Fruits et légumes d'aujourd'hui

Un article de la revue terraeco récapitule les différences de composition des aliments entre 1950 et nos jours.

C'est en Amérique du nord, ce n'est pas forcément tranposable à 100 % chez nous, mais la baisse de qualité nutritionnelle est impressionnante. On doit ne pas en être loin pour certains fruits et légumes, ou pour la viande, les oeufs, selon les modes d'élevage. Le lien vers l'article est donné plus bas.

En nutrition, deux grandes approches se cotoient :

- la macronutrition, c'est à dire la composition de nos repas quotidiens, et leurs rôles parfois déclencheurs, ou salvateurs, pour plusieurs pathologies. C'est l'approche dominante que je mets en avant sur les interactions aliments / santé dans ce site. Tout m'a montré jusqu'ici que c'est l'approche la plus importante. Pour les quantités ingérées, mais surtout par la qualité de ce qu'on ingère.

- la micronutrition : c'est l'approche "compléments alimentaires". Parfois médicale : vitamine B9 en complément pour la grossesse, vitamine D (favorisez la vitamine D3) pour les enfants et les adultes en déficit, etc, et le plus souvent personnelle : après une lecture, des conseils d'amis, des conseils en magasins diététique ou bio, en pharmacie. 

Cette micronutrition est régulièrement décriée, y compris par beaucoup de médecins, avec l'idée que si "on mange de tout et équilibré, on ne manquera de rien". L'article cité contredit cette affirmation.

Avant de continuer, si à la suite de constats de carences, à la suite de lectures, à la suite de la lecture de ce site, vous décidez de vous complémenter, n'oubliez pas les éléments importants suivants :

  1. - Fer, cuivre et manganèse ont un rôle potentiel oxydant très élevé. Prendre des produits qui les contiennent peut faire plus de mal que de bien. Les carences en fer sont parfois complexes à gérer, préférez l'approche alimentaire (viande rouge, boudin, orties, légumes verts en général, ...), et si vos analyses nécessitent vraiment des compléments, prenez toujours le fer à distance des autres compléments. evitez les mélanges fer + vitamines par exemple ;
  2. - ces produits sont relativement chers, donc comparez bien, prenez le temps, tout ce qui est disponible sur le marché, ce que ça apporte en réalité, la provenance des produits utilisés, etc. Par exemple rapportez le prix total au mg de vitamine, de tel ou tel minéral, pour un mois ;
  3. - les produits surdosés peuvent être adaptés dans certains cas, mais il n'y a pas de vrai recul comme il y en a par exemple sur les médicaments (recul qui est souvent insuffisant d'ailleurs). Donc renseignez vous bien avant de vous lancer dans des mégadoses. L'idéal serait une complémentation à dose physiologique, c'est à dire à doses limitées et apportées quotidiennement. Ce qui est différent des normes, qui sont parfois plus arbitraires ;
  4. - la vitamine A peut être en surdosage, mais ses précurseurs, non, ou moins. Ne prenez pas forcément des gélules avec de la vitamine A, mais avec des précurseurs de la vit. A (Béta carotène, ...) ;
  5. - les vendeurs en magasins classique, les vendeurs en magasins bio, les pharmaciens, les naturopathes n'ont pas forcément les mêmes formations, les mêmes priorités. Leurs connaissances ne sont pas forcément actualisées, et ils vendent, ou conseillent, en général des produits très chers par rapport à la quatité réellement disponible. Ils subissent tous plus ou moins des effets de mode pour tel ou tel produit. Leur avis peut être très intéressant, mais à ne pas toujours prendre au pied de la lettre
  6. les vitamines sont d'autant plus efficaces, même à faibles doses, qu'elles fonctionnent en synergie entres elles, et avec des produits naturellement compris dans les aliments, tels que polyphénols, etc. Donc légumes et fruits frais sont une condition pour que les compléments jouent vraiment leur rôle.

Quelques marques tirent leur épingle du jeu pour respecter un ou plusieurs de ces critères. Je n'ai aucun intérêt, de près ou de loin, dans l'un ou l'autre des produits que je cite. Vous en trouverez peut être ailleurs de plus performants, ceux-ci sont une très bonne base.

Dans la sphère francophone : nutergia, bioptimum (les produits sont assez ciblés, il vaut mieux avoir un diagnostic préalable des manques à combler), nupower, m3 micronutrition, avec une préférence pour les deux derniers en raison des prix, de la qualité de la composition. Mais ceci n'est qu'indicatif, cherchez, renseignez vous avant d'en prendre éventuellement.

Pour les omégas 3 (l'idéal est un bon ration omégas 3 / omégas 6), l'idéal est d'équilibrer les apports avec les légumes verts, dont la mâche, le pourpier, ... pour les omégas 3 végétaux ; et les poissons (surtout les petits poissons, les gros, sont plus souvent contaminés par des métaux lourds), les escargots sauvages pour les omégas 3 animaux.

Si vous constatez que votre alimentation des derniers mois, des dernières années, ne vous a pas apporté suffisamment d'omégas 3, car trop déséquilibrée (pas ou peu de poissons, huiles tournesol, pépins de raison, soja, maïs, etc, trop riches en omégas 6), pour les compléments voir par exemple le produit "mixalpha", qui a l'avantage de proposer des omégas 3 végétaux (A.L.A) et animaux, le corps puise ensuite vraiment selon les besoins. Ou la gamme Isodis, assez réputée. Le but est de compléter une carence éventuelle, par exemple 1 à 3 mois de compléments, pas de le prendre à vie. Et de surtout privilégier les huiles d'Olive, et parfois de Colza (bon équilibre omégas 6 et 3), de première pression à froid. 

Une autre série de composants est régulièrement utilisée comme compléments alimentaires : les acides aminés. Acides aminés soufrés, autres, sont souvent proposés. Le cadre d'utilisation le plus large correspond au monde du sport, par exemple le sport en salle de fitness. j'ai très peu d'expérience sur le sujet, je rappelle juste deux types de précautions, il peut y en avoir d'autres :

- les poudres de protéines sont souvent plébiscitées pour leurs vertus recontructrices de muscles par exemple. Mais elles peuvent être très riches en molécules de maillard, en fonction des procédés de préaparation et de cuisson ; molécules qui sont délétères pour les vaisseaux sanguins. A manier avec précaution donc, pour ne pas user la tuyauterie trop vite ;

- l'arginine pourrait avoir un rôle favorisant pour les porteurs d'Herpès. Donc regardez bien la composition de vos poudres, barres protéinés, etc si vous êtes concernés par l'herpès.

Si vous voulez aller plus loin dans ce domaine, je vous conseille les écrits du Dr Jean Paul Curtay, par exemple "nutrithérapie". Le livre le plus complet à ma connaissance en français sur ce domaine, juste un peu daté parfois selon les chapitres, et qui met beaucoup en avant la micronutrition par rapport à la macronutrition. Mais incontournable pour avoir de bonnes bases. 

Ce site étant centré sur les diabètes 1 et 2 ; pour les diabétiques qui hésiteraient à prendre des compléments, une approche globale est préférable, avec en premier lieu la normalisation de la glycémie bien sûr, l'adaptation de l'aimentation, par exemple des cuissons. Les compléments ne feront pas de miracles mais pourront être la cerise sur le gâteau, comme déjà décrit (lien ci-dessous). Par contre, les compélments protéinés sont à prendre avec des pincettes, notamment en raison du risque de présence de molécules de maillard en grandes quantités.

Lutte contre les complications dont les neuropathies

L'article de terraeco :

http://www.terraeco.net/Pourquoi-une-pomme-des-annees-1950,58246

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