lymphome de Hodgkin

Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les liens entre pollution et maladies sont suspectés depuis longtemps. Des données publiées début 2017 pour le sud de la France sont pleines d'enseignements.

Zone industrielle de Fos sur mer et liens avec diabètes, asthmes, cancers, et autres maladies chroniques 

Une étude a été publiée concernant les liens entre les pollutions du secteur de Fos-sur-mer, dans les Bouches du Rhône, à l'ouest de Marseille, et plusieurs maladies, dont les diabètes de type 1 et 2. Mais aussi l'asthme, plusieurs cancers, et d'autres maladies chroniques.

C'est une étude menée par interrogation de personnes habitant dans ce lieu.

Ce secteur de la commune de Fos-sur-mer, et de la commune adjacente de Port Saint Louis, est connu par toutes celles et tous ceux qui ont pris le tronçon de voie rapide qui passe au sud de l'étang de Berre, par exemple pour se rendre à Marseille en venant de Montpellier. C'est la portion de trajet où tout le monde ferme ses vitres en raison des odeurs très fortes des usines environnantes, un peu comme tout le monde le fait en passant dans le secteur de Feyzin au sud de Lyon.

Les réglementations environnementales et sanitaires, notamment sur les ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement - règles spécifiques du code de l'environnement qui concernent la majorité des industries ou établissements avec un risque fort de pollution, d'atteinte à la santé ou à l'environnement, ou de danger, ou dans un autre registre qui concerne aussi les élevages de grande dimension) ont certainement amélioré la situation depuis des décennies, mais c'est un secteur qui partait de très loin.

Enfin, les modes de contamination sont divers : atmosphérique sur le lieu de résidence ou de loisirs, atmosphérique sur le lieu de travail, ou via l'alimentation (pratiques locales de la pêche, de la chasse, de la cueillette, de la culture, toutes largement pratiquées). 

Résultats

Les résultats sont présentés dans ce rapport :

https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3282/files/2017/01/FOS-EPSEAL-ANSES-16-1-2017-logo-red.pdf

Les résultats synthétiques - page 13 - sont :

"Synthèse des principaux résultats sanitaires de l’étude FOS EPSEAL

Les résultats obtenus dans l’échantillon aléatoire composé de plus de 800 réponses – totalement représentatif de la population de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, documentent la santé de plus de 2000 habitants dont 454 enfants (soit en tout plus de 8% de la population de ces villes).

Les résultats montrent conjointement :

Une élévation de l’asthme cumulatif chez les adultes (15.8% de prévalence standardisée sur la population française dans notre étude, contre 10% en France), débutant le plus souvent à l’âge adulte ;

Une élévation des cancers (une prévalence brute de 12% et standardisée France de 10.5%, contre 6% en France), avec un fardeau particulièrement lourd porté par les femmes (14.5% des femmes de notre étude ont ou ont eu un cancer, contre 5.4% des femmes en France) ;

Une élévation des diabètes tous types (prévalence brute de 12.9% et standardisée France de 11.6%, contre environ 6% de diabétiques diagnostiqués traités ou non en France), avec une élévation significative de la part relative de diabète de type 1 (11.5% de tous les diabètes documentés dans notre étude, en comparaison de 5.6% de tous les diabètes en France) ;

• Qu’au minimum, 63% de notre population rapporte au moins une maladie chronique (parmi : asthme, maladie respiratoire autre que l’asthme, allergie respiratoire autre qu’au pollen, affection dermatologique, cancer, maladie auto-immune, maladie endocrinienne et/ou diabète), contre 36.6% en France (pour un indicateur qui englobe plus d’affections chroniques que le nôtre) ;

Que 63% de notre population est affecté par au moins l’un de ces symptômes chroniques (par ordre décroissant de fréquence dans la population) : irritations des yeux (43.4%), symptômes nez/gorge (39%), maux de tête (37.2%), problèmes de peau (26.8%), saignements de nez (7.5%) ;

Que plus de 40% de notre population rapporte au moins une affection respiratoire chronique (parmi asthme, allergies respiratoires autres qu’au pollen, et/ou maladies respiratoires autres que l’asthme), et près d’un enfant sur quatre (23%).

 Les maladies chroniques et symptômes aigus constituent donc une expérience de santé commune et partagée au sein de la population des deux villes, bien que la plupart des répondants jugent leur santé générale comme excellente ou bonne. (Sources de comparaison : données France les plus récentes publiées par la DREES, l’INCA, l’INSERM, l’IRDES, Santé Publique France.)"

Détails et discussions sur les liens pollutions et maladies

Cancers

Pour chaque pathologie, les auteurs donnent les détails plus loin. Par exemple pour les cancers (je mets en gras deux parmi les cancers cités que je détaille en suivant) :

Les cancers sont, dans notre enquête, relativement communs et plus élevés qu’en France (...) Les cancers du sein, de la prostate et de l’utérus sont les plus communs dans l’enquête (...) En France, les cancers les plus fréquents dans la population en vie sont dans l’ordre ceux du sein, de la prostate et du colon. La place occupée par le cancer du corps de l’utérus paraît donc plus spécifique dans l’étude (dans un contexte, décrivent les auteurs, avec beaucoup d'hystérectomies = enlèvement chirurgical de l'utérus), et de fibromes utérins) (...) Les cancers de la thyroïde, du colon et les lymphomes arrivent ensuite très groupés dans le classement des cancers les plus fréquents dans la population de l’étude.

Lymphomes

Lymphomes liés aux pollutions

Un paragraphe du rapport indique : "Les lymphomes sont une famille de cancers en progression dans la population en général et la piste environnementale est envisagée comme facteur de risque dans leur genèse : les pesticides, en qualité de perturbateur endocrinien, pourraient influencer son développement. Au cours de l’atelier sur les expositions professionnelles, Didier Bernard (ancien délégué du personnel sur la ZIF toujours actif au sein de l’Association pour la Prise en Charge des Maladies Eliminables) a relevé que les lymphomes (dont la maladie de Hodgkin) étaient bien présents chez les travailleurs de la zone, en lien avec des expositions spécifiques (par exemple certains HAP, benzène, braie de houille, dioxines), sans que ces maladies soient encore reconnues comme d’origine professionnelle."

Pour les connaisseurs des liens entres pollutions et cancers, dont les fidèles lecteurs de ce site, un lien fort entre pollutions & maladies, y compris les cancers, est déjà connu en Europe. Il s'agit de la ville de Tarente, dans les Pouilles, en Italie du sud. J'avais consacré une page à ces liens. je vous invite à la lire et à la relire si vous êtes intéressés par ces questions.  

Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Plusieurs cancers y étaient révélés en augmentation dans les études publiées, mais pas le lymphome de Hogdkin. J'indiquai toutefois "Note : des sources locales m'ont informé que d'autres cancers, non pris en compte dans ces statistiques, semblent aussi liés à ces pollutions. Lymphome de Hodgkin, cancer de la thyroïde, ...". Le cancer de la thyroïde est d'ailleurs aussi cité avec une prévalence plus forte à Fos sur mer que dans le reste de la France. 

L'étude réalisée à Fos-sur-mer, qui ne porte pourtant que sur un nombre limité de personnes, permet maintenant de faire ressortir ce lymphome de Hodgkin. On voit aussi que quelle que soit la qualité d'une étude, d'un recensement de plusieurs données, d'observations, etc. il est très difficile, comme dans le cas de l'Italie, de recueillir toutes les données relatives aux malades déclenchées. D'où l'intérêt de ces investigations, beaucoup trop rares jusqu'à présent.

Aparté sur les lymphomes liés aux médicaments

Les mécanismes causals (causals et causaux sont acceptés dans le dictionnaire) des lymphomes en général, et des lymphomes de Hodgkin en particulier, ne sont pas toujours connus avec certitude. Ce lien avec des atteintes environnementales est donc une avancée majeure.

Les chercheurs pourront j'espère faire le lien avec les données récentes issues du domaine de la biologie. Je recopie ici des extraits du livre très détaillé, que je vous conseille, " L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol - Dr Michel de Lorgeril - 2015".

Il cite et résume cette analyse : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22588328, qui portait sur 578000 adultes.

Le dr de Lorgeril écrit "ce que ces chercheurs ont mis en évidence est époustouflant et mérite d'être confirmé au plus vite : avoir un cholestérol élevé semble protéger des leucémies myéloïdes (les chroniques et les aiguës) et de certains lymphomes. Inversement avoir un glucose élevé* augmente les risques. Enfin avoir un syndrome métabolique augmente le risque de maladie de Hodgkin (...) de 50 %. En d'autres termes, les statines en diminuant le cholestérol et en augmentant le glucose et les syndromes métaboliques ne peuvent que favoriser les cancers du sang et des ganglions."

* Les statines ont un effet diabétogène net, voir par exemple ici : Statines = diabètes

Les causes environnementales et iatrogènes (dues aux effets secondaires de médicaments), voire à une alimentation trop pauvre en cholestérol, semblent jouer un rôle considérable ; il serait urgent que des équipes de recherche, indépendantes des financements liés de près ou de loin à la lutte anticholestérol, se consacrent à ces aspects. 

Cancer de l'utérus

Les auteurs du rapport discutent de l'augmentation nette de prévalence du cancer de l'utérus dans le secteur de Fos-sur-mer :

"Une interprétation de la place importante occupée par le cancer de l’utérus peut reposer sur son lien avec les autres cancers (hormono-dépendants en particulier) et leur traitement médical, ou avec un dérèglement hormonal en général, d’origine environnementale ou induit par un traitement médical. Quelles que soient ces interactions, il faudrait qu’elles soient renforcées localement par certains facteurs afin de pouvoir expliquer cette place inhabituelle. Cet excès invite à considérer dans cette zone l’action spécifique des polluants appelés perturbateurs endocriniens. Chez la femme, le cancer du corps de l’utérus est l’un des cancers de meilleur pronostic vital, le taux de survie à 10 ans étant évalué à 68% des femmes sur la période 1999-2007 (Grosclaude et al., 2013 : 4). Cela peut expliquer que le poids de ce cancer puisse se renforcer si cet excès de cas se prolonge dans le temps. Dans l’étude, dans la moitié des cas le cancer de l’utérus se présente comme un cancer isolé, l’autre moitié des cas pouvant être associée à des cancers de la peau, de la thyroïde ou du sein."

Le lien entre polluants et cancers mérite d'être investigué de façon plus poussée. Les cancers sont complexes, et il serait par exemple dommage de se lancer dans de très couteuses campagnes de vaccination qui pourraient rater l'objectif si parmi les facteurs de déclenchement et de développement (qui ne sont pas forcément les mêmes) des cancers de l'utérus, les pollutions ont un rôle prépondérant. 

Concernant les femmes et le cancer, les auteurs écrivent : "Une analyse des cancers par genre : les femmes de l’étude sont trois fois plus touchées par le cancer que les femmes en France." Pour les hommes, il s'agit d'une augmentation (8.3 % des hommes de cette étude, contre 6.4 % en France, ont ou ont eu un cancer), tandis que pour les femmes c'est presqu'une multiplication par 3 (14.5 % des femmes de cette étude, contre 5.3 % en France, ont ou ont eu un cancer). 

Les auteurs se posent cette question : "Les femmes de l’étude plus touchées, et par des cancers de meilleur pronostic que les cancers des hommes ?"

Et y répondent (à lire plus en détail dans le rapport) par exemple en citant la prévalence plus forte chez les hommes de cancers foudroyants (poumon, pancréas), qui tuent très rapidement. Les hommes atteints de ces pathologies ont donc moins de chance de se retrouver dans la population étudiée, en vie. 

Pour les différents liens connus entre cancers et facteurs environnementaux, voir aussi ce lien : Cancers, et euros

 

Diabètes

Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

"Les diabètes sont plus fréquents à Fos et Port-Saint-Louis qu’en France, et plus encore le diabète de type 1"

"La cause exacte du déclenchement du diabète de type 1 est toujours recherchée : chez les personnes ayant une prédisposition génétique, seuls 6% déclencheront la maladie (note : c'est mon cas). L’unique traitement est alors l’apport d’insuline par injection ou pompe. Ce diabète est dit insulinodépendant et se déclenche avant 40 ans. Son incidence augmente dans la population principalement du fait de l’atteinte de personnes de plus en plus jeunes (des enfants). Certaines corrélations entre déclenchement du diabète de type 1 et facteur environnemental précis ont été démontrées dans la littérature scientifique : nitrates dans l’eau potable, certains biocides (un certain raticide qui avait provoqué une épidémie de diabètes de type 1 dans une population donnée). D’autres corrélations sont suspectées mais plus difficiles à montrer et on en est aux « balbutiements de la recherche » comme l’a indiqué S. Goix, chargée des études santé à l’Institut Ecocitoyen et venue participer à l’atelier du 5 octobre 2016 : l’exposition à la pollution atmosphérique en général, à l’ozone, aux particules, au dioxyde d’azote, par exemple. Les études les plus récentes (Beyerlein, 2015 ; Hathout, 2002) ont montré que des expositions plus élevées aux matières particulaires et au dioxyde d’azote abaissait l’âge au diagnostic chez les enfants de moins de 5 ans. Les expositions aux infections respiratoires dans la très petite enfance ont aussi été reconnues comme un facteur de risque du DT1 (Beyerlein, 2015)."

L'étude du scientifique Andreas Beyerlein, mentionnée dans le rapport, était déjà citée dans ce blog : Pollution et DT1

​Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Ces données permettront peut être de mieux comprendre le déclenchement de cette maladie. Toutefois, ces données spécialisées sur la pollution ne permettent pas d'obtenir un regard d'ensemble sur les causes environnementales du diabète de type 1.

Le rôle de certains aliments, notamment du gluten (blé, orge, avoine, seigle, ...) et des produits laitiers, semble aussi prépondérant pour une partie des enfants concernés : Régime cétogène pour le DT1 ?

Cela suggère des modalités d'action rapides à mettre en place pour limiter cet accroissement du développement du diabète de type 1 notamment chez les enfants jeunes.  Il serait intéressant que les équipes de recherche intègrent ces différents facteurs. 

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

Le lien entre pollutions et diabète de type 2 a été développé dans le billet déjà cité : Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Les auteurs du rapport écrivent à ce sujet : "Le diabète de type 2 (DT2) est dû, quant à lui, à une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme : c’est ce qu’on appelle l’insulinorésistance. Le surpoids et l’obésité sont les révélateurs du diabète de type 2 chez les personnes génétiquement prédisposées. Le diabète de type 2 résulte soit d’une production insuffisante d’insuline par le pancréas, soit du fait que cette insuline agit mal, ce qui cause l’hyperglycémie. Le diabète de type 2 apparaît en général après 40 ans, mais des cas de jeunes adultes ou d’adolescents apparaissent en France. Les causes du diabète de type 2 sont rapportées aujourd’hui à l’action de polluants comme les PCB (polychlorobiphényles), ou encore la pollution de l’air et les particules qui transportent d’autres polluants. Des perturbateurs endocriniens, tels que bisphénols et phtalates, sont connus aussi pour jouer sur l’insulinorésistance."

C'est néanmoins le diabète de type 1 (=dt1) qui fait l'objet du plus grand développement dans ce rapport, l'augmentation du dt1 étant une des découvertes majeures.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type médicaments

L'effet diabétogène des anti cholestérol est développé plus haut dans la page.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Si le lien entre diabète de type 2 et alimentation semble spontanément évident, les mécanismes exacts sont plus difficiles à cerner. Il faut signaler ici les très bons résultats du régime dit "Seignalet", déjà détaillés sur ce blog : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique.

Là encore, il serait intéressant que des équipes de recherches intègrent toutes ces composantes environnementales au sens large, médicamenteuses, pollutions, et implication du gluten avec des produits laitiers. 

Conclusions

Sur un tel sujet, les conclusions ne peuvent être que provisoires. D'autant que l'étude menée à Fos sur mer est publiée en 2017, pour une zone industrielle existant depuis plusieurs décennies. Les données sanitaires (cancers et diverses maladies) relatives à l'usine Ilva dans le sud de l'Italie sont récentes également. Les liens démontrés entre anticholestérol et augmentation du nombre de diabétiques de type 2 avait été décrit et annoncé en 2007 par le dr de Lorgeril, et depuis très progressivement ... moins ignorés de façon plus ouverte par les responsables d'essais cliniques. Les liens entre gluten, produits laitiers et diabètes de type 1 et 2 ont été très précisément décrits par le Dr Seignalet dans les années 1990. Les études, très rares, publiées depuis confirment cette possibilité pour le diabète de type 1. Pour le diabète de type 2, à ce stade seuls des témoignages, récurrents, sont disponibles (voir les liens dans ce billet).

Tout cela montre l'intérêt énorme d'une vraie médecine environnementale :

  • au sens large en terme de recherche sur les facteurs environnementaux pris en compte : alimentation, polluants, médicaments, etc. Le tabac, dont les méfaits sont connus depuis longtemps, et la plupart des maladies infectieuses, dont les mécanismes et les effets sont connus depuis longtemps également, sont à intégrer dans ces raisonnements ;
  • avec une priorité à l'efficacité : l'urgence est de diminuer ou stopper l'exposition aux facteurs incriminés, même si tous les mécanismes biologiques, à creuser bien sûr, ne sont pas encore entièrement connus ;
  • indépendante des circuits de recherche très proches de l'industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire, ce qui a pu empêcher, dans des exemples cités, de nombreux chercheurs de développer une vision suffisante et précise des effets iatrogènes. Et les a donc empêchés d'avoir une vision exacte de toutes les composantes de telle ou telle maladie ;
  • ouverte : pour plusieurs des cas cités, la bibliographie "classique" des chercheurs, à partir par exemple de revues médicales et des publications prestigieuses, incontournable, est insuffisante pour l'intérêt des patients.

Il s'agirait réellement d'une révolution scientifique, que ce soit pour les diabètes ou pour plusieurs autres pathologies, car ce n'est pas l'approche dominante actuelle. Une médecine environnementale de ce type ne résoudrait pas tout, mais devrait permettre a minima de comprendre, voire de diminuer l'incidence de plusieurs des pathologies les plus lourdes dans nos sociétés. 

Les moyens d'intervention peuvent paraître limités à ce stade, par exemple sur le rôle du pétrole, dont dépend largement l'économie et la croissance (cf. par exemple le livre "Or noir" de l'auteur Matthieu Auzanneau) et source d'une grande partie des pollutions environnementales, la zone de Fos sur mer étant connue pour ses raffineries. Il est d'autant plus urgent de se saisir de ces questions.