Ehlers Danlos

Nouveautés, et pourquoi faire confiance à ce site ?

Méthodes pour suivre les informations santé

Les informations sur la santé sont parfois contradictoires, et la prudence est de mise. Alors, pourquoi croire en les infos données sur site : Page d'accueil, plutôt qu'un autre ?

Un exemple : après avoir lu très en détail les données existantes pour un médicament "miraculeux" - le Pradaxa - pour les personnes atteintes de Fibrillation Auriculaire (= FA : problème au niveau des contractions des oreillettes du coeur. Les spécialistes pensent que c'est surtout lié à l'âge, d'autres causes sont discutées - cette FA augment le risque de formation de caillots dans l'oreillette, et donc l'embolie cérébrale = envoi de caillots dans les artères qui irriguent le cerveau, avec risque d'AVC ischémique), j'ai fortement conseillé à un proche d'en parler à son cardiologue, pour changer de type de molécule. La personne n'a pas osé faire cette demande au spécialiste. Environ 4 à 5 mois plus tard, au début du rdv, le même cardiologue était en train d'appeler, un peu affolé, ses patients qui prenaient cette molécule, pour en changer. Ce qui veut dire que pendant les mois précédents, bien que les données aient été toutes disponibles, il se basait sur des recommandations officielles, elles mêmes basées sur des données peu fiables. Au détriment des patients.

La lecture minutieuse des textes du Dr de Lorgeril d'une part (cf. Liens), et des études cliniques pourtant utilisées par des cardiologues pour défendre ce produit d'autre part, étaient très convaincantes pour demander en urgence un rdv chez le cardiologue pour changer de molécule. Cette molécule est toujours prescrite par plusieurs médecins, mais beaucoup moins qu'auparavant. 

Tout ça pour illustrer que dans le domaine de la santé, vérifier les affirmations, faire le tri, est primordial. Ca ne veut pas dire qu'il faut tout refuser - dans le cas d'une FA, un traitement est nécessaire - mais qu'il faut s'assurer que le médecin, y compris un cardiologue, connait réellement dans le détail les produits qu'il prescrit. Et pas qu'il suive de façon automatique les recommandations officielles, parfois discutables, ni uniquement les conclusions du dernier congrès à la mode en général largement sponsorisé par l'industriel qui fabrique la molécule incriminée. Ceci est vrai en médecine classique comme pour plusieurs médecines alternatives, les commerciaux ne sont jamais très loin.

Sur ce site, je vérifie toutes les infos données. Certaines, notamment le régime Seignalet, fautes d'investissement public, n'ont pas fait l'objet d'investigations scientifiques classiques poussées (grandes études avec des centaines de patients), et les vérifications sont moins aisées dans les publications scientifiques habituelles. Mais le faisceau de témoignages récurrents (par milliers), les données biologiques, les données épidémiologiques (par ex. le suivi des populations à Okinawa, dont la base alimentaire traditionnelle est assez proche du régime Seignalet), les quelques études cliniques qui s'en rapprochent (exemple du lien entre le gluten et le diabète de type 1 dans cette page Urgences dès le diagnostic) confèrent tous une incroyable vigueur aux explications du Dr Seignalet, avec une confirmation dont rêve tout scientifique : la méthode proposée marche, fonctionne, dans les modalités et les proportions de succès annoncés dès les années 90 par le Dr Seignalet.

Enfin, des formations spécifiques en parallèle encore aujourd'hui  : CV détaillé, m'aident à suivre cette actualité scientifique. 

N'hésitez pas à poser des questions, par exemple à l'adresse de contact :olivier.callet5@gmail.com, que vous soyez patient ou médecin. Je ne jouerai surtout pas le rôle d'un médecin de substitution, mais pourrai donner, par rapport aux questions posées, les éléments disponibles dans la littérature, avec des commentaires, pour que chaque patient puisse avoir une discussion approfondie avec son médecin si besoin. Au-delà des données affichées sur ce site, d'autres, par manque de temps, ne sont pas exploitées, mais pourront servir lors déchanges privés.

Je pourrai dans quelques cas proposer une réponse contre dédommagement du temps passé. Et dans tous les cas où cela sort de ma compétence, je le mentionnerai dès le départ. 

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Honnêteté en sciences

Aujourd'hui, deux thèmes qui ne semblent pas avoir de rapports, mais pourtant très liés par la notion d'honnêteté en sciences médicales.

Tout d'abord, ce bouveau billet du Dr de Lorgeril : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/la-confession-du-professeur-sir-rory-collins

En résumé, un des scientifiques les plus fervents défenseurs des statines, le britannique "Sir Rory Collins", référence pour de nombreux scientifiques et médecins dans le monde, dont nos médecins à nous, avoue qu'il a sous-estimé plusieurs effets secondaires de ces médicaments. Lire aussi les commentaires à la suite de l'article, notamment ceux du Dr de Lorgeril. 

Les marchés financiers surtout dans le domaine du médicament, et les autorités médicales sûrement aussi, s'agitent beaucoup dans l'attente d'un nouvel anticholestérol injectable, qui devrait coûter cher. Les mêmes personnes qui ont encensé, parfois imposé, la prise de statines pendant à peu près deux décennies, en niant la plupart des effets secondaires, dont la création de nouveaux diabétiques de type 2 Résumé d'études cliniques, Statines = diabètes commencent à les critiquer .... parce qu'il y a quelque chose de plus récent et de plus .... vendeur. Quelle est l'efficacité médicale de ces nouvelles molécules ? Les "anti-PSK9" : pas suffisamment d'infos à ce jour, mais les expériences de ces deux dernières décennies avec les autres anticholestérol incitent à beaucoup de prudence. 

Pouquoi parler de marché financier ici ? Il n'y a qu'à regarder les articles existants. Exemple : http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=0202368350627. "Miracle des statines .... " "... marché évalué à 10 milliards de dollars ...". Ces milliards de dollars correspondent à des dizaines de milliers de patients dont on espère qu'ils prendront très consciencieusement cette nouvelle molécule, qu'elle soit payée de leur poche ou grâce à la sécurité sociale, selon les pays.

Jusqu'à présent, quelques leaders d'opinion bien placés, très repris dans les médias, ont réussi à faire croire que les anticholestérol existant  (fibrates, statines, etc.) étaient formifdables, sauvaient pleins de vie, etc.  Ce qui s'avère faux. Il faudra être très méfiant aussi avec ces futurs anticholestérols. 

L'histoire peut avoir tendance à se répéter : il a fallu très très longtemps pour que les effets secondaires des statines soient reconnus, encore plus longtemps pour qu'ils le soient correctement, et très longtemps pour que leur efficacité réelle soit questionnée, en France, surtout grâce au Dr de Lorgeril.

MISE A JOUR :  La revue diabetologia a publié l'article suivant : "Increased risk of diabetes with statin treatment is associated with impaired insulin sensitivity and insulin secretion : a  year follo-up study of the METSIM cohort" - Henna Cedeberg et al, received 8 October 2014, accepted 30 january 2015.

Je traduis le résumé :

8749 hommes non diabétiques, agés de 45 à 73 ans, ont été suivis pendant 5,9 années. De nouveaux diabètes (de type 2) ont été diagnostiqués selon les standards de l'OGTT, HbA1c > ou = à 65 % ou médication pour baisser le glucose commencée durant ce suivi de 5,9 ans. La sensibilité à l'isuline et la sécrétion d'inculine ont été évaluées avec les indices de l'OGTT.

Résultats

Les participants taités par statine (2142 hommes) avaient un risque de développer un diabète de type 2 accru de 46 %.

Le risque était dose-dépendant pour la simvastatine et l'atorvastatine.  Ce traitement a significativement augmenté les tests (en résumé, tests qui mesurent l'augmentation du glucose dans le sang après ingestion, qui font parti des tests pour déclarer une personne diabétique de type 2). la sensibilté à l'insuline a baissé de 24 %, et la secrétion d'insuline a augmenté de 12 % chez les individus traités par statine, comparé aux individus sans traitement par statine. (...)

Conclusion/interprétation : Le traitement par statine augmente le risque de diabète de type 2 de 46 %, ce qui est attibuable à la baisse de la sensibilité à l'insuline et de la secrétion d'insuline. "

Bref, omissions, incompétence sceintifique, mensonges, profils commerciaux des camapgnes d'information sur ces médicaments, ... Urgent pour toutes les personnes concernées de demander des précisions à leur médecin, et de s'assurer qu'il est sûr de ce qu'il fait.

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