suit est, à la date de rédaction de ce billet (7 novembre 2019) un des plus fournis à ma connaissance. N'hésitez pas à le compléter aussi, après avoir fait la déclaration officielle.

    https://www.meamedica.fr/

     

    Pour aller plus loin dans la connaissance des effets secondaires

    Toutes les familles de médicaments sont potentiellement concernées. J'ai déjà cité dans ce blog plusieurs molécules à effets secondaires potentiels parmi les médicaments à effets secondaires connus, ou inattendus, ou déjà renvoyé vers des d'autres sites sur ces thèmes :

    Les anti cholestérols et quelques uns des problèmes qui leur sont associés :

    Statines = diabètes

    Anticholestérols : nouvelles horreurs

    Plusieurs vaccins

    Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

    Nouveautés importantes pour la santé

    Vaccins : où se renseigner utilement ?

     Sur d'autres sites :

    A chercher notamment dans les billets publiés là : https://aimsib.org/blog/ et là : http://michel.delorgeril.info/

    Les effets secondaires de l'haldol (toujours prescrite malgré une mortalité augmentée selon une étude disponible ....), donné parfois pour lutter contre Alzheimer ... ou contre le Hoquet persistant, même si c'est à doses plus modérées dans ce dernier cas :

    Alzheimer, parkinson, ... aussi ! ; Au sujet de la maladie de Parkinson revenez d'ici quelques jours. J'attends le témoignage exceptionnel d'un patient qui a pu stopper l'évolution de sa maladie de Parkinson depuis des années avec l'aide de plusieurs méthodes, dont une régulièrement citée ici, et qui a écrit un livre à ce sujet.

    Hoquet persistant : un délire du corps .... et de médecins?

    Les 14 médicaments que des professionnels de santé recommandent de stopper en priorité chez les personnes âgées .... et qu'il faudrait à mon avis peut être surveiller ou éviter aussi pour toutes les autres classes d'âge :

    Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

    Des somnifères :

    Somnifères dangereux et diabétes

    Les méthodes qui aident à diminuer voire stopper la prise de médicaments y compris pour des pathologies graves sont développées dans ce blog. A titre d'exemple non exhaustif :

    SPA : Spondylarthrite ankylosante, SEP et Seignalet ; Coeliaques et échec du sans-gluten : solution Seignalet ; Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; Des reins solides pour 2016 ; Asthme : des résultats spectaculaires ; BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ? ; Maladie de Basedow Graves et Seignalet ; Cerveau et alimentation : la schizophrénie aussi ? ; Santé : Rousseau, Voltaire, Descartes ? Endométriose et autres maladies

     

    Si vous avez apprécié ces informations, et si elles sont utiles à vous et à proches, n'hésitez pas à soutenir ma démarche, sans jamais aucune présentation ni vente d'un prétendu produit miracle, sans aucune publicité non plus : faites un don* au choix de 5, 12 ou 20 €. Cela m'aidera réellement (coûts d'hébergement du site, d'accès à des conférences, d'ouvrages de référence, etc.) à poursuivre et affiner ce travail. C'est ici :

     

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  • Ostéoporose, fractures ... quelles sont les méthodes efficaces ?

    Un médecin rhumatologue vient d'écrire un article très clair et complet sur ce qu'on appelle l'ostéoporose. Je vous invite à le lire. Il contient des informations capitales pour conserver sa santé et sa solidité osseuse, sans les effets secondaires de médicaments anti-ostéoporose inefficaces ... et qui peuvent augmenter le risque de fractures ! N'hésitez pas à lire l'ensemble des articles et billets donnés en lien ici vous pourrez gagner beaucoup en qualité de vie et diminuer réellement vos risques de fracture. Les deux éléments les plus réellement efficaces sont : une activité physique toute la vie, et une alimentation adaptée ... sans aucun rapport avec les produits laitiers.

     

    Un billet très complet sur l'ostéoporose, écrit par un rhumatologue, le Dr Poinsignon, vient de paraître ici :

    https://aimsib.org/2019/10/21/losteoporose-mais-de-quoi-parle-t-on/

    Je vous invite à le lire, il décrit très bien les mécanismes qui permettent à un os de rester solide, les dangers des médicaments existants, l'inutilité des densitomètres, et les solutions efficaces à mettre en place. C'est la vision d'un médecin spécialisé qui a creusé son sujet, avec des années de pratique. Très peu de ses confrères ont autant de recul sur ce domaine.

    J'avais évoqué ces sujets (Bon ... avec moins de concision, je ne suis pas rhumatologue spécialisé !), y compris des écrits antérieurs de ce médecin, dans les billets mis en lien ci-dessous. Ils pourront j'espère vous apporter quelques renseignements complémentaires pour garder vos os solides sans vous intoxiquer :

    Médicaments pour solidifier les os ?

    Fragilité osseuse, causes et solutions

    La plupart des éléments sont communs avec ce que décrit le Dr Poinsignon. J'avais eu l'occasion et la chance de participer à une conférence sur d'autres sujets, dans laquelle il intervenait. Tous les éléments qu'il rapportait avaient été particulièrement étudiés de sa part, comme c'est le cas maintenant pour l'ostéoporose. Cette conférence était résumée ici :

    Résumé de la conférence du 4 octobre 2014

     

    En conclusion :

    • Activité physique adaptée tout au long de la vie
    • Méfiance vis à vis des médicaments anti ostéoporose ... qui ne permettent pas de lutter contre l'ostéoporose et qui déclenchent de nombreux effets secondaires, dont des fractures plus difficiles à soigner ! ou envers des médicaments sur d'autres thèmes qui favorisent aussi la survenue de fractures
    • Inutilité de l'ostéodensitométrie, la densité osseuse évolue toute la vie, et n'a que très peu de rapport avec la résistance de l'os
    • Alimentation adaptée à l'os, qui est une alimentation assez souvent ... pauvre ou sans aucun produit laitier

    Sont les méthodes les plus indiquées pour préserver vos os et diminuer réellement le risque de fractures, quel que soit votre âge.

     

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    PS : Ce billet concerne une affection, le risque de fracture osseuse dont le risque s'accroît en prenant de l'âge. C'est aussi le cas d'autres affections, telles que le diabète de type 2, ou encore la maladie d'Alzheimer. Les méthodes qui fonctionnent dans un cas fonctionnent aussi dans les autres. Ces approches globales permettent de reculer vraiment de plusieurs longues années ou décennies l'apparition ou l'aggravation des pathologies liées à l'âge. Vérifiez le en lisant les liens suivants, et aussi en appliquant une ou plusieurs de ces approches, il n'y a rien à perdre, tout à gagner !

    Diabète de type 2 : causes, rémissions possibles et existantes

    Alzheimer, parkinson, ... aussi !

  • Diabète de type 2 : causes, rémissions possibles et existantes

    Le diabète de type 2 a été cité à de multiples reprises ici. Je fais un nouveau point sur les données existantes. Et sur différentes approches qui peuvent permettre, selon les méthodes, d'améliorer la situation, ou parfois d'arriver à la rémission du diabète de type 2. Je ne suis ni soignant, ni chercheur (cf. Mon parcours), n'hésitez pas à vérifier tout ce qui écrit ici et à en discuter avec votre médecin.

    Lorsque j'ai présenté à un diabétologue réputé de ma région, il y a 20 ans, un témoignage, détaillé, chiffré, d'évolution significative pour un diabétique de type 2 qui était passé d'une glycémie à jeun et d'une HbA1c (l'examen sanguin qui donne une moyenne de la glycémie sur les 2 à 3 derniers mois) très élevées à des valeurs quasi normales en peu de temps, après des années d'aggravation, il m'avait dit "ce n'est pas possible, une telle évolution n'existe pas".

    Aujourd'hui la notion de réversibilité du diabète de type 2 est un peu mieux admise.

    Le rôle diabétogène de plusieurs médicaments est aussi évoqué. Ces médicaments vous ont été prescrits pour des raisons précises, discutez avec votre médecin avant tout changement, tout en demandant de sa part une connaissance précise de la littérature scientifique à ce sujet. Mais insistez. Il en va de votre santé.

    Ce billet concentre un grand nombre d'informations. Les principales sont condensées dans chaque chapitre. Plusieurs liens sont donnés pour que vous puissiez creuser chaque partie. Tout est vérifiable. Tout est applicable.

    Diabète de type 2 et conseils classiques

    L'arrêt du tabac et une activité physique adaptée aux personnes, suffisante, régulière, sont des bases incontournables pour aider à lutter contre les effets secondaires du diabète de type 2. Ces éléments  font consensus. Pratiquez une activité physique à votre mesure le plus régulièrement possible. Cherchez le moyen qui vous convient de stopper le tabac. Pour vous motiver, pensez à tous les anciens fumeurs très heureux d'avoir arrêté. Vous aurez déjà éliminé des facteurs puissants d'aggravation de votre santé, la sédentarité et le tabac.

    Diabète de type 2 et diététique classique

    Les mesures diététiques classiques (celles qui vous sont délivrées par des médecins ou des diététicien(ne)s) aident à équilibrer la glycémie par exemple des personnes avec peu de repères alimentaires, des personnes en panne d'inspiration pour varier leur alimentation, ou par exemple avec une volonté forte de réduire un surpoids. C'est déjà beaucoup et souvent nécessaire pour les personnes concernées. Pour autant, ces mesures qui améliorent souvent la situation ne renversent que peu ou pas l'évolution de la maladie.

    Deux modèles alimentaires, alimentation Seignalet et alimentation méditerranéenne, permettent par contre d'améliorer réellement la situation, ou de la normaliser. Ils sont résumés ici : Alimentations qui marchent

    Diabète de type 2 et régime Seignalet

    Données initiales

    Les témoignages (chapitre suivant) confirment après coup ce qui était observé et décrit par le Dr Seignalet pour les diabétiques de type 2 qui essayaient sa méthode :

    "Les résultats publiés par le Dr Seignalet étaient : 
    25 patients, moyenne d'âge 61 ans.
    Moyenne d'ancienneté du DT2 : 12 ans
    Glycémie à jeun oscillant entre 1.4 à 3.5 g/l selon les patients
    HbA1c entre 6.7 et 9.3 %
    Tous sous médication : sulfamide hypoglycémiant, biguanide, acarbose (Note = ralentisseurs de digestion de certains sucres). Aucun sous insuline
     
    Avec un but affiché de glycémie à jeun < ou = à 1 g/l, et une HbA1c < 6%, cette alimentation a permis de :
    • nettement améliorer 5 patients, la glycémie à jeun étant abaissée de 33 à 55 % selon les patients, et l'HbA1c ramenée en dessous de 8 %
    • mise en rémission les 20 autres patients
    Pour certains, la glycémie s'est stabilisée sans correction du surpoids."

    Témoignages

    Plusieurs témoignages concordants vont dans le même sens : quand l'alimentation Seignalet est appliquée, cela fonctionne très bien : le DT2 peut "disparaître" en quelques semaines ou mois, même après des années de présence de cette maladie. Voir par exemple ici :

    Témoignages DT2

    DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique

    Diabète de type 2 en rémission

    N'hésitez pas à mettre en place cette méthode. Informez votre médecin de votre démarche, il pourra constater plus facilement lui aussi l'évolution entre avant et après cette alimentation (alimentation Seignalet). C'est à ma connaissance la méthode la mieux documentée pour une telle évolution du diabète de type 2.

    Faute de financement, il n'y a pas d'étude clinique réalisée à ce sujet, donc pas d'avis officiel, mais toutes les données sont concordantes : cette alimentation permet de normaliser la sensibilité à l'insuline et les fonctions endocrines (= production d'hormone, ici l'insuline) du pancréas, et donc à stopper voire renverser l'évolution de la maladie. A ma connaissance, aucun médicament ne réussit cela.

    Parcourez aussi les autres billets de ce blog sur toutes les maladies mises en rémission par ce régime Seignalet : les effets durent en général tant que le régime est maintenu, avec des reculs de plusieurs décennies parfois. Plusieurs pathologies souvent associées aux diabètes sont concernées et mises en rémission également. Il y a tout à gagner à essayer.

    Diabète de type 2 et alimentation méditerranéenne

    L'alimentation Seignalet présente les cas les plus nets de rémission à ma connaissance.

    Si vous ne réussissez pas malgré tout à l'adopter, des conseils sont donnés dans ces liens ci-dessus pour passer à l'alimentation méditerranéenne. Moins efficace que le régime Seignalet pour le diabète de type 2, l'alimentation méditerranéenne reste de loin préférable à la diététique classique (meilleure prévention des complications possibles cardio vasculaires du Diabète de type 2 pour l'alimentation méditerranéenne que pour l'approche donnée en consultation, qui elle même est déjà plus adaptée que la plupart des alimentations existantes).

    Diabète de type 2 et sodas sucrés, ou non sucrés

    Depuis que j'ai publié le lien suivant, de nombreux autres écrits sont parus à ce sujet. Ne vous laissez plus piéger par les sodas, qu'ils soient sucrés ou non. Ce sont des co-facteurs très importants pour la survenue d'un diabète de type 2 :

    Trop de Sodas = Diabètes

    Pour information les sodas peuvent créer d'autres effets étonnants, comme les règles trop précoces chez les jeunes filles :

    Encore les sodas

    Les sodas sont donc à consommer avec beaucoup de modération par tout le monde, enfants comme adultes. Avec encore plus de modération en cas d'existence d'un diabète de type 2.

    Je rappelle les ordres de grandeur de teneur moyenne en sucre pour les boissons, et la comparaison avec un fruit :

    1 canette de soda de 33 cl (= 6 à 7 morceaux de sucre) > soda light (pas de sucre rajouté, mais les sucres déjà présents restent) > ou = Jus de fruit du commerce (1 briquette de jus de fruit du commerce de 20 cl = 3 morceaux de sucre)  > Fruit pressé > Fruit (en moyenne, une pomme moyenne ou 2 abricots = environ 2 sucres, mais à assimilation souvent moins rapide que dans les boissons).

    La teneur en vitamine C est à peu près dans l'ordre inverse.  Les "sucres" sont absorbés plus rapidement avec les boissons qu'avec les fruits. Ne vous interdisez totalement pas ces boissons si vous les appréciez mais prenez les en compte dans vos calculs d'apports en glucides et consommez les le plus modérément possible, le plus rarement possible.

    Diabète de type 2 et volonté de changement

    Plusieurs professionnels de la santé m'ont affirmé que les personnes atteintes de diabète de type 2 sont en moyenne plus réticentes à changer leurs modes de vie, surtout leur alimentation. Cela était peut être vrai avant, mais les informations alimentaires plus claires maintenant, sont des sources de motivation plus fortes pour améliorer réellement son état de santé.

    Faites mentir ces professionnels là !

    Diabète de type 2 et pollutions

    Ce lien était inattendu, mais il paraît net d'après les données disponibles. Vivre près d'une zone polluée peut favoriser le diabète de type 2, parmi d'autres pathologies.

    Polluants et DT2

    Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

    Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

    Si vous vivez près d'une zone polluée, et/ou d'une zone à forte circulation routière, cherchez à vous en éloigner le plus souvent possible. Plus facile à dire qu'à faire, ... mais ça reste très important pour votre santé. Les cas de DT2, et d'autres pathologies (y compris infantiles, dont le diabète de type 1), augmentent nettement en zone polluée.

    Si votre diabétologue n'a jamais évoqué ce sujet avec vous, c'est qu'il se focalise sur l'urgence du moment, souvent la gestion au mieux de votre glycémie. Et qu'il place le reste, par exemple le rôle des pollutions, en seconde ligne, ou qu'il ne connaît pas cet aspect. Il n'existe pas de donnée indiquant qu'une personne s'étant éloignée d'une zone polluée ait vu son diabète de type 2 s'améliorer, mais cela n'a jamais été recherché. Pour autant, s'éloigner de ces zones le plus souvent possible diminue un des co-facteurs d'apparition du DT2. Et de plusieurs autres pathologies, citées dans les liens donnés.

    Diabète de type 2 causés ou favorisés par des médicaments

    Malheureusement cela peut arriver. De façon très massive.

    Statines = diabètes

    Voir aussi le lien suivant, dont les chapitres sur les statines et les I.P.P.

    Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

    Un autre blogueur a effectué des recherches et analyses plus poussées que les miennes sur le sujet du cholestérol, je vous invite à les parcourir sans retenue, c'est précis, factuel et édifiant :

    https://www.cholesterol-statine.fr/?s=diab%C3%A8te

    Par exemple, sur le rôle diabétogène (qui provoque le diabète de type 2) des statines, ce billet, où l'on peut voir qu'avec des statines très répandues, plus de 60 % de diabétiques de type 2 supplémentaires apparaissent en un délai très court. C'est simplement délirant :

    https://www.cholesterol-statine.fr/news/les-statines-augmentent-le-risque-de-diabete-de-plus-de-50

    Les substances (ou régimes aussi dans une moindre mesure) anti cholestérols baissent donc le niveau de cholestérol dans notre organisme. Et un niveau de cholestérol trop bas, c'est dangereux pour la santé !

    https://www.cholesterol-statine.fr/news/bis-repetita-deux-nouvelles-etudes-confirment-quun-taux-de-cholesterol-trop-bas-est-extremement-nefaste-pour-la-sante

    Vous pouvez voir dans ce dernier lien que les neuropathies des diabétiques semblent être aggravées avec un niveau de cholestérol trop bas. Un comble ! Une des principales complications du diabète de type 2 est aggravée par un type de médicament prescrit en masse aux diabétiques de type 2. Médicament lui même déclencheur de diabètes de type 2. Et qui n'a jamais sauvé la vie d'un seul diabétique de type 2 selon toutes les données disponibles.

    Les mêmes données qui devraient pourtant servir de référence à vos médecins.

    En conclusion de cette partie : vous êtes traité par un anti-cholestérol quel qu'il soit, statine ou autre, vous êtes diabétique (et même si vous ne l'êtes pas, mais ce n'est pas le sujet de ce billet ...) demandez d'urgence un rendez vous à votre diabétologue pour voir avec lui comment arrêter ce traitement. En lui fournissant toutes les références disponibles dans ce billet si vous le souhaitez. En effet, en France, les médecins prescrivent selon les recommandations officielles. Ces recommandations sont basées sur des études parfois très anciennes, et pas mises à jour avec les données les plus récentes, qui montrent clairement que ces traitements sont inutiles voire toxiques. Informez votre médecin ! Et ceci même si vous avez déjà eu un infarctus, ou s'il y en a beaucoup dans votre famille, ce sont d'autres facteurs qui jouent sur ce risque, pas le cholestérol.

    Malgré toutes ces données et ces évidences, les statines continuent d'être prescrites en masse, pourquoi ? Cela sort du cadre de ce blog. Des pistes de réponses peuvent être trouvées ici :

    https://www.anticor.org/2019/07/11/anticor-depose-une-plainte-avec-constitution-de-partie-civile-contre-des-experts-de-la-haute-autorite-de-sante/

    Et globalement dans l'ensemble de ce site, et des ouvrages de cet auteur :

    https://michel.delorgeril.info/category/diabete-2/

    Vous pouvez également montrer à votre médecin ce résumé très clair :

    https://aimsib.org/2016/08/18/pas-de-statines-pour-les-diabetiques/

    Diabète de type 2 et traitements de référence

    Traitements annexes

    Pour les diabétiques de types 2, un ensemble de traitements annexes est souvent mis en place. J'ai pu voir récemment que les traitements anti cholestérols étaient quasi systématiques en contexte hospitalier pour des diabétiques de type 2. Malgré les évidences : les traitements anti-cholestérol ne servent strictement à rien pour les diabétiques, y compris selon les données scientifiques disponibles. Ils peuvent même aggraver, vite, la situation :

    Résumé d'études cliniques

    Traitements du Diabète de type 2

    Les deux traitements de référence sont la Metformine, puis l'insuline quand les cachets n'ont plus assez d'effets.

    Traitements: tout fonctionne?

    La metfomine ou parfois l'insuline restent les traitements de référence les mieux maîtrisés, connus et pratiqués par vos médecins,  en cas de diabète de type 2. On peut voir que même ces traitements de référence font l'objet de doutes en raison de leur efficacité très limitée, par exemple selon l'âge de la personne traitée. Ils sont à manier avec précaution, avec l'avis de votre diabétologue, et surtout, ils ne remplacent pas des modifications du mode de vie, dont l'alimentation.

    J'avais déjà écrit il y a plusieurs années une partie de ce que j'écris ici, qui se précise et se confirme. C'était là : https://sites.google.com/site/revolutionsalimentaires/alimentations-qui-aident-vraiment-les-diabetiques

    Seules les modifications du mode de vie permettent de normaliser la situation. Et parfois aussi avec l'arrêt des médicaments diabétogènes. Si vous souhaitez stopper parmi vos médicaments ceux qui concernent uniquement le diabète, attendez de voir si les méthodes proposées ici fonctionnent, et discutez en avec votre médecin.

    Diabète de type 2 et atteintes rénales

    Parmi les complications possibles à long terme du diabète de type 2, il y a les atteintes rénales. Qui peuvent aller jusqu'à la nécessité de dialyses. Dans le même ordre d'idée que ce qui est décrit ici pour le diabète de type 2, une approche similaire est très bénéfique pour les reins :

    Des reins solides pour 2016

    Le diabète de type 2 en prenant de l'âge

    Beaucoup de traitements vous sont proposés, en plus de ceux déjà cités, notamment pour les risques cardio vasculaires ou d'AVC. L'ouvrage le plus complet et le plus précis à ma connaissance est celui-ci "Prévenir l'infarctus ou l'AVC" du Dr de Lorgeril. S'il n'y avait que deux ouvrages à acquérir en cas de diabète de type 2, ce serait celui-ci, et l'ouvrage du Dr Seignalet "L'alimentation ou la troisième médecine". Vous gagnerez probablement de longues années de vie en bonne santé et avec beaucoup moins d'effets secondaires.

    Parmi les médications ou alimentations trop souvent proposées en consultation, il y a, surtout pour les femmes prenant de l'âge, des prescriptions pour la solidité osseuse. Renseignez vous d'abord, car pas grand chose n'est sûr dans ce domaine, et informez votre médecin le cas échéant. Avec par exemple les éléments de ce billet :

    Fragilité osseuse, causes et solutions

    Ou juste pour l'ostéoporose, dans ce billet récent très complet :

    https://aimsib.org/2019/10/21/losteoporose-mais-de-quoi-parle-t-on/

    Encore un peu d'infos sur le cholestérol

    L'information essentielle de ce billet est la capacité du régime Seignalet à modifier l'évolution d'un diabète de type 2. Mais des médicaments peuvent contrecarrer tout régime ou toute autre action en raison de leur grand pouvoir diabétogène. Si les remises en cause des régimes et médicaments anti-cholestérol vous perturbent, je donne encore deux derniers liens sur ce sujet, pour montrer à quel point ces traitements sont contre productifs. Des commentaires sont aussi très instructifs. Vous pouvez également chercher à visionner le documentaire paru sur Arte "Cholestérol : le grand bluff".

    https://aimsib.org/2019/09/23/cholesterol-pourquoi-le-grand-mensonge-perdure/

    https://aimsib.org/2017/04/06/statines-et-douleurs-musculaires-qui-desinforme-qui-partie-2

    Conclusion

    Plusieurs des traitements usuels pour le diabète de type 2 présentent des inconvénients, et de plus modifient assez peu l'histoire de la maladie. Seuls des changements du mode de vie, pour limiter ou supprimer les principales causes, ont une réelle portée : polluants, sodas, alimentation classique, activité physique .... Jouer sur ces paramètres peut vous permettre d'avoir moins besoin de médicaments, voire de retrouver des fonctions pancréatiques normales : gestion de ces polluants dont le tabac, alimentation Seignalet ou méditerranéenne, limitation des sodas, activité physique régulière. Les données disponibles vont toutes dans ce sens. La question des médicaments diabétogènes, notamment les médicaments anti cholestérols, mérite d'être creusée, pour que vous puissiez vous en passer, avec l'aide de votre médecin, quitte à lui apporter des informations qu'il n'a pas encore.

    Il y a très peu, voire pas, de sites qui à ma connaissance livrent une vue d'ensemble de ces problématiques pourtant majeures, depuis les causes, et solutions, alimentaires jusqu'aux polluants. A partir des données existantes dont les études cliniques, avec aussi une sélection pointue des sites les plus pertinents sur chacun de ces sujets.

    Si vous avez apprécié ces informations, et surtout si elles vous sont utiles, n'hésitez pas à soutenir ma démarche de recherche, analyse et synthèse d'informations vérifiables et applicables. Faites un don* au choix de 5, 12 ou 20 €. Cela m'aidera réellement à poursuivre et affiner ce travail. C'est ici :

     

    Merci!

    * Un peu de réglementaire : ce don n'ouvre pas droit à une réduction fiscale. Une facture n'est pas nécessaire pour les montants indiqués, mais vous pouvez m'en demander une si vous le souhaitez.

  • Asthme : des résultats spectaculaires

    Le mot spectaculaire n'est ici pas de trop. Pour gagner du temps sur la lecture de ce billet, je recopie d'abord sa conclusion :

    A ce jour, malgré le manque d'études cliniques dédiées, tous les éléments disponibles montrent qu'une alimentation de type Seignalet offre à plus de 90 asthmatiques sur 100 une amélioration nette à très nette de leurs symptômes et de leur maladie. On retrouve les mêmes proportions que ce qu'avait annoncé et constaté le Dr Seignalet. Pour les témoignages avec le plus de recul, une à plusieurs décennies permettent de confirmer les effets de cette alimentation sur le long terme. Ce sont des indices extrêmement forts de l'intérêt de cette alimentation pour l'asthme.

    J'écris à nouveau à ce sujet car j'ai vu récemment deux témoignages qui confirment les bienfaits d'une alimentation de type Seignalet pour limiter ou supprimer les crises d'asthme. Je rappelle d'abord le taux de rémission exceptionnel obtenu pour l'asthme, d'après les résultats connus, avec le régime Seignalet (Second chapitre de la page : Alimentations qui marchent), ou quelquefois une alimentation sans gluten. J'extraie les résultats de ce billet : Maladies associées : l'asthme

    Rappel :

    J'avais par exemple compilé des dizaines de témoignages  ici : http://forum.doctissimo.fr/sante/asthme-bronchite/asthme-bpco-alimentation-sujet_149596_1.htm

    Cette compilation de témoignages écrits ou sur internet, en plusieurs langues, est très longue à parcourir, je résume simplement le décompte final :

    "En récapitulant
    Avec un régime soit sans lait ni produits laitiers, riche en légumes et fruits, sans maïs, et sans blé, ou parfois uniquement sans gluten :

    Sur 135 témoignages recensés, en 4 langues (français, anglais, italien, espagnol) surtout sur l'asthme, parfois la maladie de Widal, et quelques messages sur la BPCO

    • 90 = 66 % de témoignages positifs Très nette diminution des crises jusqu'à disparition totale des crises, baisse très nette, ou plus de besoins pendant des mois ou des années, des médicaments usuels (toujours gardés à portée de main au cas où)
    • 41 = 31 % témoignages de réussite partielle (nette diminution des crises, mais des crises persistent).
    • 4 = 3 % témoignages d'échec net dont un avec une personne qui travaille dans une sandwicherie, et qui a pu donc développer l'équivalent de l'asthme du boulanger (poussières de farine qui rentrent dans les poumons et provoquent la crise d'asthme)

    Et pour les réussites, plusieurs témoignages avec de longs reculs (10 ans, 40 ans dans un cas).

    Pour qu'un pneumologue vous conseille ce type d'alimentation, il faudrait qu'il y ait eu une étude clinique avec tirage au sort randomisé, par des pneumologues habilités (tous ne le sont pas). Une étude adaptée d'ampleur suffisante coûterait environ 800000 euros. Il n'existe aucune volonté, ni aucun budget pour financer ça actuellement (Vu il y a quelques années avec des chercheurs ailleurs en Europe, et après interrogation des personne travaillant dans les systèmes de financement en recherche médicale au niveau de la commission européenne).

    Chacun ne peut donc qu'essayer ce type de changement alimentaire pour voir si ça marche.

    Il n'y a rien à perdre. L'alimentation dite Seignalet est par exemple proche du modèle d'alimentation japonaise traditionnelle, pratiquée par des millions de personnes.

    Attention : Si vous êtes atteints de la maladie de Widal, en plus de l'alimentation Seignalet, il faut aussi essayer de supprimer au maximum les sulfites.

     

    Des témoignages plus récents, qui confirmaient cette tendance de mise en rémission de l'asthme, avaient été indiqués ici :

    Asthme et Seignalet

     

    Deux témoignages plus récents, et qui vont dans le même sens, s'ajoutent aux précédents et devraient inciter chaque médecin à étudier vraiment cette question, et chaque asthmatique qui le souhaite à tester cette méthode, tout en informant son médecin.

    Premier témoignage : Sandra, 28 avril 2019, dans les commentaires de ce billet :

    https://www.julienvenesson.fr/comment-un-regime-sans-gluten-ameliore-lasthme-et-les-allergies-respiratoires/

    Vous pourrez lire que le résultat se maintient depuis 6 ans, sans la moindre crise.

     

    Second témoignage : La plus grande partie du témoignage qui suit concerne une réussite spectaculaire du régime Seignalet pour la Polyarthrite rhumatoïde ; l'auteure évoque aussi son fils chez qui l'asthme a été stoppé grâce à cette alimentation.

    https://www.regimehypotoxique.com/

    Regardez également dans les commentaire de ce lien celui du 15 juillet 2016 à 4h20, avec une réelle amélioration malgré une alimentation hypotoxique pas appliquée entièrement, et celui du 29 novembre 2016, avec un délai d'un mois entre le début de cette alimentation et la disparition de l'asthme, et les rechutes quand l'alimentation est reprise comme avant. Ce sont des indices supplémentaires très forts sur la responsabilité des aliments incriminés.

    A ce jour, malgré le manque d'études cliniques dédiées, tous les éléments disponibles montrent qu'une alimentation de type Seignalet offre à plus de 90 asthmatiques sur 100 une amélioration nette à très nette de leurs symptômes et de leur maladie. On retrouve les mêmes proportions que ce qu'avait annoncé et constaté le Dr Seignalet. Pour les témoignages avec le plus de recul, une à plusieurs décennies permettent de confirmer les effets de cette alimentation sur le long terme. Ce sont des indices extrêmement forts de l'intérêt de cette alimentation pour l'asthme.

    Cela rejoint les effets très positifs pour de nombreuses pathologies, dont la BPCO :

    BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ?

     

    Ps : le recensement des témoignages disponibles en plusieurs langues avait demandé de nombreuses heures de travail. Si vous avez apprécié ces informations, à ma connaissance uniques avec ce niveau de synthèse et de détail, n'hésitez pas à en témoigner, et aussi à soutenir la démarche adoptée. C'est ici  (dons au choix de 5 €, 12 € ou 20 €) :

     

  • Faire un don pour ce site

     

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    - Régler les frais de déplacement dans des conférences spécialisées

    - Effectuer des achats d'ouvrages spécialisés, qui sont vite très onéreux

    - Reconnaître le travail transcrit ici, et je pense une certaine avance dans le temps : refus net de l'idée même d'avoir des prescriptions des statines à la fin des années 90 (les premières alertes sur les effets secondaires ont été connues plus tard), régime Seignalet depuis l'an 2000, recherches sur les liens précis entre santé, alimentation et environnement depuis les années 2000, etc.

     

    Un peu de réglementaire : les montants affichés n'obligent pas à produire une facture, mais vous pouvez en demander une si vous le souhaitez. C'est la loi. Elle n'ouvrira pas de droit à une réduction d'impôts. Si vous souhaitez faire un don d'un montant supplémentaire, contactez moi à olivier.callet5@gmail.com pour les modalités.

  • Nouveautés importantes pour la santé

    Je n'ai pas publié depuis longtemps, entre autres car je travaille beaucoup à une synthèse des données acquises sur de nombreuses pathologies, et sur les moyens d'action possibles. Ainsi que sur une synthèse plus détaillée, pour ce blog, sur le diabète de type 2, maladie par exemple beaucoup plus souvent réversible que ce que clament et croient de nombreux diabétologues.

    Je fais ici une sélection de liens d'autres sites internet à mon sens indispensables si on veut agir réellement sur sa santé, et aussi comprendre les errements du système de santé. Il y a en cette saison un côté urgent : de ne pas se laisser embarquer dans les vaccinations à venir contre la grippe, encore moins pour une femme enceinte, pour ne pas prendre un autre traitement délétère, pour ne pas s'angoisser avec des dépistages qui seraient contre productifs, etc. Les billets cités sont récents.

    Bien sûr il faut au préalable se renseigner auprès de votre médecin. En lui demandant si possible de se renseigner sur de façon complète sur chaque sujet.

    Je renvoie vers des sujets que je connais moins, pour certains, que ceux traités d'habitude ici. Dirigez vous vers les liens cités pour plus d'infos.

    Grippe et vaccin contre la grippe

    Tous les diabétiques, de type 1 et 2, toutes les personnes qui ont dépassé un certain âge, les femmes enceinte, et bien d'autres personnes, sont invités à se faire vacciner contre le virus de la grippe.

    Des effets secondaires possibles invitent à être très prudent.

    Et oui, la vaccination d'une femme enceinte au troisième trimestre présente un risque accru que l'enfant à naître soit atteint d'un des troubles autistiques. Effet inexistant avec la grippe elle même. C'est publié, connu jusqu'il y a eu de temps par quelques professionnels, autant le mettre en avant et informer toutes les personnes qui envisagent une grossesse.

    Parlez en à votre médecin, mais demandez lui d'abord de se renseigner sur toutes les composantes de cette problématique, plutôt qu'appliquer des recommandations officielles basées sur des données anciennes et incomplètes, voire fausses, d'après ce billet :

    https://michel.delorgeril.info/autisme/vaccin-antigrippal-premieres-envolees-lyriques-et-propagandistes/

    Je rappelle que jusqu'à récemment, la femme enceinte est une des dernières catégories de population que même les médecins hésitants sur cette vaccination incitaient à être vaccinées.

    Des précisions sont importantes aussi dans les commentaires qui suivent : mortalité réelle de la grippe plus de 10 fois inférieure à celle qui est annoncée chaque année, etc. Et oui les soi-disant 10 à 15000 décès chaque hiver ne correspondent pas aux données chiffrées existantes. Je vous laisse regarder les commentaires sous le lien précédent ainsi que les liens dans l'article qui suit, où plusieurs de ces éléments avaient déjà été cités :

    Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

    Vaccin contre l'hépatite B

    Une autre histoire de vaccin. Une des choses qui m'a le plus marqué à ce sujet est l'intervention d'un neurologue récemment lors d'un colloque sur des sujets médicaux, avec l'association AIMSIB : il tenait absolument à rester anonyme pour ne pas risquer de sanctions par ses autorités de tutelle. Il avait tout simplement quelques années auparavant relevé que la proportion de ses patients atteints de SEP qui avaient été vaccinés avant contre l'hépatite B était très élevée. Il s'est pris un tir de barrage par des membres de sa profession qui l'a surpris, car il ne faisait qu'un constat. Pendant la réunion où il racontait cela, il a aussi découvert que le diabète de type 1 pouvait être aussi un effet secondaire de ce vaccin, il n'avait pas fait jusqu'ici le rapprochement avec un de ses patients. C'est un sujet important car ce vaccin ci est distribué à grande échelle aux nourrissons. Sur des bases scientifiques fausses.

    Si vous avez du temps, je vous invite à lire l'article en lien ci-dessous, en 2 parties. Et les hyperliens donnés dans ces articles. Vous verrez par exemple sur quelles bases ultra fragiles les autorités ont décrété que ce vaccin n'avait pas d'effets secondaires, malgré les évidences. L'histoire par exemple des fichiers excel non fonctionnels, et qui ont pourtant servi de base à la pharmacovigilance, alors qu'ils ne pouvaient faire quoi que ce soit à partir de ces fichiers, fait froid dans le dos. Il y a de nombreuses autres incohérences. N'hésitez pas à demander à votre médecin, avant vaccination de votre nourrisson, ou la votre si vous travaillez dans le système de santé, d'étudier attentivement toutes les données de ce dossier, pour estimer si, au-delà des obligations réglementaires, il ne fait pas courir un risque important à la personne vaccinée.

    https://aimsib.org/2019/09/29/vaccin-anti-hbv-rapport-dexpertise-judiciaire-du-dr-marc-girard-premiere-partie/

    https://aimsib.org/2019/10/06/vaccin-anti-hbv-rapport-dexpertise-judiciaire-du-dr-marc-girard-suite-et-fin/

    Pas assez de cholestérol tue

    Ben oui, c'est ainsi. Un cholestérol trop bas est mauvais pour la santé, on en meurt plus. C'est su depuis longtemps pour toutes les personnes qui suivent ce blog, ou encore mieux celui du Dr de Lorgeril. Mais pas assez.

    https://www.cholesterol-statine.fr/news/un-taux-de-cholesterol-bas-augmente-la-mortalite

    Je vous invite encore une fois à lire l'ensemble de ce dernier site, vraiment très bien fait.

    "Trop" de cholestérol ne tue pas

    Est ce que trop de cholestérol tue aussi ? Même en cas d'hypercholestérolémie familiale, qui concerne des gens avec des taux énormissimes de cholestérol, .. pas si sûr !

    A voir par exemple ici :

    https://aimsib.org/2019/09/23/cholesterol-pourquoi-le-grand-mensonge-perdure/

    Il faut creuser la question pour les gens atteints d'hypercholestérolémie familiale, en partant d'ici :

    https://michel.delorgeril.info/cholesterol/la-verite-sur-les-hypercholesterolemies-familiales/

    Si vous hésitez encore car votre médecin insiste lourdement pour vous prescrire des anti-cholestérols, par exemple des statines, regardez ce résumé :

    https://michel.delorgeril.info/cholesterol/trois-bonnes-raisons-de-ne-pas-prescrire-ou-consommer-des-statines/

    Les effets secondaires des anti-cholestérols sont beaucoup plus nombreux, mais rien que ceux là devraient inciter les médecins à ne pas vous prescrire ces médicaments.

    Dépistage systématique du cancer du sein : une erreur objective ?

    Renseignez vous bien sûr aussi auprès de votre médecin sur ce sujet.

    Ce dépistage paraissait être intuitivement une très bonne idée. On allait pouvoir sauver la vie de beaucoup plus de femmes. J'en étais persuadé.

    Malheureusement, les faits montrent que ça ne servirait pas. Ce qui ne veut pas dire par exemple que dans des familles clairement à risque, ou dans des situations particulières le dépistage soit inutile (les femmes avec de très nombreux cancers chez les membres féminins de leur famille, les hommes porteurs d'un gène spécifique surtout dans le sud-ouest de la France, etc.). Mais que pour la population en général, ça ne sert pas à sauver des vies. Si ce n'est que plus de femmes que nécessaire sont mutilées, avec aucun gain en terme de mortalité. Si cette affirmation vous étonne, comme elle m'a étonné, je vous invite à lire les nombreux billets de ce médecin à ce sujet, dont ceux-ci, avec les graphiques associés :

    https://docteurdu16.blogspot.com/2019/10/vaccination-anti-grippale-et-depistage.html

    Plus de détails là :

    https://docteurdu16.blogspot.com/search/label/CANCER%20DU%20SEIN

    ou encore :

    https://cancer-rose.fr/

    Ou celui-là : http://hippocrate-et-pindare.fr/2018/04/21/mammographie-de-depistage-cancer-rose-ne-baisse-pas-les-bras

    Le cancer du sein mérite aussi des approches complémentaires pour éviter / limiter plusieurs causes probables de sa survenue, de son aggravation ou de sa récidive, j'en avais parlé ici : Cancer du sein

    Ceci n'empêche pas que beaucoup d'actions à venir de la manifestation "octobre rose" soient très positives, par exemple en démultipliant les possibilités de faire une activité sportive, d'offrir des moments de convivialité, etc. Mais le fond du message serait donc faux. Le dépistage devrait être beaucoup mieux ciblé. Je vous laisse creuser la question de votre côté, pour disposer d'une information complète.

  • O.G.M. et santé ?

    Suite aux révélations récentes (1er semestre 2019) de la presse sur le lobbyisme hyper intensif envers des politiques, journalistes, etc. lié aux désherbants avec du glyphosate, je mets à jour et republie un billet sur les OGM écrit il y a plusieurs années, car ces herbicides sont souvent liés aux cultures OGM.

    Pourquoi citer les OGM ?

    Les OGM sont présentés, et discutés, en majorité pour les raisons suivantes : 

    • résolution de problématiques alimentaires
    • apports en termes de santé
    • augmentation de la productivité des cultures agricoles
    • risques environnementaux
    • risques santé

    Champs de soja en amazonie 940x705

    La production intensive de maïs pour le bétail en France s'accompagne de besoins accrus en protéines végétales, le plus souvent amenées par le Soja, ce qui nécessite des déboisements conséquents en Amérique du sud, et entres autres conséquences la disparition de cultures humaines pluri-millénaires, voire de peuples entiers, selon les peuples amérindiens concernés

     

    Dans ce billet, je développe des arguments essentiels à mes yeux ou aux yeux de chercheurs / médecins, mais que l'on n'entend pas souvent dans le débat public sur les OGM. 

    La fiabilité de l'information, grand public ou pour les spécialistes, n'est pas toujours assurée pour les OGM. Voir par exemple cet article du monde: http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/08/aux-etats-unis-guerre-d-influence-sur-les-ogm_4749054_3244.html.

    L'article montre les luttes d'influence puissantes, de la part des pro OGM surtout, mais aussi des anti OGM, luttes qui noient les données scientifiques disponibles dans un bruit de fond peu compréhensible.

    J'essaie dans ce billet de me rapprocher des faits les plus significatifs, bien que les données manquent cruellement. Et de risques sanitaires qui sont peu abordés ailleurs.

    Intérêt réel des OGM

    En milieu confiné, les OGM ont, par exemple, permis la production de nouvelles variétés d'insuline pour les diabétiques, au comportement plus proche de l'insuline humaine que les insulines qui existaient auparavant. Et qui permettent donc pour les diabétiques une régulation plus souple de la glycémie, en évitant ou limitant les complications liées aux pics d'hyperglycémie, ou aux hyperglycémies chroniques, ainsi qu'aux cétoses dues au manque d'insuline, et les à coups liés aux malaises hypoglycémiques.

    Les bactéries OGM ont donc permis, en milieu très contrôlé, fermé, sans risque de contamination à l'extérieur, de produire une nouvelle version d'une hormone humaine dont manque une certaine proportion de la population.

    Insuline ogm

    Production d'insuline avec l'aide d'OGM

    Apparté rapide : les causes alimentaires de plusieurs maladies auto-immunes sont probables. Prenons l'exemple du diabète de type 1 cité ci-dessus. C'est un exemple d'action thérapeutique avec une fenêtre de temps (empêcher la destruction totale des cellules de Langherans) très très brève, mais possible lors des premiers symptômes et/ou des toutes premières valeurs anormales de glycémie.

    Les médecins n'ont pas pris la mesure de ces possibilités, révolutionnaires dans l'histoire de la médecine. En stoppant l'apport de plusieurs aliments, Urgences dès le diagnostic, surtout ceux avec du gluten : blé et autres céréales la destruction de cellules productrices d'insuline a pu être ralentie voire stoppée. La contribution des céréales à gluten aux maladies auto-immunes, comme le diabète de type 1, est peut être favorisée par l'hyper-sélection des variétés de céréales tout au long de l'histoire agricole, et encore plus depuis les années 1950 date à laquelle le pétrole abondant (= machines agricoles et production massive d'engrais) a démultiplié ce phénomène. Exactement la même évolution que produisent les OGM alimentaires - une sélection de nouvelles variétés, avec de nouvelles protéines - mais de façon très nettement accélérée dans ce dernier cas. J'invite tous les médecins, surtout endocrinologues et diabétologues, ou encore les chercheurs qui travaillent dans le domaine de l'alimentation, à se pencher sur ces mécanismes. Les maladies concernées sont quasiment toutes les maladies auto immunes, et d'autres types de maladies. Voir par exemple les maladies citées dans ces billets, et leurs évolutions après des changements alimentaires : Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; SPA : Spondylarthrite ankylosante, SEP et Seignalet ; Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ; Maladie de Basedow Graves et Seignalet

    Intérêt supposé des OGM

    En milieu ouvert, les intérêts potentiels, tels que présentés, seraient nombreux. Résistance à la sécheresse, productivité améliorée, source de vitamines, etc.

    Ceci dit, la plupart (autour de 90 % du soja aux Etats Unis) des productions sont liées à des espèces alimentaires ou textiles. Les OGM plein champ sont majoritairement dédiés à des augmentations de production. 

    • Production alimentaire : Maïs, Soja
    • Production textile : Coton

    Risques liés à ces cultures

    En termes de santé, trois grandes familles de risques santé sont présents.

    Le surplus et le déséquilibre alimentaire

    Une majorité de céréales, ou de légumineuses comme le soja, est cultivée pour la nourriture du bétail. Hors nourriture OGM, le bétail tend depuis des années à absorber beaucoup trop d'omégas 6, à cause d'une alimentation trop intensive en maïs. Les Dr Servan-Schreiber, ou de Lorgeril, ont beaucoup écrit sur ces questions, dans leurs ouvrages respectifs. Cet impact sanitaire ne peut qu'être accru par les cultures OGM, quand les surplus de productivité sont atteints.

    Ces omégas 6, indispensables, sont fortement suspectés d'être pro-inflammatoires, et cancérigènes, tout en étant compétiteurs des omégas 3 quand ils sont en excès.

    La logique veut que cette proportion d'omégas 6 augmente dans la viande du bétail nourri aux grains, au détriment des omégas 3. Au détriment, à long terme, de la santé des consommateurs. Ce n'est pas un effet immédiat, ni spectaculaire, mais un surplus d'omégas 6 s'accompagne d'un déficit en omégas 3 (phénomène de compétition dans l'organisme entre ces deux substances), ce qui est mauvais pour la santé cardio-vasculaire : risques accrus de crises cardiaques (augmentation du risque de thrombose, diminution de la résistance du myocarde en cas d'ischémie, et lors d'une crise cardiaque, risque de mortalité plus élevé - cf. par exemple les publications scientifiques et les livres du dr de Lorgeril). Le Dr Servan-Schreiber avait de son côté largement vulgarisé le rôle des excès d'omégas 6 dans la favorisation des cancers, et de l'évolution des cancers.

    C'est un risque diffus, difficile à quantifier, et qui passe inaperçu, Pourtant, à l'échelle des populations, la consommation de viandes trop riches en omégas 6 augmente les risques de déficit en omégas 3. Le bon ratio omégas 6/omégas 3 est une des caractéristiques de l'alimentation méditerranéenne, protectrice en terme de santé et de longévité : Alimentations qui marchent

    L'utilisation forcée de pesticides

    Quand des plantes cultivées résistent à un pesticide spécifique, les besoins en ce pesticide sont moins élevés dans un premier temps. Ce qui peut être bénéfique au début, il y a moins de pollutions des sols, des eaux, de l'air, par ce pesticide. Mais comme pour tout pesticide, il y a un phénomène de sélections des espèces concurrentes ou parasites les plus résistantes. Et les quantités nécessaires remontent, ou remonteront. C'est une des données de base de l'agriculture. 

    Dans les deux cas de figure :

    - les plantes modifiées génétiquement pour résister à un herbicide : le glyphosate.

    - les plantes modifiées génétiquement pour produire un insecticide : le Bt.

    le risque est le même. C'est à dire une augmentation de la résistance des espèces visées, et donc la nécessité d'accroître les traitements, avec des produits de plus en plus forts. Ce risque est largement débattu en général, dans les médias généraux ou spécialisés, je n'en parle pas plus ici. Depuis la première rédaction de ce billet, la condamnation par des tribunaux américains de producteurs de produits avec ces molécules, semble confirmer des liens entre l'utilisation de ces produits et des maladies graves, au moins pour les personnes utilisatrices massives de ces produits. Aucune donnée ne va dans ce sens à ce jour pour les consommateurs des produits agricoles concernés. Ceci écrit, un tel effet serait difficile à isoler et à caractériser.

    La non adaptation de notre système digestif aux protéines OGM

    C'est l'impact le plus important à mon sens, a priori pour tous les OGM. Méconnu, bien qu'existant déjà pour plusieurs céréales non OGM, c'est le plus significatif pour le risque santé d'après tout ce que j'ai pu lire ou entendre lors de conférences sur les OGM.

    C'est la base, pour les céréales classiques, non OGM, des travaux du Dr Seignalet. Cet effet, avéré par l'intermédiaire de témoignages très nombreux (dont le mien Mon parcours), n'est à ce jour pas reconnu par la communauté médicale.

    En résumé, une sélection massive est opérée depuis les débuts de l'agriculture, et accélérée depuis les années 1950, avec des moyens mécaniques décuplés. Cette sélection a entraîné, dans les céréales, l'apparition en grandes quantités de protéines pour lesquelles nos systèmes enzymatiques (intestin, foie surtout), et nos mucines (intestin grêle) ne sont pas adaptées. Ces protéines ont pour certaines un pouvoir antigénique (des petits morceaux de ces protéines = peptides de quelques acides aminés, (une séquence entre 10 et 20 acides aminés peut suffire à enclencher une réponse immunitaire), passés dans le sang, peuvent jouer le rôle d'antigènes, et générer une réaction immunitaire forte) soit direct, soit indirect, en favorisant la présence de bactéries pathogènes dans l'intestin.

    Pourquoi cette non reconnaissance scientifique, malgré l'ampleur considérable de personnes qui tentent cette alimentation, le plus souvent avec succès ?

    • notamment faute d'étude clinique avec groupes randomisés. Ce genre d'étude coûte très cher, pour une durée longue, et les financeurs ne sont pas prêts pour adouber ces approches, sans aucun retour sur investissement possible. Les scientifiques ont tendance à ne prêter foi qu'à ces approches très standardisées. Ce qui est logique, quand elles sont bien conduites, mais pervers, quand seuls certains pans de recherche sont financés, et d'autres totalement laissés de côté.
    • Et aussi faute de reconnaissance directe en cabinet médical. Le nombre de médecins qui ont vu des patients entrer en rémission, ou plus simplement qui ont constaté les évolutions favorables des analyses biologiques et de l'état clinique des patients, grâce à un régime alimentaire, accompagné ou non de traitement selon les cas, est élevé. Le nombre de médecins qui l'ont reconnu, malgré des données détaillées, et parfois un contraste saisissant entre l'avant / l'après régime, est très très faible. 

    Dans ces conditions, comment un effet supplémentaire de l'alimentation sur la santé - celui des OGM - pourrait être détecté ? Dans la situation actuelle, on ne peut accorder aucun crédit à ce type de suivi.

    Solutions de remplacement

    Les solutions, ou pistes de solutions, pour améliorer la productivité sans passer par les OGM sont de plusieurs ordres :

    - demander en tant que client de façon systématique de la viande de bétail en majorité nourri à l'herbe, ce qui limite les surfaces nécessaires en maïs et en soja. Le plus souvent le renseignement n'est pas connu, mais le boucher peut se renseigner pour vous, et il reste en France de larges régions où l'on peut trouver directement les producteurs. Seule une demande systématique conduira les producteurs, et les vendeurs, à renseigner sur le type de nourriture du bétail. Avec à la clé un besoin moindre en import d'OGM (Soja, Maïs, ...), ou en production locale d'OGM (Maïs surtout). L'élevage en agriculture biologique semble être à ce jour le mode d'élevage le plus souvent en accord avec ces principes.

    - pour l'amélioration des productions alimentaires : de fait, les OGM ont été très largement mis en avant comme solutions miracles, avec pourtant des méthodes simplistes, et des risques sanitaires pour lesquels on ne dispose pas d'outils de mesure efficaces. D'autres méthodes sont possibles, et correspondent d'ailleurs à un savoir-faire empirique qui s'est un peu perdu, et que les agriculteurs peuvent retrouver de façon encore plus efficace : http://www7.inra.fr/lecourrier/assets/C44Pointereau.pdf ; http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/b119.html ; l'agroécologie, entres autres exemples : http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-onu-agro-ecologie-rapporteur-alimentation-12110.php4. J'ai laissé ici ces données un peu anciennes pour montrer que les solutions possibles pour limiter ou annuler les besoins en OGM sont disponibles depuis de nombreuses années.

    - A titre personnel, consommer beaucoup moins de prats préparés et beaucoup moins de céréales. Soit en les diminuant, par exemple dans le cadre d'un régime méditerranéen modernisé, soit en présence d'une des 100 pathologies dépendantes de l'alimentation, stopper ces céréales : maïs, blé, avoine, seigle, etc. Alimentations qui marchent

    - A titre professionnel pour les agriculteurs qui le peuvent, en regardant du côté de tous les efforts faits pour promouvoir une filière de plantes locales riches en protéines, et sans OGM. Les solutions existent (voir plus haut).

  • Rougeole : se fier aux faits annoncés et vérifiés

    Conclusion du billet reprise et complétée le 8 mai 2019, après le commentaire de "Cossino", du blog Hippocrate et Pindare. Voir aussi les liens donnés en commentaire.

    La rougeole est une maladie qui provoque parfois une mortalité, qui reste très très rare du moins dans les pays industrialisés comme la France. Les stratégies pour lutter contre cette mortalité, et contre les effets adverses de ce virus sont peut être à revoir si l'on porte un regard d'ensemble sur cette maladie, en s'aidant de données publiées et officielles.

    Une partie des infos concerne les patients atteints de plusieurs pathologies, dont les proches (enfants, fratrie) des personnes atteinte d'une maladie auto-immune (diabète de type 1, SEP, PR, Basedow,  ou toute autre maladie du sytème immunitaire. Si vous êtes concernés, lisez attentivement ce qui suit, avec un focus sur le passage "Février 2018".

    L'historique de la maladie, pour les périodes pour lesquelles les données paraissent fiables, dévoile une dynamique, annoncée depuis des décennies, qui peut expliquer que la mortalité augmente réellement dans un pays comme la France et concerne dorénavant de plus en plus des jeunes adultes et des nourrissons. Des témoignages plus personnels sont rajoutés, car bien qu'anecdotiques, ils peuvent donner aussi des indications sur la dynamique globale de cette affection.

    J'invite les lecteurs à vérifier précisément chacune des sources données, la vaccination est un sujet sérieux qui a peut être donné lieu à trop d'approximations et à des vagues d'opérations de communications pas toujours complètes. Je donne quelques sources très détaillées à la fin de ce billet.

    1930 environ : mon grand-père se rappelait d'un épisode de rougeole qui l'avait épuisé, à l'âge adulte. C'était a priori au début des années 30. La rougeole adulte existait donc déjà, et les milieux médicaux connaissaient ses effets sur les personnes à l'âge adulte, sous réserve qu'à cette époque les diagnostics aient été fiables. Ce n'est pas toujours en 2019 une maladie à diagnostic toujours facile.

    1950 : Organisation Mondiale de la Santé "si un agent capable d'immuniser contre la rougeole venait à être découvert "son emploi devrait être limité à moins qu'il ne soit prouvé qu'il confère l'immunité pour toute la vie au prix de risques très restreints. Une méthode assurant une immunité de quelques années seulement aurait pour effet de retarder l'apparition de la maladie jusqu'à l'âge adulte, où elle a un caractère plus sérieux" - Rapport technique de l'OMS n° 6, 1950.

    Note : L'extrait ci-dessus a été écrit AVANT l'apparition des vaccins contre la rougeole. Cet extrait décrivait un mécanisme qui semble être réellement survenu ensuite. Pour expliquer ce phénomène de glissement de l'âge de la maladie, et ses conséquences, l'auteur M. Georget explique dans "Vaccinations" - Dangles - 2017" où il cite ce rapport de l'OMS, que "Dans la période qui suit (la vaccination), la circulation du virus sauvage s'étant réduite en raison du moindre nombre de malades, les réinfections paraissent plus rares et le rappel qu'elles produisaient disparaît. L'immunité vaccinale s'évanouissant au fil des ans, il apparaît progressivement une population d'adultes non protégés, parmi lesquels des femmes qui ne transmettront plus d'anticorps pendant leur grossesse. Les nouveaux-nés deviennent donc réceptifs au même titre que les adultes."

    1955 à 1968 : la baisse du nombre de cas de rougeole aux Etats Unis est spectaculaire. Le premier vaccin considéré comme efficace (voir paragraphe ci-dessous) apparaît à la fin de cette période de chute de cas de rougeoles (Source : historique du CDC - Center of Disease Control, cité avec graphique dans "Introduction générale à la médecine des vaccins, Dr de Lorgeril, 2018"). La chute historique du nombre de cas est donc liée à un autre facteur, non identifié. Au Canada, l'évolution est similaire, avec quelques années d'avance. La chute du nombre de cas, pour s'approcher de 0, a eu lieu quelques années AVANT la disponibilité du vaccin, comme pour les Etats-Unis.

    Par ailleurs sur le net, on trouve pour le Royaume-Uni une diminution plus tardive, qui suit l'arrivée de la vaccination de 1968. Dans le cas de ce pays, le vaccin a selon la chronologie pu plus nettement contribuer à la chute du nombre de cas. Encore faudrait-il que la population ait été réellement vaccinée en masse tout de suite à l'apparition de ce vaccin, ce qui n'est pas sûr. Le lien "vaccin en 1968" et "baisse en suivant du nombre de patients avec rougeole" reste donc sujet à caution, même en Angleterre, pays souvent cité en exemple de ce point de vue.

    Cela ne veut pas dire que ces vaccins soient inefficaces ou inutiles, ni qu'ils soient utiles ; cela veut dire que ces vaccins sont arrivés après la bataille au moins dans deux pays très peuplés, les Etats-Unis et le Canada, et que le lien avec la baisse subite de la rougeole au Royaume-Uni est sujet à caution.

    Ces courbes font l'objet d'âpres discussions, j'invite les soignants qui liront ces lignes à chercher les sources officielles pour se faire leur propre opinion.

    Pour l'évolution en France, voir les chiffres et courbes dans le fil twetter donné en lien en commentaire ci-dessous par "guymoquette".

    1963 : premier vaccin antirougeoleux à virus inactivé, aux Etats-Unis. Considéré comme inefficace, il est remplacé en 1968 par un vaccin à virus vivant.

    1968 : vaccin à virus vivant, le premier considéré comme efficace

    1998 : Le Quotidien du médecin n°6305 : "la létalité (note = mortalité) due à la rougeole est minimale entre 5 et 9 ans (l'auteur qui cite cet extrait, M. Georget dans "Vaccinations", indique que c'était l'âge habituel autrefois de la rougeole) mais elle est quatre fois plus élevée chez les nourrissons de moins d'un an et 8,5 fois plus élevée après 25 ans".

    On a donc un type de produit, qui, avant même son existence réelle, est suspecté de déplacer l'âge de la maladie, à des moments où cette maladie devient largement plus mortelle qu'à l'âge traditionnel, où c'est une maladie bénigne, hormis contexte spécifique (dénutrition sévère, déficit immunitaire par exemple lié à une forte obésité, ...).

    Ce déplacement vers l'âge adulte peut être suivi, comme c'est écrit plus haut, d'un déplacement à la période de "nourrisson", à un âge où le corps est moins armé pour répondre à ce type d'agression.

    2004 http://opac.invs.sante.fr/doc_num.php?explnum_id=5708 ; "Surveillance de la rougeole en France ; Bilan et évolution en vue de l'élimination de la maladie ; InVS ; 2004" les auteurs indiquent au chapitre 2.2.4. " Les causes principales de décès sont la pneumonie chez l’enfant et l’encéphalite chez l’adulte. La malnutrition, en particulier quand il existe une carence en vitamine A et la promiscuité, sont des facteurs augmentant le risque de décès, ainsi que l’âge (enfants de moins de 1 an ou de plus de 10 ans). Dans les pays en voie de développement, la létalité de la rougeole varie entre 3 et 6 %. Elle est bien plus faible dans les pays industrialisés (1 à 2 pour 1 000 aux USA). En Angleterre et au Pays de Galles, des données sur les cas notifiés entre 1971 et 1988 ont montré des létalités de 43/100 000 chez les moins de 1 an, de 10/100 000 chez les enfants de 5-9 ans et de plus de 85/100 000 chez les sujets âgés de 20 ans et plus. La létalité est autour de 1 % pour les cas hospitalisés. "

    La mortalité liée à la rougeole paraît clairement liée à des facteurs nutritionnels, à des facteurs socio-économiques, et à l'âge de survenue, au-delà du statut vaccinal.

    Comment améliorer son statut en vitamine A, sans surdosage (qui peut rendre malade), dans nos pays industrialisés, et dans les autres pays ? C'est une vitamine dite liposoluble (comme les vitamines D, E, K), c'est à dire que son absorption nécessite un minimum de corps gras dans l'intestin. Par exemple de l'huile (pour d'autres raisons santé, privilégier huiles d'Olive et de Colza premières pression à froid, et si possible issues de l'agriculture biologique, de noix à une fréquence moindre) à intégrer dans son alimentation quotidienne. Les légumes colorés apportent les provitamines A. Le foie, les poissons gras, ou le foie de Morue, en apportent de bonnes quantités. Pour les apports spécifiques chez le nourrisson : à voir avec votre médecin pédiatre ou un diététicien habitué. Ces principes sont valables quels que soient les pays. En France, une alimentation de type "méditerranéenne", par exemple, apporte suffisamment de ces nutriments, ou encore de type "japonaise" telle que je la cite souvent dans ce blog pour d'autres pathologies.

    Toutefois, dans les pays en développement, et notamment si des circonstances telles que guerres, sécheresses, marasme économique, etc. destructurent la production alimentaire locale, des compléments alimentaires peuvent être utilisés. Cela peut être le cas chez des personnes en France aussi : parmi celles qui sont soumises à une grande pauvreté, etc.

    Ailleurs dans le monde, la supplémentation peut être faite sous d'autres formes : https://www.cochrane.org/fr/CD008524/supplementation-en-vitamine-pour-prevenir-la-morbidite-et-la-mortalite-chez-les-enfants-ages-de-6

    2017 : Ukraine - après une période avec très peu de vaccinations pour la rougeole, jusqu'à un pourcentage de 30 % de la population cible vaccinée (baisse de la vaccination liée à des crises diverses en Ukraine), la vaccination remonte à un niveau élevé, 90 %, en 2017. C'est à ce moment (premiers mois de 2017) que s'est déclenchée une épidémie de rougeole dans ce pays. L'auteur Michel de Lorgeril* pose la question de savoir si le virus incriminé dans l'épidémie est le virus sauvage, ou le virus lié au vaccin. Il indique que, alors qu'il est facile de le savoir (distinguer le type de virus qui provoque l'épidémie), aucune analyse de ce type n'a été étonnamment à ce jour lancée en Ukraine. Ce manque de données, ne peut que, en l'état, laisser penser que les injections vaccinales peuvent avoir une responsabilité dans cette épidémie là.

    * Michel de Lorgeril ; Analyse scientifique de la toxicité des vaccins ; 2019 ; p.10 pour cet exemple.

    2017 bis: le même auteur analyse de façon très fine les origines réelles des encéphalites, que l'on attribue d'habitude aux complications de la rougeole. On peut lire dans le lien qui suit que ce n'est pas aussi simple : https://michel.delorgeril.info/divers/les-illusions-de-la-vaccinologie-saison-7-circonstances-et-coincidences/

    2018 : 3 décès liés a la rougeole annoncés dans la presse pour la France, qui signale une mère de 32 ans non vaccinée, un homme de 26 ans, une femme de 17 ans. La presse reprend souvent à cette occasion l'assertion que c'est une vaccination très efficace qui protège de la maladie dans près de 100 % des cas. Une des femmes décédées a été signalée ensuite comme étant obèse (voir plus loin pour cet aspect). L'homme de 26 ans et la jeune femme de 17 ans ont été dits "immuno-déprimés" ne pouvant recevoir le vaccin. Dans ce cas, le vaccin de l'entourage est considéré, par les autorités sanitaires, protecteur pour les gens qui ne peuvent être vaccinés pour des raisons de santé.

    Cet exemple confirme d'abord et surtout les prévisions écrites par l'OMS en 1950, puis plus tard reprises dans le quotidien du médecin (cf. extraits plus haut) : des adultes ou jeunes adultes sont maintenant de plus en plus concernés, et tués par la maladie, suite à l'introduction d'une substance dite immunisante contre le virus sauvage, dans ce cas, un vaccin. La mortalité totale reste réellement très faible.

    2017 ou 2018 : le hasard me conduit à discuter avec une femme, de mémoire je crois d'une trentaine ou d'une quarantaine d'années. Entres autres échanges, elle me raconte son parcours santé. Je retiens un élément : elle a été assez malade pendant un temps, à l'âge adulte : c'était la rougeole, ce qui l'a étonnée car elle avait été vaccinée correctement. Elle souffrait aussi d'une obésité (je le précise car ça peut être un critère important pour la rougeole adulte, voir plus loin). Bref, même avec une vaccination, la rougeole reste possible, y compris en France.

    La protection ne concerne donc pas 100 % des cas. Au vu des cas décrits, l'obésité dite morbide pourrait être un facteur d'aggravation de la rougeole, indépendamment du statut vaccinal, pour les vaccinés ou les non vaccinés, par atteinte des fonctions du système immunitaire.

    Février 2018 : Le "CdC" = Center of Diseases Control = Centre de Contrôle des Maladies, aux Etats-Unis, indique de nouvelles contre-indications au MMR, l'équivalent de notre vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole), avec notamment : un sujet dont un parent, frère, soeur, avec une histoire de problème immunitaire (comme personne ne devant pas recevoir cette vaccination). Un site officiel, qui fait référence, déconseille donc, même si la formulation reste ambigüe, la vaccination avec l'équivalent du ROR pour tous les enfant avec un lien génétique direct avec une personne atteinte de maladie auto-immune.

    Pas d'information à ce sujet en France pour le ROR, et une formulation pas explicite pour savoir quelles maladies sont réellement concernées, mais d'après ce texte chaque parent atteint, ou qui a des enfants atteints, d'une maladie auto-immune quelle qu'elle soit (Dt1, Lupus érythémateux, hépatite auto immune, polyarthrite, etc.), ou d'une autre maladie du sytème immunitaire, doit demander à son médecin de se renseigner réellement, et de prendre le temps d'une discussion approfondie sur les contre-indications à la vaccination, le MMR américain et le ROR français étant très proches.

    Votre médecin n'est peut-être pas au courant de ces données, n'hésitez pas à l'informer.

    D'après ce que j'ai compris, le médecin joue de sa responsabilité à cet égard, beaucoup plus que le laboratoire producteur du vaccin. N'hésitez pas à me signaler si la situation juridique est différente.

    2019 : alors que je commence à rédiger ce billet, annonce via les médias (j'ai vu l'info dans Le Monde) d'une très forte mortalité liée à la rougeole à Madagascar. Les auteurs de l'article indiquent bien toutefois que la malnutrition semble jouer un rôle crucial.

    2019 : le chercheur Eric Raoult, pas connu comme farouchement "antivaccins" signale plusieurs faits qui indiquent, au moins dans ces cas particuliers, l'inefficacité d'une vaccination de grande ampleur contre la rougeole

    J'ai repris les extraits commentés sur ce site : http://hippocrate-et-pindare.fr/2019/04/24/aujourdhui-il-est-interdit-de-reflechir-detre-intelligent-pr-raoult/

    Je vous invite à lire cette page, de laquelle j'ai extrait quelques morceaux.

    « Avec la rougeole on sait que le fait que l’on ait des anticorps ne signifie pas obligatoirement que l’on est protégé contre la maladie. »

    « Cette année, on a eu un interne qui a fait une rougeole alors qu’il avait des anticorps extrêmement élevés »*

    « Il y a des pays qui avaient une excellente couverture vaccinale, la Mongolie avec plus de 97% de couverture, et qui a eu en 2015/2016 une épidémie majeure. » « On voit des pays qui ont réussi à maintenir une couverture vaccinale à plus de 95% pendant 10 ans, qui ont quand même vécu des épidémies majeures comme c’était le cas en Russie ou au Sri Lanka» « Par exemple, en Europe, on a le Portugal, qui depuis 2017 a une très bonne couverture vaccinale à plus de 95% et pour autant fait partie des pays qui subissent la résurgence de la rougeole sur les deux dernières années. »

    « Le génotype A (qui se trouve dans le vaccin) n’est plus détecté depuis 2008 ». « Les anticorps du vaccin ne neutralisent pas bien le génotype qui avait été responsable de l’infection »

    Conclusion de l'auteur du billet, après avoir repris ces passages : "Pour résumer : le vaccin avec lequel l’on vaccine et qui est obligatoire pour les jeunes enfants depuis janvier 2018 est inefficace. La raison en est simple : ce n’est plus la souche vaccinale qui circule et provoque des rougeoles cliniques. Ce n’est pas une découverte récente."

    "Malgré cette conclusion évidente, les pouvoirs publics, les médias continuent à « matraquer » l’obligation d’imposer cette vaccination inefficace.

    Pourquoi?"

    En effet, pourquoi** .... ?

    A noter : beaucoup de ces faits, qui "sortent" un peu plus facilement actuellement, étaient pourtant déjà largement connus et énoncés il y a plus d'un an, notamment ici :

    https://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/pourquoi-la-rougeole-fait-la-une-de-lactualite/ mais ces données ont été superbement ignorées.

    Depuis la première parution du billet que vous lisez, un nouvel article sur le site de l'AIMSIB éclaire plusieurs mécanismes que je cite : https://aimsib.org/2019/05/26/la-vaccination-anti-rougeole-expliquee-par-une-specialiste-en-immuno-infectiologie/

    Conclusion

    Ces faits montrent que ça ne fonctionne pas avec le vaccin qu'on injecte en masse aux nourrissons, ou à qui que ce soit : cela n'empêche pas les épidémies.

    Les concordances de temps entre injections en nombre et épidémies sont étonnantes. A priori, ce vaccin, au moins dans le contexte des pays occidentalisés, n'a jamais réellement fonctionné, ou pas partout (voir plus haut).

    D'autre part il induit au fil des ans, un déplacement de l'âge de la maladie, et donc un risque de mortalité accru pour les nourrissons et les jeunes adultes, âges pour lesquels la maladie est plus problématique. Ce risque a été prévu il y a longtemps et semble effectivement observé ces dernières années en France.

     

    Sur le même sujet, vous préférerez peut-être des liens écrits par des médecins ou des équipes avec des médecins (à part le dernier, qui est celui d'un biologiste agrégé qui a beaucoup creusé ces questions là, notamment les liens avec le système HLA) plutôt que le mien qui ne suis pas un soignant. Je me permet de signaler des livres pour les plus intéressés, qui d'après tout ce que j'ai pu lire, représentent le meilleur rapport quantité, qualité, accessibilité des informations disponibles / prix des ouvrages :

    https://aimsib.org/2019/04/07/une-epidemie-de-rougeole-qui-accablerait-la-population-francaise-en-2019/

    http://hippocrate-et-pindare.fr/2019/04/24/aujourdhui-il-est-interdit-de-reflechir-detre-intelligent-pr-raoult/

    https://michel.delorgeril.info/collection-vaccins/

    https://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/analyse-scientifique-de-la-toxicite-des-vaccins/

    Ces deux derniers contiennent des analyses historiques, et des données très récentes, toutes aisément vérifiables.

    Et le classique : Vaccinations - Michel Georget - Dangles éditions - 2017

     

    * J'ai repris ces citations sur les anticorps car cela résume un problème fondamental en sciences médicales : des études, des modèles, qui se basent sur des marqueurs intermédiaires, et pas sur les résultats réels. C'est exactement le même problème pour les différents versions des vaccins contre les papillomavirus. Certains types de manifestations cliniques ont été signalées à la baisse, mais on n'en sait strictement rien pour les cancers réels du col de l'utérus, et la mortalité associée. Ce serait même plutôt le contraire d'après les premiers chiffres disponibles (chercher sur le net les publications des époux Delépine à ce sujet). Pour la rougeole c'est identique. Que la rougeole soit un vrai danger de santé publique ou pas, ce qui intéresse tout le monde c'est une protection contre les effets délétères possibles. Pas des marqueurs intermédiaires, que ce soient des anticorps ou autre chose, qui sont pourtant les cibles citées sans cesses. C'est une donnée importante à retenir, car beaucoup beaucoup de molécules sont recommandées de nos jours sur la base de marqueurs intermédiaires, et pas sur la base de résultats réels sur la mortalité ou sur des complications graves.

    ** Il se peut, mais cela reste à vérifier, que ce soit un simple problème d'écologie de ces virus : le vaccin permet de diminuer une souche, mais cet "habitat", qui est un terme classique en écologie, (le corps des enfants notamment) reste favorable à des virus proches d'autres souches, qui ont des exigences écologiques proches. On sélectionne donc un ou des virus résistants au vaccin, et avec une dynamique peut être moins connue. Le mécanisme peut se répéter en boucle très longtemps, quel que soit le nombre de souches rajoutées à chaque fois dans le vaccin.

    Pour une vision plus globale sur les problématiques vaccinales et sur les débats qui ont lieu à ce sujet :Vaccins : où se renseigner utilement ? Mortalité des enfants : quelles réalités ? quelles efficacités ?

  • Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments

    Mises à jour les 05, 06 et 07/03/19, les 22 et 23/03/2019, le 09/04/2019

    Plus de 75 % de sclérodermies systémiques mises en rémission (hormis les symptômes concernant les petits vaisseaux sanguins) pour de longues années, est-ce possible ? Oui, je vous résume pourquoi et comment. Malgré le manque de validation scientifique classique, les données disponibles sont concordantes. Les formes de sclérodermie concernées ou affections proches (sclérodermie diffuse, limitée, morphées, Crest, connectivites mixtes, etc.) ne sont pas toujours bien identifiées ; plusieurs témoignages montrent que plusieurs, voir toutes, peuvent en bénéficier. Tous les liens et toutes les références sont donnés dans le corps du billet.

    N'hésitez pas à témoigner en commentaire si vous êtes concernés.

    Plan :

    Introduction - Définition de la sclérodermie - Rôle de l'alimentation - Rôle des polluants - Rôle mécanique pour les formes "Morphée" - Rôle du système HLA - Rôle des hormones et du stress - Rôle des médicaments ? - Concrètement, que faire pour une sclérodermie ou toute maladie proche ?  - Adapter son alimentation - S'éloigner des polluants - Gérer les stress - Précisions pour le syndrome de Raynaud - Traitements médicamenteux habituels de la sclérodermie - Soins au quotidien surtout pour la peau - Conclusion _ Exemples de liens alimentation - polluants - maladies auto-immunes et autres pathologies : Maladies à dominantes auto-immunes ; Autres types de maladie

    Introduction

    En préalable, je rappelle que je ne suis pas médecin, ni soignant, ni chercheur, je suis simplement ce type de sujet depuis longtemps (cf. Mon parcours).

    La sclérodermie est une maladie dite auto-immune, comme par exemple le diabète de type 1, la sclérose en plaques, la Polyarthrite rhumatoïde, et bien d'autres (voir plus bas les exemples de maladies, auto-immunes ou non, qui ont fait l'objet d'un billet dans ce site).

    Les conseils donnés ici, pour réduire nettement les causes et les manifestations de la sclérodermie, peuvent se faire en complément de médications classiques (voir votre médecin, et plus loin le chapitre "Traitements médicamenteux habituels de la sclérodermie"). Il est préférable d'en informer vos médecins (spécialiste(s) et généraliste), quelle que soit leur attitude (intérêt, méconnaissance, méfiance, etc.) à cet égard. Vous pouvez aussi leur transmettre ce lien.

    Beaucoup de détails biologiques sont donnés dans ce billet, vous pouvez les sauter et directement aller au chapitre "Concrètement, que faire pour une sclérodermie ou toute autre maladie proche" pour appliquer ce qui a déjà fonctionné pour d'autres.

    Définition de la Sclérodermie

    Le diagnostic de Sclérodermie est soit rapide, quand beaucoup de caractéristiques sont présentes, soit lent à très lent, après des années d'errance diagnostique, difficiles à vivre, par exemple quand des symptômes sont partiels et inconstants.

    On trouve sur le net des définitions précises et accessibles de la sclérodermie, par exemple là : http://www.association-sclerodermie.fr/la-maladie/symptomatologie.html

    ou ici : http://sclerodermie.ca/information/les-formes-de-sclerodermie/

    En gros, c'est une maladie dite auto-immune, avec plusieurs formes possibles, de la famille des connectivites (= atteinte chronique, diffuse, inflammatoire du collagène du tissu conjonctif).

    Cette maladie, est surtout liée à des anomalies de production du collagène, un tissu important entre autres de soutien de la peau, des organes, et présent en de très nombreux endroits de notre corps. Plusieurs formes de sclérodermie existent.

    A noter que si j'ai réussi à trouver des témoignages pour plusieurs formes de sclérodermie, je n'en ai trouvé aucun pour la sclérodermie dite en coup de sabre. C'est toutefois une forme de sclérodermie proche des "morphées", pour lesquelles il existe un témoignage probant en lien avec un changement alimentaire (voir plus loin).

    Les données classiques, destinées aux médecins ont tendance à focaliser sur les cas les plus graves, et donc avec une vision catastrophiste, en citant des facteurs environnentaux de façon rapide, sans vraiment développer ni donner des solutions de ce point de vue. Ce type de fiche est tout de même à parcourir par les soignants, cela donne les principaux axes de traitement classique, par exemple ici pour la sclérodermie systémique (mais pas par les patients, le risque est de se faire peur pour rien) : https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-musculosquelettiques-et-du-tissu-conjonctif/maladies-rhumatismales-auto-immunes/scl%C3%A9rodermie

    D"autres exemples de description + traitements préconisés sont donnés plus loin. Ces approches classiques souvent incontournables peuvent être largement améliorées.

    Rôle de l'alimentation

    Bien que non validé par la communauté scientifique, par manque de fonds pour des recherches cliniques en bonne et due forme (pour les lecteurs médecins : avec groupes différents randomisés, suffisamment grands pour compenser en partie la difficulté du double-aveugle en matière alimentaire, ou encore avec des modalités spécifiques : notamment 3 groupes au lieu de deux, etc.), ce rôle semble être la piste la plus sérieuse à ce jour.

    Le lien le plus évident alimentation-sclérodermie a été décrit par le médecin J. Seignalet, dès le milieu des années 90. L'arrêt de consommation des aliments jugés causaux (soit directement, soit directement et indirectement par sélection d'une population bactérienne intestinale néfaste pour la paroi intestinale, et productrice de peptides bactériens jouant le rôle d'antigènes déclenchant la réponse immunitaire) a donné 13 réussites sur 14 patients traités (voir plus loin pour les détails). Voir aussi la seconde partie de ce billet pour les détails de cette alimentation : Alimentations qui marchent, et sur ce lien : https://seignalet.fr/fr/

    Les confirmations, depuis, sont des témoignages spontanés (voir plus loin). Ces données vont dans le même sens : les symptômes liés à la sclérodermie, limitée ou systémique, régressent avec un changement alimentaire (suppression de certains aliments). Le changement alimentaire est à opérer au plus tôt, dans le but de limiter les complications définitives possibles de la maladie.

    Rôle des polluants

    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0755498206749235.

    http://sclerodermie.net/2013/07/facteurs-environnementaux-et-sclerodermie-systemique/

    Les polluants cités sont surtout les émanations de silice, des solvants, et quelques autres produits.

    Les solvants cités sont a priori les solvants chlorés et les solvants aromatiques.

    Un lien donné plus haut indique également : " Des syndromes proches de la sclérodermie systémique ont été associés à l'exposition au chlorure de vinyle, à la bléomycine, à la pentazocine, à l'époxy et aux hydrocarbures aromatiques, à l'huile de colza contaminée ou au l-tryptophane " malheureusement sans donner de détails.

    Dans tous les cas, il convient d'éloigner ces sources de pollutions, ou de s'en éloigner (voir plus loin comment faire). A voir aussi dans "causes iatrogènes" la responsabilité, envisagée par une patiente, de la prise de compléments alimentaire à base de Silice en fortes doses.

    Des pesticides pourraient jouer un rôle aussi dans quelques cas (voir plus loin).

    Rôles mécaniques pour les formes "morphées"

    Des atteintes mécaniques semblent augmenter l'extension du phénomène cutané :https://www.em-consulte.com/en/article/152741

    Il est possible que d'autres types de contraintes mécaniques (des plis de vêtements trop serrés jusqu'aux grattages) jouent également un rôle dans l'extension de ces morphées.

    Rôle du système HLA

    Cette composante du système immunitaire caractérise notre corps encore mieux que des empreintes digitales. Des portions sont présentes plus fréquemment chez des porteurs de maladies auto-immunes que chez les autres personnes. Dans les cas de la sclérodermie, il y a une association modérée avec HLA-DR3 et HLA-DR5. Une origine génétique est donc possible, mais elle n'est pas déterminante. Pour l'anecdote, M. Jean Seignalet avait écrit l'ouvrage le "groupage HLA en rhumatologie", préfacé par le prix nobel Jean Dausset. Cela signifie que la théorie alimentaire décrite ici (en lien direct avec le système HLA), et les résultats qui ont suivi, s'appuient sur des bases biologiques très solides.

    Rôle des hormones et du stress

    Les médecins et les chercheurs trouveront cette partie trop simplifiée ici. Je les incite à lire attentivement à la source la description de ces mécanismes qui avait été décrite par J. Seignalet (dans "l'alimentation ou la 3ème médecine"), elle est fondamentale. Cela reste une hypothèse, mais qui paraît confirmée par la permanence des mécanismes décrits et par les résultats obtenus.

    Les femmes sont beaucoup plus concernées que les hommes par la maladie, qui démarre en général (les exceptions restent nombreuses), entre 20 et 50 ans. Donc rôle favorisant possible des doses moyennes d'oestrogènes (hormones dominantes pendant cette période de la vie) et possiblement du manque d'androgènes. Une des caractéristiques des oestrogènes est de favoriser la production, par des lymphocytes, des interférons gamma. Les interférons gamma sont générés aussi en grand nombre par plusieurs déclencheurs, surtout en cas de stress. Des sclérodermies peuvent apparaître après un stress initial, c'est retrouvé dans plusieurs témoignages. L'un des effets des interférons gamma est d'augmenter la perméabilité intestinale : des molécules plus grosses que d'habitude peuvent passer, jusqu'à des peptides bactériens, ou autres types de molécules qui peuvent jouer le rôle d'antigènes (déclencheurs de la réponse immunitaire). Ce mécanisme expliquerait à lui seul une grande partie de la prédominance féminine, dans cette gamme d'âge ou à proximité, et le rôle des stress.
    Mais surtout, les interférons gamma, qui sont secrétés par des lymphocytes Th1 (cellules du système immunitaire) augmentent la sécrétion anormale de cellules HLA-DR (multiplication sur les cellules habituelles porteuses des molécules HLA = les macrophages, mais aussi sur des cellules du corps qui en temps normal n'expriment pas de molécules HLA,= CMH dans le lien qui suit, voir par exemple : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1535458/, cité dans l'ouvrage de Seignalet) sorte de présentoir des éléments à combattre (= des antigènes), pour les lymphocytes.

    Dans ce cas de figure, ces molécules HLA en surnombre captent les peptides, d'origine bactérienne et/ou alimentaire (une séquence d'un nombre très limité d'acides aminés peut-être suffisante) et les présentent aux lymphocytes. C'est le point de départ de la partie immunitaire de la maladie. Par un ou plusieurs chemins, la réaction immunitaire aboutit ici à la production très exagérée de collagène, ce qui cause les principaux symptômes de la sclérodermie.

    Une des possibilités est que des anticorps, produits secondairement à la réponse immunitaire, soient des anticorps stimulants, et accélèrent de façon anormale le fonctionnement des fibroblastes (cellules qui produisent le collagène). Ces anticorps stimulants sont une réalité, connue pour d'autres maladies, comme la maladie de Basedow.

    Rôle des médicaments ?

    Je créé ce chapitre car des médicaments ont pu être à l'origine d'autres maladies auto-immunes. Par exemple les statines qui semblent favoriser la Polyarthrite rhumatoïde, autre connectivite auto-immune. Lien pour les anglophones : https://ard.bmj.com/content/71/5/648 ; Résumé et commentaires en Français : https://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-statines/statines-et-polyarthrite-rhumatoide/

    C'est un exemple - ce lien causal  n'est pas avéré à ma connaissance avec la sclérodermie - pour inciter les patients, et surtout les médecins, à être vigilant sur ce type de lien, pas évident à déceler. Mais surtout ça, et bien d'autres effets secondaires (cf. par exemple https://www.cholesterol-statine.fr/les-effets-secondaires-des-statines), vous conduira, patient ou encore plus médecin, à être j'espère très prudent et réservé avec les statines pour la sclérodermie (à titre personnel, je pense qu'il faut surtout refuser catégoriquement, mais c'est à vous de voir en fonction de vos informations, ressentis, et discussions avec vos médecins), car certains en ont eu l'idée : http://www.mednet.ca/fr/report/vasculoprotection-dans-la-sclrodermie-systmique-.html. Les risques d'effets secondaires semblent trop importants au regard du bénéfice potentiel.

    Des formes très proches de la sclérodermie ont pu être déclenchées par des médicaments, c'est notamment décrit ici, à chercher dans le chapitre "autres formes frontières" de ce lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Scl%C3%A9rodermie

    Une mère indique qu'un syndrome de Sharp a suivi, et semble fortement lié à, une injection du vaccin Gardasil.http://initiativecitoyenne.be/2015/09/aujourd-hui-je-ne-cherche-qu-a-sortir-ma-fille-du-cauchemar-du-gardasil.html. Je ne sais pas si ce cas est avéré, ou si d'autres sont identifiés, mais ce lien Gardasil / maladies auto-immunes a été évoqué à plusieurs reprises, dans un contexte où la méthodologie d'évaluation, ainsi que la pharmacovigilance, semblent poser problème. https://aimsib.org/2019/02/17/linnocuite-du-gardasil-les-falsifications-devoilees/

    Enfin, une patiente "Clear", indique, dans une discussion, que sa sclérodermie a pu être provoquée par la prise d'un produit nommé "Silicium organique G5", sorte de complément alimentaire très réputé en médecine alternative, mais à ma connaissance peu étudié (je ne sais pas s'il a provoqué des effets secondaires chez d'autres personnes) : https://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/viewtopic.php?style=26&f=14&t=24014&start=75. Cherchez le message de "Clear" du 12 décembre 2018, dans cette discussion dédiée à la sclérodermie. En raison de la responsabilité avérée de la silice par voie respiratoire, de ce témoignage, et faute de données plus précises, il convient de se méfier des apports massifs de silice par voie alimentaire dans le cadre de la sclérodermie.

    Concrètement, que faire pour une sclérodermie ou toute maladie proche ?

    Adapter son alimentation

    Dans son ouvrage "L'alimentation ou la 3ème médecine", le Dr Seignalet cite : 14 patients atteints de Sclérodermie systémique, 10 de type limité et 4 de type diffus (voir l'ouvrage pour plus de détails sur les complications existantes). La durée de suivi varie de 1 an à 10 ans.

    Résultats : deux éléments ne sont pas modifiés : syndrome de Raynaud et télangiectasies (les dégâts sur les petits vaisseaux sanguins semblent irréversibles. Je ne sais pas par contre si le régime Seignalet limite d'autres nouveaux dégâts sur les petits vaisseaux sanguins) . La sclérodactylie s'améliore très partiellement. Par contre la plupart des autres symptômes diminuent considérablement, voire disparaissent selon leur évolution antérieure : fibrose pulmonaire qui cesse de s'étendre, diminution de l'épanchement péricardique, disparition de la dysphagie, arrêt ou diminution des douleurs articulaires (comme pour toutes les maladies auto immunes progressives, certains dégâts sont irrécupérables après une évolution trop poussée, par exemple pour l'oesophage).

    Une patiente parmi les 14 a connu une réapparition de la maladie après des années de pause.

    Pour une 15ème patiente : impossibilité de s'alimenter correctement, quelle que soit la nourriture, pour l'autre en raison des atteintes à l'oesophage, et donc d'appliquer cette alimentation.*

    Soit : 13 succès sur 14 patients qui ont modifié leur alimentation

    Ce chiffre peut paraître trop beau pour être vrai, il est pourtant conforme à ce que j'ai observé depuis des années dans la plupart des pathologies qui peuvent bénéficier du régime Seignalet, encore plus quand c'est pris suffisamment tôt.

    Une des patientes du Dr Seignalet a témoigné ici, des années après "Christine, témoignage du 10 mai 2007 à 5h28 : http://blogue.passeportsante.net/temoignages/2007/05/tout_a_fait_par_hasard_1.html". Le témoignage manque de détails, mais reste très parlant " grace à ses recherches, à son régime, je suis arrivée à ralentir l'évolution de la maladie, bien sur ,je ne suis pas guérie, mais simplement, depuis, je me sens mieux et surtout, la maladie semble endormie ".  Ce témoignage date de 2007, 10 après sa rencontre en 1997 avec ce médecin. Ce qui montre la persistance des effets positifs dans le temps (en sciences médicales classiques, la majorité des suivis d'étude d'intervention durent 4 à 5 ans).

    Pour l'anecdote, en termede durabilité de ces résultats, j'ai directement rencontré une autre patiente du Dr Seignalet (sujet venu par hasard dans la discussion), 20 ans après sa consultation, et qui pensait aussi que ce changement alimentaire lui avait sauvé la vie (maladie jamais diagnostiquée malgré plusieurs spécialistes, avec un caractère a priori systémique aussi, à prédominance intestinale). Cette personne disait, et semblait, aller très bien 20 ans après ces faits.

    Dans le cas de la sclérodermie, cela est confirmé par d'autres témoignages plus récents que les écrits du Dr Seignalet, jusqu'à une durée de quasiment dix ans pour un de ces témoignages, ici (celui de "Magda" dans les commentaires) : https://jacquelinelagace.net/2012/08/24/temoignage-tres-encourageant-pour-ceux-qui-souffrent-de-sclerodermie/

    Regroupement de ces témoignages et d'autres, (dont un témoignage de "Magda" 3 ans après le précédent) ici : https://jacquelinelagace.net/tag/sclerodermie/

    A voir également, dans le premier des deux liens précédents, le témoignage exceptionnel de "Jessica", car il concerne une réussite rapide (en quelques mois au lieu de 3 à 5 ans, durée habituelle de la rémission spontanée) de la méthode Seignalet pour une sclérodermie cutanée (morphée) dont ne parlait pourtant pas le Dr Seignalet.

    D'autres témoignages, plus partiels, ou discussions sur ce sujet, sont disponibles ici (liste du bas de la page en lien) : http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/la-sclerodermie-t5857.html

    * Voir plus loin un rappel des conduites à suivre en séjour hospitalier avec cette pathologie, pour suivre le régime Seignalet.

    Voir également les 2 témoignages d'un autre patient, à 1 an d'intervalle, qui indique que le régime hypotoxique (= régime Seignalet) fonctionne pour sa sclérodermie systémique : https://www.agoravox.fr/commentaire3102665 et presque un an après https://www.agoravox.fr/commentaire3454271

    Un témoignage de réussite de l'alimentation Seignalet existe aussi pour le syndrome de Sharp (= connectivite mixte) : https://forums.maladiesraresinfo.org/syndrome-sharp-t156-70.html. C'est le témoignage de rolande le 11 juillet 2015 à 18h39. Elle indique avoir pu stopper cortisone et antipaludéens.

    En cas de sclérodermie, et quelle que soit sa forme ou le nom donné (sclérodermie limitée, diffuse, CREST, morphée, connectivite mixte et syndrome de Sharp pour des formes proches, etc.), le régime Seignalet est à essayer au plus tôt. C'est la mesure qui semble obtenir le plus de résultats. 

    Le Lupus érythémateux disséminé (constat direct des résultats chez une connaissance), qui est aussi une connectivite, et d'autres maladies auto-immunes de ce groupe, aux mécanismes différents de la sclérodermie, sont également bénéficiaires de cette approche alimentaire.

    Le régime Seignalet est décrit ici, seconde partie de la page : Alimentations qui marchent

    En résumé, c'est une alimentation sans aucun produit laitier, sans gluten (ni seigle, ni avoine, ni blé, ni orge, ni triticale, ni épeautre petite ou grande, ni kamut), sans maïs, qui privilégie, quand c'est possible les cuissons basse température (vapeur douce, mijotages, etc.) ou le cru, et les huiles végétales de première pression à froid.

    L'idéal est d'y adjoindre quelques composantes du régime méditerranéen, notamment utilisation quasi exclusive d'huile d'Olive et d'huile de Colza, première pression à froid.

    En pratique, de très nombreux livres, parfois écrits par des patients qui en ont bénéficié, blogs et sites détaillent des recettes de cuisine compatibles avec cette alimentation. Le site le plus fourni à ma connaissance, avec de très nombreuses recettes et astuces de cuisine, est : https://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/viewforum.php?f=47

    Comment pratiquer ce régime en cas d'hospitalisation ? Même en cas de désaccord de l'équipe médicale, ou des cuisines, tenez bon (hormis pour les températures de cuisson, ce n'est pas la priorité dans ce cadre). C'est de votre santé qu'il s'agit, et la reprise de blé, autre céréale à gluten, de produits laitiers, y compris le beurre (souvent considéré en cours de diététique et à l'hôpital comme un corps gras et pas comme un produit laitier, alors que des molécules autres persistent), ou de maïs, peut relancer le mécanisme et générer de nouveaux symptômes.

    Même en cas de nutrition entérale, quand on nourrit les patients, par exemple si l'oesophage est très atteint, avec une nourriture adaptée, à l'aide de tuyaux spécifiques qui vont dans l'estomac, la poursuite de ces principes alimentaires, ou d'une partie de ces principes, est possible. Cf. le chapitre détaillé "Alimentation Seignalet à l'hôpital" dans ce lien : BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ?. C'est à ma connaissance un des seuls endroits où vous pouvez lire une description détaillée de poursuite d'alimentation spécifique en cas d'hospitalisation, avec les solutions possibles.

    Il existe aussi des échecs de la méthode, c'est ce que déclare ici "Yolande" le 21 mars 2017 : https://www.qinali.fr/10-regles-de-lalimentation-hypotoxique-n3-eviction-cereales-mutees/ dans les témoignages sous l'article principal. En cas d'échec, il faut bien sûr vérifier si le régime est bien suivi, mais aussi voir s'il peut y avoir des causes liées à des polluants.

    S'éloigner des polluants

    Le tabac, qui peut aggraver plusieurs des symptômes, est à supprimer.

    Les polluants (sources de silice, solvants, autres) sont à éviter au maximum. A titre indicatif les métiers les plus exposés à ces contaminations sont (c'est à peu près la même chose pour une autre maladie, la sarcoïdose, pour laquelle ce lien avec les polluants est plus connu) les personnels des métiers du bâtiment, les prothésistes dentaires, les mines, les verreries, le travail des cristaux et des bijoux, le travail du caoutchouc, des pièces optiques, les fonderies, ... Les atmosphères empoussièrées, les vents passant sur du sable ou des régions granitiques, ou sur des milieux agricoles dénudés (grandes plaines agricoles) sont des sources plus diffuses mais possibles aussi d'exposition à la silice.

    Les médecins du travail, qui ont souvent l'habitude de ce genre d'approche environnementale, et de ces polluants, peuvent constituer une aide précieuse pour identifier les sources et diminuer votre exposition.

    En cas d'expositions, professionnelles ou non, répétées, des séjours ponctuels, sous forme de vacances par exemple, dans les régions les moins polluées; souvent en montagne (sauf vallées avec des grands axes routiers) sont à tenter aussi dans la mesure du possible. Les sites les plus calcaires, donc avec très peu de silice dans le sol, peuvent être privilégiés, même si ce n'est pas la priorité : Vercors, la Pierre Saint-Martin (Pyrénées), nombreuses collines provençales, ... . Cette solution n'est pas durable, ni prioritaire, mais elle peut aider à diminuer un moment les atteintes par les polluants, et à réellement limiter les apports en silice.

    Pour les pesticides ; certains pourraient aussi jouer un rôle pour quelques patients (c'est en anglais) : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7889679 ; https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22315935

    Plusieurs substances sont citées dans ces deux articles : le Malathion est interdit en France continentale depuis 2008, mais a été autorisé à titre dérogatoire en Guadeloupe. Le Diniconazole peut être utilisé dans les cultures de vigne et de céréales. Le bromocil n'est a priori pas utilisé en France, le diuron ne l'est plus, et l'aminotriazole depuis 2015.

    Gérer les stress

    Ensuite, une fois que ces deux principales causes (alimentation, polluants) sont contrôlées, des mesures de gestion du stress (sophrologie, pleine conscience, sport et/ou marches régulières, si possibles en nature, autre) peuvent aussi être utiles pour amoindrir l'emprise du stress. Toutefois, si le principal carburant de la maladie (alimentation inadaptée et/ou polluants) a été enlevé, les risques liés au stress diminuent.

    Précisions pour le syndrome de Raynaud

    Définitions maladie de Raynaud, syndrome de Raynaud, et traitements connus

    https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=maladie-raynaud-pm-traitements-medicaux-de-la-maladie-de-raynaud

    Des essais de médicaments ont été réalisés dans le cadre spécifique du syndrome de Raynaud pour la sclérodermie. Voyez avec votre médecin, en lui demandant où en est cet aspect à la date où vous le consultez : https://www.cochrane.org/fr/CD000953/iloprost-et-cisaprost-contre-le-phenomene-de-raynaud-en-sclerose-systemique-progressive, car les effets secondaires de ces médicaments sont nombreux, il faut donc que votre médecin soit au fait des retours d'expérience et des études les plus récents. Ces traitements semblent réservés aux cas les plus grave d'atteintes des doigts.

    Soulagement physique du syndrome ou de la maladie de Raynaud

    Ces mesures simples sont connues de la plupart des patients, elles permettent parfois un retour à la normale au moment de la crise : mettre des gants en situation de froid ; mettre la main dans un bol d'eau tiède (pas trop chaude) en cas de survenue après exposition inopinée au froid. N'hésitez pas à demander là où vous êtes, et si vous êtes pris de court, un ou deux bols d'eau tiède le temps de réchauffer vos mains, en général les gens (particuliers, cafés, divers lieux professionnels, ...) comprennent très bien.

    Traitements médicamenteux habituels de la sclérodermie

    Le principe est de traiter chacun des symptômes, comme c'est décrit par exemple ici : http://sclerodermie.net/2013/12/traitements-symptomatiques-de-la-sclerodermie/#more-2082

    La mise en place des changements d'alimentation (régime Seignalet), l'éloignement si besoin des sources de pollution, et plus secondairement la gestion du stress, devraient aider à ne plus avoir besoin de tout ou partie des traitements que vous prenez. Il faut par contre laisser un laps de temps au régime de faire son effet, et voir avec le médecin, selon les évolutions, quels médicaments peuvent être diminués ou stoppés en premier.

    Soins au quotidien surtout pour la peau

    Difficile de trouver des éléments réellement scientifiques. Les témoignages directs donnent des pistes. A voir par exemple dans la discussion donnée en lien, et dans les autres sujets "sclérodermie" signalés en bas de page : https://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/viewtopic.php?style=26&f=14&t=23749

    Conclusion

    Quels que soient les caractéristiques génétiques des personnes atteintes de sclérodermie, les facteurs environnementaux, au premier chef les facteurs alimentaires, paraissent prépondérants. Les supprimer ou les limiter peut permettre la régression des symptômes qui ne sont pas devenus irréversibles. Un manque de connaissance de ces éléments, et un manque de financements, conduisent à une absence de recherche globale sur ces facteurs environnementaux. Dans l'attente, chaque patient, accompagné de ses médecins, devrait essayer au plus tôt de limiter ou mieux, supprimer ces causes, les données existantes, bien qu'empiriques, montrent que cela fonctionne avec une grande fréquence.

    Lire la suite

  • Hoquet persistant : un délire du corps .... et de médecins?

    A lire jusqu'à la fin pour toutes les personnes, patients et encore plus médecins, confrontées à ce type de hoquet. Notamment les passages sur le médicament : autant que vous évitiez de vous faire du mal, ou d'en faire si vous êtes médecin.

    Je raconte cette histoire au rythme où je l'ai vécu, celui d'un patient désemparé, et avec les quelques informations médicales que j'ai glanées. Je raconte ceci avec toute l'ignorance, la mienne en premier lieu, mais aussi celle du corps médial, qui entoure cette affection. Je n'ai aucune solution miracle ; je présente juste à la fin quelques pistes qui m'ont paru plus intéressantes, même si je n'ai pas eu l'occasion de les tester.

    Pour les amateurs de bande dessinée, il en est aussi question dans ce billet.

    Je serai reconnaissant à tous les médecins ou scientifiques, ou patients passionnés par ce sujet de m'apporter tout éclaircissement utile sur le sujet du hoquet persistant.

    Qu'est ce que le hoquet persistant ?

    J'ai eu l'occasion de découvrir le hoquet persistant. Qui s'est arrêté chez moi heureusement depuis.

    Je ne connaissais pas du tout ce phénomène auparavant. Il y a largement pire comme sensation ou comme situation, mais je ne vous le souhaite quand même pas.

    Le hoquet persistant est un hoquet qui persiste plus de 48 h. Très concrètement, je l'ai eu pendant 3 jours d'affilée, mais avec des interruptions nocturnes, puis une nuit entière entre le quatrième et le cinquième jour, puis le cinquième jour et en début de nuit suivante ... pour me réveiller le lendemain matin épuisé avec un hoquet disparu ; donc techniquement j'ai eu un ... presque hoquet persistant.

    Tout le monde ou presque connaît le hoquet. Physiologiquement c'est une contraction du diaphragme (le muscle qui sépare le bas de nos poumons et le ventre), possiblement d'autres muscles respiratoires autour .. mais c'est difficile de s'en rendre compte sur le moment, et de savoir exactement ce qui se contracte.

    Le site suivant https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3114690/ indique : " Les hoquets sont des contractions des muscles du diaphragme et une fermeture prématurée de la glotte mettant fin à l’inspiration. Ils sont involontaires et spasmodiques et impliquent souvent des contractions des muscles intercostaux. "

    Précisions : le hoquet persistant est fatigant. Par moments, quand je tombais littéralement de sommeil, cela produisait un phénomène étonnant. Comme un début de hoquet, mais sans fermeture de la glotte ni aucune autre réaction au niveau de la gorge ; à ces moments les contractions du diaphragme étaient très rapides et très rapprochées, avec une sensation étrange de hoquet "pas fini", juste au moment de tomber de sommeil, et qui me réveillaient systématiquement ; la rapidité évoquait un rythme de mitraillette, avec tout l'intérieur du ventre qui semblait pris de spasme, jusqu'à ce que je sente à nouveau une réaction au niveau de la gorge. Le hoquet se calmait enfin ensuite, avec rythme plus classique. La sensation est très déplaisante, et la fatigue, et/ou l'inquiétude, s'accroît beaucoup dans ces moments.

    Pour les connaisseurs de bande dessinée, plus ou moins de ma génération, qui ont lu "Idées noires" de Franquin, et pour les gens égrillards que je connais parmi mes lecteurs - lectrices, cela me rappelait l'histoire de "Carlos", le manieur de marteau-piqueur ... car ces nuits là, celles avec beaucoup de hoquet, je dormais seul, et de toutes façons ma compagne n'aurait pas pu dormir à mes côtés, ni donc profiter un tant soit peu de cette agitation très désordonnée. Si vous ne les connaissez pas, je vous laisse découvrir ces planches d'humour noir, par Franquin, vous comprendrez mieux cette allusion.

    Quels sont les traitements prescrits pour le hoquet persistant ?

    Que proposent les médecins ?

    Dans mon cas, le hoquet avait débuté au milieu d'une maladie hivernale, quelque chose entre le rhume et la grippe, avec de la fièvre pendant 2 jours, et beaucoup de toux. Il est donc possible que ce soit la toux, ou des irritations liées à cette infection qui aient déclenché le hoquet.

    Trois médicaments m'ont été prescrits :

    • un sirop pour la toux
    • un produit pour nettoyer le nez
    • de l'haldol.

    L'haldol est, à doses normales, un antipsychotique (il est donné aux patients avec des délires pour les calmer), qui est aussi prescrit à très faibles doses pour les gens atteints de hoquet persistant.

    Dangers possibles liés à l'haldol

    Je n'ai pas voulu prendre ce médicament, et je vous incite aussi à être très prudent, à cause des très nombreux effets secondaires décrits pour cette spécialité pharmaceutique. Je me suis rappelé à temps qu'il a été accusé d'augmenter énormément la mortalité chez les patients qui en prennent à doses habituelles. C'est décrit ici : https://www.docbuzz.fr/2012/03/03/123-lhaloperidol-haldol-un-antipsychotique-ne-doit-plus-etre-prescrit-chez-les-patients-dements/

    J'avais déjà rappelé cette surmortalité dans un billet sur les maladies d'Alzheimer et de Parkinson : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

    Le risque de décès pour les patients sous haldol était multiplié par deux par rapport à ceux prenant le traitement le plus prescrit. Cet autre médicament, le plus prescrit, augmentait déjà les décès par rapport à d'autres traitements. Et comme il n'y avait pas de comparaisons par rapport à des gens non traités, on ne sait pas si la mortalité liée au médicament le moins dangereux était ou non augmentée.

    Bref, à doses habituelles, ce truc, l'haldol, est largement mortel, au moins chez les personnes âgées.

    Et à faibles doses, comme c'est le cas pour le hoquet ? Je crains que personne n'en sache strictement rien, et que si jamais des effets secondaires étaient présents, la mortalité liée serait largement ignorée par les médecins.

    Pourquoi ?  Dans mon cas, le hoquet semble avoir été déclenché par un épisode toux - fièvre.

    Imaginons qu'une personne ait une grippe* costaud, qui provoque les mêmes symptômes, dont un hoquet persistant. De l'haldol lui est prescrit. Le but de ce médicament est en langage courant de "calmer les nerfs". Mais il est possible (c'est une hypothèse), au vu de la surmortalité constatée, qu'il y ait une atteinte du système nerveux végétatif, et de ses fonctions de régulation corporelle, tout ce qui nous permet, sans en avoir conscience, de réguler les battements cardiaques, le rythme respiratoire, la température du corps, etc. et qui est une des bases de notre survie. L'étude portait sur des patients âgés. C'est peut être moins impactant chez les patients "plus jeunes" comme moi, mais je crois surtout que personne n'en sait rien. Donc si cette personne décède, on risque d'avoir tendance à mettre ça sur le dos, dans cet exemple, de la grippe.

    Revenons au hoquet : il peut être aussi déclenché par des atteintes corporelles diverses (depuis des troubles mineurs jusqu'à un patient en phase terminale de cancer gastrique, et certainement d'autres causes méconnues) qui touchent le diaphragme, ou le nerf phrénique (le nerf qui commande le diaphragme), ou encore le nerf vagal. La mort d'une personne dans ce cas de figure pourra être prise comme une conséquence de son souci de santé premier, et pas du tout comme étant liée à un médicament, même si c'est le cas. D'autant que, et ça la plupart des médecins connaisseurs du système l'affirment, la pharmacovigilance (la surveillance des effets des médicaments une fois qu'ils ont été autorisés) est très largement déficitaire, dans le monde et spécialement en France. Des effets secondaires massifs peuvent passer inaperçus.

    Ce médicament était d'autant plus effrayant à mes yeux que la mortalité induite est rapide : " L’effet négatif mis en évidence avec l’halopéridol (= haldol) était particulièrement prononcé au cours des 40 premiers jours d’utilisation avec un excès de mortalité encore plus important (x 2,34), qui se réduisait par la suite mais restait toujours entre +32% et +46% supérieur à la rispéridone."

    Le hoquet persistant est très déstabilisant pour soi et pour l'entourage, il est normal de vouloir se traiter et de vouloir être soulagé. Il est normal que le médecin veuille soulager son patient dans ces moments là. Mais attention de ne pas faire plus de mal que de bien. Pour les médecins qui liront ces lignes, un seul mot d'ordre ... Primum non nocere. "En premier lieu, ne pas nuire".

    Sauf à trouver des sources sûres (avec les résultats d'études non traitées par le sponsor, mais de façon indépendante, ce qui devrait être le cas pour toute étude publiée) qui montrent que ce type de molécule n'a pas d'effet secondaire aux doses données pour le hoquet, abstenez vous de prescrire ça !

    Mais dans ce cas, que faire pour soulager le hoquet persistant ?

    Autres solutions possibles

    Mon hoquet s'est arrêté en même temps que ma toux a diminué. Mais si cela avait continué ? Quelles sont les pistes possibles ?

    - je serai aller consulter un gastro-entérologue, et peut être un médecin ORL, pour trouver une source potentielle d'irritation du nerf phrénique dans le tube digestif ou dans la partie nez - gorge. l'idée à retenir est de chercher immédiatement, sans attendre, la cause première du hoquet persistant plutôt que de se lancer dans des médications suspectes ;

    - parmi les diverses méthodes dites de grand mère qui sont souvent conseillées pour le hoquet classique, lesquelles fonctionnent ? Aucune à long terme je pense pour le hoquet persistant. Une seule m'a procuré un soulagement temporaire : boire un verre d'eau d'un seul trait (ou plutôt essayer de le boire d'un seul trait, pas évident) la tête à l'envers (penché en avant, le haut de la tête vers le bas, le verre est en fait posé sur la lèvre supérieure). Le Hoquet s'est arrêté pendant une heure, mais a malheureusement repris lors d'une quinte de toux virulente, et cette méthode n'a plus fonctionné ensuite. Je remercie tout de même Elsa, qui se reconnaîtra, de me l'avoir indiquée : cette heure gagnée m'a fait beaucoup de bien.

    - parmi les médecines étrangères : il existe une méthode, qui je crois est issue de la médecine manuelle japonaise, de "pincement" de la région du passage du nerf phrénique à la base du cou (source : M. Henry Plée, Kuatsu & Seifuku dans "les points de vie"). Mais l'endroit exact n'est pas facile à trouver, et cela n'avait pas fonctionné quelques années auparavant pour moi pour un hoquet classique. Je n'ai donc pas retenté l'expérience. Je signale ceci à toutes fins utiles pour les médecins, kinésithérapeutes, ostéopathes, ... qui voudraient creuser cet aspect.

    - je serai surtout allé voir un kinésithérapeute ostéopathe, et/ou mézièriste, pour tenter de me décontracter les parties du corps concernées. Je n'ai pas pu le tenter, mais c'est ce que je vous encourage à faire ;

    - pour les médicaments, signalez à votre médecin qu'il existe ce récapitulatif, un peu ancien (2011), au sein duquel je vous invite à trier, et surtout à éviter les antipsychotiques pourtant mis en avant, ainsi qu'à vérifier les effets secondaires potentiels pour tous les autres : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3114690/

    Attention il est signalé que l'haldol n'a pas d'effet secondaire, mais comme c'est écrit plus haut dans ce billet, il vaut mieux se méfier de cette assertion. Si vous êtes concernés par un hoquet persistant, fournissez cet article à votre médecin en lui demandant bien de vérifier les effets secondaires avant de vous prescrire un des médicaments cités dans l'article, qui est un peu ancien.

    Dans les cas où le hoquet est lié à une hernie hiatale, la prescription classique est un IPP (Inhibiteur de la pompe à Protons). Attention, et oui encore, ce type de médicament, qui peut être nécessaire et soulageant, au moins pour les remontées acides, pendant un bref délai, peut provoquer des effets secondaires lourds à très lourds sur du long terme, comme c'est expliqué par exemple ici, dans la seconde partie du document : https://www.cholesterol-statine.fr/les-inhibiteurs-pompe-proton

    Conclusion

    C'est une maladie déroutante, fatigante. L'envie de soulager ces secousses est très forte, de la part des médecins, et aussi de la part de l'entourage, inquiet de cette situation spectaculaire, et bien sûr de la part du patient, qui n'en peut plus, par exemple quand cela fait passer une nuit blanche. Pourtant, les dangers liés aux médicaments proposés peuvent être plus forts que le soulagement visé. Et surtout, l'ignorance paraît totale à ce sujet. L'idéal, quand cela est possible, dès qu'un hoquet devient un peu long (plus d'une heure ou deux) serait d'en chercher tout de suite la cause avec un gastro-entérologue. D'autres méthodes décrites peuvent avoir un effet positif aussi, mais je n'ai pas eu l'occasion de les tester.

    * Pour la grippe, et le vaccin contre la grippe, décidément non efficace, je vous encourage à lire attentivement ce billet et les liens donnés : Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

  • Médicaments pour solidifier les os ?

    Le nouveau scandale en cours, relatif au Prolia, était peut être prévisible.

    C'est un anticorps monoclonal. Je n'ai plus sous les yeux les références d'articles parus il y a plusieurs années sur cette classe thérapeutique, mais les risques d'effets secondaires divers étaient souvent soulignés.

    Cela signifie que ce médicament précis a été mis sur le marché avec une très mauvaise évaluation des bénéfices - risques, alors que la possibilité de risques était attendue.

    C'est un médicament qui inhibe les ostéoclastes (cellules qui résorbent les os, par exemple si le corps a besoin des minéraux stockés dans les os, dans un équilibre avec les cellules qui contribuent à les solidifier). Qui rajoute donc un déséquilibre à un système, mal connu, peut-être déjà en déséquilibre.

    Les causes de fragilité osseuse sont pourtant avant tout liées aux modes de vie, à des effets iatrogènes (effets secondaires de médicaments). Ces sont les modifications de ces facteurs là qui fonctionnent, ou du moins qui peuvent fonctionner.

    Et un autre type de médicaments (Protelos) avait déjà été retiré du marché, un peu tardivement malgré les mises en garde de médecins, par exemple le rhumatologue M. Poinsignon (voir dans le lien en fin d'article). La prudence des autorités sanitaires aurait dû être encore plus grande.

    Les "errements" de la lutte contre le risque de fracture osseuse sont parfaitement illustrés en quelques lignes dans le début (je ne suis pas abonné, et ne peux lire que le début) de cet article du Monde.

    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/06/25/osteroporose-le-piege-du-prolia-medicament-miracle_5320992_1650684.html

    Il y est question, dans le parcours de Michelle, de Protelos, puis de sport sous forme de natation, puis de Prolia. En bref, un médicament décrié par des médecins, puis ensuite retiré du marché, puis un sport bénéfique pour pleins d'aspects santé, mais a priori pas du tout ou très peu pour la solidité osseuse (voir lien en suivant : ce sont les sports avec microchocs - course, marche rapide, etc. qui solidifient les os) puis du Prolia, pour lequel des risques auraient pu, auraient dû, être attendus.

    Je conseille à toutes les personnes concernées de se renseigner par elles mêmes, de se méfier de tout produit dit miracle, que ce soit en médecine classique ou en médecine parallèle, et de plutôt combattre les causes connues de fragilité osseuse, avec des méthodes simples pour la plupart, liées au mode de vie :

    Fragilité osseuse, causes et solutions

  • Vaccins : où se renseigner utilement ?

    Mise à jour du 06/03/19 : depuis la première parution de ce bilet, deux ouvrages, très fournis, renseignés, et pourtant accessibles, avec toutes les références nécessaires ont paru, et permettent de comprendre plus globalement et plus précisément les problématiques selon les vaccins, y compris sur des sujets complexes et ignorés jusqu'ici, comme les anticorps facilitateurs. Je vous les recommande fortement. Ils sont écrits par un auteur que je citais à plusieurs reprises dans le billet initial. Je glisse des liens commerciaux sur le net pour visualiser les livres et les résumés, mais je recommande l'achat direct en librairie : https://livre.fnac.com/a13044059/Michel-de-Lorgeril-Analyse-scientifique-de-la-toxicite-des-vaccins-A-l-intention-des-familles-et-de-leurs-medecins ; https://livre.fnac.com/a12858303/Michel-de-Lorgeril-Introduction-generale-a-la-medecine-des-vaccins-A-l-intention-des-familles-et-de-leurs-medecins#int=:PDTS%20DERIVES|NonApplicable|NonApplicable|13044059|BL0|L1

    Face à la tournure étonnante, délirante parfois, que prennent les débats relatifs aux vaccins, je fais une compilation de billets et de liens vers les sites francophones à mon sens les plus fiables scientifiquement et les plus incontournables sur ce sujet. Qui montrent que l'efficacité vaccinale est en général très loin d'être démontrée, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Et que des producteurs de vaccins en sont très conscients. N'hésitez pas à puiser dans ces écrits ou dans ces vidéos.

    Une fois n'est pas coutume, je parle de politique vers la fin du billet, car malheureusement cette question vaccinale a été transformée en un enjeu politique, avec des tournures inquiétantes.

    Le dernier lien du billet très important (du site  http://michel.delorgeril.info/ , le plus fourni et argumenté sur ces sujets, je n'ai pas la place de citer tous les billets intéressants) montre de façon claire comment, malheureusement parfois de bonne foi, des informations non maîtrisées sont balancées par les médias, alors que la réalité est beaucoup plus nuancées.

    Le ton du débat sur les vaccins, obligatoires ou non, a souvent été désagréable. Actuellement par exemple, sur les forums, les commentaires sur le Pr Joyeux sont rudes, cela sonne comme une sorte d'appel à l'excommunication du monde scientifique. J'apprécie très peu beaucoup de côtés du Pr Joyeux (côté très "vielle France catholique" qui n'est, pour rester modéré, pas du tout ma tasse de thé, mais qui surtout ne devrait pas intervenir à mon sens dans ses interventions, livres, etc. consacrés à la médecine*. Ceci dit, j'avais été à l'une de ses conférences sur la nourriture en 2018 ; j'avais peu apprécié son côté très très "show-man", car je m'attendais à quelque chose avec une base plus scientifique, mais il n'avait pas abordé ces questions là).

    Par contre, sur ce débat précis, ses propositions sont très très modérées voire limités : revenir aux 3 vaccins obligatoires avant 2018, et changer un adjuvant (l'aluminium). Et retarder le plus possible la vaccination du nourrisson, pour éviter que cette "charge" ne lui arrive trop tôt dans la vie. Il est étonnant que dans ce contexte, les commentaires négatifs à son égard soient aussi tranchants. Lire par par exemple plusieurs des commentaires après cet article :

    Devant des attitudes aussi manichéennes, sur des bases limitées, j'invite les lecteurs et lectrices à parcourir attentivement les billets cités en suivant qui représentent les contributeurs je crois les plus sérieux sur cette problématique vaccinale. Les liens sont soit directs vers d'autres sites, soit intégrés dans des billets que j'avais écrits sur ce sujet. Je vous invite ensuite à naviguer dans chacun des sites présentés.

    Les auteurs ne sont pas tous toujours d'accord entre eux sur tout ... ce qui est logique et heureux, car on est encore dans le domaine scientifique. Mais tous et toutes ont effectué un travail de fond sérieux sur ces sujets.

    Le premier lien peut étonner, mais il est fondamental, que ce soit pour les vaccins ou pour n'importe quel traitement, de connaître le cadre, y compris financier, déterminant.

    Dans la vidéo passionnante qui suit, chaque mot compte. A regarder jusqu'à la fin :

     

    J'insiste depuis longtemps sur la grippe dans ce blog car c'est une caricature grossissante pour la problématique de l'efficacité vaccinale. Les autorités balancent souvent des chiffres de mortalité qui ne correspondent à rien de réel. J'ai mis dans le billet qui suit un lien vers un auteur qui analyse les données officielles disponibles. C'est édifiant aussi.

    Autres interventions incontournables sur les vaccins :

    Pour les connaisseurs en biologie, pour les médecins. Regardez attentivement la vidéo dans ce lien. Avez vous avant déjà entendu parler de vaccins mal adaptés voire dangereux en fonction des groupes HLA (ou CMH, autre appellation) de telle ou telle personne, ou groupe de personnes ?

    Pourtant cette possibilité d'effets adverses et/ou de non efficacité, évidente d'un point de vue biologique, doit bien être connue, puisque des équipes planchent actuellement, comme me le confiait récemment un internaute, sur de nouveaux vaccins ... avec prise en compte des groupes HLA. Cherchez à titre d'exemple les activités de ce groupe là :https://www.lonza.com/ . Au moins un organisme cherche à améliorer la fiabilité vaccinale en se basant sur l'existence de ces groupes HLA. C'est bien, à mon sens, un aveu en creux que cette problématique existe.

    Et que donc au moins une partie des vaccins actuels sont considérés comme étant mal adaptés. Accessoirement, étant donnée la grande variabilité (plus que pour les empreintes digitales) du système HLA selon les personnes, même s'il existe de grandes tendances par populations, je conseille aux scientifiques, médecins et patients, d'être prudents avec tout médicament qui sera présenté sur ces bases, quels que soient les miracles annoncés par les industriels.

    D'autres interventions contiennent des foules d'informations détaillées et argumentées sur les problématiques vaccinales d'une façon générale.

    Pour le site qui suit, il faut chercher dans la colonne de droite les billets sur les vaccins.

    Le billet qui suit n'est pas en lien direct avec la vaccination. Mais il montre (graphe au milieu du billet) la diminution incroyable de la mortalité infantile, avant vaccination. Ce n'est pas du tout un argument contre la vaccination, mais ça permet de relativiser l'impact des vaccins sur la baisse de la mortalité infantile. On voit également que la baisse de mortalité passée avait été momentanément stoppée par les épidémies de choléra. Ce type d'épidémie est en général liée à des problèmes d'hygiène : manque d'eau potable non souillée, manque d'eau suffisamment propre et de savon pour se laver les mains. L'amélioration de l'hygiène de base est donc un des vrais fondements historiques et essentiels des progrès sur la mortalité infantile.

    Il y a également le site d'un expert (Marc Girard) qui a à titre professionnel suivi les problématiques vaccinales, depuis longtemps, et qui en payé le prix fort. Je vous invite à lire attentivement tout ce qui a trait aux vaccins, même si on peut, comme moi, avoir du mal avec la forme (parfois agressive, déroutante) ou avec les digressions.

     

    J'avais déjà pris ici plusieurs exemples pour discuter des vaccins. Je vous invite à regarder dans le billet qui suit le graphe sur la mortalité juvénile en France, très parlante également, en termes de priorités à choisir pour la santé individuelle ou collective :

    Pour résumer une partie de ce lien : il semble que la lutte principale à mener pour la santé infantile (et générale) est de diminuer la précarité ainsi que les effets de la précarité, dont la précarité énergétique. Encore plus avec un prix du pétrole (sur lequel s'alignent peu ou prou les autres prix, et de toutes façons source énergétique de loin la plus utilisée) qui semble remonter, et donc mettre en danger les populations les plus pauvres, car c'est un axe essentiel pour lutter contre les maladies infantiles en cours et à venir. Les différentes analyses que j'ai citées montrent qu'ériger une ligne de Maginot vaccinale n'aura qu'un effet très limité voire nul ou contre productif sur la mortalité infantile, tout en gelant une grande partie du budget santé, budget qui ne sera plus disponible pour d'autres actions efficaces.

    Plusieurs graphes dans les liens cités montrent une baisse nette de la mortalité infantile bien avant l'apparition des vaccins, depuis les années 1800, avec des intermèdes malheureux surtout liés aux épidémies de choléra (donc liées à des questions d'hygiène, de disponibilité d'eau potable et de savon, de promiscuité). Cette tendance à la baisse se poursuit aussi ces dernières décennies, tendance à la baisse amoindrie en cas de crise économique.

    * Je me refuse à répercuter une bonne partie des textes, sites, anti vaccinations. Pour des raisons de pauvreté d'argumentaire et aussi souvent pour des raisons idéologiques. Je ne sais pour quelles raisons culturelles ou historiques beaucoup de critiques sur la vaccination paraissent sur des médias peu ou prou proches de l'extrême droite, et parfois d'autres qui se disent anarchistes, ou d'extrême gauche ... ce n'est pas toujours facile à suivre. Je ne souscris pas du tout à la première tendance, suis plus que méfiant pour la seconde, mais il reste étonnant que ce soient ces formations là qui tentent de s'accaparer ce champs de réflexion. Je ne sais pas si les personnes qui se disent d'autres sensibilités politiques, plus modérées, et qui se prétendent rationnelles** sur ces questions vaccinales, réalisent à quel point elles favorisent la montée des extrêmes en se rangeant derrière des avis officiels parfois très mal argumentés, et en rejetant toute forme de débat. Alors que les données disponibles montrent qu'un débat, à la fois scientifique et économique, est nécessaire pour y voir plus clair. Je ne peux m'empêcher de faire une analogie : j'avais vécu dans le sud est, années 80 et 90, strictement le même phénomène, au sujet d'enjeux environnementaux forts, à l'époque délaissés par les formations dites modérées, et enjeux sur lesquels le parti d'extrême droite s'était précipité, tout heureux de combler ce vide, même si leurs propositions ne résolvaient rien. Ils y avaient gagné une forte légitimité. Il serait dommage de provoquer les mêmes phénomènes dans le monde de la santé, par manque de formation scientifique critique, par confiance absolue envers les autorités sanitaires, par suivisme aussi d'une bonne partie du corps médical et scientifique.

    ** J'avais lu il y a longtemps un livre, dont j'ai oublié l'auteur et le titre, qui commentait l'ouvrage de Kant "critique de la raison pure" en signalant que dans la langue de Kant, raison avait la même racine que rayon. Et que donc étymologiquement, la raison n'est qu'une façon d'aller tout droit vers un but déjà défini à l'avance à partir d'un endroit connu aussi (comme le rayon d'un cercle). La rationalité présentée par les tenants des obligations vaccinales sonne tout à fait de cette façon. La décision est prise : X vaccins obligatoires, et on s'arc-boute sur cet objectif pour décrire comme non raisonnable tout ce qui ne colle pas à cet objectif. Puis on essaie de faire rentrer, plus ou moins de force, tous les arguments dans cette "raison" là, quitte à forcer beaucoup sur la réalité. Lire par exemple attentivement ce billet :

  • Anticholestérols : nouvelles horreurs

    N'hésitez pas à diffuser ces infos autour de vous, y compris à vos médecins, qui n'ont pas toujours accès à ces informations, qui sont importantes en terme de santé publique et de santé individuelle.

    Je mets ici en lien des articles, très argumentés, sur les effets secondaires incroyablement "violents" des statines : maladie de charcot pour les patients adultes, et atteintes cardiaques des nourrissons dont les mères ont pris des statines ; un article sur l'inutilité de ces statines pour sauver des vies. Et le quatrième article, à partir du même site, que je vous conseille vivement de lire, qui explique comment fonctionnent les essais cliniques (ceux sur lesquels se basent les autorités de santé pour prescrire les médicaments) et les pièges à éviter à leur lecture.

    Juste un bémol, qui ne change pas grand chose à la conclusion générale. L'auteur de l'article indique qu'il n'a pas les chiffres pour savoir combien exactement de personnes prennent des statines en France, et qu'il doit réaliser un calcul approximatif. Il me semble que son chiffre (environ 11 millions, calculé d'après les derniers chiffres connus et en rajoutant chaque année de nouveaux patients concernés) est peut être surestimé, car une partie de la population qui reçoit des statines est à très fort risque de mortalité, donc chaque année une partie de ces patients consommateurs disparaît. Cela montre surtout que ces chiffres sont disponibles seulement de façon fragmentaire, et que le suivi par les autorités sanitaires n'est pas aussi performant que ce qu'il devrait.

    Comme exemple de difficultés pour le calcul des patients concernés, et pour mémoire, à destination des médecins qui liront ces lignes, les diabétiques de type 2 sont un des très forts contingents de patients statinés. Les essais cliniques spécifiques pour des diabétiques de type 2 avec des statines (4D, Aspen) ou d'autres anticholestérols (Field) ont été des échecs patents. Le seul essai clinique présenté comme un succès (Cards) a été arrêté beaucoup plus tôt que prévu, ce qui est contraire à toute méthodologie scientifique basique, et donc hautement suspect, encore plus pour un médicament pris à vie. En d'autres termes, ces patients, parfois sur-médicamentés, décèdent au moins autant, que ceux qui ne sont pas traités par statine. Il est donc difficile de rajouter les patients sous statine année après année.

    Mais pour chaque patient pris individuellement cela ne change pas grand chose, la prise de statine expose à un risque accru de maladie de Charcot = Sclérose Latérale Amyotrophique. Ne sauve aucun diabétique de type 2. Expose les nourrissons, si leur mère est traitée, à des effets secondaires nets. Entres autres bien sûr (effet diabétogène fort des statines, risques accrus d'insuffisance rénale aigüe, etc. etc. etc.). Pour des médicaments qui ne servent à rien selon les chiffres disponibles.

    PS : je recommande la lecture de l'ensemble du site https://www.cholesterol-statine.fr/

  • BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ?

    La BPCO, dénomination qui englobe celle plus ancienne de bronchite chronique, est une maladie potentiellement grave, et parfois mal diagnostiquée.

    Les relations avec l'alimentation ont été affinées par des études, uniquement dans un cadre préventif.

    Malgré le manque de validation scientifique par études cliniques (avec des groupes de patient tirés au sort nourris différemment), beaucoup de données sont concordantes pour montrer la possibilité d'une alimentation curative de la BPCO, en association avec les mesures plus classiques (arrêt du tabac notamment). Ces données sont très solides (voir les derniers chapitres).

    Par contre, les destructions mécaniques du poumon (emphysème, dilatation des bronches) ne sont pas modifiables via l'alimentation. C'est donc le plus tôt qu'il faut améliorer son alimentation. Même en cas d'emphysème ou de dilatation des bronches, l'approche Seignalet peut éviter que ces phénomènes irréversibles ne s'étendent.

    Quelques éléments de repère en contexte hospitalier sont donnés, notamment en fin d'article, aux soignants qui voudraient accompagner leurs patients dans cette alimentation, quelle que soit la complexité (dénutrition, comorbidités, nutrition entérale). Les patients sont tout à fait en droit de réclamer l'approche décrite ici, sans aucun danger, et qui correspond de fait à des modèles alimentaires largement répandus sur le globe (voir plus loin).

    Définition de la BPCO

    La BPCO (pour les recherches internet : COPD en anglais) est une cause régulière de mortalité : 16000 par an en France en moyenne nous dit l'INSERM.

    La maladie serait liée au tabac dans environ 80% des cas. Cette proportion change selon les sources (66 %, 75 %) mais le tabagisme reste le principal facteur connu jusqu'ici. Les autres causes sont discutées, par exemple l'exposition à des polluants. Des métiers exposés sont considérés à risque pour le développement d'une BPCO.

    Extrait du lien cité : "Les travailleurs du secteur minier sont à risque en cas d’exposition à la silice, de travaux au fond des mines de charbon ou de fer avec inhalation de poussières ou fumées d'oxyde de fer. Les métiers du bâtiment et travaux publics sont concernés en cas de creusement des tunnels, d’asphaltage des routes ou encore en cas d’exposition chronique et/ou à des niveaux excessifs de gaz, de poussières et de vapeurs. Un risque de BPCO est également documenté dans les secteurs de la fonderie et la sidérurgie en cas d’exposition à plusieurs particules minérales (poussières métalliques, charbon, silice), à des gaz ou des fumées (émissions des fours, fumées métalliques, oxyde de soufre ou d’azote). Dans l’industrie textile, ce sont les employés de filature de coton, lin, chanvre ou sisal qui sont exposés. Quant aux métiers agricoles et d’élevage, plusieurs sont concernés par ce risque : ouvriers travaillant dans des silos, dans la production laitière, l’élevage de porcs ou de volailles ou encore en cas d’utilisation de pesticides."

    Néanmoins, l'ensemble de la population concernée par le tabac ou par ces expositions professionnelles ne développe pas une BPCO. D'autres facteurs de risque sont présents. Le billet cité de l'Inserm, cite des infections respiratoires pendant l'enfance, et une composante génétique.

    Même si le reste du billet est consacré à l'importance de l'alimentation pour cette atteinte pulmonaire, il est évident que l'arrêt du tabac, la préservation des poumons par rapport aux sources de pollution, sont à mettre en place dès que possible, que la BPCO soit déclarée ou pas. Le côté décrit comme souvent inexorable de la maladie une fois déclenchée peut être un moteur de décision important pour celles et ceux qui ne réussissent pas encore à stopper le tabac. Tabac qui est à l'origine de bien d'autres complications (cancers, infarctus, aggravation des crises de la maladie de Crohn, etc. ...).

    La recherche liée à la BPCO est comme pour la plupart des pathologies ces dernières années, une recherche passionnante mais souvent en entonnoir. C'est à dire qu'on se focalise sur un aspect très précis de la maladie, par exemple comment lutter contre le développement important des fibrocytes (ce sont des types de cellules). Ce type de recherche a un intérêt fort, si ça fonctionne, ce qu'on ne peut savoir à l'avance, et aussi un effet pervers : le risque de ne plus voir la maladie dans sa globalité. Pourtant une approche générale permet d'obtenir des résultats très intéressants pour les patients.

    Alimentation et BPCO

    Il y a à ce jour, officiellement, des notions distinctes pour l'alimentation liée à la BPCO. Les liens connus le sont avec l'obésité, le risque de dénutrition, et l'alimentation préventive. Des travaux moins connus développent une alimentation réellement curative.

    Obésité et BPCO

    La relation entre ces deux pathologies est souvent discutée. Par exemple dans cet article :

    L'obésité reste un facteur de risques d'une façon générale pour les insuffisances respiratoires, en augmentant le travail cardiaque.

    BPCO et dénutrition

    Un autre chapitre en fin de billet traite de la prise en compte de la dénutrition en cas d'un régime curatif en hôpital.

    Une fois la BPCO déclarée, le risque contre lequel luttent les soignants est souvent celui de la dénutrition. Ce risque est évoqué ici :

    C'est important de connaître cet aspect. Les soignants sont mobilisés à raison pour limiter un amaigrissement trop important, et les risques de carences associées, ce qui est essentiel ; mais ils peuvent être très réticents pour mettre en place des alimentations encore considérées malheureusement comme alternatives (voir plus loin), par peur d'aggraver le risque de dénutrition. Il faut donc accepter des deux côtés qu'un dialogue s'instaure, afin de poursuivre l'alimentation choisie, sans que les soignants aient l'impression d'une mise en danger.

    Ce risque de dénutrition est connu, les soignants y sont sensibilisés, et normalement les diététicien(ne)s impliqué(e)s ; ceci étant, que vous ou un de vos proches soit atteint par une BPCO, ou que vous soyez soignant hospitalier en contexte tendu (manque de personnel, sortie trop rapide des patients, erreurs lors des plateaux repas, etc.) ou encore médecin généraliste, il faut y apporter une attention constante. La BPCO est en outre caractérisée par de nombreuses comorbidités (= maladies associées), qui sont également sensibles pour ces questions de dénutrition.

    Ces risques sont pris en charge par un apport contrôlé en protéines notamment.

    L'alimentation peut aussi être modifiée en fonction des comorbidités retrouvées avec la BPCO : moins de sel s'il y a des oedèmes ou une hypertension, moins de sel et moins de sucre s'il y a une corticothérapie, contrôle des apports en potassium, en phosphore, en protéines, si les reins sont atteints et en fonction des analyses sanguines, ou encore alimentation contrôlée de type "confort" en cas de Reflux Gastro Oesophagiens : notamment moins de, ou plus du tout de, café, thé, chocolat, ou d'alcool, ainsi que plusieurs modifications du mode de vie. Les exemples donnés ici sont illustratifs et incomplets, ces types de préconisations là ne peuvent être donnés que par votre médecin, et votre diététicien, une fois votre pathologie identifiée.

    Note hors sujets : j'invite les personnes concernées par les RGO à se pencher réellement sur les préconisations en termes de modes de vie ou de changements alimentaires. Car les traitements classiques par IPP (Inhibiteurs de la pompe à proton = anti acides), s'ils peuvent être nécessaires parfois, présentent plusieurs effets secondaires néfastes. Ils sont donc à limiter autant que possible. Il existe une abondante littérature sur ce sujet, qu'on peut trouver sur le net.

    BPCO et alimentation préventive

    L'alimentation préventive a fait l'objet d'une publication en 2015, suite au suivi de milliers de personnes, pendant de longues années, aux Etats-Unis :

    Les auteurs de cette étude ont analysé l'alimentation des participants de façon détaillée; selon un outil dénommé " Alternate Healthy Eating Index 2010 (AHEI-2010) ". Ils indiquent que la correspondance à cet outil permet d'améliorer plusieurs pathologies : risques diminués de 16 % de développer une des pathologies majeures : diabètes, cancers, maladies cardio-vasculaires, ou qui procure moins de risques de fractures, etc. 

    Les composants de cette alimentation, traduit ensuite sous forme de score (en fonction de la fréquence et des quantités consommées) sont résumés dans l'article " Briefly, the AHEI-2010 is based on 11 components: six components for which the highest intakes were supposed to be ideal (vegetables, fruit, whole grains, nuts and legumes, long chain omega-3 fats (docosahexaenoic acid and eicosapentaenoic acid), and polyunsaturated fatty acids ), one component for which moderate intake was supposed to be ideal (alcohol), and four components for which avoidance or lowest intake were supposed to be ideal (sugar sweetened drinks and fruit juice, red and processed meat, trans fat, and sodium).

    Traduction : "L'outil AHEI 2010 est basé sur 11 composants : 6 pour lesquels la consommation est considérée idéale - légumes (vegetables en anglais), fruits, grains entiers (c'est à dire complets), noix (oléagineux) et légumineuses (legumes en anglais), omégas 3 à longue chaîne : EPA et DHA, et acides gras polyinsaturés) - un composant pour lequel la consommation modérée est supposée idéale (alcool), et 4 composants pour lesquels la consommation modérée ou l'évitement sont considérées idéals : boissons sucrées, jus de fruit*, viande rouge transformée (= plats préparés), acides gras trans, et sodium (c'est à dire sel)".

    * note du blogueur : un jus de fruit est moins sucré qu'un soda, mais contient l'équivalent d'environ 3 morceaux de sucres pour une briquette par exemple (4 si c'est du jus de raisin). En termes de sucres apportés et de rapidité de passage de sucre dans le sang - l'idéal étant que ce passage soit le plus progressif possible - le mieux reste dans l'ordre de préférence un fruit entier, puis un fruit pressé, puis un jus de fruit du commerce, dont la consommation devrait rester modérée, puis un soda qui devrait rester exceptionnel qu'il soit light ou pas (voir Trop de Sodas = Diabètes).

    Ces données sont relativement classiques et simples. C'est très proche du régime méditerranéen. Mais efficace d'après les chiffres donnés.

    "After control for several potential confounders (table 3), the risk of newly diagnosed COPD was one third lower in participants who ate the healthiest diet according to the AHEI-2010 (highest fifth) compared with those who ate the least healthy diet (lowest fifth): the multivariable hazard ratio was 0.67 (0.53 to 0.85). In both women and men, the healthiest diet was associated with a reduced risk of newly diagnosed COPD. "

    Traduction "Après ajustement de plusieurs facteurs de confusion, le risque de nouveau diagnostic de BPCO est d'un tiers inférieur pour les participants qui ont l'alimentation la plus saine au regard de l'outil AHEI 2010, comparés avec ceux qui ont une alimentation moins saine. Pour les hommes comme pour les femmes, l'alimentation la plus saine était associée avec un risque réduit de nouveau diagnostic de BPCO".

    Les grands principes de l'alimentation méditerranéenne traditionnelle sont  résumés ici :

    Et souvent discutées dans ce blog (indépendament de la BPCO, mais ce sont les mêmes principes), rédigé par un des chercheurs qui a le plus étudié les bienfaits santé de la diète méditerranéenne riche en omégas 3, pauvre en omégas 6, surtout pour les maladies cardiovasculaires (infarctus, avc, ...) :

    En termes préventifs, une alimentation de type méditerranéenne réduit donc considérablement le risque de développer une BPCO, indépendamment de la prise de tabac. L'arrêt du tabac, couplé à l'alimentation méditerranéenne, ne peut donc qu'améliorer ce pronostic. Ces données montrent donc que l'alimentation est importante pour la BPCO. Mais on peut faire encore mieux.

    Alimentation curative pour la BPCO

    Pour qu'une approche, médicamenteuse ou autre, soit validée scientifiquement, il faudrait disposer d'études cliniques avec au moins deux groupes distincts de patients (ceux qui prennent le traitement, ceux qui prennent autre chose). Mais cela coûte très cher, et tous les chercheurs ne disposent pas des budgets nécessaires. Une étude, estimée dans le cas de l'asthme, sur les mêmes bases que celles que je vais décrire pour la BPCO, aboutissait à un coût estimé à 800000 euros.

    Le protocole (pour les spécialistes : trois groupes de patients avec 3 alimentations différentes (mieux que les deux groupes usuels, pour éliminer certains biais, groupes randomisés les plus représentatifs possibles de la population réellement touchée par la BPCO, critères d'exclusion très limités (ce n'est malheureusement pas souvent le cas. Quelle que soit la pathologie, beaucoup d'études cliniques sont basés sur des groupes de gens très sélectionnés, avec un profil à la base plutôt favorable au traitement à tester, ce qui pose des problèmes d'effets secondaires mal connus lors de la mise sur le marché), malades répartis sur plusieurs centres, prise en charge intensive pour l'information des patients sur le type de nourriture à consommer, etc. etc.) peut être le plus séduisant possible, il faut qu'en face il y ait des moyens, et des équipes associées. Malheureusement ce type de recherche interventionnelle alimentaire n'est pas du tout au goût du jour.

    En l'absence de budgets et donc de recherches de ce type, il faut s'informer à partir des autres données existantes.

    Le Dr Seignalet a mis en place, dans les années 90, un modèle alimentaire global, adapté à plusieurs pathologies. Pour résumer, il classait la bronchite chronique (nom utilisé à l'époque), dans les maladies d'élimination. Les parois bronchiques (voir ensuite le paragraphe sur l'asthme, pour lequel c'est la muqueuse pulmonaire qui est concernée) rejettent des substances provenant du sang, ce qui favorise toutes les manifestations de la BPCO. Ces substances sont issues directement, ou indirectement, de l'alimentation. La logique est donc d'intervenir sur cette cause première.

    Il a traité 42 patients. 3 ont été améliorés, pour 39 le succès était jugé complet, avec des reculs de 1 à 8 ans (plus de nécessité de traitements, fin des infections bronchiques à répétition). Pour certains patients, le changement peut être très rapide après l'arrêt de l'alimentation. Un des points importants est que parmi les symptômes améliorés, figurent l'asthénie et la reprise de l'appétit. En résumé, en traitant la cause première, on réussit à réduire ou mettre au silence des symptômes gênants et parfois graves.

    Cette alimentation qui peut sembler privative ou étrange est de fait très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle par exemple, réputée très bonne pour la santé et la longévité en bonne santé. C'est donc l'équivalent d'une alimentation très saine plus ou moins pratiquée (il y a des variations selon les régions et les époques) par des dizaines de millions de personnes. Elle est définie ici :

    En résumé, c'est une alimentation sans aucun produit laitier, sans gluten (ni seigle, ni avoine, ni blé, ni orge, ni triticale, ni épeautre petite ou grande, ni kamut), sans maïs, qui privilégie les cuissons basse température (vapeur douce, mijotages, etc.) ou le cru quand c'est possible.

    Est ce que cela a été confirmé ensuite ? Difficile à dire pour la BPCO, faute d'étude spécifique. Toutefois, le recensement de nombreux témoignages ultérieurs liés à l'asthme, et de quelques uns liés à la BPCO, suggère une efficacité très forte aussi bien sur la muqueuse des alvéoles que sur celle de l'arbre bronchique.

    Pour les patients, et les soignants qui veulent connaître les chiffres précis, et les mécanismes biologiques soupçonnés (en partie différents des mécanismes usuellement décrits), voir :

    Puis une mise à jour, avec des témoignages plus récents :

    Alimentation Seignalet à l'hôpital

    Ce chapitre est valable pour toutes les personnes suivant le régime Seignalet, que ce soit pour la BPCO, pour l'asthme, ou pour bien d'autres pathologies, qui passent à l'hôpital

    Plateaux repas

    Comme dit plus haut, une des préoccupations fréquentes des équipes soignantes est d'éviter la dénutrition. Note : celà peut paraître étonnant parfois pour des personnes obèses, mais il n'y a pas de contradiction. Il peut y avoir une obésité héritée d'évènements de vie antérieurs, qui a du mal à se résorber, et un apport alimentaire insuffisant pour faire face aux besoins de l'organisme.

    Mais il faut bien comprendre que l'alimentation Seignalet, en réduisant une partie des symptômes, permet souvent de retrouver l'appétit. Pour les patients aussi bien que pour les soignants, Il faut être ferme dans les demandes relatives aux repas, et exiger également, au delà des aliments déjà cités à exclure, l'absence totale de beurre et de crème fraîche, trop souvent considérés uniquement comme corps gras, et pas comme des produits laitiers, alors que la présence de protéines de lait y est possible.

    La réaction de ces patients n'est pas de type allergique, c'est vraiment une modification très rapide de la flore intestinale, puis de la muqueuse bronchique, qui est attendue. Ce n'est donc pas parce qu'il n'y a pas de réaction biologique manifeste qu'il faut considérer que le régime n'a aucun effet. Ce sont des résultats à moyen (mais parfois quelques jours) et long terme qui sont attendus.

    Nutrition entérale

    Des comorbidités (= maladies associées) ou des phases d'aggravation de la BPCO peuvent rendre temporairement impossible la prise alimentaire normale. Dans ce cas vous serez mis en nutrition entérale, c'est à dire avec une sonde, le plus souvent par le nez (sonde naso-gastrique), qui vous distribue la nourriture dans l'estomac. Ce sont des poches de produits spécialisés dont la majorité sont sans gluten et sans lactose. C'est déjà un très bon point pour la poursuite du régime Seignalet. Par contre, la plupart de ces produits sont réalisés à base de produits laitiers.

    Il existe toutefois quelques poches à base de protéines de lait hydrolysées, c'est à dire que ces molécules ont été cassées. Ces proches spécifiques sans gluten, sans lactose, avec des protéines de lait hydrolysées sont à ma connaissance ce qui se fait de plus proche du régime Seignalet.  Elles ne sont pas utilisées d'habitude pour une simple dénutrition, mais n'hésitez pas à demander si c'est possible, si vous pratiquez déjà ou commencez le régime Seignalet.

    Dans le cas contraire (résistance des soignants, poches adaptées non disponibles dans votre établissement, ..) prenez ce qui est disponible pour récupérer suffisamment d'énergie, car en général la durée est courte, et passez dès que possible à une alimentation orale de type Seignalet. C'est mieux que rien car déjà sans gluten et sans lactose.

    Plus tôt vous commencerez à supprimer gluten, maïs, produits laitiers, cuissons trop poussées, moins vous risquerez d'être exposés à ces passages désagréables. Il n'y a pas de garantie, mais tous les éléments connus montrent que votre BPCO sera largement améliorée.

    Conclusion pour l'alimentation et la BPCO

    La BPCO est une maladie souvent sournoise, discrète au début, mais qui évolue inexorablement, en détruisant petit à petit les fonctions pulmonaires.

    Le tabac, et certaines pollutions, sont les facteurs principaux de cette maladie qui tue énormément de monde chaque année (environ 16000 en France, dont de plus en plus de femmes). Il faut tout faire pour arrêter le tabac. Mais d'autres facteurs du mode de vie, ignorés jusqu'à assez récemment, sont importants. Surtout l'alimentation.

    L'alimentation de type méditerranéenne a un rôle préventif important, et démontré. C'est à mettre en place a minima et au plus tôt. Mais on peut faire encore mieux.

    L'alimentation Seignalet (très smilaire à l'alimentation japonaise par exemple) a un rôle curatif très probable, vécu par plusieurs patients, même si cela n'a pas pu être démontré par les méthodes scientifiques usuelles, fautes de budget. C'est la même chose pour l'asthme, quoiqu'on dispose de beaucoup plus de témoignages spontanés dans ce cas, qui montrent des résultats (plus de 70 % de réussite, c'est à dire de nette diminution, voire de disparition, du nombre de crises) pour une maladie avec un mécanisme très similaire à celui de la BPCO, hormis pour les tissus touchés : la paroi bronchique pour la BPCO. C'est à essayer le plus tôt possible pour éviter ou limiter les complications (emphysème, ...).

    A titre d'exemple, je mets en lien un témoignage d'une personne qui a éliminé de très nombreux problèmes de santé, dont la BPCO (elle en parle à la fin) grâce à la mise en place de plusieurs méthodes, principalement le régime Seignalet :

    La pratique de cette alimentation est possible y compris lors d'un passage en hôpital, même en cas de nutrition entérale (voir les détails dans le billet).

  • Polémique médiatique sur les produits laitiers

    Je défends depuis longtemps (année 2000), et depuis quelques années sur ce site, des approches alimentaires spécifiques, variables, et souvent très efficaces, pour plusieurs maladies. Certaines bénignes, d'autres contrariantes, d'autres graves. 

    Au moins une de ces approches (régime dit Seignalet) fonctionne pour les diabétiques de type 2, voire, sous réserve de confirmation scientifique, mais avec de sérieux indices, chez une partie des diabétiques de type 1 qui viennent juste d'être diagnostiqués; bien sûr en contexte hospitalier sous contrôle médical strict en raison de l'urgence de la situation pour le diabète de type 1 (voir liens en fin de page).

    Cette approche, sans produits laitiers, sans céréales à gluten, avec des températures de cuisson limitées, soit le régime dit Seignalet, fonctionne, dans des proportions variant entre 60 % et 80 % (avec arrêt de progression des symptômes, voire régression, et allègement des traitements, ou parfois arrêt des traitements) pour également environ 100 pathologies distinctes. Si aucune validation dite scientifique n'existe (étude sur de grands groupes de patients tirés au sort) c'est en partie en raison de manque de budgets de recherche dédiés à ces questions. Et en raison d'effets de mode de la recherche. Beaucoup courent après des molécules miracles (qui accessoirement pourrait générer des chiffres d'affaires en milliards d'euros), peu de chercheurs se concentrent sur les effets de l'alimentation ou du mode de vie en général. Pourtant, les proportions de rémissions, telles qu'indiquées par le Dr Seignalet semblent respectées pour la quasi totalité des témoignages que l'on peut recenser dans son entourage, sur le net, etc. Et parfois depuis une à deux décennies.

    Pour la partie sur les produits laitiers : il est souvent dit (recommandations officielles, cours des futur(e)s diététicien(ne)s, discours médicaux) qu'il ne faut pas les arrêter, que c'est dangereux pour notre masse osseuse, que ce soit pour les enfants et adolescents (masse osseuse en construction) ou pour les adultes et personnes âgées (prévention des fractures). Pourtant ces préconisations paraissent reposer sur des données scientifiques limitées.

    En 2017, l'ANSES (l'agence nationale qui environ tous les 8 ans émet de nouvelles recommandations alimentaires, appliquées ensuite par les professionnels de santé) a dans un de ses rapports admis (après analyse des études scientifiques existantes) qu'il n'y avait pas de lien évident entre la prise régulière de produits laitiers chez les adultes et la prévention des fractures. Il aura fallu attendre longtemps, et les termes utilisés par cette agence sont très mesurés, mais enfin une évolution, même légère, arrive. Il reste à espérer que cette évolution sera sensible aussi pour les enfants et adolescents (rapport Anses annoncé, à venir).

    Cette polémique sur les produits laitiers a fait l'objet d'une analyse sur le site "dur à avaler" :

    Les rapports de l'ANSES ont été analysés là (chercher le paragraphe sur les produits laitiers) :

    Avant que ce rapport ANSES ne paraisse, j'avais écrit une analyse sur les principales causes de fragilité osseuse, et sur les façons d'y remédier. Les produits laitiers ne sont pas cités parmi les solutions.

    Des témoignages relatifs aux résultats du régime Seignalet (entres autres sans aucun produit laitier) sont disponibles. Ceux-ci concernent le DT2 et le DT1 :

    Plusieurs autres pathologies sont concernées, et souvent mises en rémission, sur du long terme, par le régime Seignalet. A titre d'exemple (d'autres modalités alimentaires sont parfois présentées aussi dans ces billets)  :

    La Maladie d'Ehlers Danlos est concernée aussi (les résultats sont moins nets, mais peut être essentiels dans cette maladie sous diagnostiquée, et parfois grave)

    Cette alimentation a été discutée en conférence, avec des médecins orientés sur le régime Seignalet. Par exemple ici :

    Toutes les pathologies concernées sont visibles dans les liens ci-dessous. A noter que depuis des décomptes de résultats du régime Seignalet publiés dans ces tableaux, des malades atteints d'autres pathologies non évoquée ont été aidé, voire mis en rémission, par cette alimentation. C'est le cas par exemple de patients atteints de la maladie de Lyme. Et le nombre de cas est devenu beaucoup plus important que ce qui était présenté sur ces tableaux (datant de 2003). C'est le cas par exemple pour l'asthme cité plus haut.

    En résumé : les analyses d'études scientifiques d'intervention aussi bien que les résultats empiriques de patients qui ne prennent strictement plus aucun produit laitier - depuis parfois plus d'une décennie - résultats largement répétés, tendent à confirmer que, au moins chez d'adulte, la consommation de produits laitiers n'a pas de mérite autre que gustatif, ou que la facilité d'utilisation en cuisine.

    Pour les enfants, les données ne sont pas encore tranchées en ce sens de façon officielle. Ceci étant, le manque d'utilité chez les adultes, et la suppression de symptômes parfois graves, pendant plusieurs années, chez des personnes qui souffraient auparavant et qui stoppent gluten, maïs et produist laitiers, plaident pour une remise des produits laitiers à leur juste place ! c'est à dire un produit culinaire non essentiel, certes pratique par sa teneur en protéines, en calcium, en phosphore, et par les différentes présentations qu'il prend, mais qui peut être remplacé à ces égards par beaucoup d'autres produits, et qui dans un certain nombre de cas est néfaste pour les utilisateurs.

    Attention pour les nourrissons : j'ai connu de mauvaises prescriptions par un médecin remplaçant quand mon fils est passé de l'allaitement (pendant plusieurs mois) à la prise de "laits" d'origine végétale. Dans ce cas, il y a des laits "végétaux" maternisés spécifiques et adaptés aux nourrissons, avec les bonnes doses de nutriments, renseignez vous, tous les laits végétaux ne conviennent pas. Depuis, les associations d'accompagnement telles que la Lèche league, déjà très utiles à l'époque, ont fait d'énormes progrès, les cas où l'allaitement n'est pas possible sont de fait de plus en plus restreintes. Si vous êtes maman, n'hésitez pas à vous faire aider, quelles que soient vos contraintes de temps, professionnelles, vos impressions de ne pas pouvoir allaiter, de ne pas avoir assez de lait, etc.

    Les "lois" du marché de la recherche scientifique sont telles qu'il faudra peut être attendre longtemps avant que les résultats d'un régime tel que celui du Dr Seignalet soient confirmés et donc diffusés auprès des professionnels de santé.

    C'est à chacun, tout en informant son médecin, son diététicien, même s'ils ne connaissent pas ou ont peur de ces approches, de prendre la décision de changer son alimentation. En se renseignant le plus possible, et en prenant en compte tous les points de vue exprimés et référencés.

    Pour plusieurs maladies, cette approche alimentaire sans produits laitiers peut permettre de nettement diminuer les traitements corticoïdes à long cours, et donc de nettement diminuer une vraie cause de frangilité osseuse.

    Des sites spécifiques peuvent beaucoup aider à se lancer dans cette alimentation :

  • SPA : Spondylarthrite ankylosante, SEP et Seignalet

    On trouve facilement sur le net ou dans des livres la définition de ces deux pathologies. Qui sont considérées auto-immunes et qui ont dans quelques cas malheureusement à terme d'énormes répercussions entres autres sur la mobilité des patients concernés.

    Récemment, alors que j'animais des ateliers d'information sur la diététique dans une enseigne commerciale, plusieurs personnes sont venues me parler spontanément de leur rémission suite à un régime Seignalet.

    La personne qui m'a le plus marqué était une dame qui m'a raconté son histoire. Pour résumer, SEP (= Sclérose en Plaque) en quasi rémission depuis ... 20 ans grâce notamment au régime Seignalet, ainsi qu'à une activité physique soutenue, et des actions qui s'apparentent à de la visualisation. L'histoire était tout à fait spectaculaire. Je donne très peu de détails qui permettraient peut être de l'identifier car j'ai compris que cette personne voulait rester relativement anonyme. Mais 20 ans de rémission ou quasi-rémission pour une maladie comme la SEP, c'est une confirmation que ce sujet devrait être pris beaucoup plus au sérieux par médecins, chercheurs, et patients !

    Deux autres personnes m'ont évoqué leur SPA. Une des deux discussions fut trop rapide, je n'ai pas compris quels étaient les bénéfices, mais a priori il y en avait. L'autre personne avait mis en œuvre tout un panel d'approches, en termes physiques, psychologiques mais les modifications de l'alimentation étaient centrales (de type Seignalet, je ne sais pas si c'était à 100 % ou pas), avec d'énormes bénéfices sur la maladie depuis plus de 5 ans.

    J'ai noté aussi avec satisfaction la volonté d'une dame de se diriger, pour son fils atteint d'asthme, et pour elle même atteinte d'une maladie intestinale, vers un régime type Seignalet conseillé par une naturopathe. J'ai connu ou lu, au début du régime Seignalet, plusieurs naturopathes largement opposés à cette alimentation arguant par exemple  que le blé nous était nécessaire. Les médecines douces ont aussi leurs dogmes, et celui ci s'effiloche heureusement depuis plusieurs années. Par contre, si la maladie intestinale de la personne est une RCH (Recto Colique Hémorragique), le Dr Seignalet indiquait des bénéfices modérés pour cette pathologie, alors qu'elle fonctionne beaucoup mieux pour une maladie de Crohn. L'auteur Julien Venesson témoignait dans un de ses livres (je ne sais plus lequel) du succès d'une alimentation de type "Paléo" pour sa RCH.

    Pour revenir à la SPA : les personnes qui essayaient étaient peut être beaucoup plus nombreuses il y a 10 à 15 ans tout simplement car des personnes qui étaient en rémission grâce au régime Seignalet étaient plus actives, plus combattives sur les forums, et se sont je pense depuis un peu lassées.

    Par exemple, l'auteur de ce site (moins actif mais qui publiait encore en 2017) avait pu rassembler beaucoup d'informations sur la SPA. Je le conseille vivement car il y a des liens vers d'autres témoignages similaires, on note un grand recul (plus de 10 ans), et l'auteur parcourait la plupart des questions que les patients se posent encore aujourd'hui, il référençait toujours ses sources, etc. :

    On peut retrouver le même auteur dans une discussion dans un forum ancien, c'est un des "profils supprimés" : discussion qui regroupe beaucoup de témoignages ou de compilations de témoignages parfois très détaillés sur les liens entre maladies et régime Seignalet. J'incite les gens peu informés à lire ces échanges (uniquement les témoignages ou recueil de témoignages, sinon c'est trop long et moins intéressant à lire), et des liens donnés, car ils montrent une partie de la diversité des maladies concernées, dont la SPA.

    Les chercheurs et médecins qui lisent ces lignes pourront se dire que sans données chiffrées objectives, ces déclarations sont invérifiables. Bien sûr et dans ce cas, ... faites le dans vos fonctions respectives ! Depuis que je suis le régime Seignalet, et que je côtoie, discute, etc. des personnes qui en bénéficient, une des choses les plus flagrantes est le manque de réactivité du corps médical, de saisie des réalités chiffrées - ou  non - présentées par ces mêmes patients quand les améliorations sont flagrantes (selon la pathologie, évolution de la V.S., de la fréquence de crises d'asthmes, ou de crises inflammatoires, du périmètre de marche, de l'état général constaté par les proches, de la douleur sur une échelle chiffrée, ou encore clairance de la créatinine, Hémoglobine glyquée pour les DT2 qui s'y lancent, etc. etc.) en parallèle avec les changements alimentaires.

    Les livres de médecins et / ou scientifiques qui suivent pourront vous apporter beaucoup d'éléments de compréhension des mécanismes en jeux, en plus des discussions et analyses menées avec ceux de vos patients (plus nombreux que vous ne pensez) engagés dans une démarche similaire. Plusieurs des raisons du manque - criant - de recherche scientifique dans ce domaine, par exemple des études randomisées avec deux ou trois groupes de patients, et donc de publications dans les revues dites de référence, malgré les résultats incroyables obtenus, sont aussi expliquées dans ces ouvrages.

    1. L'alimentation ou la troisième médecine - Dr Jean Seignalet
    2. Rhumatismes, et si votre alimentation était coupable ? - Dr Jean Pierre Poinsignon*
    3. Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique par l'alimentation ? - Jacqueline Lagacé

    * J'ai eu la chance d'intervenir lors d'une conférence où deux médecins, le Dr Ménat, et Le Dr Poinsignon, intervenaient, j'avais résumé ça ici :

    Pour résumer ce billet : les résulats du régime Seignalet étaient souvent spectaculaires il y a 10, 15, 20 ans, et continuent à l'être aujourd'hui. Les témoignages restent en majorité concordants. Et avec un recul beaucoup plus long que dans la majorité des études cliniques existantes (de l'ordre de 4 à 5 ans en général). Pour certains patients le changement alimentaire apporte des bénéfices indéniables mais n'est pas tojours suffisant (selon les personnes : autres aliments à diminuer ou stopper, adaptation de l'activité physique, travail psychologique, compléments alimentaires, etc.) ; le régime Seignalet reste systématiquement pour ces personnes un passage incontournable pour connaître des améliorations.

  • Mensonges sur les cas de rougeole ?

    Un article récent du monde met en avant les nombreux cas de rougeole en Nouvelle-Aquitaine, ce qui serait un argument possible en faveur de la vaccination obligatoire.

    Pourtant, en regardant les chiffres réels, ceux qui sont publiés officiellement, des internautes montrent que les chiffres de l'article sont bidonnés. Lire l'article et chercher les calculs à patrtir des données officielles à la page 6 des commentaires dans ce lien :

    Cela ne permet pas de conclure dans un sens ou dans l'autre sur la nécessité de cette obligation vaccinale. Mais cela montre que dans ce débat toutes les annonces doivent être prises avec beaucoup de précautions. Y compris, voire surtout, les annonces les plus alarmistes. Y compris dans un journal usuellement réputé pour son sérieux.

    En résumé, les 200 cas annoncés dans l'article ne correspondent pas aux données officielles, pour lesquelles les cas avérés seraient beaucoup moins nombreux. Nous ne sommes pas dans les mêmes ordres de grandeur que les délires médiatiques au sujet de la grippe, pour laquelle la différence entre les cas souvent annoncés (mortalité hivernale de 10 à 15000 personnes) et avérés (moyenne autour de 500 personnes décédées par hiver) est énorme et choquante.

    Mais la même logique de falsification sur les chiffres apparaît pour la rougeole, sous réserve de nouvelles données.

    Cela incite à prendre avec beaucoup de prudence les argumentations en faveur de l'obligation vaccinale, s'ils s'appuient sur des données falsifiées. J'invite toute personne intéressée, y compris les médecins qui se posent des questions sur le bien fondé de cette obligation, à systématiquement vérifier les chiffres présentés.

    Pour mémoire, d'autres vaccins sont rendus obligatoires de façon assez incompréhensible au regard de la réalité des maladies. Chercher entres autres exemples le cas de la rubéole dans ce lien :

  • La stratégie des patients - puits de pétrole

    Pétrole et santé  ... pourquoi citer ces deux mondes en même temps ?

    Car les liens sont très étroits ; mais aussi parce que des populations de patients semblent être considérées comme des équivalents financiers des puits de pétrole des années 50 à 70. Ces derniers permettaient la récupération de beaucoup d'énergie facile bon marché, et donc de milliards de dollars concentrés entre assez peu de mains.

    Je rappelle les liens très forts entre l'industrie du pétrole, et le domaine de la santé. Liens puissants, étonnants, choquants pour certains.

    Puis les liens entre l'agriculture du pétrole et alimentation, qui ont contribué à modifier en très peu de temps une agriculture millénaire, avec des conséquences, positives, ou négatives, comme la montée de plusieurs intolérances alimentaires, ou d'autres conséquences plus difficiles à cerner.

    Et enfin la position du patient dans ce système, qui semble constituer une cible de choix, même si c'est un patient ... en à peu près bonne santé.

    Je reprends aussi quelques passages du numéro de janvier 2018 du mensuel "Alternatives économiques" - dossier "Ordonnances sous influence".

    Ce billet pourra paraître trop critique envers les médicaments. Je précise que je suis soigné quotidiennement grâce aux avancées scientifiques (années 1920) et technologiques (plus récentes), pour un diabète de type 1, que des proches le sont ou l'ont été pour d'autres pathologies. Ce n'est donc pas du tout une critique systématique. Mais la critique d'un contexte qui peut expliquer une partie des dérives du monde de la santé.

    Liens entre pétrole et santé

    Liens historiques

    Les citations entre guillemets sont tirées du livre "Or noir, la grande histoire du pétrole", de Mathieu Auzanneau, éditions la Découverte, 2015. C'est un ouvrage très documenté, qui montre le rôle central du pétrole dans l'histoire depuis la fin des années 1800, entres autres comme moteur de l'économie, et les liens très étroits, des liens de dépendance, tissés entre le pétrole et la moindre activité humaine.

    Qu'en est-il pour la santé ?

    Ces deux mondes sont très proches depuis le début, parfois avec a priori de vraies motivations philanthropiques.

    P. 63 "Le progrès scientifique est entre-temps devenu une priorité aux yeux de Rockfeller. En 1892 le fervent baptiste inaugure la pièce maîtresse de son œuvre philanthropique : l'université de Chicago. Grâce aux capitaux de la Standard Oil, celle-ci s'impose rapidement comme l'un des plus prestigieux centres de recherches du monde, principalement dans le domaine de la physique, de l'économie et de la médecine".

    P. 442, l'auteur nous apprend que Donald Rumsfeld, qui fut chef du pentagone, a été PDG du laboratoire Searle "Laboratoire pharmaceutique et phytosanitaire racheté en 1985 par Monsanto à l'issue d'un drastique dégraissage ordonné par Rumsfeld, Searle fait aujourd'hui partie du groupe Pfizer." Ce même Donald Rumsfeld, indique l'auteur, était en première ligne dans les années 80 pour négocier le tracé d'un oléoduc partant du sud de l'Irak jusqu'à la mer rouge.

    Le laboratoire Searle a été également celui duquel est sorti l'aspartame comme édulcorant. Sans discuter des bienfaits ou méfaits de cette molécule, on peut se rendre compte en suivant les débats qui l'ont concernée de l'immense capacité de communication de ces industriels.

    P. 360  "Le groupe pétrolier français Elf Aquitaine va créer en 1973 la filiale qui deviendra plus tard le groupe Sanofi, un des plus grands groupes pharmaceutiques au monde".

    Deux des plus grands groupes pharmaceutiques au monde ont donc des liens plus ou moins directs avec l'industrie pétrolière. Pourquoi de tels liens ?

    P. 360 " A travers la chimie pharmaceutique, le pétrole et le gaz nature ont pu jouer un rôle important dans la démocratisation de l'accès aux médicaments partout dans le monde. Bien que ne constituant qu'un débouché infime pour les raffineries, la chimie organique, appliquée aux hydrocarbures à partir des années 1930, permet après la guerre de fournir en masse et à bas coût aux laboratoires pharmaceutiques les matériaux de base (amines, solvants, etc.) d'un très grand nombre de préparations médicamenteuses. La généralisation à partir des années 1960 du recours aux matières plastiques dans les hôpitaux a en outre participé aux progrès radicaux de la prophylaxie (gants, seringues et textiles non tissés, jetables, etc.)."

    Les profits gigantesques de l'industrie pétrolière pendant des décennies et des décennies ont permis à ses acteurs d'investir dans d'autres secteurs, dont celui de la santé donc.

    La rapidité d'intervention des secours (réseau routier, véhicules équipés) a pu être un autre facteur décisif en terme de santé publique. Très directement lié au pétrole bon marché aussi (bitume, essence).

    Il y a d'autres influences possibles entre monde du pétrole et monde de la santé. La mer du Nord a été la source d'une incroyable richesse pour les îles britanniques et la Norvège. Le haut de la production de la mer du Nord, exploitée depuis 1975, a été atteint entre 1995 et environ 2002. L'année 2000 a été le moment de la naissance de l'immense groupe pharmaceutique GSK, qui devenait le second groupe mondial à ce moment, par fusion de deux sociétés. Ces échanges de dizaines de milliards de livres dans le secteur pharmaceutique britannique ont-ils été favorisés par le dynamisme économique lié aux ressources pétrolières ? Difficile à dire, mais pas impossible.

    Depuis, la ressource pétrolière de la mer du nord s'épuise, pour être aujourd'hui la même que celle du début des années 80.

    Beaucoup des progrès médicaux sont donc liés à des facilités technologiques, à ces facilités de déplacements, eux mêmes liés à l'abondance, au moins à ces périodes, de pétrole très peu cher.

    Le triomphe "médical" de cette période n'est pas que scientifique, il est surtout dépendant de l'exploitation de ressources géologiques, qui permettent des créations et des transformations de matière inédites jusqu'alors. Ce progrès est plutôt de nature technologique. On fait moins cher, mieux, en plus grand nombre, plus vite, avec beaucoup plus de moyens, ce qu'on connaissait déjà. Si cela fonctionne, pourquoi s'en priver ?

    Bien sûr, il y a des revers de la médaille.

    Progrès scientifiques et technologiques

    Une confusion existe, entre les avancées technologiques (les moyens pour intervenir, observer, mesurer, etc.), formidables, portées par cette puissance énergétique et financière, et les avancées scientifiques (la compréhension des mécanismes, et parmi ceux-ci, la hiérarchisation des plus importants), formidables aussi, mais peut être moins nombreuses. Les zones d'ombre sont toujours là, par exemple les causes inexpliquées - ou très discutées - de dizaines de maladies, des cancers aux maladies auto-immune, des mécanismes causaux de l'infarctus du myocarde à la fibromyalgie.

    Le risque est que la confiance placée dans les moyens technologiques, place la majorité des moyens dans ce domaine. Et donc limite les budgets et les cerveaux disponibles pour la recherche scientifique.

    L'apport de la puissance énergétique et financière du pétrole a été aussi indirecte. Par exemple à travers la fondation Rockfeller (différente de l'université de Chicago déjà citée), créée par la famille la plus liée à la découverte du pétrole et aux profits financiers gigantesques qui s'en sont suivis. Cette fondation a financé des travaux et recherches scientifiques pour la santé et l'alimentation (voir chapitre suivant). Fondation Rockfeller qui a eu aussi une phase de collaboration avec IG Farben avant la seconde guerre mondiale, soit avec un conglomérat, poussé par les nazis, d'entreprises allemandes, dont Bayer, groupe chimique et pharmaceutique. Voir dans le livre cité (chap. 9, p. 162, ou sur le net). Pétrole et santé ont souvent été liés, pétrole et guerre aussi. Pétrole et éthique, ou pétrole et démocratie, n'ont par contre pas toujours été liés d'après ce même livre.

    Du point de vue de la recherche scientifiques, les plus gros moyens financiers ont été apportés à un moment où la technologie pouvait prendre le relai, avec un appui financier très fort souvent lié au pétrole. Cela a été très favorable pour la santé publique comme individuelle. Mais cela a pu figer les lignes. Par exemple, les découvertes de l'insuline (années 1920) ou des antibiotiques (un peu plus tard) ont été suivies en assez peu de temps de moyens industriels pour produire ces médicaments en grandes quantités. Les chercheurs et médecins qui ont exercé ensuite, et jusqu'à aujourd'hui, ont pu rester "bloqués" sur cette idée qu'à une pathologie correspondait un médicament très précis. La plupart des recherches, réflexions, sur l'aspect écologique (au sens des relations de l'individu ou des populations avec leur environnement, dont l'alimentation) sont passées à l'as.

    Aujourd'hui, alors que cette puissance financière, qui permet de mobiliser beaucoup de ressources intellectuelles, matérielles, organisationnelles semble se tarir (voir les nombreux sites internet relatifs au pic du pétrole, aux phénomènes de plateau ondulant, etc.) et que les ressources générées par les patients concernent justement des molécules très spécialisées, où trouver les moyens financiers de chercher dans ce domaine des relations environnement / santé ?

    De telles recherches existent, mais elle ne sont pas la majorité. Et elles sont très mal connues par le corps médical.

    Effets sur la santé du pétrole

    Si l'impact "santé" direct du pétrole sur chaque individu, et des industries associées, est moins fort que celui du charbon, il est tout de même bien présent, et jouerait un rôle pour plusieurs maladies, parfois inattendues :

    Le lien entre santé et pétrole est aussi directement lié à son prix. Quand le prix du pétrole, et donc de l'énergie monte beaucoup, les familles les moins aisées entrent en précarité énergétique, ce qui a un impact direct sur la santé. Voir le chapitre "influence du contexte économique" en milieu de ce lien :

    Liens entre alimentation et pétrole

    Changements dans le monde agricole

    Bayer, Monsanto, pétroliers américains, ... les liens entre production de médicaments et de matériel médical, production de nourriture, pétrole (et donc armées), sont profonds depuis longtemps. Avec un tournant dans les années 40 et surtout 50.

    P. 356 "Si le nombre d'humains a plus que doublé au cours de la seconde moitié du XXème siècle, c'est en premier lieu parce que, entre-temps, la production mondiale de blé, de maïs et de riz a pu être triplée. Et si celle ci a pu connaître une telle escalade, c'est avant tout grâce aux hydrocarbures."

    "En deux décennies seulement (... 1950 1970 ... ) "les paysans ont accru les récoltes d'autant qu'au cours des onze mille années précédentes, de la naissance de l'agriculture à 1950""

    "Depuis 1950, les quatre cinquièmes de la croissance des récoltes de céréales ont été obtenus en améliorant la productivité des sols, une amélioration due, pour l'essentiel, à l'afflux de pétrole" ( ...) mécanisation, développement massif de l'irrigation, acheminement de nouvelles semences à haut rendement, ou encore multiplication ( ...), rien qu'au cours des années 1960, des quantités d'engrais épandues, passant de 30 à 90 millions de tonnes par an. L'ammoniac de synthèse qui permet de fabriquer les engrais azotés est désormais produit en très grandes majorité à partir de naphta et de gaz naturel : grâce au procédé Haber-Bosch, près de 40% des protéines ingérées par les humains seront bientôt tributaires des hydrocarbures".

    "La modernisation de l'agriculture gagne l'Europe à partir des années 1950"

    L'auteur signale là aussi le rôle central de la fondation Rockfeller dans le déroulement de la révolution verte, et sa diffusion à travers le monde (Amérique du sud, Inde, ...) entres autres pour lutter contre le communisme.

    Agriculture du pétrole et Seignalet

    Dans ce site, je mets très souvent en avant les résultats incroyables, car persistants dans le temps, reproduits dans de très nombreux cas (en général, plus de 70 % des patients pour lesquels des témoignages existent, avec des reculs parfois de deux décennies) de l'alimentation dite Seignalet. Trois aliments supprimés dans le régime Seignalet, gluten, produits laitiers, et maïs, ont subi des modifications profondes à ces périodes (autour des années 1950). Par contre, pour la majorité des patients concernés, le retour à des produits dits "ancestraux" épeautre, kamut, laits d'espèces nourries plus naturellement, ne change rien à l'affaire.

    Les transformations entreprises dans les années 50 ont certainement démultiplié les intolérances alimentaires déclarées, car nos organismes ont été alors "bombardés" par ces substances. Mais ces intolérances ont donc dû être présentes de tous temps, puisque des produits alimentaires antérieurs aux années 50 les déclenchent également.

    Une autre hypothèse est que des substances artificielles récentes aient pu ces dernières décennies largement augmenter la perméabilité intestinale, et donc favoriser ces intolérances. Toutefois, aucun produit avec ces propriétés n'a été trouvé de façon avérée.

    Les patients, nouveaux puits de pétrole ?

    Big oil et big pharma

    Les compagnies qui ont dominé et dominent encore le marché du pétrole ont été et sont très peu nombreuses dans le monde. A majorité américaines (le sous-sol américain a été un des plus fantastiques pourvoyeurs de pétrole classique depuis la fin des années 1800. Puis le pétrole classique facile à extraire s'étant épuisé, les ressources plus complexes à extraire, moins concentrées, permettent, mais pour un temps plus limité, et des coûts de plus en plus élevés, de retrouver de hauts niveaux d'extraction aux Etats-Unis), elles ont été surnommées "Big Oil". Ou les 7 sœurs pour une partie d’entre elles. Beaucoup de puissance financière (voir dans cet ouvrage l'incroyable proximité entre le monde pétrolier et les banques type Morgan Chase), décisionnaire, militaire (l'auteur Mathieu Auzanneau nous apprend par exemple qu'à certaines périodes récentes, l'armée américaine consommait autant de pétrole qu'un pays comme la Grèce), a donc été, et est, réunie entre une poignée de sociétés.

    Le terme Big pharma désigne un ensemble pas vraiment défini de grandes compagnies pharmaceutiques.

    On trouve quelques airs de famille avec Big Oil. Le pétrole, et les médicaments, sont indispensables au fonctionnement de nos sociétés. La dépendance au pétrole (et aux autres ressources fossiles dans une moindre mesure : charbon, gaz, uranium, ..) est quasi totale (bitume et goudron des routes, essence des véhicules, matières plastiques, chauffage, électricité, composants de peintures, vernis, médicaments, habits, produits ménagers, engrais, lubrifiants divers pour les moteurs, pour les rouages industriels, paraffines, etc.).

    La dépendance aux médicaments, moins. Toutefois, sous le terme de prévention, se cachent des stratégies de dépistage, de traitements "préventifs", qui tendent à considérer une énorme part de la population comme devant être traitée.

    Comme pour le pétrole, les décisions sont dans les mains d'un nombre assez petit d'individus. C'est le cas en sciences en général (que ce soit en sciences physiques, naturelles, humaines, cf. Thomas Kuhn "la structure des révolutions scientifiques"). Les tenants d'une théorie dominante, une à quelques personnes, orientent les protocoles scientifiques qui ne peuvent aller ensuite que dans un sens de confirmation. Les chercheurs, enseignants, thésards, praticiens, sont tous embauchés car ils entrent plus ou moins dans ce moule. Après un stand bye de ce type qui peut durer très longtemps, des périodes de révolutions scientifiques s'installent. Mais quand, comme en médecine, les protocoles et pratiques usuels sont sources de revenus en milliards, ce phénomène de "révolution scientifique" risque bien d'être bloqué longtemps, quelles que soient les réalités scientifiques.

    Exemples de patients - puits de pétrole

    Comment transformer un patient en puits de pétrole ? Selon deux voies : la première, la plus habituelle, c'est de traiter le plus de patients possibles, le plus longtemps possible, et de les rendre "captifs" de ces traitements. Le mécanisme est identique pour certains dépistages sur-vendus, et rendus systématiques. La seconde voie est de concevoir des médicaments extrêmement chers pour des maladies rares. Je traite ici surtout de la première façon. La seconde est tout aussi discutable.

    Le cholestérol

    Là ce n'est pas qu'une question de norme. Mais de concept. 6 à 7 millions en France, beaucoup plus dans le monde, seraient traités contre le cholestérol. Sans compter tous ceux qui ne mangent que deux oeufs par semaine, ou suivent d'autres recommandations diététiques sans réel fondement. Pour vous faire une idée générale, voir les sites :

    En résumé, la majorité des études cliniques récentes montre que faire baisser le cholestérol, ou baisser le LDL et monter le HDL, ne sert strictement à rien. Voire est délétère. Et que ces traitements s'accompagnent trop souvent d'effets secondaires parfois dramatiques. C'en est même effrayant, les essais contre les CETP sont négatifs, comme ceux pour les autres systèmes de traitement anti- PCSK9. La meilleure preuve ? Les industriels les abandonnent. Et les statines ? Leur ancrage comme traitement de référence vient beaucoup de la réussite proclamée des premières études parues sur le sujet. Que ces études n'aient jamais plus été confirmées depuis le milieu des années 2000, qu'elles n'aient pas trouvé à l'époque les effets secondaires pourtant nombreux, (trous de mémoire, douleurs intenses, diabète de type 2, etc. Ces effets, et bien d'autres, concernent des millions de personnes. Je cite ceux ci car le hasard m'a mis récemment en présence de deux personnes qui avaient subi ces effets) ne gêne en rien les défenseurs de cette théorie, et les prescripteurs. Je rappelle souvent cette anecdote de médecins généralistes disant à peu près lors d'un congrès "Nous sommes d'accord, ces médicaments n'apportent rien et génèrent d'énormes effets secondaires, mais si nous les dé-prescrivons nous nous ferons taper sur les doigts (risques de condamnation professionnelles) par le cardiologue prescripteur, ou par la sécu".

    Puissance financière, puissance de communication, lobbying, génération de peur peuvent expliquer la persistance de ces médicaments dangereux.

    Pour les médecins qui seraient choqués ou étonnés par cette remise en cause : à la base, ces molécules anti cholestérol ne peuvent pas être testées en double aveugle, contrairement à ce qui est annoncé, puisque la moindre prise de sang permet de savoir qui voit sont taux de cholestérol chuter. Partant de là, des biais, volontaires ou non, sont possibles dans l'analyse de cas, dans les déclarations de morbidité, dans la recherche de causes de mortalité, etc. Les sources d'erreur ont donc été présentes dès le début pour les médicaments anti-cholestérol. Le fait que les effets secondaires majeurs, comme l'énorme effet diabétogène, les troubles cognitifs (trous de mémoire, épisodes dépressifs sévères, symptômes type Alzheimer, ..), les douleurs terribles, n'aient que peu, ou pas, été vus au départ (les essais dans les années 90, début des années 2000 - ceux sur lesquels se basent toutes les recommandations) devrait suffire aussi à jeter un discrédit total sur cette classe de médicaments.

    En d'autres termes. Des études paraissant suspectes ont permis d'installer en force des médicaments, pour lesquels les terribles effets secondaires n'ont été qu’égrénés ensuite, en insistant à chaque fois sur les effets positifs. Lesquels ? Etonnant puisque dans la majorité des études, il n'y a strictement aucun gain, ou des gains très très limités, en termes de survie pour des médicaments sensés sauver beaucoup de vies. Pour des patients qui sont hors du cadre double aveugle.

    Comment des docteurs es médecine, et d'autres docteurs es sciences, ont ils pu à ce point se laisser abuser ?

    Le dépistage des cancers

    J'ai longtemps été persuadé que le dépistage systématique était une bénédiction. Après lecture des analyses faites sur ce sujet, je ne le pense plus du tout.

    Voir dans le lien qui suit, le premier paragraphe, et les liens qu'il contient. Cela représente beaucoup de lecture. Cet effort peut être nécessaire si vous êtes une personne concernée, tellement les bienfaits du dépistage ont été ancrés dans nos têtes.

    Un autre lien plus bref sur le même sujet :

    Le surdiagnostic étant avéré, la question du traitement, quel qu'il soit, semble biaisée, notamment pour le cancer du sein. Je vous renvoie aux billets déjà publiés ici, qui mettent en avant notamment l'approche alimentaire :

    La Grippe

    La grippe est dangereuse, la grippe tue, ou elle est juste très fatigante et douloureuse. Alors pourquoi se priver de vaccination ? Parce que la mortalité liée à la grippe est très mal connue, et selon les données officielles, très peu élevée. Et parce que le rôle préventif des vaccins est très mal connu également.

    Il y a quelques années, je lisais ou entendais souvent qu'il fallait vacciner les personnes âgées pour les protéger. Maintenant le vaccin est considéré souvent peu efficace pour les personnes âgées, et il se dit qu'il faudrait les vacciner elles, ainsi que les personnels soignants, voire les enfants qui les approchent. Bref, une fuite en avant, avec de plus en plus de patients qui pourraient devenir captifs de ce grand marché là. Et très peu de certitudes sur une quelconque utilité de ce vaccin.

    Pour tout commerce, un revenu même faible à l'unité, mais répété des millions de fois, et surtout prévisible et régulier (pour les vaccinations qui deviennent obligatoires ou ultra conseillées par messages répétés), est une vraie bénédiction. Même si les sommes obtenues sont énoncées faibles (argument souvent asséné dernièrement pour contrer le fait que les vaccinations obligatoires pourraient être vues comme des pactoles financiers), cela représente des gains financiers considérables et surtout prévisibles et reconductibles chaque année. Le rêve de tout commerçant ou de tout financier.

    Pour la réalité de la mortalité liée à la grippe, et de l'efficacité du vaccin, voir ici :

    Et pourtant, ce vaccin continue d'être présenté comme étant un modèle.

    Traduction économique de ces patients puits de pétrole

    J'incite toutes les personnes intéressées à acquérir et lire le numéro d'Alternatives économiques de Janvier 2018. Le dossier "Ordonnances sous influence" très factuel, est passionnant.

    J'en recopie quelques passages :

    P. 64 "Le marché du médicament se trouve en excellente santé. (...) il a été classé comme le secteur le plus rentable aux Etats-Unis par le magazine Forbes, devant la finance. (...) le chiffre d'affaires total du médicament dans le monde était de 1104 milliards de dollars en 2016, en augmentation de 93% depuis 2005. (...) La France, quant à elle, est le cinquième pays au monde où se vendent le plus de médicaments. Côté production, l'industrie pharmaceutique française est la troisième en Europe et elle réalise la moitié de son chiffre d'affaires à l'exportation."

    Comment ces puissances économiques que sont les labos pharmaceutiques peuvent peser sur les prix, les autorisations, etc. relatifs aux médicaments ?

    Tout simplement par une influence financière, d'abord auprès des doyens et des étudiants en médecine. D'après ce dossier, parmi les 20 labos les plus généreux avec les doyens des facs de médecine, deux ont déjà été cités plus haut : Sanofi, et Pfizer. Les autres jouent les mêmes rôles, avec les mêmes tactiques d'influence. Les pratiques qui fonctionnent, commercialement parlant, se sont vite diffusées, quels qu'aient été les précurseurs.

    L'accent est mis sur les prescriptions hospitalières, car les médecins de ville ne remettent que peu en cause ensuite ces prescriptions initiales.

    Les spécialités les plus ciblées seraient les endocrinologues diabétologues*, les gastro-entérologues-hépatologues, les cardiologues, les chirurgiens orthopédiques**, et les rhumatologues.

    * Les insulines à peu près équivalentes, les matériels de lecture de la glycémie, et d'injection (stylos ou pompes ) insuline sont nombreux. Ceci explique peut être cela, chacun veut faire sa place. Mais il semble aussi que le forcing pour tester le cholestérol et pour traiter ait été très fort.

    ** C'est un domaine que je connais pas du tout, ceci dit j'ai entendu à plusieurs reprises des professionnels de santé (infirmiers notamment) dire qu'il y avait des abus dans le domaine des prothèses, avec de fortes sommes en jeu. Est ce que c'est ça qui explique les tentatives d'influence dans ce domaine ? Si parmi les lecteurs quelqu'un connait ce domaine, merci de venir témoigner ici.

    On retrouve plusieurs médicaments concernant certaines de ces spécialités parmi un panel de médicaments décriés par des professionnels de santé :

    Conclusion sur les patients puits de pétrole

    En conclusion, une partie des patients semble être considérée comme une source de profits très conséquents, avec des sommes énormes en jeu. Un peu comme des puits de pétrole. 

    L'histoire parallèle entre production pétrolière et recherche en santé au 20 ème siècle a pu contribuer à masquer tout un pan de la médecine, celui du rapport entre santé et environnement, dont l'alimentation.

    Soigner des patients qui n'en n'ont pas réellement besoin, ou ne pas voir des effets secondaires majeurs pendant quelques décennies, sont des techniques qui aident à accroître les chiffres d'affaire. Qui représentent des sommes considérables. Est-ce que la santé remplacera le domaine du pétrole en termes de financements de nombreux aspects de la vie quotidienne, de la recherche, et d'influences diverses ?

    Dans l'expectative, mieux vaut pour chacun d'entre nous prendre les devants et se renseigner sur les très nombreux rôles possibles de l'environnement pour nos pathologies. Notamment les liens entre alimentation et santé. J'ai encore eu par exemple ces jours-ci plusieurs témoignages de réussites du régime Seignalet ou de méthodes proches (Spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaque, maladie de Lyme), associé ou non à d'autres techniques.

    Voir par exemple :

    Pour réduire massivement la dépendance de notre agriculture au pétrole, des pistes de solutions éprouvées existent. Par exemple (chercher le chapitre sur l'agriculture) :

  • Cancer du sein, cancers

    La page : Cancer du sein est mise à jour. *

    Avec des liens sur les limites et les risques du dépistage de masse (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut jamais se faire dépister, mais les dépistages devraient être beaucoup plus ciblés), les approches préventives efficaces, les approches complémentaires efficaces une fois le cancer vraiment déclaré, les médicaments qui peuvent contribuer à l'apparition de ce cancer. Et même un bonus musical en lien.

  • Maladie de Basedow Graves et Seignalet

    Parmi les environs 100 pathologies que réussit à calmer, voire stopper, le régime Seignalet, certaines sont plus citées que d'autres, quels qu'aient été les résultats du Dr Seignalet au départ. 

    La maladie de Basedow (ou Basedow-Graves, dénomination plus utilisée à l'étranger) fait partie des maladies pour lesquelles les témoignages sont rares. Pourtant les résultats du Dr Seignalet sur ses patients atteints étaient très bons, http://www.seignalet.fr/images/stories/pdf/tableau1.pdf, cf. la 20 ème ligne du tableau.

    Définition de la maladie de Basedow

    Qu'est ce que la maladie de Basedow, et en quoi l'alimentation peut avoir un effet ?

    Je récupère la synthèse effectuée par l'assocation Jean Seignalet :   http://www.facebook.com/seignalet/posts/1304441506332488.

    Attention, il est bien signalé que le traitement médical (antithyroïdiens de synthèses) doit être pris et continué jusqu'à ce que les effets de l'alimentation soient manifestes, voire au delà, ce délai pouvant être long. Le Dr Seignalet indiquait aussi que les améliorations, très nettes et rapides avec le changement alimentaire, n'étaient pas toujours de 100 %, en termes biologiques ou cliniques. 

    "La maladie de basedow

    C’est une maladie où Il y a trop d’hormones thyroïdiennes dans le sang ,on se retrouve donc avec une accélération du rythme cardiaque ,un amaigrissement ,une impression d’avoir trop chaud ,un besoin exagéré de boire ,une diminution de la force musculaire ,un tremblement ,un nervosisme allant parfois jusqu’au troubles caractériels.

    A côté de ces signes généraux il y a aussi une atteinte oculaire avec, au minimum un éclat du regard et un inconfort oculaire et parfois des signes plus graves comme l’exophtalmie, la « saillie des yeux » qui est souvent caractéristique. 
    Ce sont les principaux signes de la maladie de basedow. 
    Quelle est son importance ?
    Elle touche une personne sur 100 en France. Elle frappe quatre femmes pour un homme et principalement des adultes jeunes.
    On sait que la maladie de basedow débute souvent au décours d’un stress (90%) ou d’une virose (10%.)

    D’origine inconnue, la maladie de basedow est considérée comme une maladie auto -immune.
    Elle offre une association modérée avec HLA DR3. (Voir tableau association HLA et maladies auto-immunes dans le livre l’alimentation ou la troisième médecine.)

    Il y a un anticorps qui stimule les cellules de la thyroïde, ces cellules secrètent alors, en réponse, trop d’hormones thyroïdiennes (voir détails page 270-271 l’alimentation ou la troisième médecine.)

    Cet anticorps stimulant est un anticorps anti yersinia, yersinia enterocolitica est une bactérie intestinale. (Voir détails page 271-272)

    Dans la maladie de basedow c’est un peptide d’origine bactérienne qui va déclencher la réaction auto immune.
    Ce n’est pas un peptide alimentaire.

    Alors pourquoi faire le régime hypo toxique ?
    Le fait d’adopter une diététique Seignalet permet de resserrer la paroi intestinale, de lutter contre l’hyperperméabilité de la paroi, pour que la paroi intestinale bloque mieux ces peptides de yersina et qu’ils n’arrivent pas dans le sang, ou qu’ils y arrivent en plus faible quantité. 
    Le régime hypo toxique permet aussi d’avoir un meilleur équilibre de la flore intestinale, un microbiote qui collabore, cela pourra ainsi s’opposer à la prolifération de la bactérie intestinale yersinia en cause. Et diminuer le peptide immunogène.

    Quels traitements pour la maladie de basedow ?
    Les traitements médicamenteux contre l’hypersécrétion d’hormones thyroïdiennes comme les antithyroïdiens de synthèse.
    La chirurgie peut être utilisée pour enlever la glande thyroïde avec en conséquence tous les traitements substitutifs définitifs avec les hormones qu’il faut ensuite maitriser.
    Les manifestations oculaires sévères sont souvent résistantes aux divers traitements proposés comme aux corticoïdes, à la radiothérapie locale et à la décompression chirurgicale orbitaire.
    Ces traitements ne sont pas totalement satisfaisants.

    Le régime hypo toxique : Dans un basedow sévère, pour améliorer rapidement la situation il faut d’abord faire appel aux antithyroïdiens de synthèse.
    Le changement nutritionnel dont l’action est lentement progressif prenant ensuite le relais.
    Le régime a été essayé chez 8 malades qui prenaient déjà des antithyroïdiens de synthèse.
    La rémission a été atteinte assez rapidement, plus vite qu’avec les seuls médicaments.
    Apres l’arrêt des antithyroïdiens de synthèse aucune rechute n’est survenue après un délai de 2 à 9 ans pour ces 8 malades (.alors que sans régime il y a récidive dans plus de la moitié des cas de maladie de basedow dans les 3 ans.)
    Une neuvième patiente n‘a pas voulu de traitement, elle a suivi le régime Seignalet et sa maladie s’est normalisée en 18 mois.
    Le changement nutritionnel a un impact très bénéfique sur les manifestations oculaires.
    La maladie de basedow est améliorée le plus souvent par la nutrition Seignalet
    Dr Dominique Seignalet
    "

    Témoignages trouvés

    Le témoignage qui suit concerne un délai trop rapide pour être significatif. J'en donne quand même quelques extraits car la personne note des changements très rapides après le changement d'alimentation, jamais obtenus auparavant,  https://jacquelinelagace.net/tag/maladie-de-basedow/

    "J’ai 53 ans , je suis médecin retraité en France , et j’ai développé en août 2012 une maladie de basedow qui m’a contrainte à stopper mon activité professionnelle . Sous Néomercazole pendant 20 mois , j’ai attribué des raideurs douloureuses des mains apparues en octobre 2012 , à la prise de ce médicament .
    Mais , à l’arrêt de celui-ci , aucune amélioration . Alors , je me suis dit , ça ne vient pas de là. Entre temps , j’avais vu un rhumatologue , pas de facteur rhumatoïde , il ne savait pas ce que j’avais.
    Alors j’ai fouillé internet et je suis tombée sur le site de Mme Lagacé : et je me suis dit : Bingo , il ne reste plus qu’à essayer , je ne risque pas grand chose .
    Celà fait maintenant quinze jours que je suis le régime , et depuis trois jours , mes doigts sont quasiment libres et ne sont plus douloureux …je n’ose presque y croire . je sais maintenant que ma vie alimentaire vient de prendre un tournant
    .

    Un témoignage plus mitigé, car parmi tous les symtpômes qui ont disparu l'exophtalmie montre des signes de reprise. Il est possible que pour cette personne l'antithyroïdien de synthèse ait été arrêté trop tôt.  http://forum.doctissimo.fr/sante/thyroide-problemes-endocrinologiques/besoin-temoignages-basedowsujet_167603_1.htm

    "Je fais le régime Seignalet depuis 2 ans et demie. J'avais plein d'anticorps, et une exophtalmie très gênante, ainsi que des douleurs articulaires et musculaires intenses et invalidantes (dont myopathie endocrine). Dès que j'ai commencé le régime, en 2 semaines mes douleurs ont régressé, surtout articulaires. Mes anticorps ont chuté, et on a pu arrêter le traitement bloquant au bout de moins d'un an sans problème, au bout de 7 mois de régime donc. je suis repassée à un traitement substitutif, preuve que la thyroïde est redevenue comme avant basedow (hashimoto donc) Les problèmes aux yeux ont cessé, les paupières ont pu se refermer. Récemment la gêne oculaire a recommencé, car j'ai passé l'été en hypothyroïdie (j'espère en fait que c'est à cause de ça), et on a mis en évidence mon exophtalmie par scanner: j'avais de beaux restes. :( 
    Je n'ai pas cessé le régime, donc j'espère ne pas avoir d'anticorps anti traks, et que les soucis aux yeux vont cesser à nouveau.
    Sur ce forum j'ai parfois tenté de persuader des personnes d'essayer le régime Seignalet, sans succès... et pourtant!
    "

    Deux autres témoignages plus nets sont disponibles ici,  https://www.facebook.com/seignalet/posts/1304441506332488

    A. S. Je confirme ! (note : message datant du mois d'octobre, soit 6 à 7 mois après le début du régime)
    Basedow diagnostiqué fin mars. Depuis, j'ai suivi un régime hypotoxique. Et cette semaine, ma maladie de Basedow a été déclarée terminée : analyse de sang et échographie thyroïdienne impeccables... en 6 mois, au lieu des 18 mois minimum annoncés par mon endocrinologue :-)

    M. G. C. J'etais depistee avec la maladie Basedow-Graves dans un etat tres avance il y a dix ans.Apres cinq ans j'ai suivi ce regim extraordinire qui dans la premiere etape a ameliore mes simpthomes,j"ai redevenue a ma conduite normale,Depuis 2015 j'ai stope la medication ,j'ai continue le regime du professeur Seignalet et mes analises sont NORMALES! Je continuerais ce maniere de vie et je suis tres recconaissante au professeur Jean Seignalet!Ma pression occulaire aussi est basse et je suis sure qu'elle sera normale.Un grand merci!

    Un autre témoignage d'évolution assez nette : https://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/sandy-basedow-t718.html par Sandy » 02 mars 2005, 15:30

    "Bonjour! 
    Atteinte de la maladie de Basedow, je suis le régime Seignalet depuis juin 2003 et je suis en rémission depuis avril 2004. Je continue le régime, bien sûr! 
    J'aimerais connaître d'autres malades de Basedow qui suivent le régime pour échanger informations, idées et impressions. 
    Je précise que je n'ai pris aucun médicament chimique depuis qu'on m'a diagnostiqué la maladie (février 2003), que j'avais une forme modérée de la maladie, que mon endocrinologue m'avait dit que "la maladie de Basedow ne s'en va pas comme ça" et que je n'ai pas de nouveau RV avec elle - juste une ordonnance au cas où. 
    J'attends vos réponses! 
    Sandy - qui suit le régime de manière fidèle avec simplement 3 ou 4 écarts dans une année...
    "

    Cette  personne était également intervenu auparavant sur cet autre forum : http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/11527.html

    Conclusion (n° 1) provisoire pour les liens entre Basedow-Graves et régime Seignalet

    Ces témoignages sont peu nombreux, et pas suffisamment significatifs en termes quantitatifs.  

    Mais très significatifs sur l'obtention de résultats très rapides, et des améliorations nettes pour chaque personne pour lesquelles j'ai pu trouver un témoignage. C'est à dire qu'un résultat a été obtenu dans 100 % des cas recensés. Avec un long recul pour les cas cités par le Dr Seignalet.

    J'incite toutes les personnes concernées à s'informer et mettre en place ce régime, au plus tôt, et notamment avant de passer à la destruction de la thyroïde, ce qui est le cas pour une certaine proportion de patients. Informez également votre médecin, même s'il n'est pas d'accord avec ce type d'alimentation.

    Cela reste une des pathologies pour lesquelles le traitement doit être pris jusqu'à ce que les résultats cliniques et les analyses soient revenus à la normale. Le changement alimentaire prend le relais progressivement. La thyroïde étant une glande endocrine centrale pour la régulation de plusieurs fonctions de notre organisme, il ne faut pas hésiter à reprendre les anti thyroïdiens de synthèse en cas de reprise des symptômes ou de dégradation des analyses. 

    Conclusion (n° 2) personnelle sur les liens entre recherche et médecine

    J'ai eu la chance de discuter avec un des scientifiques sur les travaux duquel le Dr Seignalet s'est appuyé pour établir et affiner sa théorie sur les mécanismes en cause pour cette maladie. Je l'en remercie car cette personne avait pris du temps sur une énorme charge de travail.

    Scientifique qui ne reconnaissait pas les résultats obtenus par le Dr Seignalet. Il est vrai que les témoignages, bien que très positifs, sont ici beaucoup plus rares que pour d'autres maladies. Ce scientifique souhaitait que des études "reconnues" soient réalisées à ce sujet. Moi aussi d'ailleurs, mais il n'y a à ce jour pas de budget du tout pour de telles études. Et d'ailleurs ce scientifique, en position de décider pour certains budgets d'étude, ne semblait pas en mesure de le faire pour cette thématique là. 

    Ce scientifique a pris la peine de se pencher sur ces questions, ce qui est loin d'être le cas de la plupart de ses collègues, qui refusent même un regard rapide à ce type de théorie, et encore plus à un résultat obtenu par un changement alimentaire. C'est équivalent selon moi à un passage de l'ouvrage "Anticancer, édition Robert Laffont, pages 48-49" du médecin et chercheur David Servan-Schreiber. Il décrit la phase après le moment où ce scientifique de plus en plus réputé a appris être atteint d'un cancer réputé incurable. Les surlignements en gras sont de moi 

    " C'est dans cette période qu'a débuté le grand virage qui m'a progressivement amené à abandonner "la science pour la science" qui avait représenté jusque là le plus clair de mon activité. Comme la plus grande partie de la recherche dite médicale, ce que je faisais dans mon laboratoire de recherche n'était que théoriquement lié à la possibilité de soulager la souffrance. Au début, les chercheurs comme moi s'engagent avec enthousiasme et naïveté dans un travail qui va, croient-ils, permettre de guérir la maladie d'Alzheimer, la schizophrénie ou le cancer. Et puis, sans savoir comment, ils se retrouvent à mettre au point de meilleures techniques de mesure pour les récepteurs qui sont la cible des médicaments dans les cellules... En attendant, ils ont de quoi publier des articles dans des revues scientifiques, obtenir des subventions et faire tourner leur laboratoire. Mais ils ont dérivé à mille lieux de la souffrance humaine" "L'hypothèse que nous explorions (...) le rôle du cortex préfrontal dans la schizophrénie* -, est désormais une théorie largement admise au sein de la profession et continue de suciter des programmes de recherche (...) C'était en somme du très bon travail scientifique. Mais il n'aidait personne à guérir, ni même à aller mieux."

    C'est ce que j'ai observé à de très nombreuses reprises dans des recherches considérées comme étant de pointe, y compris en immunologie. 

    Pour réussir ce saut, entre recherches pointues mais pas toujours efficaces pour les patients, et protocoles vraiment efficaces pour les patients, briser un paradigme pourrait être le premier pas, le plus dur à franchir, et le plus capital. Dans le cas d'une maladie auto-immune comme celle de Basedow-Graves, ce serait le simple fait d'accepter qu'un changement alimentaire puisse jouer un rôle.

     

    * Comme par une sorte d'Ironie, pour cette pathologie, les facteurs environnementaux, notamment l'alimentation, semblent jouer un rôle prépondérant, rôle qui n'était pas du tout reconnu lors des travaux du Dr Servann Schreiber, et qui l'est très peu maintenant malgré des données concordantes qui méritent de larges vérifications Cerveau et alimentation : la schizophrénie aussi ?

     

  • Mortalité des enfants : quelles réalités ? quelles efficacités ?

    En préalable : le système immunitaire est un des systèmes biologiques les plus complexes à comprendre. Et il est parfois encore plus difficile d'intervenir à bon escient dans ce système organique, avec efficacité et sans effets secondaires rédhibitoires. Les découvertes ont été spectaculaires ces dernières décennies, par exemple dans le cas du SIDA. Beaucoup moins dans le cadre des maladies dites auto-immunes, nombreuses et toujours mal comprises. Ou dans le cas de maladies émergentes, telle que la maladie de Lyme. Des "inconnues" sont donc toujours là en immunologie. Il est légitime de se poser des questions sur l'efficacité, et les risques, de tout ce qui intervient sur ce système immunitaire, dont chaque vaccin pris indépendamment. 

    Je préfèrerai écrire sur un des sujets pour lesquels j'ai créé ce site au départ, par exemple, un article à écrire (bientôt ...) sur les effets très positifs de l'alimentation Seignalet pour la maladie de Basedow-Graves (maladie auto immune qui entraîne une hyperthyroïdie).

    Néanmoins, le débat sur les vaccins est un sujet très complexe, il est étrange qu'il soit simplifié à ce point dans les médias. Je partage mes réflexions du moment. Je cite des articles, pistes, conclusions auxquelles j'arrive, mais n'étant pas du tout spécialiste, j'espère que chacun pourra prendre le temps de parcourir les données citées, et se forger sa propre opinion. Je n'ai, par manque de temps, pas pu lire les ouvrages de M. Georget sur ce sujet, très complets paraît il. 

    Pour commencer voir par exemple ce billet édifiant : http://michel.delorgeril.info/non-classe/la-science-vue-par-linserm-nous-instruit-enfin-sur-les-vaccins. Dans ce lien-ci, le rédacteur, très bon connaisseur des modalités de recherche, lui-même chercheur, s'appuie ici uniquement sur des données officielles.

    Mortalité juvénile

    Il est normal qu'on veuille à tout prix protéger sa progéniture, ou la population d'un pays, sur tous les fronts, avec les meilleurs moyens disponibles. Le débat récent sur les vaccins relance cette question. Si cela fonctionne et permet d'éviter des souffrances inutiles, séquelles ou décès, pourquoi se priver de ces vaccinations ? Mais est-ce que ça fonctionne vraiment ?

    Tout le monde est d'accord pour prévenir les maladies, pour sauver la vie de ses enfants, mais comment fait-on au mieux ? Les débats sont souvent passionnels ; quels sont les faits ? Et surtout, quelles sont les vraies priorités ? Il est difficile de se faire une opinion objective, tant les messages sur ces sujets, quels qu'lls soient, tiennent lieu du pilonnage. Quelques chiffres officiels permettent d'éclaircir ce paysage plein de brouillards. 

    Evolution de la mortalité infantile et des jeunes adultes

    L'Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2386052#graphique-Tableau1) nous montre cette évolution pour 14 années successives :

    Mortalite jeunes insee 2000 2014

    La baisse de la mortalité est quasi continue (je n'ai pas trouvé d'explication pour l'augmentation en 2001 avant une baisse continue ; il était question dans un texte - dont j'ai égaré les références - de changement de méthode de décompte entre les années 2000 et 2001, qui expliquerait cette différence, mais je n'ai pas trouvé sufisamment de détail à ce sujet), avec un ralentissement de la baisse, une légère inflexion de la courbe, entre 2007 et 2009. C'est à dire au moment de la crise économique qui a frappé la France comme beaucoup d'autres pays. 

    Part de la mortalité routière

    Les jeunes adultes sont intégrés dans ce décompte, avec les enfants ; il est important de vérifier d'abord les évolutions de la mortalité routière, connue pour être meurtrière dans cette tranche d'âge, pour savoir si c'est ce paramètre qui a joué :

    Mortalite routiere

    La mortalité routière a continué à diminuer de 2007 à 2008. Ce n'est donc pas ce critère qui explique le ralentissement de la baisse de mortalité de la courbe précédente. Il y a par contre eu une stagnation entre 2008 et 2009. Je n'ai pas trouvé le détail (part de jeunes adultes parmi les accidentés de la route). Il est possible que cette stagnation se répercute en partie dans la courbe ci-dessus.

    Causes de mortalité infantile

    Quelles sont les principales autres évolutions pendant cette période 2007 - 2009 ?

    C'est à dire les causes de mortalité qui ont le moins baissé, et pour lesquelles la tendance à une baisse marquée a ensuite repris à partir de 2010 :

    • les infections périnatales
    • les maladies infectieuses et parasitaires

    Si l'on reprend les sources officielles (Institut National de Veille Sanitaire = INVS), on trouve des explications sur ces termes et les maladies qui y sont associées : 

    http://invs.santepubliquefrance.fr/presse/2008/communiques/infections_perinatales_080408/infections_perinatales_080408.pdf.

    Exemple de la rubéole

    Certaines de ces maladies sont concernées par les vaccins, d'autres non. Par exemple la rubéole est concernée par la vaccination. Pourtant, à cette période (avant 2008) où cette vaccination (vaccin ROR) n'était pas obligatoire, l'InVS indique une division par 20 des cas de rubéoles. Il est probable que d'autres stratégies, et/ou d'autres évènements non planifiés aient permis, volontairement ou non, de diminuer les incidences de la rubéole chez la mère enceinte et chez les nourrissons, et plus généralement dans l'entourage des nourrissons. 

    Pour la réalité de la contamination par la rubéole voir ce lien : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/rubeole/definition-modes-transmission. Il y est écrit :

    "Rubéole et grossesse en 2012, en France :

    • 13 infections maternelles ont été rapportées (augmentation de 5 cas par rapport à 2011) témoignant de la persistance d’une circulation résiduelle du virus ;
    • une transmission fœtale a été diagnostiquée pour 3 de ces 13 infections maternelles ;
    • aucune rubéole congénitale malformative n’a été diagnostiquée ;
    • près de la moitié des infections maternelles sont survenues chez des femmes nées dans des pays où les programmes de vaccination ne comportent pas la vaccination anti-rubéoleuse."

    En d'autres termes, et même si on ne peut pas exclure l'action du vaccin pour arriver à ce résultat, le nombre de cas est très faible et ce sont des cas sans incidence majeure. Les pays à plus faible couverture vaccinale sont souvent des pays pauvres, avec la prédominance des problèmes de santé liés à la malnutrition. Il est difficile de savoir si les maladies infectieuses y sont plus répandues, et plus virulentes, en raison d'une couverture vaccinale moindre, ou en raison d'un manque d'accès à l'eau et/ou aux nutriments essentiels et/ou aux soins de base, quels que soient les vaccins disponibles.  

    Influence du contexte économique

    Grâce au graphe du début d'article, et aux données associées (cliquer sur le 1er lien de ce billet) on voit que l'ensemble de ces maladies là ont diminué en France en continu dans les années 2000 - 2014, avec une baisse moins marquée pendant la période de crise économique. Je ne peux qu'émettre des hypothèses sur les liens entre crise économique et ralentissement de la baisse de mortalité infantile : 

    • les infections péri-natales, les maladies parasitaires, peuvent être en partie liées à une moindre hygiène alimentaire pendant la grossesse chez les populations à très faibles revenus et avec peu de perspectives d'avenir ;
    • la crise financière mondiale dite de 2008, mais qui a débuté avant. Cette crise financière a pu être d'abord une crise de l'énergie, comme le développe précisément l'auteur Mathieu Auzanneau dans son ouvrage passionnant "Or noir" ou dans son blog http://petrole.blog.lemonde.fr/. En résumant, il indique que les prix de l'énergie avaient énormément augmenté jusqu'à cette période, ainsi que les taux d'intérêt qui y sont liés, en rappelant que la plupart des autres grandes crises économiques de ces dernières décennies ont été liées à des chocs pétroliers (par ex. diminution de la ressource au Etats Unis dans les années 70, avec apparition inédite d'une obligation d'importer du pétrole, obligation qui est allée croissante depuis). Comment une telle crise énergétique, et financière, en 2007, peut elle jouer sur la santé?  Difficile de voir s'il y a un lien de causalité ou pas. Mais le parallèle entre cette crise économique, et le ralentissement de la baisse de mortalité infantile est une piste à explorer.

    Pour la population en général un fort lien est suggéré, par exemple ici : http://www.lemonde.fr/logement/article/2017/12/02/precarite-energetique-le-veritable-enjeu-c-est-la-renovation-des-passoires-energetiques_5223770_1653445.html. Il y est écrit : " Et les conséquences ne sont pas qu’économiques ou environnementales. La précarité énergétique a aussi un impact énorme sur la santé. Il y a quelques années, nous avons mené une étude dans laquelle nous comparions deux groupes, l’un vivant dans une situation de précarité énergétique, l’autre pas. Pour le premier groupe, nous avons clairement observé une surreprésentation des maladies cardio-vasculaires, des problèmes respiratoires, des migraines, de l’anxiété, des dépressions."

    Le lien interne à cet extrait renvoie à une étude qui porte plus sur les adultes que sur les enfants, mais le résultat est là. La santé est moins bonne d'une façon générale. 

    J'avais quasiment fini ce billet quand j'ai découvert sur ce lien un paragraphe sur la mortalité des nourrissons en 2008 : http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/11/quand-le-president-du-conseil-national.html (à peu près à mi-article). Bref, ces causes de maladies là (celles que préviennent les vaccins), même en contexte économique défavorable, restent faibles "Les chiffres de 2008 montrent que 53 (1,6 %) des 3095 décès chez des enfants de moins de 1 an sont liés à des causes infectieuses et parasitaires (dont une partie seulement sont vaccinopréventibles)".

    Il est très étonnant qu'au vu de ces chiffres, la vaccination soit devenue une priorité. Cela ne correspond ni à une logique de santé publique, ni à une logique de santé individuelle.

    Le lien entre santé et précarité financière, précarité économique est peut-être une des directions où chercher en priorité : plutôt que de dépenser des sommes colossales pour construire une ligne Maginot vaccinale. Le concept de  ligne Maginot est très utilisé pour justifier la vaccination : vacciner tout le monde permettrait de préserver les malades les plus fragiles d'une exposition trop répétée aux pathogènes à partir des autres humains. C'est souvent répété par exemple pour la grippe et la rougeole. 

    Cela signifie qu'une grande part du budget santé est affectée à ce type de prévention. Pour continuer l'analogie historique, une ligne Maginot est efficace (a priori, cela n'est même pas sûr) pour une attaque frontale, mais dépassée au moindre contournement. Actuellement, devant la recrudescence de certaines maladies auto immunes (par exemple diabète de type 1 chez les plus jeunes), ou de maladies récentes (maladie de Lyme) ou très mal connues (fibromyalgie ; syndrome de fatigue chronique, qui semble avoir un lien fort avec l'emballement du système immunitaire - cf. écrits du Dr Seignalet à ce sujet dans le livre "Alimentation ou la 3ème médecine", etc.), les plus grandes priorités en santé publique aussi bien qu'en santé individuelle ne sont peut être pas liées à la vaccination.

    Le budget santé est limité. Si un pan de la recherche et de la vente (donc du remboursement) de traitements est fortement lié à un aspect précis, ici cette stratégie vaccinale, cela grève d'autant les possibilités d'autres recherches et d'autres traitements et actions plus adaptés. 

    Grippe : errements sur les chiffres

    Un exemple très concret : la grippe. Le vaccin contre la grippe est aujourd'hui largement préconisé chez les séniors, chez les personnes dites à risque, par exemple les diabétiques de type 1 comme moi (je n'ai jamais pris ce vaccin là, voir les explications dans le lien qui suit), chez les femmes enceinte, chez les soignants, etc. Pourtant, au delà des grandes déclarations médiatiques, quelle est la réalité des chiffres pour cette maladie, et des succès et des insuccès ?

    Voir notamment les liens cités dans ce billet : Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

    En résumé : rien ne montre que l'aspect préventif du vaccin fonctionne. Et la mortalité liée à la maladie elle même concerne de façon sûre chaque année un nombre d'individus (en moyenne entre 400 et 500) qui n'a rien à voir avec les 10 à 15000 cités régulièrement, qui résultent en fait de tout un tas de causes qui peuvent n'avoir aucun rapport avec la grippe. 

    Exemple de la Diphtérie

    Le même lien entre Diphtérie et conditions de vie apparaît dans l'article ci-après, dans un graphe situé vers le milieu de page, et les analyses qui suivent. Il s'agit là d'analyse de faits établis, chiffrés, datés : http://michel.delorgeril.info/vaccins/comment-le-journal-le-monde-se-deshonore-en-faisant-mentir-les-chiffres. En bref, la vaccination semble n'avoir qu'un rôle très secondaire dans l'évolution de cette sorte d'épidémie permanente qui fauchait tant d'enfants. Mais on ne se rend compte de cela que grâce à la lecture minutieuse des faits par des chercheurs indépendants. En clair, beaucoup de recul, et au moins un regard extérieur compétent (c'est à dire de médecins et chercheurs sans lien aucun avec l'industrie du vaccin), semblent nécessaires pour appréhender les bienfaits et les limites de la vaccination sur les maladies ciblées. 

    Cet exemple concerne un des vaccins, celui contre la diphtérie, pourtant parmi les moins remis en cause habituellement. Il fait partie du DTP, seul vaccin obligatoire jusqu'à fin 2017.

    Exemple de la rougeole

    J'avais pu lire avant que cette maladie ne soit une des plus mises en avant pour justifier les nouvelles obligations vaccinales, de nombreux articles évoquant une épidémie de rougeole mortelle ; Articles relativement identiques parus en France, Italie, Roumanie, Algérie, Etats-Unis. Cela peut montrer qu'il y avait un réel risque épidémique.

    Ou alors qu'il y avait une campagne de communication très concertée, parce que ces messages jouaient en partie sur la peur et sur la culpabilisation, comme cela avait été le cas des années avant pour le cholestérol par exemple (voir dans le moteur de recherche, ou les sites en lien, tous les articles à ce sujet). Je n'ai pas les moyens de trancher entre ces deux interprétations. Mais la ressemblance, dans la forme, avec ces messages délirants sur le cholestérol qui soit disant boucherait les artères, était forte. Et les médicaments contre le cholestérol représentent un marché très lucratif. 

    Qu'en penser ? Je me réfère à d'autres personnes : par exemple cette analyse, réalisée par un mathématicien. Un mathématicien a t'il compétence pour évoquer les vaccins, dont celui de la rougeole ? Oui a priori pour les parties chiffrées, je ne sais pas pour les parties biologiques. Hors pour ces parties là, il effectue surtout une bibliographie. Je n'ai pas été vérifié tous les liens donnés, mais cela paraît intéressant, voire indispensable, à glisser dans le débat au sujet des vaccins (s'il n'y avait plus de débat, on ne serait plus dans un domaine scientifique), notamment sur l'argument répété de l'altruisme des vaccins : https://aimsib.org/2017/12/20/propagation-de-rougeole-feu-de-vaccination/

    L'intervention de spécialistes extérieurs à un domaine scientifique, entres autres pour ré-analyser les données disponibles, avec des conclusions différentes de celle des spécialistes reconnus du moment, est un des "passages" décrits par Thomas Kuhn dans "La structure des révolutions scientifiques", pour les périodes de révolution scientifique. Beaucoup d'autres signes décrits par Thomas Kuhn pour ces périodes, comme la multiplicité de contre analyses concurrentes (c'est le cas entres autres dans le domaine des vaccins, mais aussi de bien d'autres en médecins), sont présents aussi. 

    Mort subite du nourrisson

    La mort subite du nourrisson, importante cause de mortalité, a considérablement diminué quand des actions de prévention ont été mises en place dans les années 90 : coucher le bébé uniquement sur le dos surtout, ne pas surchauffer la chambre. Voir par exemple ce dossier   http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1596_mort_subite.htm, où il est écrit : 

    "Le couchage des bébés sur le dos sans couette ni oreiller, à température modérée (18°-19°C), la limitation du tabagisme passif, le fait de moins couvrir le bébé et autres mesures préventives ont permis des progrès inespérés. Cependant, après une diminution légère mais constante entre les années 2000 et 2013, une légère augmentation des morts subites du nourrisson est constatée. En cause, le "co-dodo" et le fait de faire dormir le bébé sur le ventre d'un adulte. Aujourd'hui, on estime qu'environ 250 morts subites du nourrisson ont lieu chaque année en France et cela malgré les nombreuses campagnes de prévention."

    Plus précisément; l'évolution à partir des années 90 est montrée à partir de ce graphique : 

    Msn inserm evolution france

    Graphique tiré de : http://naitre-et-vivre.org/donnees-statistiques-epidemiologie/

    Qu'est ce que cela nous indique ? 

    • la mesure qui a été le plus efficace pour diminuer la mort subite du nourrisson est "environnementale" (position surtout, contrôle de la température ambiante, contrôle du type de vêtements et des couvertures, limitation du tabagisme passif, ...)
    • l'application des mesures de prévention, environnementale donc, a eu un effet immédiat et net sur la baisse de la mortalité du nourrisson. 
    • il existe un seuil en dessous duquel la mortalité n'a pas baissé. Plusieurs causes sont possibles mais celle qui est mise en avant est le fait de trop coucher le bébé en position ventrale sur le corps des parents. Donc là aussi une cause environnementale semble privilégiée.
    • parmi les autres causes qui sont citées, les infections. Celles-ci sont favorisées on l'a vu dans les habitats insalubres, mal chauffés. C'est donc un des paramètres sur lesquels il faudra jouer en priorité.
    • les mesures prises, efficaces, sont vues immédiatement sur les courbes de mortalité. Voir le contraste avec les évolutions de mortalité liées au vaccin contre la diphtérie (lien plus haut dans le chapitre dédié). 

    Virus, et bactéries, parasites aussi, sont parfois dangereux voir mortels. Mais ce qui fonctionne de façon nette et flagrante pour diminuer la mortalité infantile c'est une limitation des perturbations de l'environnement du bébé.

    La stagnation relative dans les années 2000 indique que la baisse de mortalité infantile générale lors des mêmes périodes relève d'autres causes. Sous réserve que les causes de décès soient identifiées avec certitude, ce qui reste souvent difficile.

    Les vaccins ont peut être un rôle à jouer pour lutter contre la mortalité infantile, mais qui paraît être secondaire au regard des conditions de vie. Et des vaccins présentent tout de même parfois des effets adverses.

    Lire la suite

  • Santé : Rousseau, Voltaire, Descartes ? Endométriose et autres maladies

    Billet hors cadre, dans lequel je tente de faire le lien entre des auteurs philosophiques, parfois appelés à la rescousse lors de débats sur la santé, et leurs actes ou leurs écrits. Les contextes idéologiques, philosophiques imprègnent en effet, plus qu'on ne le pense, nos actes y compris quand il s'agit de notre santé ou de la santé publique. 

    Philosophie et santé

    La philosophie est une discipline passionnante, à laquelle hélas je ne réussis pas à consacrer du temps. Pourtant, dans le domaine de la santé, elle joue un rôle important. Au passage, dans d'autres pays, par exemple en Italie, il est fréquent que les formations scientifiques soient accompagnées d'une solide formation littéraire, romans mais aussi essais philosophiques. Il serait peut-être intéressant de rétablir ce lien dans les formations en France. 

    A titre d'exemple des rapports philosophie / santé, il est  fréquent d'entendre dans un débat ou une discussion des phrases comme "mais comment, dans le Pays de Voltaire, peut on prétendre que telle ou telle méthode (par exemple un protocole alimentaire) non approuvée  par toute la communauté scientifique a une quelconque utilité?".  Le débat Rousseau / Voltaire a cours dans plusieurs domaines, y compris donc dans celui de la santé. N'étant pas (ou plus, les cours de philosophie sont loin derrière moi, et je n'ai plus relu ces auteurs depuis) au fait de leurs textes, de la vie de ces auteurs, ni du contexte, j'ai demandé à un connaisseur de m'en dire quelques mots. Il s'agit de mon père, passionné et dévoreur d'ouvrages de philosophies depuis des décennies. Connaisseur mais non professionnel ni professeur de philosophie, cela a peut être facilité sa recherche de conformité entre ses convictions philosophiques et sa vie, personnelle, professionnelle, dans le sens de l'application d'une philosophie aux circonstances quotidiennes. Et aussi la recherche de cette cohérence parmi les auteurs de philosophie. C'est en tout cas la recherche de cette cohérence qui m'intéresse pour le thème de la santé. 

    J'ai demandé à ce passionné de Spinoza, de Descartes (il a beaucoup d'arguments contre les oppositions selon lui factices que l'on créé entre ces deux auteurs, mais c'est une autre histoire qui sort du cadre de ce blog) ou dans un autre genre des écrits de Paul Diel, de me résumer en quelques lignes le contexte, les différences fondamentales entre ces deux auteurs, Rousseau et Voltaire, avec quelques passages aussi sur Descartes, cité régulièrement dans le domaine scientifique. Et comme ce fut dans son enfance un vrai Titi parisien, il est logique que je me sois tourné vers lui pour savoir si ... c'est de la faute à Voltaire ou de la faute à Rousseau ?  

    Les éventuelles erreurs de transcription, incompréhensions, etc. sont de moi, dans ce domaine qui n'est pas le mien.

    Rousseau

    Rousseau a beaucoup été critiqué pour ne pas avoir mis en conformité ses écrits et ses actes, notamment en ayant abandonné ses enfants. Cette affirmation lui enlève beaucoup de crédit dans toute discussion philosophique. Hors, d'après un certain Dr Roussel (références non retrouvées), Rousseau aurait souffert d'Hypospadias, d'orchite et d'urétrite, bref, d'une malformation et d'inflammations qui l'auraient rendu non fécond. Si cette assertion est vérifiée (et je ne sais pas si c'est possible de façon certaine via les documents de l'époque) cela veut dire que ses 5 enfants ont été adoptés par lui. On passe de l'image d'un père indigne à celle d'un homme qui offre son nom et ses moyens aux enfants d'un autre et à leur mère, sans pour autant vivre avec eux. Cela redonnerait beaucoup de cohérence entre les écrits et les actes de cet homme. C'est même un changement total de perspective. 

    Voltaire

    Voltaire de son côté est souvent cité pour ses textes sur la tolérance, que l'on lit avec plaisir et intérêt. Je l'ai lu comme ça pendant ma période scolaire, et plus tard aussi. Mon père me dit pourtant que Voltaire a bâti une partie de sa fortune sur l'esclavagisme. Et en effet, si j'en crois une recherche rapide sur le net. Je recopie quelques extraits sur le premier site trouvé via moteur de recherche. Je laisse aux spécialistes le soin de confirmer ou d'infirmer ces écrits. Qui sont édifiants :    http://www.contreculture.org/AG%20Voltaire.html

    " Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir."(tome 8, page 187)


     
    Lettre à Michaud de Nantes, son associé  dans l'armement du Congo  (Cité par César Cantu, Histoire universelle, 3ème édition, Tome XIII, p 148. Accessible sur Google books)
    "Je me félicite avec vous de l'heureux succès du navire le Congo, arrivé si à propos sur la côte d'Afrique pour soustraire à la mort tant de malheureux nègres... Je me réjouis d'avoir fait une bonne affaire en même temps qu'une bonne action."

    "Il y a une tragédie anglaise qui commence par ces mots : mets de l'argent dans ta poche et moque-toi du reste. Celà n'est pas tragique, mais celà est fort sensé" (lettre de Voltaire au P. de Menoux, 11 juillet 1960).

     Voltaire a spéculé pendant toute sa vie, ce qui explique son immense fortune. Pour se faire une idée de son appétit pour l'argent et les manoeuvres financières, des prêts qu'il consentait à des taux exhorbitants, en dehors de toute éthique, le livre Ménage et finances de Voltaire(1854), de Louis Nicolardot est très éclairant."

    Mon père me cite aussi quelques phrases de Voltaire du même acabit, dont : "il importe d'avoir à sa disposition une masse docile de gueux ignorants autrement dit des prolétaires analphabètes n'ayant que leurs bras pour vivre et qui constitue une vile multitude

    Bref, sans commenter ni juger les valeurs des écrits, des idées exprimées par l'un ou par l'autre, l'aura dont bénéficie l'un, l'opprobre qui colle à l'autre, reposent sur des bases bien fragiles, très incomplètes. Ce contexte me semble compter aussi lorsque quelqu'un fait appel à l'un ou à l'autre pour argumenter en matière de santé. D'autant que, on le verra un peu plus loin, ces mêmes grandes logiques opposées semblent être toujours de mise, avec quelques nuances, aujourd'hui, notamment dans le domaine de la santé.

    Descartes

    L'autre auteur souvent cité pour l'appel à la raison est Descartes. Au passage, mon père me rappelle que Descartes est l'un des très rares philosophes depuis l'antiquité, avec Condorcet et Pierre Leroux, qui ait placé la femme sur un pied d'égalité avec l'homme, sur les plans de l'intelligence et de la morale. Pourquoi évoquer ici les femmes ? Car dans le domaine de la santé, elles ont été longtemps les grandes oubliées.

    D'ailleurs il est frappant, quand on lit le Dr Seignalet (Alimentations qui marchent, Mon parcours) qui s'est attaqué à la compréhension de maladies très mal comprises, que la plupart d'entres elles étaient au départ des maladies à forte prédominance féminine, comme la Polyarthrite rhumatoïde, la Sclérose en Plaques, etc. Ensuite son raisonnement s'est étendu à d'autres pathologies. Est-ce que les mécanismes physiologiques étaient jusqu'alors jugés trop complexes, ou est-ce plus simplement que ces maladies féminines étaient jugées moins dignes d'intérêt ?

    Une anecdote personnelle : je me rappelle avoir accompagné ma compagne (années 90) chez le médecin pour témoigner des douleurs terribles qu'elle avait à l'époque. Pourquoi l'accompagner ? Simplement parce que les médecins ne la croyaient pas. Elle était réellement épuisée, donc n'avait plus la force à ce moment de batailler avec ces médecins. Il a suffi que je vienne (c'est à dire qu'un homme parle, pour dire pourtant strictement la même chose qu'elle) pour que ces douleurs soient enfin prises en compte, et leur origine recherchée pour de vrai (et il y avait une vraie cause derrière ces douleurs). Accessoirement, cela avait évité une spirale délirante de prises de cachets anti-douleurs bouffeurs d'estomac, de tests au hasard, de ponction lombaire "pour voir", bref d'une continuité de surcoûts hallucinant pour la collectivité, de souffrance non résolue pour la personne, suite à une non-écoute, puisqu'elle avait eu l'intuition, juste, de la cause, mais cette intuition n'était donc pas écoutée, elle était féminine. Cela m'avait laissé un goût bizarre, comme si spontanément la parole féminine était jugée non crédible chez le médecin. Il serait bon que dans le parcours scientifique, et médical, cet apport là de Descartes soit plus souvent mis en avant. Ce simple changement de perspective devrait permettre bien des progrès scientifiques pour la santé, puisqu'environ 50 % de la population serait mieux prise en compte. Depuis, et encore aujourd'hui, j'ai entendu bien des amis, et des amies surtout, désespéré(e)s de s'entendre dire que "c'est dans leur tête". Il y a eu quelques progrès, mais c'est loin d'être gagné. 

    Endométriose

    J'en profite pour parler brièvement d'une maladie féminine mal connue pour ses causes : l'endométriose. En quelques mots, c'est une maladie souvent très douloureuse : les tissus de la paroi utérine se développent hors de l'utérus, ce qui peut engendrer de nombreuses douleurs, par exemple pendant les périodes de règles. Un diététicien Fabien Piasco, a écrit récemment un ouvrage à ce sujet "L'alimentation anti-endométriose". En résumant et simplifiant beaucoup (l'ouvrage est beaucoup plus complet que ça), il propose dans les grandes lignes plusieurs niveaux d'approche : une alimentation de type méditerranéenne, riche en légumes, en omégas 3, limitée en omégas 6, avec peu de polluants (chapitre très intéressant également), puis si ça ne fonctionne pas, une alimentation similaire sans gluten, voire sans gluten et produits laitier. Soit une alimentation méditerranéenne, ou une alimentation de type méditerranéenne sans gluten (on rejoint là ce qu'écrit le Dr de Lorgeril pour d'autres pathologies dans un chapitre de son ouvrage "Le nouveau régime méditerranéen") ou alors de type Seignalet (décrite dans son ouvrage "L'alimentation ou la troisième médecine"), adaptées à cette pathologie. Bref là aussi un rôle central probable de l'alimentation. Et des solutions déjà largement citées sur ce blog pour d'autres pathologies.

    Pour revenir au contexte philosophique, je pense que nous avons ici une méthode analysée de façon scientifique (avec des niveaux de preuve parfois faibles, mais l'auteur décrit très bien ces différents niveaux de preuve), qui paraît en bonne partie naturelle (on pourrait dire d'inspiration Rousseauïste, même s'il est impossible de savoir si Rousseau aurait validé ce type d'approche), décriée par l'appel à la raison (par des personnes qui se réfèrent à Voltaire) et qui s'intéresse à un problème uniquement féminin longtemps ignoré peut-être par dédain (malgré la renommée d'un auteur comme Descartes qui lui plaçait les femmes sur un pied d'égalité avec les hommes). Et cette approche paraît fonctionner (il faudra bien sûr des confirmations supplémentaires) ou a minima être une piste très intéressante et efficace, soit seule soit en complément d'autres traitements. Ces confirmations ne sont pourtant pas réalisées, et là il faudrait relire Thomas Kuhn, l'auteur de l'ouvrage "La structure des révolutions scientifiques", livre fondamental d'épistémologie, pour comprendre les facteurs de blocages institutionnels scientifiques. 

    Thomas Kuhn

    Descartes écrivait quelque chose comme (j'ai retenu l'idée, pas la phrase exacte) " il faut noter et analyser systématiquement tout ce qui ne va pas dans le sens de ses propres convictions, de ses propres résultats ". Il y a ici un lien avec Thomas Kuhn cité plus haut ("La structure des révolutions scientifiques") : il existe en science un phénomène de contrôle, par quelques individus, souvent très peu, qui ont écrit les ouvrages de référence, qui édictent les règles de leur discipline, et dictent les règles pour tous les professeurs qui sont choisis selon leurs critères, voire de blocage envers toutes les expériences qui ne vont pas dans le sens de leurs paradigmes et théories.

    Un paradigme est un ensemble de règles écrites et tacites, pas forcément formulées de façon explicites, qui dirige le choix et la cooptation des pairs, des étudiants, et qui devient donc figé pour un certain temps. L'un des paradigmes les plus puissants actuellement est que, à part pour quelques cas de figure (allergies, maladie coeliaque, maladies liées à l'obésité, ...) l'alimentation n'a qu'un rôle secondaire dans le développement des pathologies. Et que donc un changement alimentaire ne peut avoir qu'un rôle mineur. Pourtant les témoignages par exemple pour la méthode Seignalet sont légion (chercher sur le net, ou autour de vous, ou pour les médecins, parmi les patients que vous voyez moins, ou ici, entre beaucoup d'exemples : Asthme et Seignalet ; Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ) et conformes à la théorie qu'il a décrite. Mais il est quasiment impossible de dégager un budget pour ce type de recherche là. C'est d'autant plus étonnant que cela correspond dans les grandes lignes à plusieurs aspects de l'alimentation japonaise traditionnelle, réputée comme une des meilleurs du monde en termes de santé et de vieillissement en bonne santé. 

    Thomas Kuhn décrivait plusieurs facteurs pour ce type de blocage dans le domaine scientifique. Un des facteurs, plus prégnant aujourd'hui, ne transparaissait pas dans ses écrits : l'argent. Cela pourrait être le cas dans le petit monde de la recherche sur le cholestérol, qui a généré des chiffres d'affaire faramineux via la vente des médicaments, ou via la filière agro alimentaire, et contre lequel il est difficile de lutter malgré les arguments scientifiques très nombreux. Voir par exemple ici : https://www.cholesterol-statine.fr/news/on-reparlait-de-lezetimibe ou dans les articles connexes, ou encore là : http://michel.delorgeril.info/ par exemple cet article  http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/statines-et-autres-anticholesterol-clap-de-fin-priere-de-ne-pas-huer-les-acteurs-merci., mais il y en a bien d'autres. Cela peut être aussi le cas pour certains vaccins, même pour l'un de ceux cité comme modèle des bienfaits de la vaccinologie : Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

    Il faut retenir aussi que les revues officielles, reconnues, dans un domaine scientifique donné, ne peuvent que, selon ce que disait Thomas Kuhn, publier ce qui va dans le sens, affine, ou ne modifie qu'à la marge, les paradigmes du moment, édictés d'abord par peu d'individus, et repris en boucle ensuite par les experts de la discipline. Le blocage par intérêt financier ne vient donc qu'accentuer ce phénomène de "gel" scientifique. .

    Thomas Kuhn décrit ensuite les phases de "révolution scientifique", caractérisées entres autres par le nombre de théories concurrentes, et de remises en cause, qui ne passent pas par les filières habituelles. La grande abondance de livres, écrits, en ce domaine semble montrer qu'on est depuis les années 90 dans ce type de phase "révolutionnaire" en médecine. La "preuve" souvent brandie que ce ne sont que fadaises car non publiées dans les revues "sérieuses" peut n'être que la preuve (parfois, pas systématiquement bien sûr) que ces revues sérieuses ne fonctionnent qu'avec des individus qui ne tolèrent pas les remises en cause. 

    Pour les remises en cause argumentées de certaines pratiques médicales, voir les différents liens donnés dans ce billet, et aussi par exemple pour le surdiagnostic parfois dangereux du cancer du sein : http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/12/cancer-du-sein-quelques-chiffres-sur-le.html. 

    Rousseau à nouveau

    Rousseau écrivait, en résumé par mon père: "quand l'homme quitte l'état de nature il rentre en société, il se produit un changement très remarquable, c'est là qu'il devient vraiment homme. De l'instinct il passe à la raison qui a engendré les arts et les sciences, le savoir et la technique, conditionnant le progrès technique et économique, mais en même temps se développe en chacun des passions comme la vanité, l'ambition et la cupidité, engendrant la guerre de tous contre tous, insécurité et misère, la propriété, le luxe. On en arrive à ce qu'une poignée de gens regorge de superflu, tandis qu'une multitude d'affamés manque de nécessaire. Moralité ce n'est pas la société qui a corrompu l'homme c'est l'homme qui a corrompu la société".

    Cela est peut-être, ou pas, une constante des sociétés humaines, mais on aurait pu espérer, penser, que la recherche médicale échappe à ces défauts. 

    Pour le lien entre cupidité et maladies féminines, à titre d'exemple, je prends à l'instant connaissance de ce billet d'humeur récent: https://lucperino.com/549/humeurs-feminines-venues-de-tres-loin.html

    Pour le lien entre cupidité et maladies en général, à titre d'exemple complémentaire : https://www.prevention-sante.eu/actus/vie-tres-courte-puis-mort-subite-dun-vaccin-a-15-milliards-de-dollars

    Conclusion

    Nos vies sont pleines de présupposés, de paradigmes, d'opinions qui peuvent parfois nous rapprocher, parfois nous éloigner, de la réalité. En termes de santé, connaître le contexte de ces opinions et paradigmes pourrait permettre de mieux s'en dégager pour profiter de ce qui est réellement adapté à notre situation. Et de réaliser que les voies choisies dans les domaines de la recherche, des traitements, dépendent bien sûr des données scientifiques, qui elles-mêmes dépendent pour partie de grandes orientations qui ont été abordées par les philosophes, dans leurs écrits et dans leurs actes. Le paradigme que la science médicale actuelle est toujours du côté de la raison, en faisant appel à Voltaire, ou à Descartes, est discutable. L'un était dans ces actes très loin d'être humaniste, sa raison était accompagnée d'une bonne dose de cynisme, dans la réalité vécue. L'autre considérait la moitié de l'humanité comme égale de l'autre, ce qui de façon très concrète n'est que partiellement réalisé dans la recherche ou parfois dans la pratique médicale aujourd'hui, par les mêmes qui peuvent faire appel à Descartes avec des trémolos dans la voix.

    Thomas Kuhn a lui bien démontré que la science fonctionnait par révolutions scientifiques, entrecoupées de très longues phases de progrès uniquement quand ils rentrent dans le cadre de ces paradigmes, ou de blocages quand ils en sortent. Ces blocages sont aujourd'hui de plus en plus manifestes quand il s'agit de recherche de pouvoir sur telle discipline, ou de recherche de gains financiers substantiels. Mais pourtant cela continue. 

    Comment agir de son côté? En devenant acteur dans son parcours de soin. Cela ne veut pas dire tout remettre en cause systématiquement, mais s'informer et savoir qu'il existe des méthodes, notamment alimentaires, qui peuvent aider réellement pour un grand nombre de pathologies, parfois au-delà de l'action médicamenteuse. Quand aux principaux abus médicamenteux, ceux à éviter en priorité, il peut y en avoir plusieurs ; je rappelle par exemple ces médicaments dont se méfient beaucoup de professionnels de santé pour les personnes âgées : Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

    Pour les personnes qui sont très intéressées par la problématique des maladies cardio-vasculaires, et aussi par celle des vaccins, agir peut être s'impliquer, par exemple via une association telle que l'AIMSIB :https://aimsib.org/ ; Nouvelle Réunion AIMSIB 13 janvier à Lyon

  • Nouvelle Réunion AIMSIB 13 janvier à Lyon

    Important - note de 2020 :

    j'ai quitté cette association en 2020 et ne conseille plus d'y adhérer. L'Aimsib a produit pendant plusieurs années des rencontres surtout et des articles souvent extrêment riches, documentés fournis en références. Hélas, ces derniers mois la porte a été à mon sens laissée de plus en plus ouverte à des auteurs et à des commentaires beaucoup plus confus, où des considérations parfois très nationalistes je crois se mêlent à des affirmations médicales ou scientifiques diverses assénées, répétées et très peu référencées. Cela ne remet pas en cause tous les écrits ci-dessous qui datent des années précédentes.

    Programme et inscription

    L'année dernière la première réunion de l'AIMSIB avait drainé beaucoup de monde, avec des interventions très riches. Pour mémoire : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite ; https://aimsib.org/videos-de-la-journee-inaugurale-de-laimsib-le-30-mai-2016/. Vous pourvez chercher dans ces liens les thèmes qui vous intéressent.

     

    Une nouvelle réunion a lieu le 13 janvier 2018 à Lyon.

     

    Les infos sont disponibles là : http://michel.delorgeril.info/conferences/congres-annuel-de-laimsib-le-13-janvier-2018 ou là https://aimsib.org/congres-inscription/

    N'hésitez pas à vous y inscrire 

    Moi je ne vous y rencontrerai pas je ne peux hélas m'y rendre cette année. Hélas car la journée promet encore une fois d'être très riche, très informative, avec deux points forts : en matinée, discussions sur les nouvelles obligations vaccinales, et l'après-midi, les maladies cardio-vasculaires. 

    Pour les maladies cardio vasculaires et le cholestérol, pour se mettre dans le bain, je vous propose par exemple cette vidéo qui date d'il y a deux ans environ, mais toujours d'actualité.

    Lire la suite

  • Cerveau et alimentation : la schizophrénie aussi ?

    Alimentation et pathologies du cerveau

    Ce billet concerne la schizophrénie, et constitue un rappel pour d'autres pathologies du cerveau. A ce jour, les approches citées n'ont en majorité pas pu être validées par des recherches cliniques en bonne et due forme (études randomisées avec 2 à plusieurs groupes de patients avec des régimes différents) sur lesquelles pourraient s'appuyer les médecins en exercice ou les autorités de santé. Pourtant, les données disponibles vont largement dans le sens d'un rôle central des interactions des individus avec les facteurs environnementaux, dont l'alimentation au premier rang. 

    Une recherche clinique de ce type coûte plusieurs centaines de milliers d'euros (recherche sur une hypothèse de travail de diminution globale des symptômes et récupération d'au moins une partie des facultés, sur un temps suffisamment long, sur un nombre suffisant de patients dans des situations variées, et en visant des résultats, en cas de succès, directement applicables par les praticiens) pour une seule pathologie, sur un temps de l'ordre de 4 à 5 ans, plus les étapes préalables de recherche de financement, d'étapes d'autorisation de l'essai clinique, etc. Le rôle de l'alimentation (ou de l'environnement en général) dans la santé est transversal à plusieurs spécialités (a minima gastro-entérologie, immunologie, endocrinologie, épidémiologie, bonnes notions d'écologie - science des relations avec l'environnement au sens large -, et ici aussi neurologie, psychiatrie).

    Dans un contexte d'hyper spécialisation et d'économies financières, il est peu probable qu'une telle recherche voit le jour avant longtemps.

    C'est donc aux patients, et à leur entourage, de se renseigner, d'informer le médecin, malgré le risque de confrontation en raison d'une grande inculture médicale sur ces sujets, et de tester les méthodes alimentaires citées ici. Comme toute méthode, les améliorations ne concernent pas 100% des patients, et sont effectives à des degrés divers selon les patients, en fonction des structures cérébrales déjà touchées, de l'ancienneté de l'affection, des capacités de récupération (expression peu scientifique mais très parlante), etc. Ces méthodes ne s'envisagent donc pas sans poursuivre les traitements disponibles qui fonctionnent.

    Mais elles peuvent entraîner des niveaux d'amélioration inatteignables avec les seuls médicaments. 

    Des noms commerciaux de compléments alimentaires sont cités. Les compléments alimentaires me paraissent secondaires, ce qui semble compter surtout, c'est l'adaptation de l'alimentation. Pour celles et ceux qui exploreront la voie des compléments alimentaires : renseignez vous en utilisant la bibliographie ou les liens cités, ainsi que sur les différentes formulations disponibles dans le commerce, en pharmacie. Ce qui importe pour les compléments est d'avoir l'équivalent en terme de dosage et de qualité quelle que soit la marque.

    Liens entre diabète et schizophrénie

    Le nombre de diabétiques de type 2 serait plus élevé chez les patients schizophrènes que dans la population en général : https://www.deepdyve.com/lp/elsevier/diab-te-et-schizophr-nie-cyNRwwLFnz. En cause des perturbations du mécanisme du glucose chez les patients schizophrènes, auxquels se rajoutent ensuite les effets diabétogènes d'antipsychotiques.

    Alimentation et cerveau

    Le rôle central de l'alimentation pour plusieurs pathologies du cerveau a beau être méconnu, les résultats restent impressionants. C'est le cas pour les maladies d'Alzheimer et de Parkinson : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

    Et pour la Schizophrénie ? 

    Un article récent traduit en français montre que ce rôle peut être très important aussi pour cette pathologie : http://guerir-du-cancer.fr/regime-cetogene-superieur-aux-drogues-anti-psychotiques/

    On y lit par exemple ce passage :

    "Cas numéro deux: Un homme vient à la vie. La deuxième histoire est celle d’un homme célibataire de 33 ans diagnostiqué avec un trouble schizo-affectif il y a quatorze ans.
    Au cours des années, il avait essayé SEIZE différents médicaments psychiatriques avec un succès limité, y compris Clozapine.
    Pesant 146 kilos, il a décidé de se lancer dans un régime cétogène pour la perte de poids.
    En trois semaines, il a rapporté une réduction «dramatique» des hallucinations auditives et des délires, ainsi qu’une meilleure humeur, énergie et concentration .
    Au cours d’une année, il a perdu un total de 47 kilos.
    Lorsqu’il était en cétose, ses scores PANSS se sont améliorés de façon significative, tombant de 98 à seulement 49. Sa fonction quotidienne et sa qualité de vie se sont également améliorées de façon spectaculaire; Il a quitté la maison de son père, a commencé à fréquenter et a commencé à suivre des cours à l’université.
    Fait intéressant, dans les deux cas, chaque fois que l’un de ces individus a abandonné le régime cétogène, ses symptômes se sont aggravés et, lorsqu’ils sont revenus au régime, leurs symptômes se sont améliorés, suggérant que c’était l’alimentation et non un autre facteur responsable .
    "

    Le régime cétogène consiste entres autres à supprimer ou limiter les sources de glucides. Parmi celles-ci, le maïs et les céréales à gluten. Or, une bibliographie très rapide montre que le gluten est mis en cause depuis longtemps pour la schizophrénie. 

    J'avais réalisé il y a quelques années une bibliographie très rapide et une consultation rapide aussi sur internet : bibliogaphie de l'ouvrage du Dr Seignalet, un avis du Dr de Lorgeril sur son blog (pour la schizophrénie et pour le système cardio vasculaire, plus exposé selon lui que pour le reste de la population), et avis du "Prof Petzouille", pseudo sur internet d'un ancien pharmacien qui intervient sur divers forums santé, le plus souvent sur la complémentation alimentaire. 

    Suppression du blé et des céréales à gluten
    SANTIS A. (de), ADDOLORATO G., ROMITO A. et coll. - Schizophrenic symptoms and SPECT abnormalities in a coeliac patient : regression after a gluten free diet. J. Intern. Med., 1997, 242, 421-423.
    DOHAN. F.C. - Schizophrenia and neuroactive peptides from food. Lancet. 1979, 1, 1031.
    HOWARD R. - Schizophrenia and the gut, again Lancet, 1993, 342, 1128-1129
    LORENZ K. - Cereals and schizophrenia. Advances in cereal science and technology, 1990, 10, Pomeranz édit. Saint-Paul (USA) 
    REICHELT K., LANDMARK J.
    Specific IgA antibody increases in schizophrenia, 1995
    Biological Psychiatry, Volume 37, Issue 6, Pages 410-413
    Abstract
    IgA antibody levels in serum were examined in two groups of schizophrenic patients. All were diagnosed according to DSM-III-R criteria. One group of 36 males and 12 females were compared to historical controls. The other group consisted of 13 males off drugs for at least 3 months; these were compared with age -and sex-matched controls. An increase in specific IgA antibodies was found. More schizophrenics than controls showed IgA antibody levels above the upper normal limit to gliadin, beta-lactoglobulin, and casein.

    Témoignage d'une régime type Seignalet pour la schizophrénie :
    http://sgscdiet.chez.com/dominique.htm
    « Bonjour à tous.

    Voilà maintenant quelques temps que je me sent beaucoup mieux et même vraiment bien.Pourtant qand j'y repense je viens de passer une année trés éprouvante.Il y a un an j'étais hospitalisé depuis 2 mois et le psychiatre aprés cette nouvelle rechute me disait schizophrène.

    Aujourd'hui je me sents tellement loin de cet hier.Grace à l'amour de mes parents j'ai pu être recueuilli un temps chez eux aprés l'hopital...mais alors, quel chaos énergétique...Plus aucun gout pour rien,une continuelle dépression me minait du lever au coucher.Traitement allégé le plus possible les derniers temps pour pouvoir réagir, c'est en gros il y a 2 mois que je me prends en main. Je sais qu'il est primordial pour moi de ne plus fumer et donc j'arrête la cigarette au bout de 15 jours. Régime végétarien pour désintoxiquer le corps mais je cherche, prie, médite pour me sentir mieux, je veux me sauver par tous les moyens car j'ai trop souffer et souffre alors encore tellement.

    J'entends alors parler d'un régime sans gluten contenu dans les céréales comme le blé et aussi sans la caséine du lait. Aprés de copieux renseignements trouvés entre autre sur le web je décide d'arrêter net toute consomation de produit laitier et toute céréales contenant du gluten. Je me mets donc au régime strict. Deux semaines plus tard tout est redevenu tellement normal en moi, dans tous les domaines il y a du mieux. Physiquement je ne suis plus abattu à longueur de journée, mes membres ont tous envie de bouger à nouveau alors je m'éclate à vélo, ça parait bête mais je souris à tout le monde, je retrouve dans mon coeur la joie qu'il lui manquait tant. Moralement...toujours partant sans le moindre problème, je me plait à être créatif sans me forcer et c'est avec un super optimisme et une abondante énergie que je vis et j'existe depuis mon régime.

    Il y a dans cette renaissance une vérité qui ne me trompe pas, je ne tolère aucun écart dans mon alimentation tant le prix à payer est cher. Renseignez-vous, vous tous qui souffrez, je ne suis pas un miraculé du hasard, renseignez vous et essayez car si vous souffrez sans comprendre pourquoi, donnez vous les moyens de voir et de savoir! Il y a sur le net plusieurs sites faisant références aux maladies psychiques comme l'autisme et les intolérances gluten caséine. Je ne suis pas le seul à être guéri...

    Bref je lance un message plein d'espoir pour tous les gens souffrant de psychoses maniaco-depressive, de schizophrénie, de trouble de l'humeur, ou autres bouffées délirante, c'est à dire à tous les psychopathes car le malade que j'étais est mort à ma place... Je renais à la vie, à vous maintenant !

    Bon courage à tous !
    Dominique
     »

    Supplémentation
    1) Association d'oméga-3 végétaux et marins à fortes doses pour démarrer (environ 4 grammes par jour, bien que cela soit couteux) : par exemple le Mixalpha* des Laboratoires Synergia.
    +
    Compléments à base de magnésium (avec vitamine B6), de choline

    2) Livre de PFEIFFER et GONTHIER (Équilibre Psycho-Biologique Et Oligo-Aliments) :
    VIT C environ 2 à 3 grammes par jour 
    Apport significatif en B3. ex : NICOBION
    MANGANESE (NDA : d'autres intervenants déconseillent largement pour la population en général l'apport de Manganèse. Je n'ai pas d'avis sur la question, renseignez vous de votre côté)
    ZINC
    ACETYLCYSTEINE..deux sachets par jour = MUCOMYST (fluidifiant bronchique) + TAURINE

    Comme indiqué plus haut, ce n'est pas tant le nom de la marque qui compte que les apports réels. Et il est nécessaire d'informer le médecin de toute prise de complément.

    Conclusions provisoires

    Beaucoup d'autres solutions sont discutées sur les forums internet. Ceci dit, aussi bien le témoignage relatif au régime cétogène, que celui lié au régime Seignalet, montrent un lien très fort avec l'alimentation, et au premier rang avec le gluten. Par contre, les produits laitiers, éliminés dans le régime Seignalet, ne le sont pas dans le régime cétogène.

    Le régime Seignalet permet aussi de lutter très efficacement contre le diabète de type 2, qui peut atteindre une partie des patients schizophrènes (chercher avec DT2 ou diabète de type 2 sur ce site en haut à droite pour trouver les articles et billets sur cette pathologie). 

    Il s'agit donc à nouveau d'une pathologie dont les mécanismes sont mal connus, mais qui dans un nombre de cas dont la proportion reste à déterminer, réagit très bien à un régime alimentaire qui exclue le gluten, et dans au moins un cas aussi les produits laitiers. 

    Je conseillerai plutôt le régime Seignalet : il correspond dans les grandes lignes à l'alimentation japonaise traditionnelle, pour laquelle on dispose d'un long suivi. Le régime cétogène peut être préféré et plus efficace peut être pour une partie des patients, mais on manque de recul, il n'y a pas de populations entières, ou de groupes d'individus, qui se nourrissent de cette façon depuis un temps long. C'est à chacun de tester en fonction de ses ressentis.

    Pour le régime Seignalet : adapter les apports de corps gras à la façon diète méditerranéenne, Alimentations qui marchent notamment pour une bonne proportion omégas 3 et 6, peut en augmenter les effets, et contribuer à la protection cardio-vasculaire. Et sans réaliser le régime cétogène, diminuer globalement les apports de glucides peut être bénéfique. Pour la population en général en diététique classique, la fraction glucidique de l'alimentation doit représenter environ 50 % de l'énergie apportée par l'alimentation, et le sucre "blanc" dans l'idéal 10 % de l'énergie totale au maximum. Une baisse progressive de ces quantités sera peut être bénéfique, en informant le diabétologue pour les patients atteints aussi de diabète de type 2.

  • 28 nov 20h50 ARTE Cholesterol le grand bluff

    Rediffusion du film documentaire à voir absolument, ce soir 28 novembre à 20h50. 

    https://www.arte.tv/fr/videos/051063-000-A/cholesterol-le-grand-bluff/

  • Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

    Un nouveau billet concernant la grippe montre à nouveau que ce vaccin ne sert à quasiment rien, chiffres à l'appui. C'est tiré d'un site que je cite et recommande souvent, car très très bien fait et très argumenté, toujours après lecture fouillée des données scientifiques existantes. A titre d'exemple, une moyenne de 420 décès annuels ces 10 dernières années liés à la grippe, d'après des chiffres officiels et vérifiés, ça change des 10000 morts régulièrement brandis pour justifier le vaccin anti-grippal. 

    A lire en détail avant de décider de se faire vacciner ou pas. 

    https://www.cholesterol-statine.fr/grippe.html

    Ca compléte largement des billets déjà publiés ici sur ces sujets, et qui permettent de comprendre le contexte scientifique très très flou, et financier, très flou aussi et prégnant, qui règne dans le domaine des vaccins aussi bien pour la grippe que pour plusieurs autres. 

    Vaccin contre la grippe ? Et conflits d'intérêt

    Lettre de médecins aux députés pour les vaccins

    Grippe : vaccin, pas vaccin ?

     

     

  • Lettre de médecins aux députés pour les vaccins

    Pour toutes celles et tous ceux qui sont intéressés par ce sujet, je vous conseille de lire la lettre très argumentée rédigée par des médecins, au sujet des nouvelles vaccinations obligatoires. La lecture demande un moment, mais cela vaut le coup.

    Les scientifiques et médecins y trouveront leur compte, les vaccins sont discutés au cas par cas, et les données présentées sont référencées. 

    http://hippocrate-et-pindare.fr/2017/10/16/lettre-ouverte-aux-deputes-contre-le-projet-dextension-de-lobligation-de-vaccination-des-nourrissons/

     

  • Vaccin contre la grippe ? Et conflits d'intérêt

    C'est reparti pour les grandes campagnes de vaccination contre la grippe qui nous dit-on, sauvent des milliers de vies. Campagne à laquelle tous les "séniors" sont confrontés, mais aussi les diabétiques et bien d'autres. 

    Plutôt qu'une longue analyse je vous renvoie à un billet d'humeur du blog "dur à avaler". Billet d'humeur, donc pas un article scientifique. Mais très argumenté et qui permet de comprendre que ce vaccin ne sert a minima à pas grand chose, études à l'appui. 

    http://www.dur-a-avaler.com/vaccin-contre-la-grippe-la-desinformation-na-plus-de-limite-cest-officiel/

    Pour aller plus loin, lire dans les commentaires celui de Reliquet (20h04), de toutes les personnes vacinées qui ont quand même eu la grippe, ou les précisions de l'auteur du blog Jerémy Anso. 

    L'auteur du blog souligne très bien les conflits d'intérêt de personnes qui interviennent dans ce débat.  

    Pour les liens d'intérêt, les conflits d'intérêt, le rôle de l'argent dans les décisions de politique de santé, voir absolument ce billet : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/cholesterol-anti-cholesterol-et-corruption-bas-les-masques

    L'ensemble donne une image saisissante, très mercantile,  peu, voire pas, scientifique, de mécanismes de décision et d'influence sur les décideurs, pour des médicaments parmi les plus prescrits : le vaccin contre la grippe et les médicaments anticholestérol. Qui pour les premiers servent vraiment très peu, dans des cas particuliers, et avec beaucoup d'incertitudes, et qui, pour les seconds, ne servent à rien et sont toxiques ; reportez vous aux différents articles sur le cholestérol de ce blog ou au blog michel.delorgeril.info, ou encore au site aimsib.org.

    C'est peut être encore plus grave que ça. Une étude avait montré que les gens sous statine étaient moins protégés que les autres par le vaccin anti-grippal. Cette étude était citée et commentée ici : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/statines-grippe-vaccins-zica-microcepahlie-pesticides-et-insecticides

    Mais si le vaccin anti-grippal a une efficacité très relative, voire très modeste, et que les statines diminuent cette efficacité, c'est peut être que les statines sont juste particulièrement nocives pour le système immunitaire du corps humain. Est-ce que cela a été vérifié ?

    Pas à ma connaissance. L'intervention d'experts avec des conflits d'intérêt auprès du public, des décideurs mais aussi des médecins noient ces données sous une croyance confortable qu'il s'agit de médicaments efficaces qu'il faut placer à tout prix. La réalité, celle vécue par les patients, est noyée dans ce flot d'informations de sources douteuses, quelle que soit l'autorité et le niveau d'expertise des intervenants. 

    Bref, quels que soient les arguments, sur la base de la peur de souffrances terribles et d'une mort prochaine, que l'on vous sert pour vous inciter à prendre l'un ou l'autre, renseignez vous d'abord. Ca ne veut pas dire qu'il ne faille rien faire pour se soigner ou pour prévenir mais le vaccin anti grippe ou les médicaments anticholestérol ne sont qu'une solution très limitée dans le premier cas, à voir au cas par cas, et nulle dans le second.

    PS : Pour mémoire, j'avais déjà donné des liens plus anciens sur la réalité de ce vaccin anti grippes : Grippe : vaccin, pas vaccin ?

    Bonnes lectures.