Les traitements en cours fonctionnents-ils sur la mortalité ?

Ce billet porte sur des critères pour conclure si un traitement est efficace, ne l'est pas, ou si les données disponibles sont insuffisantes. Toute ressemblance avec une situation existante ...

Je ne suis ni soignant ni chercheur, n'hésitez pas à vérifier tous les chiffres que je cite et ce que j'écris. Je me base ceci-dit sur les chiffres et publications officielles pour les données brutes de traitement, mortalité ou hospitalisations, et je choisis à la fin des liens de chercheurs et/ou médecins ou encore particuliers qui font de même.

Les préalables : méthodologies, etc. sont importants, mais longs. Si vous manquez de temps allez directement à la seconde partie avec les graphes. Ainsi que vers les liens et vidéos en fin de billet. Par exemple celle du Pr qui intervient devant le congrès en Espagne condense et résume de façon très claire et professionnelle plusieurs des problématiques rencontrées. Ou encore si vous préférez des approches par des médecins.

J'emploie le terme général de "traitement" car la même logique de précautions et d'analyse des résultats devrait prévaloir pour toute substance préventive ou curative, pas uniquement celle évoquée ici. Et accessoirement pour éviter à ce post d'être placardisé par des algorithmes des moteurs de recherche.

Des traitements comment, pour qui et pour quoi ?

Imaginons une maladie qui se répand rapidement et qui occasionne, hélas, un surcroît de mortalité. Tout traitement proposé devra être testé de façon minutieuse, dans un voire plusieurs essais cliniques randomisés en double-aveugle. Plusieurs essais distincts pour une même molécule permettraient de mieux cibler les catégories de population qui en bénéficient ou celles qui n'en bénéficient pas, voire celles pour qui c'est délétère.

Une fois le produit testé et approuvé avec les méthodes idoines, ce produit peut être diffusé auprès des catégories de population concernées, avec ses doses adaptées.

Parmi les procédures idoines il y a la conception : quel est l'objectif précis (primary endpoint) de l'essai ? Cette question conditionne la constitution des groupes : catégories d'âges, de population, critères d'exclusion, nombre de personnes nécessaires et durée nécessaire. Si par exemple un essai a pour objectif principal de limiter les infections mais conclut ensuite que le traitement diminue les formes graves, c'est à ce stade un possible non-sens ; un essai, avec comme objectif principal de diminuer les formes graves, devrait être rebâti, avec de nouveaux groupes de taille adaptée, pour tester cette nouvelle hypothèse. Il semble que ce type d'erreur ait été effectué pour un des traitements les plus répandus. Je renvoie aux écrits du Dr de Lorgeril qui analyse les essais cliniques très précisément sur plusieurs aspects dont celui-ci ou aux interventions du Dr Alice Desbiolles qui évoque brièvement cette partie là.

En résumé tout essai qui vise un objectif ne peut que confirmer ou infirmer si cet objectif est atteint, rien d'autre. Pour une autre hypothèse il faut un autre essai. Si ce n'est pas possible, le résultat non recherché reste peu interprétable.

Par ailleurs si la maladie qui se répand offre un grand taux de rémission spontanée, de plus de 90 %, la méthodologie des études doit être extrêmement scrupuleuse, car avec ces ordres de grandeur des erreurs d'interprétation sont très vite possibles. On peut vite déduire une efficacité alors que c'est le taux naturel de guérison.

Sur quel critère mesurer l'efficacité du traitement ?

- Un taux d'anticorps ou toute autre analyse biologique ? C'est un critère indicatif indirect, nécessaire mais non directement corrélé à l'état clinique, donc pas toujours fiable.

- Un niveau d'hospitalisation ? Il subsiste des différences de choix d'admission, de places, etc. entre les établissements, les saisons, les pays, la disponibilité en personnel hospitalier, ce critère, indicatif lui aussi, n'est également pas fiable à 100 % .

- La mortalité ? C'est a priori le critère le plus sûr pour jauger d'un traitement sur une maladie en partie mortelle. Ce critère n'est pas non plus totalement fiable car les calculs de mortalité ne sont pas effectués partout pareils, les vérifications de causes de mortalité sont plus rapides dans des pays que dans d'autres. ou encore l'attribution de causes de mortalité est parfois discutée. Mais cela reste le moins mauvais de tous ces critères et les grandes tendances restent a priori les mêmes après vérification.

Mesurer l'efficacité du traitement en valeur relative ou en valeur absolue ?

C'est une question cruciale, uniquement si l'essai est bien fait. On peut très bien avoir une efficacité de 95 % en valeur relative, affichée partout, mais de fait autour de 1 % en valeur absolue. C'est le cas pour le traitement le plus utilisé au monde actuellement, comme pour son concurrent. Cf. les différents liens dont la vidéo du Pr espagnol, qui résume très bien cet aspect ou un lien dédié à cette question ou bien encore les écrits du Dr de Lorgeril qui avait décrit cet aspect il y a des mois.

Comparaisons - conclusives ? - de traités et de non-traités

Toutes ces étapes préalables doivent être réalisées du mieux possible. Car dans la vie réelle ensuite il est ensuite beaucoup plus difficile de comparer une groupe traité et un groupe non traité.

Sinon trop de biais sont possibles. Par exemple : telle  maladie affecte préférentiellement des classes sociales plus pauvres. En majorité celles-ci auront plus tendance à refuser les traitements en fonction de leurs expériences médicales antérieures : en termes médicaux purs mais en terme de condescendance ressentie aussi et/ou d'incompréhension, ou encore d'accès difficile au monde médical. Ce sont des situations classiques, vues à plusieurs reprises.

Quand on croit comparer en vie réelle la mortalité d'un groupe traité contre un groupe non traité, on risque donc de comparer par ex. des niveaux sociaux différents ainsi que les états sanitaires antérieurs correspondant. Avec souvent un désavantage pour les groupes les plus pauvres : beaucoup plus en contact avec des sources de contamination, un état nutritionnel, et donc immunitaire, plus aléatoire, expositions plus poussées à des toxiques dans l'habitat et/ou comme maladies professionnelles qui abîment au choix sphère ORL, poumons, reins .... C'est même d'une effroyable banalité. Il est étonnant qu'assez peu de médecins, mais il y en a quand même, ne fassent cette distinction. Bref ces comparaisons restent peu valables. C'est une des erreurs majeures actuelles, comparer à longueur de temps des groupes qui de fait sont peu ou pas comparables.

A-t-on un exemple actuel comportement différent entre personnes en fonction de leur situation socio-économique ? Oui dans cet article du Lancet par exemple : Article Lancet Différences comportements tests en France

Je traduis une partie du résumé : " L'incidence du SRAS-CoV-2 était plus élevée dans les zones les plus défavorisées que dans les zones les moins défavorisées (...) et les taux de positivité étaient également plus élevés (...), alors que les taux de dépistage étaient plus faibles dans les zones les plus défavorisées que dans les zones les moins défavorisées (...). Les taux d'incidence et de positivité du SRAS-CoV-2 sont restés plus élevés dans les zones les plus défavorisées que dans les zones les moins défavorisées pendant les deuxième et troisième confinements nationaux, et une variation du taux de dépistage a été observée en fonction de la densité de population."

Un autre article récent sur le sujet avec un titre très clair : Les plus défavorisés sont moins souvent vaccinés

Des parties de la population se sont donc beaucoup moins testées que d'autres et développent des incidences plus fortes. La charge virale initiale est aussi un des facteurs possibles de gravité de la maladie. Il est possible ou probable que cette population recoupe en partie celle des non-vaccinés. La sur-mortalité de non traités peut tout autant être due au manque de traitement qu'à une charge virale plus forte, plus d'épisodes de contamination, ou tout autre facteur par exemple plus de comorbidités, un classique aussi, sans rapport avec le traitement.

Enfin la logique de toute épidémie est, à terme, de diminuer d'intensité. Par ailleurs l'expérience acquise en réanimation tend a priori à en améliorer l'efficacité, par exemple en sachant dans quels cas intuber ou pas, etc. La baisse globale de mortalité est donc une évolution logique et classique.

Les effets constatés sur la mortalité en population générale

Si tous ces problèmes existent, pourquoi dit-on qu'un traitement est efficace ? Bonne question, ce n'est pas si sûr au regard des évolutions de mortalité.

Pour répondre à cette question de façon concrète et aussi visuelle, j'ai récupéré des graphiques issus du site Our World in Data.

Précautions de lecture des graphes

Les courbes du premier schéma = niveau d'administration du traitement en schéma dit complet, c'est à dire avec le nombre de doses requises.

Les courbes du second schéma, en dessous = mortalité en pourcentage au regard de la population.

Pour un gain de place j'apparie plusieurs pays entre eux, de préférence des pays proches les uns des autres, comparables. Bien regarder les chiffres à gauche pas toujours à même échelle selon les graphes. Une grande vague dans un pays peut paraître modérée dans un autre. Le point de départ chronologique entre mortalité (début 2020) et distribution de traitement (début 2021) n'est pas le même, les dates en bas de chaque graphique aident à comparer les courbes.

Avant chaque graphique "traitement" j'indique : Pays (% de gens avec traitement complet au 16 ou 17 février 2022)

La question des boosters est traitée dans le chapitre suivant.

Quatre pays du sud de l'Europe

Portugal (91%) - Espagne (83 %) - Italie (entre 77 et 78 %) - France (entre 77 et 78 %)

Vc italie france espagne portugal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dc italie france espagne portugal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En termes de mortalité :

Le Portugal connaît sa 3ème vague de mortalité, en décrue mais encore en cours. C'est le 4ème pic de mortalité en Espagne, encore en hausse au 18/02/2022.

Quatrième vague de décès pour l'Italie et la France.

Le Portugal, à 90 % de schéma complet, est un exemple type de pays pour lequel le traitement distribué a soit joué un rôle limité sur la mortalité, soit n'a joué aucun rôle. La situation des 3 autres pays, notamment en Espagne à ce jour, va dans le même sens. Les pics de mortalité sont heureusement en décrue pour trois pays, mais non finis. Ils sont encore en croissance en Espagne.

Ces 4 pays montrent que le rôle du traitement, massivement distribué, paraît être mineur dans la progression de la mortalité.

Cinq pays du nord de l'Europe

Plus ou moins de l'autre côté de l'Europe. Danemark (81 % traitement complet) - Finlande (76 %) - Suède (74 %) - Allemagne (74 %) - Norvège (73 %)

Vc nordiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dc nordiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Danemark est en train de connaître son principal pic de mortalité depuis le début de la pandémie, toujours en progression. Le Danemark est un autre exemple type d'inutilité ou d'utilité très modérée du traitement distribué.

En Finlande la vague de mortalité en cours est également la plus élevée depuis le début. La progression diminue mais est toujours là. L'Allemagne a connu son second pic de mortalité à mi-décembre. Depuis début février la mortalité repart à la hausse, de façon plus modérée.

La Norvège n'a pas connu à ce jour de grand pic de mortalité. Est-ce que ce bon résultat est dû à la siutation géographique du pays? Difficile à affirmer mais c'est possible. Ce bon résultat depuis le départ, bien avant l'arrivée d'un traitement, n'a pas grand chose si ce n'est rien à voir avec le taux de traitement.

Israël

Israël (66 % - trois doses de traitement pour la moitié de la population début janvier - 4 ème dose administrée à partir du 3 janvier aux plus de 60 ans et au personnel soignant après avoir été injectée aux immuno-déprimés)

La particularité de ce pays est d'avoir eu le plus rapidement au monde une administration massive du traitement.

Vc israel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dc israel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pic actuel de mortalité, hélas démarré en même temps que la distribution étendue de la 4ème dose, le 3 janvier, est le plus élevé qu'ait connu ce pays. J'espérais ici aussi qu'il soit bref, mais la décrue est encore lente.

Le traitement a-t-il eu un rôle pour limiter les vagues précédentes et celle-ci ? C'est possible car les vagues ont été en moyenne moins hautes que dans d'autres pays dits riches. Mais des vagues ont tout de même eu lieu et les données des ces dernières semaines ne plaident pas pour l'utilité du traitement.

Les modalités de traitement, à doses répétées pour des catégories plus ciblées de population, ne semblent que peu ou pas fonctionner. La concomitance entre 4ème dose et surcroît de mortalité est a priori une coïncidence, troublante tout de même. Scientifiquement parlant et vue la corrélation entre 4ème dose et pic de mortalité, une hypothèse de causalité devrait être recherchée, de façon la plus transparente possible, pour mieux la démentir s'il le faut.

Bien que moins net que pour le Portugal et le Danemark, l'échec du traitement en Israël semble être manifeste également. La population est moins protégée qu'avant, malgré une distribution intensive du traitement aux personnes jugées fragiles ou en danger.

Deux pays au centre de l'Europe

Je reprends l'Allemagne dans ce graphe pour faciliter la comparaison avec un schéma précédant.

Tchéquie (63 %) - Autriche (72 %)

Vc tchequie autriche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dc tchequie autriche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mortalité vient de connaître un pic en Tchéquie, heureusement moins fort que les précédents. La Tchéquie est un des pays qui a connu les plus forts taux de surmortalité liée au Covid. Le niveau de traitement relativement bas et la mortalité élevée pourrait plaider pour l'utilité de ce traitement. Néanmoins alors que ce traitement est de plus en plus distribué la mortalité continue à augmenter en Autriche, ce qui va peu dans le sens d'une efficacité.

Les deux pays d'Amérique du Nord

Canada (80 %) - US (64 %)

Vc us canada

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dc us canada

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Canada vient de connaître sa 2ème vague de mortalité quotidienne, sa 3ème si on prend en compte l'étalement dans le temps à ce stade. Les Etats-Unis en sont à leur 2nde vague de mortalité. Cette différence entre deux pays voisins peut-être une indication de l'efficacité du traitement. Néanmoins les encouragements passés répétés pour une partie de la population US de ne pas s'occuper de gestes barrières ont pu également jouer un rôle néfaste dans la contagiosité et la charge virale de personnes pour partie en déficit immunitaires (obésité répandue surtout dans les classes populaires). En résumé la différence de vaccination peut jouer un rôle sur la différence de mortalité mais d'autres aspects peuvent l'expliquer aussi. Les vagues de mortalité plus imposantes aux Etats-Unis qu'au Canada au moment où le vaccin était plus répandu aux Etats-Unis semblent montrer que le traitement n'est pas un facteur efficace pour limiter la mortalité.

Et deux pays d'Asie

Japon (79 %) - Corée du sud (86 %) - France ajoutée pour faciliter la comparaison

Vc japon coree sud)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dc japon coree france echelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Japon est une île très peuplée. La Corée du Sud, avec sa seule frontière terrestre quasiment étanche, est une quasi-île. A ce stade et comme dans d'autres secteurs asiatiques, la pandémie paraît avoir peu frappé. C'est actuellement le premier pic de mortalité pour le Japon. Le 3ème, encore en progression, pour la Corée du sud. La vaccination était déjà à 80 % quand la vague la plus meurtrière du pays a touché a Corée du Sud.

La situation géographique particulière rend difficile toute interprétation, avec une mortalité beaucoup plus faible, dès le départ, que dans les pays occidentaux. Le traitement a t il contribué à cet aspect ? Difficile à dire car même limitées les vagues de mortalité prennent de l'ampleur récemment alors que le traitement est devenu très répandu.

 

Globalement pour la majorité des pays cités, le démarrage de la distribution du traitement s'est faite surtout à partir du printemps et de l'été 2021. L'effet positif globalement constaté à ce moment-là : moins de contaminations et moins de décès a probablement été dû à un effet "saison", l'été étant moins propice aux infections respiratoires. La reprise de la mortalité à l'automne 2021 et/ou cet hiver 2021-2022 va dans le sens d'un effet saisonnier plus que lié au traitement.

Mourir du Covid ou avec le covid ?

Une des explications avancées pour ces mauvais résultats est de dire : les gens meurent d'autre chose mais le variant actuel est si contagieux qu'en fait le diagnostic "mort de la maladie contagieuse" est faussé. C'est une possibilité, mais le rapport taux de contamination / décès n'est pas si net par exemple en Allemagne, ce qui va dans le sens d'un découplage entre ces deux valeurs. Les décès "covid-19" semblent bien être des décès covid-19.

Effet des booster ?

Les booster sont les doses supplémentaires de traitement, déjà citées pour Israël. Parmi les pays cités, Italie, Portugal, Israël et Allemagne sont les plus concernés avec 55 % à 60 % de personnes boosterisées.

Boost ts pays

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour l'ensemble des pays l'accélération est nette entre début et mi-novembre 2021. On voit d'emblée que ces boosters n'ont pas empêché la vague de mortalité des différents pays entre les mois de décembre et le 18 février. Une corrélation avec la mortalité, à investiguer comme écrit plus haut, semble même apparaître en Israël.

En résumé la distribution massive à très massive d'un traitement semble avoir eu un rôle limité à nul sur la mortalité dans une majorité de pays. Le Portugal, le Danemark et dans une moindre mesure Israël sont des contre-exemples de l'efficacité du traitement.  La troisième dose, voire la 4ème en Israël, n'ont pas pas joué de rôle apparent d'évitement de la mortalité qui est même montée en flèche à ce moment.

Conclusion ?

Difficile de conclure que le traitement ou les traitements disponibles fonctionnent. Mais difficile de dire également qu'ils n'ont jamais aucune utilité pour personne. Comme le demandent plusieurs des professionnels particulièrement expérimentés cités ci-dessous, ces traitements paraissant peu efficaces pour la mortalité et n'empêchant pas la transmission, ils devraient être réservés aux personnes qui en expriment la volonté. Les chiffres récents ne plaident pas pour la continuité d'une obligation. Ils plaident plutôt pour une grande prudence, notamment avec l'exemple de la mortalité dans les pays les plus traités et les plus boostérisés.

Sites et vidéos sur le sujet

Quelques liens sélectionnés : il y a des pour, des contre, des qui se posent des questions mais tous de façon honnête et recherchée. Merci de ne pas entre dans de l'anathème envers les uns ou les autres.

Vidéo spécialiste espagnol pharmacovigilance

Je ne suis pas fan du tout des sites sur lesquels la vidéo est relayée en France mais ce sont les seuls disponibles avec traduction. Ce qui compte c'est l'intervention, critique et très argumentée, par ce spécialiste. C'est clair et net. Un aspect manque, l'absence de double-aveugle réel, confer les écrits de de Lorgeril qui analyse finement cette question centrale.*

Vidéo Interview Alice Desbiolles

Très fouillé et argumenté également. Je suis plus réservé qu'elle par exemple sur le bénéfice sur les formes graves, notamment car les critères de comparaisons laissent la porte ouverte à de nombreux biais, comme vu plus haut.

Site du Dr de Lorgeril

De fait son ouvrage paru en Avril 2021 est le plus complet, par exemple sur l'analyse des essais cliniques de ces traitements. La totalité des interrogations, doutes, critiques exprimés par les deux intervenants précédants  étaient déjà présents sur son blog et dans son ouvrage il y a 11 mois, de façon très factuelle et argumentée sur la base des essais cliniiques et des données existantes. Difficile de recommander un billet plutôt qu'un autre. Son livre d'avril 2021, pour lequel je n'ai aucun intérêt, reste l'analyse la plus poussée des essais cliniques initiaux. Je n'ai pas repris ici l'ensemble de ses arguments ou démonstrations dont les conclusions étaient en gros : avec les données disponibles et la mauvaise qualité scientifique des essais cliniques initiaux il est impossible de conclure sur l'efficacité des traitements en cours de distribution massive.

Je rajoute un billet récent sur l'efficacité ou non de ce vaccin : De Lorgeril effets limités à nuls du vaccin sur les vagues de mortalité

Cholestérol statines mais pas que : essais cliniques, covid-19, etc.

Ce site-ci est une mine d'information, bien chercher dans les billets qui font référence aux diverses parutions, par exemple celui-ci, notamment, à mon sens, pour la troisième publication citée : Effets secondaires

Site Docteur du 16

A la base c'est un blog de généraliste je pense surtout à destination d'autres généralistes. Je suis moins souvent convaincu sur la maladie actuelle ou d'autres sujets mais il a l'immense mérite d'argumenter et d'avoir beaucoup de recul. Beaucoup d'autres thématiques santé abordées. Pas mal d'infos relayées aussi sur son compte twitter. Les écrits sont régulièrement des questions de médecins pour collègues, mais ça reste assez souvent accessible..

Medcritic

Pas mal de textes différents, site très riche, faut suivre ! En bas du site on voit également les interventions twitter de l'autrice. Plusieurs billets sur la maladie contagieuse en cours. A tendance à mon sens à trop minimiser la sévérité de la vague omicron, mais encore une fois cela fait partie des sites avec des analyses poussées des données existantes.

 

* A noter aussi le rôle néfaste de la surmédication dans le traitement des personnes âgées. Ce médecin cite plusieurs molécules problématiques pour la survie des personnes âgées en bon état et vis à vis du Covid, c'est un passage très imortant. J'avais parlé à plusieurs reprises des molécules problématiques qu'il cite, par exemple : Les IPP aggravent la Covid-19 ou Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

C'est un vrai problème de santé publique et qui, pour les IPP par exemple, pourrait avoir joué un rôle dans les formes graves de Cobvid-19 d'après les données publiées. Il y a là un énormissime gisement de mieux-être d'abord pour les personnes âgées et pour les économies ensuite.

 

Aparté : A force d'écrire sur le domaine de la santé j'ai été contacté par des personnes séduites par des extrémismes politiques, ou qui ne supportent pas la remise en question de produits alternatifs (Ivermectine, HCQ, etc.). Ou bien qui s'inscrivent dans des logiques de posture vis à vis des traitements officiels sans toujours vérifier leurs sources ni arguments fins. Je ne donne jamais suite. J'essaie de privilégier comme dans ce billet, une analyse fine des données existantes pour réduire autant que possible les erreurs d'interprétation. Il existe aussi heureusement des personnes dont une majorité de professionnels de santé, qui se posent des questions de façon poussée et argumentée que ce soit plutôt en "pour" ou en "contre" ou en "je m'interroge encore", certaines partagent leurs réflexions, j'invite à les lire ou les écouter, cf. liens ci-dessus.

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