cancer du sein

Cancers, et euros

Ce billet est en cours de finalisation, le contenu pourra être légèrement modifié

J'ai appris récemment les blocages pour financer des études du Dr Schwartz concernant son protocole de traitement contre le cancer, malgré les très bons résultats obtenus, et la voie de recherche très classique qu'il a suivi. C'est l'occasion de reparler des cancers, de leurs mécanismes, des méthodes surtout alimentaires existantes mal connues et de leurs très bons résultats, quel que soit le traitement classique employé, et aussi de parler des difficultés de réaliser des essais cliniques sur ces thèmes, et qui concernent une grande partie de la population française, ou canadienne, ou des pays d'Afrique, ou ...

Je cite ici plusieurs approches, et je ne parle au nom d'aucun des praticiens ou chercheurs cités. J'en fais une synthèse en fonction de tout ce que j'ai pu lire, voir, entendre, discuter, depuis très lontemps, mais j'encourage chacun à aller se renseigner à la source grâce aux liens donnés, ou à défaut grâce aux noms cités.

Enfin, devant la multitude de blocages actuels, en fin de billet, j'évoque les nécessités de financer ces recherches, ce qui devra peut être se faire en dehors du cadre institutionnel en place, souvent très sclérosé et peu compétent sur ces questions précises. 

Cancers et approches complémentaires efficaces à très efficaces

Note : je ne parle pas dans cet article de la nécessité d'une activité physique adapté, de l'arrêt du tabac, et de consommation modérée d'alcool, ceci est connu par tous. 

Les cancers sont déroutants, dans le sens où bien que de nombreux progrés médicaux aient été réalisés, la mortalité par cancers divers reste forte.

Divers traitements sont disponibles, dont certains donnent des résultats remarquables : par exemple le traitement du lymphome de Hodgkin. Ces succès initiaux, spectaculaires mais partiels, ont conduit à sous-estimer d'autres approches. Par exemple, le Dr Servan-Schreiber dans son livre "cancer", relatait un écrit du Dr de Vita, célèbre auparavant pour avoir mis au point le traitement efficace pour la maladie de Hodgkin (pour avoir un historique, regardez par ex ici : http://www.arcagy.org/infocancer/localisations/hemopathies-malignes-cancers-du-sang/maladie-de-hodgkin/traitements/la-chimiotherapie.html), mais qui ne prenait pas du tout en compte l'aspect alimentaire pour les cancers en général. Cet aspect est pourtant, et de très loin, essentiel en cancérologie, surtout en prévention mais aussi de façon curative.

L'efficacité curative est plis dificile à démontrer que l'efficacité préventive, et plus variable : ça dépend du degré d'avancement du cancer, des métastases, et de facteurs individuels mal connus. Toujours est il que l'alimentation doit être mise à la première place, quel que soit le traitement instauré par ailleurs :

Cancer du sein

Blé, laits, cancers : confirmations de liens

En résumé, le régime méditerranen d'une part, ou le régime Seignalet d'autre part, ont montré une réelle efficacité, ou permettent de réduire nettement les risques de cancers. Ces deux alimentations différentes, permettent également de réduire largement la mortalité cardio-vasculaire, et les risques de diabète de type 2, ou de ses complications.

Laquelle choisir ?

Pour les personnes qui n'ont pas de problème de santé en particulier, je recommande l'alimentation de type méditerranéenne. Pour les personnes qui ont une ou plusieurs des 100 pathologies pour lesquelles le régime Seignalet fonctionne, je recommande de l'essayer à fond pendant plusieurs mois. Pour y voir plus clair dans ces deux approches alimentaires :

Alimentations qui marchent

Cela peut avoir l'air anecdotique, farfelu, y compris pour des médecins et des diététiciens, voire des nutritionnistes, peu rompus à ces approches nutritionnelles, pourtant, c'est fondamental. Nous pesons 2 ou 3 kg environ à la naissance, et l'ensemble de tous ce que nous continuons à construire dans notre corps est apporté par l'alimentation. Pour partie transformé en énergie grâce à l'oxygène que nous respirons.

Dans tous les cas, en termes de traitements médicamenteux, que ce soit pour une autre cause (anticholestérols par ex), ou pour les cancers eux-mêmes, il vaut mieux se renseigner pour faire la part des réels progrès et des techniques moins connues, ou demander à son entourage de le faire quand on est trop épuisé, par exemple ici : http://michel.delorgeril.info/ethique-et-transparence/comment-echapper-aux-cancers-et-aussi-aux-nouveaux-traitements-anticancer

Polluants et cancers

La pollution, soit de l'alimentation, soit de l'air, est un autre vecteur important de substances pas toujours adaptées à notre corps. les pollutions peuvent donc être des causes majeures de cancers :

Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Pas de fatalité là dedans. Les produits chimiques le plus souvent incriminés sont connus.

Le "parcours" du sucre dans notre organisme est aussi régulièrement incrimé, et ça pourrait même être une des principales clés de la lutte contre beaucoup de cancers.

Mais d'abord, comment se constitue un cancer ? Je fais un résumé rapide, il vaut mieux se tounrer vers des spécialistes pour des données plus détaillées.

Constitution d'un cancer

En bleu italique, quelques uns des systèmes de défense du corps humain :

Altération de l'ADN, soit par une cause extérieure (ex : polluants qui pénètrent à l'intérieur de la cellule), soit par une cause interne (ex : anomalie pendant la division cellulaire) et création d'une cellule anormale

- suppression des parties altérées de l'ADN ; suicide de la cellule induit par le système immunitaire

Prolifération de ces cellules anormales, qui deviennent des cellules cancéreuses, qui peuvent former des tumeurs en proliférant. Les cellules cancéreuses utilisent beaucoup d'énergie pour ces proliférations, détournant à leur profit l'énergie disponible dans l'organisme, ce qui est dramatique mais qui offre une voie de lutte contre beaucoup de cancers (voir plus bas, travaux du Dr Laurent Schwartz).,

- suppression par des cellules spécialisées du système immunitaire. Par exemple cellules NK (Natural killer), lymphocyte TD8, ...

Les cellules cancéreuses ont notamment la capacité de dégrader les tissus environnants, et de s'en échapper, via la lymphe ou le système sanguin. Elles peuvent ensuite former des  nouvelles tumeurs = métastases, en se multipliant. Ces cellules perdent ou ne répondent plus à des signaux internes et externes, certains ont appelé les cancers des maladies de signalisation (référence : Maillard, "Concours médical" 2002, cité dans Seignalet - Bibliographie). Le développement de la tumeur peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années. Pour grossir, elles ont notamment besoin de création de nouveaux vaisseaux sanguins. La lutte contre ce phénomène de néoangiogénèse a été un axe important de recherche de lutte contre le cancer. Mais les applications à l'homme seraient moyennement efficaces.

Rôle de certains aliments

En parallèle, le Dr Servan-Schreiber avait mis en avant plusieurs aliments qui luttent naturellement contre ce phénomène, comme par exemple le persil. Plus globalement, de nombreuses substances avec des propritéés anticancéreuses (au moins invitro, et supposées agir de même in vivo) sont présentes dans de nombreux légumes, ou dans des baies.

Il mettait aussi en avant, et c'est fondamental, le rôle néfaste d'une alimentation trop riche en omégas 6, qui paraît propice au développement des cancers, contrairement à une alimentation équilibrée en omégas 3 et 6.

Ceci avait été démontré, entres autres, dans la Diet Heart Lyon Study : essai clinique pour démontrer qu'un régime méditerranéen diminue nettement la mortalité après un premier infarctus. Non seulement la mortalité par infarctus a été nettement diminuée (en accord avec les données épidémiologiques connues sur l'alimentation méditerranéenne, c'est à dire que toutes les données sont concordantes), mais l'apparition de cancers, et la mortalité associée, aussi. Ceci en un temps bref, de l'ordre de 4 ans de suivi. Bref, une alimentation globalement revue, dont une des caractéristiques est un bon équilibre en acides gras (en clair : huiles d'Olive et de Colza privilégiées, parfois margarines riches en omégas 3), une diminution globale des graisses saturées, riche en légumes, etc. permet en seulement quelques années de nettement limiter l'expression des cancers.

Les polluants, aussi bien que les aliments, ou les résidus de digestion, non adaptés, peuvent agir à plusieurs niveaux : altération initiale de l'ADN, perturbation des signaux dans la cellule, ou entre les cellules. Par exemple, des cellules saines peuvent donner l'ordre à des cellules anormales d'entrer en apoptose (de s'auto supprimer). Si des molécules étrangères perturbent ces siganux, c'est toute une ligne de défense de l'organisme qui s'effondre. L'alimentation reste donc importante même quand la cause est un polluant non issu de l'alimentation : elle permet au corps de maintenir ses lignes de défense.

Cancer et métabolisme

Une autre approche tend à normaliser les cellules cancéreuses afin qu'elles redeviennent normales. Comment ? Cela a fait l'objet de plusieurs reportages récents, d'une thèse de médecine, etc. tqui étaient daaillés sur un site nommé "cancer et métabolisme". Le principal protagoniste de ces recherches est le Dr Laurent Schwartz, qui a coupé les liens avec cette structure, il faut à ce jour chercher par exemple les vidéos you tube du Dr Schwartz sur le net, ou les extraits d'interviewq qu'il a données, ou lire ses parutions scientifiques ou grand public.

Comment se constitue une cellule cancéreuse, et un cancer ?

Le mécanisme est résumé et très simplifié. Ce sera plus facile pour celles et ceux qui ont des souvenirs de leurs cours de biologie, ou qui sont lycéens et étudiants en filière scientifique.

On a appris que nos cellules utilisent le glucose (le glucide le plus utilisé par notre organisme, qui tend à transformer les autres glucides en celui-ci) comme source d'énergie en priorité, et ensuite les acides gras (qui font partie des lipides), parfois les acides aminés (ce qui constitue les protéines). Ces nutriments produisent une série de réactions chimiques qui conduisent jusqu'au cycle dit de Krebs, et à la chaîne respiratoire (de la cellule), avec production de CO2 (gaz carbonique) et utilisation d'O2 (di oxygène) : ce qui permet à nos cellules de récupérer l'énergie contenue dans les aliments, pour fonctionner. Dans cet enchaînement, la dégradation des sucres (Glucose transformé en glucose 6 phosphate, pour qu'il reste bloqué dans les cellules et ne puisse plus en sortir, et aussi pour qu'il puisse libérer son énergie), aboutit aussi parfois, ce qui est normal en fonction des besoins de notre organisme, à la synthèse d'acides nucléiques, ARN et ADN, c'est à dire à du matériel dont peut avoir besoin une cellule pour se diviser en deux, et de protéines.

Dans la cellule cancéreuse, ce phénomène est en "roue libre". la cellule cancéreuse consomme une quantité énorme de glucose (ce qui permet de détecter la présence de cellules cancéreuses), utilisé pour fabriquer ce matériel nécessaire à la division cellulaire. D'autres phénomènes mis en place dans la cellule l'accompagnent en privilégiant la formation de nouvelles membranes cellulaires (une cellule c'est une membrane, qui l'isole et communique avec le milieu environnant, composée d'acides gras = lipides et de phosphore = phospholipide, de plaques de cholestérol, fondamentales pour la stabilité de ces cellules, et de protéines qui jouent un rôle de communication, de récepteur d'hormones, d'échanges avec l'extérieurs, etc.. A l'intérieur de cette membrane, il y a plusieurs organites, et le noyau, qui contient l'ADN). Donc une cellule cancéreuse qui prolifère nécessite beaucoup d'énergie, et de matériel pour fabriquer des nouvelles cellules : les glucides surtout apportent l'énergie, qui est détournée en partie pour la réalisation de nouveaux ADN (ce qui est nécessaire et utilisé quand la cellule se dédouble), les lipides permettent la constitution de nouvelles membranes qui premettent à ces cellules de survivre. Les protéines servent à diverses fonctions.

Protocole proposé par le Dr Schwartz

Le traitement proposé par le Dr Schwartz consiste à renormaliser la cellule, et à limiter la formation de nouvelles membranes. C'est à dire que la cellule réutilise de l'énergie à partir de l'alimentation pour fonctionner normalement, et non pas en tant que moyen de se diviser sans arrêt et sans contrôle.

Ceci est fait, par le Dr Schwartz et son équipe, à partir de molécules existant depuis longtemps dans la pharmacopée. Plus de détail ici : https://www.youtube.com/channel/UCu9mg5ZVblGSUFoGlbpkUiA

Les résultats paraissent spectaculaires, un peu moins pour les cancers les plus évolutifs. Pour affiner ces recherches, déjà très poussées, très académiques, et améliorer les résultats pour les cancers les plus évolutifs, le Dr Schwartz et son équipe ont voulu passer, logiquement, par un protocole adapté, ce qui nécessite 300000 euros. Et là, patatras, pas de budget disponible. Il y a pourtant des témoignages, attestés médicalement, plus qu'étonnants. 

Avant de dire un mot sur ce manque de budget pour des recherches pourtant très poussées, et plus que nécessaires, quelle méthode utiliser parmi les trois mentionnées ? Je repète ce qui était écrit plus haut, et je le complète, pour connaître les méthodes qui paraissent les plus efficaces.

Pour tout le monde, sans problème de santé particulier, en prévention ou en accompagnement d'un traitement de cancer : régime méditerranéen, et en curatif (si un cancer a été décelé) prendre le traitement proposé par le Dr Schwartz.

Pour les personnes avec une de 100 et quelques pathologies qui répondent bien au régime Seignalet, en prévention ou en accompagnement d'un cancer : régime Seignalet, et en curatif, prendre le traitement proposé par le Dr Schwartz.

Pour les traitements de cancers à proprement parler : ce que je lis, entend, est qu'il vaut mieux refuser les essais de nouvelles chimiothérapies, et demander à son oncologue de se baser sur des traitements éprouvés aux effets connus. Sinon, on risque de se retrouver comme cobaye pour des médicaments avec des effets très peu connus et mal maîtrisés.

Faute de recul, je ne préconise pas encore le régime cétogène pour les cancers, mais les personnes intéressées peuvent chercher sur le net les nombreux témoignages à ce sujet. Si on préfère attendre de voir les travaux faits à ce sujet, on peut s'en inspirer un peu, que ce soit dans le régime méditerranéen ou le régime Seignalet, en réduisant d'abord la part de sucre rapide dans un premier temps (sucre mais aussi pain blanc, riz blanc, ..), et de sucres dits complexes dans un second temps (patates, riz complet, mais aussi légumineuses...). 

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Blé, laits, cancers : confirmations de liens

Le rôle possible de ces aliments, ainsi que celui très connu, des aliments trop cuits, avec plusieurs pathologies, dont la plupart des cancers, a été signalé depuis longtemps, notamment par le Dr Seignalet (cf. Bibliographie). Au passage, ce rôle des aliments trop cuits comme contributeurs aux cancers est très connu, documenté ... mais quasiment jamais discuté par les médecins avec leurs patients.

Pour l'ensemble de ces aliments, les liens possibles avec les cancers dont résumés ici : Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires, ainsi que des éléments sur les liens entre pollutions et cancers.

Pouquoi détailler ces cancers sur un blog plutôt centré diabètes ? Parce que parmi les facteurs de risque du diabète de type 2 (cf. Témoignages DT2), du déclenchement du diabète de type 1 (cf. Urgences dès le diagnostic), beaucoup sont communs à plusieurs cancers.

Est ce que ces données ont été confirmées par d'autres études ?

Celle-ci http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24155133, porte sur les liens entre cancers du sein, du colon, et la consommation de pain et de pâtes, pour des hommes et des femmes en Italie. Le grand nombre de personnes contrôlées rend ces résultats très intéressants. Les auteurs concluent que, parmi les personnes contrôlées, une association positive (c'est à dire avec plus de cancers) n'a été trouvée que pour le pain, avec les femmes en ménopause et avec les femmes en surpoids. Donc dans ce cas précis, aucune association n'a été trouvée avec les hommes, ni avec les femmes à poids normal, avant la ménopause.

Reste que les femmes ménopausées, et les femmes en surpoids, cela représente beaucoup de monde. Espérons que le message sera diffusé par les médecins. Pourquoi le pain plutôt que les pâtes ? Alors que les deux sont réalisés avec du gluten ? D'une façon générale, les pains contiennent plus de gluten, utilisé justement pour la panification. Par ailleurs, le plus souvent, en Italie, les pâtes sont cuites al dente, c'est à dire moins qu'en France en moyenne, alors que le pain est beaucoup plus cuit.* Un surplus de gluten, très cuit, semble être le lien le plus évident entre ces cancers et le pain, contrairement aux pâtes. D'autres explications sont peut être possibles (autres produits utilisés pour la panification, etc.), mais en raison des données déjà énoncées dans ce site, ce sont les deux facteurs les plus probables.

Pour affiner le lien entre gluten et cancers, il aurait fallu disposer d'une comparaison entre prévalence des cancers entre mangeurs de pâtes et personnes sans gluten. cela n'existe pas à ma connaissance. On peut toutefois se faire une idée, par comparaison entre secteurs géographiques où le gluten, entres autres, et très consommé, et zones géographiques où le gluten est très peu consommé. La plus connue, et la plus suivie, est le Japon. Il y a bien sûr beaucoup d'autres différences entre le Japon et les autres pays, d'autres facteurs peuvent rentrer en compte, ce n'est pas une preuve absolue, mais simplement indicatif.

Cette publication : https://www.med.or.jp/english/journal/pdf/2009_01/039_044.pdf, traite du cancer du sein aux Etats-unis et au Japon. Un bon schéma valant mieux qu'un long discours, je recopie un graphe très parlant, page 40  :

Breast cancer japan

Dans la plupart des classes d'âge, le taux de cancer du sein et 3 à 4 fois inférieur au Japon par rapport aux Etats-Unis. La différence est moins grande pour les classes d'âge les plus jeunes, c'est à dire celles pour qui le style de vie tend à plus d'uniformisation. Les personnes qui avaient 50 ans en 2001, sont nées en 1951, l'uniformisation des modes de vie n'a pas été complète entre les deux pays, et aurait plus marqué, toujours progressivement, à partir des années 60. L'uniformisation alimentaire serait plus récente. Ceci dit, les auteurs ne parlent pas d'alimentation dans les causes possibles, mais d'autres causes souvent citées en général pour les cancers du sein :  premières règles (ménarches) précoces, ménopause tardive, date tardive du premier accouchement, qui tendraient à devenir identiques pour les japonaises, notamment pour la date tardive du premier accouchement. Les causes décrites dans l'article sont donc avant tout hormonales. Les aspects pollution et alimentation, pourtant de plus en plus documentés ailleurs, n'y sont pas cités.

Peu importe, cette différence très importante est un indice de plus sur les liens entre alimentation : au Japon, peu de produits laitiers, peu de gluten, beaucoup de produits faiblement cuits, et préservation par rapport au cancer du sein. Et quand les modes de vie, dont l'alimentation, s'uniformisent, la différence de cancers du sein devient moins forte avec les Etats-Unis.

De plus, si les causes hormonales ayant pu contribuer à un cancer du sein sont passées et parfois difficilement modifiables, le changement d'alimentation peut se faire à tout instant, et contribuer à la diminution des facteurs de risque. Cancer du sein. Raison de plus pour s'y intéresser de près, même quand le diagnostic a été pausé.

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Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Bonjour, ce billet sur les cancers et le diabète de type2, est un peu long. On peut le résumer en disant que l'emploi de médicaments anticholestérols, une alimentation inadaptée, et la pollution (le cas décortiqué ici est celui de la pollution industrielle de Tarentes, au sud de l'Italie, dans le Pouilles) sont des facteurs de risques communs au diabète de type 2 et à certains cancers, notamment le cancer du sein. Si ce lien vous surprend : j'utilise plusieurs données parues dans des revues et des articles scientifiques, ce ne sont pas des élucubrations isolées.

Si bien sûr la pollution n'est pas partout aussi grave qu'à Tarente durant ces 30 dernières années, ce cas extrême permet, malheureusement pour les habitants de ce secteur, d'être sûr des liens entre plusieurs maladies et la pollution. Ailleurs, cet effet sera moins visible, parce que plus diffus, mais aussi moins suivi par les autorités.

Et donc, changer son alimentation, diminuer ou stopper les médicaments anticholetérol, et s'éloigner tant que possible des sources de pollution sont des solutions majeures à prendre pour éviter la survenue de ces cancers ou de diabète de type 2, ou l'aggravation à long terme, et dans les cas de cancer, pour éviter la récidive. Le tout en accompagnement des traitements habituels.

Polluants, diabète de type 2, cancers

Les liens entre pollutions et diabète de type 2 ont été avérés il y a peu de temps Polluants et DT2. Dans ce cas, les polluants routiers, et les polluants indutriels ont été mis en cause. On se doute que leurs effets sur la santé en général ne sont pas bons, mais il est difficile d'avoir une vue d'ensemble.

Malheureusement pour les habitants d'une partie des Pouilles, dans le sud de l'Italie, une immense usine a généré pendant des années des quantités astronomiques de pollution. Les médias en ont parlé l'année dernière notamment, une partie de habitants souhaitant le maintien de l'usine, malgré les problèmes environnementaux de santé, en raison du très fort taux de chomage dans cette région. Finalement, la grande majorité des habitants s'est mis à souhaiter l'arrêt de l'usine dans les conditions actuelles d'exploitation.

Après des années d'émissions de polluants, des études officielles de suivis ont été réalisée sur les liens avec la mortalité dans la ville autour (Tarente, Taranto en Italien). Les liens sur le net sont très nombreux, celui ci  http://www.scienceonthenet.eu/content/article/taranto-disaster-confirmed  résume très bien une grande partie des études réalisées. Pas de données sur le diabète ... on y revient en seconde partie de ce billet.

Sur la période 1980 - 2008.

Mortalité par Cancers : la mortalité totale par cancer a diminué dans toute l'Italie depuis les années 90. Néanmoins, à Tarente, la mortalité par cancer est passée dans cette période de 387.4 à 397,00 /100000 à Tarente, et de 326 à 348 dans le reste de Pouilles. Dans cette même période, le cancer des poumons chez les femmes a augmenté de 59 %, comme dans les Pouilles (note : non dit dans l'article, mais lié à l'usage croissant de la cigarette par les femmes en général), tandis qu'à Tarente, l'augmentation a été de 78%.

Des détails sont donnés pour l'ensemble de cancers enregistrés en 2006 2007 : 

En résumé : un excès de cancer de 30 % pour les hommes. Mésothélome (note - cancer le plus souvent des poumons, aussi provoqué par l'amiante) , tumeurs aux reins, et autre tumeurs liées au système urinaire (hormis cancer de la vessie) montrent un excès de 100%. L'excès et de 20 % pour les femmes. Dans le détail pour les femmes : + 75 % pour les tumeur du foie ; + 43% pour les lymphomes hors Hodgkin ; + 80% pour les tumeurs de la partie supérieure de l'Utérus ; + 48 % pour les poumons ; + 24 % pour le cancer du sein ; au delà de + 100% pour le cancer de l'estomac. Pour les enfants, accroissement significatif de toutes les causes les premières années de la vie.

Note : des sources locales m'ont informé que d'autres cancers, non pris en compte dans ces statistiques, semblent aussi liés à ces pollutions. Lymphome de Hodgkin, cancer de la thyroïde, ...

Mortalité cardio-vasculaire : jusqu'aux années 90, le taux de mortalité à Tarente pour les maladies cardiovasculaires était significativement plus bas que dans les Pouilles et dans le reste de l'Italie. Au passage, on peut penser qu'à cette période, l'ensoleillement, et surtout une alimentation très proche de l'alimentation méditerranéenne telle que définie ici : Alimentations qui marchent, ont contribué à ces très bons résultats. La mortalité cardio-vasculaire a suivi ensuite la même tendance à la baisse que dans le reste de l'Italie. Toutefois, les derniers résultats de 98 à 2000, montrent des valeurs plus hautes que dans les Pouilles et que dans le reste de l'Italie. Les effets de la pollution ont été plus longs à se faire sentir que pour les cancers, ou pour la mortalité infantile (voir plus bas); mais il y a un lien pollution / mortalité cardiovasculaire. 

Mortalité par maladies respiratoires : la baisse a été très nette dans l'ensemble de l'Italie, toutefois, les valeurs dans les Pouiilles et à Tarente sont significativement plus fortes que dans le reste de l'Italie. 

Pour les enfants, il suffit de regarder le graphique en bas de page du lien donné plus haut, reproduit ci-dessous.

         

Trends in children mortality -pediatric age group - from all causes - Italy, Puglia, Taranto IPS - (1980 -2008)

La mortalité infantile, plus basse avant, augmente nettement vers 1983, et reste plus haute, à très nettement plus haute, jusqu'à la période 2008, où elle semble rejoindre les valeurs en Italie et dans le Pouilles. C'est à dire après la période pendant laquelle les scandales liés à la pollution ont entraîné un certain nombre d'études, actions, menaces judiciaires, etc. 

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