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Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie

Résumé

Plusieurs pathologies font l'objet d'un dossier et d'un article dans la revue bimensuelle Sport et Vie, numéro de mars - avril 2017. Leur contenu est très rapidement rappelé dans ce billet, puis commenté. J'en profite pour citer des pistes de solution, pour plusieurs de ces 10  pathologies, surtout par le biais de l'alimentation, non mentionnées par la revue.

Ce billet est dense, et découpé par pathologies ou par thèmes. N'hésitez pas si vous êtes pressés, à ne lire que le chapitre qui vous concerne, et la conclusion, ainsi qu'à regarder la vidéo sur les pathologies cardio-vasculaires. Il y a de quoi gagner pas mal d'années de vie en bonne santé avec toutes ces infos. Sceptiques ? Je vous encourage à vérifier de votre côté tout ce qui est écrit ou dit dans la vidéo jointe

Le bimensuel Sport & Vie traite depuis longtemps de la physiologie du sport, des caractéristiques mécaniques humaines, de l'entraînement, des méfaits du dopage, de la psychologie des sportif(ve)s, de la médecine liée au sport, des rapports entre Sport et arts (littérature souvent, cinéma, ..). Le propos est souvent élargi à des questions de société qui débordent le seul cadre sportif. Que l'on soit d'accord ou pas avec le contenu des articles, c'est passionnant. Ps : je n'ai aucun intérêt dans cette revue, ni dans les ouvrages cités ici !

Ce magazine est surtout lu je crois par des sportifs, des étudiant(e)s en STAPS, des entraîneur(se)s, des médecins du sport, des kinésithérapeutes, des ostéopathes, des chercheur(se)s dans ces domaines, et plus généralement par des passionnés, ou par des curieux comme moi.

Le dernier numéro (161, mars-avril 2017, http://www.sport-et-vie.com/numero-161/malediction-yips.4664.php) traite de deux grands sujets abordés de multiples fois sur ce blog : le phénomène de la glycation, et dans un article intitulé " Les travaux d'Esculape" les problèmes posés par des médicaments destinés à des pathologies très répandues. Je rebondis sur tous ces articles, car ils concernent des sujets souvent traités ici. 

Commentaires du dossier "Les travaux d'Esculape".

C'est une somme de mini-articles condensés, de l'ordre d'une demi page à chaque fois, qui présentent des résumés sur chacune des pathologies et sur les effets secondaires des traitements présentés un temps comme miraculeux pour chacune de ces maladies. 

1) L'obésité 

L'article rapporte les errements des industries pharmaceutiques qui cherchent des molécules miracles, avec jusqu'ici des échecs retentissants, parfois avec de très nombreux morts à la clé (Mediator, ... ).

L'obésité peut être un grave problème de santé, mais parfois, un surpoids ou une obésité modérée ne l'est pas, du moment que la personne effectue des activités physiques régulières, et suit une alimentation saine. Ce sujet a fait l'objet de très nombreuses discussions scientifiques, il est intéressant d'en parler avec votre médecin si vous êtes concernés. 

Pour les personnes qui souhaitent mincir réellement, et qui ont souffert des régimes yoyo, je rappelle l'interview récente d'une diététicienne, qui applique des méthodes originales, non privatives, et qui paraissent efficaces sur du long terme : Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

2) Le diabète

L'article ne distingue pas les diabètes de type 1 et 2 (dits DT1 et DT2) qui ne se gèrent pas de la même façon. Les avancées technologiques qui permettent de mieux gérer les DT1, parfois impressionnantes (en tant que DT1, j'en bénéficie au quotidien), sont mises en avant. Elles ne restent "que" des moyens de plus en plus perfectionnés d'administrer et suivre le traitement par insuline, comme dans les années 1920, tout en surveillant mieux sa glycémie.

La compréhension du déclenchement de la maladie est plus difficile, mais pourrait permettre de diminuer le nombre de nouveaux cas. Le DT1 est considéré comme une maladie irréversible. Pourtant, des recherches menées par des médecins ont montré que cette vérité n'est pas toujours immuable, si la prise en charge alimentaire est immédiate : Régime cétogène pour le DT1 ?  Ne pas se laisser tromper par le titre, c'est surtout l'éviction totale de gluten dès le diagnostic, et probablement aussi de produits laitiers, qui ont permis de stopper le déclenchement du DT1 dans deux cas publiés dans la littérature scientifique.

Deux est un très petit nombre ; mais c'est énorme et très signifiant d'un point de vue scientifique pour une maladie dite irréversible, d'autant plus quand ce résultat correspond à ce qui avait été prédit par une théorie (à voir dans l'ouvrage du Dr Seignalet, "L'alimentation ou la troisième médecine"). 

Des recherches ont souligné que les diabètes de type 1 sont favorisés par d'autres composantes de l'environnement que l'alimentation : Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les causes du DT2 sont souvent communes mais des mécanismes différents : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires.

On est ici très loin de la recherche de pointe sur telle ou telle cytokine, sur telle ou telle composante des lymphocytes T, ou encore sur des médiateurs de l'inflammation. Tous ces éléments, et bien d'autres du corps humain, jouent un rôle crucial, mais ce qui est important, c'est la relation entre mode de vie et déclenchement du DT1, et du DT2 (cf. aussi le chapitre suivant sur le cholestérol pour le DT2).

Il serait intéressant que la recherche, y compris interventionnelle (changement de régime alimentaire dès la découverte du DT1, mise à l'abri, dans la mesure du possible, des zones très polluées) se recentre sur ces questions majeures. 

A voir aussi les commentaires plus bas sur la glycation. 

3) Le cholestérol 

L'article rappelle le reportage diffusé récemment sur Arte "Cholestérol, le grand bluff", toujours a priori disponible sur le net. Deux médecins y sont cités dans leur lutte contre ce mythe du "cholestérol coupable" : les Dr de Lorgeril et Ranskov. 

Ces deux médecins font partie de l'association "AIMSIB", dont la journée inaugurale a été résumée dans ces deux billets : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite. Ou publiée en vidéos ici : https://aimsib.org/2017/02/12/la-premiere-journee-lyonnaise-de-medecine-bienveillante-tout-est-en-ligne/.

A voir également sur ces sujets : "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes.

Pour résumer, que vous soyez une personne ayant réchappé à une crise cardiaque, ou une femme diabétique sans antécédents qui se voit prescrire des anticholestérols juste parce qu'elle approche la cinquantaine (cas malheureusement très fréquent), ou quelle que soit votre situation, renseignez vous sur les horreurs que sont souvent ces médicaments ou régimes anticholestérol, aussi bien que sur les facteurs du mode de vie réellement protecteurs. Je rappelle sur ces sujets deux liens que je cite souvent : https://www.cholesterol-statine.fr/ et http://michel.delorgeril.info/

4) Le tabagisme

Les auteurs rappellent les nombreux dégâts liés au tabac, des mécanismes possibles pour expliquer l'addiction et l'explosion de la consommation dans certains pays, mais aussi les catastrophes que furent deux traitements censés stopper ces addictions. Je n'ai pas grand chose à dire là-dessus, si ce n'est que les méthodes plus classiques (cigarette électronique, hypnose, etc.) sont à préférer pour diminuer ou stopper le tabac, plutôt que des médicaments douteux. 

5) L'asthme 

Les caractéristiques de la maladie sont résumées, et complétées par des passages sur l'asthme du sportif, et sur la question du dopage à l'aide de molécules prévues initialement pour lutter contre l'asthme. Il est difficile de distinguer l'asthme d'effort, réel chez beaucoup de sportifs, de l'asthme de complaisance pour se voir prescrire des molécules qui aident à la performance, au nez et à la barbe du contrôle anti-dopage. 

L'asthme est une des maladies qui répond le mieux au régime Seignalet : Asthme et Seignalet. Pourquoi cela n'est pas plus connu ? Parce qu'à ce jour, ces données ne sont pas considérées comme scientifiques, n'ayant pas fait l'objet d'une étude randomisée avec régimes alimentaires différents, dont celui-ci, pour des asthmatiques.

Une telle étude nécessiterait plusieurs conditions, non réunies :

- 800 000 euros environ (chiffrage qui date de 2 ans) pour une étude avec suffisamment de patients, avec trois bras (nom parfois utilisé pour les groupes de patients) avec alimentations différentes, une éducation thérapeutique commune initiale, une population réellement représentative des patients asthmatiques rencontrés par les médecins, etc.. (de fait ce type de recherche représentative n'est pas toujours la norme). Ce genre de montant n'est pas disponible à ce jour pour ce type de recherches. A ce sujet, une discussion avec des membres d'équipes décidant des budgets de recherche à l'échelle européenne peut devenir surréaliste, je caricature à peine (- vous devriez constituer un dossier de patients ayant amélioré de leur pathologie grâce à cette alimentation, avec une validation scientifique, pour qu'un essai clinique puisse être initié, et porté par un médecin ; - oui bien sûr, cela existe, mais ce sont des témoignages très nombreux et éparpillés, validés y compris par des médecins, mais cela ne suffit pas pour une reconnaissance scientifique. Le plus efficace serait de bâtir un essai clinique pour plusieurs des pathologies concernées ; - dans ce cas il faut présenter d'abord un dossier avec une validation scientifique initale ; - de type essai clinique ? - Oui. - mais c'est cela qui n'est pas fait et pour lequel il faudrait un financement, etc.) ; avec toutefois tout mon respect pour les personnes qui m'ont écouté, y compris de façon informelle, ces sujets sont parfois juste chassés d'un revers de main par d'autres responsables. 

- l'acceptation, pour le cas de l'asthme, (mais aussi de la BPCO, au-delà du rôle majeur et évident du tabac pour cette maladie plus mortelle que l'asthme), de tester l'idée que l'inflammation initiale de la muqueuse bronchique est déclenchée par des éléments venant du sang dans beaucoup de cas, à partir d'éléments issus de la digestion, hors phénomènes allergiques. Ca n'a l'air de rien, mais ça remet en cause le mécanisme connu actuel, la plupart des intervenants pensant que l'inflammation est liée à des facteurs externes en majorité, et que les liens avec l'alimentation concernent surtout des phénomènes allergiques. Et ne peuvent sortir de cette hypothèse de travail pour vérifier une autre. 

Pourtant, j'ai encore pu voir plusieurs témoignages de personnes ayant stoppé, ou beaucoup diminué, leurs crises d'asthme et les prises de médicaments associées, grâce à des régimes de ce type (il suffit de chercher les témoignages, nombreux). La recherche médicale a clairement un train de retard sur ce sujet, au détriment des patients. C'est un paradigme qui a du mal à bouger. 

6) La ménopause 

Les errements liés aux traitements hormonaux substitutifs passés, et leurs effets secondaires, sont analysés. La question de l'efficacité et de l'innocuité reste ouverte pour les traitements actuels, beaucoup moins dosés. 

Au sujet de la ménopause, je rappelle la tendance de médecins à vouloir traiter par anticholestérols, encore plus chez les femmes diabétiques, toutes celles qui s'approchent de la ménopause, ou qui ont déjà connu ce passage. L'augmentation, possible, du taux de cholestérol à ce moment de la vie est logique, naturelle, sans incidences sur la santé, et est très bien expliquée dans l'ouvrage présenté ici : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cancer/lhorrible-verite-sur-les-medicaments-anticholesterol

7 ) L'ostéoporose 

Les déboires, graves, liés à plusieurs médicaments censés lutter contre l'ostéoporose (Protelos, Fosamax) sont rappelés. Il est étonnant que l'activité physique, une des composantes majeures pour améliorer la solidité osseuse : Fragilité osseuse, causes et solutions, aussi bien que contre le risque de chute et de fracture du col du fémur, ne soit pas plus mise en avant dans cet article. 

Concernant l'ostéoporose, je rappelle les écrits du Dr Seignalet, qui avait soigné plusieurs patients atteints, avec son régime qui exclut entres autres les produits laitiers : Alimentations qui marchent

Pour aller plus loin, je conseille vivement la lecture des écrits du rhumatologue, le Dr Poinsignon, qui applique le régime Seignalet à ses patients : https://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_2?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=Jean-pierre+Poinsignon&rh=n%3A301061%2Ck%3AJean-pierre+Poinsignon et de l'ouvrage déjà cité "l'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol", qui évoque aussi les biphosphonates (molécules censées lutter contre l'ostéoporose). Un bon résumé est donné ici : http://docteurpoinsignon.over-blog.fr/ (post du 17 janvier 2016). Ou encore là : http://www.prevention-sante.eu/actus/osteoporose-densitometrie-traitements

Le Dr Poinsignon intervenait sur d'autres sujets lors d'une conférence en 2014, à laquelle j'avais pu assister, et où j'avais pu témoigner, son intervention était passionnante, en voici un compte-rendu : Résumé de la conférence du 4 octobre 2014

8) L'arthrose 

Après un rappel des caractéristiques de la maladie et des traitements, les effets secondaires nombreux, jusqu'à ceux ayant largement augmenté les décès par infarctus, sont décrits. 

Comme pour d'autres pathologies citées, le régime Seignalet fait souvent des miracles dans ces cas là, y compris pour des arthroses d'origine sportive, en restaurant les capacités du cartilage. Là encore, aucun essai clinique n'a été mis en place pour vérifier ce constat expérimental répété. Mais les témoignages abondent. Un des ouvrages les plus connus à ce sujet est : https://jacquelinelagace.net/livres/livre/. Une recherche rapide sur internet (moteur de recherche Lilo), me dirige rapidement vers un autre témoignage : http://www.principes-de-sante.com/reponses/temoignage-ma-solution-contre-l-arthrose. Dans les commentaires qui suivent, d'autres témoignages vont dans le même sens. Bref, même si votre docteur ne vous en parle pas, ou ne connaît pas, cela vaut largement le coup d'essayer, au plus tôt, cette modalité alimentaire. Si cela permet de limiter les douleurs et dégâts sur les cartilages et les os adjacents, voire de les stopper, il serait dommage de s'en priver. 

9) La dépression 

Les effets secondaires, lourds, provoqués par plusieurs médicaments anti-dépresseurs, d'ailleurs souvent peu ou pas efficaces, sont résumés. Un encart en fin de dossier rappelle que le jogging peut être très précieux pour lutter contre les dépressions, comme contre la plupart des autres pathologies citées dans ce dossier.

Toutefois, cela ne suffit pas toujours. Une recherche internet de quelques secondes pour les liens gluten / dépression dirige vers ce genre de discussion : http://forum.doctissimo.fr/nutrition/allergies-alimentaires/gluten-depression-sujet_2472_1.htm. Les personnes qui témoignent indiquent bien qu'un simple écart avec du gluten induisent à nouveau chez elles des symptômes dépressifs poussés. Il s'agit d'une autre pathologie pour laquelle le Dr Seignalet mettait en avant les résultats très positifs de l'alimentation dite hypotoxique, pour des dépressions sans causes connues. Quelques autres éléments sur la dépression (risques liés à la baisse du cholestérol, facteurs alimentaires, "bibliothérapie", etc) .sont rappelés ici, pour les diabétiques en particulier, et pour les personnes dépressives en général : Dépressions et suicides

10) La fibrillation auriculaire 

L'auteur de l'article met en avant le risque, augmenté chez les sportifs vieillissants, que représente la survenue d'une FA (Fibrillation auriculaire) pour la formation de caillots sanguins. Les types et/ou intensités de sports qui prédisposent le plus souvent à ces FA ne sont pas précisés. N'hésitez pas à poser la question à vos médecins (je dis "vos" et pas "votre", l'expérience montre que dans ce domaine les avis des cardiologues entre eux, et des autres spécialistes, sont parfois divergents. Mieux vaut avoir plusieurs avis pour ne pas non plus s'interdire totalement des activités bonnes pour le moral et la santé). 

L'article est étonnant car s'il distingue les anciens anticoagulants des nouveaux, il ne souligne pas les intenses polémiques qui ont suivi l'arrivée annoncée comme miraculeuse des nouveaux anti coagulants. Si les médecins manient depuis des années les anciens anticoagulant, et savent gérer les sous (risques de caillots) ou surdosages (risques accrus d'hémorragies), ils sont beaucoup plus démunis pour gérer le surdosage de ces nouvelles molécules. 

Les effets secondaires, même moins nombreux, peuvent devenir plus graves. 

Les prescriptions d'anticoagulants, anciens ou nouveaux, sont souvent accompagnées d'ordonnances à rallonge. Souvent justifiées, et parfois à problèmes. Comme pour les anticholestérols (voir plus haut) ou par exemple la prescription à long terme de Kardegic, pas toujours heureuse. Sur ces thèmes, je recommande, aussi bien aux patients qu'aux médecins, de lire l'ouvrage commenté ici : 

 

La Glycation

En résumant, il s'agit d'une réaction chimique qui lie un sucre à d'autres composés organiques, le plus souvent trouvés dans des protéines. La réaction peut être aussi liée à la chaleur. C'est ce qui se passe quand on cuit de la viande ; plus on cuit fort, plus ce phénomène de glycation se produit. L'auteur de l'article date de la fin des années 90 la découverte du passage de ces produits dans le sang via la digestion, découverte décrite dans des articles scientifiques qui concernaient les diabétiques. Ce qui est logique, la glycation des protéines du corps humain est peut être des acteurs majeurs des complications liées aux diabètes de type 1 et 2, quand les élévations de sucre dans le sang sont trop élevées trop répétées, etc. Les produits issus de la glycation via l'alimentation peuvent générer des problèmes de santé chez tout le monde, peut être plus chez des diabétiques sensibles à cet effet, qui se rajoute aux dégâts créés par les élévations trop hautes et trop fréquentes de la glycémie.

Une des analyses de sang standard chez les diabétiques est en effet celle de l'hémoglobine glyquée, écrite HbA1c sur les résultats, qui permet de montrer le taux de glycation des globules rouges sur les 2 à 3 derniers mois, et qui serait corrélée à l'exposition aux taux de sucres dans cette période, et donc aux risques de complication quand cette exposition est fréquente.

Un bémol sur l'article de sport et vie : l'auteur cite les complications liées aux plaques d'athérome. Si l'athérosclérose existe bel et bien, l'existence des plaques d'athérome est beaucoup plus douteuse. Je vous renvoie à l'ouvrage cité du Dr de Lorgeril qui dénonce cet aspect précis (la notion de plaque d'athérome), et qui s'appuie sur des travaux d'anatomopathologistes, et sur sa participation à des procédures chirurgicales concernant le système sanguin. 

L'auteur de sport et vie souligne les bienfaits du sport régulier, chez les diabétiques comme chez les bien portant, pour diminuer les produits de glycation dans le sang ou dans les ligaments, Il reproduit également un tableau de contenances des aliments en produits de glycation. Dans les grandes lignes, le régime alimentaire cité, pour un faible taux de produits de glycation dans le corps, est un régime riche en végétaux, avec des produits peu transformés et des viandes cuites à des températures limitées. 

Je rappelle la nécessité de réduire les cuissons, mise en avant par le Dr Seignalet dès le milieu des années 90, et rappelée ici à plusieurs reprises, par exemple dans cette page : Alimentation et diabétes. La logique décrite s'applique à d'autres pathologies. En d'autres termes, associé à une pratique sportive, un régime alimentaire de type Seignalet permet de largement diminuer les risques liés à ces molécules.

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Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les liens entre pollution et maladies sont suspectés depuis longtemps. Des données publiées début 2017 pour le sud de la France sont pleines d'enseignements.

Zone industrielle de Fos sur mer et liens avec diabètes, asthmes, cancers, et autres maladies chroniques 

Une étude a été publiée concernant les liens entre les pollutions du secteur de Fos-sur-mer, dans les Bouches du Rhône, à l'ouest de Marseille, et plusieurs maladies, dont les diabètes de type 1 et 2. Mais aussi l'asthme, plusieurs cancers, et d'autres maladies chroniques.

C'est une étude menée par interrogation de personnes habitant dans ce lieu.

Ce secteur de la commune de Fos-sur-mer, et de la commune adjacente de Port Saint Louis, est connu par toutes celles et tous ceux qui ont pris le tronçon de voie rapide qui passe au sud de l'étang de Berre, par exemple pour se rendre à Marseille en venant de Montpellier. C'est la portion de trajet où tout le monde ferme ses vitres en raison des odeurs très fortes des usines environnantes, un peu comme tout le monde le fait en passant dans le secteur de Feyzin au sud de Lyon.

Les réglementations environnementales et sanitaires, notamment sur les ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement - règles spécifiques du code de l'environnement qui concernent la majorité des industries ou établissements avec un risque fort de pollution, d'atteinte à la santé ou à l'environnement, ou de danger, ou dans un autre registre qui concerne aussi les élevages de grande dimension) ont certainement amélioré la situation depuis des décennies, mais c'est un secteur qui partait de très loin.

Enfin, les modes de contamination sont divers : atmosphérique sur le lieu de résidence ou de loisirs, atmosphérique sur le lieu de travail, ou via l'alimentation (pratiques locales de la pêche, de la chasse, de la cueillette, de la culture, toutes largement pratiquées). 

Résultats

Les résultats sont présentés dans ce rapport :

https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3282/files/2017/01/FOS-EPSEAL-ANSES-16-1-2017-logo-red.pdf

Les résultats synthétiques - page 13 - sont :

"Synthèse des principaux résultats sanitaires de l’étude FOS EPSEAL

Les résultats obtenus dans l’échantillon aléatoire composé de plus de 800 réponses – totalement représentatif de la population de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, documentent la santé de plus de 2000 habitants dont 454 enfants (soit en tout plus de 8% de la population de ces villes).

Les résultats montrent conjointement :

Une élévation de l’asthme cumulatif chez les adultes (15.8% de prévalence standardisée sur la population française dans notre étude, contre 10% en France), débutant le plus souvent à l’âge adulte ;

Une élévation des cancers (une prévalence brute de 12% et standardisée France de 10.5%, contre 6% en France), avec un fardeau particulièrement lourd porté par les femmes (14.5% des femmes de notre étude ont ou ont eu un cancer, contre 5.4% des femmes en France) ;

Une élévation des diabètes tous types (prévalence brute de 12.9% et standardisée France de 11.6%, contre environ 6% de diabétiques diagnostiqués traités ou non en France), avec une élévation significative de la part relative de diabète de type 1 (11.5% de tous les diabètes documentés dans notre étude, en comparaison de 5.6% de tous les diabètes en France) ;

• Qu’au minimum, 63% de notre population rapporte au moins une maladie chronique (parmi : asthme, maladie respiratoire autre que l’asthme, allergie respiratoire autre qu’au pollen, affection dermatologique, cancer, maladie auto-immune, maladie endocrinienne et/ou diabète), contre 36.6% en France (pour un indicateur qui englobe plus d’affections chroniques que le nôtre) ;

Que 63% de notre population est affecté par au moins l’un de ces symptômes chroniques (par ordre décroissant de fréquence dans la population) : irritations des yeux (43.4%), symptômes nez/gorge (39%), maux de tête (37.2%), problèmes de peau (26.8%), saignements de nez (7.5%) ;

Que plus de 40% de notre population rapporte au moins une affection respiratoire chronique (parmi asthme, allergies respiratoires autres qu’au pollen, et/ou maladies respiratoires autres que l’asthme), et près d’un enfant sur quatre (23%).

 Les maladies chroniques et symptômes aigus constituent donc une expérience de santé commune et partagée au sein de la population des deux villes, bien que la plupart des répondants jugent leur santé générale comme excellente ou bonne. (Sources de comparaison : données France les plus récentes publiées par la DREES, l’INCA, l’INSERM, l’IRDES, Santé Publique France.)"

Détails et discussions sur les liens pollutions et maladies

Cancers

Pour chaque pathologie, les auteurs donnent les détails plus loin. Par exemple pour les cancers (je mets en gras deux parmi les cancers cités que je détaille en suivant) :

Les cancers sont, dans notre enquête, relativement communs et plus élevés qu’en France (...) Les cancers du sein, de la prostate et de l’utérus sont les plus communs dans l’enquête (...) En France, les cancers les plus fréquents dans la population en vie sont dans l’ordre ceux du sein, de la prostate et du colon. La place occupée par le cancer du corps de l’utérus paraît donc plus spécifique dans l’étude (dans un contexte, décrivent les auteurs, avec beaucoup d'hystérectomies = enlèvement chirurgical de l'utérus), et de fibromes utérins) (...) Les cancers de la thyroïde, du colon et les lymphomes arrivent ensuite très groupés dans le classement des cancers les plus fréquents dans la population de l’étude.

Lymphomes

Lymphomes liés aux pollutions

Un paragraphe du rapport indique : "Les lymphomes sont une famille de cancers en progression dans la population en général et la piste environnementale est envisagée comme facteur de risque dans leur genèse : les pesticides, en qualité de perturbateur endocrinien, pourraient influencer son développement. Au cours de l’atelier sur les expositions professionnelles, Didier Bernard (ancien délégué du personnel sur la ZIF toujours actif au sein de l’Association pour la Prise en Charge des Maladies Eliminables) a relevé que les lymphomes (dont la maladie de Hodgkin) étaient bien présents chez les travailleurs de la zone, en lien avec des expositions spécifiques (par exemple certains HAP, benzène, braie de houille, dioxines), sans que ces maladies soient encore reconnues comme d’origine professionnelle."

Pour les connaisseurs des liens entres pollutions et cancers, dont les fidèles lecteurs de ce site, un lien fort entre pollutions & maladies, y compris les cancers, est déjà connu en Europe. Il s'agit de la ville de Tarente, dans les Pouilles, en Italie du sud. J'avais consacré une page à ces liens. je vous invite à la lire et à la relire si vous êtes intéressés par ces questions.  

Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Plusieurs cancers y étaient révélés en augmentation dans les études publiées, mais pas le lymphome de Hogdkin. J'indiquai toutefois "Note : des sources locales m'ont informé que d'autres cancers, non pris en compte dans ces statistiques, semblent aussi liés à ces pollutions. Lymphome de Hodgkin, cancer de la thyroïde, ...". Le cancer de la thyroïde est d'ailleurs aussi cité avec une prévalence plus forte à Fos sur mer que dans le reste de la France. 

L'étude réalisée à Fos-sur-mer, qui ne porte pourtant que sur un nombre limité de personnes, permet maintenant de faire ressortir ce lymphome de Hodgkin. On voit aussi que quelle que soit la qualité d'une étude, d'un recensement de plusieurs données, d'observations, etc. il est très difficile, comme dans le cas de l'Italie, de recueillir toutes les données relatives aux malades déclenchées. D'où l'intérêt de ces investigations, beaucoup trop rares jusqu'à présent.

Aparté sur les lymphomes liés aux médicaments

Les mécanismes causals (causals et causaux sont acceptés dans le dictionnaire) des lymphomes en général, et des lymphomes de Hodgkin en particulier, ne sont pas toujours connus avec certitude. Ce lien avec des atteintes environnementales est donc une avancée majeure.

Les chercheurs pourront j'espère faire le lien avec les données récentes issues du domaine de la biologie. Je recopie ici des extraits du livre très détaillé, que je vous conseille, " L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol - Dr Michel de Lorgeril - 2015".

Il cite et résume cette analyse : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22588328, qui portait sur 578000 adultes.

Le dr de Lorgeril écrit "ce que ces chercheurs ont mis en évidence est époustouflant et mérite d'être confirmé au plus vite : avoir un cholestérol élevé semble protéger des leucémies myéloïdes (les chroniques et les aiguës) et de certains lymphomes. Inversement avoir un glucose élevé* augmente les risques. Enfin avoir un syndrome métabolique augmente le risque de maladie de Hodgkin (...) de 50 %. En d'autres termes, les statines en diminuant le cholestérol et en augmentant le glucose et les syndromes métaboliques ne peuvent que favoriser les cancers du sang et des ganglions."

* Les statines ont un effet diabétogène net, voir par exemple ici : Statines = diabètes

Les causes environnementales et iatrogènes (dues aux effets secondaires de médicaments), voire à une alimentation trop pauvre en cholestérol, semblent jouer un rôle considérable ; il serait urgent que des équipes de recherche, indépendantes des financements liés de près ou de loin à la lutte anticholestérol, se consacrent à ces aspects. 

Cancer de l'utérus

Les auteurs du rapport discutent de l'augmentation nette de prévalence du cancer de l'utérus dans le secteur de Fos-sur-mer :

"Une interprétation de la place importante occupée par le cancer de l’utérus peut reposer sur son lien avec les autres cancers (hormono-dépendants en particulier) et leur traitement médical, ou avec un dérèglement hormonal en général, d’origine environnementale ou induit par un traitement médical. Quelles que soient ces interactions, il faudrait qu’elles soient renforcées localement par certains facteurs afin de pouvoir expliquer cette place inhabituelle. Cet excès invite à considérer dans cette zone l’action spécifique des polluants appelés perturbateurs endocriniens. Chez la femme, le cancer du corps de l’utérus est l’un des cancers de meilleur pronostic vital, le taux de survie à 10 ans étant évalué à 68% des femmes sur la période 1999-2007 (Grosclaude et al., 2013 : 4). Cela peut expliquer que le poids de ce cancer puisse se renforcer si cet excès de cas se prolonge dans le temps. Dans l’étude, dans la moitié des cas le cancer de l’utérus se présente comme un cancer isolé, l’autre moitié des cas pouvant être associée à des cancers de la peau, de la thyroïde ou du sein."

Le lien entre polluants et cancers mérite d'être investigué de façon plus poussée. Les cancers sont complexes, et il serait par exemple dommage de se lancer dans de très couteuses campagnes de vaccination qui pourraient rater l'objectif si parmi les facteurs de déclenchement et de développement (qui ne sont pas forcément les mêmes) des cancers de l'utérus, les pollutions ont un rôle prépondérant. 

Concernant les femmes et le cancer, les auteurs écrivent : "Une analyse des cancers par genre : les femmes de l’étude sont trois fois plus touchées par le cancer que les femmes en France." Pour les hommes, il s'agit d'une augmentation (8.3 % des hommes de cette étude, contre 6.4 % en France, ont ou ont eu un cancer), tandis que pour les femmes c'est presqu'une multiplication par 3 (14.5 % des femmes de cette étude, contre 5.3 % en France, ont ou ont eu un cancer). 

Les auteurs se posent cette question : "Les femmes de l’étude plus touchées, et par des cancers de meilleur pronostic que les cancers des hommes ?"

Et y répondent (à lire plus en détail dans le rapport) par exemple en citant la prévalence plus forte chez les hommes de cancers foudroyants (poumon, pancréas), qui tuent très rapidement. Les hommes atteints de ces pathologies ont donc moins de chance de se retrouver dans la population étudiée, en vie. 

Pour les différents liens connus entre cancers et facteurs environnementaux, voir aussi ce lien : Cancers, et euros

 

Diabètes

Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

"Les diabètes sont plus fréquents à Fos et Port-Saint-Louis qu’en France, et plus encore le diabète de type 1"

"La cause exacte du déclenchement du diabète de type 1 est toujours recherchée : chez les personnes ayant une prédisposition génétique, seuls 6% déclencheront la maladie (note : c'est mon cas). L’unique traitement est alors l’apport d’insuline par injection ou pompe. Ce diabète est dit insulinodépendant et se déclenche avant 40 ans. Son incidence augmente dans la population principalement du fait de l’atteinte de personnes de plus en plus jeunes (des enfants). Certaines corrélations entre déclenchement du diabète de type 1 et facteur environnemental précis ont été démontrées dans la littérature scientifique : nitrates dans l’eau potable, certains biocides (un certain raticide qui avait provoqué une épidémie de diabètes de type 1 dans une population donnée). D’autres corrélations sont suspectées mais plus difficiles à montrer et on en est aux « balbutiements de la recherche » comme l’a indiqué S. Goix, chargée des études santé à l’Institut Ecocitoyen et venue participer à l’atelier du 5 octobre 2016 : l’exposition à la pollution atmosphérique en général, à l’ozone, aux particules, au dioxyde d’azote, par exemple. Les études les plus récentes (Beyerlein, 2015 ; Hathout, 2002) ont montré que des expositions plus élevées aux matières particulaires et au dioxyde d’azote abaissait l’âge au diagnostic chez les enfants de moins de 5 ans. Les expositions aux infections respiratoires dans la très petite enfance ont aussi été reconnues comme un facteur de risque du DT1 (Beyerlein, 2015)."

L'étude du scientifique Andreas Beyerlein, mentionnée dans le rapport, était déjà citée dans ce blog : Pollution et DT1

​Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Ces données permettront peut être de mieux comprendre le déclenchement de cette maladie. Toutefois, ces données spécialisées sur la pollution ne permettent pas d'obtenir un regard d'ensemble sur les causes environnementales du diabète de type 1.

Le rôle de certains aliments, notamment du gluten (blé, orge, avoine, seigle, ...) et des produits laitiers, semble aussi prépondérant pour une partie des enfants concernés : Régime cétogène pour le DT1 ?

Cela suggère des modalités d'action rapides à mettre en place pour limiter cet accroissement du développement du diabète de type 1 notamment chez les enfants jeunes.  Il serait intéressant que les équipes de recherche intègrent ces différents facteurs. 

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

Le lien entre pollutions et diabète de type 2 a été développé dans le billet déjà cité : Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Les auteurs du rapport écrivent à ce sujet : "Le diabète de type 2 (DT2) est dû, quant à lui, à une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme : c’est ce qu’on appelle l’insulinorésistance. Le surpoids et l’obésité sont les révélateurs du diabète de type 2 chez les personnes génétiquement prédisposées. Le diabète de type 2 résulte soit d’une production insuffisante d’insuline par le pancréas, soit du fait que cette insuline agit mal, ce qui cause l’hyperglycémie. Le diabète de type 2 apparaît en général après 40 ans, mais des cas de jeunes adultes ou d’adolescents apparaissent en France. Les causes du diabète de type 2 sont rapportées aujourd’hui à l’action de polluants comme les PCB (polychlorobiphényles), ou encore la pollution de l’air et les particules qui transportent d’autres polluants. Des perturbateurs endocriniens, tels que bisphénols et phtalates, sont connus aussi pour jouer sur l’insulinorésistance."

C'est néanmoins le diabète de type 1 (=dt1) qui fait l'objet du plus grand développement dans ce rapport, l'augmentation du dt1 étant une des découvertes majeures.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type médicaments

L'effet diabétogène des anti cholestérol est développé plus haut dans la page.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Si le lien entre diabète de type 2 et alimentation semble spontanément évident, les mécanismes exacts sont plus difficiles à cerner. Il faut signaler ici les très bons résultats du régime dit "Seignalet", déjà détaillés sur ce blog : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique.

Là encore, il serait intéressant que des équipes de recherches intègrent toutes ces composantes environnementales au sens large, médicamenteuses, pollutions, et implication du gluten avec des produits laitiers. 

Conclusions

Sur un tel sujet, les conclusions ne peuvent être que provisoires. D'autant que l'étude menée à Fos sur mer est publiée en 2017, pour une zone industrielle existant depuis plusieurs décennies. Les données sanitaires (cancers et diverses maladies) relatives à l'usine Ilva dans le sud de l'Italie sont récentes également. Les liens démontrés entre anticholestérol et augmentation du nombre de diabétiques de type 2 avait été décrit et annoncé en 2007 par le dr de Lorgeril, et depuis très progressivement ... moins ignorés de façon plus ouverte par les responsables d'essais cliniques. Les liens entre gluten, produits laitiers et diabètes de type 1 et 2 ont été très précisément décrits par le Dr Seignalet dans les années 1990. Les études, très rares, publiées depuis confirment cette possibilité pour le diabète de type 1. Pour le diabète de type 2, à ce stade seuls des témoignages, récurrents, sont disponibles (voir les liens dans ce billet).

Tout cela montre l'intérêt énorme d'une vraie médecine environnementale :

  • au sens large en terme de recherche sur les facteurs environnementaux pris en compte : alimentation, polluants, médicaments, etc. Le tabac, dont les méfaits sont connus depuis longtemps, et la plupart des maladies infectieuses, dont les mécanismes et les effets sont connus depuis longtemps également, sont à intégrer dans ces raisonnements ;
  • avec une priorité à l'efficacité : l'urgence est de diminuer ou stopper l'exposition aux facteurs incriminés, même si tous les mécanismes biologiques, à creuser bien sûr, ne sont pas encore entièrement connus ;
  • indépendante des circuits de recherche très proches de l'industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire, ce qui a pu empêcher, dans des exemples cités, de nombreux chercheurs de développer une vision suffisante et précise des effets iatrogènes. Et les a donc empêchés d'avoir une vision exacte de toutes les composantes de telle ou telle maladie ;
  • ouverte : pour plusieurs des cas cités, la bibliographie "classique" des chercheurs, à partir par exemple de revues médicales et des publications prestigieuses, incontournable, est insuffisante pour l'intérêt des patients.

Il s'agirait réellement d'une révolution scientifique, que ce soit pour les diabètes ou pour plusieurs autres pathologies, car ce n'est pas l'approche dominante actuelle. Une médecine environnementale de ce type ne résoudrait pas tout, mais devrait permettre a minima de comprendre, voire de diminuer l'incidence de plusieurs des pathologies les plus lourdes dans nos sociétés. 

Les moyens d'intervention peuvent paraître limités à ce stade, par exemple sur le rôle du pétrole, dont dépend largement l'économie et la croissance (cf. par exemple le livre "Or noir" de l'auteur Matthieu Auzanneau) et source d'une grande partie des pollutions environnementales, la zone de Fos sur mer étant connue pour ses raffineries. Il est d'autant plus urgent de se saisir de ces questions. 

Vaccins piquants et pétition

La vaccination est un sujet fascinant parce qu'il permet de parcourir l'histoire des sciences médicales, ou de se glisser dans les méandres du système immunitaire, complexe.

C'est un sujet glissant, si ce n'est effrayant, parce que les débats entre pro et anti sont difficiles à suivre et très passionnels, d'un côté comme de l'autre. C'est un sujet pourtant essentiel puisqu'il concerne notre santé à tous.

J'avais directement abordé un exemple de ce sujet ici : Grippe : vaccin, pas vaccin ?

Sur le site donné en lien, un article plus récent toujours sur le même sujet : http://www.atoute.org/n/article327.html, très argumenté.

C'est spécifique au vaccin contre la grippe, mais ça montre que malgré l'étendue de cette vaccination "simple", sans adjuvants, cela reste un sujet mal connu, mal maîtrisé, et objets d'interprétations divergentes (cf. aussi les commentaires suite à l'article).

Alors quand tout d'un coup une obligation vaccinale pointe le bout de son nez pour ... 11 vaccins, c'est surprenant.

D'autant plus pour des vaccins méconnus (le gardasil est très récent) ou encore pour d'autres vaccins qui sont historiquement apparus en même temps que les fantastiques progrès de l'hygiène. Quelle est la part respective de gains de vie liée aux vaccins pour les maladies concernées (part indéniable pour plusieurs maladies, mais pour quel pourcentage par rapport aux autres facteurs ?) ou liée aux différents progrès de l'hygiène, de la connaissance scientifique de propagation des épidémies, démultipliée par internet, etc. ?

Il paraît bizarre de citer des pétitions quand cela concerne la recherche scientifique ou la médecine. Malheureusement peu d'autres moyens sont possibles pour faire entendre raison aux décideurs sur ce sujet là qui nous concerne tous. Que ce soit par le risque d'effets secondaire, impossible à évaluer, par le risque de s'enfermer dans une fausse bonne solution au sujet de ces maladies, par le risque financier que cela fait peser sur le pays, etc.

Je signe cette pétition, et je vous invite à la signer aussi : http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants/index.php

Pour mémoire, une seule autre pétition a été mise en avant sur le blog que vous avez sous les yeux, c'était au sujet des anti-cholestérols, autre absurdité scientifique : Pétition sur les anticholestérols

N'hésitez pas à vous renseigner et à la signer également. 

Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

Interview de Mme Séverine Sénéchal, diététicienne : http://www.dieteticienne-amiens.fr/

Bonjour Séverine, je suis heureux de t'accueillir ici. J'ai souhaité que tu interviennes, car ton profil en terme de nutrition et de santé est très riche et peu courant. Et parlera aux lecteurs de ce blog (Accueil)  En quelques mots, tu es diététicienne, et tu sembles maîtriser aussi bien les concepts diététiques classiques, que les apports réels du régime dit méditerranéen à la santé, ou encore que le régime Seignalet, et d'autres approches encore. Tu es impliquée aussi dans un groupe de réflexion sur l'obésité?

Oui tout à fait !

 

Peux tu te présenter brièvement, et expliquer pourquoi tu as développé ces compétences complémentaires?

J’ai 35 ans, j’ai obtenu mon BTS diététique en 2004 et suis installée en libéral à Amiens depuis 2005.

En 2005 j’ai suivi la formation du G.R.O.S. (Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids), qui est une formation aux approches alternatives à la prescription diététique, que j’ai découverte un peu par hasard juste avant de commencer mes études de diététique, en découvrant à la bibliothèque municipale le livre « Maigrir sans régime » du Dr Zermati.

L’approche alternative des régimes m’a intéressée, car à l’âge de 18 ans, j’ai suivi un régime amaigrissant encadré par une médecin endocrinologue au cours duquel j’ai expérimenté différents effets contre-productifs de la restriction alimentaire, sur le plan psychologique et sur le comportement alimentaire.

Concernant la diète méditerranéenne, j’ai découvert les travaux du Dr Michel de Lorgeril et de la diététicienne Patricia Salen sur le site  http://www.lanutrition.fr/, notamment l’étude de Lyon qui a démontré scientifiquement le rôle majeur de l’alimentation dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, me permettant de renouer avec la motivation première qui m’a donné envie de m’intéresser à la diététique : prévenir les maladies !

Ensuite ce sont les demandes de patientes qui m’ont amenée à m’intéresser à d’autres sujets :

> une patiente souffrant de polyarthrite rhumatoïde, qui avait mis en place le régime Seignalet depuis quelques semaines, m’a contacté afin que je l’aide à ne manquer de rien… donc j’ai acheté le livre et commencé à étudier le sujet

> et une patiente végétalienne qui m’appelé afin que je l’aide à savoir où trouver assez de protéines, fer, calcium… : en faisant des recherches sur internet, j’ai découvert le rapport de l’Association Américaine de Diététique concernant les alimentations végétariennes, et j’y ai appris beaucoup de choses qui n’avaient pas été évoquées durant mes études !

 

Quels sont en résumé les cas pour lesquels tu privilégies les approches diététiques classiques, et ceux où tu mets en avant ces approches complémentaires ?

Si par « approches diététiques classiques », on entend ce que j’ai appris durant mes études (il y a plus de 10 ans), alors on ne peut pas dire que j’utilise des approches diététiques classiques, l’alimentation et la nutrition étant un domaine où les connaissances sont en constante évolution !  Par exemple, pour les troubles fonctionnels intestinaux, on conseillait une « alimentation de confort intestinal », et désormais il y a l’approche FODMAP qui permet de mieux préciser quels sont les aliments mal digérés par cette patiente – et qui peuvent être différents pour une autre personne souffrant pourtant également d’un syndrome de l’intestin irritable.

D’autre part, au programme de nos études, il n’y avait pas tellement de psychologie, d’étude du comportement, ce qui est pourtant un sujet essentiel pour aider les patients à changer leurs habitudes durablement !

Le type de questions que je pose en consultation, notamment en aidant le/la patiente à préciser ses motivations à changer ses habitudes, et ma façon de transmettre les informations, les connaissances, n’ont rien à voir avec ce que j’ai appris durant mes études.  

 

Tu préconises systématiquement l'alimentation qui te paraît la plus adaptée, ou tu accompagnes plutôt les personnes selon leur demande ? Je te pose cette question, car si de plus en plus de gens sont informés sur les bienfaits d'une vraie alimentation méditerranéenne, ou encore sur le régime Seignalet, je ne sais pas si beaucoup font la démarche spontanée d'aller voir un professionnel. 

L’alimentation qui me semble la plus adaptée évolue au fur et à mesure de la meilleure connaissance de la personne (de ses problématiques de santé, mais aussi ses goûts, les choses auxquelles il/elle est particulièrement attaché.e, ses objectifs de prévention…), donc j’accompagne plutôt le/la patient.e selon sa demande, et lorsqu’il/elle a plusieurs objectifs, on essaie de voir quelle est la priorité par laquelle il/elle souhaite commencer.

Mon approche est généralement de partir des habitudes actuelles du patient pour l’aider à les modifier progressivement, à son rythme.

Concernant les régimes d’éviction (ex : Seignalet), cela dépend si la personne a déjà commencé à mettre en place cette alimentation (dans ce cas, on voit ce qu’il reste encore à améliorer pour le respecter au mieux) ou si elle vient d’abord chercher les informations nécessaires avant de se lancer dans la mise en place du changement de ses habitudes alimentaires.

 

De loin, on peut avoir l'impression que combiner toutes les connaissances en nutrition est très complexe. Par exemple, puisque cela arrive, associer des conseils diététiques classiques en cas d'obésité, à un régime Seignalet pour une maladie (par exemple une Polyarthrite rhumatoïde), du diabète de type 2, et un souhait de végétarisme, ou qui tend vers le végétarisme, est il réalisable selon toi ? je pose cette question, parce que c'est le type de demande que j'ai déjà vue, et qui ne paraît a priori pas évidente.

Il est tout à fait possible de concilier ces différentes choses, mais je ne conseille pas d’essayer de mettre en place tous ces changements en même temps.

Un changement trop brutal (de surcroit s’il est imposé par une personne extérieure) risque d’engendrer beaucoup de stress, ce qui n’aide pas à ressentir au mieux les effets bénéfiques des changements réalisés, et surtout risque de ne pas être maintenu dans la durée… ce qui serait bien dommage !

C’est un peu comme lors de la diversification alimentaire chez le bébé, durant laquelle les nouveaux aliments sont introduits progressivement (l’un après l’autre) : cela permet d’avoir une meilleure idée de l’aliment en cause en cas de réaction d’intolérance.

Pour le mieux-être, je trouve que c’est également intéressant que la personne puisse voir par elle-même la contribution de chaque changement dans l’amélioration de son état.

Et au niveau pratique, c’est aussi plus facilement réalisable de faire les changements pas à pas, ce qu’on appelle parfois « la technique de l’escalier » (il est plus facile d’atteindre le 1er étage en montant une marche après l’autre, plutôt qu’en escaladant un mur d’une hauteur de 2,5 m !)

 

Deux dernières questions. La première, sur ce mythe du cholestérol coupable, qui semble battu en brèche par les données de la science disponibles, ce que mettent en avant des médecins tels que le Dr de Lorgeril au premier plan, ou encore le Dr Winckler. Est ce que tu veux, peux et réussis à faire entendre ce message à des patients dont la préoccupation première serait la normalisation du taux de cholestérol ?

Mon rôle est de donner une information alternative aux idées reçues répandues dans les médias, le grand public et le corps médical, de semer une graine en expliquant que les connaissances scientifiques actuelles disculpent le cholestérol et qu’il existe des approches permettant de réduire les risques de maladies cardio-vasculaires indépendamment de cette focalisation sur le cholestérol.

Après c’est le/la patient.e qui décide s’il/elle souhaite s’approprier cette question de la prévention par le mode de vie et l’alimentation… il lui faut parfois un temps de digestion de ces informations avant de s’y intéresser davantage.

 

Tu as donc un profil riche comme ton expérience professionnelle. As tu des conseils à donner tout à la fois aux patients, médecins et autres soignants qui lisent ces lignes ?

Cultiver sa curiosité, son ouverture d’esprit… sortir des ornières rassurantes de « on a toujours fait comme ça », « si c’était vrai ça se saurait ! » qui nous font tourner en rond, et font surtout les affaires des lobbies qu’ils soient agro-alimentaires ou pharmaceutiques !

Et aussi s’écouter, s’observer, écouter les patients même lorsqu’ils disent des choses qui ne correspondent pas à ce que l’on a appris… sans quoi on ne risque pas de découvrir et de comprendre de nouvelles choses !

C’est par exemple le cas d’une diététicienne qui a appris à ses dépends que contrairement à ce que nous apprenons durant nos études, l’intolérance au lactose ne se manifeste pas uniquement par des troubles digestifs, mais peut aussi entraîner des symptômes bien plus généraux : http://www.dieteticienne-amiens.fr/temoignage-intolerance-alimentaire/

J’ai trouvé cette expérience si intéressante que je lui ai demandé si elle était d’accord pour en témoigner sur mon site, car je pense que cela peut aider d’autres personnes dans le même genre de situation.


Merci beaucoup. Puisque tu cites des témoignages sur ton site, je signale aussi ceux relatifs à ton approche originale, efficace et très déculpabilisante de l'obésité : http://www.dieteticienne-amiens.fr/temoignages/

Somnifères dangereux et diabétes

Billet pour rappeler les méfaits de plusieurs molécules pour dormir ou être moins anxieux, par exemple pour les diabétiques, et stratégies pour échapper progressivement à ces dangers.

Et billet aussi pour les médecins : les recherches récentes sur le fonctionnement du cerveau pendant le sommeil, plus précisément l'évacuation des déchets cellulaires pendant le sommeil, permettent de proposer un lien, déjà mentionné à plusieurs reprises par des chercheurs, et répétés sur ce blog, entre alimentation et plusieurs maladies cérébrales. 

 

Les diabétiques seraient plus sujets à un mauvais sommeil que la moyenne de la population.

C'est peut être votre cas,

Cela peut être le cas aussi de vos parents, de personnes âgées de votre entourage, plus souvent sujets de traitements pris sur du long terme. 

Comment gérer ce manque de sommeil ? Avec des médicaments pris exprès en ce sens ? 

Une étude parue en 1996 dans le British medical journal faisait état d'une mortalité réellement accrue chez les gens qui consomment régulièrement des anxiolytiques et des "médicaments hypnotiques".

http://www.bmj.com/content/348/bmj.g1996

Quelques phrases très parlantes sont extraites de cet article.

"We found statistically significant associations with mortality at all levels of study drug use"

Nous avons trouvé une relation statistique significative entre la mortalité et tous les niveaux d'utilisation de ces molécules.

"A clear dose-response association was found"

Une association dose réponse nette a été trouvée.

"Associations with mortality, and dose-response effects, were found for each of the three separate classes of study drug. 

Un association avec la mortalité, et un effet dose réponse, ont été trouvés pour chacune des classes de médicaments étudiées (note : ex : benzodiazépines, voir l'article pour les autres médicaments étudiés). 

"After excluding deaths in the first year, there were approximately four excess deaths linked to drug use per 100 people followed for an average of 7.6 years after their first prescription."

Après avoir exclu (c'est à dire ne pas avoir comptabilisé) les décès dans la première année, il y a eu approximativement un excès de décès, lié à la drogue, de 4 décès sur 100 personnes suivies pendant 7.6 ans

Un autre suivi plus récent sur plusieurs milliers de patients, cette fois au Canada, montre également un accroissement net de la mortalité. L'étude est résumée ici : https://www.eurekalert.org/pub_releases/2010-09/ul-uom090810.php. L'augmentation du risque de mortalité reste nette après avoir exclu plusieurs facteurs de confusion possible (tabac, niveau d'activité physique, etc.).

Bref, la mortalité est accrue en utilisant des anxiolytiques, des somnifères, et de façon dose dépendante ... Que faire ?

Dans un premier temps, ne pas arrêter le traitement d'un coup, mais en collaboration avec son médecin, il y a souvent des stratégies à suivre pour que le sevrage de ces types de molécules soit efficace et sans séquelles.

Ensuite ?

Si vous, ou vos proches, êtes diabétiques, l'idéal est de contrôler ou d'éliminer, parmi les facteurs de perturbation du sommeil ceux qui sont les plus facilement maîtrisables :

  • les médicaments connus pour ces effets, par exemple les statines qui aggravent les déséquilibres glycémiques (et qui génèrent aussi du DT2 chez des patients qui ne l'étaient pas : Statines = diabètes), mais sont aussi sources de perturbations du sommeil directement (perturbations cognitives fréquentes) ou indirectement (douleurs musculaires, perturbations de la glycémie, nombreux autres effets secondaires),
  • les angoisses liées aux diabètes ; les échanges avec votre diabétologue, les forums spécialisés, ou encore les séances d'éducation thérapeutique, peuvent être des bons moments pour faire un point général sur le traitement au quotidien, avec, pour l'éducation thérapeutique, plusieurs professionnels et d'autres patients, lors d'un séjour hospitalier uniquement dédié à cet aspect. En restant très prudent toutefois sur les approches anti cholestérol proposées par ces mêmes médecins.
  • les causes premières du diabète de type 2, via l'alimentation, quand ce n'est pas favorisé par les statines : Diabète de type 2 en rémission, à essayer le plus possible, Voir plus loin aussi pour les bénéfices sur le cerveau.
  • au moment du diagnostic, les causes premières du diabète de type 1Urgences dès le diagnostic ; Régime cétogène pour le DT1 ? (pour la partie alimentation sans gluten sans produits laitiers sans maïs présentés dans cette dernière page), méthodes dont ne peut garantir le résultat, mais avec des succès spectaculaires et qui sont à essayer au maximum, en collaboration avec le service de diabétologie, au moment du diagnostic du DT1, en raison de l'aspect rapidement irréversible de cette pathologie. En cas de succès, ce sont au moins autant les parents des enfants ou adolescents avec un diagnostic de DT1, qui feront moins de nuits blanches. 
  • pratiquer régulièrement une activité physique : cela a l'air banal, mais pourtant, en diminuant à terme des symptômes de dépression, en améliorant la prise en charge des diabètes, etc. cela peut faire la différence pour les personnes peu actives jusque là. 

Beaucoup d'autres méthodes sont disponibles chez des praticiens, dans des livres, articles, etc. 

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Coeliaques et échec du sans-gluten : solution Seignalet

Le site "Top santé" signale une recherche montrant qu'un enfant coeliaque sur cinq ne répond pas à l'éviction du gluten. 

http://www.topsante.com/medecine/allergies/intolerance-au-gluten/vivre-avec/maladie-coeliaque-un-enfant-sur-cinq-ne-guerit-pas-avec-un-regime-sans-gluten-614174

C'est l'occasion de rappeler que ce phénomène, déjà consaté dans les années 90, avait été pris en charge par le Dr Seignalet. Il explique le phénomène et détaille un cas clinique dans son ouvrage "L'alimentation ou la troisième médecine - éditions du Rocher" - p. 301 à 304. 

Il est très important que les médecins qui traitent des personnes atteintes de maladie coeliaque, et les patients eux mêmes, aient connaissance de cette possibilité.

Si après avoir scrupuleusement vérifié qu'il n'y avait plus de gluten dans l'alimentation, ce qui n'est pas toujours évident, les symptômes persistent toujours, cette solution est à essayer sans hésiter.

L'alimentation Seignalet se caractérise, outre l'absence de gluten, par l'absence de tous produits laitiers, l'absence de maïs, ainsi que par des cuissons pas trop poussées.

C'est défini dans la seconde partie de cette page : Alimentations qui marchent ou dans les nombreux sites donnés dans la rubrique : Liens

Statines et femmes : appel à témoin

L'association AIMSIB https://aimsib.org/2016/11/07/appel-a-temoignage/ répercute un appel à témoignages, de femmes qui ont subi les effets secondaires des statines.

Si vous êtes concernée, ou si une de vos proches l'est, n'hésitez pas. 

Pour mémoire, les effets seondaires connus des statines sont nombreux, effet diabétogène très net : Statines = diabètes, effets néfastes sur les reins : Des reins solides pour 2016, douleurs musculaires, dépressions & atteintes cognitives, etc., à voir également sur le site AIMSIB indiqué au début.

Moins de statines = moins de morts

Je reproduis ci-dessous un article de l'association AIMSIB. 

Ca concerne les conséquence liées aux arrêts des statines chez les patients dits à hauts risques, dont des diabétiques (en général, plutôt de type 2), traités à cet effet.

La démonstration se passe de commentaires, je me permets de la reproduitre telle quelle. J'ajoute quelques compléments en suivant :

https://aimsib.org/

Arrêter les statines aurait fait baisser la mortalité cardiovasculaire en France

On se souvient des violentes critiques qui s’étaient abattues sur le Pr Philippe EVEN après la parution de son livre de 2013 intitulé « la vérité sur le Cholestérol » alors que pourtant aucune donnée scientifique solide n’était venue contrer sa démonstration. Toutes les attaques convergèrent sur sa personne, son âge, sa qualification de pneumologue et non de cardiologue, etc…

La communauté médicale française vit survenir la même année la publication d’une étude (baptisée EVANS) et signée notamment des Professeurs Danchin et Puymirat, dont les liens d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques étaient avoués par les professeurs eux-mêmes. Cette étude se résumait à rapporter les données d’environ 140 questionnaires simplistes (sans validation scientifique) enregistrés dans leurs salles d’attentes et qui les autorisent de prévoir que la sortie du livre de Philippe Even allait générer 4992 évènements cardiovasculaires majeurs supplémentaires en France dont 1159 décès par an du fait de l’interruption par certains patients de leurs statines anti-cholestérol…

Cette étude fut officialisée par une parution dans une obscure revue intitulée Archives of Cardiovascular Disease dont les éditeurs sont des proches de nos deux professeurs.

Survient durant l’été 2016 une étude dirigée par le Pr Moore de l’INSERM U1219, s’attachant encore à calculer les conséquences de la sortie en librairie de l’ouvrage de Philippe Even et des controverses qui suivirent. Après avoir conclu que ce livre avait généré une augmentation de 50% des arrêts de traitements par statines en 2013 par rapport aux années 2011 et 2012, ils calculent que l’extrapolation de leurs chiffres à l’ensemble de la population française avait dû entraîner entre 10.000 et 11.000 décès supplémentaires sur 9 mois de l’année 2013.

Nouveau tintamarre médiatique ! Les liens d’intérêts de l’équipe de Nicholas Moore avec les fabricants de statines sont également avoués sans scrupule. Le but à atteindre consistait évidemment à asséner une nouvelle preuve que toute controverse ou contestation à propos du cholestérol et des statines entraîne inévitablement des catastrophes sanitaires majeures.

S’agissant des résultats du Pr. Moore et de son équipe, qu’en dire ? Simplement qu’ils sont aisément vérifiables puisque les chiffres de mortalité pour l’année 2013 sont maintenant connus, publiés par l’INSEE après validation par l’INSERM. Ci-dessous un tableau simplifié des données de l’INSEE que chacun peut vérifier via Internet.

S’il était attendu que la mortalité totale (c’est-à-dire tous les décès, quel que soit la cause) fluctue d’une année sur l’autre et augmente régulièrement du fait de la croissance et du vieillissement de la population française, on ne note aucune augmentation anormale en 2013; bien au contraire, puisque ce chiffre est en diminution par rapport à 2012. La mortalité cardio-vasculaire totale (AVC + infarctus mortels pour simplifier) est en baisse indiscutable en 2013 par rapport à 2012 ; et aussi par rapport à la moyenne des quatre années précédentes : 141.500 contre 138.900 en 2013. La mortalité cérébrovasculaire (les AVC en simplifiant) est stable sur les cinq ans.

On rappelle, avec courtoisie, les chiffres avancés par les amis des statines en 2006 lors de la publication de l’étude SPARCL, annonçant qu’un traitement par atorvastatine 80 réduisait de 40% environ le risque de récidive d’AVC létal. Les patients ayant cessé leurs traitements par statine (à cause de la controverse suscitée) après un AVC auraient logiquement dû souffrir d’un excès de mortalité en 2013 (et ces chiffres auraient dû apparaitre dans les données de l’INSEE) ; à condition toutefois que les données de SPARCL soient réalistes. Les chiffres de l’INSEE en 2013 ne semblent pas (restons prudents) confirmer les résultats de SPARCL. Enfin la mortalité par infarctus du myocarde ne montre aucune flambée particulière comme attendue (ou espérée) par l’équipe du Pr Moore en cette année 2013, puisque le nombre d’infarctus mortel est non seulement moindre qu’en 2012 mais aussi nettement moindre que celle de la moyenne des quatre années précédentes (35.200 contre 33.400 en 2013).

Tout observateur objectif pourra conclure que les noires prédictions des Professeurs parisiens et bordelais n’étaient pas fondées. Mieux, il semble que les arrêts des traitements par statine puissent avoir des effets bénéfiques, au moins en termes de mortalité, ce qui est loin d’être négligeable :moins 1500 à 2000 décès après arrêt des statines… Les accusations portées contre le Pr Even n’étaient donc pas fondées ; elles étaient malfaisantes et témoignaient peut-être de liens trop étroits de ces universitaires avec le monde commercial. L’heure d’une réévaluation objective et sereine des théories stipulant que le cholestérol bouche les artères et que baisser le cholestérol peut être salvateur est venue. Cette réévaluation doit être confiée à de vrais experts vraiment indépendants de l’industrie pharmaceutique. Enfin, il faut rappeler que dans les sciences (y compris médicales), les controverses sont salutaires et sources de progrès. Il faut les encourager ; et il faut protéger les initiateurs de controverses (lanceurs d’alerte et autres), quand elles sont légitimes, comme le montre celles sur les statines et le cholestérol.

Collège des médecins de l’AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante et Bienveillante)"

Pour en savoir plus :

Si vous, ou l'un de vos proches, êtes concernés, n'hésitez surtout pas à en discuter avec le médecin, d'autant que les effets secondaires sont nombreux en général.

Opérer pour un fibrome ?

Les faits que je rapporte ici sont largement connus. Pourtant, il semble qu'il faille le rappeler très souvent.

Les cas pour lesquels une opération (ablation du fibrome) est réellement nécessaire, sont de fait assez rares.

Pourquoi parler de fibromes dans un site initialement réalisé pour les diabétiques, alors que ça concerne une grande partie de la population féminine, diabétique ou pas ?

La possibilité d'apparition de fibromes utérins augmente en partie avec l'âge (en fait jusqu'à la ménopause, ensuite les fibromes diminuent), et aussi avec l'obésité. L'âge, et l'obésité sont deux (parmi beaucoup d'autres) facteurs d'apparition de diabètes de type 2.

Certains services hospitaliers ou de clinique ont tendance à sur-opérer des fibromes. Ce n'est pas toujours nécessaire. 

Le lien qui suit vous redirige vers le blog d'une gynécologue, qui l'explique et l'exprime de façon très claire : 

http://lesboomeuses.com/faut-il-faire-fibromes/

C'est simple : la plupart des fibromes sont bénins, et se réduiront tout seuls après la ménopause, ce n'est donc pas la peine d'opérer, ni d'enlever l'utérus dans beaucoup de cas.

Si on vous le propose, mais que les justifications vous paraissent litigieuses, n'hésitez surtout pas à demander des justifications, et un second avis. 

Pour la partie du billet cité relative aux traitements de fibromes générant des saignements : je n'ai pas de connaissances sur la question. N'hésitez pas à préparer des questions avant votre visite chez le gynécologue, et à parcourir des blogs spécialisés. Par exemple celui déjà cité , ou encore celui-ci : http://www.martinwinckler.com/spip.php?rubrique8

Le but est de cerner au mieux la ou les solutions qui vous conviennent, pour diminuer les désagréments liés au fibrome s'il y en a, et surtout, chaque fois que c'est possible, pour annuler les interventions chirurgicales.

 

Une opération même courante comporte souvent un risque d'effet secondaire, majoré dans certains cas ; par exemple pour les femmes diabétiques, en partie en fonction de l'équilibre glycémique moyen obtenu auparavant. Les effets secondaires ne sont aps certains, c'est simplement la probabilité d'en avoir qui augmente.

Les opérations d'ablation de fibromes sont courantes, et souvent sans danger. Mais des effets secondaires sont possibles, d'autant plus scandaleux dans les cas où cette ablation n'est pas nécessaire.

Un exemple est largement documenté dans l'émission qui suit : hystérectomie décidée à la va-vite, selon le reportage pour contribuer à gonfler le chiffre d'activité de l'hopital, et au final sans aucune vraie justification thérapeutique, et avec des effets secondaires lourds.

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-lundi-14-septembre-2015_1074089.html

L'émission est longue, mais elle permet de comprendre la logique d'ensemble qui mène à des traitements inutiles, parfois dangereux, dont des opérations inutiles, parfois dangereuses.

 

Beaucoup de médecins protestent contre la main mise de logiques financières à l'hopital ou en clinique. Il faut veiller à ne pas en devenir otage, c'est à dire ne pas se faire prescrire une intervention peu ou pas utile, tout simplement pour gonfler les chiffres d'activité de l'hopital qui en a besoin au moment de votre visite. S'informer, discuter avec le médecin, demander un second avis, sont des bons moyens pour faire la part du vrai et du faux. 

Et les travaux du Dr Seignalet ?

L'actualité en santé est riche, et pendant plusieurs billets, j'ai parlé d'autres éléments que du Dr Seignalet.

Je me suis pourtant intéressé à la médecine et à la recherche médicale via les travaux et les résultats de ce médecin, sur moi et de nombreux autres.

La démarche est à mon avis la même que celle de plusieurs médecins et chercheurs que j'ai cité récemment : comprendre, aller à l'essentiel, ne pas se laisser déstatbiliser par de la communication déguisée en science, le tout pour mieux traiter les patients, sans leur nuire. 

Avec un profil du Dr Seignalet similaire à ceux des médecins présentés par exemple dans le billet précédent : VIdéos Dr de Lorgeril, Reliquet, Schwartz, et Souricette. Le Dr Seignalet était aussi  médecin, chercheur, et spécialiste (système immunologique, avec des applications pour les greffes). Bref, il s'agit de personnes qui ont su développer une vision assez globale dans leur spécialité, et qui ont tous ensuite mis une certaine distance entre leurs travaux et ceux de l'industrie pharmaceutique, sans être dans un rejet de ce qui fonctionne et qui est nécessaire.

Celles et ceux qui sont intéressés par les travaux du Dr Seignalet, et surtout par ses résultats, pourront, selon leur thème de prédilection, ou selon leur spécialité, lire les liens suivant sur mon site : 

Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Alimentation et diabétes

Témoignages DT2

Diabète de type 1 : Urgences dès le diagnostic ; Régime cétogène pour le DT1 ?

Vascularites

Des reins solides pour 2016

Blé, laits, cancers : confirmations de liens

Cancers, et euros

Fragilité osseuse, causes et solutions

Asthme et Seignalet

Il existe de nombreux autres sites au sujet de la pratique et des résultats de cette alimentation, les plus aboutis de ces sites sont référencés ici : http://seignalet.fr/fr/le-regime-seignalet/pratiquer-le-regime/les-liens-utiles.html

Plus de 100 pathologies sont concernées. Plongez vous dans ces résultats. Pour savoir si vos pathologies peuvent être améliorées, le plus simple est de voir si elles sont listées ici : http://seignalet.fr/fr/

La meilleure façon de vérifier si ça fonctionne : l'essayer pendant un temps suffisamment long ! En mixant, si besoin, avec des caractéristiques des autres modes alimentaires présentés sur le site.

Pour s'y mettre, cuisiner plus facilement, déjouer les pièges possibles, beaucoup de sites sont présents sur le net. Celui-ci est très complet : https://lappart-des-spasmos.fr/

VIdéos Dr de Lorgeril, Reliquet, Schwartz, et Souricette

Vidéos de l'AIMSIB 

Après la journée du 30 mai, cf. le compte-rendu en deux parties : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite, l'AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante) a publié des interviews vidéo de trois des intervenants.  

C'est là http://aimsib.org/wordpress/videos/

Je vous encourage à les visionner, on est au coeur de la science médicale, celle qui cherche à vraiment comprendre sans toujours se laisser enfermer dans des dogmes faciles. Les médecins cités présentent la particularité d'être des médecins et des chercheurs, ou bien des médecins et des décrypteurs des données connues. Pour résumer, qui ne s'arrêtent pas forcément à la parole de la Haute Autorité de Santé, ni à celle d'autres autorités institutionnelles, ou d'autres mandarins, ni le les considérent comme des guides sacrés, par exemple quand les avis de ces intitutions ou mandarins divergent des données scientifiques connues, et des constats de la pratique clinique quotidienne.

Un résumé vaut parfois mieux qu'un long discours. Je vous encourage, y compris si vous êtes médecin, à regarder dans le lien la vidéo de souricette. Vidéo faussement enfantine, faussement simpliste, qui en quelques brefs instants délivre l'essentiel du message, au sujet des connaissances acquises, sur le cholestérol et sur les anti-cholestérols.

Pétition au sujet des anti-cholestérols

Pour mémoire, une pétition est en cours, qui s'approche des 400 000 signatures, surtout pour demander que ce soient des experts indépendants de l'industrie pharmaceutique qui soient en charge de ce dossier. Sans réaction officielle pour l'instant. 

Penez-en connaissance, et si vous êtes comme moi convaincu du bien-fondé de la demande, signez là et faites la circuler autour de vous. N'hésitez pas à en parler avec votre médecin, qu'il voit que cette question des anti-cholestérols est largement débattue, arguments à l'appui, ou encore à votre député, qu'il puisse intervenir à ce sujet auprès du gouvernement, en insistant sur l'urgence de la question.

Pétition sur les anticholestérols

Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite

Important - note de 2020 :

j'ai quitté cette association en 2020 et ne conseille plus d'y adhérer. L'Aimsib a produit pendant plusieurs années des rencontres surtout et des articles souvent extrêment riches, documentés fournis en références. Hélas, ces derniers mois la porte a été à mon sens laissée de plus en plus ouverte à des auteurs et à des commentaires beaucoup plus confus, où des considérations parfois très nationalistes je crois se mêlent à des affirmations médicales ou scientifiques diverses assénées, répétées et très peu référencées. Cela ne remet pas en cause les écrits ci-dessous qui datent du démarrage de l'association et qui sont toujours aussi pertinents.

 

La matinée de cette journée est résumée ici : Réunion inaugurale de l'AIMSIB. Les interventions ont repris en début d'après-midi.

Comme pour la première partie, ce résumé n'est pas le compte-rendu officiel de l'association AIMSIB, qui paraîtra ultérieurement sur le site http://aimsib.org/wordpress/

Note du blogueur : 

Pourquoi conduite la réunion inaugurale à Lyon ? Je ne connais pas le principal critère, mais la Diet Lyon Heart Study, dite "étude de Lyon"  est une bonne explication.

Voir ce résumé très clair : http://aimsib.org/wordpress/2016/06/12/la-diete-mediterraneenne-pour-prevenir-les-maladies-cardiovasculaires/ , ou cette analyse http://cholesterol-statine.fr/lyon.html

Bref, Lyon est un haut lieu de la recherche sur les maladies cardio-vasculaires. Il est logique qu'une réunion - conférence sur la santé, et surtout sur les liens entre alimentation et santé, se soit tenue ici. 

Michel de Lorgeril 

C'est sous sa houlette que s'est tenue cette journée. Il lance l'après-midi, en rappellant les aveux de mensonge du scientifique Sir Rory Collins (http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/la-confession-du-professeur-sir-rory-collins). En résumé, les chercheurs dans le domaine des statines ne s'étaient pas trop préoccupé jusque là des effets secondaires, pourtant très nombreux.

Le Dr de Lorgeril montre ensuite un graphique qui indique un taux de cancer plus élevé quand le cholestérol est bas.

La relation est très nette, et impressionnante. Un des problèmes pour appréhender cette relation cancer et cholestérol est que sur le laps de temps d'un essai clinique médicamenteux, en général 3 à 4 ans, l'effet favorisant des anti-cholestérols pour les cancers peut difficilement être vu. Ce sont donc des données qu'il faut s'efforcer de chercher, d'analyser et d'interpréter. Mais ces données existent.

Pour toutes et tous, encore plus si vous êtes médecin prescripteur de statines ou d'autres anti cholestérols, ou de régimes anti cholestérol, je vous engage à lire les ouvrages dans lesquels sont exposés les faits présentés ici par le Dr de Lorgeril. Par exemple, pour la relation très nette, référencée, entre cholestérol bas et cancer : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cancer/lhorrible-verite-sur-les-medicaments-anticholesterol.

Laurent Schwartz - Cancers 

Plusieurs vidéos expliquant très clairement les approches du Dr Schwartz sont présentes sur le net, je vous invite à les chercher. Les travaux du Dr Schwartz avaient été aussi abordés sur ce blog : Cancers, et euros

Un des principes de ses recherches est de comprendre le mécanisme principal de cette maladie, à l'aide des données disponibles.

Il classe la plupart des pathologies dans deux grandes catégories :

  • les maladies avec des augmentation de la pression (Glaucome, maladies inflammatoires, Polyarthrite, ...)
  • les maladies dégénératives, caractérisées notamment par une baisse du rendement énergétique de la cellule (Alzheimer, cancer, ...).

Les maladies du vieillissement sont plus ou moins liées à cette baisse du rendement énergétique. 

Le cancer est inclus dans ces maladies avec baisse de rendement énergétique. La cellule brûle mal l'énergie, se gorge de sucre, grossit, pour tenter d'améliorer le rendement énergétique. Rétablir ce rendement énergétique peut aider à renormaliser la cellule. 

Plus précisément, en rétablissant le fonctionnement normal des mitochondries, le rendement énergétique est amélioré. La cellule n'a plus besoin de consommer de grandes quantités de glucose, et ne se comporte plus comme une cellule cancéreuse.

Les tests, observations, résultats préliminaires sont tous très prometteurs. Il reste à réaliser un essai clinique avec quelques dizaines de patients. 

Note du blogueur : les cancers peuvent avoir des causes diverses (Cancer du sein ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires ; Blé, laits, cancers : confirmations de liens), l'éloignement et la diminution des facteurs causals sont primordiales (tabac, pollutions, ...). Mais quelles que soient les causes, connues, supposées ou inconnues, les changements alimentaires devraient avoir une place de choix dans l'accompagnement des traitements..

Comme déjà dit ici : Cancers, et euros, il est incompréhensible qu'au vu des résultats préliminaires, les travaux du Dr Schwartz n'aient pas trouvé de sources de financement pour passer à la phase des essais cliniques. 

Pharmacovigilace - Dr Philippe Nicot 

Ce médecin exerce dans le Limousin. Il est aussi très impliqué pour l'évaluation des médicaments. Concernant les statines, il a effectué une déclaration de pharmacovigilance, pour son effet diabétogène en 2012. Il a pour cela minitieusement  vérifié le parcours de son patient, et déposé un dossier complet. En 2012, il s'agissait du premier cas signalé officiellement, par déclaration de pharmacovigilance, en France. Dans la même période, les agences du médicament américaine et européenne ont lancé des alertes sur ce thème. Cela a été suivi d'une flambée de publications sur ce sujet, sur les effets diabétogènes des statines. Auparavant, cet effet, non mentionné, n'était même pas recherché par les praticiens, ou le lien n'était pas envisagé. Les RCP de 2014 (Résumé des Caractéristiques des Produits) des statines indiquaient le risque de développer un DT2 une fois sur deux. 

Note du blogueur : celles et ceux qui suivent ce site savent que cet effet diabétogène est important, et inquiétant. Statines = diabètes. Cela est décrit ailleurs également : http://cholesterol-statine.fr/effets_secondaires.html, (puis descendre dans la page jusqu'au titre "diabète de type II"), ou là : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-diabete/statines-et-diabete-suite. Je ne sais plus si le Dr Nicot l'a dit, mais étant donné la gravité potentielle de cet effet secondaire, il est étonnant, voire suspect, que cet effet secondaire n'ait pas été mentionné officiellement pendant des années (milieu des années 90 jusqu'aux années 2010), malgré le nombre important de patients traités sur du long terme dans le monde. Ce fait décridibilise les instances officielles chargées de l'évaluation des médicaments, et bien sûr les auteurs des études qui n'ont pas signalé ces effets, ou seulement de façon marginale. Les statines pourraient expliquer à elles seules une bonne partie du caractère "épidémique" des diabètes de type 2, et aussi de la difficulté à traiter les diabètiques traités par anti-cholestérols.

Le Dr Nicot indique que la difficulté est très grande pour faire reconnaître cet effet. D'où l'importance de la pharmacovigilance, par tous les praticiens, y compris pour des effets non aigus. A l'arrêt de la statine, la glycémie diminue et se rapproche de la normale. Ce n'est pourtant pas vraiment investigué à ce jour. 

Le quart d'heure suisse et l'humour belge 

Ce titre est facile, mais de fait, précision et humour étaient présents chez les deux intervenants. Que les présents du 30 mai me pardonnent, je ne réussirai pas à retranscrire toutes les sorties humoristiques.

Le Dr Rabaeus et le Dr Kostucki sont venus témoigner, respectivement depuis la Suisse et la Belgique. Les deux ont rendu hommage aux travaux du Dr de Lorgeril, travaux qui ont permis de démonter cette supercherie de la théorie du cholestérol coupable, et cette autre supercherie des bienfaits des médicaments anti-cholestérol. Le Dr Rabaeus a rappelé qu'au départ, de longues années en arrière, le Dr de Lorgeril insistait pour la prise de statines, avant de se rendre compte bien vite de l'énorme supercherie. 

Selon le Dr Kostucki, les cardiologues sont hypnotisés par les progrès de la cardiologie interventionnelle (note du blogueur : stents, angioplasties, ...); et restent très léthargiques pour les informations concernant les médicaments. 95 % des médecins et des spécialistes ne liraient que les résumés des articles scientifiques. 

Le Dr Rabaeus indique un dosage important : celui de la résistance à l'insuline. Cette résistance est très nette chez les patients qui prennent des statines. L'état de pré-diabète est pour le Dr Rabaeus un très bon critère pour stopper les statines. 

Dr Reliquet 

A l'arrêt des anti-cholestérol, le nettoyage est très fort pendant environ 3 semaines : les capacités de mémoire, d'équilibre, de réalisation d'activités mentales, par exemple de type sudoku, reviennent. 

Une des conséquence est ... la diminution des autres médicaments, qui étaient induits par la prise des anti-cholestérols : anti-dépresseurs, anti-diabétiques, etc.  

Témoignage de victimes 

Je n'ai pu noter l'ensemble des témoignages, très complets et sidérants. J'en rappelle les idées essentielles. 

M. de Langlades 

Après traitement par statines, ce chef d'entreprise très dynamique s'est retrouvé rapidement incapable de gérer son entreprise. Les défaillances étaient marquées, autant psychologiques que physiques. Il a pu retrouver ses capacités après arrêt du traitement.

M. Pascal Raton 

Après traitements par statines, ... descente aux enfers également, physique et morale. C'est pourtant une personne très sportive, et très organisée. La récupération de ces capacités est venue après arrêt du traitement. 

Note du blogueur : Dans ces deux témoignages, ainsi que dans les cas rapportés par les médecins présents, l'action de ces molécules sur la cognition, sur le moral, sur l'arrivée d'une dépression, paraît terrifiante. C'est pourtant une sorte de b à ba physiologique, le cholestérol est très important pour le système nerveux, notamment pour le cerveau. C'est clairement exprimé sur ce lien : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cerveau/le-cerveau-aime-le-cholesterol. 

Mais c'est surtout une des bases, apprise dans les premières années de formation,pour chaque praticien. Le cholestérol est une molécule fondamentale de la vie, et du système nerveux ... entres autres. Chaque médecin, chaque cardiologue, chaque endocrinologue, etc. devrait connaître cette physiologie, et être d'autant plus prudent dans la prescription de médicaments ou de régimes anti-cholestérols. Chaque praticien devrait être capable de réaliser un dossier de pharmaco-vigilance pour les effets secondaires sur la psychologie, c'est aussi nécessaire que la réalisation de dossiers de pharmaco-vigilance pour l'apparition de diabètes de type 2. Et devrait savoir stopper le traitement, que ce soit ce praticien ou un de ses collègues qui l'ait instauré. 

Efficacité et effets secondaires de plusieurs médicaments

Un des intervenants a évoqué à ce moment la rémunération sur objectifs : des médecins sont payés pour prescrire des statines chez les diabétiques. 

Note du blogueur : j'ai cherché sur le net, la rémunération sur objectifs est identifiée ici : http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/N212012_post_idm_Pathologies_chroniques_230812_3.pdf. C'est issu de cette page : http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/votre-convention/remuneration-sur-objectifs-de-sante-publique/, puis suivre les lien "ROSP Cardiologie et maladies vasculaires".

En résumé, des médecins sont incités financièrement à traiter par des médicaments inefficaces et dangereux (les anti cholestérols) et aussi par d'autres parfois mal évalués Médicaments avant et après les années 2000. Je n'ai pas retrouvé dans les documents de l'assurance maladie, une ROSP = "rémunération sur objectifs de santé publique", spécifique aux diabétiques, mais uniquement pour la prévention secondaire (cela concerne les traitements instaurés après un premier infarctus).

Toutefois, dans ma longue pratique de patient, j'ai déjà entendu des diabétologues parler du traitement par anticholestérol chez des diabétiques, comme une quasi-prévention secondaire, sans que pourtant aucun infarctus, ou aucune alerte de ce type ne soit connu.

Ce qui est vraiment dangereux avec un médicament diabétogène. Si des praticiens bons connaisseurs des ROSP et des pratiques associées me lisent, je serai ravi d'avoir leur avis à ce sujet, à savoir quelles sont les recommandations qui leur sont faites pour les anticholestérols chez les diabétiques, et est-ce qu'il arrive souvent que la définition de la prévention secondaire soit aussi fluctuante ?

Le Dr Nicot signale d'autres problématiques avec les médicaments, aussi mal prises en compte que pour les anti-cholestérols : par exemple des neuroleptiques de dernière génération, diabétogènes (je n'ai pas entendu le nom des molécules, mais la clozapine et l'olanzapine sont connues pour être diabétogènes), ou encore l'olmesartan, anti-hypertenseur le plus prescrit en France, sous plusieurs noms de médicaments, qui peut provoquer des entéropathies sévères. Sur le net on peut trouver ça à ce sujet : http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/L-ANSM-rappelle-le-risque-d-enteropathies-graves-chez-certains-patients-traites-par-l-olmesartan-Point-d-information2. 

Note du blogueur : cette information est importante pour toutes les personnes qui ont pris un anti hyerpetenseur, et qui ont développé ensuite une maladie intestinale de type maladie coeliaque, ou maladie de Crohn. Il faut vérifier, avec son médecin si besoin, si l'anti-hypertenseur est un des olmesartans présents sur le marché.

Le Dr Kostucki parle du N.N.T. Number Needed to Threat. C'est à dire le nombre de personnes qu'il faut traiter pour en sauver une. 

Note du blogueur : c'est une donnée majeure. Le Dr Kostucki a parlé de site interet dédié à cette notion, je pense que c'est celui qui suit (en anglais). C'est très intéressant. Par exemple, voir la différence du nombre de personne à traiter, par statine, ou par régime méditerranéen, pour sauver une vie http://www.thennt.com/nnt/mediterranean-diet-for-post-heart-attack-care/.

L'auteur de ce lien indique "To compare saving a life post-heart attack with this diet (NNT= 30) and with statins (NNT=83) suggests that diet is nearly three times more powerful as a life-saving tool". Traduction : "en comparant un vie sauvée après un infarctus, avec cette diète (NNT = 30) ou avec des statines (NNT = 83), cela suggère que cette diète est presque trois fois plus efficace comme outil pour sauver des vies".

Au passage : que valent des médicaments qui nécessitent le traitement de plus de 80 personnes pour en sauver une? Et selon des études qui la plupart du temps ne mentionnaient que peu d'effets secondaires, donc biaisées? Pour les connaisseurs, dans des études réalisées par définition non en double aveugle, puisqu'une simple prise de sang permet de savoir qui est traité ou non par un anti cholestérol Ce site sur les NNT est à parcourir absolumment par les médecins, qui pourraient avoir d'autres surprises, par exemple pour les béta bloquants, pourtant ultra réputés : http://www.thennt.com/nnt/beta-blockers-for-heart-attack/. Aucun effet sur la mortalité dans cet exemple !

Plusieurs des intervenants à cette réunion ont cité dans les jours qui ont suivi cet article : http://bmjopen.bmj.com/content/6/6/e010401.full.pdf+html, je glisse donc cette info dans le compte rendu de réunion.

Ca dit qu'après une analyse fouillée des données existantes, c'est à dire des études cliniques qui ont été réalisées, ici pour les plus de 60 ans, ce qui est lié à une mortalité plus élevée ce n'est pas d'avoir un LDL haut, ... mais un LDL bas! Le contraire de ce qu'on nous raconte depuis longtemps. 

Beaucoup de scientifiques et de médecins tentaient de faire passer, sans succès, données à l'appui, ce genre d'infos, que d'abaisser le cholestérol était dangereux, dans les revues médicales depuis un moment. Aujourd'hui, cette info, qui remet en cause les pratiques médicales actuelles, passe dans une de ces revues. Est-ce que quelque chose craque dans ce monde des anti cholestérols, qui paraît bien rempli de conflits d'intérêts ? Des commentaires à lire : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/les-british-vont-ils-sentretuer-ailleurs-quautour-des-stades-de-foot#comments, lire les posts qui suivent aussi, pour préciser que l'auteur de l'article du bmj insiste trop régulièrement sur les graiusses saturées, pourtant néfastes en excès pour d'autres raisons que le cholestérol. 

 

Je n'ai pu tout écouter des interventions suivantes, je n'en cite que quelques brefs passages. Vous pouvez chercher des infos sur le net au sujet de ces intervenants pour compléter les bribes d'informations qui suivent. 

Marion Kaplan 

Mme Kaplan est une auteure très connue pour ses livres relatifs à la santé et à l'alimentation. Elle a cité plusieurs exemples de cas courants mais méconnus par les patients et les médecins, par exemple la relation entre le chute du taux d'oestrogènes, et la vidange moins efficace de l'estomac, surtout à la ménopause. 

Thierry Souccar 

Très connu également, en tant que journaliste scientifique, que responsable du site http://www.lanutrition.fr/, en tant qu'auteur de multiples livres sur les liens alimentation / santé, et en tant qu'éditeur de nombreux livres sur ce thème. 

Il indique que l'industrie agro-alimentaire a un budget nettement supérieur à celui de l'industrie pharmaceutique, et donc une influence énorme, y compris sur les allégations santé. Il cite plusieurs exemples.

Augustin de Livois 

L'herboristerie a été interdite. La vente de compléments alimetaires a considérablement augmenté. Il voit là un espace juridique possible dont pourraient profiter les herboristes.

Jacques Minelli 

Il connaît bien les circuits de l'agriculture bio. Il a eu la délicatesse de ne pas mettre en avant, lors de son discours, la chaîne de magasins dans laquelle il travaille, et n'a parlé que d'exemples concrets. L'intervention était riche et intéressante, je n'ai pu la noter, j'espère que ça pourra êre repris dans le compte rendu officiel de l'AIMSIB. 

 

Mme la présidente de l'AIMSIB, qui a su tenir la réunion toute la journée dans les délais impartis, avec l'ensemble des membres de l'association et du Dr de Lorgeril, a conclu cette journée. Plusieurs membres de l'AIMSIB ont aussi oeuvré "en coulisse", et ont contribué à ce grand succès.

Quelles seront les suites de cette journée ? 

Le principe d'autres journées de ce type a été retenu, sans date ni localisation à ce jour. De mon côté, je verrai s'il est possible d'organiser une rencontre de ce type, avec une ou plusieurs des thématiques de cette journée, à Tarbes. Je lance un appel à ce sujet aux tarbais, et proches, jusqu'à Pau, pour connaître des salles d'assez grande capacité, avec possibilités de projection, et qui ne soient pas d'un coût prohibitif. L'idée n'est pas d'assommer les gens avec le prix d'entrée, mais de permettre au maximum de gens intéressés et concernés, ce qui représente beaucoup de monde, d'y assister. Contactez moi pour ça par le biais de cette adresse  : olivier.callet5@gmail.com

LAIMSIB sera peut être obligée, dans un premier temps, de se recentrer sur la problématique du cholestérol. Ce recentrage est nécessaire pour plus d'efficacité, mais dommage aussi, en raison des nombreux besoins dans le domaine de la santé, et de la recherche médicale.

Remerciements à tous les membres de l'AIMSIB 

Je ne citerai personne précisément, par crainte d'oublier du monde, mais je le répète encore une fois, réussir à réunir autant d'intervenants de qualité, à nourrir tout le monde et à étancher la soif des présents, soif physique aussi bien qu'intellectuelle, et à contenir l'ensemble dans le temps imparti, n'était pas une mince affaire. Bravo et merci donc à toute l'équipe et à sa présidente. 

Réunion inaugurale de l'AIMSIB

Important - note de 2020 :

j'ai quitté cette association en 2020 et ne conseille plus d'y adhérer. L'Aimsib a produit pendant plusieurs années des rencontres surtout et des articles souvent extrêment riches, documentés fournis en références. Hélas, ces derniers mois la porte a été à mon sens laissée de plus en plus ouverte à des auteurs et à des commentaires beaucoup plus confus, où des considérations parfois très nationalistes je crois se mêlent à des affirmations médicales ou scientifiques diverses assénées, répétées et très peu référencées. Cela ne remet pas en cause les écrits ci-dessous qui datent du démarrage de l'association et qui sont toujours aussi pertinents.

 

Le 30 mai se tenait à Lyon la réunion inaugurale de l'AIMSIB, à la salle des Rancy, dans la ville de Lyon. 

Des articles de presse ont été écrits, accessibles ici : http://aimsib.org/wordpress/2016/06/01/journee-du-20-mai-on-en-parle/

Je livre ici quelques notes prises au vol, lors des interventions, ou lors de discussions en apparté. Ce n'est pas un compte rendu officiel de l'association, il sera j'espère fait plus tard ici http://aimsib.org/wordpress/

Ce billet concerne les interventions du matin. Les interventions de l'après midi feront l'objet d'une autre billet à venir.

Des patients, des médecuns, des intervenants prestigieux, tous venus par leurs propres moyens, dans une MJC, ... le décor était planté. 

Les organisateurs de l'AIMSIB ont réussi le tour de force de condenser de multiples interventions, très didactiques, parlantes, adaptées aussi bien aux médecins dans la salle qu'au tout public, dans un temps limité. 

Les interventions étaient très denses et riches, malgré l'absence de quelques intervenants prévus, peut être à cause du mouvement de grève pour les transports en commun. Ca a été de plus pour moi, comme ça arrive parfois sans raison évidente aux diabétiques de type 1, une journée "hypoglycémies". J'ai décroché à quelques moments.

Merci aux présents de me signaler toute omission importante ou erreur de transcription. Mon résumé reste technique : difficile de faire ressortir aussi, l'humour toujours, l'émotion parfois, la compétence, qui émanaient de chaque parole, sur l'estrade, ou en apparté dans la salle, qualités présentes à chaque instant, même autour du verre pris une fois la sallée fermée. 

Plusieurs thèmes ont été abordés, autour de la santé et de l'alimentation. Ce billet est long : piochez parmi les thèmes qui vous intéressent à partir des titres pour chaque chapitre. Je rajoute des commentaires perso sous la forme de "notes du blogueur".

Agriculture : Claude Aubert, et Christophe Gaudry

 

Claude Aubert, est un ingénieur agronome, très connu pour ses ouvrages et réalisations sur l'agriculture biologique et sur l'alimentation, et pour être parmi un des fondateurs de terre vivante. Christophe Gaudry est un "permaculteur", qui gère un terrain de 2.5 ha, obtenu grâce à l'association "Terre de liens".

Claude Aubert a rappelé qu'un des buts principaux de l'agriculture biologique était au départ de préserver les sols, pour éviter leur épuisement, 

La principale révolution en agriculture classique a été la maîtrise de la réaction chimique pour produire l'ammoniac. L'ammoniac permet l'existence des engrais chimiques, (ou d'explosifs).  L'utilisation massive de ces engrais chimiques a entraîné la disparition de la tradtion multi-séculaire du compost, de l'utilisation du fumier, et a permis des monocultures, d'où l'utilisation massive de pesticides

Note du blogueur : dans le livre "Or Noir, la grande histoire du pétrole" l'auteur Mathieu Auzanneau rappelle - P. 356 et suivantes - le rôle central de la fondation Rockefeller - fondation disposant de moyens énormes - dans le développement de la révolution verte en agriculture. Un des buts était d'augmenter le niveau de vie des paysans d'abord au Mexique - 1941 - puis dans de nombreux autres pays (autres pays d'Amérique latine, Inde, Philippines ...), notamment pour éviter qu'ils ne se laissent tenter par le communisme. Le pétrole et les hydrocarbures sont abondants et peu chers à cette période. Leur rôle fondamental pour cette révolution verte (production en masse d'ammoniac - et donc d'engrais - à partir des hydrocarbures, mécanisation d'où accroissement des surfaces et suppression des haies, immenses séchoirs à maïs, nombreuses pompes d'irrgigation, etc.) pose question. Nous sommes aujourd'hui dans un moment de l'histoire où de nombreux pays producteurs de pétrole ont vu leur maximum de production dépassé - en gros, plus de 50 % de leurs réserves ont été consommées - cette ressource risque de devenir plus rare, plus chère, et d'utilisation moins facile. La question sera cruciale pour l'agriculture classique dans de nombreux pays. D'où l'intérêt aussi d'adapter les productions agricoles à cette réalité. 

Christophe Gaudry énonce quelques grands principes de la permaculture, présenté comme un concept malléable : 

Le zonage : les cultures qui demandent le moins d'entretien sont les plus éloignées, les aromatiques sont au plus près de la maison, ....

Le design : il est important d'identifier les biotopes existants, de s'y adapter, ou encore de favoriser les effets de bordure. Dans la nature, les lisières sont souvent les plus productives.

La multifonctionnalité : une haie sera brise-vent, auto-fertile, nourricière, conçue pour être propice aux pollinisateurs et aux prédateurs

La connaissance de sa zone de rusticité : pour se fournir dans des zones aux mêmes caractéristiques climatique.

Lui n'utilise que des sources de carbone (bois, feuilles, paille, son) et pas de compost pour ses cultures

Plusieurs exemples de rendement ont été expliqués, après application de ces principes. 70 kg de tomates pour un pied, par exemple, sans tailler les gourmands et en laissant la tige prendre toute sa place, et se poser sur les barreaux d'une cage large l'environnant, c'est parlant ! Je n'ai pas pu noter tous les exemples.

Les deux intervenants ont milité pour l'utilisation régulière de cultures nourricières dans l'aménagement urbain : planter des fruitiers au lieu d'arbres d'ornement dans les villes, remplacer les fleurs annuelles par des vivaces dans les parcs, introduire des plantes comestibles dans les espaces verts ... 

Le cauchemar de beaucoup de jardiniers, la Limace, a été cité. Christophe Gaudry a vivement conseillé de visonner la vidéo de Hevé Codes sur la gestion holistique des limaces https://www.youtube.com/watch?v=DQ3Da73IGtw. Je ne l'ai pas regardée ; une des idées force serait que la Limace est une partie intégrante de l'écosystème, que ce soit une forêt ou un jardin, avec beaucoup de bénéfices sur ces écosystèmes, par exemple dans la lutte contre les champignons qui s'attaquent aux cultures. Une révolution dans les jardins ?

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Régime cétogène pour le DT1 ?

Causes possibles du diabète de type 1

N'hésitez pas à lire ce billet en détail, même si vous n'êtes pas DT1, les méthodes citées concernent potentiellement plusieurs maladies,notamment auto-immunes. N'hésitez pas à commenter ou à poser des questions, c'est un sujet assez "neuf" dans l'histoire médicale.

Les médecins pourraient être intéressés par les résultats des prises en charge citées et commentées. Il n'est pas question ici d'essai randomisé, ni de risque alpha, ou de méthode statistique spécifique, puisqu'un seul sujet est mentionné dans l'étude principalement commentée. Le critère est binaire (nécessité ou non d'un traitement à l'insuline après apparition objective des premiers signes d'un diabète de type 1). Si la méthode utilisée pour le régime cétogène paléolithique induit plusieurs questions, des points communs sont trouvés avec d'autres études soit de prévention du DT1, soit d'arrêt de la progression du DT1.

Deux cas, dont celui-ci, d'arrêt des besoins en apport d'insuline, sur deux cas étudiés (cf. aussi l'étude publiée sur l'arrêt du gluten dans un des liens) ont une puissance démonstrative très forte, puisque ce type d'évènements n'est a priori jamais observé de façon spontanée. Il est urgent que les communautés de chercheurs et de médecins s'emparent de ces questions de façon plus active. 

Les causes, probables ou possibles, du phénomène auto-immunitaire qui aboutit au diabète de type 1, sont mal connues.

Deux publications assez récentes montrent des pistes de recherche très prometteuses, qui sont commentées ici :

Urgences dès le diagnostic

Pollution et DT1

Malheureusement, ces voies semblent mal comprises et très peu investiguées par les équipes de recherche ou médicales spécialisées dans le diabète de type 1. 

 

Diète paléolithique cétogène pour stopper un début de DT11

Une autre étude sur les liens alimentation et déclenchement de DT1 a été publiée récemment, qui montre un arrêt de l'apport d'insuline après le diagnostic de DT1, grâce à un régime paléolithique - cétogène. 

http://www.ijcasereportsandimages.com/archive/2014/010-2014-ijcri/CR-10435-10-2014-clemens/ijcri-1043510201435-toth-full-text.php

J'avoue avoir été, et être toujours, dubitatif, sur les bienfaits du régime cétogène pour le DT1. 

Une des raisons est que ce régime cétogène revient à limiter ou supprimer les sources diverses de glucides, du sucre aux pommes de terre, du riz au pain, des produits laitiers (selon les versions pour ces derniers). Et de majorer les apports soit en gras, soit en protéines. Ce qui génère des corps cétoniques que le corps va utiliser comme source d'énergie, à la place du sucre. Pour un DT1, les corps cétoniques sont justement à éviter, pour limiter le risque de ce qui est appelé une acido-cétose. L'acido cétose peut entraîner un coma, et en cas d'absence d'insuline, le décès.

Dans le détail, les phénomènes ne sont pas les mêmes dans les deux cas :

  • L'acido-cétose du diabétique de type 1 est la suite d'un manque flagrant d'insuline ; le corps ne peut plus utiliser les glucides présents dans le sang (l'insuline est l'hormone qui joue le rôle de "clé" pour permettre le passage du glucose du sang vers les cellules).  Le corps passe alors en mode "secours", en dégradant les graisses présentes dans l'organisme, pour favoriser ce mode énergétique, puisque les cellules ont constamment besoin d'énergie pour fonctionner. C'est une filière physiologique normale, mais dans ce cas précis (DT1 en manque flagrant d'insuline), la filière "graisses" devient trop importante. Les corps cétoniques produits à l'occasion entraînent une acido cétose (= cétoacidose : accumulation de grandes quantités de corps cétoniques dans l'organisme, en conséquence de la glyconéogenèse, c'est à dire la formation de glucides à partir des réserves graisseuses de l'organisme). Une acido-cétose de ce type, peut être très rapide et rapidement grave pour les DT1. C'est ce qui nécessite et justifie une mise sous insuline et une hospitalisation en urgence à la découverte du DT1.
  • Différence entre cétose et acido-cétose, d'après eurekasante.vidal.fr : "lorsque la quantité de corps cétoniques dans le sang est modérée, on parle plutôt de « cétose », car l’acidité sanguine est peu perturbée. L’acidocétose survient quand la concentration de corps cétoniques dans le sang dépasse largement les capacités d’élimination de l’organisme et que le sang devient trop acide."
  • La production de corps cétoniques dans le régime cétogène ne vient pas pallier un défaut d'entrée de glucose dans la cellule, mais vise à ralentir cette dernière filière, pour la remplacer par la filière "graisses". Cela a été essayé pour plusieurs pathologies, et fonctionne, ou fonctionnerait, surtout pour des cas d'épilepsie, et pour plusieurs types de cancers : Cancers, et euros.
  • L'article commenté ci-dessous concerne un homme pour lequel une version modifiée du régime cétogène a été mis en place à la découverte du DT1.

 

Les résultats de l'étude citée paraissent très bons pour le diabétique concerné, Je l'ai lue de façon très détaillée, et je la commente ici, en fonction des informations apportées.  

Note : cette étude a été mentionnée aussi sur le site lanutrition.fr. Je n'ai pas lu ce commentaire, n'étant pas abonné, ni lu à ce jour de commentaires sur d'autres sites. Ceci étant, les informations apportées sur le site lanutrition.fr sont souvent très intéressantes, j'encourage ceux qui sont intéressés et qui en ont la possibilité financière d'accéder à cet article, ou à d'autres sites sur le même thème, pour diversifier les points de vue. 

Les auteurs décrivent le contexte d'apparition du DT1, ce qui est au moins aussi intéressant que la suite de l'article sur le régime cétogène.

"A 19-year-old male complained of increased thirst, polyuria, itchy skin, malaise, and weight loss. The symptoms were present for about two weeks prior to diagnosis. On November 24, 2013 self monitoring of blood glucose showed 384 mg/dL. Previous medical history was unremarkable. Anamnestic data included consuming of muscle boosting protein through a month prior to symptom onset." 

Traduction : "un homme de 19 ans est atteint d'une soif croissante, d'une polyurie (ndb = urines très abondantes), démangeaisons, malaise et perte de poids. Les symptômes étaient présents depuis les deux semaines précédant le diagnostic. Le 24 novembre 2013, un auto-contrôle de glycémie montre une valeur de 384 mg/dl (ndb : soit 3.84 g/l, unité de mesure des appareils utilisés au quotidien par les diabétiques). Les antécédents médicaux n'étaient pas significatifs. Les données de l'anamnèse (ndb = exploration de l'histoire de la maladie et des antécédents médicaux ) incluent la consommation de protéines pour développer les muscles pendant un mois avant l'apparition des symptômes."

"Shortly before diabetes onset our patient consumed muscle boosting protein which contained bovine milk protein. Consumption of cow's milk has repeatedly been shown to increase risk of T1DM. It is suggested that bovine milk protein may promote autoimmune processes giving rise to T1DM. Also in two case reports from literature, where epilepsy was treated with the classical ketogenic diet, which contains large amount of dairy, T1DM developed subsequently. A major difference between the classical ketogenic diet and the paleolithic ketogenic diet is that milk and dairy are excluded in the latter. We suggest that the paleolithic ketogenic diet not only normalize glucose levels but may also halt autoimmune processes mediated by non-paleolithic substances including milk protein."

Traduction : "peu de temps avant l'apparition du diabète le patient a consommé des protéines, dont des protéines de lait de vache, pour "booster" ses muscles. La consommation de lait de vache a été citée à plusieurs reprises comme accroissant le risque de DT1. Il est suggéré que les protéines de lait de vache peuvent déclencher les processus auto-immuns qui aboutissent au DT1. Dans deux cas reportés dans la littérature, pour lesquels l'épilepsie était traitée par la diète cétogène classique, qui contient de grandes quantités de produits laitiers, le DT1 s'est développé en suivant. Une différence majeure entre la diète cétogène classique et la diète cétogène paléolithique est que les produits laitiers sont totalement absents dans la seconde. Nous suggérons que la diète cétogène paléolithique ne normalise pas seulement les niveaux de sucre sanguin, mais stoppe aussi les processus auto-immuns enclenchés par les substances non paléolithiques dont les protéines laitières"

Note : ce passage est aussi une piqûre de rappel sur les risques possibles liés aux compléments alimentaires protéinés. Au delà des capacités antigéniques des protéines de lait animal, il faudrait être en général très prudent avec ces compléments alimentaires protéinés, prisés par de nombreux sportifs, notamment dans les mondes du fitness et de la musculation, et parfois pour des raisons de santé. Voir par exemple : Glutamine : bienfait, ou à fuir ?

Le passage sur les produits laitiers n'est pas l'aspect principal de l'article, mais c'est un de ceux qui méritent le plus d'attention, sur le déclenchement des processus auto-immuns. Quelles sont les données et les théories à ce sujet ? Et quelles sont les conséquences possibles d'un arrêt total des produits laitiers animaux ? Elles ont été abordées à plusieurs reprises dans ce blog, par exemple ici :

Urgences dès le diagnostic

Des reins solides pour 2016

Alimentations qui marchent

Fragilité osseuse, causes et solutions

En bref les protéines de laits animaux, ici de lait de vache, sont soupçonnées d'accroître le risque de déclencher un DT1, chez les personnes prédisposées.

A ce sujet, les résultats d'une large étude internationale devraient être connus en 2017 : http://www.trigr.org/about.html. La méthode (allaitement exclusif - sauf dans des cas particulier - au moins les 6 premiers mois de la vie, et recensement des cas de diabètes de type 1 durant les années suivantes, jusqu'à un âge compris entre 10 et 14 ans selon les enfants) me paraît trop succincte dans le temps - pour l'exclusion des produits laitiers, Mais cela montre l'intérêt de la communauté scientifique à ce sujet, et pourrait engendrer des enseignements.

 

Je reviens à l'article sur la diète cétogène paléolithique :

"His diet consisted of meat, organ meat, fat and eggs. In his diet, red and fat meats dominated over lean meats. He was eating vegetables in insignificant amounts. His diet had a ketogenic ratio (fat : protein + carbohydrate) of at least 2:1. No oil of plant origin or artificial sweeteners were allowed. "

Traduction : Sa diète est composée de viande, d'organes animaux, de graisse et d'oeufs. Les viandes rouges et les viandes grasses dominent par rapport aux viandes maigres. Il mangeait des légumes en quantités insignifiantes. Le "ratio cétogène" (Graisses divisées par (protéines + hydrates de carbone)) est d'au moins 2 sur 1. Aucune huile végétale, ni aucun édulcorant n'étaient autorisés.

Une telle méthode alimentaire ne paraît acceptable que pour une partie limitée de la population, elle est donc peu transposable. Même pour des gens adorant la viande, il peut être difficile de se priver de légumes et des huiles végétales. La non consommation d'huiles végétales est étonnante. Si la plupart sont trop riches en omégas 6, et posent de ce fait des problèmes en termes de risques cardio vasculaires et de cancers (cf. par ex. les publications du Dr de Lorgeril), quelques huiles sortent du lot. L'huile d'Olive en utilisation quotidienne, l'huile de Colza en seconde place. Et de façon plus ponctuelle, l'huile de Noix par exemple. D'ailleurs l'huile d'Olive est une partie intégrante du régime méditerranéen, avec une des plus grandes longévités en bonne santé au monde. 

La surcharge en protéines qui paraît induite par cette méthode paléolithique - cétogène, pose question, notamment pour la santé des reins. Si cette méthode est confirmée, le médecin prend il plus de risque pour les reins du patient avec un apport fort en protéines, ou alors prend il un risque plus fort en augmentant le risque de développer le diabète de type 1 ? Il n'existe pas à ma connaissance de réponse claire ni universelle. Il est urgent que les communautés médicales et de chercheurs s'emparent de ces questions. La personne étudiée ici est un homme jeune qui cherche à booster ses muscles, on peut imaginer une pratique assidue d'une activité physique, et donc une utilisation accrue des protéines par le métabolisme. Et donc une atténuation des risques possibles. Pour d'autres âges, et dans d'autres circonstances de vie, je ne sais pas si le recul est suffisant pour proposer cette diète stricto-sensu. 

Plus petit dénominateur commun pour essayer de stopper un DT1 débutant

Cette étude permet de rechercher le plus petit dénominateur commun avec les autres études citées qui préviennent ou permettent l'arrêt de la progression de la destruction des cellules bêta du pancréas, celles qui produisent l'insuline. L'application de ce plus petit dénominateur pourrait limiter les risques possibles liés à une sur utilisation de protéines. 

Les points communs sont simples :

- arrêt des produits avec du gluten,

- arrêt des produits laitiers.

C'était préconisé par le Dr Seignalet dans les années 90, et les données récentes le confirment en partie, au moins pour une fraction des patients. 

La diminution des apports en glucides est à étudier de prêt également. C'est conseillé, à des degrés divers, dans la plupart des régimes "santé". Dans la diète cétogène c'est très strict, dans d'autres c'est plus léger. Là encore, il convient que la communauté médicale se penche plus activement sur les régimes cétogènes pratiqués de fait par des patients atteints d'épilepsie ou de cancers, et parfois pour d'autres pathologies, ainsi que sur les régimes paléolithiques, pratiqués pour des raisons plus diverses. 

 

La plupart des études scientifiques médicales se terminent par une phrase du type "Il est nécessaire que des recherches complémentaires soient menées sur ce sujet", accompagnée de quelques précisions. On pourrait rajouter ici qu'il y a urgence. 

Conclusion

En attente d'études plus poussées, avec plus de sujets, les deux publications montrant la non nécessité de passer à l'administration externe d'insuline, tout en restaurant les valeurs de glycémie, ce qui peut se mesurer en contrôles spontanés et via l'HbA1C, ont comme point commun l'arrêt du gluten.

L'arrêt des produits laitiers semble ici jouer également un rôle déterminant. Il est urgent que les diabétologues s'emparent de ces résultats, soient moteurs et accompagnent, chaque fois que c'est possible, les diabétiques de type 1 nouveaux diagnostiqués, avec l'appui de la famille pour les enfants, dans ce type d'alimentation sans gluten et sans produits laitiers.

AIMSIB : association de médecins et de patients

Une nouvelle association, qui regroupe patients et médecins, et autres professionnels, est née. L'AIMSIB : Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante, et Bienveillante. 

Tout est contenu dans l'intitulé. Je pourrai écrire longtemps sur l'intérêt d'une telle association, mais le mieux est d'aller voir le site dédié, et les déjà nombreux articles : http://aimsib.org/wordpress/

La réunion inaugurale aura lieu le 30 mai. La salle est restreinte, tout le monde ne pourra pas y aller, c'est réservé en priorité aux adhérents, et cette jounée sera riche, avec beaucoup d'intervenants de qualité. 

Des membres de l'association feront certainement un compte-rendu détaillé, mais je viendrai ici faire un compte rendu résumé de ce que j'aurai pu entendre. C'est avec à la fois beaucoup de plaisir et d'impatience que j'ai adhéré.

A titre d'exemple, dans les thèmes qui devraient être abordés le 30 mai, le Dr de Lorgeril sera présent, il est à l'initiative de tout ça ; Le Dr Angles devrait évoquer le régime Seignalet, ou une alimentation très très proche, le Dr Schwartz interviendra sur les recherches en cours sur le cancer, et il y aura bien d'autres interventions tout aussi prenantes.  

Des thèmes passionnants bien sûrs, avec des résultats maintes fois constatés, de façon scientifique ou plus empirique selon les cas, déjà abordés par exemple ici : Cancers, et euros

L'association est surtout née grâce au dr de Lorgeril, et à la volonté de patients et d'autres médecins. Vous trouverez beaucoup d'informations utiles sur son blog : http://michel.delorgeril.info/

Et pour les personnes qui ne l'ont pas encore regardée, penchez vous sur cette pétition, et signez là si vous êtes convaincus : Pétition sur les anticholestérols, il sera aussi question de cette pétition le 30 mai. Même si vous ne pouvez venir le 30 mai, c'est un bon moyen d'agir, d'appuyer une demande pour que les choses bougent. 

A bientôt pour d'autres billets, puis pour un résumé de cette journée.

Glutamine : bienfait, ou à fuir ?

Ce billet comporte quelques réponses, et beaucoup de questions.

La Glutamine fait l'objet, en tant que complément alimentaire, de très nombreuses affirmations dans la presse papier ou sur le net.

La Glutamine a bonne presse dans le monde du sport, du fitness, de la muscu. Dans le monde des médecines alternatives aussi. Cette substance est connue pour nourrir les entérocytes. Ce sont les cellules dominantes de la barrière intestinale. Donc parmi les personnes qui pratiquent, comme moi Mon parcours, l'alimentation "Seignalet", plusieurs patients ce type de complément, pour accélérer la restauration de l'intestin, en plus de la méthode alimentaire cf. Alimentations qui marchent, qui reste prioritaire.

Qu'est ce que la glutamine ? Un acide aminé "non essentiel" c'est à dire qu'il est apporté par l'alimentation, dans les protéines, mais que le corps a aussi la capacité de le produire. Le Dr Jean Paul Curtay, dans son ouvrage - "Nutrithérapie" - 2006 - Testez éditions -, la décrit comme source d'énergie des entérocytes, et des lymphocytes (cellules du système immunitaire).

Un acide aminé utile pour nos muscles, l'étanchéité de notre intestin et pour nos défenses immunitaires, voilà qui est parfait ! 

Dans certains cas (opération chirurgicale par ex.), une complémentation en glutamine doit pouvoir aider des patients. Pour aider le corps à reconstituer leurs muscles lésés. Au-delà de cet exemple (au conditionnel), dans quels autres cas la prise de compléments de Glutamine peut être intéressante ?

Il suffit de taper "glutamine" sur les moteurs de recherche pour constater l'effervescence autour de cet acide aminé.

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Des reins solides pour 2016

Très bonne année 2016 pour les lectrices et lecteurs de ce site.

L'expression "avoir les reins solides" correspond à une notion de résistance, et capacité à faire face. C'est une expression de la vie courante ... mais c'est aussi le souhait de nombreux patients qui ont des problèmes de reins. Patients qui aimeraient bien "consolider" leur fonction rénale. Ce rôle de filtre permanent de notre sang, qui permet de laisser partir les substances indésirables, de garder les bonnes, de modifier leur concentration, ou encore de contribuer à gérer la tension artérielle.

J'invite aussi les professionnels de santé qui lisent cette page à prendre connaissance des liens donnés vers des études cliniques, ou des commentaires d'études cliniques. 

 

Comment faire face à une majorité des problèmes rénaux?

Principales atteintes des reins

Les atteintes aux reins sont surtout de trois types. Les atteintes provoquées par :

  •  des xénobiotiques, c'est à dire des molécules étrangères à notre corps,
  •  des maladies auto immunes qui s'attaquent spécifiquement aux reins : maladie de Berger, ou à plusieurs organes, dont les reins : par ex. Lupus érythémateux disséminé,
  • d'autres maladies. Au premier rang desquelles les diabètes de type 2 et de type 1. Ou encore des problèmes cardio vasculaires, notamment l'hypertension, mais aussi l'insuffisance cardiaque.

Les causes plus rares (par exemple intoxications par certains champignons - surtout une des espèces de Cortinaire - pouvant être fatales) ne sont pas abordées ici.

 

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Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite

La maladie de Behcet n'est pas un nom de maladie très connu, mis à part dans quelques épisodes du Dr House, ou pour les gens chez qui cette maladie est suspectée, et bien sûr ceux pour qui le diagnostic est confirmé.

La maladie de Behcet est parfois de diagnostic difficile, car les atteintes concernent plusieurs tissus, les atteintes multiples peuvent être différées, un des symptômes classiques peut manquer, le médecin peut penser que cette maladie est surtout méditerranéenne, et donc ne pas concerner une personne si elle vient d'ailleurs, etc.*

Pour plus de détail : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Beh%C3%A7et

Les aphtes nombreux et récurrents sont un des moyens de diagnostic.

Elle est classée parmi les vascularites : atteintes pathologiques des vaisseaux sanguins. Vascularites

Il existe plusieurs sortes de vascularites, et celles pour lesquelles le régime Seignalet a été essayé y semblent très sensibles : l'alimentation Seignalet permet de mettre en rémission la plupart des symptômes, sur du très long terme (cf. texte et vidéo dans le lien précédent).

Et pour la maladie de Behcet ? Le Dr Seignalet faisait état de rémissions parfois spectaculaires.

Un nouveau témoignage vient le confirmer : http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/behcet-2-ans-apres-t20845.html

Rémission qui dure depuis deux ans grâce à l'alimentation Seignalet. 

Si vous êtes atteint de la maladie de Behcet, et quelque soit votre traitement en cours, essayez cette alimentation, vous avez tout à gagner. C'est la même chose pour les autres vascularites.

Il faut garder son traitement médical dans un premier temps. Quand le régime permet de bien diminuer les symptômes, revoyez la posologie du traitement avec votre médecin. 

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Pétition sur les anticholestérols

Mise à jour du 5 novembre :

un cap de 300 000 signatures a été dépassé.

Pour beaucoup, des personnes qui ont souffert des effets secondaires de ces médicaments (entres autres exemples, billet à venir sur les calcifications artérielles induites par les statines). SVP, faites circuler cette pétition ; environ 6 millions de personnes sont traitées en France, sans bénéfice avéré, sur la base de données fausses (pour les connaisseurs et les médecins : données relatives au cholesérol d'Ancel Keys dansl'éude dite des sept pays), et avec énormément d'effets secondaires.

 

Tout est très bien expliqué dans ce lien :

http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/petition-urgent

Je conseille vivement aux lecteurs de la signer. 

Je ne suis pas médecin, en cas de doute, discutez en avec le vôtre.

 

Si vous découvrez cette thématique, la responsabilité du cholestérol pour les maladies cardiovasculaires fut unte théorie intéressante, mais jamais validée par les études indépendantes réalisées.

Et même dans les études réalisées directement par les vendeurs de médicaments anticholestérol, il peut y avoir des incongruités très étonnantes, ne correspondant pas à la réalité.

Par exemple, pour les lecteurs médecins, case fatality rate (taux de mortalité suite à un infarctus du myocarde) parfois très différent de celui constaté d'environ 50 % pour des populations européennes. Ce qui est surprenant, cela voudrait dire que les gens qui participent à ces études sont très différents de la population en général.

Du temps où les études montraient des effets positifs (avant les années 2004 environ, date de durcissement de règles des essais cliniques, et effets bénéfiques quasiment toujours absents ensuite), études réalisées uniquement en contexte "nordique" : Etats Unis, Scandinavie, etc., c'est à dire dans des populations très différentes en termes de mode de vie des populations de la majeure partie de la France par exemple, connue pour son french paradox : mortalité cardiovasculaire faible malgré un cholestérol moyen aussi élevé que dans des pays à mortalité cardio vasculaire forte. Rien que ce fait aurait du inciter les médecins prescripteurs en France, il y a une quinzaine d'années, à être déjà beaucoup plus méfiants sur ces molécules. 

 

Effets secondaires niés pendant longtemps, alors qu'ils sont récurrents chez une bonne partie des patients. Pour les lecteurs médecins, cherchez, en anglais, les aveux du chercheur Rory Collins, sur le manque de connaissances des effets secondaires de ces médicaments.

Nombre de patients à traiter très élevé pour éviter un infarctus, ce qui place plusieurs de ces études à la limite de la signification statistique, études pourtant suivies de résumés louangeurs parfois repris tels quels dans la presse médicale ou par les autorités de santé, sans réelle analyse.

 

Plusieurs billets et pages de ce site sont consacrés à cette question (parcourez le blog ou le site), à l'effet diabétogne des statines, etc..

Informez vous, et si vous êtes d'accord, signez la pétition, il est urgent que les autorités sanitaires se resaisissent de ce dossier, avec des experts indépendants. 

Si vous êtes directement concernés par un anti-cholestérol ou un régime anti cholestérol, à rediscuter avec votre médecin en vérifiant qu'il connaisse bien les travaux concernant votre cas particulier (votre âge, votre sexe, etc.). Ca concerne les patients sous traitements, ceux qui pourraient se le voir proposé un jour, et tous ceux inquiets des dépenses indues de la sécurité sociale. ici, environ 6 millions de personnes traitées, des effets secondaires peu pris en compte mais qui contribuent par exemple à l'explosion de cas de diabtes de type 2, ce qui génère souffrances et dépenses médicales. Nombreuses douleurs musculo-ligamentaires, atteintes neurologiques (voir le billet précédent relatif à Parkinson), ce qui démultiplie les incapacités de travail, ainsi que les dépenses induites pour tenter de soulager ces souffrances et ces dysfonctionnements. 

Enfin, je précise que ce médecin n'est pas un pourfendeur des médicaments. Il a fait partie par exemple de ceux qui ont oeuvré pour la prise d'antiplaquettaires quand c'est nécessaire, et il a aussi mis en avant les risques de la prise d'aspirine à long terme, quand d'autres molécules mieux tolérées sont disponibles. 

Toxicité des anti-cholestérol

Si ce billet, avec la vidéo contenue, vous intéresse, partagez le sur facebook, parlez en avec votre médecin, avec vos proches concernés par des régimes ou traitements anti-cholestérol, c'est important.

La responsabilité du cholestérol dans les maladies cardio-vasculaires, souvent présentée comme évidente, est en fait une hypothèse, que les faits n'ont jamais confirmée. Par exemple, le cholestérol ne joue qu'un tout petit rôle dans l'obstruction des artères par les plaques d'athérosclérose, et uniquement un rôle témoin.

Parmi les membres du corps médical, plusieurs seront étonnés d'apprendre que la plaque d'athérome n'a jamais été objectivée. 

A titre personnel, après une alerte de cholestérol haut, on m'avait proposé un régime anti-cholestérol, et des statines si ça ne marchait pas. J'ai vite arêté le régime anticholestérol, et je n'ai jamais pris de statine. C'était en 1999, et je suis encore très très heureux de cette décision, en raison des effets secondaires comme de l'inefficacité de ces molécules.

Quelques billets précédents dans lequel ce sujet du cholestérol et des anticholestérols est abordé ::

"Arnaque" du cholestérol : un bon résumé

Statines = diabètes

Résumé d'études cliniques

Cancer du sein

Précisions sur la maladie de Parkinson

 

La vidéo qui suit est celle du Dr de Lorgeril, qui démontre de façon très argumentée, très référencée, le plus souvent sur la simple base des essais cliniques que sont sensés lire les médecins prescripteurs, depuis plusieurs années, que la responsabilité du cholestérol, aussi bien que les bienfaits des anticholestérol, ont été fabriqués de toutes pièces. 

 

A un moment, il parle du mécanisme de changement de paradigme. Nous sommes en médecine, dans une phase de changement scientifique qui a été très bien décrite par Thomas Kuhn pour d'autres disciplines. Cela signifie que d'autres théories concurrentes, remplaceront entres autres les délires sur le cholestérol. Pour les plus curieux de ces mécanismes de changement de paradigme, une analyse ici : Révolutions scientifiques. Ou une comparaison des changements possibles dans une autre science, et des incroyables blocages en médecine : Archéologie vs médecine

Nous somms témoins depuis quelques années d'un éorme changement, progressif, de plusieurs théories médicales, et d'une résistance trs dogmatiuqe, et peu réaliste au regard des données qui s'accumulent. Bref, en médecine, nous vivons des moments historiques. 

 

Pour combattre réellement les risques cardiovasculaires, les solutions sont simples : arrêt du tabac, consommation modérée d'alcool, exercice physique régulier, alimentation adaptée : soit méditerranéenne, soit, si vous avez une des 100 pathologies qui répondent au régime Seignalet, le régime Seignalet Alimentations qui marchent. En adaptant si besoin selon vos spécificités. 

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Précisions sur la maladie de Parkinson

Un billet précédent permettait d'aborder la maladie de Parkinson, comme la maladie d'Alzheimer : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

De nouvelles données complètent ce qui était dit.

Elles proviennent du livre du Dr de Lorgeril "l'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol", un livre très détaillé et très bien référencé sur les rôles biologiques du cholestérol, ainsi que sur les - nombreuses - maladies que peut favoriser un traitement anticholestérol. Il a synthétisé les données sur ces liens entre choletérol trop bas et risque augmenté de Parkinson. 

Dans un blog, ça ne se fait pas de recopier des pages entières d'un auteur, j'en resterai aux grandes lignes.

Une étude réalisée il y a quelques années montrait qu'avec un suivi de plusieurs années, le traitement anticholestérol augmente, triple quasiment, le déclenchement de la maladie de Parkinson. D'autres auteurs d'autres études avaient écrit le contraire. Ce qui est logique, puisque dans les autres études, ce qui était mesuré, c'était la protection d'un cholestérol élevé par rapport au Parkinson, à court terme.

Avec un suivi plus long, cette protection relative du cholestérol disparaît tandis qu'il baisse, et au final, après plusieurs années , le nombre de parkinsoniens augmente.

En termes biologiques, plusieurs explications sont possibles. Le cholestérol est un composant indispensable du cerveau : des neurones, des astrocytes, des manchons de myéline, des récepteurs synaptiques. En raison de la barrière hémato-encéphalique (un "filtre" des parois artérielles, qui ne laisse passer que relativement peu de substances dans le cerveu, pour le protéger), s'il y a diminution trop forte dans le cerveau, le corps ne peut pas réapprovisionner le cerveau. Donc, une ou plusieurs de ces structures peuvent être affectées, peu importe, c'est à la source du problème qu'il faut aller. 

Le livre du De de Lorgeril est en français, sinon les liens existants sont en anglais :

http://www.neurologytimes.com/cholesterol-disorders/statins-maybe-not-wonder-drug-parkinson ; 

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18381649

Ce qui a été mesuré, c'est la baisse du cholestérol. Avec des médicaments, la baisse est nette et régulière. Il n'y a pas de données à ma connaissance pour des régimes anticholestérols, mais on peut penser qu'à long terme, les mêmes mécanismes pourraient se mettre en oeuvre, 

En résumé, au delà, selon la sensibilité et les possibilités de la personne, de l'adoption du régime méditerranéen, ou mieux de l'alimentation Seignalet, Alimentations qui marchent, il faut veiller à ne pas trop diminuer les apports en cholestérol de l'alimentation (oeufs par exemple, viande, ...) sans tomber dans l'excès inverse.

Ensuite, parmi les substances utilisées par l'organisme, le magnésium joue un rôle central, y compris pour la synthèse du cholestérol. En informant votre médecin, vous pouvez prendre du magnésium pour aider les réactions enzymatiques nécessaires.

Plusieurs formes exsitent, deux peuvent être intéressantes : le Nigari, sel de magnésium à diluer dans de l'eau, ou dans du jus de fruit (dans ce cas, attention aux glycémies si vous êtes diabétique ou pré-diabétique), ou dans du jus de citron pressé rallongé avec un peu d'eau, et à boire régulièrement. Le goût est ... surprenant, atténué par le citron, mais le jeu en vaut la chandelle. 

Soit sous forme de compléments, voir dans Liens les adresses qui paraissent les plus sérieuses. Les compléments en pharmacie par contre sont souvent sous-dosés, ce qui représente un coût très élevé ramené à la quantité de substances. Mieux vaut passer par un des liens donnés, ou d'autres sources fiables si vous en connaissez.

Asthme et Seignalet

Billet complété avec mise à jour des témoignages recensés, en cliquant ici.

Depuis que je lis ou entend des témoignages sur la méthode Seignalet et l'asthme, le lien me paraît évident, de façon très nette pour plus de 60 % des patients atteints, et très fort pour 20 à 30 %  des autres patients.

Voir par exemple ce billet : Maladies associées : l'asthme

Donc je ne cherche plus spécifiquement ces témoignages, mais je viens de tomber sur deux d'entre eux, autant les répercuter et montrer encore que cette méthode est très efficace pour l'asthme, et sur du long terme.

Un témoignage dans les commentaires de cette page : https://www.santenatureinnovation.com/lincroyable-regime-seignalet/

Je le reproduis ci-dessous. Le site et le livre de Jean Marie Magnien sont cités ici Liens et là Bibliographie.  

Magnien Jean Marie

Oui il faut éviter les excès en toute chose. Lisez le livre « Réduire au Silence 100 maladies avec le régime Seignalet ». L’alimentation crue n’est pas imposée mais seulement éviter les grillades à répétition et privilégier quand c’est possible la cuisson à la vapeur douce. Dans ces conditions tout devient acceptable et les résultats favorables sont au rendez-vous à une condition: être patient et de faire les choses avec sérieux en sachant que le lactose des médicaments n’a pas d’effet négatif car sa concentration est trop faible.

Ci-dessous un cas clinique récent:
Mardi 4 mars 2014.

Monsieur

« Je reviens vous pour vous donner quelques nouvelles sur mon nouveau mode d’alimentation régime Seignalet) mis en place le 4/01/14, et suivi à la lettre depuis cette date.

Les pathologies (toux rhinites asthme etc….) à cause desquelles je souffrais depuis 45 ans ont commencé à l’âge de 8 ans comme dans le cas décrit dans votre livre à la page 157 (J’en ai 53 !). Toutes mes pathologies ont pratiquement toutes disparues! Ce nouveau régime m’a permis de constater qu’après analyse j’avais une petite allergie au gluten !

Pour ce qui concerne mon médecin je lui ai indiqué mon nouveau mode d’alimentation mais il est très dubitatif, et je pense qu’il ne fait pas de lien de causalité avec la disparition de mes pathologies.

Ce qui est bien dommage !

Mais mes résultats me suffisent pour constater ma nette amélioration clinique, et je ne veux pas insister au risque de passer pour un extraterrestre !!! »

Les résultats d’analyse fait 20 jours après le démarrage de ce régime sont édifiants.
Le poids de départ est de 90 kg pour 175 cm soit un Indice de Masse Corporel (IMC) à 29,4. Cela constitue une surcharge de 14 kg. En 20 jours une perte de 5 kg et en deux mois de 8 kg passant de 90 kg à 82 kg.

– les taux de cholestérol, triglycérides redeviennent totalement normaux.
– Les polynucléaires Basophiles passent de 61/mm3 à 11/mm3 (N < 150)
– Les polynucléaires éosinophiles passent de 500/mm3 à 0/mm3 (N < 500). (Jean-Marie Magnien : bien noté que le taux d’éosinophiles est en relation avec des troubles allergiques ou lié à des parasitoses).

« Et je me sens vraiment très bien. Tout ceci m'encourage bien entendu à continuer sur cette ligne. J’en profite pour vous remercier de m'avoir éclairé avec votre livre « Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet » ».

O D
JM.M
"

 

 

Deux autres témoignages ici :

http://www.julienvenesson.fr/comment-un-regime-sans-gluten-ameliore-lasthme-et-les-allergies-respiratoires/

"Pascal 2 juillet 2014 à 15 h 18 min

Bonjour,
Effectivement je confirme ; en tout cas pour ma part une énorme amélioration voire disparition des allergies saisonnières (de Mars à Novembre) auxquelles je suis gêné depuis une quinzaine d’années et où seul le Kénacort 80 (traitement de cheval) me permettait de passer une année tranquille.
Ca doit faire un peu plus d’un an que j’ai supprimé le gluten et le lait de mon alimentation et je vois vraiment la différence ayant aussi une sensibilité de l’ensemble de l’appareil digestif (colon irritable, diverticules, intestin….).Les douleurs abdominales quotidiennes ont aussi disparues.
Dur de faire passer le message sur les bienfaits du sans gluten mais faut s’accrocher! :)

 

"corinne J 30 novembre 2014 à 14 h 06 min

Bonjour,

J’ai 43 ans, Je suis asthmatique depuis ma naissance, et allergiques au pollen, acariens, poile de chat,Humidité etc…., j’ai du mal à supporter les climats humide…
je suis sujette au crise d’urticaire, depuis toujours j’ai un traitement de fond matin et soir,
J’aime le sport et j’ai un asthme d’effort avec obligation de mettre 2 bouffées de ventoline ou bricanyl
avant chaque effort sportif. Depuis 15 jours par le pure des hasard j’ai décidé d’arrêter le Gluten juste pour faire une petit régime. Puis je suis partie en voyage, n’ayant plus mon médicament de traitement de fond je me suis inquiétée, partant dans un endroit où il pleut chaque jour. Puis il y a 2J j’ai réalisé que je faisait plus de crise d’asthme et que mes éternuements matinaux avaient disparus. Ce matin j’ai fait un test : Je suis partie courir plus d’une heure sous la pluie sans prendre ces 2 fameuses bouffées , et par miracle le contrôle de ma respiration n’était plus mon centre d’intérêt, j’ai accéléré puis décéléré ma course. Rien , aucune crise…. j’ai l’impression de rêver…. je vais prendre un RDV chez un medecin sportif pour refaire des test d’asthme à l’effort. J’ai vraiment l’impression d’avoir été empoisonnée depuis toujours….
"

 

En résumé, si vous êtes asthmatique, et c'est la même chose pour la BPCO - Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive - avec arrêt du tabac, essayez le régime Seignalet.

Tout à gagner, rien à perdre.

Pour celles et ceux qui craignent de perdre trop de poids et/ou d'énergie d'un coup, commencez le régime progressivement : arrêt des produits laitiers dans un premier temps, pendant deux à trois semaines, avec diminution du gluten en cherchant d'autres saveurs, d'autres plats, puis arrêt du gluten au bout des deux à trois semaines, et du maïs. Pour les cuissons, les réduire progressivement en même temps, pour s'habituer à cuire à la vapeur, en mijotage, etc.

Alimentations qui marchent

 

Si vous avez des craintes pour la solidité des os, beaucoup d'infos sont dans ce lien : Fragilité osseuse, causes et solutions

 

Pour la maladie de Widal, la même méthode fonctionne à condition d'arrêter, ou de diminuer nettement, en priorité les sulfites.

 

Pollution et DT1

Un lecteur, Bernard T, m'interroge sur les liens entre diabète de type 1 et pollution. J'en profite pour faire un point rapide sur les causes possibles de diabète de type 1, dont la pollution.

Les causes du diabète de type 1 semblaient très mystérieuses il y a quelques années.

La responsabilité du gluten surtout, et des produits laitiers, avait déjà été évoquée, et la responsabilité de ces aliments semble maintenant évidente pour le gluten, très probable pour le lait, sans qu'on puisse donner le pourcentage de jeunes dont le diabéte de type 1 a été provoqué par ces substances. Un cas publié, d'enfant qui a pu échapper à l'insulinothérapie grâce à une éviction totale du gluten, rapporté ici : Urgences dès le diagnostic, ouvrait de nouvelles perspectives. La seule façon pour une personne de savoir si elle concernée est de réaliser une éviction totale du gluten dès le diagnostic initial, et possiblement du lait et des produits laitiers. 

La crainte de fragilité osseuse en raison du manque de produits laitiers est de plus en plus remise en cause. Un résumé des causes réelles ici : Fragilité osseuse, causes et solutions

D'autres causes de diabète de type 1 existent. La pollution semble jouer un rôle au moins pour la préocité des cas de survenue des diabètes de type 1 :http://www.researchgate.net/publication/272094763_Ambient_Air_Pollution_and_Early_Manifestation_of_Type_1_Diabetes

"Our findings indicate that high exposure to the traffic-related air pollutants PM10, NO2 and possibly PM 2.5 accelerates the manifestation of T1D, but only in very young children.".

Traduction : Nos résultats indiquent qu'une exposition forte à des polluants liés au trafic routier, PM10, NO2 et peut être les PM 2.5, accélèrent la manifestation du DT1 (diabète de type 1), mais seulement pour de très jeunes enfants.

Ces données ne sont pas impressionnantes. Elles montrent toutefois un rôle très probable de la pollution liée au trafic automobile dans le déclenchement du diabète de type 1. Le mécanisme n'est pas décrit. Le rôle de la pollution dans le déclenchement du DT2, peu connu Polluants et DT2, est pourtant plus net et avéré. Ce sont des maladies de mécanisme très différent, ce lien est donc étonnant.

En attendant que ces mécanismes soient mieux connus, c'est une raison supplémentaire pour s'éloigner le plus souvent possible des zones polluées, surtout près des grands axes routiers, et d'en éloigner les très jeunes enfants quand c'est possible, Et ça profitera à toute la famille, par exemple pour les risques de survenue de DT2, même si de nombreuses autres causes existent dans ce cas : sédentarité, déséquilibres alimentaires, inadaptations alimentaires : Alimentation et diabétes ;Diabète de type 2 en rémission , causes médicamenteuses : Statines = diabètes.

Pour en revenir au diabète de type 1 :

Omniprésence du gluten et de poudres de laits diverses dans beaucoup de préparations alimentaires, en plus des portions classiques, augmentation de la circulation routière sur de nombreux axes routiers (bien que le NO2 diminue dans plusieurs agglomérations, mais ce sont des moyennes), sont peut être des axes de recherche à privilégier pour les chercheurs qui tentent de comprendre l'augmentation de cas de DT1. Et pour les familles qui cherchent à éviter ça, et dans le très court laps de temps pendant lequel les cellules de Lagherans ne sont pas toutes détruites, pour les familles et les médecins qui voudraient lutter contre un diagnostic récent de diabète de type 1.

Fragilité osseuse, causes et solutions

En préalable à ce sujet sensible, je rappelle que je ne suis ni médecin ni chercheur : cf. Mon parcours

Contexte

Celles et ceux qui préfèrent un écrit par un médecin pourront lire cet article du Dr Poinsignon : http://docteurpoinsignon.over-blog.fr/, du 17 janvier 2016 "Ostéoporose, mythe ou réalité ?"

Les données livrées ici, fruit de très nombreuses lectures, discussions avec des médecins et des chercheurs, et aussi d'expériences personnelles ou de proches, sont des pistes de réflexion pour réellement améliorer sa santé osseuse ; en prévention - l'idéal - ou en phase de fragilité avérée, même après fracture. Le sujet est très très vaste, et difficile à cerner dans un seul billet. Ici, j'évoque les principales causes, et les principales solutions, qui concernent la majorité des personnes. Les cas très très particuliers, par exemple liés à des maladies rares, ne sont pas cités, ou juste évoqués.

A discuter avec votre médecin, surtout pour des changements de posologie des médicaments discutés ici, dont certains, bien que causes de fragilité osseuse, sont réellement indispensables pour d'autres raisons.

Le savoir en ce ce domaine a été très longtemps focalisé sur le calcium. Pourtant, les données existantes ne semblent montrer aucun effet en ce sens : http://www.bmj.com/content/351/bmj.h4580, article en anglais déjà largement commenté ici : http://www.lanutrition.fr/les-news/du-lait-ou-du-calcium-contre-les-fractures-oubliez.html.

En termes chronologiques, différents auteurs, surtout le Dr Seignalet, écrivaient déjà la même chose à la fin des années 90, en se basant sur des études du milieu des années 90. Ce qui signifie que cette très faible responsabilité du manque de produits laitiers était connue, disséqueé et disponible dès le début des années 2000. Mais pas ou peu prise en compte.

Les raisons maintenant reconnues de façon académique sont par exemple récapitulées ici: http://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/osteoporose. Où l'on voit que le manque de produits laitiers avec calcium n'est plus évoqué comme cause principale.

D'autres pistes n'ont pas toutes pu être analysées de façon assez précise par la communauté scientifique, ou pas toujours avec suffisamment de recul.

Contenu de ce billet sur l'ostéoporose ou la fragilité osseuse

Je développe ici les causes majeures de fragilité osseuse ou d'ostéoporose. Certaines déjà citées dans les liens ci-dessus.

Les solutions ou pistes de solutions sont développées en fin de billet. Elles sont fonction du vécu, et de la santé de chacun.

Dans tous les cas de figure, une activité physique adaptée (avec contrainte mécanique sur les os) semble incontournable. Les autres moyens décrits aident le corps à mieux réguler les phases de construction  / destruction osseuse, y compris pour les personnes avec des impossibilités de pratique d'activité physique.

Le ton général employé dans ce billet est d'ordre général ou scientifique (données connues, physiologie, fonctionnement du système osseux) plutôt que de type médical (décision à prendre rapidement), mais les bases sont données pour permettre une décision adaptée, en collaboration avec son médecin. Ou pour les médecins, pour pouvoir effectuer des recherches rapides et prendre une décision avec le patient. 

Le système osseux est un système complexe, en interaction avec les autres systèmes de l'organisme, avant tout le système musculaire ; interactions et sollicitations d'ordre mécanique, maintien d'un alignement ostéo-articulaire fonctionnel, et le système sanguin ; échange de substances, nutrition, évacuation de déchets, participation des os au système immunitaire, ....

Le tabac, l'excès d'alcool, sont des causes probables de fragilité osseuse. La seule solution existante est d'arrêter le tabac, et de ramener la consommation d'alcool à un niveau raisonnable. Je ne reviendrai pas dessus, n'hésitez pas à vous faire aider par des professionnels pour limiter et stopper des dépendances ou des excès.

Causes fréquentes de l'ostéoporose ou de la fragilité osseuse

Maladie coeliaque

La malabsorption intestinale peut aboutir à une déminéralisation osseuse. En cas de doute, il vaut mieux consulter au plus tôt, et insister si besoi auprès de son médecin, cette maladie est souvent mal connue.

Maladies inflammatoires chroniques intestinales

La mauvaise absorption, et surtout la fuite de substances, par exemple générée par des diarrhées lors de poussées de la maladie de Crohn, produit les mêmes effets de déminéralisation, en général dans un temps plus long. 

Corticothérapie

Ce traitement, souvent indispensable (mais qu'on réussit parfois à limiter selon les maladies, voir plus loin), est connu pour augmenter la fragilité osseuse.

Anti-vitamine K :

Médicaments nécessaires par exemple en cas de Fibrillation Auriculaire, avec un contrôle très régulier par prises de sang pour adapter le dosage. Les antivitamines K permettent d'éviter la formation de caillots qui, pour les personnes avec une fibrillation auriculaire, risqueraient d'être envoyés dans les artères qui irriguent le cerveau, et d'entraîner un avc ischémique. Le risque en cas de surdosage est le développement d'hémorragies. Ces médicaments, connus depuis longtemps, sont donc indispensables, jusqu'à ce que la recherche en trouve avec de meilleurs profils de risque. Par contre (voir dans "solutions"), certaines causes de FA pourraient être évitées.

Des formes de la vitamine K sont impliquées dans la construction osseuse. les anti vitamines K peuvent provoqiuer à moyen ou long terme des fragilités osseuses. Dans les cas où ces médicaments ne peuvent être évités, les autres solutions, développées plus bas, pourront aider à limiter les atteintes osseuses.

Anticholestérols

D'autres médicaments ont très probablement une action anti-vitamine K. "Probablement" car la recherche n'a pas été poussée en ce sens, mais c'est très logique en fonction de l'activité biologique des anti-cholestérols, et surtout des statines. Les statines agissent sur une enzyme (de son petit nom 3-hydroxy-3-méthylglutaryl-CoA réductase ou son diminutif HMGCoA réductase) qui est la base d'un grand nombre de réactions métaboliques. Avec des interférences (source : Dr de Lorgeril) sur la prénylation des protéines, un système qui met en jeu protéines, acides gras et enzymes, et qui perrmettrait le fonctionnement des vitamines K. Les statines favorisent les dépôts calciques sur les artères, ce qui est très défavorable en termes de santé cardiovasculaire.

Dans cet article, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25835438 : il est dit en gros que les statines favorisent cette calcification, mais cela montre aussi la perturbation très probable du métabolisme des vitamines K. 

Les statines favorisent aussi les douleurs musculo-ligamentaires. L'atteinte musculaire serait d'ailleurs la principale cause de l'augmentation incroyable de diabète de type 2 Statines = diabètes, en raison d'une forte résistance à l'insuline induite dans les cellules musculaires.

Dans ce cas de figure, les muscles altérés ne jouent plus, ou moins, leur rôle mécanique de sollicitation du système osseux. Pas de certitude à ce jour, mais il est très probable que cela prive l'os des simulations nécessaires pour qu'il reste suffisamment solide (cf. plus loin).

En fonction de votre suivi des actualités scientifiques / médicales, certains d'entre vous, patients ou médecins pourraient être surpris par cette longue liste d'effets secondaires.

D'une façon générale,il faut chercher sur le net les commentaires, le plus souvent en anglais, sur les "aveux" de M. Rory Collins, un des principaux soutiens scientifiques mondiaux des statines, et qui a admis ne jamais avoir vraiment cherché les effets secondaires de ces médicaments. Un très grand nombre d'experts français sur ces questions semblaient encore récemment se baser sur ses travaux. Vous pouvez chercher également les écrits du dr de Lorgeril, qui décrit de façon très fine, depuis longtemps, les effets délétères de certains régimes ou de tous les traitements anti-cholestérol.

Manque de cholestérol et de graisse alimentaire

Le cholestérol est un précurseur incontournable pour les hormones sexuelles masculines ou féminines, et pour la synthèse de vitamine D. Le rôle de ces hormones, et de la vitamine D, est fondamental pour une bonne constitution osseuse.

Avec le principe suivant : graisses en quantité suffisante (parmi les chiffres cités, on trouve un plancher minimal de 17% de poids du corps, ou encore un apport minimal de 1300kcal/jour pour une femme de 60 kg, pour permettre la reproduction, en plus clair pour que les taux d'hormone soient suffisamment élevés pour accomplir leurs fonctions, dont le contrôle de la densité osseuse), et cholestérol suffisant aussi, comme substrats de base à la constitution des hormones, et oestrogènes qui jouent un rôle dans le maintien de la structure osseuse. 

La vitamine D étant liposoluble (transportée par les graisses dans l'organisme) et dépendant du cholestérol, un manque trop poussé de cholestérol et/ou de graisses peut perturber les taux de vitamines D, et donc stopper oou ralentir le rôle favorisant de la vitamine D sur l'absoprtion intestinale du calcium et sur le métabolisme osseux.

A la ménopause, les taux d'hormones diminuent, et le corps a tendance a produire plus de cholestérol, pour tenter de re-créer des hormones. Baisser à ce stade par traitement ou régime est contre-productif, et pas sain pour la santé osseuse. 

Manque de pratique d'activités ou de sports en contact avec le sol

Marche, course, divers sports de balle, etc. ..  aident l'organisme à consolider les os, qui en quelques sorte se durcissent pour résister à ces sollicitations. Les sports portés (vélo, natation, vélo elliptique, patinage, ...) très bons pour la santé pour d’autres raisons, ne permettent pas de consolider les os.

Aménorrhée

Souvent causée par une activité physique trop intense et récurrente, qui entraîne une baisse des hormones sexuelles (cf. paragraphe sur le cholestérol ci-dessus). Les activités physiques les plus impactantes sont celles sans contact avec le sol. Le cumul d'une surcharge d'activité par exemple en vélo, et d'un régime pour ne pas prendre de poids, peuvent générer ces aménorrhées, qui doivent être prises comme un signal d'alarme pour la santé osseuse, et plus généralement, pour toutes les fonctions corporelles dépendantes des hormones liées à la reproduction. Voir la revue Sports et Vie n° 152, septembre - octobre 2015.

Métaux lourds

par exemple quand ils sont présents dans des encres de tatouage, et que ces tatouages sont nombreux. Ce sont des sources probables. Il n'y a à ma connaissance pas de preuve directe, mais cette possibilité a été évoquée à de multiples reprises.

Les modalités de contamination sont diverses, le plus souvent accidentelles par l’alimentation.

Les méthodes de traitements contre les excès de métaux lourds, de type alternatives, sont parfois très virulentes pour l'organisme, et pas toujours très bien connues ni très bien contrôlées médicalement. Il faut au maximum tenter d'éviter ces contaminations, par exemple en se renseignant sur la composition des encres de tatouage, et s'il y a eu contamination effective ou probable, limiter les nouvelles sources d'apports.

Manque de magnésium

L'os est entres autres constitué de magnésium. En cas de déficit d'apport en magnésium, ou de fuites trop importantes, le corps a tendance à puiser dans cette réserve. Les causes de ce manque seraient surtout liées au manque de magnésium dans les aliments cultivés de fçon intensive. Voir plus loin les solutions alimentaires ou les autres solutions.

Polyarthrite rhumatoïde

L'ostéorpose est une conséquence régulière de cette maladie. Voir dans le chapitre "Solutions efficaces" pour diminuer ou stopper les manifestations de cette maladie.

Solutions médicamenteuses

Biphosphonates

Les biphosphonates présentent de nombreux effets secondaires. Dans la mesure du possible, il est préférable de s'en passer ou de diminuer les doses, d'où l'intérêt d'utiliser les autres méthodes. Plus précisément, les biphosphonates interviennent relativement en amont dans un ensmble de réactions du corps, et donc peuvent perturber de nombreuses fonctions physiologiques, de façon moins nette mais parfois ressemblante à l'action des statines (sources : divers témoignages, Dr de Lorgeril). 

Suppléments calcium - Vitamine D

Les données sont très mitigées : http://www.researchgate.net/profile/Tamsen_Bassford2/publication/7294708_Calcium_plus_vitamin_D_supplementation_and_the_risk_of_fractures/links/0fcfd50b4f1cb2dc63000000.pdf

Conclusions

Among healthy postmenopausal women, calcium with vitamin D supplementation resulted in a small but significant improvement in hip bone density, did not significantly reduce hip fracture, and increased the risk of kidney stones

"Chez les femmes ménopausées en bonne santé , la supplémentation en calcium et vitamine D aboutit à une petite mais significative amélioration de la densité osseuse de la hanche, n'a pas significativement réduit (le nombre de) fracture de la hanche, et a augmenté le risque de calculs rénaux"

 

http://www.revmed.ch/rms/2012/RMS-348/Effets-des-supplementations-en-calcium-et-vitamine-D-sur-la-maladie-cardiovasculaire

Beaucoup d'études d'intervention (supplémentation) ou d'observations (apports nutritionnels) sont analysées dans ce lien. La supplémentation en calcium semble liée à risque accru de maladies cardiovasculaires. 

 

Beaucoup d'autres données existent. En fonction de ces connaissances, il vaut mieux être très prudent avec ces supplémentations en calcium ou en calcium et vitamine D.

En général, pour les personnes qui souhaitent quand même une supplémentation en vitamine D, il faut privilégier la vitamine D3, et si possible en apports quotidiens, ce qui est plus proche des apports physiologiques souhaités. Il pourrait y avoir parfois des effets secondaires de la vitamine D quand elle n'est pas associée à de la vitamine K2. 

Vitamine K2

Depuis quelques années, la vitamine K2 est largement citée, et plébicitée, par exemple ici : http://www.julienvenesson.fr/la-vitamine-k-diminue-les-calcifications/

Le but serait d'éviter les dépôts ce calcifications dans le système sanguin - ce qui fait le lit de maladies cardiovasculaires - et de favoriser la calcification des os et des dents. D'autres articles beaucoup plus enthousiastes existent sur le net.

Ils sont très intéressants, mais faute de recul, je conseille de regarder avec attention tout ce qui sera publié à l'avenir à ce sujet, et de rester encore relativement prudent en termes de supplémentation, ou de limiter la supplémentation à de faibles doses. 

Par contre, c'est un critère de plus pour éviter les médicaments, surtout les statines, susceptibles d'interférer avec le métabolisme des vitamines K. Et ces vitamines étant produites par la flore bactérienne, c'est un critère de plus pour améliorer sa santé intestinale. L'adaptation de l'alimentation est la méthode qui parait la plus éprouvée.

Compléments en magnésium

En général, pour toute complémentation, je suggère de faire des pauses régulières. Il en existe des formes très différentes. Voir dans ici Liens, notamment les propositions de complémentation de JM Magnien, qui me paraissent être les plus travaillées, ou les très nombreux témoignages d'utilisation du magnésium par exemple sur ce site : http://lappart-des-spasmos.fr/ (site dédié au régime Seignalet avec une partie très complète sur les compléments alimentaires). 

Solutions efficaces

Dans la majorité des cas, une alimentation adaptée, de type Seignalet, réduit ou supprime les facteurs de risque : 

  • diminution de la maladie coeliaque, y compris pour les formes résistantes à la seule éviction du gluten
  • mise en rémission nette d'environ 80 % des patients avec Polyarthrite rhumatoïde
  • ralentissement ou arrêt des symptômes de plusieurs des MICI  et assimilés (crohn, colites persistantes, ...)
  • diminution des symptômes et des effets inflammatoires de plusieurs pathologies, y compris auto-immune, et donc baisse des doses nécessaires de corticoïdes, voire inutilité de ce traitement obtenue rapidement - par contre, il ne faut pas l'arrêter sans avis médical ni sans avoir ressenti les premiers effets bénéfiques du régime
  • action de ce régime acquise en grande partie en renormalisant la flore intestinale, donc, bien qu'il n'y ait pas de donnée à ce jour, possibilité de normalisation de la prodution interne de vitamine k2.

En conclusion, une alimentation qui ne comprend aucun produit laitier, mais suffisamment riche en graisses diverses, notamment végétales (huiles d’Olive et de Colza, oléagineux, avocats, …) et si possible animales, permet de diminuer plusieurs des causes réelles de la fragilité osseuse.

Alimentation méditerranéenne

les bienfaits sur l'ostéoporose sont souvent signalés, mais je n'ai pas trouvé de références nettes. Merci de me les signaler si vous en connaissez. Ceci dit, le régime méditerranéen est globalement favorable pour la santé en général - meilleure durée de vie - et en prévention de plusieurs des pathologies citées. A adopter pour les personnes qui ne réussissent pas à passer au régime Seignalet. Les infos les plus complètes, et les plus référencées, sont présentées dans le livre "Le nouveau régime méditerranéen" du Dr de Lorgeril.

Activités physiques

Commencer, ou recommencer une activité physique. Course, marche régulière, sports de balle, etc. du moment qu'il y a microchocs réguliers ou appuis réguliers sur le sol. Pour certaines personnes, la reprise peut être difficile. Il existe dans plusieurs services hospitaliers des gens spécialisés pour conseiller une activité physique en fonction de la pathologie. Ou pour des gens qui reprennent sans maladie particulière, il existe aussi selon les villes des services gratuits, pour les sportifs de compétition et pour la population en général, qui associent tests d'efforts, mesure de divers paramètres, discussions et conseils pour l'activité physique à aprtir des résultats, par exemple le nombre de battements cardiaques à ne pas dépasser, pour faciliter la reprise d'une activité et pouvoir la poursuivre à long terme.

Des sites internet tels que "on va sortir" proposent souvent des marches ou des joggings en groupe. En plus des associations sportives / loisirs (randonnée, etc.) classiques, il existe donc de nombreuses possibilités pour être conseillé et suivi dans la pratique sportive.

Arrêt des médiaments anticholestérol

C'est à voir avec le médecin qui les a prescrits. Après avoir lu les ouvrages cités ci-dessous, et/ou vu les liens vidéos, en lui conseillant vivement de faire de même. 

Arrêt d'un régime anticholestérol

Dans ce cas, ce sont certaines tendances qu'il faut corriger : nombre d'oeufs trop limité, régime trop riche en omégas 6, trop riche en stérols végétaux, ..; Par contre, la réduction, et non la suppression, de graisses animales, une plus grande quantité de légumes, la présence d'huiles ou parfois de margarines riches en omégas 3 sont à maintenir.

 

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O.G.M. et santé ?

Suite aux révélations récentes (1er semestre 2019) de la presse sur le lobbyisme hyper intensif envers des politiques, journalistes, etc. lié aux désherbants avec du glyphosate, je mets à jour et republie un billet sur les OGM écrit il y a plusieurs années, car ces herbicides sont souvent liés aux cultures OGM.

Pourquoi citer les OGM ?

Les OGM sont connus, et discutés,en majorité pour les raisons suivantes : 

  • résolution de problématiques alimentaires
  • apports en termes de santé
  • augmentation de la productivité des cultures agricoles
  • risques environnementaux
  • risques santé

Champs de soja en amazonie 940x705

La production intensive de maïs pour le bétail en France s'accompagne de besoins accrus en protéines végétales, le plus souvent amenées par le Soja, ce qui nécessite des déboisements conséquents en Amérique du sud, et entres autres conséquences la disparition de cultures pluri-millénaires, selon les peuples amérindiens concernés

 

Cela nous concerne tous. Dans ce billet, je développe des arguments essentiels à mes yeux ou aux yeux de chercheurs / médecins, mais que l'on n'entend pas souvent dans le débat public sur les OGM. 

La fiabilité de l'information, grand public ou pour les spécialistes, n'est pas toujours assurée pour les OGM. Voir par exemple cet article du monde: http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/08/aux-etats-unis-guerre-d-influence-sur-les-ogm_4749054_3244.html.

L'article montre les luttes d'influence puissantes, de la part des pro OGM surtout, mais aussi des anti OGM, luttes qui noient les données scientifiques disponibles dans un bruit de fond peu compréhensible.

J'essaie dans ce billet de me rapprocher des faits les plus significatifs, bien que les données manquent cruellement. Et de risques sanitaires qui sont peu abordés ailleurs.

Intérêt réel des OGM

En milieu confiné, les OGM ont, par exemple, permis la production de nouvelles variétés d'insuline pour les diabétiques, au comportement plus proche de l'insuline humaine que les insulines qui existaient auparavant. Et qui permettent donc pour les diabétiques une régulation plus souple de la glycémie, en évitant ou limitant les complications liées aux pics d'hyperglycémie, ou aux hyperglycémies chroniques, ainsi qu'aux cétoses dues au manque d'insuline, et les à coups liés aux malaises hypoglycémiques.

Les bactéries OGM ont donc permis, en milieu très contrôlé, fermé, sans risque de contamination à l'extérieur, de produire une nouvelle version d'une hormone humaine dont manque une certaine proportion de la population.

Insuline ogm

Production d'insuline avec l'aide d'OGM

Apparté rapide : les causes alimentaires de plusieurs maladies auto-immunes sont probables. Prenons l'exemple du diabète de type 1. C'est un exemple avec une fenêtre de temps thérapeutique (empêcher la destruction totale des cellules de Langherans) très très brève, mais possible lors des premiers symptômes et/ou des toutes premières valeurs anormales de glycémie. Les médecins n'ont pas pris la mesure de ces possibilités, révolutionnaires dans l'histoire de la médecine. En stoppant l'apport de plusieurs aliments, surtout ceux avec du gluten : Urgences dès le diagnostic, Blé et autres céréales dont la contribution aux maladies auto-immunes comme diabète de type 1 est peut être favorisée par l'hyper-sélection des variétés tout au long de l'histoire agricole, et encore plus depuis les années 1950 date à laquelle le pétrole abondant (= machines agricoles et production massive d'engrais) a démultiplié ce phénomène d'hyper-sélection de plantes plus adaptées à ces nouveaux systèmes. Exactement la même évolution que produisent les OGM alimentaires - une sélection de nouvelles variétés, avec de nouvelles protéines - mais de façon très nettement accélérée dans ce dernier cas. J'invite tous les médecins, surtout endocrinologues et diabétologues, ou encore les chercheurs qui travaillent dans le domaine de l'alimentation, à se pencher sur ce mécanisme. Les maladies concernées sont ... quasiment toutes les maladies auto immunes, et d'autres types de maladies. Voir par exemple les maladies citées dans ces billets, et les évolutions après les changements alimentaires : Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; SPA : Spondylarthrite ankylosante, SEP et Seignalet ; Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique

Intérêt supposé des OGM

En milieu ouvert, les intérêts potentiels, tels que présentés, seraient nombreux. Résistance à la sécheresse, productivité améliorée, source de vitamines, etc.

Ceci dit, la plupart (autour de 90 % du soja aux Etats Unis) des productions sont liées à des espèces alimentaires ou textiles. Les OGM plein champ sont majoritairement dédiés à des augmentations de production. 

  • Production alimentaire : Maïs, Soja
  • Production textile : Coton

Risques liés à ces cultures

En termes de santé, trois grandes familles de risques santé sont présents.

Le surplus et le déséquilibre alimentaire

Une majorité de céréales, ou de légumineuses comme le soja, est cultivée pour la nourriture du bétail. Hors nourriture OGM, le bétail tend depuis des années à absorber beaucoup trop d'omégas 6, à cause d'une alimentation trop intensive en maïs. Les Dr Servan-Schreiber, ou de Lorgeril, ont beaucoup écrit sur ces questions, dans leurs ouvrages respectifs. Cet impact sanitaire ne peut qu'être accru par les cultures OGM, quand les surplus de productivité sont atteints.

Ces omégas 6, indispensables, sont fortement suspectés d'être pro-inflammatoires, et cancérigènes, tout en étant compétiteurs des omégas 3 quand ils sont en excès.

La logique veut que cette proportion d'omégas 6 augmente dans la viande du bétail nourri aux grains, au détriment des omégas 3. Au détriment, à long terme, de la santé des consommateurs. Ce n'est pas un effet immédiat, ni spectaculaire, mais un surplus d'omégas 6 s'accompagne d'un déficit en omégas 3 (phénomène de compétition dans l'organisme entre ces deux substances), ce qui est mauvais pour la santé cardio-vasculaire : risques accrus de crises cardiaques (augmentation du risque de thrombose, diminution de la résistance du myocarde en cas d'ischémie, et lors d'une crise cardiaque, risque de mortalité plus élevé - cf. par exemple les publications scientifiques et les livres du dr de Lorgeril). Le Dr Servan-Schreiber avait de son côté largement vulgarisé le rôle des excès d'omégas 6 dans la favorisation des cancers, et de l'évolution des cancers.

C'est un risque diffus, difficile à quantifier, et qui passe inaperçu, Pourtant, à l'échelle des populations, la consommation de viandes trop riches en omégas 6 augmente les risques de déficit en omégas 3. Le bon ratio omégas 6/omégas 3 est une des caractéristiques de l'alimentation méditerranéenne, protectrice en terme de santé et de longévité : Alimentations qui marchent

L'utilisation forcée de pesticides

Quand des plantes cultivées résistent à un pesticide spécifique, les besoins en ce pesticide sont moins élevés dans un premier temps. Ce qui peut être bénéfique au début, il y a moins de pollutions des sols, des eaux, de l'air, par ce pesticide. Mais comme pour tout pesticide, il y a un phénomène de sélections des espèces concurrentes ou parasites les plus résistantes. Et les quantités nécessaires remontent, ou remonteront. C'est une des données de base de l'agriculture. 

Dans les deux cas de figure :

- les plantes modifiées génétiquement pour résister à un herbicide : le glyphosate.

- les plantes modifiées génétiquement pour produire un insecticide : le Bt.

le risque est le même. C'est à dire une augmentation de la résistance des espèces visées, et donc la nécessité d'accroître les traitements, avec des produits de plus en plus forts. Ce risque est largement débattu en général, dans les médias généraux ou spécialisés, je n'en parle pas plus ici. Depuis la première rédaction de ce billet, la condamnation par des tribunaux américains de producteurs de produits avec ces molécules, semble confirmer des liens entre l'utilisation de ces produits et des maladies graves, au moins pour les personnes utilisatrices massives de ces produits. Aucune donnée ne va dans ce sens à ce jour pour les consommateurs des produits agricoles concernés. Ceci écrit, un tel effet serait très difficile à isoler et à caractériser.

La non adaptation de notre système digestif aux protéines OGM

C'est l'impact le plus important à mon sens, a priori pour tous les OGM. Méconnu, bien qu'existant déjà pour plusieurs céréales non OGM, c'est le plus significatif pour le risque santé d'après tout ce que j'ai pu lire ou entendre lors de conférences sur les OGM.

C'est la base, pour les céréales classiques, non OGM, des travaux du Dr Seignalet. Cet effet, avéré par l'intermédiaire de témoignages très nombreux (dont le mien Mon parcours), n'est à ce jour pas reconnu par la communauté médicale.

En résumé, une sélection massive est opérée depuis les débuts de l'agriculture, et accélérée depuis les années 1950, avec des moyens mécaniques décuplés. Cette sélection a entraîné, dans les céréales, l'apparition en grandes quantités de protéines pour lesquelles nos systèmes enzymatiques (intestin, foie surtout), et nos mucines (intestin grêle) ne sont pas adaptées. Ces protéines ont pour certaines un pouvoir antigénique (des petits morceaux de ces protéines = peptides de quelques acides aminés, (une séquence entre 10 et 20 acides aminés peut suffire à enclencher une réponse immunitaire), passés dans le sang, peuvent jouer le rôle d'antigènes, et générer une réaction immunitaire forte) soit direct, soit indirect, en favorisant la présence de bactéries pathogènes dans l'intestin.

Pourquoi cette non reconnaissance scientifique, malgré l'ampleur considérable de personnes qui tentent cette alimentation, le plus souvent avec succès ?

  • notamment faute d'étude clinique avec groupes randomisés. Ce genre d'étude coûte très cher, pour une durée longue, et les financeurs ne sont pas prêts pour adouber ces approches, sans aucun retour sur investissement possible. Les scientifiques ont tendance à ne prêter foi qu'à ces approches très standardisées. Ce qui est logique, quand elles sont bien conduites, mais pervers, quand seuls certains pans de recherche sont financés, et d'autres totalement laissés de côté.
  • Et aussi faute de reconnaissance directe en cabinet médical. Le nombre de médecins qui ont vu des patients entrer en rémission, ou plus simplement qui ont constaté les évolutions favorables des analyses biologiques et de l'état clinique des patients, grâce à un régime alimentaire, accompagné ou non de traitement selon les cas, est élevé. Le nombre de médecins qui l'ont reconnu, malgré des données détaillées, et parfois un contraste saisissant entre l'avant / l'après régime, est très très faible. 

Dans ces conditions, comment un effet supplémentaire de l'alimentation sur la santé - celui des OGM - pourrait être détecté ? Dans la situation actuelle, on ne peut accorder aucun crédit à ce type de suivi.

Solutions de remplacement

Les solutions, ou pistes de solutions, pour améliorer la productivité sans passer par les OGM sont de plusieurs ordres :

- demander en tant que client de façon systématique de la viande de bétail en majorité nourri à l'herbe, ce qui limite les surfaces nécessaires en maïs et en soja. Le plus souvent le renseignement n'est pas connu, mais le boucher peut se renseigner pour vous, et il reste en France de larges régions où l'on peut trouver directement les producteurs. Seule une demande systématique conduira les producteurs, et les vendeurs, à renseigner sur le type de nourriture du bétail. Avec à la clé un besoin moindre en import d'OGM (Soja, Maïs, ...), ou en production locale d'OGM (Maïs surtout). L'élevage en agriculture biologique semble être à ce jour le mode d'élevage le plus souvent en accord avec ces principes.

- pour l'amélioration des productions alimentaires : de fait, les OGM ont été très largement mis en avant comme solutions miracles, avec pourtant des méthodes simplistes, et des risques sanitaires pour lesquels on ne dispose pas d'outils de mesure efficaces. D'autres méthodes sont possibles, et correspondent d'ailleurs à un savoir-faire empirique qui s'est un peu perdu, et que les agriculteurs peuvent retrouver de façon encore plus efficace : http://www7.inra.fr/lecourrier/assets/C44Pointereau.pdf ; http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/b119.html ; l'agroécologie, entres autres exemples : http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-onu-agro-ecologie-rapporteur-alimentation-12110.php4. J'ai laissé ici ces données un peu anciennes pour montrer que les solutions possibles pour limiter ou annuler les besoins en OGM sont disponibles depuis de nombreuses années.

- A titre personnel, consommer beaucoup moins de prats préparés et beaucoup moins de céréales. Soit en les diminuant, par exemple dans le cadre d'un régime méditerranéen modernisé, soit en présence d'une des 100 pathologies dépendantes de l'alimentation, stopper ces céréales : maïs, blé, avoine, seigle, etc. Alimentations qui marchent

- A titre professionnel pour les agriculteurs qui le peuvent, en regardant du côté de tous les efforts faits pour promouvoir une filière de plantes locales riches en protéines, et sans OGM.

Archéologie vs médecine

Dans ce billet, je fais un détour, vers l'archéologie. Parce que c'est passionnant, que ça concerne notre passé à toutes et à tous. Et aussi parce que ça nous éclaire sur les façons dont fonctionnent les sciences en général, y compris les sciences médicales.

 

Sciences médicales

Sciences nécessaires à l'exercice de la médecine

 

Archéologie

Wikipedia : L'archéologie est une discipline scientifique dont l'objectif est d'étudier l'Homme depuis la Préhistoire jusqu’à l'époque contemporaine à travers sa technique grâce à l'ensemble des vestiges matériels ayant subsisté 

 

Ces disciplines présentent quelques analogies, qui sont importantes à analyser pour comprendre les facteurs d'évolution, et les facteurs de blocages dans la recherche médicale actuellement.

Facteurs de blocages peu rationnels mais puissants, à lever, à contourner, si l'on veut qu'une recherche efficace, rapide, bénéficiant à tous les patients, s'instaure dans ce domaine.

Pourquoi l'archéologie ?

Je ne suis pas connaisseur en archéologie, malgré l'abondance de sites dans les Pyrénées proches (des endroits où on peut essayer – et ne pas réussir ! - de faire du feu comme nos ancêtres, de propulser des lances sur des cibles en carton, etc.), ou de l'émotion qui s'en dégage, je ne livre ici qu'une analyse à partir de lectures et visions attentives de reportages.

Quand après plusieurs mois, puis plusieurs années, j'ai constaté que les bénéfices du régime Seignalet se maintenaient pour moi, et en parallèle l'opposition ferme du monde médical à toute possibilité d'action de l'alimentation sur les causes de mes maladies, malgré les évidences, j'ai cherché à comprendre.

Encore plus quand d'autres personnes dans le même cas que moi, et souvent pour des pathologies beaucoup plus graves, se voyaient signifier les réponses toujours identiques, malgré les évidences « c'est dans votre tête » « si vous allez mieux, tant mieux, mais qui vous dit que ce ne serait pas arrivé sans ce régime? » « C'est grâce au traitement que l'on vous donne, même si vous le prenez depuis des années, il s'est mis à faire effet d'un coup », « et le calcium vous allez le trouver où ? », etc. etc.

J'ai trouvé des pistes, en termes de fonctionnement des sciences, dans le livre de Jean Clottes, en fait deux livres en un : « Les chamanes de la préhistoire » et « Après les chamanes, polémiques et réponses »

Dans le premier livre, co-écrit, il livre une théorie sur l'art pariétal préhistorique dans les cavernes, avec la prédominance de pratiques de type chamaniques, avec un sens assez large. Après de très nombreuses critiques par ses confrères, il co-écrit le deuxième ouvrage, en répondant aux critiques, et en analysant la structure de ces critiques.

Cela voulait dire qu'il avait dérangé beaucoup de tenants de telle ou telle autre théorie, et beaucoup de tenants aussi d'une très grande prudence, qui confinait à la frilosité, ne permettant pas vraiment d'émettre des théories novatrices telles que la sienne.

 

Je passe les détails, mais je trouvais que les critiques envers le régime Seignalet étaient à peu près de même nature que celles adressées à Jean Clottes. Par contre, si j'ai pu vivre la réalité des théories du premier sur ma personne, et plus tard la constater sur beaucoup de personnes, je n'avais aucune compétence pour juger de la validité de la théorie de Jean Clottes, ou de celles de ses détracteurs.

 

J'avais juste noté qu'il paraissait ouvert au débat, et avoir du recul sur le fonctionnement dit scientifique.

Quelques années plus tard, il paraît, lors d'un reportage diffusé sur Arte, en compagnie d'une chercheuse, Mme Chantal Jègues-Wolkiewiez.

Celle-ci a de façon très autonome analysé énormément de sites préhistoriques, dont des cavernes avec une paroi ornée. Pour démontrer que les sites sont en rapport direct avec les connaissances astronomiques des hommes préhistoriques, depuis au moins 35000 ans.

Lire ici : http://www.archeociel.com/, ou là http://archeocielwolkiewiezcom.over-blog.com/, et là : http://histoiredutemps.free.fr/terrestre/famille_hominide/cro.magnon.htm

 

Entres autres, elle a montré que plusieurs cavernes ornées, dans l'obscurité toute l'année, étaient éclairées uniquement quelques minutes par la lumière du soleil lors des solstices ou des équinoxes. Divers signes dans ces grottes ornées sont également en rapport avec des axes de mouvements astronomiques.

 

Ensuite, et cette théorie est beaucoup plus discutée, elle explique que des contours de représentations animales des parois de la Salle des Taureaux de Lascaux se calquaient parfaitement sur les constellations observables à l'œil nu, telles qu'elles étaient dans le ciel à ces époques. Etonnant, comment ces « dessins » d'étoile ont pu être recopiés sur des parois de caverne, dans la bonne position, mais plusieurs dessins semblent le confirmer.

La suite de cette partie-là, confirmation, adaptations, invalidations, réinterprétation, ... sera passionnante à suivre, mais c'est hors du champ de ce blog.

 

L'auteur Michel Onfray, dans son dernier ouvrage « Cosmos », cite avec enthousiasme les recherches de Mme  Mme Chantal Jègues-Wolkiewiez. Pour les relations avec les autres chercheurs, il semble ne voir que l'opposition entre les théories dominantes précédentes sur l'art pariétal, de l'abbé Breuil (sens religieux), de Georges Bataille (érotisme, mort, ...), de Leroi-Gouhan (structures, signes), et de Jean Clottes (chamanisme).

 

Pourtant, ce dernier, qui avait fait l'objet de critiques très virulentes pour sa théorie, a semblé accueillir la théorie de Mme Jègues-Wolkiewiez avec prudence mais intérêt. En d'autres termes, il a laissé cette théorie concurrente à la sienne se développer. Et dans le reportage sur Arte, il restait ouvert à ces explications, lui qui avait conseillé une méthode pour affiner cette théorie : http://www.editions-arqa.com/editions-arqa/spip.php?article2793

 

Cela peut paraître normal, mais c'est très loin de l'être dans le monde scientifique. Dans le domaine des sciences médicales notamment où les blocages entre théories concurrentes sont beaucoup plus virulents.

 

Un point intéressant est que Mme Jègues-Wolkiewiez a un parcours atypique (cf. liens ci-dessus).

 

Elle correspond au profil des personnes pouvant réussir à remettre en cause des paradigmes scientifiques connus, tel que l'avait défini Thomas Kunh1 par dans l'ouvrage « La structure des révolutions scientifiques » : venant d'une autre discipline, avec des interprétations nouvelles des données connues,

Extrait de « Structure des révolutions scientifiques » : « Notons seulement un fait à ce propos : presque toujours, les hommes qui ont réalisé les inventions fondamentales d'un nouveau paradigme étaient soit très jeunes, soit tout nouveaux venu dans la spécialité dont ils ont changé le paradigme 

Cet auteur écrit, au sujet des crises et des apparitions de théories scientifiques que

«  Justement parce qu'elle exige une démolition à grande échelle du paradigme et des changements majeurs dans les problèmes et les techniques de la science normale, l'émergence de nouvelles théories est généralement précédée par une période de grande insécurité pour les scientifiques. L'échec des règles existantes est le prélude de la recherche de nouvelles règles. »

« Cette prolifération de versions différentes d'une théorie est un symptôme de crise très fréquent ».

 

Les discussions qui ont précédé ces travaux (Jean Clottes, Chantal Jègues-Wolkiewiez), bien qu'étalées sur de très longues périodes, et les discussions qui les accompagnent semblent illustrer cette règle. Une révolution scientifique est en cours dans ce domaine. Avec reconstruction des interprétations des faits connus :

 

« Le passage d'un paradigme en état de crise à un nouveau paradigme d'où puisse naître une nouvelle tradition de science normale est loin d'être un processus cumulatif ; réalisable à partir de variantes ou d'extensions de l'ancien paradigme. C'est plutôt une reconstruction de tout un secteur sur de nouveaux fondements, reconstruction qui change certaines des généralisations théoriques les plus élémentaires de ce secteur et aussi nombre des méthodes et applications paradigmatiques. »

« On manipule les mêmes faits qu'auparavant mais en les plaçant l'un par rapport à l'autre dans un système de relations qui est nouveau parce qu'on leur a donné un cadre différent ».

 

Quelques années plus tard, lors d'un autre reportage toujours sur Arte, on voit Jean Clottes, toujours, accueillir d'autres chercheurs et un groupe de Sans, tribu de chasseurs cueilleurs d'Afrique (parfois appelés bushmen), dont des membres sont connus pour leurs immenses talents de pisteurs. http://www.arte.tv/guide/fr/048055-000/des-pisteurs-sur-les-traces-du-passe. Ce reportage n'est plus visible actuellement.

Sur place, très rapidement, les sans « lisent » les traces humaines (traces de pas surtout) préhistoriques conservées, et indiquent quels types de personnes les ont produite, leur nombre, leur sexe, leur âge approximatif. Ce qui remet en cause, en quelques minutes parfois, et de façon très précise, des années et des années, voire des décennies, d'interprétations diverses.

 

 

1Pour les plus motivés par cet auteur et ce qu'il a décrit sur le fonctionnement des sciences, et les parallèles avec les sciences médicales : http://www.revolutions-scientifiques-et-diabetes.com/pages/revolutions-scientifiques.html

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Médicaments avant et après les années 2000

Plusieurs pages et billets de ce blog remettent en cause l'utilisation trop systématique de quelques médicaments, notamment les anticholestérols. Ce sont des médicaments utilisés pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires, et qui présentent beaucoup d'effets secondaires. Voir par exemple ces pages : "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes ; Résumé d'études cliniques

Plusieurs médecins affirment depuis longtemps que les résultats obtenus dans les premières études cliniques étaient discutables, et que d'ailleurs, depuis le changement de réglementation des années 2000, les résultats sont beaucoup moins bons. En France, c'est à ma connaissance le Dr de Lorgeril qui a le mieux formulé ces interrogations (cf. son blog ici Liens, ou ses livres là Bibliographie). Sans beaucoup d'échos. 

Puis parution très récemment de ce papier, par d'autrs auteurs :

http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0132382
C’est en anglais, et je n’ai pas encore tout lu ni tout traduit, mais en gros, ça dit qu’avant 2000, les essais cliniques pour les maladies cardio-vasculaires montraient 57 % de « bénéfice significatif », et après 2000 (changement de règles), plus que … 8 %.
Nos coeurs, nos artères, n'ont pas changé au tournant du millénaire. C'est donc un premier pas vers une confirmation de ce qui se disait. Règles scientifiques trop légères auparavant, sur lesquelles se sont bâties des théories médicamenteuses. Dont certaines tiennent de plus en plus difficilement  la route. Mais qui servent à soigner des millions de personnes dans notre pays.

Pas besoin d'en écrire beaucoup plus, il est urgent que les médecins ré-étudient à fond ce qui était pris pour des fondamentaux. Et que les patients insistent pour avoir de vriaes références sérieuses quand ils ont un doute sur le traitement qui leur est donné.

Diabète de type 2 en rémission

Les résultats de l'alimentation dite hypotoxique (ou Seignalet) sont très bons pour le diabète de type 2, comme je l'écrivais déjà ici, par exemple sur ce lien : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique

Pour mémoire, ou pour les nouveaux lecteurs, les façons d'améliorer le diabète de type sont notamment :

- une activité physique suffisante ; 

- l'arrêt du tabac - le tabac ne provoque pas le diabète de type 2 mais amplifie les complications ; 

- en cas de prise d'anticholestérols, la réévaluation du traitement, avec le médecin traitant, les statines notamment générant très souvent le diabète de type 2, sans aider aucunement ensuite les personnes devenues diabétiques : Statines = diabètes

- l'adaptation de l'alimentation, en quantité, mais aussi en qualité.

Deux modèles alimentaires semblent avoir fait leurs preuves, bien que les études scientifiques précises de grande ampleur ne soient pas menées sur ces thèmes, faute de budgets disponibles (cf. la fi de ce billet pour les problèmes de financement des essais cliniques : Cancers, et euros).

Il s'agit de l'alimentation méditerranéenne, et de l'alimentation Seignalet. Elles sont définies ici :

Alimentation et diabétes ; Alimentations qui marchent

Un nouveau témoignage a été publié il y a deux mois pour la réussite de l'alimentation Seignalet :

http://jacquelinelagace.net/2015/06/11/un-beau-parcours-dune-diabetique-de-type-2/

Quelques précisions pour ce témoignage :

la viande rouge n'est pas supprimée dans le régime Seignalet, elle est conseillée à cuisson basse température, et si possible sans excès ;

quand on lit "mon diabète est  passé de 8,9 à 11 et des fois plus élevé et maintenant il est passé à une régularité qui se situe entre 4,9 et 5,8, ça signifie que l'HbA1C (mesure qui permet de mesurer les effets de la glycémie sur des protéines sanguines, et donc les niveaux atteints, sur les deux à trois derniers mois, ici les résultats finaux sont ceux d'une personne non diabétique) s'est normalisé ;

25 livres perdus (système utilisé au Canada), ça correspond à environ 11,4 kg. Comme l'avait précisé le Dr Seignalet, si la perte de poids peut beaucoup aider, les mêmes résultats se retrouvent chez les patients qui perdent peu, ou pas du tout, de poids. Ce sont d'autres phénomènes biologiques qui rentrent en ligne de compte

Un organisme Canadien est cité dans le témoignage, organisme que je ne connais pas, je n'ai pas d'avis. Mais globalement, il est assez facile de commencer le régime Seignalet en raison de toutes les infos disponibles, sans passer par un centre spécialisé. Quitte à se faire aider ensuite si quelque chose coince sur les forums spécialisés (cf. Liens), voire par des professionnels. 

 

C'était un billet très court, pour montrer une nouvelle fois que chez ceux qui essaient et s'y tiennent, le régime Seignalet donne de très bons résultats pour le diabète de type 2.

 

Cancers, et euros

Ce billet est en cours de finalisation, le contenu pourra être légèrement modifié

J'ai appris récemment les blocages pour financer des études du Dr Schwartz concernant son protocole de traitement contre le cancer, malgré les très bons résultats obtenus, et la voie de recherche très classique qu'il a suivi. C'est l'occasion de reparler des cancers, de leurs mécanismes, des méthodes surtout alimentaires existantes mal connues et de leurs très bons résultats, quel que soit le traitement classique employé, et aussi de parler des difficultés de réaliser des essais cliniques sur ces thèmes, et qui concernent une grande partie de la population française, ou canadienne, ou des pays d'Afrique, ou ...

Je cite ici plusieurs approches, et je ne parle au nom d'aucun des praticiens ou chercheurs cités. J'en fais une synthèse en fonction de tout ce que j'ai pu lire, voir, entendre, discuter, depuis très lontemps, mais j'encourage chacun à aller se renseigner à la source grâce aux liens donnés, ou à défaut grâce aux noms cités.

Enfin, devant la multitude de blocages actuels, en fin de billet, j'évoque les nécessités de financer ces recherches, ce qui devra peut être se faire en dehors du cadre institutionnel en place, souvent très sclérosé et peu compétent sur ces questions précises. 

Cancers et approches complémentaires efficaces à très efficaces

Note : je ne parle pas dans cet article de la nécessité d'une activité physique adapté, de l'arrêt du tabac, et de consommation modérée d'alcool, ceci est connu par tous. 

Les cancers sont déroutants, dans le sens où bien que de nombreux progrés médicaux aient été réalisés, la mortalité par cancers divers reste forte.

Divers traitements sont disponibles, dont certains donnent des résultats remarquables : par exemple le traitement du lymphome de Hodgkin. Ces succès initiaux, spectaculaires mais partiels, ont conduit à sous-estimer d'autres approches. Par exemple, le Dr Servan-Schreiber dans son livre "cancer", relatait un écrit du Dr de Vita, célèbre auparavant pour avoir mis au point le traitement efficace pour la maladie de Hodgkin (pour avoir un historique, regardez par ex ici : http://www.arcagy.org/infocancer/localisations/hemopathies-malignes-cancers-du-sang/maladie-de-hodgkin/traitements/la-chimiotherapie.html), mais qui ne prenait pas du tout en compte l'aspect alimentaire pour les cancers en général. Cet aspect est pourtant, et de très loin, essentiel en cancérologie, surtout en prévention mais aussi de façon curative.

L'efficacité curative est plis dificile à démontrer que l'efficacité préventive, et plus variable : ça dépend du degré d'avancement du cancer, des métastases, et de facteurs individuels mal connus. Toujours est il que l'alimentation doit être mise à la première place, quel que soit le traitement instauré par ailleurs :

Cancer du sein

Blé, laits, cancers : confirmations de liens

En résumé, le régime méditerranen d'une part, ou le régime Seignalet d'autre part, ont montré une réelle efficacité, ou permettent de réduire nettement les risques de cancers. Ces deux alimentations différentes, permettent également de réduire largement la mortalité cardio-vasculaire, et les risques de diabète de type 2, ou de ses complications.

Laquelle choisir ?

Pour les personnes qui n'ont pas de problème de santé en particulier, je recommande l'alimentation de type méditerranéenne. Pour les personnes qui ont une ou plusieurs des 100 pathologies pour lesquelles le régime Seignalet fonctionne, je recommande de l'essayer à fond pendant plusieurs mois. Pour y voir plus clair dans ces deux approches alimentaires :

Alimentations qui marchent

Cela peut avoir l'air anecdotique, farfelu, y compris pour des médecins et des diététiciens, voire des nutritionnistes, peu rompus à ces approches nutritionnelles, pourtant, c'est fondamental. Nous pesons 2 ou 3 kg environ à la naissance, et l'ensemble de tous ce que nous continuons à construire dans notre corps est apporté par l'alimentation. Pour partie transformé en énergie grâce à l'oxygène que nous respirons.

Dans tous les cas, en termes de traitements médicamenteux, que ce soit pour une autre cause (anticholestérols par ex), ou pour les cancers eux-mêmes, il vaut mieux se renseigner pour faire la part des réels progrès et des techniques moins connues, ou demander à son entourage de le faire quand on est trop épuisé, par exemple ici : http://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/comment-echapper-aux-cancers-et-aussi-aux-nouveaux-traitements-anticancer

Polluants et cancers

La pollution, soit de l'alimentation, soit de l'air, est un autre vecteur important de substances pas toujours adaptées à notre corps. les pollutions peuvent donc être des causes majeures de cancers :

Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Pas de fatalité là dedans. Les produits chimiques le plus souvent incriminés sont connus.

Le "parcours" du sucre dans notre organisme est aussi régulièrement incrimé, et ça pourrait même être une des principales clés de la lutte contre beaucoup de cancers.

Mais d'abord, comment se constitue un cancer ? Je fais un résumé rapide, il vaut mieux se tounrer vers des spécialistes pour des données plus détaillées.

Constitution d'un cancer

En bleu italique, quelques uns des systèmes de défense du corps humain :

Altération de l'ADN, soit par une cause extérieure (ex : polluants qui pénètrent à l'intérieur de la cellule), soit par une cause interne (ex : anomalie pendant la division cellulaire) et création d'une cellule anormale

- suppression des parties altérées de l'ADN ; suicide de la cellule induit par le système immunitaire

Prolifération de ces cellules anormales, qui deviennent des cellules cancéreuses, qui peuvent former des tumeurs en proliférant. Les cellules cancéreuses utilisent beaucoup d'énergie pour ces proliférations, détournant à leur profit l'énergie disponible dans l'organisme, ce qui est dramatique mais qui offre une voie de lutte contre beaucoup de cancers (voir plus bas, travaux du Dr Laurent Schwartz).,

- suppression par des cellules spécialisées du système immunitaire. Par exemple cellules NK (Natural killer), lymphocyte TD8, ...

Les cellules cancéreuses ont notamment la capacité de dégrader les tissus environnants, et de s'en échapper, via la lymphe ou le système sanguin. Elles peuvent ensuite former des  nouvelles tumeurs = métastases, en se multipliant. Ces cellules perdent ou ne répondent plus à des signaux internes et externes, certains ont appelé les cancers des maladies de signalisation (référence : Maillard, "Concours médical" 2002, cité dans Seignalet - Bibliographie). Le développement de la tumeur peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années. Pour grossir, elles ont notamment besoin de création de nouveaux vaisseaux sanguins. La lutte contre ce phénomène de néoangiogénèse a été un axe important de recherche de lutte contre le cancer. Mais les applications à l'homme seraient moyennement efficaces.

Rôle de certains aliments

En parallèle, le Dr Servan-Schreiber avait mis en avant plusieurs aliments qui luttent naturellement contre ce phénomène, comme par exemple le persil. Plus globalement, de nombreuses substances avec des propritéés anticancéreuses (au moins invitro, et supposées agir de même in vivo) sont présentes dans de nombreux légumes, ou dans des baies.

Il mettait aussi en avant, et c'est fondamental, le rôle néfaste d'une alimentation trop riche en omégas 6, qui paraît propice au développement des cancers, contrairement à une alimentation équilibrée en omégas 3 et 6.

Ceci avait été démontré, entres autres, dans la Diet Heart Lyon Study : essai clinique pour démontrer qu'un régime méditerranéen diminue nettement la mortalité après un premier infarctus. Non seulement la mortalité par infarctus a été nettement diminuée (en accord avec les données épidémiologiques connues sur l'alimentation méditerranéenne, c'est à dire que toutes les données sont concordantes), mais l'apparition de cancers, et la mortalité associée, aussi. Ceci en un temps bref, de l'ordre de 4 ans de suivi. Bref, une alimentation globalement revue, dont une des caractéristiques est un bon équilibre en acides gras (en clair : huiles d'Olive et de Colza privilégiées, parfois margarines riches en omégas 3), une diminution globale des graisses saturées, riche en légumes, etc. permet en seulement quelques années de nettement limiter l'expression des cancers.

Les polluants, aussi bien que les aliments, ou les résidus de digestion, non adaptés, peuvent agir à plusieurs niveaux : altération initiale de l'ADN, perturbation des signaux dans la cellule, ou entre les cellules. Par exemple, des cellules saines peuvent donner l'ordre à des cellules anormales d'entrer en apoptose (de s'auto supprimer). Si des molécules étrangères perturbent ces siganux, c'est toute une ligne de défense de l'organisme qui s'effondre. L'alimentation reste donc importante même quand la cause est un polluant non issu de l'alimentation : elle permet au corps de maintenir ses lignes de défense.

Cancer et métabolisme

Une autre approche tend à normaliser les cellules cancéreuses afin qu'elles redeviennent normales. Comment ? Cela a fait l'objet de plusieurs reportages récents, d'une thèse de médecine, etc. tqui étaient daaillés sur un site nommé "cancer et métabolisme". Le principal protagoniste de ces recherches est le Dr Laurent Schwartz, qui a coupé les liens avec cette structure, il faut à ce jour chercher par exemple les vidéos you tube du Dr Schwartz sur le net, ou les extraits d'interviewq qu'il a données, ou lire ses parutions scientifiques ou grand public.

Comment se constitue une cellule cancéreuse, et un cancer ?

Le mécanisme est résumé et très simplifié. Ce sera plus facile pour celles et ceux qui ont des souvenirs de leurs cours de biologie, ou qui sont lycéens et étudiants en filière scientifique.

On a appris que nos cellules utilisent le glucose (le glucide le plus utilisé par notre organisme, qui tend à transformer les autres glucides en celui-ci) comme source d'énergie en priorité, et ensuite les acides gras (qui font partie des lipides), parfois les acides aminés (ce qui constitue les protéines). Ces nutriments produisent une série de réactions chimiques qui conduisent jusqu'au cycle dit de Krebs, et à la chaîne respiratoire (de la cellule), avec production de CO2 (gaz carbonique) et utilisation d'O2 (di oxygène) : ce qui permet à nos cellules de récupérer l'énergie contenue dans les aliments, pour fonctionner. Dans cet enchaînement, la dégradation des sucres (Glucose transformé en glucose 6 phosphate, pour qu'il reste bloqué dans les cellules et ne puisse plus en sortir, et aussi pour qu'il puisse libérer son énergie), aboutit aussi parfois, ce qui est normal en fonction des besoins de notre organisme, à la synthèse d'acides nucléiques, ARN et ADN, c'est à dire à du matériel dont peut avoir besoin une cellule pour se diviser en deux, et de protéines.

Dans la cellule cancéreuse, ce phénomène est en "roue libre". la cellule cancéreuse consomme une quantité énorme de glucose (ce qui permet de détecter la présence de cellules cancéreuses), utilisé pour fabriquer ce matériel nécessaire à la division cellulaire. D'autres phénomènes mis en place dans la cellule l'accompagnent en privilégiant la formation de nouvelles membranes cellulaires (une cellule c'est une membrane, qui l'isole et communique avec le milieu environnant, composée d'acides gras = lipides et de phosphore = phospholipide, de plaques de cholestérol, fondamentales pour la stabilité de ces cellules, et de protéines qui jouent un rôle de communication, de récepteur d'hormones, d'échanges avec l'extérieurs, etc.. A l'intérieur de cette membrane, il y a plusieurs organites, et le noyau, qui contient l'ADN). Donc une cellule cancéreuse qui prolifère nécessite beaucoup d'énergie, et de matériel pour fabriquer des nouvelles cellules : les glucides surtout apportent l'énergie, qui est détournée en partie pour la réalisation de nouveaux ADN (ce qui est nécessaire et utilisé quand la cellule se dédouble), les lipides permettent la constitution de nouvelles membranes qui premettent à ces cellules de survivre. Les protéines servent à diverses fonctions.

Protocole proposé par le Dr Schwartz

Le traitement proposé par le Dr Schwartz consiste à renormaliser la cellule, et à limiter la formation de nouvelles membranes. C'est à dire que la cellule réutilise de l'énergie à partir de l'alimentation pour fonctionner normalement, et non pas en tant que moyen de se diviser sans arrêt et sans contrôle.

Ceci est fait, par le Dr Schwartz et son équipe, à partir de molécules existant depuis longtemps dans la pharmacopée. Plus de détail ici : https://www.youtube.com/channel/UCu9mg5ZVblGSUFoGlbpkUiA

Les résultats paraissent spectaculaires, un peu moins pour les cancers les plus évolutifs. Pour affiner ces recherches, déjà très poussées, très académiques, et améliorer les résultats pour les cancers les plus évolutifs, le Dr Schwartz et son équipe ont voulu passer, logiquement, par un protocole adapté, ce qui nécessite 300000 euros. Et là, patatras, pas de budget disponible. Il y a pourtant des témoignages, attestés médicalement, plus qu'étonnants. 

Avant de dire un mot sur ce manque de budget pour des recherches pourtant très poussées, et plus que nécessaires, quelle méthode utiliser parmi les trois mentionnées ? Je repète ce qui était écrit plus haut, et je le complète, pour connaître les méthodes qui paraissent les plus efficaces.

Pour tout le monde, sans problème de santé particulier, en prévention ou en accompagnement d'un traitement de cancer : régime méditerranéen, et en curatif (si un cancer a été décelé) prendre le traitement proposé par le Dr Schwartz.

Pour les personnes avec une de 100 et quelques pathologies qui répondent bien au régime Seignalet, en prévention ou en accompagnement d'un cancer : régime Seignalet, et en curatif, prendre le traitement proposé par le Dr Schwartz.

Pour les traitements de cancers à proprement parler : ce que je lis, entend, est qu'il vaut mieux refuser les essais de nouvelles chimiothérapies, et demander à son oncologue de se baser sur des traitements éprouvés aux effets connus. Sinon, on risque de se retrouver comme cobaye pour des médicaments avec des effets très peu connus et mal maîtrisés.

Faute de recul, je ne préconise pas encore le régime cétogène pour les cancers, mais les personnes intéressées peuvent chercher sur le net les nombreux témoignages à ce sujet. Si on préfère attendre de voir les travaux faits à ce sujet, on peut s'en inspirer un peu, que ce soit dans le régime méditerranéen ou le régime Seignalet, en réduisant d'abord la part de sucre rapide dans un premier temps (sucre mais aussi pain blanc, riz blanc, ..), et de sucres dits complexes dans un second temps (patates, riz complet, mais aussi légumineuses...). 

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Lyme & Maladies Vectorielles à Tique - 1

A l'occasion de la journée nationale sur la maladie de Lyme, qui a donné lieu entres autres à des reportages dans des journaux télévisés, l'association « le relais de Lyme » http://lerelaisdelyme.com/ a organisé des évènements sur deux jours, les 30 et 31 mai 2015, à Lourdes, dans les Hautes-Pyrénées.

 

 

Beaucoup, vraiment beaucoup d'infos, aussi bien pour les médecins que pour les particuliers. Je n'ai pas pu tout noter, j'essaie de résumer l'essentiel.

 

Pour les patients et leurs proches :

Les responsables de l'association, qui abattent un boulot considérable, font appel à volontaires : groupements d'achats, etc. etc., voir leur site , il y a de quoi faire. Si vous habitez loin, d'autres associations existent, renseignez vous.

 

 

En bleu dans le texte, je distingue ce qui pourra intéresser plus particulièrement les médecins. 

 

Les constats ou des recommandations de cette journée sont souvent empiriques, ils sont toutefois partagés par beaucoup des personnes concernées.

 

En fin de compte-rendu, j'ajoute des commentaires, dont un lien avec le mécanisme d'autres maladies auto-immunes chroniques. A lire également, ou surtout, par les médecins parcourant cette page.

 

Les personnes qui sont intervenues sont soit directement atteintes par la maladie, soit directement impliquées professionnellement par cette pathologie.

 

Présentation par le Dr Medynski

 

La maladie de Lyme (Borreliose, c'est à dire provoquée par une bactérie du genre Borrelia) est de plus en plus présentée comme une des Maladies Vectorielles à Tique, c'est à dire une des maladies transmissibles par les tiques. Avec les bactéries, des virus, des parasites, peuvent être transmis, leurs rôles respectifs ne sont pas vraiment connus.

 

Contexte de reconnaissance de la maladie

Sans le savoir, les médecins français s'inscrivent en majorité en filiation unique d'une des deux grandes approches existante aux Etats Unis.

 

Résumé de l'approche IDSA :

Les tests sont fiables, la pathologie est facilement détectable

Si la sérologie Elisa (nom du test) est négative, pas besoin de faire un test Western Blot (nom du second test)

Traitements antibiotiques prolongés non justifiés

 

Cette approche a été reprise par EUCALB (niveau européen) et par la conférence de consensus de 2006 (niveau national).

La majorité des médecins semble ne connaître que ce type de position. Pourtant, en fonction du témoignage des patients, nombreux, et des médecins présents, la seconde approche semble plus réaliste.

 

 

Résumé de l'approche ILADS :

Le diagnostic est surtout clinique (voir symptômes plus bas)

Le traitement antibiotique doit être plus long. Je ne détaille pas l'antibiothérapie, décrite comme incontournable par tous.

Le test négatif ne signifie pas l'absence de maladie

Voir plus loin : mauvaises sensibilités et spécificités des tests existants.

 

En conclusion, beaucoup de maladies de Lyme sont ignorées par méconnaissance en France d'une approche plus en phase avec le déroulé de la maladie, que l'approche enseignée actuellement..

 

 

Les tiques peuvent transmettre : des bactéries, des virus, des parasites. Les maladies et symptômes sont difficilement identifiables.

 

Principe de base pour le diagnostic ; confrontation entre la clinique, l'épidémiologie et la biologie, ici la sérologie.

MAIS :

l'épidémiologie nécessite des mises à jour, les retards sont énormes. Par exemple, des documents officiels ne placent pas encore Midi-Pyrénées parmi les régions touchées, alors que les cas sont vraiment très nombreux

(note perso : dans les Hautes Pyrénées et les départements environnants, je suis au courant du risque « Lyme » depuis l'année 95, informé par des gens qui étaient au courant avant moi, des témoignages de gens atteints, il est très étonnant que l'info ne soit pas plus diffusée depuis).

 

La sérologie négative n'est pas toujours fiable. Les tests Elisa, et Western blot, ou d'autres tests existants, ne sont pas performants. Manque de sensibilité (les tests sont loin de détecter tous les cas) et de spécificité (ne sélectionnent pas uniquement les personnes infectées par la Borrelia). Ceci dit, le test Western Blot fonctionne dans un certain nombre de cas, il reste intéressant à faire, à défaut d'autres techniques..

De plus, d'autrs agents pathogènes transmis par les tiques sont possiblement impliqués.

Les symptômes cliniques sont très très polymorphes, d'où la nécessité de bien s'y former. Dans toutes les régions, en raison de l'extension probable de ces tiques porteuses de Borrelia.

 

Pour les patients : le test classique est un test Elisa. S'il est positif, le médecin prescrit un test Western Blot, plus fiable que le premier. Si le test Elisa est négatif (faux négatifs nombreux) le test Western Blot peut être fait à la demande ditrecte du patient au labo, mais est non remboursé.

 

Médecins

Les symptômes qui reviennent le plus souvent sont :

  • Erythème migrant (une sorte d'anneau rouge sur la peau) mais celui-ci n'est pas systématique.

  • ensuite, symptômes très polymorphes :

    symptômes cognitifs : troubles de la concentration, de l'attention, sensation de brouillard cérébral, lenteur d'idéation, trous de mémoire (cité par beaucoup de patients), dont mots manquants ; ces trous de mémoire s'avèrent gênants à très gênants (échec lors des études, oublis fréquents d'affaires, ...)

  • Arthralgies (douleurs) diffuses, migratrices d'une articulation périphérique à une autre, des cervicalgies, dorsalgies ou lombalgies quotidiennes, myalgies.

  • Douleurs neuropathiques : brûlures, décharges électriques, pesanteur

  • Céphalées, souvent en étau

  • Troubles de l'équilibre avec sensation vertigineuse,

  • Fatigabilité musculaire,

  • Troubles neuro-sensoriels (oculaires, auditifs, …)

  • Aggravation des symptômes après prise d'alcool et/ou mauvaise digestion de l'alcool.

  • Une personne a également parlé de troubles de l'orientation.

 

Un second billet sera réalisé, sur la suite de cette journée, notamment à partir d'un témoignage, avec d'autres symptômes, surtout gynécologiques, possiblement rattachés à la maladie de Lyme.

 

L'interrogatoire par un médecin averti, en cas de test sérologique négatif, peut être primordial.

 

Chronicité de Lyme :

Symptômes présents depuis plus de 6 mois

Pluri-hebdomadaires

Peuvent apparaître des semaines ou des mois après la morsure de tique, se révéler à l'occasion d'un épisode infectieux, d'un stress prolongé, d'un choc psychologique.

 

Asthénie constante, globale, souvent profonde, avec un sommeil non réparateur associé à une irritabilité, une anxiété exacerbée, une labilité émotionelle (variabilité et instabilité des manifestations émotionnelles, par exemple de la joie intense  à l'abattement ou à la colère), avec risque de dépression secondaire.

 

Façons complémentaires d'aborder ces symptômes :

http://www.lymeinfo.net/francais/symptomes.html

http://lerelaisdelyme.com/?page_id=22 et cliquer ensuite sur les onglets stade primaire, etc. à droite.

 

Un test « All diag » a été cité comme possiblement plus fiable que l'enchaînement Elisa – Western blot, mais avec une fiabilité qui reste limitée. Les tests PCR, et les tests de transformation lymphoblastiques ont été cités aussi. Je n'ai pas pu avoir plus d'infos sur ces tests, aucun ne paraît satisfaisant à 100%.

 

Note à part : le Dr Ménat signale que chez les tests pratiqués chez les personnes autistes ont révélé 30 % de personnes avec des bactéries Borrelia, et 100 % avec des bactéries Sutterella. cf. en fin de page pr l'intérêt possible de cette information.

 

La maladie de Lyme, ou les MVT, montrent une forte inégalité immunitaire entre les personnes (voir paragraphe à se sujet en fin de billet).

 

La Phagothérapie (méthode non décrite) est rapidement évoquée. Ce ne serait pas au point pour la maladie de Lyme.

 

L'une des bases pour lutter contre la malade de Lyme, et contre les MVT en général, est la prévention.

 

Notes :

1 - à titre personnel, les endroits où j'ai le plus rencontré de Tiques sont :

- les zones humides, mêmes des petites mares dans des bois, surtout sur les plantes hautes qui entourent ces points d'eau.

- Les zones à fougères

- Les lisières forestières avec des herbes hautes ou des fougères.

J'entends de plus en plus parler de personnes qui sont touchées en faisant du jardinage, en zone rurale, particulièrement dans les hautes herbes.

Une personne présente a dit par erreur que les tiques tombaient des arbres. La majorité des cas provient d'herbes hautes, fougères, etc. dans lesquelles les tiques attendent le passage d'animaux pour sauter dessus. Les plantes, de la hauteur des chevilles jusqu'à la taille ou à la tête favorisent ces contacts. La présence près des points d'eau, dans des fougeraies, etc. correspondent à des points de passage préférentiels du bétail ou de la faune sauvage.

 

Mais elles peuvent être présentes dans beaucoup plus d'endroits. Les tiques sont en extension assez nette, ce constat est partagé par les intervenants.

 

2 - cela n'a pas été discuté en salle, mais parmi les hypothèses sur les raisons de la propagation de ces tiques, on trouve : répartition assez générale par les oiseaux migrateurs, le long de leurs couloirs de migration (cols de montagne, couloir migratoire le long de la façade atlantique), et à terre, propagatation par le biais des animaux sauvages (Chevreuil, Sanglier, mais aussi campagnols et autres petits rongeurs) et du bétail. Des recherches sur l'écologie de cette espèce et les facteurs d'extension pourraient être très utiles.

 

Conseils d'un des médecins intervenant pour se constituer un répulsif maison qui serait vraiment efficace.

2 cuillères à soupe d'huile d'amande douce

10 gouttes d'huile essentielle de Romarin

7 gouttes d'huile essentielle de Canelle

3 gouttes d'huile essentielle de Bois de Cèdre

Mélange à mettre sur les zones découvertes, les poignets, etc.

 

Une brève discussion a suivi sur les répulsifs du commerce, il semble qu'il y ait un manque de recul sur leur véritable efficacité. Je n'ai pas pu entendre la discussion sur l'efficacité de la recette proposée.

 

Médecins et patients

Les patients sont pour beaucoup mécontents de leur parcours médical, parfois très long avant la détection de la maladie de Lyme, avec beaucoup de déni. Cela conduit les patients à demander un annuaire des médecins sensibilisés et correctement formés.

Mise en garde par les médecins présents : un annuaire public de médecins est le meilleur moyen pour leur attirer des ennuis, un médecin n'ayant pas le droit de se faire de la publicité. Ils demandent à ce que les échanges d'adresses entre patients ne se fassent pas en public. 

 

En termes de prévention : les responsables de l'association demandent à ce que les randonneurs, les pratiquants des milieux naturels, etc, leur communiquent sur une carte les lieux les plus infestés de Tiques, pour tenter de faire une carte de synthèse des principales zones à éviter.

 

Traitements :

L'antibiothérapie ne fonctionne pas pour tout le monde. Des discussions sont lancées sur les traitements alternatifs (cf. fin de billet).

 

Argent colloïdal : avis très divergents sur son utilité. Si on veut essaye, ce n'est pas disponible dans le commerce, c'est à faire soi-même.

 

Méthode Padovan : je n'ai pu réellement écouter cette intervention. En gros, il s'agit d'une méthode de type orthophonie, avec un travail spécifique sur les fonctions réflexes, respiratoires, la mastication, la déglutition, la succion, qui permettrait de réorganiser le systène nerveux central, en termes fonctionnels, et de limiter les symptômes.

 

 

Suite de ce compte rendu à venir, avec notamment le rôle bénéfique d'une alimentation sans gluten et sans produits laitiers, décrit par plusieurs participants (voir aussi ci-dessous).

 

 

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Bientôt de retour

Des problèmes récurrents de connexion internet m'empêchent depuis un bon moment de mettre le site à jour.

L'actualité est riche, je reviens le plus vite possible pour :

de nombreuses nouveautés sur la maladie de Lyme, pour les patients et pour les médecins,

quelques mots sur les vaccins, objets d'une pétition de masse,

Un nouveau témoignage sur le diabète de type 2 et le régime Seignalet. 

À bientôt!

Nouveautés, et pourquoi faire confiance à ce site ?

Méthodes pour suivre les informations santé

Les informations sur la santé sont parfois contradictoires, et la prudence est de mise. Alors, pourquoi croire en les infos données sur site : Page d'accueil, plutôt qu'un autre ?

Un exemple : après avoir lu très en détail les données existantes pour un médicament "miraculeux" - le Pradaxa - pour les personnes atteintes de Fibrillation Auriculaire (= FA : problème au niveau des contractions des oreillettes du coeur. Les spécialistes pensent que c'est surtout lié à l'âge, d'autres causes sont discutées - cette FA augment le risque de formation de caillots dans l'oreillette, et donc l'embolie cérébrale = envoi de caillots dans les artères qui irriguent le cerveau, avec risque d'AVC ischémique), j'ai fortement conseillé à un proche d'en parler à son cardiologue, pour changer de type de molécule. La personne n'a pas osé faire cette demande au spécialiste. Environ 4 à 5 mois plus tard, au début du rdv, le même cardiologue était en train d'appeler, un peu affolé, ses patients qui prenaient cette molécule, pour en changer. Ce qui veut dire que pendant les mois précédents, bien que les données aient été toutes disponibles, il se basait sur des recommandations officielles, elles mêmes basées sur des données peu fiables. Au détriment des patients.

La lecture minutieuse des textes du Dr de Lorgeril d'une part (cf. Liens), et des études cliniques pourtant utilisées par des cardiologues pour défendre ce produit d'autre part, étaient très convaincantes pour demander en urgence un rdv chez le cardiologue pour changer de molécule. Cette molécule est toujours prescrite par plusieurs médecins, mais beaucoup moins qu'auparavant. 

Tout ça pour illustrer que dans le domaine de la santé, vérifier les affirmations, faire le tri, est primordial. Ca ne veut pas dire qu'il faut tout refuser - dans le cas d'une FA, un traitement est nécessaire - mais qu'il faut s'assurer que le médecin, y compris un cardiologue, connait réellement dans le détail les produits qu'il prescrit. Et pas qu'il suive de façon automatique les recommandations officielles, parfois discutables, ni uniquement les conclusions du dernier congrès à la mode en général largement sponsorisé par l'industriel qui fabrique la molécule incriminée. Ceci est vrai en médecine classique comme pour plusieurs médecines alternatives, les commerciaux ne sont jamais très loin.

Sur ce site, je vérifie toutes les infos données. Certaines, notamment le régime Seignalet, fautes d'investissement public, n'ont pas fait l'objet d'investigations scientifiques classiques poussées (grandes études avec des centaines de patients), et les vérifications sont moins aisées dans les publications scientifiques habituelles. Mais le faisceau de témoignages récurrents (par milliers), les données biologiques, les données épidémiologiques (par ex. le suivi des populations à Okinawa, dont la base alimentaire traditionnelle est assez proche du régime Seignalet), les quelques études cliniques qui s'en rapprochent (exemple du lien entre le gluten et le diabète de type 1 dans cette page Urgences dès le diagnostic) confèrent tous une incroyable vigueur aux explications du Dr Seignalet, avec une confirmation dont rêve tout scientifique : la méthode proposée marche, fonctionne, dans les modalités et les proportions de succès annoncés dès les années 90 par le Dr Seignalet.

Enfin, des formations spécifiques en parallèle encore aujourd'hui  : CV détaillé, m'aident à suivre cette actualité scientifique. 

N'hésitez pas à poser des questions, par exemple à l'adresse de contact :olivier.callet5@gmail.com, que vous soyez patient ou médecin. Je ne jouerai surtout pas le rôle d'un médecin de substitution, mais pourrai donner, par rapport aux questions posées, les éléments disponibles dans la littérature, avec des commentaires, pour que chaque patient puisse avoir une discussion approfondie avec son médecin si besoin. Au-delà des données affichées sur ce site, d'autres, par manque de temps, ne sont pas exploitées, mais pourront servir lors déchanges privés.

Je pourrai dans quelques cas proposer une réponse contre dédommagement du temps passé. Et dans tous les cas où cela sort de ma compétence, je le mentionnerai dès le départ. 

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Dépressions et suicides

En résumé de ce nouveau billet : les dépressions sont très répandues et de causes variées. Les diabétiques peuvent être régulièrement concernés. L'article s'applique à la plupart des dépressions, diabétiques ou pas, surtout quand la cause paraît cachée. Les traitements médicamenteux sont parfois incontournables, mais souvent très limités dans leurs effets (voir références dans le texte). Certains médicaments conçus pour ce domaine de la psychiatrie ont fait l'objet de "trucages" sur leur intérêt réel. Une redéfinition - pragmatique à défaut d'être validée scientifiquement - donnée ici, de ce qu'est la dépression peut permettre de trouver des solutions vraiment adaptées. Parmi les causes méconnues, voire ignorées, et très très répandues pour les dépressions endogènes (sans cause extérieu Lre connue) :

  • un taux de cholestérol insuffisant dans le cerveau, ce qui augmente réellement le risque de suicide ;
  • une sensibilité par rapport à des aliments. Si le pourcentage de personnes concernées peut être faible, les effets de l'arrêt de ces aliments sont souvent spectaculaires. Parmi les aliments incriminés le gluten est souvent mis en cause ; les produits laitiers parfois aussi, ...

Quelles sont les solutions ? une approche alimentaire et/ou médicamenteuse qui ne se focalise plus sur le cholestérol, pour retrouver des capacités intellectuelles, et pour certaines personnes, essayer de changer plus fortement d'alimentation. Dans le premier cas, le suivi d'une alimentation dite méditerranéenne aidera le corps et le cerveau à retrouver les taux de cholestérol nécessaires au bon fonctionnement, dans le second cas le suivi de l'alimentation dite Seignalet a déjà montré des changements d'humeur spectaculaires, et l'arrêt de dépressions marquées. Tout ça ne constitue qu'un faisceau de présomptions puissantes, ce ne sont pas des preuves scientifiques. Malheureusement, ellles ne sont que peu mises en avant quand elles existent (cholestérol insuffisant) ou non recherchées de façon appropriée (gluten, produits laitiers). Il faut donc essayer par soi même.

Les causes des dépressions exogènes (liées à un ou à des évènements extérieurs) sont plus connues, et ont fait l'objet d'innombrables écrits. Quelques éléments piochés dans la littérature existante, et à mon sens pas assez souvent mis en avant, sont rappelés pour leur efficacité. Les apports de la méditation, signalés par quelques pionniers comme le Dr Servan - Schreibe., comme les apports du sport, ou encore de la bibliothérapie, méconnue, et très efficace sont essentiels pour une prise en charge globale. N'hésitez pas à imprimer ce texte ou les liens cités pour le cholestérol à votre médecin, car l'information circule très mal dans ce domaine dans les milieux médicaux.

Dépressions, suicides, ...

Ces sujets ne sont pas gais ... pourquoi en parler ?

Pour les diabétiques tout d'abord, thème initial de ce site. Les diabètes, type 1 et 2, sont réputés favoriser des formes de dépression, ainsi que le suicide quand le traitement n'est pas adapté. Ca se dit, ça s'écrit, mais quand on cherche sur le net, difficile de trouver des chiffres cohérents. Deux fois plus de dépressifs chez les diabétiques, nous dit par exemple ce lien : http://www.afd.asso.fr/diabetique/depression

On retiendra l'idée que le risque est augmenté chez les diabétiques. Les causes et solutions discutées dans ce billet concernent aussi les personnes non diabétiques. A lire si vous, ou un membre de votre entourage, êtes concernés.. 

A titre personnel, parfois des symptômes dépressifs forts, mais heureusement temporaires (quelques minutes), m'indiquent une hypoglycémie marquée : forte et/ou rapide baisse du sucre dans le sang. Le côté très bref n'a rien à voir avec une "vraie" dépression, qui s'installe dans la durée. Mais ça indique au moins qu'une variation marquée d'une substance sanguine donne des symptômes proches de la dépression. Et les symptômes disparaissent quand la glycémie revient à la normale. Tous les diabétiques ne réagissent pas forcément de la même façon.

Il est possible que parmi les personnes dépressives, certaines soient confrontées aussi à des variations fortes de composés sanguins, pas forcément le glucose. 

La dépression, c'est quoi exactement ? Parmi les définitions glanées sur internet, on trouve celle-ci : " trouble de l'humeur avec profonde tristesse, désespoir, manque de désir de vivre, repli sur soi, perte d'intérêt et de motivation, changement de comportement et ralentissement psychique et moteur qui peuvent conduire dans les cas les plus extrêmes au suicide. Quand la dépression se poursuit pendant au moins deux ans, on parle de dépression chronique. "

La définition est importante, c'est ce qui va permettre de caractériser la maladie, et de choisir la stratégie pour en sortir au mieux. Ce qui est décrit dans la définition ci-dessus est une liste de symptômes des dépressions.

Une fois qu'on est déprimé, que faut-il faire, alors que l'énergie manque ? l'approche médicamenteuse est certainement nécessaire dans beaucoup de cas. Avec de nombreuses réserves : http://expertiseclinique.blog.lemonde.fr/2015/03/29/pharmacologie-du-suicide/

Ce lien d'un des blogs du journal le Monde, met clairement en avant le manque de définition satisfaisante de la dépression, et la faiblesse des stratégies médicamenteuses. Pour les plus curieux, cliquez sur le mot "bibliographie" en bas de l'article du monde, pour avoir la liste des sources scientifiques utilisées, qui indiquent cette faiblesse de l'approche médicamenteuse.

Dans certains cas, l'efficacité anti-dépressive de molécules paraît avoir été survendue. C'est l'exemple du Seroplex, qui fait l'objet d'un superbe dossier, très fouillé dans le site de mediapart (ce n'est accessible malheureusement qu'aux abonnés de ce journal). En gros, l'article illustre les nombreuses pressions, complicités, etc. de personnes influentes et bien placées pour exagérer la "nouveauté" de ce médicament pour les dépressifs, et pour faire gonfler le prix remboursé par la sécurité sociale. Le budget alloué à une molécule peu efficace, et survendue, ne peut malheuresement pas être alloué à autre chose. Ici 700 millions d'euros de remboursement, qui auraient pu être en partie maîtrisés, et alloués à des molécules ou des approches alimentaires, plus efficaces.

S'il y a tant de données contradictoires, qui laissent facilement la place à des erreurs médicamenteuses, ou à des manipulations de médecins expérimentés par des experts, peut-être qu'il faut revoir la définition de la dépression.

De façon non scientifique mais pragmatique, je propose une nouvelle défintion qui a l'avantage d'orienter vers des solutions pour diminuer les symptômes de chaque dépression. Et qui correspond à une très très grande majorité des dépressions rencontrées. Les notions de dépression endogène (dues à des facteurs internes, le plus souvent inconnus) et exogènes (dues à des facteurs extérieurs à soi, le plus souvent connus, mais quelquefois inconscients) sont comprises dans cette définition, mais non formulées. Je développe plus ensuite les causes "internes" de dépression, moins connues, que les causes externes (évènements traumatisants, etc.) qui ont déjà fait l'objet d'une très riche littérature.

Dépression = inadaptation chronique de l'organisme à son environnement, qui entraîne des dysfonctionnements cellulaires spécifiques, d'où des symptômes psychiques caractéristiques (paniques, tristesse, inhibition, désespoir, désir d'en finir, ... ) et physiologiques (douleurs diverses, fatigue extrême, ..). Cette inadaptation provient essentiellement des ensembles de causes qui suivent :

  • Manque d'un substance essentielle pour l'organisme. Par exemple, déficit en omégas 3 à longue chaîne (EPA, DHA). Ou encore, manque de cholestérol * Le corps ressent la souffrance cellulaire, mais il peut être difficile de trouver la cause de cette souffrance.
  • Présence d'une susbstance non adaptée pour l'organisme. Par exemple, plusieurs personnes ont pu voir des symptômes de type dépressifs diminuer après arrêt total du gluten. Ou effets nocifs d'une substance indispensable, en raison des apports trop massifs. Par ex : Omégas 6.
  • Manque de ressources internes (cf. ci-dessus) et/ou externes, de moyens, d'opportunités, pour faire face à un évènement de la vie : perte d'un être, d'une activité, d'une relation ; ou, dans une situation problématique, manque de ressources, internes et/ou externes, pour évoluer et changer. 

* Les pratiques alimentaires qui réduisent nettement le cholestérol, ou encore les statines, médicaments qui jouent ce rôle de façon exceptionnelle favorisent clairement les problèmes cognitifs : violences, suicides. 

A titre d'exemple, l'étude qui suit a permis de noter un cholestérol plus bas chez les personnes avec des symptômes dépressifs majeurs : http://mdd.psych.ac.cn/StudyDetail.do?refid=35&type=

Dans cet article : http://www.medscape.com/viewarticle/741999, il est dit : "More than 30 studies have linked low cholesterol with suicidal behavior : Traduction : plus de 30 études ont montré un lien en un cholestérol bas et un comportement suicidaire".

Site où ce lien est très bien expliqué: http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cerveau/le-cerveau-aime-le-cholesterol

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1347593 : relations nettes entre baisse du cholestérol, suicides, et violences.

http://medind.nic.in/jal/t13/i4/jalt13i4p339.pdf : relations nettes entre bas niveau de cholestérol sanguin et personnes suicidées, par rapport au groupe contrôle

Cette notion de dépressions, déprimes, pulsions suicidaires, liées à un cholestérol est très importante à connaître : les régimes anti-cholestérol, qui ne reposent pas sur des bases scientifiques réelles quand à leurs bienfaits, les traitements anti-cholestérol, médicamenteux ou dits "naturels" (levure de riz rouge, etc.) sont très très répandus ; environ 6 à 7 millions de personnes traitées par médicaments anti-cholestérol, et vraisemblablement encore plus de personnes qui suivent des régimes dits anticholestérol (peu d'oeufs, beaucoup d'huiles végétales trop riches en omégas 6, etc.). Conseils donnés aussi bien par des médecins croyant bien faire, que par des naturopathes, diététiciens, nutritionnistes, etc. Ces traitements, ou conseils sont contreproductifs, et dangereux. Aussi bien pour les maladies cardiovasculaires Alimentations qui marchent que pour les dépressions, il y a bien mieux à faire. 

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Honnêteté en sciences

Aujourd'hui, deux thèmes qui ne semblent pas avoir de rapports, mais pourtant très liés par la notion d'honnêteté en sciences médicales.

Tout d'abord, ce bouveau billet du Dr de Lorgeril : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/la-confession-du-professeur-sir-rory-collins

En résumé, un des scientifiques les plus fervents défenseurs des statines, le britannique "Sir Rory Collins", référence pour de nombreux scientifiques et médecins dans le monde, dont nos médecins à nous, avoue qu'il a sous-estimé plusieurs effets secondaires de ces médicaments. Lire aussi les commentaires à la suite de l'article, notamment ceux du Dr de Lorgeril. 

Les marchés financiers surtout dans le domaine du médicament, et les autorités médicales sûrement aussi, s'agitent beaucoup dans l'attente d'un nouvel anticholestérol injectable, qui devrait coûter cher. Les mêmes personnes qui ont encensé, parfois imposé, la prise de statines pendant à peu près deux décennies, en niant la plupart des effets secondaires, dont la création de nouveaux diabétiques de type 2 Résumé d'études cliniques, Statines = diabètes commencent à les critiquer .... parce qu'il y a quelque chose de plus récent et de plus .... vendeur. Quelle est l'efficacité médicale de ces nouvelles molécules ? Les "anti-PSK9" : pas suffisamment d'infos à ce jour, mais les expériences de ces deux dernières décennies avec les autres anticholestérol incitent à beaucoup de prudence. 

Pouquoi parler de marché financier ici ? Il n'y a qu'à regarder les articles existants. Exemple : http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=0202368350627. "Miracle des statines .... " "... marché évalué à 10 milliards de dollars ...". Ces milliards de dollars correspondent à des dizaines de milliers de patients dont on espère qu'ils prendront très consciencieusement cette nouvelle molécule, qu'elle soit payée de leur poche ou grâce à la sécurité sociale, selon les pays.

Jusqu'à présent, quelques leaders d'opinion bien placés, très repris dans les médias, ont réussi à faire croire que les anticholestérol existant  (fibrates, statines, etc.) étaient formifdables, sauvaient pleins de vie, etc.  Ce qui s'avère faux. Il faudra être très méfiant aussi avec ces futurs anticholestérols. 

L'histoire peut avoir tendance à se répéter : il a fallu très très longtemps pour que les effets secondaires des statines soient reconnus, encore plus longtemps pour qu'ils le soient correctement, et très longtemps pour que leur efficacité réelle soit questionnée, en France, surtout grâce au Dr de Lorgeril.

MISE A JOUR :  La revue diabetologia a publié l'article suivant : "Increased risk of diabetes with statin treatment is associated with impaired insulin sensitivity and insulin secretion : a  year follo-up study of the METSIM cohort" - Henna Cedeberg et al, received 8 October 2014, accepted 30 january 2015.

Je traduis le résumé :

8749 hommes non diabétiques, agés de 45 à 73 ans, ont été suivis pendant 5,9 années. De nouveaux diabètes (de type 2) ont été diagnostiqués selon les standards de l'OGTT, HbA1c > ou = à 65 % ou médication pour baisser le glucose commencée durant ce suivi de 5,9 ans. La sensibilité à l'isuline et la sécrétion d'inculine ont été évaluées avec les indices de l'OGTT.

Résultats

Les participants taités par statine (2142 hommes) avaient un risque de développer un diabète de type 2 accru de 46 %.

Le risque était dose-dépendant pour la simvastatine et l'atorvastatine.  Ce traitement a significativement augmenté les tests (en résumé, tests qui mesurent l'augmentation du glucose dans le sang après ingestion, qui font parti des tests pour déclarer une personne diabétique de type 2). la sensibilté à l'insuline a baissé de 24 %, et la secrétion d'insuline a augmenté de 12 % chez les individus traités par statine, comparé aux individus sans traitement par statine. (...)

Conclusion/interprétation : Le traitement par statine augmente le risque de diabète de type 2 de 46 %, ce qui est attibuable à la baisse de la sensibilité à l'insuline et de la secrétion d'insuline. "

Bref, omissions, incompétence sceintifique, mensonges, profils commerciaux des camapgnes d'information sur ces médicaments, ... Urgent pour toutes les personnes concernées de demander des précisions à leur médecin, et de s'assurer qu'il est sûr de ce qu'il fait.

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Attention à la baisse du prix du lait

De nombreux articles font état de la baisse du prix du lait. Des articles surtout dans les journaux économiques : http://www.lesechos.fr/journal20150102/lec2_industrie_et_services/0204038172836-prix-du-lait-avis-de-gros-temps-pour-les-producteurs-1079519.php# ; http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20150226trib34b85cae4/qui-supportera-la-baisse-du-prix-du-lait-apres-la-fin-des-quotas.html  et pas vraiment dans les journaux "santé".

On y parle prix du lait, prix de la poudre de lait, etc. C'est là que ça concerne toutes les personnes engagées dans un changement alimentaire, que ce soit avec des apports modérés (alimentation méditerranéenne) ou des apports nuls (alimentation hypotoxique = alimentation Seignalet), cf. Alimentations qui marchent.

Les prix étant bas, la tentation sera grande d'en inclure dans des produits qui n'en contenaient pas jusqu'ici : plats préparés de toutes sortes dans le commerce. Par exemple les soupes de légumes, les pots de sauces, sauces tomates, etc.. Dans les semaines et les mois qui viennent, si vous êtes habitués à des produits sans lait, vérifiez à nouveau leur composition avant de les acheter. 

Les régimes "sans produits laitiers" ne font pas encore partie du paysage médiatique ; pour des agriculteurs qui essaient de gagner leur vie, il n'y a aucun souci à tenter d'en vendre le plus possible. Et l'attention sera encore moins grande du  côté des transformateurs, des revendeurs, plongés dans une sorte de guerre économique sans fin.

Cela m'est déjà arrivé à quelques reprises : soit ce sont des aliments préparés, sans produits laitiers, qui sont supprimés des rayons et remplacés par des équivalents, avec produits laitiers, soit c'est composition d'un produit qui change. 

Donc, vérifiez ! Y compris les plats dont vous avez l'habitude depuis longtemps.

Article du monde sur le lait

Plusieurs personnes m'ont demandé que penser de cet article paru dans le monde il y a quelques semaines :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/02/12/faut-il-boire-du-lait_4574590_4355770.html

Pour résumer rapidement ce billet : article du journal Le Monde intéressant, mais très incomplet. Pour répondre à la question "faut il boire du lait ?", cela dépend surtout de deux éléments, peu abordés : pour quoi faire ? et A qui est posée la question. 

Pour répondre plus en détail à cette question, plusieurs repères sont nécessaires.

La chronologie des évènements aide à y voir plus clair. Chronologie que je résume pour la France et les pays francophones, avec des scientifiques très largement à la pointe de ces travaux. 

Années 90 :

Régime hypotoxique = régime Seignalet

- le Dr Seignalet, spécialiste reconnu du système immunitaire, médecin et chercheur, établit un lien entre l'alimentation et plusieurs maladies auto-immunes. Le taux de rémission obtenu pour des pathologies parfois lourdes et handicapantes, douloureuses, est très fort. Au dessus de 70 à 80 %, avec un recul de plusieurs années. Parmi les aliments incriminés, tous les produits laitiers, les céréales à gluten et assimilées (blés, avoine, orge, tous les épeautres, ...), le maïs, les produits trop cuits, les huiles raffinées. Qui favorisent chez une fraction de la population, une perméabilité intestinale accrue, et surtout une flore bactérienne pathogène, qui contribue aux maladies auto-immunes. Suite aux premiers succès sur ces maladies (Polyarthrite rhumatoïde, Spondyaarthrite ankylosante, Goujerot-Srogen, ...), le Dr Seignalet a investigué d'autres pathologies qu'il a classées en deux grandes catégories.

Ces classifications ne sont pas scientifiques, mais très parlantes.

Les maladies "d'encrassage" : la digestion perturbée laisse passer dans le sang des macromolécules, qui ne déclenchent pas de maladies autoimmunes, mais qui s'accumulent dans certains organes, selon leur structure. le fonctionnement de l'organe est à terme perturbé ; tendinites récurrentes, (voir mon témoignage ici Mon parcours), fibromylagies (encrassage de tissus tendineux, musculaires, et cérébraux - neurones, astrocytes), arthrose (voir le témoignage de la scientifique candienne Jacqueline Lagacé, et les nombreux témoignages répercutés sur son site : http://jacquelinelagace.net/livres/livre/ ; http://jacquelinelagace.net/temoignages/), encrassage des structures cérébrales, pour les maladies d'Alzheimer ou Parkinson ( Alzheimer, parkinson, ... aussi !), plusieurs types de migraines et de céphalées, http://jacquelinelagace.net/2013/07/17/un-temoignage-impressionnant-de-sophie-migraines/ ; http://www.thierrysouccar.com/sante/info/les-miracles-du-regime-seignalet-corinne-d-temoigne-670, diabète de type 2 (encrassage possible dans plusieurs organes/tissus : foie, muscles, pancréas, ...) DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique, etc.

Les maladies "d'élimination" : certaines des molécules passées dans le sang sont prises en charge et évacuées par des globules blancs spécialisés (rôle non reconnu à ce jour par tous les immunologistes, mais qui correspond à des observations biologiques fines). Selon la quantité, la structure de ces molécules, et les personnes concernées, ces molécules peuvent être expulsées du corps via des muqueuses. Ce mécanisme peut devenir pathogène, de façon plus ou moins grave selon les organes concernés. Pour la peau : plusieurs formes d'eczéma et de psoriasis - voir les différents témoignages sur cette page http://jacquelinelagace.net/2013/01/14/temoignage-de-filippo-psoriasis-polyarthrite-rhumatoide/, plusieurs formes d'acné, y compris acné sévère http://www.jemangemieux.com/je-debute/temoignages/acne-seignalet-ma-reappris-vivre.html, v(oir les premiers témoignages dans le lien suivant, ensuite ce sont de discussions) http://forum.doctissimo.fr/sante/acne-psoriasis/regime-seignalet-resultats-sujet_155325_1.htm. Pour les poumons : Broncho pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et asthme. la BPCO est connue pour être largement favorisée par le tabac. C'est une maladie qui peut être terrible. Ce n'est pas très intuitif, mais pourtant les changements alimentaires ont un rôle majeur. Exemples, http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/bien-manger/les-regimes-sante/le-regime-sans-gluten-et-sans-caseine/temoignage-reduire-au-silence-les-douleurs-grace-au-regime-seignalet.html (la vitamine B9 citée ici, en plus du régime alimentaire, a servi dans un cadre particulier, trop méconnu des médecins), Maladies associées : l'asthme ; Compléments pour l'asthme et les maladies respiratoires, Pour l'appareil digestif, la maladie de Crohn, parfois si pénalisante, les témoignages sont d'autant plus importants : http://jacquelinelagace.net/tag/maladie-de-crohn/, ou les colites - colopathies fonctionnelles (sauf la RCUH, moins sensible à ce régime alimentaire), http://www.jemangemieux.com/temoignages-par-maladie/colite.

Quelques maladies cumulent deux ou plusieurs de ces mécanismes. Behçet - cumul de processus auto-immun et de processus d'élimination via des aphtes généralisés (témoignage issu du livre http://www.jemangemieux.com/je-debute/temoignages/maladie-de-behcet-mon-mari-retravaille.html), SAPHO, http://maladiedesapho.e-monsite.com/pages/mon-parcours-temoignage.html

Les témoignages cités, parfois impressionnants, ne sont qu'une infime partie des témoignages disponibles. Les travaux ont été présentés d'abord dans un livre, réédité en plusieurs fois au fur et à mesure des résultats sur de nouvelles maladies. Puis de nouveaux témoignages, nombreux, largement répercutés sur le net. Dans les sites ci-dessus, ou http://www.lappart-des-spasmos.fr/

Parmi les listes les plus complètes de pathologies concernées : http://seignalet.fr/index.php/le-regime-seignalet/comprendre-le-regime-seignalet/les-principes-du-regime (tableaux en milieu de page).

Pourtant ces travaux restent trop méconnus. Pas de complot pharamceutique, comme on l'entend parfois, mais plutôt une énorme inertie scientifique, et une méconnaissance des liens nutrition santé, en dehors de quelques cas particuliers. 

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Soyez attentif à Lyme

Maladie de Lyme : c'est quoi ?

Ce billet n'a pas de rapport avec le diabète. Il concerne la maladie de Lyme. Les connaisseurs y apprendront peu de choses, Ce billet s'adresse plutôt aux personnes qui découvrent cette maladie, qui pensent en être atteints, ou à qui on a dit de faire attention après une morsure de tique. 

Qu'est ce que c'est, et pourquoi j'écris un billet à ce sujet maintenant ?

La maladie de Lyme est due à des bactéries du genre Borrelia, transmises par morsures de tique.

Une proposisition de loi vient d'être discutée à ce sujet : http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-maladie-de-lyme-pas-de-nouvelle-loi-mais-le-gouvernement-agira-avant-l-ete--15519.asp?1=1

La proposition de loi n'a pas été retenue, mais les institutions ont décidé d'agir à grande échelle.

En effet, cette maladie est répandue, avec des sympômes parfois typiques (la tâche rouge plus ou moins en anneau sur la peau), parfois très variés. A tel point que plusieurs personnes, dont les médecins soupçonnent qu'elles ont développé des maladies auto-immunes de diagnostic difficile, par exemple la Poylarthrite rhumatoïde (atteintes graves de certaines articulations), la Sclérose en Plaque (atteintes du système nerveux), pourraient en fait être atteintes de formes variées de la maladie de Lyme. 

Les symptômes sont bien décrits ici, mais ils ne sont pas forcément tous présents, d'où les difficultés du diagnostic :

http://sante-guerir.notrefamille.com/v2/services-sante/article-sante.asp?id_guerir=14434

Des associations se sont montées pour contrôler ce phénomène qui touche à la santé publique. Par exemple http://www.lympact.fr/ ; http://www.sos-lyme.com/index.php

Que faire ? C'est là que ça devient compliqué. Entre les avis officiels, les avis alternatifs, les solutions proposées peuvent être très variées. Que ce soit pour le test de dépistage (des patients passent par des labos spécialisés, par exemple en Allemagne, ayant perdu la confiance dans les tests pratiqués en France), que pour les méthodes de guérison. Beaucoup de monde semble d'accord pour l'antibiothérapie en première intention, mais après, si ça n'a pas marché, les avis divergent beaucoup.

Même pour retirer la tique, les avis divergent. Si dans les zones touchées (au départ surtout en Alsace puis quelques zones de l'ouest ou en montagne, la plupart des régions de France maintenant, peut être un peu moins en zone méditerranéenne, ce qui reste à vérifier), il vaut mieux se promener dans la nature avec des vêtements couvrant et clairs, si une ou plusieurs tiques, souvent minsucules, à peine visibles, ont réussi à se faufiler et à mordre, il faut l'enlever. La technique la plus sûre serait de l'enlever avec une pince, ou un tire-tique vendu en pharmacie (plus sûr, ça n'écrase pas la tique), sans l'endormir avec de l'alcool. Si on l'endort, c'est un peu plus facile de l'enlever, mais le risque de régurgitation sous la peau est plus fort, et donc le risque d'être infecté par une bactérie de genre Borrelia. 

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Encore les sodas

C'est le site lanutrition.fr qui attire notre attention sur cette étude : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25628346

En résumant beaucoup : "More frequent SSB  (= sugar-seetened beverage) consumption was associated with earlier menarche in a population of US girls."

Ce qui signifie que la consommation plus fréquente de boissons sucrées est liée à une plus grande précocité des règles chez les jeunes filles. Le suivi correspond à plus de 10000 personnes années*. 

Cela fait beaucoup d'effets santé liés à la surconsommation de sodas. Par exemple Trop de Sodas = Diabètes.

Dans le cas des règles précoces, d'autres explications pourraient être recherchées aussi, mais c'est un indice fort de plus, pour montrer que les sodas sont une boisson divertissante occasionnelle, mais qu'en prendre souvent a des effets biologiques forts et souvent délétères. 

Contrairement au diabète de type 2 (voir page citée plus haut), il n'y a pas par contre pas de lien ici entre règles précoces et sodas light.

Les règles précoces, est ce dangereux pour la santé, comme peut l'être parfois le diabète de type 2 s'il n'est pas détecté à temps ?

Les auteurs lient la plus grande précocité des règles à une légère augmentation du risque de cancer du sein. Toutefois, difficile de savoir si le lien est avec les régles précoces, ou avec les facteurs, surtout alimentaires, qui favorisent les cancers du sein : Blé, laits, cancers : confirmations de liens ; Cancer du sein

Je ne sais pas s'il existe des suivis épidémiologiques de personnes qui boivent des sodas à haute dose pour confirmer ou infirmer ces effets sur les régles : dans plusieurs foyers en France, il suffit de voir la quantité de sodas disponibles dans les supermarchés, ou encore au Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) où c'est parfois devenu impressionnant.

La principale conclusion à ce stade, paraît évidente, mais mieux vaut répéter les évidences : l'alimentation a un rôle important pour la préservation de la santé, et les sodas bus trop régulièrement ont des impacts très forts, dangereux à moyen terme.

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Fruits et légumes d'aujourd'hui

Un article de la revue terraeco récapitule les différences de composition des aliments entre 1950 et nos jours.

C'est en Amérique du nord, ce n'est pas forcément tranposable à 100 % chez nous, mais la baisse de qualité nutritionnelle est impressionnante. On doit ne pas en être loin pour certains fruits et légumes, ou pour la viande, les oeufs, selon les modes d'élevage. Le lien vers l'article est donné plus bas.

En nutrition, deux grandes approches se cotoient :

- la macronutrition, c'est à dire la composition de nos repas quotidiens, et leurs rôles parfois déclencheurs, ou salvateurs, pour plusieurs pathologies. C'est l'approche dominante que je mets en avant sur les interactions aliments / santé dans ce site. Tout m'a montré jusqu'ici que c'est l'approche la plus importante. Pour les quantités ingérées, mais surtout par la qualité de ce qu'on ingère.

- la micronutrition : c'est l'approche "compléments alimentaires". Parfois médicale : vitamine B9 en complément pour la grossesse, vitamine D (favorisez la vitamine D3) pour les enfants et les adultes en déficit, etc, et le plus souvent personnelle : après une lecture, des conseils d'amis, des conseils en magasins diététique ou bio, en pharmacie. 

Cette micronutrition est régulièrement décriée, y compris par beaucoup de médecins, avec l'idée que si "on mange de tout et équilibré, on ne manquera de rien". L'article cité contredit cette affirmation.

Avant de continuer, si à la suite de constats de carences, à la suite de lectures, à la suite de la lecture de ce site, vous décidez de vous complémenter, n'oubliez pas les éléments importants suivants :

  1. - Fer, cuivre et manganèse ont un rôle potentiel oxydant très élevé. Prendre des produits qui les contiennent peut faire plus de mal que de bien. Les carences en fer sont parfois complexes à gérer, préférez l'approche alimentaire (viande rouge, boudin, orties, légumes verts en général, ...), et si vos analyses nécessitent vraiment des compléments, prenez toujours le fer à distance des autres compléments. evitez les mélanges fer + vitamines par exemple ;
  2. - ces produits sont relativement chers, donc comparez bien, prenez le temps, tout ce qui est disponible sur le marché, ce que ça apporte en réalité, la provenance des produits utilisés, etc. Par exemple rapportez le prix total au mg de vitamine, de tel ou tel minéral, pour un mois ;
  3. - les produits surdosés peuvent être adaptés dans certains cas, mais il n'y a pas de vrai recul comme il y en a par exemple sur les médicaments (recul qui est souvent insuffisant d'ailleurs). Donc renseignez vous bien avant de vous lancer dans des mégadoses. L'idéal serait une complémentation à dose physiologique, c'est à dire à doses limitées et apportées quotidiennement. Ce qui est différent des normes, qui sont parfois plus arbitraires ;
  4. - la vitamine A peut être en surdosage, mais ses précurseurs, non, ou moins. Ne prenez pas forcément des gélules avec de la vitamine A, mais avec des précurseurs de la vit. A (Béta carotène, ...) ;
  5. - les vendeurs en magasins classique, les vendeurs en magasins bio, les pharmaciens, les naturopathes n'ont pas forcément les mêmes formations, les mêmes priorités. Leurs connaissances ne sont pas forcément actualisées, et ils vendent, ou conseillent, en général des produits très chers par rapport à la quatité réellement disponible. Ils subissent tous plus ou moins des effets de mode pour tel ou tel produit. Leur avis peut être très intéressant, mais à ne pas toujours prendre au pied de la lettre
  6. les vitamines sont d'autant plus efficaces, même à faibles doses, qu'elles fonctionnent en synergie entres elles, et avec des produits naturellement compris dans les aliments, tels que polyphénols, etc. Donc légumes et fruits frais sont une condition pour que les compléments jouent vraiment leur rôle.

Quelques marques tirent leur épingle du jeu pour respecter un ou plusieurs de ces critères. Je n'ai aucun intérêt, de près ou de loin, dans l'un ou l'autre des produits que je cite. Vous en trouverez peut être ailleurs de plus performants, ceux-ci sont une très bonne base.

Dans la sphère francophone : nutergia, bioptimum (les produits sont assez ciblés, il vaut mieux avoir un diagnostic préalable des manques à combler), nupower, m3 micronutrition, avec une préférence pour les deux derniers en raison des prix, de la qualité de la composition. Mais ceci n'est qu'indicatif, cherchez, renseignez vous avant d'en prendre éventuellement.

Pour les omégas 3 (l'idéal est un bon ration omégas 3 / omégas 6), l'idéal est d'équilibrer les apports avec les légumes verts, dont la mâche, le pourpier, ... pour les omégas 3 végétaux ; et les poissons (surtout les petits poissons, les gros, sont plus souvent contaminés par des métaux lourds), les escargots sauvages pour les omégas 3 animaux.

Si vous constatez que votre alimentation des derniers mois, des dernières années, ne vous a pas apporté suffisamment d'omégas 3, car trop déséquilibrée (pas ou peu de poissons, huiles tournesol, pépins de raison, soja, maïs, etc, trop riches en omégas 6), pour les compléments voir par exemple le produit "mixalpha", qui a l'avantage de proposer des omégas 3 végétaux (A.L.A) et animaux, le corps puise ensuite vraiment selon les besoins. Ou la gamme Isodis, assez réputée. Le but est de compléter une carence éventuelle, par exemple 1 à 3 mois de compléments, pas de le prendre à vie. Et de surtout privilégier les huiles d'Olive, et parfois de Colza (bon équilibre omégas 6 et 3), de première pression à froid. 

Une autre série de composants est régulièrement utilisée comme compléments alimentaires : les acides aminés. Acides aminés soufrés, autres, sont souvent proposés. Le cadre d'utilisation le plus large correspond au monde du sport, par exemple le sport en salle de fitness. j'ai très peu d'expérience sur le sujet, je rappelle juste deux types de précautions, il peut y en avoir d'autres :

- les poudres de protéines sont souvent plébiscitées pour leurs vertus recontructrices de muscles par exemple. Mais elles peuvent être très riches en molécules de maillard, en fonction des procédés de préaparation et de cuisson ; molécules qui sont délétères pour les vaisseaux sanguins. A manier avec précaution donc, pour ne pas user la tuyauterie trop vite ;

- l'arginine pourrait avoir un rôle favorisant pour les porteurs d'Herpès. Donc regardez bien la composition de vos poudres, barres protéinés, etc si vous êtes concernés par l'herpès.

Si vous voulez aller plus loin dans ce domaine, je vous conseille les écrits du Dr Jean Paul Curtay, par exemple "nutrithérapie". Le livre le plus complet à ma connaissance en français sur ce domaine, juste un peu daté parfois selon les chapitres, et qui met beaucoup en avant la micronutrition par rapport à la macronutrition. Mais incontournable pour avoir de bonnes bases. 

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Petite pause, en formation

Cela fait un moment que je ne rajoute ni billet de blog ni nouvelles pages. Je suis en formation poussée dans le domaine de l'épidémiologie, dont l'épidémiologie analytique, les essais cliniques, etc. Il n'y a pas forcément besoin de ça pour décrypter la littérature médicale, mais ça aide beaucoup.

Cela me permettra de revenir bientôt avec des analyses encore plus fines des essais cliniques existant, et leur vocabulaire : morbidity, odds ratio, etc. etc., je viendrai faire un résumé pour que chacun puisse s'approprier un peu mieux ces écrits très spécialisés et rendus très inaccessibles, y compris pour des médecins, écrits qui concernent pourtant notre santé à tous.

A ce stade, ce que je peux dire par exemple, c'est que quand on a des médicaments sensés être donnés à vie, les durées moyennes, par personne, d'études préalables sont souvent ridiculement courtes. C'est souvent incontournable pour des raisons d'organisation, des raisons financières, mais il ne faut pas se laisser abuser par les conclusions de ces études, les promesses mirobolantes, et les affirmations du type "c'est scientifiquement prouvé". 

ça peut arriver, ouf ! .... mais c'est loin d'être toujours le cas.

Plus de nouvelles bientôt ! Pour les connaisseurs, je parlerai plus d'épidémiologie analytique que d'épidémiologie descriptive.

Je suis ...

Je suis charlie,

je suis policier,

je suis casher,

je suis hallal,

je suis chrétien,

Je suis agnostique,

je suis athée,

Je suis écoeuré, 

Je suis citoyen.

Que dire ..... ? 

Carences ? Pollution ? Billet bref et varié

Carences ?

c'est le titre d'une nouvelle page du site, ici : Carences ?

Des questions, et quelques réponses, sur les carences les plus souvent craintes, comme la carence en calcium, et la validité sceintifique, ou non, de cette peur, par exemple suite à un régime sans produits laitiers.

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Grippe : vaccin, pas vaccin ?

En préambule, les derniers billets de ce site, do nt celui-ci, peuvent laisser penser à un rejet systématique des progrés médicaux.

Bien au contraire, ce sont certains de ces progrés qui ont permis ma survie et celle de plusieurs de mes proches, et de mes connaissances.

Par contre, certains éléments présentés aussi comme des progrés sont finalement très limités en termes d'apport, avec beaucoup d'effets secondaires, et les informations sur ces sujets ont tendance à être icomplètes ou trop manichéennes, ou à être des objets de communication (voir en ce moment l'offensive médiatique concernant les statines), plutôt que des obets de science. De plus les méthodes imposées pour la recherche clinique sont devenues tellement chères, que quasiment seuls des labos privés peuvent les financer, ce qui limite la portée générale de la recherche à quelques molécules sur lesquelles tous les moyens sont concentrés.

D'où l'intérêt de diffuser des informations les plus objectives possibles, pour multiplier les sources d'information. 

Vaccination classique

Efficacité du vaccin contre la grippe

Devant l'énormité des moyens déployés pour nous faire vacciner contre la grippe, pour les personnes âgées, asthmatiques, diabétiques, etc., il est difficile de faire la part du vrai, du scientifique, et la part du commercial. La grippe fait elle vraiment des milliers de mort chaque année ? Le vaccin est il si efficace que cela ?

La même question se pose chaque année, et une partie des gens hésite à se faire ou ne pas se faire vacciner.

Un médecin a étudié de façon attentive les données disponibles sur la grippe. Ne seraient-ce que les décès réellement documentés ou estimés à partir des données vérifiables (estimés à 700 sur une période automne hiver), qui sont très différents des 5000 à 7000 décès claironnés dans beaucoup de médias. Ou l'exemple de la Pologne qui n'a pas vacciné pendant une année .. sans strictement aucune augmentation de la mortalité.

Ce billet de blog est donc un billet de fainéant de ma part, je renvoie simplement vers un travail très précis qui a déjà été fait par le Dr Dupagne. Les commentaires qui font suite au billet sont également intéressants.

http://www.atoute.org/n/Faut-il-se-vacciner-contre-la.html

J'ai choisi ce blog parce qu'il émane d'un médecin plutôt classique quand aux approches médicales, qui combat beaucoup pour une meilleure approche scientifique.

Celles et ceux qui connaissent bien les travaux de ce docteur, ou ses interventions médiatiques, pourront être étonnés que je le mette en avant, en raison de ses prises de position très distantes sur les approches alimentaires curatives, souvent citées dans mon blog. Disons que ce n'est pas le seul, et qu'il a eu au moins le mérite de ne pas totalement refuser le débat via son site internet. Après, s'il se trompe à mon avis sur la validité de certaines approches scientifiques, sur la hiérarchisation de ce qui est vraiment important pour plusieurs pathologies, il a le grand mérite de s'appuyer, pour la grippe, objet de ce billet, sur des faits observés, sur des données solides.

Effets secondaires du vaccin contre la grippe

Si le vaccin est aussi peu efficace que ça, est ce que des effets secondaires devraient inciter à plus de prudence ?

Des éléments inquiétants sont déjà donnés dans le billet cité. Depuis, une autre inquiétude est apparue, pour des lots de vaccins notamment utilisés en Italie, mais aussi ailleurs en Europe : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/12/01/23116-vaccin-antigrippe-13-deces-suspects-italie#

C'est très récent, et dans l'attente de données plus précises, il vaut mieux vérifier, avec le lien donné un peu plus haut, si on fait vraiment partie des personnes qui pourront bénéficier de ce vaccin. Et demander à son médecin de vérifier si le vaccin fait partie ou non des lots incriminés en Italie. 

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Alzheimer, parkinson, ... aussi !

 

Olivier

Un Olivier pour symboliser l'huile d'Olive, recommandée dans tous les cas, en huile vierge de première pression à froid,,et la nécessité d'une agriculture adaptée et non pathogène, comme le montre le texte qui suit (image libre de droit sur le net).

En préambule, des lecteurs de ce blog m'ont demandé pourquoi je n'écrivais pas de billets plus régulièrement. Surtout parce que si l'information scientifique est très abondante, la trier est long, pour en ressortir les données vraiment intéressantes et signifcatives. Cela prend du temps également de rechercher et synthétiser des données plus anciennes. C'est donc une garantie que les données présentées ont été un minimum analysées, vérifiées.

Pourquoi aborder ces maladies, Alzheimer, Parkinson dans un blog centré sur les diabètes, l'alimentation et l'environnement ?

Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est parfois nommée "diabète de type 3" par quelques auteurs. En bref, des anomalies, entres autres du métabolsime du glucose, contribueraient fortement à la dégradation des fonctions du cerveau. Il est dit par exemple que les diabétiques de type 2 ont deux fois plus de chances d'avoir un jour Alzheimer.

Peu importe la précision exacte des chiffres. ça permet de voir qu'il y a un lien, et qu'il vaut donc mieux se prémunir contre un diabète de type 2. 

Pour se prémunir d'un diabète de type 2, comme pour le mettre en rémission je rappelle les actions les plus efficaces, à mener en parallèle des traitements médicaux classiques :

Et alors, est ce que cela marche aussi pour Alzheimer ?

Pour les statines :

les différents sites donnés dans la rubrique lien sur ce sujet, ainsi que les ouvrages très bien faits du Dr de Lorgeril en bibliographie), décryptent très bien les mensonges, exagérations, oublis, relatifs aux essais cliniques des statines en particulier et de toutes les classes d'anti-cholestérol en général. Y compris sur nos capacités intellectuelles, qui peuvent bien diminuer quand les membranes des cellules de notre cerveau sont détériorées à cause d'un manque de cholestérol : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cerveau/le-cerveau-aime-le-cholesterol, à lire attentivement, ce médecin est aussi chercheur, responsable d'essais cliniques, il sait particulièrement de quoi il parle. J'ai vu une assemblée entière de médecins être très attentive à ses exposés, venir lui demander une myriade de conseils pour leurs patients, etc. Tout ça pour dire qu'il faut au moins le lire très attentivement si vous ou vos proches êtes concernés par une pathologie touchant le cerveau, des baisses de mémoire, etc.

Moyens de guérir Alzheimer

C'est un peu la quête du graal actuelle pour beaucoup de chercheurs, fortune assurée pour celle ou celui qui trouverait un tel médicament.  En attendant, il faut être très vigilant sur les médicaments employés. Regardez par exemple cet article daté de 2012 : http://www.docbuzz.fr/2012/03/03/123-lhaloperidol-haldol-un-antipsychotique-ne-doit-plus-etre-prescrit-chez-les-patients-dements/.

Apparté our les patients et les médecins :

malgré les données décrites, le médicament le plus mis en cause l'Haldol, était encore employé fin 2013. J'ai eu à cette occasion le témoignage direct d'une personne qui a vu un proche très brusquement diminué, en détresse vitale, suite à la prise d'Haldol. Dans ce domaine là, plein d'incertitudes médicamenteuses, il faut être très prudent, bien demander à son médecin plusieurs fois les justifications au traitement anti-alzheimer, s'il existe des effets secondaires sévères, etc. Et insister s'il y a une fin de non-recevoir, si le médecin se réfugie dans une posture de sachant inaccessible.

 

On a vu que l'arrêt des statines pouvait permettre à des patients faussement étiquetés Alzheimer récupérer leurs capacités. Que les médicaments existants, et encore plus leur mauvais usage par les médecins, manque sérieusement d'efficacité, avec des dangers vitaux.

Que peut on faire de mieux, de vraiment efficace et de moins dangereux ?

Changement alimentaire et Alzheimer : 

Pas d'essai clinique standardié qui ait essayé cette approche à ma connaissance. Il faut donc regarder du côté des données disponibles.

Le docteur seignalet écrivait que parmi ses 2500 patients, aucun n'avait développé cette maladie. Ce n'est pas une preuve, mais un indice très très fort de la valeur préventive de cette alimentation. En raison de l'âge moyen élevé de ses patients, un certain nombre aurait dû être atteint.

Il n'a par contre pas eu l'occasion de proposer cette alimentation pour une personne souffrant déjà de la maladie d'Alzheimer.

D'autres témoiganges sont intervenus entretemps. Celui du Dr Moncet Jemmali (cf. livre de M Magnien, dans la Bibliographie). Il ne s'agit pas spécifiquement d'un cas d'Alzheimer, mais d'un patient de 80 ans, atteint de "complète hébétude, déconnecté de la réalité". Alimentation Seignalet, compléments alimentaires, et sardines cuites vapeur (pour les omégas 3), ont rendu sa lucidité en quelques mois à ce patient. Ce témoignage, médical, est très peu détaillé, mais montre l'intérêt de cette approche. 

Le témoignage qui suit, par le même médecin,  est plus détaillé : une dame, âgée de 85 ans, qui a fait un AIT dans le passé (accident ischémique transitoire : un vaisseau sanguin est temporairement bouché, et une partie du cerveau n'est plus irriguée, on soupçonne dans ces cas là que des neurones ont pu être détruits). Parmi ses symptômes, cette personne ne reconnaît pas ses deux filles. Avec les mêmes conseils alimentaires que précedemment, la personne retouve sa mémoire en quelques semaines. Dans ce cas, une démence considérée comme inéluctable à cause de l'AIT, a été tout à fait réversible grâce à une alimentation adaptée. Après avoir fait de multiples écarts, elle subit une rechute. Après reprise de l'alimentation strictement sans gluten sans laitage, la personne recouvre toutes ses facultés en 3 semaines. 

L'auteur Jean Marie Magnien développe ensuite ses connaissances et précisions sur la maldie d'Alzheimer, au delà des bienfaits du régime Seignalet en préventif et apparemment en curatif. Je laisse les lecteurs intéressés vous diriger vers son ouvrage, ainsi que vers celui du Dr Seignalet, je résume les grandes idées :

Parmi les marqueurs classiques (dans les articles scientifiques) de la maladie d'Alzheimer, la plaque béta-amyloïde a été retrouvée également en grandes quantités à l'autopsie de personnes qui n'avaient pas les symptômes d'Alzheimer. Une des principales différences serait liée à la présence de globules blancs - plus précisément des cellules dérivées des macrophages, cellules capacbles de phagocyter (= manger) des virus, des débris bactériens, etc. et de les éliminer grâce à des produits naturels (présents dans plusieurs cellules de notre organisme) très toxiques pour les virus, bactéries. L'hypothèse est que ces produits toxiques, naturels, soient ici produits en trop grande quantité suite à l'activation de nombreuses cellules immunitaires. D'autres données sont développées, qui aboutissent au même constat : passage dans le sang de macromolécules alimentaires ou bactériennes (surtout liées à l'ingestion de blé et de produits laitiers), accumulation au fil des années dans les tissus, notamment du cerveau, "auto nettoyage" massif par les cellules microgliales (= les macrophages cités tout à l'heure), entraînant notamment une inflammation permanente. Ces évènements entraînent à long terme une souffrance et une détérioration du cerveau, aboutissant dans quelques cas, à long terme, à la maladie d'Alzheimer. Arrêter le processus a une valeur préventive comme on l'a vu. Il a également une valeur curative du moment que les détériorations des neurones et des tissus evironnants ne sont pas devenues totalement irréversibles, comme on le voit dans les témoignages précédents.

Il manquait au moins un cas de maladie dAlzheimer spécifiquement mis en rémission. Un superbe témoignage a été établi au Québec, ici : http://jacquelinelagace.net/2012/01/24/temoignage-exceptionnel-concernant-la-m9aladie-dalzheimer/

Les bénéfices pour Alzheimer sont impressionnants, de plus cette personne a débuté le régime hypotoxique très tard, à 87 ans, avec d'autres graves problèmes de santé. Il vaut mieux bien sûr commencer le plus tôt possible, mais il n'est jamais trop tard pour en tirer des bénéfices. Bénéfices pour les patients, et leur entourage, la maladie d'Alzheimer étant source de grande souffrance pour les accompagnants, conjoint-e-s, enfants, proches

Enfin, au delà de ce lien avec l'alimentation, Jean Marie Magnien signale la posibilité de faux diagnostics d'Alzheimer, en cas de carence en vitamines B, notamment la vitamine B9 (acide folique), celle qu'on trouve notamment dans les légumes verts. 

Une analyse de sang des vitamines du groupe B devrait être réalisée pour toute personne présentant des stympômes de type Alzheimer. Il cite un cas de récupération des facultés après régime hypotoxique + suppléments dont vitamine B9. Sur le net, beaucoup d'infos sur la vitamine B9, qu'il ne faut pas prendre non plus en excès (lire les sites donnés en Liens de JM Magnien, de Julien Venesson, ou encore lanutrition.fr). L'analyse de sang initiale permet d'avoir une bonne base de comparaison, et de décision pour se supplémenter ou non. 

 

Les données alimentaires sont impressionnantes, mais encore peu nombreuses. A défaut de témoignages plus nombreux sur cette maladie, parfois appelée "diabète de type 3", on dispose de témoignages plus nombreux pour une des autres maladies du cerveau, la maladie de Parkinson, avec des mécanismes de base identiques, pour des parties différentes du cerveau touchées, et d'autres types de symptômes.

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Compléments pour l'asthme et les maladies respiratoires

J'ai abordé l'asthme ici : Maladies associées : l'asthme,.

je m'aperçois que j'ai oublié de mentionner une donnée importante : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-statines/statines-et-affections-pulmonaires-3. Si le style affirmatoire de ce médecin vous surprend, c'est le premier, à ma connaissance, qui attiré l'attention sur les risques de développement du Diabète de type 2 à cause des statines, et c'est celui qui a le plus fait pour dénoncer l'inutilité des statines dans la quasi totalité des cas dans lesquels elles sont utilisées. 

Bref, en cas de souci lié à la repiration :

- si vous êtes déjà traité par un anticholestérol, il faut rapidement revoir ce protocole avec votre médecin ;

- si vous avez déjà une ou des maladies respiratoires et qu'on vous propose un traitement anticholestérol, revoyez avec le médecin quels en sont les buts (diminuer le risque d'infarctus, autre), et discutez avec lui des modalités pour atteindre ce but sans passer par ce traitement, pour ne pas aggraver la pathologie. Les approches alimentaires citées dans le premier lien pourront beaucoup vous aider, à la fois pour l'asthme et pour réduire le risque d'iufarctus.