OGM

O.G.M. et santé ?

Suite aux révélations récentes (1er semestre 2019) de la presse sur le lobbyisme hyper intensif envers des politiques, journalistes, etc. lié aux désherbants avec du glyphosate, je mets à jour et republie un billet sur les OGM écrit il y a plusieurs années, car ces herbicides sont souvent liés aux cultures OGM.

Pourquoi citer les OGM ?

Les OGM sont présentés, et discutés, en majorité pour les raisons suivantes : 

  • résolution de problématiques alimentaires
  • apports en termes de santé
  • augmentation de la productivité des cultures agricoles
  • risques environnementaux
  • risques santé

Champs de soja en amazonie 940x705

La production intensive de maïs pour le bétail en France s'accompagne de besoins accrus en protéines végétales, le plus souvent amenées par le Soja, ce qui nécessite des déboisements conséquents en Amérique du sud, et entres autres conséquences la disparition de cultures humaines pluri-millénaires, voire de peuples entiers, selon les peuples amérindiens concernés

 

Dans ce billet, je développe des arguments essentiels à mes yeux ou aux yeux de chercheurs / médecins, mais que l'on n'entend pas souvent dans le débat public sur les OGM. 

La fiabilité de l'information, grand public ou pour les spécialistes, n'est pas toujours assurée pour les OGM. Voir par exemple cet article du monde: http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/08/aux-etats-unis-guerre-d-influence-sur-les-ogm_4749054_3244.html.

L'article montre les luttes d'influence puissantes, de la part des pro OGM surtout, mais aussi des anti OGM, luttes qui noient les données scientifiques disponibles dans un bruit de fond peu compréhensible.

J'essaie dans ce billet de me rapprocher des faits les plus significatifs, bien que les données manquent cruellement. Et de risques sanitaires qui sont peu abordés ailleurs.

Intérêt réel des OGM

En milieu confiné, les OGM ont, par exemple, permis la production de nouvelles variétés d'insuline pour les diabétiques, au comportement plus proche de l'insuline humaine que les insulines qui existaient auparavant. Et qui permettent donc pour les diabétiques une régulation plus souple de la glycémie, en évitant ou limitant les complications liées aux pics d'hyperglycémie, ou aux hyperglycémies chroniques, ainsi qu'aux cétoses dues au manque d'insuline, et les à coups liés aux malaises hypoglycémiques.

Les bactéries OGM ont donc permis, en milieu très contrôlé, fermé, sans risque de contamination à l'extérieur, de produire une nouvelle version d'une hormone humaine dont manque une certaine proportion de la population.

Insuline ogm

Production d'insuline avec l'aide d'OGM

Apparté rapide : les causes alimentaires de plusieurs maladies auto-immunes sont probables. Prenons l'exemple du diabète de type 1 cité ci-dessus. C'est un exemple d'action thérapeutique avec une fenêtre de temps (empêcher la destruction totale des cellules de Langherans) très très brève, mais possible lors des premiers symptômes et/ou des toutes premières valeurs anormales de glycémie.

Les médecins n'ont pas pris la mesure de ces possibilités, révolutionnaires dans l'histoire de la médecine. En stoppant l'apport de plusieurs aliments, Urgences dès le diagnostic, surtout ceux avec du gluten : blé et autres céréales la destruction de cellules productrices d'insuline a pu être ralentie voire stoppée. La contribution des céréales à gluten aux maladies auto-immunes, comme le diabète de type 1, est peut être favorisée par l'hyper-sélection des variétés de céréales tout au long de l'histoire agricole, et encore plus depuis les années 1950 date à laquelle le pétrole abondant (= machines agricoles et production massive d'engrais) a démultiplié ce phénomène. Exactement la même évolution que produisent les OGM alimentaires - une sélection de nouvelles variétés, avec de nouvelles protéines - mais de façon très nettement accélérée dans ce dernier cas. J'invite tous les médecins, surtout endocrinologues et diabétologues, ou encore les chercheurs qui travaillent dans le domaine de l'alimentation, à se pencher sur ces mécanismes. Les maladies concernées sont quasiment toutes les maladies auto immunes, et d'autres types de maladies. Voir par exemple les maladies citées dans ces billets, et leurs évolutions après des changements alimentaires : Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; SPA : Spondylarthrite ankylosante, SEP et Seignalet ; Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ; Maladie de Basedow Graves et Seignalet

Intérêt supposé des OGM

En milieu ouvert, les intérêts potentiels, tels que présentés, seraient nombreux. Résistance à la sécheresse, productivité améliorée, source de vitamines, etc.

Ceci dit, la plupart (autour de 90 % du soja aux Etats Unis) des productions sont liées à des espèces alimentaires ou textiles. Les OGM plein champ sont majoritairement dédiés à des augmentations de production. 

  • Production alimentaire : Maïs, Soja
  • Production textile : Coton

Risques liés à ces cultures

En termes de santé, trois grandes familles de risques santé sont présents.

Le surplus et le déséquilibre alimentaire

Une majorité de céréales, ou de légumineuses comme le soja, est cultivée pour la nourriture du bétail. Hors nourriture OGM, le bétail tend depuis des années à absorber beaucoup trop d'omégas 6, à cause d'une alimentation trop intensive en maïs. Les Dr Servan-Schreiber, ou de Lorgeril, ont beaucoup écrit sur ces questions, dans leurs ouvrages respectifs. Cet impact sanitaire ne peut qu'être accru par les cultures OGM, quand les surplus de productivité sont atteints.

Ces omégas 6, indispensables, sont fortement suspectés d'être pro-inflammatoires, et cancérigènes, tout en étant compétiteurs des omégas 3 quand ils sont en excès.

La logique veut que cette proportion d'omégas 6 augmente dans la viande du bétail nourri aux grains, au détriment des omégas 3. Au détriment, à long terme, de la santé des consommateurs. Ce n'est pas un effet immédiat, ni spectaculaire, mais un surplus d'omégas 6 s'accompagne d'un déficit en omégas 3 (phénomène de compétition dans l'organisme entre ces deux substances), ce qui est mauvais pour la santé cardio-vasculaire : risques accrus de crises cardiaques (augmentation du risque de thrombose, diminution de la résistance du myocarde en cas d'ischémie, et lors d'une crise cardiaque, risque de mortalité plus élevé - cf. par exemple les publications scientifiques et les livres du dr de Lorgeril). Le Dr Servan-Schreiber avait de son côté largement vulgarisé le rôle des excès d'omégas 6 dans la favorisation des cancers, et de l'évolution des cancers.

C'est un risque diffus, difficile à quantifier, et qui passe inaperçu, Pourtant, à l'échelle des populations, la consommation de viandes trop riches en omégas 6 augmente les risques de déficit en omégas 3. Le bon ratio omégas 6/omégas 3 est une des caractéristiques de l'alimentation méditerranéenne, protectrice en terme de santé et de longévité : Alimentations qui marchent

L'utilisation forcée de pesticides

Quand des plantes cultivées résistent à un pesticide spécifique, les besoins en ce pesticide sont moins élevés dans un premier temps. Ce qui peut être bénéfique au début, il y a moins de pollutions des sols, des eaux, de l'air, par ce pesticide. Mais comme pour tout pesticide, il y a un phénomène de sélections des espèces concurrentes ou parasites les plus résistantes. Et les quantités nécessaires remontent, ou remonteront. C'est une des données de base de l'agriculture. 

Dans les deux cas de figure :

- les plantes modifiées génétiquement pour résister à un herbicide : le glyphosate.

- les plantes modifiées génétiquement pour produire un insecticide : le Bt.

le risque est le même. C'est à dire une augmentation de la résistance des espèces visées, et donc la nécessité d'accroître les traitements, avec des produits de plus en plus forts. Ce risque est largement débattu en général, dans les médias généraux ou spécialisés, je n'en parle pas plus ici. Depuis la première rédaction de ce billet, la condamnation par des tribunaux américains de producteurs de produits avec ces molécules, semble confirmer des liens entre l'utilisation de ces produits et des maladies graves, au moins pour les personnes utilisatrices massives de ces produits. Aucune donnée ne va dans ce sens à ce jour pour les consommateurs des produits agricoles concernés. Ceci écrit, un tel effet serait difficile à isoler et à caractériser.

La non adaptation de notre système digestif aux protéines OGM

C'est l'impact le plus important à mon sens, a priori pour tous les OGM. Méconnu, bien qu'existant déjà pour plusieurs céréales non OGM, c'est le plus significatif pour le risque santé d'après tout ce que j'ai pu lire ou entendre lors de conférences sur les OGM.

C'est la base, pour les céréales classiques, non OGM, des travaux du Dr Seignalet. Cet effet, avéré par l'intermédiaire de témoignages très nombreux (dont le mien Mon parcours), n'est à ce jour pas reconnu par la communauté médicale.

En résumé, une sélection massive est opérée depuis les débuts de l'agriculture, et accélérée depuis les années 1950, avec des moyens mécaniques décuplés. Cette sélection a entraîné, dans les céréales, l'apparition en grandes quantités de protéines pour lesquelles nos systèmes enzymatiques (intestin, foie surtout), et nos mucines (intestin grêle) ne sont pas adaptées. Ces protéines ont pour certaines un pouvoir antigénique (des petits morceaux de ces protéines = peptides de quelques acides aminés, (une séquence entre 10 et 20 acides aminés peut suffire à enclencher une réponse immunitaire), passés dans le sang, peuvent jouer le rôle d'antigènes, et générer une réaction immunitaire forte) soit direct, soit indirect, en favorisant la présence de bactéries pathogènes dans l'intestin.

Pourquoi cette non reconnaissance scientifique, malgré l'ampleur considérable de personnes qui tentent cette alimentation, le plus souvent avec succès ?

  • notamment faute d'étude clinique avec groupes randomisés. Ce genre d'étude coûte très cher, pour une durée longue, et les financeurs ne sont pas prêts pour adouber ces approches, sans aucun retour sur investissement possible. Les scientifiques ont tendance à ne prêter foi qu'à ces approches très standardisées. Ce qui est logique, quand elles sont bien conduites, mais pervers, quand seuls certains pans de recherche sont financés, et d'autres totalement laissés de côté.
  • Et aussi faute de reconnaissance directe en cabinet médical. Le nombre de médecins qui ont vu des patients entrer en rémission, ou plus simplement qui ont constaté les évolutions favorables des analyses biologiques et de l'état clinique des patients, grâce à un régime alimentaire, accompagné ou non de traitement selon les cas, est élevé. Le nombre de médecins qui l'ont reconnu, malgré des données détaillées, et parfois un contraste saisissant entre l'avant / l'après régime, est très très faible. 

Dans ces conditions, comment un effet supplémentaire de l'alimentation sur la santé - celui des OGM - pourrait être détecté ? Dans la situation actuelle, on ne peut accorder aucun crédit à ce type de suivi.

Solutions de remplacement

Les solutions, ou pistes de solutions, pour améliorer la productivité sans passer par les OGM sont de plusieurs ordres :

- demander en tant que client de façon systématique de la viande de bétail en majorité nourri à l'herbe, ce qui limite les surfaces nécessaires en maïs et en soja. Le plus souvent le renseignement n'est pas connu, mais le boucher peut se renseigner pour vous, et il reste en France de larges régions où l'on peut trouver directement les producteurs. Seule une demande systématique conduira les producteurs, et les vendeurs, à renseigner sur le type de nourriture du bétail. Avec à la clé un besoin moindre en import d'OGM (Soja, Maïs, ...), ou en production locale d'OGM (Maïs surtout). L'élevage en agriculture biologique semble être à ce jour le mode d'élevage le plus souvent en accord avec ces principes.

- pour l'amélioration des productions alimentaires : de fait, les OGM ont été très largement mis en avant comme solutions miracles, avec pourtant des méthodes simplistes, et des risques sanitaires pour lesquels on ne dispose pas d'outils de mesure efficaces. D'autres méthodes sont possibles, et correspondent d'ailleurs à un savoir-faire empirique qui s'est un peu perdu, et que les agriculteurs peuvent retrouver de façon encore plus efficace : http://www7.inra.fr/lecourrier/assets/C44Pointereau.pdf ; http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/b119.html ; l'agroécologie, entres autres exemples : http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-onu-agro-ecologie-rapporteur-alimentation-12110.php4. J'ai laissé ici ces données un peu anciennes pour montrer que les solutions possibles pour limiter ou annuler les besoins en OGM sont disponibles depuis de nombreuses années.

- A titre personnel, consommer beaucoup moins de prats préparés et beaucoup moins de céréales. Soit en les diminuant, par exemple dans le cadre d'un régime méditerranéen modernisé, soit en présence d'une des 100 pathologies dépendantes de l'alimentation, stopper ces céréales : maïs, blé, avoine, seigle, etc. Alimentations qui marchent

- A titre professionnel pour les agriculteurs qui le peuvent, en regardant du côté de tous les efforts faits pour promouvoir une filière de plantes locales riches en protéines, et sans OGM. Les solutions existent (voir plus haut).

O.G.M. et santé ?

Suite aux révélations récentes (1er semestre 2019) de la presse sur le lobbyisme hyper intensif envers des politiques, journalistes, etc. lié aux désherbants avec du glyphosate, je mets à jour et republie un billet sur les OGM écrit il y a plusieurs années, car ces herbicides sont souvent liés aux cultures OGM.

Pourquoi citer les OGM ?

Les OGM sont connus, et discutés,en majorité pour les raisons suivantes : 

  • résolution de problématiques alimentaires
  • apports en termes de santé
  • augmentation de la productivité des cultures agricoles
  • risques environnementaux
  • risques santé

Champs de soja en amazonie 940x705

La production intensive de maïs pour le bétail en France s'accompagne de besoins accrus en protéines végétales, le plus souvent amenées par le Soja, ce qui nécessite des déboisements conséquents en Amérique du sud, et entres autres conséquences la disparition de cultures pluri-millénaires, selon les peuples amérindiens concernés

 

Cela nous concerne tous. Dans ce billet, je développe des arguments essentiels à mes yeux ou aux yeux de chercheurs / médecins, mais que l'on n'entend pas souvent dans le débat public sur les OGM. 

La fiabilité de l'information, grand public ou pour les spécialistes, n'est pas toujours assurée pour les OGM. Voir par exemple cet article du monde: http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/09/08/aux-etats-unis-guerre-d-influence-sur-les-ogm_4749054_3244.html.

L'article montre les luttes d'influence puissantes, de la part des pro OGM surtout, mais aussi des anti OGM, luttes qui noient les données scientifiques disponibles dans un bruit de fond peu compréhensible.

J'essaie dans ce billet de me rapprocher des faits les plus significatifs, bien que les données manquent cruellement. Et de risques sanitaires qui sont peu abordés ailleurs.

Intérêt réel des OGM

En milieu confiné, les OGM ont, par exemple, permis la production de nouvelles variétés d'insuline pour les diabétiques, au comportement plus proche de l'insuline humaine que les insulines qui existaient auparavant. Et qui permettent donc pour les diabétiques une régulation plus souple de la glycémie, en évitant ou limitant les complications liées aux pics d'hyperglycémie, ou aux hyperglycémies chroniques, ainsi qu'aux cétoses dues au manque d'insuline, et les à coups liés aux malaises hypoglycémiques.

Les bactéries OGM ont donc permis, en milieu très contrôlé, fermé, sans risque de contamination à l'extérieur, de produire une nouvelle version d'une hormone humaine dont manque une certaine proportion de la population.

Insuline ogm

Production d'insuline avec l'aide d'OGM

Apparté rapide : les causes alimentaires de plusieurs maladies auto-immunes sont probables. Prenons l'exemple du diabète de type 1. C'est un exemple avec une fenêtre de temps thérapeutique (empêcher la destruction totale des cellules de Langherans) très très brève, mais possible lors des premiers symptômes et/ou des toutes premières valeurs anormales de glycémie. Les médecins n'ont pas pris la mesure de ces possibilités, révolutionnaires dans l'histoire de la médecine. En stoppant l'apport de plusieurs aliments, surtout ceux avec du gluten : Urgences dès le diagnostic, Blé et autres céréales dont la contribution aux maladies auto-immunes comme diabète de type 1 est peut être favorisée par l'hyper-sélection des variétés tout au long de l'histoire agricole, et encore plus depuis les années 1950 date à laquelle le pétrole abondant (= machines agricoles et production massive d'engrais) a démultiplié ce phénomène d'hyper-sélection de plantes plus adaptées à ces nouveaux systèmes. Exactement la même évolution que produisent les OGM alimentaires - une sélection de nouvelles variétés, avec de nouvelles protéines - mais de façon très nettement accélérée dans ce dernier cas. J'invite tous les médecins, surtout endocrinologues et diabétologues, ou encore les chercheurs qui travaillent dans le domaine de l'alimentation, à se pencher sur ce mécanisme. Les maladies concernées sont ... quasiment toutes les maladies auto immunes, et d'autres types de maladies. Voir par exemple les maladies citées dans ces billets, et les évolutions après les changements alimentaires : Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; SPA : Spondylarthrite ankylosante, SEP et Seignalet ; Sclérodermies : rôles majeurs de polluants et d'aliments ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique

Intérêt supposé des OGM

En milieu ouvert, les intérêts potentiels, tels que présentés, seraient nombreux. Résistance à la sécheresse, productivité améliorée, source de vitamines, etc.

Ceci dit, la plupart (autour de 90 % du soja aux Etats Unis) des productions sont liées à des espèces alimentaires ou textiles. Les OGM plein champ sont majoritairement dédiés à des augmentations de production. 

  • Production alimentaire : Maïs, Soja
  • Production textile : Coton

Risques liés à ces cultures

En termes de santé, trois grandes familles de risques santé sont présents.

Le surplus et le déséquilibre alimentaire

Une majorité de céréales, ou de légumineuses comme le soja, est cultivée pour la nourriture du bétail. Hors nourriture OGM, le bétail tend depuis des années à absorber beaucoup trop d'omégas 6, à cause d'une alimentation trop intensive en maïs. Les Dr Servan-Schreiber, ou de Lorgeril, ont beaucoup écrit sur ces questions, dans leurs ouvrages respectifs. Cet impact sanitaire ne peut qu'être accru par les cultures OGM, quand les surplus de productivité sont atteints.

Ces omégas 6, indispensables, sont fortement suspectés d'être pro-inflammatoires, et cancérigènes, tout en étant compétiteurs des omégas 3 quand ils sont en excès.

La logique veut que cette proportion d'omégas 6 augmente dans la viande du bétail nourri aux grains, au détriment des omégas 3. Au détriment, à long terme, de la santé des consommateurs. Ce n'est pas un effet immédiat, ni spectaculaire, mais un surplus d'omégas 6 s'accompagne d'un déficit en omégas 3 (phénomène de compétition dans l'organisme entre ces deux substances), ce qui est mauvais pour la santé cardio-vasculaire : risques accrus de crises cardiaques (augmentation du risque de thrombose, diminution de la résistance du myocarde en cas d'ischémie, et lors d'une crise cardiaque, risque de mortalité plus élevé - cf. par exemple les publications scientifiques et les livres du dr de Lorgeril). Le Dr Servan-Schreiber avait de son côté largement vulgarisé le rôle des excès d'omégas 6 dans la favorisation des cancers, et de l'évolution des cancers.

C'est un risque diffus, difficile à quantifier, et qui passe inaperçu, Pourtant, à l'échelle des populations, la consommation de viandes trop riches en omégas 6 augmente les risques de déficit en omégas 3. Le bon ratio omégas 6/omégas 3 est une des caractéristiques de l'alimentation méditerranéenne, protectrice en terme de santé et de longévité : Alimentations qui marchent

L'utilisation forcée de pesticides

Quand des plantes cultivées résistent à un pesticide spécifique, les besoins en ce pesticide sont moins élevés dans un premier temps. Ce qui peut être bénéfique au début, il y a moins de pollutions des sols, des eaux, de l'air, par ce pesticide. Mais comme pour tout pesticide, il y a un phénomène de sélections des espèces concurrentes ou parasites les plus résistantes. Et les quantités nécessaires remontent, ou remonteront. C'est une des données de base de l'agriculture. 

Dans les deux cas de figure :

- les plantes modifiées génétiquement pour résister à un herbicide : le glyphosate.

- les plantes modifiées génétiquement pour produire un insecticide : le Bt.

le risque est le même. C'est à dire une augmentation de la résistance des espèces visées, et donc la nécessité d'accroître les traitements, avec des produits de plus en plus forts. Ce risque est largement débattu en général, dans les médias généraux ou spécialisés, je n'en parle pas plus ici. Depuis la première rédaction de ce billet, la condamnation par des tribunaux américains de producteurs de produits avec ces molécules, semble confirmer des liens entre l'utilisation de ces produits et des maladies graves, au moins pour les personnes utilisatrices massives de ces produits. Aucune donnée ne va dans ce sens à ce jour pour les consommateurs des produits agricoles concernés. Ceci écrit, un tel effet serait très difficile à isoler et à caractériser.

La non adaptation de notre système digestif aux protéines OGM

C'est l'impact le plus important à mon sens, a priori pour tous les OGM. Méconnu, bien qu'existant déjà pour plusieurs céréales non OGM, c'est le plus significatif pour le risque santé d'après tout ce que j'ai pu lire ou entendre lors de conférences sur les OGM.

C'est la base, pour les céréales classiques, non OGM, des travaux du Dr Seignalet. Cet effet, avéré par l'intermédiaire de témoignages très nombreux (dont le mien Mon parcours), n'est à ce jour pas reconnu par la communauté médicale.

En résumé, une sélection massive est opérée depuis les débuts de l'agriculture, et accélérée depuis les années 1950, avec des moyens mécaniques décuplés. Cette sélection a entraîné, dans les céréales, l'apparition en grandes quantités de protéines pour lesquelles nos systèmes enzymatiques (intestin, foie surtout), et nos mucines (intestin grêle) ne sont pas adaptées. Ces protéines ont pour certaines un pouvoir antigénique (des petits morceaux de ces protéines = peptides de quelques acides aminés, (une séquence entre 10 et 20 acides aminés peut suffire à enclencher une réponse immunitaire), passés dans le sang, peuvent jouer le rôle d'antigènes, et générer une réaction immunitaire forte) soit direct, soit indirect, en favorisant la présence de bactéries pathogènes dans l'intestin.

Pourquoi cette non reconnaissance scientifique, malgré l'ampleur considérable de personnes qui tentent cette alimentation, le plus souvent avec succès ?

  • notamment faute d'étude clinique avec groupes randomisés. Ce genre d'étude coûte très cher, pour une durée longue, et les financeurs ne sont pas prêts pour adouber ces approches, sans aucun retour sur investissement possible. Les scientifiques ont tendance à ne prêter foi qu'à ces approches très standardisées. Ce qui est logique, quand elles sont bien conduites, mais pervers, quand seuls certains pans de recherche sont financés, et d'autres totalement laissés de côté.
  • Et aussi faute de reconnaissance directe en cabinet médical. Le nombre de médecins qui ont vu des patients entrer en rémission, ou plus simplement qui ont constaté les évolutions favorables des analyses biologiques et de l'état clinique des patients, grâce à un régime alimentaire, accompagné ou non de traitement selon les cas, est élevé. Le nombre de médecins qui l'ont reconnu, malgré des données détaillées, et parfois un contraste saisissant entre l'avant / l'après régime, est très très faible. 

Dans ces conditions, comment un effet supplémentaire de l'alimentation sur la santé - celui des OGM - pourrait être détecté ? Dans la situation actuelle, on ne peut accorder aucun crédit à ce type de suivi.

Solutions de remplacement

Les solutions, ou pistes de solutions, pour améliorer la productivité sans passer par les OGM sont de plusieurs ordres :

- demander en tant que client de façon systématique de la viande de bétail en majorité nourri à l'herbe, ce qui limite les surfaces nécessaires en maïs et en soja. Le plus souvent le renseignement n'est pas connu, mais le boucher peut se renseigner pour vous, et il reste en France de larges régions où l'on peut trouver directement les producteurs. Seule une demande systématique conduira les producteurs, et les vendeurs, à renseigner sur le type de nourriture du bétail. Avec à la clé un besoin moindre en import d'OGM (Soja, Maïs, ...), ou en production locale d'OGM (Maïs surtout). L'élevage en agriculture biologique semble être à ce jour le mode d'élevage le plus souvent en accord avec ces principes.

- pour l'amélioration des productions alimentaires : de fait, les OGM ont été très largement mis en avant comme solutions miracles, avec pourtant des méthodes simplistes, et des risques sanitaires pour lesquels on ne dispose pas d'outils de mesure efficaces. D'autres méthodes sont possibles, et correspondent d'ailleurs à un savoir-faire empirique qui s'est un peu perdu, et que les agriculteurs peuvent retrouver de façon encore plus efficace : http://www7.inra.fr/lecourrier/assets/C44Pointereau.pdf ; http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/b119.html ; l'agroécologie, entres autres exemples : http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-onu-agro-ecologie-rapporteur-alimentation-12110.php4. J'ai laissé ici ces données un peu anciennes pour montrer que les solutions possibles pour limiter ou annuler les besoins en OGM sont disponibles depuis de nombreuses années.

- A titre personnel, consommer beaucoup moins de prats préparés et beaucoup moins de céréales. Soit en les diminuant, par exemple dans le cadre d'un régime méditerranéen modernisé, soit en présence d'une des 100 pathologies dépendantes de l'alimentation, stopper ces céréales : maïs, blé, avoine, seigle, etc. Alimentations qui marchent

- A titre professionnel pour les agriculteurs qui le peuvent, en regardant du côté de tous les efforts faits pour promouvoir une filière de plantes locales riches en protéines, et sans OGM.