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  • Faire confiance aux chiffres officiels

    Le plus souvent possible : faire confiance aux chiffres officiels. Je ne cite que ces derniers. Car les chiffres bruts parlent d'eux-mêmes. Exemples.

    A ce jour les progrès en prise en charge en réanimation (moins d'intubation, meilleurs timings d'intervention grâce à l'expérience, plus de matériel pour s'isoler des virus en réa, etc.) semblent avoir montré un effet bénéfique bienvenu et peu contestable.

    Pour le reste de l'arsenal thérapeutique ?

    Le Royaume-Uni et Israël ont été à maintes reprises cités comme des exemples à suivre. Youpi. Cela donne quoi ?

    Owid 10 aout 2021 matin

    Sources : le site ourworldindata

     

    Avec de très bons taux de vaccination double-dose la mortalité repart hélas à la hausse. Tout le monde espère que ce soit passager. En attendant une 3ème dose est requise pour une partie de la population en Israël. Il est re-question aussi de re limitations de ci de là dans ces pays.

    On est passé en très peu de mois d'un vaccin efficace à 95 % en double dose et une mortalité quasi vaincue à un vaccin moins efficace et une 3ème dose nécessaire pour les personnes qui en souffrent le plus.

    Bien sûr ces 95 % étaient calculés en efficacité relative. En réduction de risque absolu on était miraculeusement dès le départ autour de 1 % pour les vaccins répandus en France. Tout le monde peut aller vérifier. C'est sur ces bases là que ces produits ont été autorisés.

     

    Mais si la balance bénéfices risques est la bonne pourquoi ne pas continuer ?

    D'ailleurs on l'a assez entendu, les effets indésirables sont minimes.

    Toujours les chiffres officiels :

    https://ansm.sante.fr/actualites/point-de-situation-sur-la-surveillance-des-vaccins-contre-la-covid-19-periode-du-23-07-2021-au-29-07-2021

     

    3ème page : 25 % d'effets indésirables graves. Juste un quart parmi les vaccinés. 1/4 ... Si peu.

    C'est pas comme si la vaccination des jeunes pouvait atteindre le système reproducteur.

    Ah, possiblement pour les femmes avec des troubles menstruels étonnants, bien sûr en âge de tomber enceinte ...

    Ou bien générer des maladies auto immunes. Ah si avec la polyarthrite rhumatoïde ....

    C'est un immense mérite de la part des industriels et des autorités sanitaires associées, de lister consciencieusement ces effets. Les commentaires sont une toute autre histoire. Un peu comme le lien vaccins anti hépatites B et maladies démyélinisantes dont la SEP, largement nié dans les commentaires officiels. Mais clairement écrit dans la partie "effets secondaires" de la notice de ces produits, depuis longtemps.

    Ps : pour aider à visualiser par exemple les notions de risque relatif et réduction de risque absolu, par exemple dans le cadre d'effets secondaires, il y a ça :

    https://www.cholesterol-statine.fr/news/rapport-risque-benefice-nous-prendrait-on-pour-des-breles

     

    Il est très étonnant qu'une majorité d'opposants se focalise sur des produits alternatifs aux résultats a minima très décevants et aux présentations très bricolées.

    Il suffit pourtant de lire les données existantes sur les produits rendus quasi obligatoires pour se poser des questions.

     

  • Asthme : des résultats spectaculaires

    Le mot spectaculaire n'est ici pas de trop. Pour gagner du temps sur la lecture de ce billet, je recopie d'abord sa conclusion :

    A ce jour, malgré le manque d'études cliniques dédiées, tous les éléments disponibles montrent qu'une alimentation de type Seignalet offre à plus de 90 asthmatiques sur 100 une amélioration nette à très nette de leurs symptômes et de leur maladie. On retrouve les mêmes proportions que ce qu'avait annoncé et constaté le Dr Seignalet. Pour les témoignages avec le plus de recul, une à plusieurs décennies permettent de confirmer les effets de cette alimentation sur le long terme. Ce sont des indices extrêmement forts de l'intérêt de cette alimentation pour l'asthme.

    J'écris à nouveau à ce sujet car j'ai vu récemment deux témoignages qui confirment les bienfaits d'une alimentation de type Seignalet pour limiter ou supprimer les crises d'asthme. Je rappelle d'abord le taux de rémission exceptionnel obtenu pour l'asthme, d'après les résultats connus, avec le régime Seignalet (Second chapitre de la page : Alimentations qui marchent), ou quelquefois une alimentation sans gluten. J'extraie les résultats de ce billet : Maladies associées : l'asthme

    Rappel :

    J'avais par exemple compilé des dizaines de témoignages  ici : http://forum.doctissimo.fr/sante/asthme-bronchite/asthme-bpco-alimentation-sujet_149596_1.htm

    Cette compilation de témoignages écrits ou sur internet, en plusieurs langues, est très longue à parcourir, je résume simplement le décompte final :

    "En récapitulant
    Avec un régime soit sans lait ni produits laitiers, riche en légumes et fruits, sans maïs, et sans blé, ou parfois uniquement sans gluten :

    Sur 135 témoignages recensés, en 4 langues (français, anglais, italien, espagnol) surtout sur l'asthme, parfois la maladie de Widal, et quelques messages sur la BPCO

    • 90 = 66 % de témoignages positifs Très nette diminution des crises jusqu'à disparition totale des crises, baisse très nette, ou plus de besoins pendant des mois ou des années, des médicaments usuels (toujours gardés à portée de main au cas où)
    • 41 = 31 % témoignages de réussite partielle (nette diminution des crises, mais des crises persistent).
    • 4 = 3 % témoignages d'échec net dont un avec une personne qui travaille dans une sandwicherie, et qui a pu donc développer l'équivalent de l'asthme du boulanger (poussières de farine qui rentrent dans les poumons et provoquent la crise d'asthme)

    Et pour les réussites, plusieurs témoignages avec de longs reculs (10 ans, 40 ans dans un cas).

    Pour qu'un pneumologue vous conseille ce type d'alimentation, il faudrait qu'il y ait eu une étude clinique avec tirage au sort randomisé, par des pneumologues habilités (tous ne le sont pas). Une étude adaptée d'ampleur suffisante coûterait environ 800000 euros. Il n'existe aucune volonté, ni aucun budget pour financer ça actuellement (Vu il y a quelques années avec des chercheurs ailleurs en Europe, et après interrogation des personne travaillant dans les systèmes de financement en recherche médicale au niveau de la commission européenne).

    Chacun ne peut donc qu'essayer ce type de changement alimentaire pour voir si ça marche.

    Il n'y a rien à perdre. L'alimentation dite Seignalet est par exemple proche du modèle d'alimentation japonaise traditionnelle, pratiquée par des millions de personnes.

    Attention : Si vous êtes atteints de la maladie de Widal, en plus de l'alimentation Seignalet, il faut aussi essayer de supprimer au maximum les sulfites.

     

    Des témoignages plus récents, qui confirmaient cette tendance de mise en rémission de l'asthme, avaient été indiqués ici :

    Asthme et Seignalet

     

    Deux témoignages plus récents, et qui vont dans le même sens, s'ajoutent aux précédents et devraient inciter chaque médecin à étudier vraiment cette question, et chaque asthmatique qui le souhaite à tester cette méthode, tout en informant son médecin.

    Premier témoignage : Sandra, 28 avril 2019, dans les commentaires de ce billet :

    https://www.julienvenesson.fr/comment-un-regime-sans-gluten-ameliore-lasthme-et-les-allergies-respiratoires/

    Vous pourrez lire que le résultat se maintient depuis 6 ans, sans la moindre crise.

     

    Second témoignage : La plus grande partie du témoignage qui suit concerne une réussite spectaculaire du régime Seignalet pour la Polyarthrite rhumatoïde ; l'auteure évoque aussi son fils chez qui l'asthme a été stoppé grâce à cette alimentation.

    https://www.regimehypotoxique.com/

    Regardez également dans les commentaire de ce lien celui du 15 juillet 2016 à 4h20, avec une réelle amélioration malgré une alimentation hypotoxique pas appliquée entièrement, et celui du 29 novembre 2016, avec un délai d'un mois entre le début de cette alimentation et la disparition de l'asthme, et les rechutes quand l'alimentation est reprise comme avant. Ce sont des indices supplémentaires très forts sur la responsabilité des aliments incriminés.

    A ce jour, malgré le manque d'études cliniques dédiées, tous les éléments disponibles montrent qu'une alimentation de type Seignalet offre à plus de 90 asthmatiques sur 100 une amélioration nette à très nette de leurs symptômes et de leur maladie. On retrouve les mêmes proportions que ce qu'avait annoncé et constaté le Dr Seignalet. Pour les témoignages avec le plus de recul, une à plusieurs décennies permettent de confirmer les effets de cette alimentation sur le long terme. Ce sont des indices extrêmement forts de l'intérêt de cette alimentation pour l'asthme.

    Cela rejoint les effets très positifs pour de nombreuses pathologies, dont la BPCO :

    BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ?

     

    Ps : le recensement des témoignages disponibles en plusieurs langues avait demandé de nombreuses heures de travail. Si vous avez apprécié ces informations, à ma connaissance uniques avec ce niveau de synthèse et de détail, n'hésitez pas à en témoigner, et aussi à soutenir la démarche adoptée. C'est ici  (dons au choix de 5 €, 12 € ou 20 €) :

     

  • Anticholestérols : nouvelles horreurs

    N'hésitez pas à diffuser ces infos autour de vous, y compris à vos médecins, qui n'ont pas toujours accès à ces informations, qui sont importantes en terme de santé publique et de santé individuelle.

    Je mets ici en lien des articles, très argumentés, sur les effets secondaires incroyablement "violents" des statines : maladie de charcot pour les patients adultes, et atteintes cardiaques des nourrissons dont les mères ont pris des statines ; un article sur l'inutilité de ces statines pour sauver des vies. Et le quatrième article, à partir du même site, que je vous conseille vivement de lire, qui explique comment fonctionnent les essais cliniques (ceux sur lesquels se basent les autorités de santé pour prescrire les médicaments) et les pièges à éviter à leur lecture.

    Juste un bémol, qui ne change pas grand chose à la conclusion générale. L'auteur de l'article indique qu'il n'a pas les chiffres pour savoir combien exactement de personnes prennent des statines en France, et qu'il doit réaliser un calcul approximatif. Il me semble que son chiffre (environ 11 millions, calculé d'après les derniers chiffres connus et en rajoutant chaque année de nouveaux patients concernés) est peut être surestimé, car une partie de la population qui reçoit des statines est à très fort risque de mortalité, donc chaque année une partie de ces patients consommateurs disparaît. Cela montre surtout que ces chiffres sont disponibles seulement de façon fragmentaire, et que le suivi par les autorités sanitaires n'est pas aussi performant que ce qu'il devrait.

    Comme exemple de difficultés pour le calcul des patients concernés, et pour mémoire, à destination des médecins qui liront ces lignes, les diabétiques de type 2 sont un des très forts contingents de patients statinés. Les essais cliniques spécifiques pour des diabétiques de type 2 avec des statines (4D, Aspen) ou d'autres anticholestérols (Field) ont été des échecs patents. Le seul essai clinique présenté comme un succès (Cards) a été arrêté beaucoup plus tôt que prévu, ce qui est contraire à toute méthodologie scientifique basique, et donc hautement suspect, encore plus pour un médicament pris à vie. En d'autres termes, ces patients, parfois sur-médicamentés, décèdent au moins autant, que ceux qui ne sont pas traités par statine. Il est donc difficile de rajouter les patients sous statine année après année.

    Mais pour chaque patient pris individuellement cela ne change pas grand chose, la prise de statine expose à un risque accru de maladie de Charcot = Sclérose Latérale Amyotrophique. Ne sauve aucun diabétique de type 2. Expose les nourrissons, si leur mère est traitée, à des effets secondaires nets. Entres autres bien sûr (effet diabétogène fort des statines, risques accrus d'insuffisance rénale aigüe, etc. etc. etc.). Pour des médicaments qui ne servent à rien selon les chiffres disponibles.

    PS : je recommande la lecture de l'ensemble du site https://www.cholesterol-statine.fr/

  • BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ?

    La BPCO, dénomination qui englobe celle plus ancienne de bronchite chronique, est une maladie potentiellement grave, et parfois mal diagnostiquée.

    Les relations avec l'alimentation ont été affinées par des études, uniquement dans un cadre préventif.

    Malgré le manque de validation scientifique par études cliniques (avec des groupes de patient tirés au sort nourris différemment), beaucoup de données sont concordantes pour montrer la possibilité d'une alimentation curative de la BPCO, en association avec les mesures plus classiques (arrêt du tabac notamment). Ces données sont très solides (voir les derniers chapitres).

    Par contre, les destructions mécaniques du poumon (emphysème, dilatation des bronches) ne sont pas modifiables via l'alimentation. C'est donc le plus tôt qu'il faut améliorer son alimentation. Même en cas d'emphysème ou de dilatation des bronches, l'approche Seignalet peut éviter que ces phénomènes irréversibles ne s'étendent.

    Quelques éléments de repère en contexte hospitalier sont donnés, notamment en fin d'article, aux soignants qui voudraient accompagner leurs patients dans cette alimentation, quelle que soit la complexité (dénutrition, comorbidités, nutrition entérale). Les patients sont tout à fait en droit de réclamer l'approche décrite ici, sans aucun danger, et qui correspond de fait à des modèles alimentaires largement répandus sur le globe (voir plus loin).

    Définition de la BPCO

    La BPCO (pour les recherches internet : COPD en anglais) est une cause régulière de mortalité : 16000 par an en France en moyenne nous dit l'INSERM.

    La maladie serait liée au tabac dans environ 80% des cas. Cette proportion change selon les sources (66 %, 75 %) mais le tabagisme reste le principal facteur connu jusqu'ici. Les autres causes sont discutées, par exemple l'exposition à des polluants. Des métiers exposés sont considérés à risque pour le développement d'une BPCO.

    Extrait du lien cité : "Les travailleurs du secteur minier sont à risque en cas d’exposition à la silice, de travaux au fond des mines de charbon ou de fer avec inhalation de poussières ou fumées d'oxyde de fer. Les métiers du bâtiment et travaux publics sont concernés en cas de creusement des tunnels, d’asphaltage des routes ou encore en cas d’exposition chronique et/ou à des niveaux excessifs de gaz, de poussières et de vapeurs. Un risque de BPCO est également documenté dans les secteurs de la fonderie et la sidérurgie en cas d’exposition à plusieurs particules minérales (poussières métalliques, charbon, silice), à des gaz ou des fumées (émissions des fours, fumées métalliques, oxyde de soufre ou d’azote). Dans l’industrie textile, ce sont les employés de filature de coton, lin, chanvre ou sisal qui sont exposés. Quant aux métiers agricoles et d’élevage, plusieurs sont concernés par ce risque : ouvriers travaillant dans des silos, dans la production laitière, l’élevage de porcs ou de volailles ou encore en cas d’utilisation de pesticides."

    Néanmoins, l'ensemble de la population concernée par le tabac ou par ces expositions professionnelles ne développe pas une BPCO. D'autres facteurs de risque sont présents. Le billet cité de l'Inserm, cite des infections respiratoires pendant l'enfance, et une composante génétique.

    Même si le reste du billet est consacré à l'importance de l'alimentation pour cette atteinte pulmonaire, il est évident que l'arrêt du tabac, la préservation des poumons par rapport aux sources de pollution, sont à mettre en place dès que possible, que la BPCO soit déclarée ou pas. Le côté décrit comme souvent inexorable de la maladie une fois déclenchée peut être un moteur de décision important pour celles et ceux qui ne réussissent pas encore à stopper le tabac. Tabac qui est à l'origine de bien d'autres complications (cancers, infarctus, aggravation des crises de la maladie de Crohn, etc. ...).

    La recherche liée à la BPCO est comme pour la plupart des pathologies ces dernières années, une recherche passionnante mais souvent en entonnoir. C'est à dire qu'on se focalise sur un aspect très précis de la maladie, par exemple comment lutter contre le développement important des fibrocytes (ce sont des types de cellules). Ce type de recherche a un intérêt fort, si ça fonctionne, ce qu'on ne peut savoir à l'avance, et aussi un effet pervers : le risque de ne plus voir la maladie dans sa globalité. Pourtant une approche générale permet d'obtenir des résultats très intéressants pour les patients.

    Alimentation et BPCO

    Il y a à ce jour, officiellement, des notions distinctes pour l'alimentation liée à la BPCO. Les liens connus le sont avec l'obésité, le risque de dénutrition, et l'alimentation préventive. Des travaux moins connus développent une alimentation réellement curative.

    Obésité et BPCO

    La relation entre ces deux pathologies est souvent discutée. Par exemple dans cet article :

    L'obésité reste un facteur de risques d'une façon générale pour les insuffisances respiratoires, en augmentant le travail cardiaque.

    BPCO et dénutrition

    Un autre chapitre en fin de billet traite de la prise en compte de la dénutrition en cas d'un régime curatif en hôpital.

    Une fois la BPCO déclarée, le risque contre lequel luttent les soignants est souvent celui de la dénutrition. Ce risque est évoqué ici :

    C'est important de connaître cet aspect. Les soignants sont mobilisés à raison pour limiter un amaigrissement trop important, et les risques de carences associées, ce qui est essentiel ; mais ils peuvent être très réticents pour mettre en place des alimentations encore considérées malheureusement comme alternatives (voir plus loin), par peur d'aggraver le risque de dénutrition. Il faut donc accepter des deux côtés qu'un dialogue s'instaure, afin de poursuivre l'alimentation choisie, sans que les soignants aient l'impression d'une mise en danger.

    Ce risque de dénutrition est connu, les soignants y sont sensibilisés, et normalement les diététicien(ne)s impliqué(e)s ; ceci étant, que vous ou un de vos proches soit atteint par une BPCO, ou que vous soyez soignant hospitalier en contexte tendu (manque de personnel, sortie trop rapide des patients, erreurs lors des plateaux repas, etc.) ou encore médecin généraliste, il faut y apporter une attention constante. La BPCO est en outre caractérisée par de nombreuses comorbidités (= maladies associées), qui sont également sensibles pour ces questions de dénutrition.

    Ces risques sont pris en charge par un apport contrôlé en protéines notamment.

    L'alimentation peut aussi être modifiée en fonction des comorbidités retrouvées avec la BPCO : moins de sel s'il y a des oedèmes ou une hypertension, moins de sel et moins de sucre s'il y a une corticothérapie, contrôle des apports en potassium, en phosphore, en protéines, si les reins sont atteints et en fonction des analyses sanguines, ou encore alimentation contrôlée de type "confort" en cas de Reflux Gastro Oesophagiens : notamment moins de, ou plus du tout de, café, thé, chocolat, ou d'alcool, ainsi que plusieurs modifications du mode de vie. Les exemples donnés ici sont illustratifs et incomplets, ces types de préconisations là ne peuvent être donnés que par votre médecin, et votre diététicien, une fois votre pathologie identifiée.

    Note hors sujets : j'invite les personnes concernées par les RGO à se pencher réellement sur les préconisations en termes de modes de vie ou de changements alimentaires. Car les traitements classiques par IPP (Inhibiteurs de la pompe à proton = anti acides), s'ils peuvent être nécessaires parfois, présentent plusieurs effets secondaires néfastes. Ils sont donc à limiter autant que possible. Il existe une abondante littérature sur ce sujet, qu'on peut trouver sur le net.

    BPCO et alimentation préventive

    L'alimentation préventive a fait l'objet d'une publication en 2015, suite au suivi de milliers de personnes, pendant de longues années, aux Etats-Unis :

    Les auteurs de cette étude ont analysé l'alimentation des participants de façon détaillée; selon un outil dénommé " Alternate Healthy Eating Index 2010 (AHEI-2010) ". Ils indiquent que la correspondance à cet outil permet d'améliorer plusieurs pathologies : risques diminués de 16 % de développer une des pathologies majeures : diabètes, cancers, maladies cardio-vasculaires, ou qui procure moins de risques de fractures, etc. 

    Les composants de cette alimentation, traduit ensuite sous forme de score (en fonction de la fréquence et des quantités consommées) sont résumés dans l'article " Briefly, the AHEI-2010 is based on 11 components: six components for which the highest intakes were supposed to be ideal (vegetables, fruit, whole grains, nuts and legumes, long chain omega-3 fats (docosahexaenoic acid and eicosapentaenoic acid), and polyunsaturated fatty acids ), one component for which moderate intake was supposed to be ideal (alcohol), and four components for which avoidance or lowest intake were supposed to be ideal (sugar sweetened drinks and fruit juice, red and processed meat, trans fat, and sodium).

    Traduction : "L'outil AHEI 2010 est basé sur 11 composants : 6 pour lesquels la consommation est considérée idéale - légumes (vegetables en anglais), fruits, grains entiers (c'est à dire complets), noix (oléagineux) et légumineuses (legumes en anglais), omégas 3 à longue chaîne : EPA et DHA, et acides gras polyinsaturés) - un composant pour lequel la consommation modérée est supposée idéale (alcool), et 4 composants pour lesquels la consommation modérée ou l'évitement sont considérées idéals : boissons sucrées, jus de fruit*, viande rouge transformée (= plats préparés), acides gras trans, et sodium (c'est à dire sel)".

    * note du blogueur : un jus de fruit est moins sucré qu'un soda, mais contient l'équivalent d'environ 3 morceaux de sucres pour une briquette par exemple (4 si c'est du jus de raisin). En termes de sucres apportés et de rapidité de passage de sucre dans le sang - l'idéal étant que ce passage soit le plus progressif possible - le mieux reste dans l'ordre de préférence un fruit entier, puis un fruit pressé, puis un jus de fruit du commerce, dont la consommation devrait rester modérée, puis un soda qui devrait rester exceptionnel qu'il soit light ou pas (voir Trop de Sodas = Diabètes).

    Ces données sont relativement classiques et simples. C'est très proche du régime méditerranéen. Mais efficace d'après les chiffres donnés.

    "After control for several potential confounders (table 3), the risk of newly diagnosed COPD was one third lower in participants who ate the healthiest diet according to the AHEI-2010 (highest fifth) compared with those who ate the least healthy diet (lowest fifth): the multivariable hazard ratio was 0.67 (0.53 to 0.85). In both women and men, the healthiest diet was associated with a reduced risk of newly diagnosed COPD. "

    Traduction "Après ajustement de plusieurs facteurs de confusion, le risque de nouveau diagnostic de BPCO est d'un tiers inférieur pour les participants qui ont l'alimentation la plus saine au regard de l'outil AHEI 2010, comparés avec ceux qui ont une alimentation moins saine. Pour les hommes comme pour les femmes, l'alimentation la plus saine était associée avec un risque réduit de nouveau diagnostic de BPCO".

    Les grands principes de l'alimentation méditerranéenne traditionnelle sont  résumés ici :

    Et souvent discutées dans ce blog (indépendament de la BPCO, mais ce sont les mêmes principes), rédigé par un des chercheurs qui a le plus étudié les bienfaits santé de la diète méditerranéenne riche en omégas 3, pauvre en omégas 6, surtout pour les maladies cardiovasculaires (infarctus, avc, ...) :

    En termes préventifs, une alimentation de type méditerranéenne réduit donc considérablement le risque de développer une BPCO, indépendamment de la prise de tabac. L'arrêt du tabac, couplé à l'alimentation méditerranéenne, ne peut donc qu'améliorer ce pronostic. Ces données montrent donc que l'alimentation est importante pour la BPCO. Mais on peut faire encore mieux.

    Alimentation curative pour la BPCO

    Pour qu'une approche, médicamenteuse ou autre, soit validée scientifiquement, il faudrait disposer d'études cliniques avec au moins deux groupes distincts de patients (ceux qui prennent le traitement, ceux qui prennent autre chose). Mais cela coûte très cher, et tous les chercheurs ne disposent pas des budgets nécessaires. Une étude, estimée dans le cas de l'asthme, sur les mêmes bases que celles que je vais décrire pour la BPCO, aboutissait à un coût estimé à 800000 euros.

    Le protocole (pour les spécialistes : trois groupes de patients avec 3 alimentations différentes (mieux que les deux groupes usuels, pour éliminer certains biais, groupes randomisés les plus représentatifs possibles de la population réellement touchée par la BPCO, critères d'exclusion très limités (ce n'est malheureusement pas souvent le cas. Quelle que soit la pathologie, beaucoup d'études cliniques sont basés sur des groupes de gens très sélectionnés, avec un profil à la base plutôt favorable au traitement à tester, ce qui pose des problèmes d'effets secondaires mal connus lors de la mise sur le marché), malades répartis sur plusieurs centres, prise en charge intensive pour l'information des patients sur le type de nourriture à consommer, etc. etc.) peut être le plus séduisant possible, il faut qu'en face il y ait des moyens, et des équipes associées. Malheureusement ce type de recherche interventionnelle alimentaire n'est pas du tout au goût du jour.

    En l'absence de budgets et donc de recherches de ce type, il faut s'informer à partir des autres données existantes.

    Le Dr Seignalet a mis en place, dans les années 90, un modèle alimentaire global, adapté à plusieurs pathologies. Pour résumer, il classait la bronchite chronique (nom utilisé à l'époque), dans les maladies d'élimination. Les parois bronchiques (voir ensuite le paragraphe sur l'asthme, pour lequel c'est la muqueuse pulmonaire qui est concernée) rejettent des substances provenant du sang, ce qui favorise toutes les manifestations de la BPCO. Ces substances sont issues directement, ou indirectement, de l'alimentation. La logique est donc d'intervenir sur cette cause première.

    Il a traité 42 patients. 3 ont été améliorés, pour 39 le succès était jugé complet, avec des reculs de 1 à 8 ans (plus de nécessité de traitements, fin des infections bronchiques à répétition). Pour certains patients, le changement peut être très rapide après l'arrêt de l'alimentation. Un des points importants est que parmi les symptômes améliorés, figurent l'asthénie et la reprise de l'appétit. En résumé, en traitant la cause première, on réussit à réduire ou mettre au silence des symptômes gênants et parfois graves.

    Cette alimentation qui peut sembler privative ou étrange est de fait très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle par exemple, réputée très bonne pour la santé et la longévité en bonne santé. C'est donc l'équivalent d'une alimentation très saine plus ou moins pratiquée (il y a des variations selon les régions et les époques) par des dizaines de millions de personnes. Elle est définie ici :

    En résumé, c'est une alimentation sans aucun produit laitier, sans gluten (ni seigle, ni avoine, ni blé, ni orge, ni triticale, ni épeautre petite ou grande, ni kamut), sans maïs, qui privilégie les cuissons basse température (vapeur douce, mijotages, etc.) ou le cru quand c'est possible.

    Est ce que cela a été confirmé ensuite ? Difficile à dire pour la BPCO, faute d'étude spécifique. Toutefois, le recensement de nombreux témoignages ultérieurs liés à l'asthme, et de quelques uns liés à la BPCO, suggère une efficacité très forte aussi bien sur la muqueuse des alvéoles que sur celle de l'arbre bronchique.

    Pour les patients, et les soignants qui veulent connaître les chiffres précis, et les mécanismes biologiques soupçonnés (en partie différents des mécanismes usuellement décrits), voir :

    Puis une mise à jour, avec des témoignages plus récents :

    Alimentation Seignalet à l'hôpital

    Ce chapitre est valable pour toutes les personnes suivant le régime Seignalet, que ce soit pour la BPCO, pour l'asthme, ou pour bien d'autres pathologies, qui passent à l'hôpital

    Plateaux repas

    Comme dit plus haut, une des préoccupations fréquentes des équipes soignantes est d'éviter la dénutrition. Note : celà peut paraître étonnant parfois pour des personnes obèses, mais il n'y a pas de contradiction. Il peut y avoir une obésité héritée d'évènements de vie antérieurs, qui a du mal à se résorber, et un apport alimentaire insuffisant pour faire face aux besoins de l'organisme.

    Mais il faut bien comprendre que l'alimentation Seignalet, en réduisant une partie des symptômes, permet souvent de retrouver l'appétit. Pour les patients aussi bien que pour les soignants, Il faut être ferme dans les demandes relatives aux repas, et exiger également, au delà des aliments déjà cités à exclure, l'absence totale de beurre et de crème fraîche, trop souvent considérés uniquement comme corps gras, et pas comme des produits laitiers, alors que la présence de protéines de lait y est possible.

    La réaction de ces patients n'est pas de type allergique, c'est vraiment une modification très rapide de la flore intestinale, puis de la muqueuse bronchique, qui est attendue. Ce n'est donc pas parce qu'il n'y a pas de réaction biologique manifeste qu'il faut considérer que le régime n'a aucun effet. Ce sont des résultats à moyen (mais parfois quelques jours) et long terme qui sont attendus.

    Nutrition entérale

    Des comorbidités (= maladies associées) ou des phases d'aggravation de la BPCO peuvent rendre temporairement impossible la prise alimentaire normale. Dans ce cas vous serez mis en nutrition entérale, c'est à dire avec une sonde, le plus souvent par le nez (sonde naso-gastrique), qui vous distribue la nourriture dans l'estomac. Ce sont des poches de produits spécialisés dont la majorité sont sans gluten et sans lactose. C'est déjà un très bon point pour la poursuite du régime Seignalet. Par contre, la plupart de ces produits sont réalisés à base de produits laitiers.

    Il existe toutefois quelques poches à base de protéines de lait hydrolysées, c'est à dire que ces molécules ont été cassées. Ces proches spécifiques sans gluten, sans lactose, avec des protéines de lait hydrolysées sont à ma connaissance ce qui se fait de plus proche du régime Seignalet.  Elles ne sont pas utilisées d'habitude pour une simple dénutrition, mais n'hésitez pas à demander si c'est possible, si vous pratiquez déjà ou commencez le régime Seignalet.

    Dans le cas contraire (résistance des soignants, poches adaptées non disponibles dans votre établissement, ..) prenez ce qui est disponible pour récupérer suffisamment d'énergie, car en général la durée est courte, et passez dès que possible à une alimentation orale de type Seignalet. C'est mieux que rien car déjà sans gluten et sans lactose.

    Plus tôt vous commencerez à supprimer gluten, maïs, produits laitiers, cuissons trop poussées, moins vous risquerez d'être exposés à ces passages désagréables. Il n'y a pas de garantie, mais tous les éléments connus montrent que votre BPCO sera largement améliorée.

    Conclusion pour l'alimentation et la BPCO

    La BPCO est une maladie souvent sournoise, discrète au début, mais qui évolue inexorablement, en détruisant petit à petit les fonctions pulmonaires.

    Le tabac, et certaines pollutions, sont les facteurs principaux de cette maladie qui tue énormément de monde chaque année (environ 16000 en France, dont de plus en plus de femmes). Il faut tout faire pour arrêter le tabac. Mais d'autres facteurs du mode de vie, ignorés jusqu'à assez récemment, sont importants. Surtout l'alimentation.

    L'alimentation de type méditerranéenne a un rôle préventif important, et démontré. C'est à mettre en place a minima et au plus tôt. Mais on peut faire encore mieux.

    L'alimentation Seignalet (très smilaire à l'alimentation japonaise par exemple) a un rôle curatif très probable, vécu par plusieurs patients, même si cela n'a pas pu être démontré par les méthodes scientifiques usuelles, fautes de budget. C'est la même chose pour l'asthme, quoiqu'on dispose de beaucoup plus de témoignages spontanés dans ce cas, qui montrent des résultats (plus de 70 % de réussite, c'est à dire de nette diminution, voire de disparition, du nombre de crises) pour une maladie avec un mécanisme très similaire à celui de la BPCO, hormis pour les tissus touchés : la paroi bronchique pour la BPCO. C'est à essayer le plus tôt possible pour éviter ou limiter les complications (emphysème, ...).

    A titre d'exemple, je mets en lien un témoignage d'une personne qui a éliminé de très nombreux problèmes de santé, dont la BPCO (elle en parle à la fin) grâce à la mise en place de plusieurs méthodes, principalement le régime Seignalet :

    La pratique de cette alimentation est possible y compris lors d'un passage en hôpital, même en cas de nutrition entérale (voir les détails dans le billet).

  • Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

    Résumé

    Mise à jour : Je remonte ce billet. En plus des médicaments cités ici, j'attire votre attention sur les molécules contenant du tramadol. Incontournable pour certains en cas de très fortes douleurs, cette molécule présente des effets indésirables puissants chez plusieurs personnes. Si vous êtes obligé d'en prendre, ne le faites pas seul, notamment au sevrage (progressif si possible) car cela peut présenter les effets secondaires d'un sevrage à une drogue. Je rajoute ces quelques lignes suite à la lecture de cet article, et des commentaires qui vont avec :

    http://docteurdu16.blogspot.com/2010/01/le-tramadol-est-une-molecule.html?showComment=1538175152213#c947580028938825633

    En cas de douleurs fortes, étudiez avec votre médecin toutes les alternatives possibles et efficaces pour éviter cette molcéule, ou pour en diminuer le dosage et la durée de prise. En cas de douleurs supportables, évitez la prise de cette classe de médicaments, les effets secondaires n'en valent pas le coup. Dans tous les cas, n'hésitez pas à passer par les pratiques dites alternatives avec actions possibles sur les degrés de douleur et qui ne vous proposent pas d'autres molécules à avaler : hypnose, ostéopathie, acupuncture, en fonction des thérapeutes présents près de chez vous et de leur réputation.

    Le billet initial est toujours valable, et il commençait ici :

    Des praticiens de santé du Canada ont choisi 14 médicaments à déprescrire si possible chez les personnes âgées, en raison de leurs effets secondaires et/ou de leur inefficacité. Ces médicaments mal et sur-prescrits sont rappelés ici, et commentés pour quelques uns. 

    J'élargis à d'autres molécules qui posent des problèmes similaires, puis à des pistes de solutions (deux médicaments à stopper en priorité pour baisser voire stopper les autres, hygiène de vie, alimentation). Ces solutions sont souvent efficaces pour soulager les pathologies que les médecins ont tenté de traiter avec les molécules dangereuses. 

     

    Constat rapide sur les médicaments

    Ce billet concerne d'abord les personnes âgées sur-médicamentés. Les conclusions, pour des médicaments peu efficaces et avec de nombreux effets secondaires, peuvent être utilisées par les autres patients, pour en discuter avec vos médecins afin de diminuer ou stopper les médicaments les plus inutiles, ou les plus dangereux.

    La surconsommation de médicaments est un fait connu et souvent dénoncé. Avec des effets secondaires dont une mortalité associée (liée à ces causes dites iatrogéniques) non négligeable. Les estimations, difficiles, varient. Elles ont par exemple été données à 140000 hospitalisations et 13000 décès par an en France. Les personnes âgées sont celles qui paient le plus lourd tribu. 

    Concrètement, comment faire, que supprimer, quand soi-même, ou un parent proche, êtes muni d'une longue ordonnance, avec de multiples effets secondaires et un médecin qui vous dit que ce n'est pas possible de faire autrement ?  

    Solution 1 : 14 médicaments à surveiller, diminuer ou stopper chez les personnes âgées

    Plusieurs professionnels de santé du Canada : infirmier(e)s, pharmacien(ne)s, médecins, avaient été interrogés, et ont rendu leur verdict, en 2015, sur les médicaments à supprimer en priorité chez les personnes âgées. Les résultats sont présentés dans cet article : http://journals.plos.org/plosone/article/file?id=10.1371/journal.pone.0122246&type=printable 

    La synthèse des avis des professionnels de santé est donnée dans ce tableau (traduction en français en suivant) :

    15 medicaments a arreter pr personnes agees canada

    Les médicaments dont les professionnels de santé du Canada interrogés se méfient le plus sont dans l'ordre décroissant (les premiers médicaments de la liste sont les plus décriés) : 

    1. Les benzodiazépines : utilisés contre l'anxiété, l'agitation, pour faciliter le sommeil
    2. Les antipsychotiques atypiques, dits de 2nde génération : utilisés contre les psychoses
    3. Les statines : classe d'anticholestérols la plus répandue
    4. Les antidépresseurs tricycliques
    5. Les "Inhibiteurs de la pompe à proton" : des molécules anti acidité gastrique, utilisées en cas d'ulcères, de RGO, de prise régulière d'aspirine, ...
    6. Les anticholinergiques contre les fuites urinaires
    7. Les antipsychotiques typiques, dits de première génération : molécules anciennes pour lutter contre les psychoses
    8. Les inhibiteurs de la cholinestérase : pris pour réduire les symptômes d'Alzheimer
    9. Les opioïdes : anti douleurs
    10. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine : antidépresseurs, contres les troubles anxieux, ...
    11. Les biphosphonates : utilisés pour lutter contre l'ostéoporose, et parfois contre des métastases osseuses
    12. Les anti convulsivants : dits aussi anti épileptiques. La dépakine (célèbre pour provoquer des effets secondaires chez les foetus) fait partie de cette classe de médicaments.
    13. Les béta bloquants : utilisés surtout pour lutter contre plusieurs maladies du coeur, et contre l'hypertension
    14. Les anti-plaquettaires : utilisés contre le risque de formation de caillots

    N'hésitez pas une seconde à demander à votre médecin si vous ou vous proches pouvez diminuer les dosages de ces médicaments, ou les stopper. Plusieurs professionnels de santé pensent que ces molécules sont loin d'être toujours nécessaires. Et avec beaucoup trop d'effets secondaires.

    Il est trop long de passer en revue ici chacune de ces molécules, mais quelques enseignements généraux peuvent être déduits de l'article. J'effectue ensuite un  récapitulatif sur le diabète de type 2, qui est un des critères importants lié à cette liste, puisqu'au moins deux types de médicaments cités ici, et un autre non cité dans cette liste, augmentent le risque d'augmenter le diabète de type 2. 

    Pistes de discussions avec votre médecin

    Trois des quatre premiers médicaments concernent la santé mentale. L'autre est la classe de médicaments anticholestérol la plus répandue, la statine (il y a en fait plusieurs sortes de statines, qui se ressemblent beaucoup).

    Les statines sont connues pour être, entres autres, à l'origine de troubles cognitifs divers.

    Il est probable que l'arrêt de cet anticholestérol diminue une partie des troubles cognitifs, qui nécessitent eux mêmes des médicaments, on le voit mal tolérés. Cela ne signifie pas que tous les troubles cognitifs soient liés à la prise d'anticholestérols, mais simplement qu'ils peuvent les aggraver ou en déclencher. 

    Avec un moteur de recherche et les mots clé "effets cognitifs statines", on obtient de nombreux résultats, par exemple : http://www.notretemps.com/sante/dietetique/statines-liste-effets-secondaires-agrandit,i5060. Ce qui est intéressant ici, ce sont les commentaires, plusieurs font état d'effets indésirables divers. Certains renvoient vers les écrits du Dr de Lorgeril, que je cite régulièrement. Je conseille le lien suivant, sur les effets cognitifs des statines : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/alerte-confirmation-de-la-neurotoxicite-des-medicaments-anticholesterol. Et celui-ci sur un effet secondaire encore plus connu, la douleur : https://aimsib.org/2017/03/22/statines-et-douleurs-musculaires-qui-desinforme-qui/

    PS : des médecins pourraient avoir été informés de l'absence, supposée, des effets cognitifs avec les nouveaux anti cholestérols injectables, en cours de développement. Ce n'est malheureusement pas crédible du tout. Voir à ce sujet le chapitre en fin de billet. 

    Bref, a minima pour les personnes âgées, rien que la suppression des statines pourrait largement diminuer la prise de médicaments anti dépresseurs, anti-alzheimer, et anti douleurs. Les mêmes causes produisant les mêmes effets - peut être moins rapides chez des personnes plus jeunes - la même prudence doit être nécessaire a priori pour les autres patients, quelque soit leur âge. 

    La suppression des statines pourrait aider à la diminution ou à la suppression des benzodiazépines, médicaments les plus cités en vue d'une déprescription par le panel de praticiens interrogés au Canada. Elles (les benzodiazépines) sont suspectées depuis longtemps d'augmenter les symptômes de type Alzheimer, tout comme les statines. J'avais écrit un billet à ce sujet : Somnifères dangereux et diabétes. Ce qui est dit dans ce lien au sujet des diabétiques type 1 et 2 peut s'appliquer aussi aux non diabétiques.

    La suppression de deux classes de médicaments : statines et benzodiazépines, pourrait considérablement améliorer la qualité de vie des patients âgés, et faciliter l'arrêt de plusieurs autres médicaments, dont plusieurs parmi les 12 autres problématiques selon les professionnels. 

    La lecture de l'article cité montre aussi que les progrès entre plusieurs générations de médicaments, par exemple les antipsychotiques de 1ère, puis de 2nde génération, ne sont pas évidents, puisque ces deux classes de médicaments font partie des plus décriées par les professionnels de santé pour les personnes âgées.

    Cela incite à se montrer prudent envers toute nouveauté présentée comme miraculeuse. Le "miracle médicamenteux" peut arriver, mais ne résiste pas toujours à une analyse des faits après quelques années d'utilisation. 

    Cas du diabète de type 2 (DT2)

    Quels sont les médicaments qui peuvent provoquer du diabète de type 2, maladie qui peut se caractériser une fois qu'elle est installée, par des complications diverses (yeux, reins, pieds, ...). Les médecins ont souvent tendance à surtraiter les patients atteints de DT2. 

    - les statines : Statines = diabètes. Les chiffres d'augmentation du DT2 sous statines augmentent régulièrement. Une raison de plus de se méfier de ces médicaments. D'autant qu'une fois qu'une personne est diabétique de type 2, les statines ne l'aident en rien, voire aggravent la situation : Résumé d'études cliniques

    - les inhibiteurs de la pompe à proton (IPP) augmenteraient aussi ce risque. Je viens de découvrir ce lien possible entre IPP et diabète de type 2 (source : Medscape). Je n'ai pas trouvé ailleurs mention de cet effet diabétogène ; les autres effets secondaires suffisent pour être très prudents vis à vis des IPP. Ces médicaments étaient déjà connus, entres autres, pour augmenter le risque de fractures osseuses, d'infections intestinales, de malabsorption de divers nutriments. La prescription d'IPP est parfois due à la prescription au long cours d'aspirine. Voir par exemple sur ce sujet les écrits du Dr de Lorgeril pour se passer, quand c'est possible, d'aspirine à long terme, et donc des IPP liés (Source : Prévenir l'infarctus et l'accident vasculaire cérébral). Dans ces cas, les anti-plaquettaires peuvent être préférables à l'aspirine. 

    - hors liste des 14 médicaments à déprescrire en priorité, les anti-arthrosiques pourraient également augmenter le risque de devenir DT2 (source : Medscape). A ce sujet, voir les pistes de solutions proposées dans le chapitre qui suit. 

    Solution 2 : Modalités d'hygiène de vie pour diminuer ou stopper les médicaments incriminés

    Aucun produit miracle, dit naturel ou médicamenteux n'est proposé dans ce chapitre. Des actions très concrètes en termes d'hygiène de vie et d'alimentation peuvent aider, avec la déprescription de molécules dangereuses par le médecin, à améliorer les états qui ont entraîné la prise de médicaments. 

    Fragilité osseuse, réelle ou supposée, (d'où prescription de biphosphonates, qui font partie de la liste des 14 médicaments les plus décriés) : voir les solutions préconisées dans ce billet : Fragilité osseuse, causes et solutions et dans celui-ci, dans le chapitre spécifique à l'ostéoporose : Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie.

    Arthrose : le régime de type Seignalet, dit hypotoxique, fonctionne très bien pour stopper l'évolution d'une arthrose en cours. Voir par exemple les témoignages publiés ici : https://jacquelinelagace.net/tag/arthrose/. ou le témoignage du 17 octobre 2015 ici : https://www.regimehypotoxique.com/divers/temoignage/

    Pour les symptômes de type Alzheimer, voir les pistes d'amélioration nettes présentées dans ce billet, en plus de l'arrêt des benzodiazépines et des statines : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

    Nouveautés miraculeuses ? Le cas des anticholestérols injectables

    Si vous êtes médecin, je vous invite avant de lire ce bref chapitre, à parcourir la littérature spécialisée à laquelle vous avez facilement accès. A titre d'exemple, Medscape, et les différents journaux médicaux. Vous verrez que parmi les cholestérols injectables, tous n'ont pas été arrêtés, et des bénéfices médicaux sont déduits par les auteurs de ces articles.

    Une analyse plus fouillée montre toutefois que les effets positifs relèvent plus de l'espoir que de la réalité médicale : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/jupiter/exultate-jubilate-fourier-est-un-flop. Si par manque de temps vous ne pouvez lire ce lien passionnant, le résumé est : plus de décès dans le groupe traité que dans le groupe témoin. Il est intéressant de lire, malgré ça, les commentaires positifs dans des revues ou des sites dédiés aux médecins, prescripteurs potentiels. 

    Cela se rajoute aux travaux qui montrent que plus on baisse le LDL plus la mortalité ... augmente (lien en anglais).: http://bmjopen.bmj.com/content/6/6/e010401. C'est un argument de poids pour se méfier des traitements, ou régimes, anti cholestérols en général, dont les statines en particulier. 

  • Autorisations de traitement et coûts dédiés

    La recherche sur les médicaments

    L'autorisation de mise sur le marché des médicaments paraît être un processus complexe.

    Néanmoins des critères sont prioritaires. Le dit médicament est censé avoir montré une balance bénéfices-risques favorable pour la population cible.

    La façon la plus scientifique d'y parvenir est de formuler une hypothèse initiale très claire, de type : Est ce que ce traitement pris à telle dose pendant tant de temps permet de diminuer de tant de X % la mortalité de cette maladie ? Tels marqueurs de la maladie ? Soit l'hypothèse est validée, soit elle est rejetée.

    Dans tous les cas de nouvelles études, qui par exemple prendront une autre population cible (moins ou plus âgée, avec d'autres comorbidités, etc.), ou une posologie un peu différente, sont nécessaires. Sauf si le rejet vient d'une balance bénéfices-risques défavorables, là tout doit être arrêté au plus tôt.

    La méthode la plus appropriée et la plus efficace pour chercher la réponse est l'étude clinique en double-aveugle (personne parmi les soignants et les patients ne sait qui prend le traitement ou le placebo) avec les populations choisies par tirage au sort randomisé : les deux groupes, traité ou pas, sont devenus très comparables et les principales différences d'évolution de la maladie ont ici le plus de chances d'être liées au médicament et pas à une autre cause.*

    Soit l'hypothèse est respectée et c'est encourageant pour poursuivre les démarches d'autorisation de ce médicament, soit elle ne l'est pas. A noter que la mortalité, que chacun veut reculer le plus possible pour des maladies graves, est un critère "sûr". Par contre les marqueurs intermédiaires : telle concentration sanguine, tel comportement, tel taux d'anticorps, telles lésions associées à la maladie, etc., ne sont que des marqueurs intermédiaires, des indices qui ne sont pas forcément corrélés à l'état clinique du patient.

    Par exemple telle personne qui aura vu tel paramètre sanguin diminué comme souhaité pourra décéder tout de même. Cela est arrivé et arrive hélas encore pour plusieurs secteurs de recherche dans lesquelles les chercheurs se sont focalisés sur tel détail plutôt que sur la personne entière. Vous pouvez chercher sur ce site ou bien d'autres par exemple les péripéties des recherches sur le traitement du cholestérol par exemple, qu'il soit LdL ou HdL.

    C'est le cadre général. Toutefois un autre facteur très étonnant modifie les résultats de ces études cliniques. Selon qui effectue la recherche, le résultat n'est pas du tout le même.

    L'influence de la recherche par l'industrie

    L'extrait qui suit a été écrit pour des anti-cancéreux : https://twitter.com/VPrasadMDMPH/status/1461849689435762691

    C'est cité et traduit là : https://twitter.com/MartinFierro769/status/1462043289679503366

    Cela dit quoi ? Que quand ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui effectuent ces recherches cliniques, le rapport coût-efficacité* est 40 fois supérieur à la même recherche effectuée par d'autres organismes.

    *Pour les plus motivés, le rapport coût-efficacité est défini ici par exemple : https://www.chu-nantes.fr/medias/fichier/fiche-eme-numero-2-v2_1410442192325-pdf

    C'est donc simple : les études menées directement par les laboratoires pharmaceutiques sont plus que sujettes à caution. Au passage le cas des traitements anti-cancéreux aussi bien que la généralisation des dépistages systématiques fait d'énormes débats, j'invite chaque personne concernée à se renseigner plus avant sur ces sujets là, que je connais moins que d'autres. Cf. par exemple les deux derniers liens donnés en fin de billet.

    D'autres facteurs modifient considérablement la validité des études cliniques, mais je suis obligé de simplifier pour rendre ce texte digeste.

    Enfin pour que les critères de décision soient clairs pour tous, les différences entre groupe traités et placebo devraient être fournie en valeur absolue et peu en valeur relative. On peut facilement passer d'un traitement efficace à environ 90 % en valeur relative au même traitement efficace à environ 1 % en valeur absolue. Les deux chiffres sont exacts. Mais le chiffre en valeur absolue prend en compte la réussite du traitement au regard de l'ensemble des personnes incluses dans l'essai clinique. C'est ce qui ressemble le plus à l'effet dans la vie réelle. Le chiffre en valeur relative ne devrait être utilisé qu'avec parcimonie, il ne concerne qu'un sous-groupe des personnes traitées. C'est pourtant celui qui est le plus cité dans les médias, y compris scientifiques, en général, ce qui est peu scientifique. Cf. le lien en fin de billet, très parlant.

    Autorisez-vous même un médicament

    Vous avez suivi jusqu'ici ? Je propose une étude de cas dans un tout autre domaine que les anti-cancéreux.

    Imaginons plusieurs traitements à visée préventive effectués dans l'urgence. Toute ressemblance avec des traitements existants serait liée au hasard, si cela se trouve !

    Mettez vous svp dans la peau d'une personne qui doit autoriser ou non la mise sur le marché d'un traitement, ici préventif.  Le contexte ? Une pression dingue, tout le monde veut des certitudes tout de suite, vous subissez une pression hallucinante, vous voulez sauver des vies. Arriverez-vous à y voir clair ? A chaque thème, vérifiez si les critères d'acceptabilité sont respectés.

     

    Les études initiales sont notées en "observer-blinded" et pas en "double-blinded" : est-ce ok ? Non car c'est un indice que le double-aveugle n'a pas été respecté dès le départ.

     

    Des résultats intermédiaires sont publiés rapidement, est-ce ok ?

    Non car cela signifie que l'étude a été désaveuglée rapidement. Tous les résultats qui suivent ne peuvent être acceptés en l'état.

     

    Des comparaisons ultérieures sont faites entre populations hospitalisées qui ont reçu ce traitement préventif ou non. Est-ce ok ?

    Il y a peu de chances car quels que soient les chiffres, même a priori les plus convaincants en faveur du traitement (ce serait pareil si ces chiffres étaient en défaveur du traitement), ces comparaisons sont effectuées sur des populations qui n'ont pas été tirées au sort. Donc des critères socio-économiques, sanitaires ou bien d'autres ont pu présider à ce que certains soient plus traités que d'autres et/ou en meilleure santé globale. On ne peut pas du tout savoir de façon certaine si la différence de décès ou de complications est liée au traitement ou alors aux différences initiales, sanitaires ou socio-économiques. C'est d'ailleurs pour éviter ces biais que l'étude en double-aveugle avec tirage au sort randomisé a été créée.

     

    Les résultats bruts de l'étude (c'est à dire toutes les données liées aux patients du groupe placebo et du groupe traité) n'ont pas été fournis aux autorités chargées de donner l'autorisation de traitement, est-ce ok ?

    Il y a peu de chances car comme le montrent les liens internet ci-dessus, les rédacteurs de l'industrie pharmaceutique ont une tendance poussée à sur-interpréter les résultats. Une autorisation dans ce contexte est faite quelque peu à l'aveugle, pour des structures prêtes à engranger parfois des sommes faramineuses.

     

    Les données de mortalité d'un traitement chargé de sauver des vies sont soit inexistantes soit très légères et peu exploitables, est-ce ok ?

    Non car on ne peut être sûr de rien quand à l'efficacité de ce traitement. Les autres critères sont des critères secondaires, plus subjectifs, donc plus sujets à caution.

     

    Les demandes d'autorisation de mise sur le marché citent les variations de taux d'anticorps, est-ce un critère fiable ? Non. De fait les anticorps sont produits par des cellules à longue mémoire. Le sang peut ne plus contenir d'anticorps du tout, mais ces cellules (les lymphocytes B) ont mémorisé l'agresseur. En cas de nouvelle arrivée de l'agresseur, les anticorps seront produits très rapidement. La mesure des anticorps ne peut donc qu'être indicative, non déterminante. De plus les anticorps ne sont qu'un des très nombreux composants du système immunitaire, aux effets variables selon les personnes, la quantité et la qualité d'anticorps générés, les anticorps neutralisants, facilitateurs ou autres.

     

    Conclusion

    L'accumulation de ces étapes pendant et post-études cliniques devrait en toute logique conduire à refuser l'autorisation de ces traitements, sans même évoquer les méthodes de détermination et de comptage des effets secondaires.

    Tous ces critères sont pourtant présents, de façon aussi caricaturale que ça, pour les études récentes d'un traitement préventif très diffusé. Chacun peut vérifier ces données dans les différentes publications scientifiques dédiées.

    Cela ne veut pas dire que le traitement en question soit inefficace. Seulement que les critères employés, aussi spectaculaires soient-ils, ne permettent pas du tout de déterminer si le traitement est efficace et sert à quoi que ce soit.

    Aucun traitement ne devrait être autorisé sur ces bases, hormis dans des cas d'urgence spécifiques, pour des pathologies beaucoup plus lourdes, hors de sujet ici.

     

    Quelques sites et blogs pour y voir plus clair, dans l'ordre de priorité. Sélectionnez surtout les articles relatifs aux essais cliniques. Ils ont tous le mérite de simuler la réflexion de façon sourcée et argumentée.

    https://michel.delorgeril.info/ : le must. Grosso modo ses prévisions sanitaires se sont la plupart du temps vérifiées, ce qui est rassurant pour un médecin - chercheur.

    https://www.cholesterol-statine.fr/ Pour les billets récents aussi bien que pour les excellents billets d'explication, par exemple celui-ci : https://www.cholesterol-statine.fr/pourcentages-relatifs-absolus

    https://medcritic.fr/

    http://docteurdu16.blogspot.com/ qui est lui étonnamment en faveur d'un traitement préventif récent très célèbre, malgré ses réserves, mais avec une approche critique argumentée.

     

    Et le site sur lequel vous êtes, par exemple :

    Les IPP aggravent la Covid-19

    Résumé d'études cliniques

     

    * Note : cette méthodologie "double-aveugle" ne peut pas être appliquée pour les modifications de mode de vie, objet principal de la majorité des billets de ce site, mais le tirage au sort randomisé reste incontournable pour avoir un groupe traité et l'autre pas.

  • Lymphomes non hodgkiniens, polluants, aliments non bio

    Les lymphomes non hodgkiniens sont régulièrement cités parmi les maladies induites par des polluants.

     

    Lymphomes et polluants

     

    J'évoquais déjà ici, dans le paragraphe sur les lymphomes, plusieurs polluants ainsi que des médicaments impliqués ou soupçonnés :

    Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

    C'est à lire pour réaliser à quel point les causes environnementales jouent un rôle majeur pour le lymphome non - hodgkinien ainsi que pour plusieurs autres pathologies*.

     

    Alimentation bio = moins de lymphomes non hodgkiniens et de cancers du sein

     

    Je découvre cet article de mars 2021, très argumenté, sur les liens entre alimentation non bio et lymphomes non hodgkiniens. C'est écrit par une médecin qui donne beaucoup de références.

    https://medcritic.fr/medecine-de-precision-vs-controle-des-facteurs-de-risque/

    Elle indique, études à l'appui, "dans le détail des cancers, et après ajustement pour un grand nombre de facteurs confondants (activité physique, tabagisme, histoire familiale de cancer, IMC…) la réduction ne reste statistiquement significative que pour les cancers du sein en post ménopause et pour les lymphomes"

     

    En fonction de ces données; consommer de préférence des aliments d'origine biologique et éviter au maximum les sources de pollution, dont certaines sont connues, devrait limiter la survenue de ces cancers là.

    Ce sont des cancers soit fréquents soit en augmentation.

     

    Il n'est pas dit si le passage à une nourriture bio peut aider à la mise en rémission d'un lymphome non hodgkinien. Cela serait difficile à vérifier.

    Mais a minima cela devrait permettre de ne pas l'aggraver pour les personnes atteintes.

     

    Je rappelle également les liens pollutions / cancers du sein déjà évoqués par exemple ici : Cancer du sein

     

    Le lymphome non hodgkinien est une pathologie pour laquelle les facteurs environnementaux sont prépondérants. Alimentation, polluants et maladies iatrogéniques (voir dans le premier lien les maladies qui semblent favorisées par les anti-cholestérol) jouent des rôles primordiaux dans les lymphomes non-hodgkiniens ainsi que pour les cancers du sein.

    Il n'existe pas de solution miracle mais limiter ces facteurs devrait déjà permettre d'atténuer la gravité de ces maladies.

    Parmi ces facteurs, choisir une alimentation bio n'est pas abordable pour tout le monde. Il existe des pistes pour consommer en limitant ces surcoûts.

     

    Consommer bio à moindre coût

    Pour avoir un peu travaillé dans une usine de fabrication d'aliments - non bio - pour le bétail, j'avais pu constater des :

    antibiotiques multiples en grandes quantités ; tourteaux de soja hyper-traités provenant d'Amérique du Sud, peut-être OGM et aussi larges contributeurs à la déforestation, à la mortalité amérindienne, et aux immenses incendies d'Amazonie et du Pantanal au Brésil ; graines concassées de maïs local hyper-traité aussi et très gourmand en eau en été, quand il y a très peu d'eau ; graisses animales surcuites pour éviter les microbes après une cuisson de mémoire à 300 ° C  - mais pour quelle qualité ?, etc.

    C'était il y a des années, mais je doute qu'il y ait eu d'énormes progrès. J'ai préféré consommer alors le plus possible viandes et oeufs produits en agriculture biologique, locale. Si vous choisissez au moins partiellement cette voie vous pourrez éviter une grande partie de ces aberrations sanitaires, humaines, écologiques, éthiques. Et également d'avaler d'étranges mélanges d'antibiotiques.

    Consommez aussi les produits laitiers en version bio si vous en prenez.

    ps : les produits laitiers sont supprimés dans un des modèles alimentaires que je cite souvent sur ce blog en raison des succès obtenus pour une centaine de pathologies : l'alimentation Seignalet.

     

    Il existe également dans plusieurs magasins bio des formats de panier déjà préparés et moins onéreux qu'avec les légumes pris séparément, ainsi que parfois des formules traiteur bon marché. Cela permet de ne pas payer beaucoup plus cher que des produits classiques.

    Dans le petit magasin bio à côté de mon lieu de travail des salades composées à 3,90 € du rayon traiteur tiennent la route et suffisent souvent pour un repas. Elles sont régulièrement compatibles avec l'alimentation Seignalet.

    Le bio n'est pas toujours facile d'un point de vue économique mais c'est donc de plus en plus abordable, il y a des solutions, et je le répète, prendre le plus souvent possible les aliments d'origine animale en version bio limite déjà beaucoup l'absorption de polluants.

    Lire la suite

  • Myélite transverse : quelles causes ?

    Myélite transverse

    J'ai fait quelques recherches sur cette maladie rare après avoir discuté avec une personne atteinte, qui avait des années auparavant été vaccinée contre l'hépatite B.

     

    C'est une maladie résumée par exemple ici https://www.chu-lyon.fr/fr/myelite-transverse ou là : https://fr.wikipedia.org/wiki/My%C3%A9lite_transverse

    On lit que c'est une maladie rare avec un à 5 cas par million de personnes dans la population, soit en moyenne : 2,5 personnes / million = 1 cas de myélite transverse pour 400 000 personnes.

    Plusieurs causes possibles sont citées dans les liens précédents, notamment des infections et des vaccinations. Parmi les vaccinations, lesquelles sont concernées ?

     

    Myélite transverses suite à un vaccin

    La vaccination anti-hépatite B est une cause possible voire probable de cette maladie selon les publications suivantes :

     

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/2962488/ ; cet article indique 4 cas de Myélite transverse survenus sur 850 000 vaccinées.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12806509/ ; cet article cite un enfant de 3 ans atteint par une Myélite transverse après une vaccination anti-hépatite B et une infection respiratoire.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11027094/ ; une enfant de 15 ans atteinte de Myélite transverse après une vaccination anti hépatite B.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10442059/ ; une fille de 16 ans atteinte de Myélite transverse après la vaccination anti-hépatite B.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8301068/ ; l'article n'est pas accessible aux non professionnels mais le titre est parlant : Myélite transverse survenue après vaccination contre l'hépatite B.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7793384/ ; autre cas de Myélite transverse suivant une vaccination anti hépatite B.

    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19880568/ ; traduction d'un extrait : " Nous avons divulgué 37 cas rapportés de myélite transverse associés à différents vaccins, y compris ceux contre le virus de l'hépatite B, la rougeole-oreillons-rubéole, la diphtérie-tétanos-coqueluche et autres, administrés à des nourrissons, des enfants et des adultes. Dans la plupart de ces cas signalés, l'association temporelle se situait entre plusieurs jours et 3 mois, bien qu'une période plus longue pouvant aller jusqu'à plusieurs années ait également été suggérée."

     

    Le Dr Marc Girard commente également un cas de Myélite transverse survenue chez une adolescente 2 mois après le vaccin anti hépatite B.

    L'article du Dr Girard : https://www.rolandsimion.org/markers-of-autoimmunity-after-hepatitis-b-vaccination/ et la publication à laquelle il se réfère : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15297069/

    Le Dr Girard détaille ici (le premier des deux liens) les mécanismes par lesquels la responsabilité du vaccin a été écartée en prétextant l'existence au préalable d'une autre maladie auto-immune très rare, peut-être inventée pour cette fillette. C'est effarant. C'est accessible avec des outils de type google traduction pour les personnes les moins à l'aise avec l'anglais.

    Dans cet autre lien : https://www.rolandsimion.org/hepatitis-b-multiple-sclerosis/, le Dr Girard reprend sa réponse détaillée à une publication relative à une publication sur le sujet de la responsabilité du vaccin hépatite B sur la sclérose en plaque. La Myélite transverse est citée également. C'est en anglais, à lire pour toute personne intéressée ou qui souhaiterait voir reconnue la responsabilité de cette vaccination dans sa pathologie.

     

    Je remercie ici vivement "Dreamer" et "Encephalix" qui m'ont fourni la majorité de ces liens. Ce sont deux personnes très rapides et efficaces dans la recherche et le décryptage de publications scientifiques et des commentateurs réguliers du site https://michel.delorgeril.info/ 

     

    On a donc une maladie très rare qui peut être déclenchée par des infections mais aussi par des vaccinations sensées prévenir des infections. Le vaccin contre l'hépatite B semble être le plus impliqué, d'autres le sont aussi.

    "Dreamer" m'indiquait que de fait cette possibilité est prise en compte par les fabricants de vaccins :

    "la myélite transverse est un effet indésirable listé dans les notices américaines d’engerix et recombivax. C’est une des portes d’entrée de la SEP, il y a des case reports publiés mais aucune étude sérieuse n’a jamais été faite. J’ai découvert au cours de mes recherches que les myélites en tous genres étaient déjà listées sur les notices des premières générations de vaccins "plasma derived" avant même l’introduction des recombinants. C’est un effet indésirable également listé sur les notices du ROR et du gardasil en Amérique du nord."

    En d'autres termes, au moins 5 vaccins ou types de vaccins différents ont été ou sont susceptibles de déclencher une Myélite transverse.

    Cet effet secondaire est assez fréquent pour que les notices le signalent, mais resterait relativement rare.

    Toutefois, ce sont les vaccins anti hépatite B qui ont été accusés à plusieurs reprises de favoriser une autre maladie du système nerveux, la Sclérose en plaques, ce qui a entraîné on l'a vu plus haut des querelles d'experts, les donénes pendanht toutefois pour la responsabilité de cette vaccination. Mais si on cumule deux liens rares de ce vaccin avec des maladies, la Myélite transverse et la Sclérose en plaques, cela commence à faire deux signaux forts en faveur d'une responsabilité de cette vaccination - responsabilité d'ailleurs reconnue par les fabricants de vaccins - pour les maladies du système nerveux.

    Je conseille vivement sur l'ensemble de ces sujets l'ouvrage le plus précis à ce sujet à mon sens  : "Michel de Lorgeril, les vaccins du nourrisson, livre 4, Coqueluche, Hépatite B, vaccins hexavalents".  Pour la sclérose en plaques notamment, les références données sont très complètes et permettent de comprendre quels sont les liens réels entre vaccination et sclérose en plaques en fonction des publications parues à ce sujet.

     

    Autres causes pour la myélite transverse ?

    Les causes mentionnées sur Wikipedia sont:

    • une infection ou un vaccin (les symptômes suivent une infection ou un vaccin dans 60 % des cas) ;
    • une infection directe de la moelle ;
    • des causes auto-immunitaires et inflammatoires systémiques : neurolupus & lupus érythémateux disséminé  (diagnostic reposant alors sur l'IRM, la présence d'antiphospholipides, fréquente), sarcoïdose, syndrome de Sjörgen ;
    • maladie démyélinisante acquise :sclérose en plaques, neuromyélite optique avec une atteinte longitudinale fréquemment extensive, directement associée à la présence d'un auto-anticorps sérique IgG-NMO (antiaquaporines).

     

    Je rappelle que parmi toutes ces pathologies, causes possibles de myélites transverses, plusieurs semblent avoir des co-facteurs environnementaux majeurs :

     

    Causes environnementales du Lupus Erythémateux Disséminé

    L'alimentation dite Seignalet permettait selon cet auteur d'obtenir 16 quasi rémissions sur 20 personnes l'ayant adopté et des effets favorables  plus limités chez quatre autres personnes. Bien sûr ce type d'étude n'est pas le standard de la recherche clinique, il n'y a par exemple pas de randomisation ni de groupe témoin. Par contre les succès répétés pour cette pathologie (ou d'autres pathologies auto-immunes avec des poins communs (cf. sclérodermie ci-dessous) ainsi que le recul en décennies permet de confirmer la validité de cette approche basée sur des modifications alimentaires. Par ailleurs le lupus érythmateux disséminé est parfois classé dans les connectivites, comme les sclérodermies, qui sont régulièrement liées à des facteurs environnementaux : Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments ; Sclérodermie en coup de sabre chez un enfant : témoignage

    Si des mécènes, riches et patients, passaient par là pour financer de telles recherches, ils seraient vraiment les bienvenus pour permettre de lancer des études sur les liens environnement (au sens large, y compris alimentation, polluants, vaccins) - maladies auto-immunes. C'est un champs de recherche hélas complètement délaissé. En attendant les indices et les témoignages sont concordants, en nombre et en recul parfois de deux décennies, pour souligner le rôle fréquent de  facteurs environnementaux - l'alimentation au premier plan - dans plusieurs de ces pathologies.

     

    Causes environnementales de la sarcoïdose

    Le Dr Seignalet mentionnait la silice comme cause probable, quand respirée sous forme de poussières ou autres produits contenant de la silice. Il conseillait donc aux personnes de s'éloigner le plus possibles des sources de pollution. Cette cause est depuis reconnue par la médecine du travail.

     

    Causes environnementales du syndrome de Sjrogen =  syndrome sec

    C'est une maladie auto-immune qui touche surtout les grandes salivaires, ce qui peut assécher la production de salive, ou lacrymales. L'alimentation Seignalet obtenait dans ce cas, pour 86 patients (toutes formes comprises : celles dites primitives = sans autres maladies associées et celles dites secondaires = syndrome apparu dans le cadre d'une autre maladie auto-immune ) : 26 succès francs (très nette amélioration à disparition des symptômes) ; 48 succès partiels (améliorations modérées mais visibles) ; 12 échecs. Le résultat est moins bon que dans la majorité des autres états auto-immuns en raison certainement de la fibrose, non récupérable, qu'entraîne à terme cette maladie pour les tissus de ces glandes. L'alimentation fait effet pour les cellules non encore détruites par la fibrose, elle est dans l'idéal à mettre en place au plus tôt.

     

    Causes environnementales de la sclérose en plaques

    J'avais cité ici déjà la Sclérose en plaques, en citant une rémission de ... 20 ans grâce surtout à l'alimentation Seignalet : https://www.revolutions-scientifiques-et-diabetes.com/blog/spa-spondylarthrite-ankylosante-sep-et-seignalet.html.  On voit par ailleurs dans ce billet et dans les liens donnés la responsabilité fréquente du vaccin contre l'hépatite B. Même dans ce cas de figure les changements alimentaires indiqués par le Dr Seignalet semblent fonctionner, même si cela paraît contre-intuitif. C'est donc à essayer également pour des SEP induites par des vaccins.

     

    Causes environnementales du neurolupus

    Je n'ai aucune donnée en ce sens pour cette pathologie. Par contre la publication mentionnée et commentée plus haut par le Dr Girard indique qu'à au moins une reprise cette pathologie, le neurolupus, a pu être "inventée" chez une patient afin d'écarter la responsabilité du vaccin contre l'hépatite B.

     

    Causes environnementales de la neuromyélite optique

    Le Dr de Lorgeril signale et commente ici :  https://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/vaccins-et-maladie-auto-immune-tres-mauvaise-nouvelle/ l'augmentation des poussées de cette neuromyélite optique suite à la vaccination : https://www.medpagetoday.com/meetingcoverage/ectrims/68811

    Ces liens ne citent pas la Myélite transverse, par contre ils indiquent une aggravation de cette maladie, elle-même cause possible de Myélite transverse, liée à des vaccinations. Je n'ai pas trouvé le détail des vaccinations concernées.

     

    Que faire en cas de Myélite transverse ?

     

    Pour aller mieux

    En termes curatifs : suivre les traitements proposés par le corps médical semble être incontournable. Le but est surtout de diminuer l'inflammation et de permettre à terme de récupérer de la latitude de mouvement et si possible la sensibilité quand elle a disparu pour certaines zones du corps.

    Comment aider son corps à aller encore mieux en plus de ces traitements et séances de kiné ?

    A ma connaissance l'alimentation Seignalet n'a jamais été testée pour une Myélite transverse, on ne peut  pas savoir si cela jouera un rôle. Toutefois plusieurs affections auto-immunes plus ou moins proches en ont bénéficié, y compris des scléroses en plaques et des maladies fréquemment associées comme celles citées ci-dessus. N'hésitez pas à essayer cette alimentation, le jeu en vaut la chandelle.

    A noter aussi de façon plus indirecte : des traitements lourds de maladies auto-immunes peuvent réduire la capacité du corps à se défendre contre les agresseurs. C'est ce qui est arrivé à cette personne qui a eu une myélite virale liée à ses traitements contre des maladies auto-immunes : https://jacquelinelagace.net/2013/11/19/temoignage-dannie-en-reponse-a-sylvie-arthriter-rhumatoide-et-maladie-de-crohn/

    L'alimentation Seignalet permet, toutes les fois où elle permet des rémissionsde maladies auto-immunes, de diminuer la prise de ces médications et tous les risques associés, dont celui de Myélite virale.

    L'alimentation Seignalet est par exemple définie ici dans le 2nd chapitre : Alimentations qui marchent

    Si cela peut paraître étonnant ou difficile à mettre en place au début, plusieurs astuces facilitent ces changements alimentaires : Astuces culinaires

    Pour mémoire l'alimentation Seignalet vise d'abord à baisser la réaction immunitaire et en conséquence à diminuer l'inflammation qui s'en suit.

     

    Pour que les causes avérées de la Myélite transverse soient reconnues

    Même des années après après une vaccination anti hépatite B, ou une autre vaccination et en cas de survenue d'une myélite transverse, n'hésitez pas à demander à ce que ce lien soit retenu. Aujourd'hui je ne sais pas quel est le meilleur parcours (association de patients, votre médecin, un des médecins cité en référence, avocat spécialisé ou combinaison de ces approches) pour aller vers cette reconnaissance.

    Le combat pour cette reconnaissance pourrait être difficile à mener et nécessiter du temps et de l'énergie. Toutefois les éléments sont là : des vaccins, notamment contre l'hépatite B, ont entraîné plusieurs maladies portant atteinte au système nerveux, dont la myélite transverse, à une fréquence élevée si on l'associe aux autres maladies déclenchées sur le systèe nerveux, comme la sclérose en plaques. Les liens donnés plus haut ansi que l'ouvrage du Dr de Lorgeril permettent de disposer d'éléments significatifs en ce sens.

     

     

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