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Plus de 100 000 pages vues, par plus de 35000 visiteurs

Après un rappel des caractéristiques de ce site, j'indique les principaux centres d'intérêt des visiteurs jusqu'ici, et des raisons pour lesquelles beaucoup de ces thèmes, ne sont pas pris en compte, ou pas assez, par les médecins, malgré le nombre croissant de personnes concernées; 

Des propositions sont faites pour améliorer ces prises en compte, par chaque personne concernée (patient(e), aidant(e)). Mais aussi pour plus d'efficacité à titre collectif : du suivi par un professionnel de santé à un soutien à une association impliquée dans ces domaines. 

N'hésitez pas à venir publier vos témoignages, ici en commentaire, ou sur les divers forums spécialisés, si vous avez mis en place de tels changements, en précisant les résultats obtenus. 

Rappels

Depuis que le site existe, plus de 100000 pages ont été vues, par plus de 35000 visiteurs Le record de visiteurs en une journée a été de 800 et quelques. C'est à la fois peu, et beaucoup pour un site de ce type. 

Ce qui me motive particulièrement pour continuer à rédiger, c'est que la moyenne de pages vues par visiteur augmente depuis le début. De plus en plus de visiteurs parcourent 5 à 8 pages lors d'une visite.

Le thème central au début était le diabète (de type 1 et de type 2), et les améliorations possibles liées à l'alimentation. Puis les maladies souvent liées au diabète, ou alors les maladies avec des mécanismes de déclenchement comparables, mais des manifestations cliniques très différentes.  Je relaie aussi un appel à la prudence pour quelques traitements précis, qui concernent trop souvent les diabétiques de type 2 : par exemple les anti cholestérols, inefficaces et toxiques, et ... diabétogènes ! Le rôle de l'environnement (alimentation en premier lieu, mode de vie, pollutions, tiques, etc.) est prépondérant pour les maladies citées ici. Les meilleurs résultats sont souvent obtenus en jouant sur un ou plusieurs de ces paramètres.

Beaucoup d'expériences, menées soit selon les critères de la recherche scientifique médicale (régime dit méditerranéen), soit de façon plus empirique, mais confirmées et re confirmées avec des reculs parfois de plusieurs décennies (régime Seignalet), montrent la contribution majeure de l'hygiène de vie, surtout de l'alimentation pour gérer ces maladies, voire pour connaître de longues phases de rémission.

Il y a une barrière mentale, un paradigme, à briser : l'idée qu'un changement alimentaire puisse permettre des rémissions longues, jamais observées auparavant chez la même personne, ainsi qu'une baisse réelle des besoins médicaux.

Ce n'est même pas entendable pour beaucoup de professionnels de santé, en dehors de quelques cas spécifiques et de quelques actions de prévention. Corollaire, les recherches en ce sens ne sont pas financées, malgré la récurrence des témoignages, leur répétitivité, et malgré le recul (en années, parfois plus d'une décennie, 17 ans pour moi par exemple) pour beaucoup de ces patients. 

Intérêts des visiteurs

L'intérêt des visiteurs porte bien sûr sur les résultats du régime Seignalet pour le diabète Diabète de type 2 en rémission ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique, sur les problèmes que posent les anticholestérols (statines, fibrates, anticholestérols injectables, régimes dits anticholestérol ...) , et sur les solutions efficaces pour les maladies cardio vasculaires, sans viser une baisse du cholestérol. Voir par exemple : Pétition sur les anticholestérols ; "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes

Pour le diabète de type 1, je rappelle une information essentielle. Les deux seuls cas publiés dans la littérature médicale avec arrêt du développement du DT1 l'ont été sur la base de changements alimentaires, surtout arrêt du gluten ; d'autres modalités alimentaires ont pu jouer aussi. Ca ne signifie pas que ça fonctionnera chez tous les nouveaux diabétiques de type 1 (au moment où ils sont hospitalisés à la découverte du DT1, ensuite il est peut-être trop tard pour tenter cette approche ; et même au début, trop de paramètres entrent en jeu pour que ça fonctionne à chaque fois) mais par contre ça devrait être essayé pour chaque nouveau cas. Plus de détails ici : Régime cétogène pour le DT1 ? Urgences dès le diagnostic

D'autres pages sont très souvent parcourues par les visiteurs. Elles concernent :

  • la maladie de Lyme, ce qui montre le déficit d'information auprès des médecins ; Lyme & Maladies Vectorielles à Tique - 1
  • les saignements de nez liés au chocolat ! Cette info me semblait à la fois un peu anecdotique et intéressante pour la multiplicité des liens entre alimentation et santé. Depuis, c'est un des thèmes les plus recherchés après ceux cités ci-dessus ; Café et chocolat
  • les dangers potentiels des surdosages de glutamine en complément alimentaire : je n'ai pas eu de question directe à ce sujet, mais j'imagine que les communautés sportives, très actives sur le net, notamment celles du monde de la musculation, du fitness, du crossfit, etc., sont avides d'informations à ce sujet. Glutamine : bienfait, ou à fuir ?
  • la fragilité osseuse : c'est un sujet crucial, et il y a bien d'autres facteurs à prendre en compte que les produits laitiers, qui ne servent à rien dans cette optique ; Fragilité osseuse, causes et solutions
  • les vascularites. Cela démontre aussi bien le manque d'information dont disposent les patients pour ces maladies rares, que l'intérêt porté à la solution du régime Seignalet, en complément des traitements existants, souvent nécessaires mais la plupart du temps insuffisants. Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; Vascularites
  • les liens entre alimentation et cancer ; Blé, laits, cancers : confirmations de liens ; Cancers, et euros
  • les maladies de Parkinson et d'Alzheimer, et les solutions alimentaires, ou quelques dangers liés à des médicaments précis : Alzheimer, parkinson, ... aussi !
  • les liens entre pollutions et maladies. Moins de visites qu'attendues sur ces thèmes, et pourtant ... Savoir que les diabètes de types 2 et de type 1 sont largement favorisés par la pollution. Que des cancers le sont aussi, avec des liens très précis (quels types de pollutions pour tels cancers, par exemple le lymphome de Hodgkin), avec les malheureux exemples de Tarente en Italie, et de Fos sur mer en France. Savoir ça, et bien d'autres éléments résumés dans ces billets, peut permettre d'agir plus efficacement. Et aussi de compléter les connaissances sur les mécanismes de déclenchement de ces pathologies. Que vous soyez voisin d'un site polluant, patient, médecin ou chercheur, prenez le temps de vous y intéresserEnvironnement & diabètes & cancers & autres maladies ; Pollution et DT1 ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires. L
  • les arguments alimentaires qui militent contre l'utilisation des OGM, arguments malheureusement très peu explorés ou utilisés, alors que ce sont peut être les plus importants en termes de santé humaine : O.G.M. et santé ?
  • un autre sujet, très important pour les personnes concernées, l'échec du régime sans gluten pour des personnes coeliaques, a été assez peu regardé. Pourtant, l'efficacité du régime Seignalet dans ce cas peut réellement changer la vie de ces personnes. Coeliaques et échec du sans-gluten : solution Seignalet

Pourquoi ça ne suit pas du côté des professionnels de santé ?

Les patients sont très nombreux à se renseigner, à essayer ces changements d'alimentation soit en prévention, soit pour réellement diminuer leurs symptômes. Des médecins et autres professionnels de santé se battent aussi en ce sens, mais ces thèmes ont du mal à prendre. Parmi les exceptions, regardez par exemple cette interview : Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

Pour le régime Seignalet : plus de 90 pathologies sont concernées, avec des réussites incroyablement spectaculaires pour des pathologies telles que l'asthme : Asthme et Seignalet ; Compléments pour l'asthme et les maladies respiratoires.

Pour qu'un médecin puisse conseiller ce type d'alimentation, il doit se sentir d'une part bordé juridiquement, et d'autre part être convaincu par des expériences scientifiques menées en ce sens. Problème : un essai clinique bien conduit pour une seule de ces pathologies, dure 4 à 5 ans (durée de l'essai lui-même, sans compter le temps de préparation et de recherche de financement), et coûte environ 800 000 euros. Ces budgets ne sont pas disponibles pour ces types de recherche. 

Le cas est aussi incompréhensible pour la non remise en cause, pourtant nécessaire, de l'intérêt des anticholestérols : que ce soit pour un diabétique de type 2, pour un diabétique de type 1 qui approche la cinquantaine, ou une diabétique qui approche de la ménopause (les médecins sont largement encouragés à traiter dans ces cas, ou pour tout autre patient. C'est une hérésie médicale dans tous les cas de figure, au détriment de la santé du patient, mais c'est ainsi cf. les explications sur ces recommandations dans le chapitre "Efficacité et effets secondaires de plusieurs médicaments" de cette page http://www.revolutions-scientifiques-et-diabetes.com/blog/reunion-inaugurale-de-l-aimsib-suite.html#5uWrCbz3RGbLSxHS.99),. Articles scientifiques très documentés, ouvrages en ce sens, par des auteurs médecins, chercheurs, médecins - chercheurs (de Lorgeril), pétitions, questions à l'assemblée nationale pour le cas de la France (j'avais sollicité ma députée en ce sens, mais, suite aux questions aux gouvernement, la réponse donnée par la ministre, sur ce sujet, totalement apolitique, via les agences de santé gouvernementale était "bateau" et .. fausse).

Pour les liens pollution / santé. Il est incroyable de voir qu'un lien net entre pollutions autour de l'étang de Berre (à l'ouest de Marseille, l'endroit plein de fumées, qui sent très mauvais, depuis des décennies, quand on y passe en voiture) et maladies (diabète de type 1, cancers y compris de l'utérus, asthme, lymphome de Hodgkin, etc.) n'a été décrit précisément qu'en ... 2016/2017. Les données sur les liens entre pollutions et surmortalité, maladies, dans le secteur de Tarente en Italie sont récentes aussi, alors que le flot de pollutions date là encore de plusieurs décennies. 

Environnement & diabètes & cancers & autres maladies ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Comment agir ?

  • Continuez à vous renseigner, lire les témoignages, les conseils, etc. en fonction des pathologies que vous avez, ou que vous souhaitez prévenir. Voir sur ce site, ou sur les liens proposés : Liens
  • Appliquez, en vous renseignant d'abord, et en informant votre médecin, même s'il n'est pas d'accord , les changements alimentaires préconisés : Alimentations qui marchent ; Alimentation et diabétes
  • Faites vous suivre si besoin par un spécialiste qui pourra vous accompagner en toute sécurité. Voir par exemple l'interview d'une diététicienne qui accompagne les patients en ce sens (lien plus haut dans ce billet). 
  • Prenez connaissance des principaux médicaments qu'arrêteraient en priorité les professionnels de santé chez les personnes âgées (médicament pas ou peu utiles, et/ou jugés dangereux), et vérifiez si vous êtes concernés. Même si vous n'êtes pas âgés. Les statines en font partie en bonne place. Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer. A discuter impérativement avec votre médecin, en présentant ces arguments, avant d'envisager toute modification du traitement. En insistant auprès de votre médecin. 
  • Agissez via une association à chaque fois quand c'est possible : par exemple, pour la lutte, qui prend du temps, contre les méfaits des anticholestérols, et d'une façon générale pour une médecine réellement scientifique et bienveillante, n'hésitez pas à rejoindre cette association : https://aimsib.org/.

Diabète et sports dits extrêmes

Les bienfaits d'une pratique sportive régulière adaptée à la personne sont évidents pour les diabétiques. 

Cela devient difficile pour les diabétiques curieux ou passionnés des sports dits extrêmes : méconnaissance des dirigeants de clubs, des encadrants ou des fédérations, ou parfois de médecins. 

Cela évolue grâce aux pratiquants passionnés et à des médecins investis. Il est possible maintenant de pratiquer ces sports, sous réserve de certaines précautions bien sûr. Les hypoglycémies brutales, aussi bien que les montées rapides de glycémie, qui arrivent parfois quand on commence l'activité avec pas assez d'insuline dans le corps, restent une possibilité. Tout cela est gérable avec les bons conseils et une auto-surveillance adaptée.

Plusieurs liens ou exemples de ces sports pratiqués par des diabétiques ; Plongée en bouteilles, Escalade, Kite surf, BMX, sont donnés dans ce lien http://diabetes-extremesports.com/fr/

Par rapport à la situation que j'ai connue dans les années 80 - 90, il s'agit là aussi d'une vraie révolution. Pas une révolution scientifique, quoique, puisque la connaissance a progressé grâce à ces pratiques, mais une vraie révolution comportementale. Les progrès technologiques pour la mesure de la glycémie ont beaucoup aidé. 

Plus jeune (il y a environ 20 - 25 ans), et déja diabétique depuis longtemps, j'ai beaucoup pratiqué la randonnée sous-marine, en palmes masque tuba (dite PMT, ou encore snorkeling), alors que la bouteille en plongée était interdite. Cette plongée en PMT m'était aussi très largement déconseillée en tant que diabétique

J'aurai adoré à cette époque disposer de liens vers des structures sportives efficaces aussi pour les diabétiques. Profitez en, ces moniteurs et/ou pratiquants ont de plus en plus de recul sur la question : gestion des hypoglycémies, matériel adapté pour mesurer les glycémies, etc.

Pour revenir au PMT, palme masque tuba, je ne sais pas s'il y a des moniteurs qui peuvent briefer et accompagner des diabétiques de type 1, mais ne vous y lancez pas comme ça à l'aveugle. Renseignez vous d'abord auprès de pratiquants confirmés, Il y a aussi des forums spécialisés où l'on peut déjà dénicher des informations utiles. Les moniteurs de snorkeling, parfois dans des clubs de plongée, mêmes non spécialisés "diabète de type 1" peuvent être une mine d'infos, ainsi que les habitués locaux.

Sentir le courant et partir à contre sens pour faciliter le retour ; ne pas se lancer dans l'hyperventilation avant de plonger (le cerveau risque de ne plus se rendre plus compte quand le taux d'oxygène est trop bas) ; ne pas enchaîner les plongées trop rapides ; connaître les risques du "mur des 7 mètres" à la remontée pour ceux qui plongent profond ; éviter de mettre la tête en hyperextension quand on remonte ; faire attention à la confusion des sensations due à l'apnée ou à la pression, qui peut altérer la perception de son état glycémique : respirer régulièrement à plein en enlevant le tuba ; adopter un rythme souple et ne pas forcer ; ne pas y aller quand on ne le sent pas, etc.

Pour le passage de la pompe à insuline au schéma de remplacement, voyez avec votre diabétologue et avec les pratiquants de plongée bouteille par exemple. 

Renseignez vous, au-delà du diabète, sur les précautions à prendre, sur le matériel, avant de vous lancer.

Et pas besoin de se lancer dans des risques inutiles pour voir des choses sympa : en restant en majorité dans 2 à 3 mètres d'eau, j'avais pu voir des espèces réputées rares ou profondes. Pour les connaisseurs, j'avais vu des Corbs (moins rares maintenant il me semble), des Anthias, 1 Murène (pas "l'immense poisson agressif qui tente d'arracher des doigts" que décrivaient pleins de jeunes plongeurs, celle-là était très modeste, craintive et très bien planquée), 1 jeune Mérou, 1 banc de Barracuda (Bonifacio) ...

Bref, les diabétiques peuvent se faire de plus en plus plaisir en toute sécurité. 

Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

Résumé

Des praticiens de santé du Canada ont choisi 14 médicaments à déprescrire si possible chez les personnes âgées, en raison de leurs effets secondaires et/ou de leur inefficacité. Ces médicaments mal et sur-prescrits sont rappelés ici, et commentés pour quelques uns. 

J'élargis à d'autres molécules qui posent des problèmes similaires, puis à des pistes de solutions (deux médicaments à stopper en priorité pour baisser voire stopper les autres, hygiène de vie, alimentation). Ces solutions sont souvent efficaces pour soulager les pathologies que les médecins ont tenté de traiter avec les molécules dangereuses. 

Constat rapide sur les médicaments

Ce billet concerne d'abord les personnes âgées sur-médicamentés. Les conclusions, pour des médicaments peu efficaces et avec de nombreux effets secondaires, peuvent être utilisées par les autres patients, pour en discuter avec vos médecins afin de diminuer ou stopper les médicaments les plus inutiles, ou les plus dangereux.

La surconsommation de médicaments est un fait connu et souvent dénoncé. Avec des effets secondaires dont une mortalité associée (liée à ces causes dites iatrogéniques) non négligeable. Les estimations, difficiles, varient. Elles ont par exemple été données à 140000 hospitalisations et 13000 décès par an en France. Les personnes âgées sont celles qui paient le plus lourd tribu. 

Concrètement, comment faire, que supprimer, quand soi-même, ou un parent proche, êtes muni d'une longue ordonnance, avec de multiples effets secondaires et un médecin qui vous dit que ce n'est pas possible de faire autrement ?  

Solution 1 : 14 médicaments à surveiller, diminuer ou stopper chez les personnes âgées

Plusieurs professionnels de santé du Canada : infirmier(e)s, pharmacien(ne)s, médecins, avaient été interrogés, et ont rendu leur verdict, en 2015, sur les médicaments à supprimer en priorité chez les personnes âgées. Les résultats sont présentés dans cet article : http://journals.plos.org/plosone/article/file?id=10.1371/journal.pone.0122246&type=printable 

La synthèse des avis des professionnels de santé est donnée dans ce tableau (traduction en français en suivant) :

15 medicaments a arreter pr personnes agees canada

Les médicaments dont les professionnels de santé du Canada interrogés se méfient le plus sont dans l'ordre décroissant (les premiers médicaments de la liste sont les plus décriés) : 

  1. Les benzodiazépines : utilisés contre l'anxiété, l'agitation, pour faciliter le sommeil
  2. Les antipsychotiques atypiques, dits de 2nde génération : utilisés contre les psychoses
  3. Les statines : classe d'anticholestérols la plus répandue
  4. Les antidépresseurs tricycliques
  5. Les "Inhibiteurs de la pompe à proton" : des molécules anti acidité gastrique, utilisées en cas d'ulcères, de RGO, de prise régulière d'aspirine, ...
  6. Les anticholinergiques contre les fuites urinaires
  7. Les antipsychotiques typiques, dits de première génération : molécules anciennes pour lutter contre les psychoses
  8. Les inhibiteurs de la cholinestérase : pris pour réduire les symptômes d'Alzheimer
  9. Les opioïdes : anti douleurs
  10. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine : antidépresseurs, contres les troubles anxieux, ...
  11. Les biphosphonates : utilisés pour lutter contre l'ostéoporose, et parfois contre des métastases osseuses
  12. Les anti convulsivants : dits aussi anti épileptiques. La dépakine (célèbre pour provoquer des effets secondaires chez les foetus) fait partie de cette classe de médicaments.
  13. Les béta bloquants : utilisés surtout pour lutter contre plusieurs maladies du coeur, et contre l'hypertension
  14. Les anti-plaquettaires : utilisés contre le risque de formation de caillots

N'hésitez pas une seconde à demander à votre médecin si vous ou vous proches pouvez diminuer les dosages de ces médicaments, ou les stopper. Plusieurs professionnels de santé pensent que ces molécules sont loin d'être toujours nécessaires. Et avec beaucoup trop d'effets secondaires.

Il est trop long de passer en revue ici chacune de ces molécules, mais quelques enseignements généraux peuvent être déduits de l'article. J'effectue ensuite un  récapitulatif sur le diabète de type 2, qui est un des critères importants lié à cette liste, puisqu'au moins deux types de médicaments cités ici, et un autre non cité dans cette liste, augmentent le risque d'augmenter le diabète de type 2. 

Pistes de discussions avec votre médecin

Trois des quatre premiers médicaments concernent la santé mentale. L'autre est la classe de médicaments anticholestérol la plus répandue, la statine (il y a en fait plusieurs sortes de statines, qui se ressemblent beaucoup).

Les statines sont connues pour être, entres autres, à l'origine de troubles cognitifs divers.

Il est probable que l'arrêt de cet anticholestérol diminue une partie des troubles cognitifs, qui nécessitent eux mêmes des médicaments, on le voit mal tolérés. Cela ne signifie pas que tous les troubles cognitifs soient liés à la prise d'anticholestérols, mais simplement qu'ils peuvent les aggraver ou en déclencher. 

Avec un moteur de recherche et les mots clé "effets cognitifs statines", on obtient de nombreux résultats, par exemple : http://www.notretemps.com/sante/dietetique/statines-liste-effets-secondaires-agrandit,i5060. Ce qui est intéressant ici, ce sont les commentaires, plusieurs font état d'effets indésirables divers. Certains renvoient vers les écrits du Dr de Lorgeril, que je cite régulièrement. Je conseille le lien suivant, sur les effets cognitifs des statines : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/alerte-confirmation-de-la-neurotoxicite-des-medicaments-anticholesterol. Et celui-ci sur un effet secondaire encore plus connu, la douleur : https://aimsib.org/2017/03/22/statines-et-douleurs-musculaires-qui-desinforme-qui/

PS : des médecins pourraient avoir été informés de l'absence, supposée, des effets cognitifs avec les nouveaux anti cholestérols injectables, en cours de développement. Ce n'est malheureusement pas crédible du tout. Voir à ce sujet le chapitre en fin de billet. 

Bref, a minima pour les personnes âgées, rien que la suppression des statines pourrait largement diminuer la prise de médicaments anti dépresseurs, anti-alzheimer, et anti douleurs. Les mêmes causes produisant les mêmes effets - peut être moins rapides chez des personnes plus jeunes - la même prudence doit être nécessaire a priori pour les autres patients, quelque soit leur âge. 

La suppression des statines pourrait aider à la diminution ou à la suppression des benzodiazépines, médicaments les plus cités en vue d'une déprescription par le panel de praticiens interrogés au Canada. Elles (les benzodiazépines) sont suspectées depuis longtemps d'augmenter les symptômes de type Alzheimer, tout comme les statines. J'avais écrit un billet à ce sujet : Somnifères dangereux et diabétes. Ce qui est dit dans ce lien au sujet des diabétiques type 1 et 2 peut s'appliquer aussi aux non diabétiques.

La suppression de deux classes de médicaments : statines et benzodiazépines, pourrait considérablement améliorer la qualité de vie des patients âgés, et faciliter l'arrêt de plusieurs autres médicaments, dont plusieurs parmi les 12 autres problématiques selon les professionnels. 

La lecture de l'article cité montre aussi que les progrès entre plusieurs générations de médicaments, par exemple les antipsychotiques de 1ère, puis de 2nde génération, ne sont pas évidents, puisque ces deux classes de médicaments font partie des plus décriées par les professionnels de santé pour les personnes âgées.

Cela incite à se montrer prudent envers toute nouveauté présentée comme miraculeuse. Le "miracle médicamenteux" peut arriver, mais ne résiste pas toujours à une analyse des faits après quelques années d'utilisation. 

Cas du diabète de type 2 (DT2)

Quels sont les médicaments qui peuvent provoquer du diabète de type 2, maladie qui peut se caractériser une fois qu'elle est installée, par des complications diverses (yeux, reins, pieds, ...). Les médecins ont souvent tendance à surtraiter les patients atteints de DT2. 

- les statines : Statines = diabètes. Les chiffres d'augmentation du DT2 sous statines augmentent régulièrement. Une raison de plus de se méfier de ces médicaments. D'autant qu'une fois qu'une personne est diabétique de type 2, les statines ne l'aident en rien, voire aggravent la situation : Résumé d'études cliniques

- les inhibiteurs de la pompe à proton (IPP) augmenteraient aussi ce risque. Je viens de découvrir ce lien possible entre IPP et diabète de type 2 (source : Medscape). Je n'ai pas trouvé ailleurs mention de cet effet diabétogène ; les autres effets secondaires suffisent pour être très prudents vis à vis des IPP. Ces médicaments étaient déjà connus, entres autres, pour augmenter le risque de fractures osseuses, d'infections intestinales, de malabsorption de divers nutriments. La prescription d'IPP est parfois due à la prescription au long cours d'aspirine. Voir par exemple sur ce sujet les écrits du Dr de Lorgeril pour se passer, quand c'est possible, d'aspirine à long terme, et donc des IPP liés (Source : Prévenir l'infarctus et l'accident vasculaire cérébral). Dans ces cas, les anti-plaquettaires peuvent être préférables à l'aspirine. 

- hors liste des 14 médicaments à déprescrire en priorité, les anti-arthrosiques pourraient également augmenter le risque de devenir DT2 (source : Medscape). A ce sujet, voir les pistes de solutions proposées dans le chapitre qui suit. 

Solution 2 : Modalités d'hygiène de vie pour diminuer ou stopper les médicaments incriminés

Aucun produit miracle, dit naturel ou médicamenteux n'est proposé dans ce chapitre. Des actions très concrètes en termes d'hygiène de vie et d'alimentation peuvent aider, avec la déprescription de molécules dangereuses par le médecin, à améliorer les états qui ont entraîné la prise de médicaments. 

Fragilité osseuse, réelle ou supposée, (d'où prescription de biphosphonates, qui font partie de la liste des 14 médicaments les plus décriés) : voir les solutions préconisées dans ce billet : Fragilité osseuse, causes et solutions et dans celui-ci, dans le chapitre spécifique à l'ostéoporose : Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie.

Arthrose : le régime de type Seignalet, dit hypotoxique, fonctionne très bien pour stopper l'évolution d'une arthrose en cours. Voir par exemple les témoignages publiés ici : https://jacquelinelagace.net/tag/arthrose/. ou le témoignage du 17 octobre 2015 ici : https://www.regimehypotoxique.com/divers/temoignage/

Pour les symptômes de type Alzheimer, voir les pistes d'amélioration nettes présentées dans ce billet, en plus de l'arrêt des benzodiazépines et des statines : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Nouveautés miraculeuses ? Le cas des anticholestérols injectables

Si vous êtes médecin, je vous invite avant de lire ce bref chapitre, à parcourir la littérature spécialisée à laquelle vous avez facilement accès. A titre d'exemple, Medscape, et les différents journaux médicaux. Vous verrez que parmi les cholestérols injectables, tous n'ont pas été arrêtés, et des bénéfices médicaux sont déduits par les auteurs de ces articles.

Une analyse plus fouillée montre toutefois que les effets positifs relèvent plus de l'espoir que de la réalité médicale : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/jupiter/exultate-jubilate-fourier-est-un-flop. Si par manque de temps vous ne pouvez lire ce lien passionnant, le résumé est : plus de décès dans le groupe traité que dans le groupe témoin. Il est intéressant de lire, malgré ça, les commentaires positifs dans des revues ou des sites dédiés aux médecins, prescripteurs potentiels. 

Cela se rajoute aux travaux qui montrent que plus on baisse le LDL plus la mortalité ... augmente (lien en anglais).: http://bmjopen.bmj.com/content/6/6/e010401. C'est un argument de poids pour se méfier des traitements, ou régimes, anti cholestérols en général, dont les statines en particulier. 

Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie

Résumé

Plusieurs pathologies font l'objet d'un dossier et d'un article dans la revue bimensuelle Sport et Vie, numéro de mars - avril 2017. Leur contenu est très rapidement rappelé dans ce billet, puis commenté. J'en profite pour citer des pistes de solution, pour plusieurs de ces 10  pathologies, surtout par le biais de l'alimentation, non mentionnées par la revue.

Ce billet est dense, et découpé par pathologies ou par thèmes. N'hésitez pas si vous êtes pressés, à ne lire que le chapitre qui vous concerne, et la conclusion, ainsi qu'à regarder la vidéo sur les pathologies cardio-vasculaires. Il y a de quoi gagner pas mal d'années de vie en bonne santé avec toutes ces infos. Sceptiques ? Je vous encourage à vérifier de votre côté tout ce qui est écrit ou dit dans la vidéo jointe

Le bimensuel Sport & Vie traite depuis longtemps de la physiologie du sport, des caractéristiques mécaniques humaines, de l'entraînement, des méfaits du dopage, de la psychologie des sportif(ve)s, de la médecine liée au sport, des rapports entre Sport et arts (littérature souvent, cinéma, ..). Le propos est souvent élargi à des questions de société qui débordent le seul cadre sportif. Que l'on soit d'accord ou pas avec le contenu des articles, c'est passionnant. Ps : je n'ai aucun intérêt dans cette revue, ni dans les ouvrages cités ici !

Ce magazine est surtout lu je crois par des sportifs, des étudiant(e)s en STAPS, des entraîneur(se)s, des médecins du sport, des kinésithérapeutes, des ostéopathes, des chercheur(se)s dans ces domaines, et plus généralement par des passionnés, ou par des curieux comme moi.

Le dernier numéro (161, mars-avril 2017, http://www.sport-et-vie.com/numero-161/malediction-yips.4664.php) traite de deux grands sujets abordés de multiples fois sur ce blog : le phénomène de la glycation, et dans un article intitulé " Les travaux d'Esculape" les problèmes posés par des médicaments destinés à des pathologies très répandues. Je rebondis sur tous ces articles, car ils concernent des sujets souvent traités ici. 

Commentaires du dossier "Les travaux d'Esculape".

C'est une somme de mini-articles condensés, de l'ordre d'une demi page à chaque fois, qui présentent des résumés sur chacune des pathologies et sur les effets secondaires des traitements présentés un temps comme miraculeux pour chacune de ces maladies. 

1) L'obésité 

L'article rapporte les errements des industries pharmaceutiques qui cherchent des molécules miracles, avec jusqu'ici des échecs retentissants, parfois avec de très nombreux morts à la clé (Mediator, ... ).

L'obésité peut être un grave problème de santé, mais parfois, un surpoids ou une obésité modérée ne l'est pas, du moment que la personne effectue des activités physiques régulières, et suit une alimentation saine. Ce sujet a fait l'objet de très nombreuses discussions scientifiques, il est intéressant d'en parler avec votre médecin si vous êtes concernés. 

Pour les personnes qui souhaitent mincir réellement, et qui ont souffert des régimes yoyo, je rappelle l'interview récente d'une diététicienne, qui applique des méthodes originales, non privatives, et qui paraissent efficaces sur du long terme : Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

2) Le diabète

L'article ne distingue pas les diabètes de type 1 et 2 (dits DT1 et DT2) qui ne se gèrent pas de la même façon. Les avancées technologiques qui permettent de mieux gérer les DT1, parfois impressionnantes (en tant que DT1, j'en bénéficie au quotidien), sont mises en avant. Elles ne restent "que" des moyens de plus en plus perfectionnés d'administrer et suivre le traitement par insuline, comme dans les années 1920, tout en surveillant mieux sa glycémie.

La compréhension du déclenchement de la maladie est plus difficile, mais pourrait permettre de diminuer le nombre de nouveaux cas. Le DT1 est considéré comme une maladie irréversible. Pourtant, des recherches menées par des médecins ont montré que cette vérité n'est pas toujours immuable, si la prise en charge alimentaire est immédiate : Régime cétogène pour le DT1 ?  Ne pas se laisser tromper par le titre, c'est surtout l'éviction totale de gluten dès le diagnostic, et probablement aussi de produits laitiers, qui ont permis de stopper le déclenchement du DT1 dans deux cas publiés dans la littérature scientifique.

Deux est un très petit nombre ; mais c'est énorme et très signifiant d'un point de vue scientifique pour une maladie dite irréversible, d'autant plus quand ce résultat correspond à ce qui avait été prédit par une théorie (à voir dans l'ouvrage du Dr Seignalet, "L'alimentation ou la troisième médecine"). 

Des recherches ont souligné que les diabètes de type 1 sont favorisés par d'autres composantes de l'environnement que l'alimentation : Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les causes du DT2 sont souvent communes mais des mécanismes différents : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires.

On est ici très loin de la recherche de pointe sur telle ou telle cytokine, sur telle ou telle composante des lymphocytes T, ou encore sur des médiateurs de l'inflammation. Tous ces éléments, et bien d'autres du corps humain, jouent un rôle crucial, mais ce qui est important, c'est la relation entre mode de vie et déclenchement du DT1, et du DT2 (cf. aussi le chapitre suivant sur le cholestérol pour le DT2).

Il serait intéressant que la recherche, y compris interventionnelle (changement de régime alimentaire dès la découverte du DT1, mise à l'abri, dans la mesure du possible, des zones très polluées) se recentre sur ces questions majeures. 

A voir aussi les commentaires plus bas sur la glycation. 

3) Le cholestérol 

L'article rappelle le reportage diffusé récemment sur Arte "Cholestérol, le grand bluff", toujours a priori disponible sur le net. Deux médecins y sont cités dans leur lutte contre ce mythe du "cholestérol coupable" : les Dr de Lorgeril et Ranskov. 

Ces deux médecins font partie de l'association "AIMSIB", dont la journée inaugurale a été résumée dans ces deux billets : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite. Ou publiée en vidéos ici : https://aimsib.org/2017/02/12/la-premiere-journee-lyonnaise-de-medecine-bienveillante-tout-est-en-ligne/.

A voir également sur ces sujets : "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes.

Pour résumer, que vous soyez une personne ayant réchappé à une crise cardiaque, ou une femme diabétique sans antécédents qui se voit prescrire des anticholestérols juste parce qu'elle approche la cinquantaine (cas malheureusement très fréquent), ou quelle que soit votre situation, renseignez vous sur les horreurs que sont souvent ces médicaments ou régimes anticholestérol, aussi bien que sur les facteurs du mode de vie réellement protecteurs. Je rappelle sur ces sujets deux liens que je cite souvent : https://www.cholesterol-statine.fr/ et http://michel.delorgeril.info/

4) Le tabagisme

Les auteurs rappellent les nombreux dégâts liés au tabac, des mécanismes possibles pour expliquer l'addiction et l'explosion de la consommation dans certains pays, mais aussi les catastrophes que furent deux traitements censés stopper ces addictions. Je n'ai pas grand chose à dire là-dessus, si ce n'est que les méthodes plus classiques (cigarette électronique, hypnose, etc.) sont à préférer pour diminuer ou stopper le tabac, plutôt que des médicaments douteux. 

5) L'asthme 

Les caractéristiques de la maladie sont résumées, et complétées par des passages sur l'asthme du sportif, et sur la question du dopage à l'aide de molécules prévues initialement pour lutter contre l'asthme. Il est difficile de distinguer l'asthme d'effort, réel chez beaucoup de sportifs, de l'asthme de complaisance pour se voir prescrire des molécules qui aident à la performance, au nez et à la barbe du contrôle anti-dopage. 

L'asthme est une des maladies qui répond le mieux au régime Seignalet : Asthme et Seignalet. Pourquoi cela n'est pas plus connu ? Parce qu'à ce jour, ces données ne sont pas considérées comme scientifiques, n'ayant pas fait l'objet d'une étude randomisée avec régimes alimentaires différents, dont celui-ci, pour des asthmatiques.

Une telle étude nécessiterait plusieurs conditions, non réunies :

- 800 000 euros environ (chiffrage qui date de 2 ans) pour une étude avec suffisamment de patients, avec trois bras (nom parfois utilisé pour les groupes de patients) avec alimentations différentes, une éducation thérapeutique commune initiale, une population réellement représentative des patients asthmatiques rencontrés par les médecins, etc.. (de fait ce type de recherche représentative n'est pas toujours la norme). Ce genre de montant n'est pas disponible à ce jour pour ce type de recherches. A ce sujet, une discussion avec des membres d'équipes décidant des budgets de recherche à l'échelle européenne peut devenir surréaliste, je caricature à peine (- vous devriez constituer un dossier de patients ayant amélioré de leur pathologie grâce à cette alimentation, avec une validation scientifique, pour qu'un essai clinique puisse être initié, et porté par un médecin ; - oui bien sûr, cela existe, mais ce sont des témoignages très nombreux et éparpillés, validés y compris par des médecins, mais cela ne suffit pas pour une reconnaissance scientifique. Le plus efficace serait de bâtir un essai clinique pour plusieurs des pathologies concernées ; - dans ce cas il faut présenter d'abord un dossier avec une validation scientifique initale ; - de type essai clinique ? - Oui. - mais c'est cela qui n'est pas fait et pour lequel il faudrait un financement, etc.) ; avec toutefois tout mon respect pour les personnes qui m'ont écouté, y compris de façon informelle, ces sujets sont parfois juste chassés d'un revers de main par d'autres responsables. 

- l'acceptation, pour le cas de l'asthme, (mais aussi de la BPCO, au-delà du rôle majeur et évident du tabac pour cette maladie plus mortelle que l'asthme), de tester l'idée que l'inflammation initiale de la muqueuse bronchique est déclenchée par des éléments venant du sang dans beaucoup de cas, à partir d'éléments issus de la digestion, hors phénomènes allergiques. Ca n'a l'air de rien, mais ça remet en cause le mécanisme connu actuel, la plupart des intervenants pensant que l'inflammation est liée à des facteurs externes en majorité, et que les liens avec l'alimentation concernent surtout des phénomènes allergiques. Et ne peuvent sortir de cette hypothèse de travail pour vérifier une autre. 

Pourtant, j'ai encore pu voir plusieurs témoignages de personnes ayant stoppé, ou beaucoup diminué, leurs crises d'asthme et les prises de médicaments associées, grâce à des régimes de ce type (il suffit de chercher les témoignages, nombreux). La recherche médicale a clairement un train de retard sur ce sujet, au détriment des patients. C'est un paradigme qui a du mal à bouger. 

6) La ménopause 

Les errements liés aux traitements hormonaux substitutifs passés, et leurs effets secondaires, sont analysés. La question de l'efficacité et de l'innocuité reste ouverte pour les traitements actuels, beaucoup moins dosés. 

Au sujet de la ménopause, je rappelle la tendance de médecins à vouloir traiter par anticholestérols, encore plus chez les femmes diabétiques, toutes celles qui s'approchent de la ménopause, ou qui ont déjà connu ce passage. L'augmentation, possible, du taux de cholestérol à ce moment de la vie est logique, naturelle, sans incidences sur la santé, et est très bien expliquée dans l'ouvrage présenté ici : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cancer/lhorrible-verite-sur-les-medicaments-anticholesterol

7 ) L'ostéoporose 

Les déboires, graves, liés à plusieurs médicaments censés lutter contre l'ostéoporose (Protelos, Fosamax) sont rappelés. Il est étonnant que l'activité physique, une des composantes majeures pour améliorer la solidité osseuse : Fragilité osseuse, causes et solutions, aussi bien que contre le risque de chute et de fracture du col du fémur, ne soit pas plus mise en avant dans cet article. 

Concernant l'ostéoporose, je rappelle les écrits du Dr Seignalet, qui avait soigné plusieurs patients atteints, avec son régime qui exclut entres autres les produits laitiers : Alimentations qui marchent

Pour aller plus loin, je conseille vivement la lecture des écrits du rhumatologue, le Dr Poinsignon, qui applique le régime Seignalet à ses patients : https://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_2?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=Jean-pierre+Poinsignon&rh=n%3A301061%2Ck%3AJean-pierre+Poinsignon et de l'ouvrage déjà cité "l'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol", qui évoque aussi les biphosphonates (molécules censées lutter contre l'ostéoporose). Un bon résumé est donné ici : http://docteurpoinsignon.over-blog.fr/ (post du 17 janvier 2016). Ou encore là : http://www.prevention-sante.eu/actus/osteoporose-densitometrie-traitements

Le Dr Poinsignon intervenait sur d'autres sujets lors d'une conférence en 2014, à laquelle j'avais pu assister, et où j'avais pu témoigner, son intervention était passionnante, en voici un compte-rendu : Résumé de la conférence du 4 octobre 2014

8) L'arthrose 

Après un rappel des caractéristiques de la maladie et des traitements, les effets secondaires nombreux, jusqu'à ceux ayant largement augmenté les décès par infarctus, sont décrits. 

Comme pour d'autres pathologies citées, le régime Seignalet fait souvent des miracles dans ces cas là, y compris pour des arthroses d'origine sportive, en restaurant les capacités du cartilage. Là encore, aucun essai clinique n'a été mis en place pour vérifier ce constat expérimental répété. Mais les témoignages abondent. Un des ouvrages les plus connus à ce sujet est : https://jacquelinelagace.net/livres/livre/. Une recherche rapide sur internet (moteur de recherche Lilo), me dirige rapidement vers un autre témoignage : http://www.principes-de-sante.com/reponses/temoignage-ma-solution-contre-l-arthrose. Dans les commentaires qui suivent, d'autres témoignages vont dans le même sens. Bref, même si votre docteur ne vous en parle pas, ou ne connaît pas, cela vaut largement le coup d'essayer, au plus tôt, cette modalité alimentaire. Si cela permet de limiter les douleurs et dégâts sur les cartilages et les os adjacents, voire de les stopper, il serait dommage de s'en priver. 

9) La dépression 

Les effets secondaires, lourds, provoqués par plusieurs médicaments anti-dépresseurs, d'ailleurs souvent peu ou pas efficaces, sont résumés. Un encart en fin de dossier rappelle que le jogging peut être très précieux pour lutter contre les dépressions, comme contre la plupart des autres pathologies citées dans ce dossier.

Toutefois, cela ne suffit pas toujours. Une recherche internet de quelques secondes pour les liens gluten / dépression dirige vers ce genre de discussion : http://forum.doctissimo.fr/nutrition/allergies-alimentaires/gluten-depression-sujet_2472_1.htm. Les personnes qui témoignent indiquent bien qu'un simple écart avec du gluten induisent à nouveau chez elles des symptômes dépressifs poussés. Il s'agit d'une autre pathologie pour laquelle le Dr Seignalet mettait en avant les résultats très positifs de l'alimentation dite hypotoxique, pour des dépressions sans causes connues. Quelques autres éléments sur la dépression (risques liés à la baisse du cholestérol, facteurs alimentaires, "bibliothérapie", etc) .sont rappelés ici, pour les diabétiques en particulier, et pour les personnes dépressives en général : Dépressions et suicides

10) La fibrillation auriculaire 

L'auteur de l'article met en avant le risque, augmenté chez les sportifs vieillissants, que représente la survenue d'une FA (Fibrillation auriculaire) pour la formation de caillots sanguins. Les types et/ou intensités de sports qui prédisposent le plus souvent à ces FA ne sont pas précisés. N'hésitez pas à poser la question à vos médecins (je dis "vos" et pas "votre", l'expérience montre que dans ce domaine les avis des cardiologues entre eux, et des autres spécialistes, sont parfois divergents. Mieux vaut avoir plusieurs avis pour ne pas non plus s'interdire totalement des activités bonnes pour le moral et la santé). 

L'article est étonnant car s'il distingue les anciens anticoagulants des nouveaux, il ne souligne pas les intenses polémiques qui ont suivi l'arrivée annoncée comme miraculeuse des nouveaux anti coagulants. Si les médecins manient depuis des années les anciens anticoagulant, et savent gérer les sous (risques de caillots) ou surdosages (risques accrus d'hémorragies), ils sont beaucoup plus démunis pour gérer le surdosage de ces nouvelles molécules. 

Les effets secondaires, même moins nombreux, peuvent devenir plus graves. 

Les prescriptions d'anticoagulants, anciens ou nouveaux, sont souvent accompagnées d'ordonnances à rallonge. Souvent justifiées, et parfois à problèmes. Comme pour les anticholestérols (voir plus haut) ou par exemple la prescription à long terme de Kardegic, pas toujours heureuse. Sur ces thèmes, je recommande, aussi bien aux patients qu'aux médecins, de lire l'ouvrage commenté ici : 

 

La Glycation

En résumant, il s'agit d'une réaction chimique qui lie un sucre à d'autres composés organiques, le plus souvent trouvés dans des protéines. La réaction peut être aussi liée à la chaleur. C'est ce qui se passe quand on cuit de la viande ; plus on cuit fort, plus ce phénomène de glycation se produit. L'auteur de l'article date de la fin des années 90 la découverte du passage de ces produits dans le sang via la digestion, découverte décrite dans des articles scientifiques qui concernaient les diabétiques. Ce qui est logique, la glycation des protéines du corps humain est peut être des acteurs majeurs des complications liées aux diabètes de type 1 et 2, quand les élévations de sucre dans le sang sont trop élevées trop répétées, etc. Les produits issus de la glycation via l'alimentation peuvent générer des problèmes de santé chez tout le monde, peut être plus chez des diabétiques sensibles à cet effet, qui se rajoute aux dégâts créés par les élévations trop hautes et trop fréquentes de la glycémie.

Une des analyses de sang standard chez les diabétiques est en effet celle de l'hémoglobine glyquée, écrite HbA1c sur les résultats, qui permet de montrer le taux de glycation des globules rouges sur les 2 à 3 derniers mois, et qui serait corrélée à l'exposition aux taux de sucres dans cette période, et donc aux risques de complication quand cette exposition est fréquente.

Un bémol sur l'article de sport et vie : l'auteur cite les complications liées aux plaques d'athérome. Si l'athérosclérose existe bel et bien, l'existence des plaques d'athérome est beaucoup plus douteuse. Je vous renvoie à l'ouvrage cité du Dr de Lorgeril qui dénonce cet aspect précis (la notion de plaque d'athérome), et qui s'appuie sur des travaux d'anatomopathologistes, et sur sa participation à des procédures chirurgicales concernant le système sanguin. 

L'auteur de sport et vie souligne les bienfaits du sport régulier, chez les diabétiques comme chez les bien portant, pour diminuer les produits de glycation dans le sang ou dans les ligaments, Il reproduit également un tableau de contenances des aliments en produits de glycation. Dans les grandes lignes, le régime alimentaire cité, pour un faible taux de produits de glycation dans le corps, est un régime riche en végétaux, avec des produits peu transformés et des viandes cuites à des températures limitées. 

Je rappelle la nécessité de réduire les cuissons, mise en avant par le Dr Seignalet dès le milieu des années 90, et rappelée ici à plusieurs reprises, par exemple dans cette page : Alimentation et diabétes. La logique décrite s'applique à d'autres pathologies. En d'autres termes, associé à une pratique sportive, un régime alimentaire de type Seignalet permet de largement diminuer les risques liés à ces molécules.

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Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les liens entre pollution et maladies sont suspectés depuis longtemps. Des données publiées début 2017 pour le sud de la France sont pleines d'enseignements.

Zone industrielle de Fos sur mer et liens avec diabètes, asthmes, cancers, et autres maladies chroniques 

Une étude a été publiée concernant les liens entre les pollutions du secteur de Fos-sur-mer, dans les Bouches du Rhône, à l'ouest de Marseille, et plusieurs maladies, dont les diabètes de type 1 et 2. Mais aussi l'asthme, plusieurs cancers, et d'autres maladies chroniques.

C'est une étude menée par interrogation de personnes habitant dans ce lieu.

Ce secteur de la commune de Fos-sur-mer, et de la commune adjacente de Port Saint Louis, est connu par toutes celles et tous ceux qui ont pris le tronçon de voie rapide qui passe au sud de l'étang de Berre, par exemple pour se rendre à Marseille en venant de Montpellier. C'est la portion de trajet où tout le monde ferme ses vitres en raison des odeurs très fortes des usines environnantes, un peu comme tout le monde le fait en passant dans le secteur de Feyzin au sud de Lyon.

Les réglementations environnementales et sanitaires, notamment sur les ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement - règles spécifiques du code de l'environnement qui concernent la majorité des industries ou établissements avec un risque fort de pollution, d'atteinte à la santé ou à l'environnement, ou de danger, ou dans un autre registre qui concerne aussi les élevages de grande dimension) ont certainement amélioré la situation depuis des décennies, mais c'est un secteur qui partait de très loin.

Enfin, les modes de contamination sont divers : atmosphérique sur le lieu de résidence ou de loisirs, atmosphérique sur le lieu de travail, ou via l'alimentation (pratiques locales de la pêche, de la chasse, de la cueillette, de la culture, toutes largement pratiquées). 

Résultats

Les résultats sont présentés dans ce rapport :

https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3282/files/2017/01/FOS-EPSEAL-ANSES-16-1-2017-logo-red.pdf

Les résultats synthétiques - page 13 - sont :

"Synthèse des principaux résultats sanitaires de l’étude FOS EPSEAL

Les résultats obtenus dans l’échantillon aléatoire composé de plus de 800 réponses – totalement représentatif de la population de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, documentent la santé de plus de 2000 habitants dont 454 enfants (soit en tout plus de 8% de la population de ces villes).

Les résultats montrent conjointement :

Une élévation de l’asthme cumulatif chez les adultes (15.8% de prévalence standardisée sur la population française dans notre étude, contre 10% en France), débutant le plus souvent à l’âge adulte ;

Une élévation des cancers (une prévalence brute de 12% et standardisée France de 10.5%, contre 6% en France), avec un fardeau particulièrement lourd porté par les femmes (14.5% des femmes de notre étude ont ou ont eu un cancer, contre 5.4% des femmes en France) ;

Une élévation des diabètes tous types (prévalence brute de 12.9% et standardisée France de 11.6%, contre environ 6% de diabétiques diagnostiqués traités ou non en France), avec une élévation significative de la part relative de diabète de type 1 (11.5% de tous les diabètes documentés dans notre étude, en comparaison de 5.6% de tous les diabètes en France) ;

• Qu’au minimum, 63% de notre population rapporte au moins une maladie chronique (parmi : asthme, maladie respiratoire autre que l’asthme, allergie respiratoire autre qu’au pollen, affection dermatologique, cancer, maladie auto-immune, maladie endocrinienne et/ou diabète), contre 36.6% en France (pour un indicateur qui englobe plus d’affections chroniques que le nôtre) ;

Que 63% de notre population est affecté par au moins l’un de ces symptômes chroniques (par ordre décroissant de fréquence dans la population) : irritations des yeux (43.4%), symptômes nez/gorge (39%), maux de tête (37.2%), problèmes de peau (26.8%), saignements de nez (7.5%) ;

Que plus de 40% de notre population rapporte au moins une affection respiratoire chronique (parmi asthme, allergies respiratoires autres qu’au pollen, et/ou maladies respiratoires autres que l’asthme), et près d’un enfant sur quatre (23%).

 Les maladies chroniques et symptômes aigus constituent donc une expérience de santé commune et partagée au sein de la population des deux villes, bien que la plupart des répondants jugent leur santé générale comme excellente ou bonne. (Sources de comparaison : données France les plus récentes publiées par la DREES, l’INCA, l’INSERM, l’IRDES, Santé Publique France.)"

Détails et discussions sur les liens pollutions et maladies

Cancers

Pour chaque pathologie, les auteurs donnent les détails plus loin. Par exemple pour les cancers (je mets en gras deux parmi les cancers cités que je détaille en suivant) :

Les cancers sont, dans notre enquête, relativement communs et plus élevés qu’en France (...) Les cancers du sein, de la prostate et de l’utérus sont les plus communs dans l’enquête (...) En France, les cancers les plus fréquents dans la population en vie sont dans l’ordre ceux du sein, de la prostate et du colon. La place occupée par le cancer du corps de l’utérus paraît donc plus spécifique dans l’étude (dans un contexte, décrivent les auteurs, avec beaucoup d'hystérectomies = enlèvement chirurgical de l'utérus), et de fibromes utérins) (...) Les cancers de la thyroïde, du colon et les lymphomes arrivent ensuite très groupés dans le classement des cancers les plus fréquents dans la population de l’étude.

Lymphomes

Lymphomes liés aux pollutions

Un paragraphe du rapport indique : "Les lymphomes sont une famille de cancers en progression dans la population en général et la piste environnementale est envisagée comme facteur de risque dans leur genèse : les pesticides, en qualité de perturbateur endocrinien, pourraient influencer son développement. Au cours de l’atelier sur les expositions professionnelles, Didier Bernard (ancien délégué du personnel sur la ZIF toujours actif au sein de l’Association pour la Prise en Charge des Maladies Eliminables) a relevé que les lymphomes (dont la maladie de Hodgkin) étaient bien présents chez les travailleurs de la zone, en lien avec des expositions spécifiques (par exemple certains HAP, benzène, braie de houille, dioxines), sans que ces maladies soient encore reconnues comme d’origine professionnelle."

Pour les connaisseurs des liens entres pollutions et cancers, dont les fidèles lecteurs de ce site, un lien fort entre pollutions & maladies, y compris les cancers, est déjà connu en Europe. Il s'agit de la ville de Tarente, dans les Pouilles, en Italie du sud. J'avais consacré une page à ces liens. je vous invite à la lire et à la relire si vous êtes intéressés par ces questions.  

Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Plusieurs cancers y étaient révélés en augmentation dans les études publiées, mais pas le lymphome de Hogdkin. J'indiquai toutefois "Note : des sources locales m'ont informé que d'autres cancers, non pris en compte dans ces statistiques, semblent aussi liés à ces pollutions. Lymphome de Hodgkin, cancer de la thyroïde, ...". Le cancer de la thyroïde est d'ailleurs aussi cité avec une prévalence plus forte à Fos sur mer que dans le reste de la France. 

L'étude réalisée à Fos-sur-mer, qui ne porte pourtant que sur un nombre limité de personnes, permet maintenant de faire ressortir ce lymphome de Hodgkin. On voit aussi que quelle que soit la qualité d'une étude, d'un recensement de plusieurs données, d'observations, etc. il est très difficile, comme dans le cas de l'Italie, de recueillir toutes les données relatives aux malades déclenchées. D'où l'intérêt de ces investigations, beaucoup trop rares jusqu'à présent.

Aparté sur les lymphomes liés aux médicaments

Les mécanismes causals (causals et causaux sont acceptés dans le dictionnaire) des lymphomes en général, et des lymphomes de Hodgkin en particulier, ne sont pas toujours connus avec certitude. Ce lien avec des atteintes environnementales est donc une avancée majeure.

Les chercheurs pourront j'espère faire le lien avec les données récentes issues du domaine de la biologie. Je recopie ici des extraits du livre très détaillé, que je vous conseille, " L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol - Dr Michel de Lorgeril - 2015".

Il cite et résume cette analyse : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22588328, qui portait sur 578000 adultes.

Le dr de Lorgeril écrit "ce que ces chercheurs ont mis en évidence est époustouflant et mérite d'être confirmé au plus vite : avoir un cholestérol élevé semble protéger des leucémies myéloïdes (les chroniques et les aiguës) et de certains lymphomes. Inversement avoir un glucose élevé* augmente les risques. Enfin avoir un syndrome métabolique augmente le risque de maladie de Hodgkin (...) de 50 %. En d'autres termes, les statines en diminuant le cholestérol et en augmentant le glucose et les syndromes métaboliques ne peuvent que favoriser les cancers du sang et des ganglions."

* Les statines ont un effet diabétogène net, voir par exemple ici : Statines = diabètes

Les causes environnementales et iatrogènes (dues aux effets secondaires de médicaments), voire à une alimentation trop pauvre en cholestérol, semblent jouer un rôle considérable ; il serait urgent que des équipes de recherche, indépendantes des financements liés de près ou de loin à la lutte anticholestérol, se consacrent à ces aspects. 

Cancer de l'utérus

Les auteurs du rapport discutent de l'augmentation nette de prévalence du cancer de l'utérus dans le secteur de Fos-sur-mer :

"Une interprétation de la place importante occupée par le cancer de l’utérus peut reposer sur son lien avec les autres cancers (hormono-dépendants en particulier) et leur traitement médical, ou avec un dérèglement hormonal en général, d’origine environnementale ou induit par un traitement médical. Quelles que soient ces interactions, il faudrait qu’elles soient renforcées localement par certains facteurs afin de pouvoir expliquer cette place inhabituelle. Cet excès invite à considérer dans cette zone l’action spécifique des polluants appelés perturbateurs endocriniens. Chez la femme, le cancer du corps de l’utérus est l’un des cancers de meilleur pronostic vital, le taux de survie à 10 ans étant évalué à 68% des femmes sur la période 1999-2007 (Grosclaude et al., 2013 : 4). Cela peut expliquer que le poids de ce cancer puisse se renforcer si cet excès de cas se prolonge dans le temps. Dans l’étude, dans la moitié des cas le cancer de l’utérus se présente comme un cancer isolé, l’autre moitié des cas pouvant être associée à des cancers de la peau, de la thyroïde ou du sein."

Le lien entre polluants et cancers mérite d'être investigué de façon plus poussée. Les cancers sont complexes, et il serait par exemple dommage de se lancer dans de très couteuses campagnes de vaccination qui pourraient rater l'objectif si parmi les facteurs de déclenchement et de développement (qui ne sont pas forcément les mêmes) des cancers de l'utérus, les pollutions ont un rôle prépondérant. 

Concernant les femmes et le cancer, les auteurs écrivent : "Une analyse des cancers par genre : les femmes de l’étude sont trois fois plus touchées par le cancer que les femmes en France." Pour les hommes, il s'agit d'une augmentation (8.3 % des hommes de cette étude, contre 6.4 % en France, ont ou ont eu un cancer), tandis que pour les femmes c'est presqu'une multiplication par 3 (14.5 % des femmes de cette étude, contre 5.3 % en France, ont ou ont eu un cancer). 

Les auteurs se posent cette question : "Les femmes de l’étude plus touchées, et par des cancers de meilleur pronostic que les cancers des hommes ?"

Et y répondent (à lire plus en détail dans le rapport) par exemple en citant la prévalence plus forte chez les hommes de cancers foudroyants (poumon, pancréas), qui tuent très rapidement. Les hommes atteints de ces pathologies ont donc moins de chance de se retrouver dans la population étudiée, en vie. 

Pour les différents liens connus entre cancers et facteurs environnementaux, voir aussi ce lien : Cancers, et euros

 

Diabètes

Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

"Les diabètes sont plus fréquents à Fos et Port-Saint-Louis qu’en France, et plus encore le diabète de type 1"

"La cause exacte du déclenchement du diabète de type 1 est toujours recherchée : chez les personnes ayant une prédisposition génétique, seuls 6% déclencheront la maladie (note : c'est mon cas). L’unique traitement est alors l’apport d’insuline par injection ou pompe. Ce diabète est dit insulinodépendant et se déclenche avant 40 ans. Son incidence augmente dans la population principalement du fait de l’atteinte de personnes de plus en plus jeunes (des enfants). Certaines corrélations entre déclenchement du diabète de type 1 et facteur environnemental précis ont été démontrées dans la littérature scientifique : nitrates dans l’eau potable, certains biocides (un certain raticide qui avait provoqué une épidémie de diabètes de type 1 dans une population donnée). D’autres corrélations sont suspectées mais plus difficiles à montrer et on en est aux « balbutiements de la recherche » comme l’a indiqué S. Goix, chargée des études santé à l’Institut Ecocitoyen et venue participer à l’atelier du 5 octobre 2016 : l’exposition à la pollution atmosphérique en général, à l’ozone, aux particules, au dioxyde d’azote, par exemple. Les études les plus récentes (Beyerlein, 2015 ; Hathout, 2002) ont montré que des expositions plus élevées aux matières particulaires et au dioxyde d’azote abaissait l’âge au diagnostic chez les enfants de moins de 5 ans. Les expositions aux infections respiratoires dans la très petite enfance ont aussi été reconnues comme un facteur de risque du DT1 (Beyerlein, 2015)."

L'étude du scientifique Andreas Beyerlein, mentionnée dans le rapport, était déjà citée dans ce blog : Pollution et DT1

​Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Ces données permettront peut être de mieux comprendre le déclenchement de cette maladie. Toutefois, ces données spécialisées sur la pollution ne permettent pas d'obtenir un regard d'ensemble sur les causes environnementales du diabète de type 1.

Le rôle de certains aliments, notamment du gluten (blé, orge, avoine, seigle, ...) et des produits laitiers, semble aussi prépondérant pour une partie des enfants concernés : Régime cétogène pour le DT1 ?

Cela suggère des modalités d'action rapides à mettre en place pour limiter cet accroissement du développement du diabète de type 1 notamment chez les enfants jeunes.  Il serait intéressant que les équipes de recherche intègrent ces différents facteurs. 

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

Le lien entre pollutions et diabète de type 2 a été développé dans le billet déjà cité : Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Les auteurs du rapport écrivent à ce sujet : "Le diabète de type 2 (DT2) est dû, quant à lui, à une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme : c’est ce qu’on appelle l’insulinorésistance. Le surpoids et l’obésité sont les révélateurs du diabète de type 2 chez les personnes génétiquement prédisposées. Le diabète de type 2 résulte soit d’une production insuffisante d’insuline par le pancréas, soit du fait que cette insuline agit mal, ce qui cause l’hyperglycémie. Le diabète de type 2 apparaît en général après 40 ans, mais des cas de jeunes adultes ou d’adolescents apparaissent en France. Les causes du diabète de type 2 sont rapportées aujourd’hui à l’action de polluants comme les PCB (polychlorobiphényles), ou encore la pollution de l’air et les particules qui transportent d’autres polluants. Des perturbateurs endocriniens, tels que bisphénols et phtalates, sont connus aussi pour jouer sur l’insulinorésistance."

C'est néanmoins le diabète de type 1 (=dt1) qui fait l'objet du plus grand développement dans ce rapport, l'augmentation du dt1 étant une des découvertes majeures.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type médicaments

L'effet diabétogène des anti cholestérol est développé plus haut dans la page.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Si le lien entre diabète de type 2 et alimentation semble spontanément évident, les mécanismes exacts sont plus difficiles à cerner. Il faut signaler ici les très bons résultats du régime dit "Seignalet", déjà détaillés sur ce blog : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique.

Là encore, il serait intéressant que des équipes de recherches intègrent toutes ces composantes environnementales au sens large, médicamenteuses, pollutions, et implication du gluten avec des produits laitiers. 

Conclusions

Sur un tel sujet, les conclusions ne peuvent être que provisoires. D'autant que l'étude menée à Fos sur mer est publiée en 2017, pour une zone industrielle existant depuis plusieurs décennies. Les données sanitaires (cancers et diverses maladies) relatives à l'usine Ilva dans le sud de l'Italie sont récentes également. Les liens démontrés entre anticholestérol et augmentation du nombre de diabétiques de type 2 avait été décrit et annoncé en 2007 par le dr de Lorgeril, et depuis très progressivement ... moins ignorés de façon plus ouverte par les responsables d'essais cliniques. Les liens entre gluten, produits laitiers et diabètes de type 1 et 2 ont été très précisément décrits par le Dr Seignalet dans les années 1990. Les études, très rares, publiées depuis confirment cette possibilité pour le diabète de type 1. Pour le diabète de type 2, à ce stade seuls des témoignages, récurrents, sont disponibles (voir les liens dans ce billet).

Tout cela montre l'intérêt énorme d'une vraie médecine environnementale :

  • au sens large en terme de recherche sur les facteurs environnementaux pris en compte : alimentation, polluants, médicaments, etc. Le tabac, dont les méfaits sont connus depuis longtemps, et la plupart des maladies infectieuses, dont les mécanismes et les effets sont connus depuis longtemps également, sont à intégrer dans ces raisonnements ;
  • avec une priorité à l'efficacité : l'urgence est de diminuer ou stopper l'exposition aux facteurs incriminés, même si tous les mécanismes biologiques, à creuser bien sûr, ne sont pas encore entièrement connus ;
  • indépendante des circuits de recherche très proches de l'industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire, ce qui a pu empêcher, dans des exemples cités, de nombreux chercheurs de développer une vision suffisante et précise des effets iatrogènes. Et les a donc empêchés d'avoir une vision exacte de toutes les composantes de telle ou telle maladie ;
  • ouverte : pour plusieurs des cas cités, la bibliographie "classique" des chercheurs, à partir par exemple de revues médicales et des publications prestigieuses, incontournable, est insuffisante pour l'intérêt des patients.

Il s'agirait réellement d'une révolution scientifique, que ce soit pour les diabètes ou pour plusieurs autres pathologies, car ce n'est pas l'approche dominante actuelle. Une médecine environnementale de ce type ne résoudrait pas tout, mais devrait permettre a minima de comprendre, voire de diminuer l'incidence de plusieurs des pathologies les plus lourdes dans nos sociétés. 

Les moyens d'intervention peuvent paraître limités à ce stade, par exemple sur le rôle du pétrole, dont dépend largement l'économie et la croissance (cf. par exemple le livre "Or noir" de l'auteur Matthieu Auzanneau) et source d'une grande partie des pollutions environnementales, la zone de Fos sur mer étant connue pour ses raffineries. Il est d'autant plus urgent de se saisir de ces questions. 

Vaccins piquants et pétition

La vaccination est un sujet fascinant parce qu'il permet de parcourir l'histoire des sciences médicales, ou de se glisser dans les méandres du système immunitaire, complexe.

C'est un sujet glissant, si ce n'est effrayant, parce que les débats entre pro et anti sont difficiles à suivre et très passionnels, d'un côté comme de l'autre. C'est un sujet pourtant essentiel puisqu'il concerne notre santé à tous.

J'avais directement abordé un exemple de ce sujet ici : Grippe : vaccin, pas vaccin ?

Sur le site donné en lien, un article plus récent toujours sur le même sujet : http://www.atoute.org/n/article327.html, très argumenté.

C'est spécifique au vaccin contre la grippe, mais ça montre que malgré l'étendue de cette vaccination "simple", sans adjuvants, cela reste un sujet mal connu, mal maîtrisé, et objets d'interprétations divergentes (cf. aussi les commentaires suite à l'article).

Alors quand tout d'un coup une obligation vaccinale pointe le bout de son nez pour ... 11 vaccins, c'est surprenant.

D'autant plus pour des vaccins méconnus (le gardasil est très récent) ou encore pour d'autres vaccins qui sont historiquement apparus en même temps que les fantastiques progrès de l'hygiène. Quelle est la part respective de gains de vie liée aux vaccins pour les maladies concernées (part indéniable pour plusieurs maladies, mais pour quel pourcentage par rapport aux autres facteurs ?) ou liée aux différents progrès de l'hygiène, de la connaissance scientifique de propagation des épidémies, démultipliée par internet, etc. ?

Il paraît bizarre de citer des pétitions quand cela concerne la recherche scientifique ou la médecine. Malheureusement peu d'autres moyens sont possibles pour faire entendre raison aux décideurs sur ce sujet là qui nous concerne tous. Que ce soit par le risque d'effets secondaire, impossible à évaluer, par le risque de s'enfermer dans une fausse bonne solution au sujet de ces maladies, par le risque financier que cela fait peser sur le pays, etc.

Je signe cette pétition, et je vous invite à la signer aussi : http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants/index.php

Pour mémoire, une seule autre pétition a été mise en avant sur le blog que vous avez sous les yeux, c'était au sujet des anti-cholestérols, autre absurdité scientifique : Pétition sur les anticholestérols

N'hésitez pas à vous renseigner et à la signer également. 

Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

Interview de Mme Séverine Sénéchal, diététicienne : http://www.dieteticienne-amiens.fr/

Bonjour Séverine, je suis heureux de t'accueillir ici. J'ai souhaité que tu interviennes, car ton profil en terme de nutrition et de santé est très riche et peu courant. Et parlera aux lecteurs de ce blog (Accueil)  En quelques mots, tu es diététicienne, et tu sembles maîtriser aussi bien les concepts diététiques classiques, que les apports réels du régime dit méditerranéen à la santé, ou encore que le régime Seignalet, et d'autres approches encore. Tu es impliquée aussi dans un groupe de réflexion sur l'obésité?

Oui tout à fait !

 

Peux tu te présenter brièvement, et expliquer pourquoi tu as développé ces compétences complémentaires?

J’ai 35 ans, j’ai obtenu mon BTS diététique en 2004 et suis installée en libéral à Amiens depuis 2005.

En 2005 j’ai suivi la formation du G.R.O.S. (Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids), qui est une formation aux approches alternatives à la prescription diététique, que j’ai découverte un peu par hasard juste avant de commencer mes études de diététique, en découvrant à la bibliothèque municipale le livre « Maigrir sans régime » du Dr Zermati.

L’approche alternative des régimes m’a intéressée, car à l’âge de 18 ans, j’ai suivi un régime amaigrissant encadré par une médecin endocrinologue au cours duquel j’ai expérimenté différents effets contre-productifs de la restriction alimentaire, sur le plan psychologique et sur le comportement alimentaire.

Concernant la diète méditerranéenne, j’ai découvert les travaux du Dr Michel de Lorgeril et de la diététicienne Patricia Salen sur le site  http://www.lanutrition.fr/, notamment l’étude de Lyon qui a démontré scientifiquement le rôle majeur de l’alimentation dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, me permettant de renouer avec la motivation première qui m’a donné envie de m’intéresser à la diététique : prévenir les maladies !

Ensuite ce sont les demandes de patientes qui m’ont amenée à m’intéresser à d’autres sujets :

> une patiente souffrant de polyarthrite rhumatoïde, qui avait mis en place le régime Seignalet depuis quelques semaines, m’a contacté afin que je l’aide à ne manquer de rien… donc j’ai acheté le livre et commencé à étudier le sujet

> et une patiente végétalienne qui m’appelé afin que je l’aide à savoir où trouver assez de protéines, fer, calcium… : en faisant des recherches sur internet, j’ai découvert le rapport de l’Association Américaine de Diététique concernant les alimentations végétariennes, et j’y ai appris beaucoup de choses qui n’avaient pas été évoquées durant mes études !

 

Quels sont en résumé les cas pour lesquels tu privilégies les approches diététiques classiques, et ceux où tu mets en avant ces approches complémentaires ?

Si par « approches diététiques classiques », on entend ce que j’ai appris durant mes études (il y a plus de 10 ans), alors on ne peut pas dire que j’utilise des approches diététiques classiques, l’alimentation et la nutrition étant un domaine où les connaissances sont en constante évolution !  Par exemple, pour les troubles fonctionnels intestinaux, on conseillait une « alimentation de confort intestinal », et désormais il y a l’approche FODMAP qui permet de mieux préciser quels sont les aliments mal digérés par cette patiente – et qui peuvent être différents pour une autre personne souffrant pourtant également d’un syndrome de l’intestin irritable.

D’autre part, au programme de nos études, il n’y avait pas tellement de psychologie, d’étude du comportement, ce qui est pourtant un sujet essentiel pour aider les patients à changer leurs habitudes durablement !

Le type de questions que je pose en consultation, notamment en aidant le/la patiente à préciser ses motivations à changer ses habitudes, et ma façon de transmettre les informations, les connaissances, n’ont rien à voir avec ce que j’ai appris durant mes études.  

 

Tu préconises systématiquement l'alimentation qui te paraît la plus adaptée, ou tu accompagnes plutôt les personnes selon leur demande ? Je te pose cette question, car si de plus en plus de gens sont informés sur les bienfaits d'une vraie alimentation méditerranéenne, ou encore sur le régime Seignalet, je ne sais pas si beaucoup font la démarche spontanée d'aller voir un professionnel. 

L’alimentation qui me semble la plus adaptée évolue au fur et à mesure de la meilleure connaissance de la personne (de ses problématiques de santé, mais aussi ses goûts, les choses auxquelles il/elle est particulièrement attaché.e, ses objectifs de prévention…), donc j’accompagne plutôt le/la patient.e selon sa demande, et lorsqu’il/elle a plusieurs objectifs, on essaie de voir quelle est la priorité par laquelle il/elle souhaite commencer.

Mon approche est généralement de partir des habitudes actuelles du patient pour l’aider à les modifier progressivement, à son rythme.

Concernant les régimes d’éviction (ex : Seignalet), cela dépend si la personne a déjà commencé à mettre en place cette alimentation (dans ce cas, on voit ce qu’il reste encore à améliorer pour le respecter au mieux) ou si elle vient d’abord chercher les informations nécessaires avant de se lancer dans la mise en place du changement de ses habitudes alimentaires.

 

De loin, on peut avoir l'impression que combiner toutes les connaissances en nutrition est très complexe. Par exemple, puisque cela arrive, associer des conseils diététiques classiques en cas d'obésité, à un régime Seignalet pour une maladie (par exemple une Polyarthrite rhumatoïde), du diabète de type 2, et un souhait de végétarisme, ou qui tend vers le végétarisme, est il réalisable selon toi ? je pose cette question, parce que c'est le type de demande que j'ai déjà vue, et qui ne paraît a priori pas évidente.

Il est tout à fait possible de concilier ces différentes choses, mais je ne conseille pas d’essayer de mettre en place tous ces changements en même temps.

Un changement trop brutal (de surcroit s’il est imposé par une personne extérieure) risque d’engendrer beaucoup de stress, ce qui n’aide pas à ressentir au mieux les effets bénéfiques des changements réalisés, et surtout risque de ne pas être maintenu dans la durée… ce qui serait bien dommage !

C’est un peu comme lors de la diversification alimentaire chez le bébé, durant laquelle les nouveaux aliments sont introduits progressivement (l’un après l’autre) : cela permet d’avoir une meilleure idée de l’aliment en cause en cas de réaction d’intolérance.

Pour le mieux-être, je trouve que c’est également intéressant que la personne puisse voir par elle-même la contribution de chaque changement dans l’amélioration de son état.

Et au niveau pratique, c’est aussi plus facilement réalisable de faire les changements pas à pas, ce qu’on appelle parfois « la technique de l’escalier » (il est plus facile d’atteindre le 1er étage en montant une marche après l’autre, plutôt qu’en escaladant un mur d’une hauteur de 2,5 m !)

 

Deux dernières questions. La première, sur ce mythe du cholestérol coupable, qui semble battu en brèche par les données de la science disponibles, ce que mettent en avant des médecins tels que le Dr de Lorgeril au premier plan, ou encore le Dr Winckler. Est ce que tu veux, peux et réussis à faire entendre ce message à des patients dont la préoccupation première serait la normalisation du taux de cholestérol ?

Mon rôle est de donner une information alternative aux idées reçues répandues dans les médias, le grand public et le corps médical, de semer une graine en expliquant que les connaissances scientifiques actuelles disculpent le cholestérol et qu’il existe des approches permettant de réduire les risques de maladies cardio-vasculaires indépendamment de cette focalisation sur le cholestérol.

Après c’est le/la patient.e qui décide s’il/elle souhaite s’approprier cette question de la prévention par le mode de vie et l’alimentation… il lui faut parfois un temps de digestion de ces informations avant de s’y intéresser davantage.

 

Tu as donc un profil riche comme ton expérience professionnelle. As tu des conseils à donner tout à la fois aux patients, médecins et autres soignants qui lisent ces lignes ?

Cultiver sa curiosité, son ouverture d’esprit… sortir des ornières rassurantes de « on a toujours fait comme ça », « si c’était vrai ça se saurait ! » qui nous font tourner en rond, et font surtout les affaires des lobbies qu’ils soient agro-alimentaires ou pharmaceutiques !

Et aussi s’écouter, s’observer, écouter les patients même lorsqu’ils disent des choses qui ne correspondent pas à ce que l’on a appris… sans quoi on ne risque pas de découvrir et de comprendre de nouvelles choses !

C’est par exemple le cas d’une diététicienne qui a appris à ses dépends que contrairement à ce que nous apprenons durant nos études, l’intolérance au lactose ne se manifeste pas uniquement par des troubles digestifs, mais peut aussi entraîner des symptômes bien plus généraux : http://www.dieteticienne-amiens.fr/temoignage-intolerance-alimentaire/

J’ai trouvé cette expérience si intéressante que je lui ai demandé si elle était d’accord pour en témoigner sur mon site, car je pense que cela peut aider d’autres personnes dans le même genre de situation.


Merci beaucoup. Puisque tu cites des témoignages sur ton site, je signale aussi ceux relatifs à ton approche originale, efficace et très déculpabilisante de l'obésité : http://www.dieteticienne-amiens.fr/temoignages/

Somnifères dangereux et diabétes

Billet pour rappeler les méfaits de plusieurs molécules pour dormir ou être moins anxieux, par exemple pour les diabétiques, et stratégies pour échapper progressivement à ces dangers.

Et billet aussi pour les médecins : les recherches récentes sur le fonctionnement du cerveau pendant le sommeil, plus précisément l'évacuation des déchets cellulaires pendant le sommeil, permettent de proposer un lien, déjà mentionné à plusieurs reprises par des chercheurs, et répétés sur ce blog, entre alimentation et plusieurs maladies cérébrales. 

 

Les diabétiques seraient plus sujets à un mauvais sommeil que la moyenne de la population.

C'est peut être votre cas,

Cela peut être le cas aussi de vos parents, de personnes âgées de votre entourage, plus souvent sujets de traitements pris sur du long terme. 

Comment gérer ce manque de sommeil ? Avec des médicaments pris exprès en ce sens ? 

Une étude parue en 1996 dans le British medical journal faisait état d'une mortalité réellement accrue chez les gens qui consomment régulièrement des anxiolytiques et des "médicaments hypnotiques".

http://www.bmj.com/content/348/bmj.g1996

Quelques phrases très parlantes sont extraites de cet article.

"We found statistically significant associations with mortality at all levels of study drug use"

Nous avons trouvé une relation statistique significative entre la mortalité et tous les niveaux d'utilisation de ces molécules.

"A clear dose-response association was found"

Une association dose réponse nette a été trouvée.

"Associations with mortality, and dose-response effects, were found for each of the three separate classes of study drug. 

Un association avec la mortalité, et un effet dose réponse, ont été trouvés pour chacune des classes de médicaments étudiées (note : ex : benzodiazépines, voir l'article pour les autres médicaments étudiés). 

"After excluding deaths in the first year, there were approximately four excess deaths linked to drug use per 100 people followed for an average of 7.6 years after their first prescription."

Après avoir exclu (c'est à dire ne pas avoir comptabilisé) les décès dans la première année, il y a eu approximativement un excès de décès, lié à la drogue, de 4 décès sur 100 personnes suivies pendant 7.6 ans

Un autre suivi plus récent sur plusieurs milliers de patients, cette fois au Canada, montre également un accroissement net de la mortalité. L'étude est résumée ici : https://www.eurekalert.org/pub_releases/2010-09/ul-uom090810.php. L'augmentation du risque de mortalité reste nette après avoir exclu plusieurs facteurs de confusion possible (tabac, niveau d'activité physique, etc.).

Bref, la mortalité est accrue en utilisant des anxiolytiques, des somnifères, et de façon dose dépendante ... Que faire ?

Dans un premier temps, ne pas arrêter le traitement d'un coup, mais en collaboration avec son médecin, il y a souvent des stratégies à suivre pour que le sevrage de ces types de molécules soit efficace et sans séquelles.

Ensuite ?

Si vous, ou vos proches, êtes diabétiques, l'idéal est de contrôler ou d'éliminer, parmi les facteurs de perturbation du sommeil ceux qui sont les plus facilement maîtrisables :

  • les médicaments connus pour ces effets, par exemple les statines qui aggravent les déséquilibres glycémiques (et qui génèrent aussi du DT2 chez des patients qui ne l'étaient pas : Statines = diabètes), mais sont aussi sources de perturbations du sommeil directement (perturbations cognitives fréquentes) ou indirectement (douleurs musculaires, perturbations de la glycémie, nombreux autres effets secondaires),
  • les angoisses liées aux diabètes ; les échanges avec votre diabétologue, les forums spécialisés, ou encore les séances d'éducation thérapeutique, peuvent être des bons moments pour faire un point général sur le traitement au quotidien, avec, pour l'éducation thérapeutique, plusieurs professionnels et d'autres patients, lors d'un séjour hospitalier uniquement dédié à cet aspect. En restant très prudent toutefois sur les approches anti cholestérol proposées par ces mêmes médecins.
  • les causes premières du diabète de type 2, via l'alimentation, quand ce n'est pas favorisé par les statines : Diabète de type 2 en rémission, à essayer le plus possible, Voir plus loin aussi pour les bénéfices sur le cerveau.
  • au moment du diagnostic, les causes premières du diabète de type 1Urgences dès le diagnostic ; Régime cétogène pour le DT1 ? (pour la partie alimentation sans gluten sans produits laitiers sans maïs présentés dans cette dernière page), méthodes dont ne peut garantir le résultat, mais avec des succès spectaculaires et qui sont à essayer au maximum, en collaboration avec le service de diabétologie, au moment du diagnostic du DT1, en raison de l'aspect rapidement irréversible de cette pathologie. En cas de succès, ce sont au moins autant les parents des enfants ou adolescents avec un diagnostic de DT1, qui feront moins de nuits blanches. 
  • pratiquer régulièrement une activité physique : cela a l'air banal, mais pourtant, en diminuant à terme des symptômes de dépression, en améliorant la prise en charge des diabètes, etc. cela peut faire la différence pour les personnes peu actives jusque là. 

Beaucoup d'autres méthodes sont disponibles chez des praticiens, dans des livres, articles, etc. 

Lire la suite

Coeliaques et échec du sans-gluten : solution Seignalet

Le site "Top santé" signale une recherche montrant qu'un enfant coeliaque sur cinq ne répond pas à l'éviction du gluten. 

http://www.topsante.com/medecine/allergies/intolerance-au-gluten/vivre-avec/maladie-coeliaque-un-enfant-sur-cinq-ne-guerit-pas-avec-un-regime-sans-gluten-614174

C'est l'occasion de rappeler que ce phénomène, déjà consaté dans les années 90, avait été pris en charge par le Dr Seignalet. Il explique le phénomène et détaille un cas clinique dans son ouvrage "L'alimentation ou la troisième médecine - éditions du Rocher" - p. 301 à 304. 

Il est très important que les médecins qui traitent des personnes atteintes de maladie coeliaque, et les patients eux mêmes, aient connaissance de cette possibilité.

Si après avoir scrupuleusement vérifié qu'il n'y avait plus de gluten dans l'alimentation, ce qui n'est pas toujours évident, les symptômes persistent toujours, cette solution est à essayer sans hésiter.

L'alimentation Seignalet se caractérise, outre l'absence de gluten, par l'absence de tous produits laitiers, l'absence de maïs, ainsi que par des cuissons pas trop poussées.

C'est défini dans la seconde partie de cette page : Alimentations qui marchent ou dans les nombreux sites donnés dans la rubrique : Liens

Statines et femmes : appel à témoin

L'association AIMSIB https://aimsib.org/2016/11/07/appel-a-temoignage/ répercute un appel à témoignages, de femmes qui ont subi les effets secondaires des statines.

Si vous êtes concernée, ou si une de vos proches l'est, n'hésitez pas. 

Pour mémoire, les effets seondaires connus des statines sont nombreux, effet diabétogène très net : Statines = diabètes, effets néfastes sur les reins : Des reins solides pour 2016, douleurs musculaires, dépressions & atteintes cognitives, etc., à voir également sur le site AIMSIB indiqué au début.

Moins de statines = moins de morts

Je reproduis ci-dessous un article de l'association AIMSIB. 

Ca concerne les conséquence liées aux arrêts des statines chez les patients dits à hauts risques, dont des diabétiques (en général, plutôt de type 2), traités à cet effet.

La démonstration se passe de commentaires, je me permets de la reproduitre telle quelle. J'ajoute quelques compléments en suivant :

https://aimsib.org/

Arrêter les statines aurait fait baisser la mortalité cardiovasculaire en France

On se souvient des violentes critiques qui s’étaient abattues sur le Pr Philippe EVEN après la parution de son livre de 2013 intitulé « la vérité sur le Cholestérol » alors que pourtant aucune donnée scientifique solide n’était venue contrer sa démonstration. Toutes les attaques convergèrent sur sa personne, son âge, sa qualification de pneumologue et non de cardiologue, etc…

La communauté médicale française vit survenir la même année la publication d’une étude (baptisée EVANS) et signée notamment des Professeurs Danchin et Puymirat, dont les liens d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques étaient avoués par les professeurs eux-mêmes. Cette étude se résumait à rapporter les données d’environ 140 questionnaires simplistes (sans validation scientifique) enregistrés dans leurs salles d’attentes et qui les autorisent de prévoir que la sortie du livre de Philippe Even allait générer 4992 évènements cardiovasculaires majeurs supplémentaires en France dont 1159 décès par an du fait de l’interruption par certains patients de leurs statines anti-cholestérol…

Cette étude fut officialisée par une parution dans une obscure revue intitulée Archives of Cardiovascular Disease dont les éditeurs sont des proches de nos deux professeurs.

Survient durant l’été 2016 une étude dirigée par le Pr Moore de l’INSERM U1219, s’attachant encore à calculer les conséquences de la sortie en librairie de l’ouvrage de Philippe Even et des controverses qui suivirent. Après avoir conclu que ce livre avait généré une augmentation de 50% des arrêts de traitements par statines en 2013 par rapport aux années 2011 et 2012, ils calculent que l’extrapolation de leurs chiffres à l’ensemble de la population française avait dû entraîner entre 10.000 et 11.000 décès supplémentaires sur 9 mois de l’année 2013.

Nouveau tintamarre médiatique ! Les liens d’intérêts de l’équipe de Nicholas Moore avec les fabricants de statines sont également avoués sans scrupule. Le but à atteindre consistait évidemment à asséner une nouvelle preuve que toute controverse ou contestation à propos du cholestérol et des statines entraîne inévitablement des catastrophes sanitaires majeures.

S’agissant des résultats du Pr. Moore et de son équipe, qu’en dire ? Simplement qu’ils sont aisément vérifiables puisque les chiffres de mortalité pour l’année 2013 sont maintenant connus, publiés par l’INSEE après validation par l’INSERM. Ci-dessous un tableau simplifié des données de l’INSEE que chacun peut vérifier via Internet.

S’il était attendu que la mortalité totale (c’est-à-dire tous les décès, quel que soit la cause) fluctue d’une année sur l’autre et augmente régulièrement du fait de la croissance et du vieillissement de la population française, on ne note aucune augmentation anormale en 2013; bien au contraire, puisque ce chiffre est en diminution par rapport à 2012. La mortalité cardio-vasculaire totale (AVC + infarctus mortels pour simplifier) est en baisse indiscutable en 2013 par rapport à 2012 ; et aussi par rapport à la moyenne des quatre années précédentes : 141.500 contre 138.900 en 2013. La mortalité cérébrovasculaire (les AVC en simplifiant) est stable sur les cinq ans.

On rappelle, avec courtoisie, les chiffres avancés par les amis des statines en 2006 lors de la publication de l’étude SPARCL, annonçant qu’un traitement par atorvastatine 80 réduisait de 40% environ le risque de récidive d’AVC létal. Les patients ayant cessé leurs traitements par statine (à cause de la controverse suscitée) après un AVC auraient logiquement dû souffrir d’un excès de mortalité en 2013 (et ces chiffres auraient dû apparaitre dans les données de l’INSEE) ; à condition toutefois que les données de SPARCL soient réalistes. Les chiffres de l’INSEE en 2013 ne semblent pas (restons prudents) confirmer les résultats de SPARCL. Enfin la mortalité par infarctus du myocarde ne montre aucune flambée particulière comme attendue (ou espérée) par l’équipe du Pr Moore en cette année 2013, puisque le nombre d’infarctus mortel est non seulement moindre qu’en 2012 mais aussi nettement moindre que celle de la moyenne des quatre années précédentes (35.200 contre 33.400 en 2013).

Tout observateur objectif pourra conclure que les noires prédictions des Professeurs parisiens et bordelais n’étaient pas fondées. Mieux, il semble que les arrêts des traitements par statine puissent avoir des effets bénéfiques, au moins en termes de mortalité, ce qui est loin d’être négligeable :moins 1500 à 2000 décès après arrêt des statines… Les accusations portées contre le Pr Even n’étaient donc pas fondées ; elles étaient malfaisantes et témoignaient peut-être de liens trop étroits de ces universitaires avec le monde commercial. L’heure d’une réévaluation objective et sereine des théories stipulant que le cholestérol bouche les artères et que baisser le cholestérol peut être salvateur est venue. Cette réévaluation doit être confiée à de vrais experts vraiment indépendants de l’industrie pharmaceutique. Enfin, il faut rappeler que dans les sciences (y compris médicales), les controverses sont salutaires et sources de progrès. Il faut les encourager ; et il faut protéger les initiateurs de controverses (lanceurs d’alerte et autres), quand elles sont légitimes, comme le montre celles sur les statines et le cholestérol.

Collège des médecins de l’AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante et Bienveillante)"

Pour en savoir plus :

Si vous, ou l'un de vos proches, êtes concernés, n'hésitez surtout pas à en discuter avec le médecin, d'autant que les effets secondaires sont nombreux en général.

Opérer pour un fibrome ?

Les faits que je rapporte ici sont largement connus. Pourtant, il semble qu'il faille le rappeler très souvent.

Les cas pour lesquels une opération (ablation du fibrome) est réellement nécessaire, sont de fait assez rares.

Pourquoi parler de fibromes dans un site initialement réalisé pour les diabétiques, alors que ça concerne une grande partie de la population féminine, diabétique ou pas ?

La possibilité d'apparition de fibromes utérins augmente en partie avec l'âge (en fait jusqu'à la ménopause, ensuite les fibromes diminuent), et aussi avec l'obésité. L'âge, et l'obésité sont deux (parmi beaucoup d'autres) facteurs d'apparition de diabètes de type 2.

Certains services hospitaliers ou de clinique ont tendance à sur-opérer des fibromes. Ce n'est pas toujours nécessaire. 

Le lien qui suit vous redirige vers le blog d'une gynécologue, qui l'explique et l'exprime de façon très claire : 

http://lesboomeuses.com/faut-il-faire-fibromes/

C'est simple : la plupart des fibromes sont bénins, et se réduiront tout seuls après la ménopause, ce n'est donc pas la peine d'opérer, ni d'enlever l'utérus dans beaucoup de cas.

Si on vous le propose, mais que les justifications vous paraissent litigieuses, n'hésitez surtout pas à demander des justifications, et un second avis. 

Pour la partie du billet cité relative aux traitements de fibromes générant des saignements : je n'ai pas de connaissances sur la question. N'hésitez pas à préparer des questions avant votre visite chez le gynécologue, et à parcourir des blogs spécialisés. Par exemple celui déjà cité , ou encore celui-ci : http://www.martinwinckler.com/spip.php?rubrique8

Le but est de cerner au mieux la ou les solutions qui vous conviennent, pour diminuer les désagréments liés au fibrome s'il y en a, et surtout, chaque fois que c'est possible, pour annuler les interventions chirurgicales.

 

Une opération même courante comporte souvent un risque d'effet secondaire, majoré dans certains cas ; par exemple pour les femmes diabétiques, en partie en fonction de l'équilibre glycémique moyen obtenu auparavant. Les effets secondaires ne sont aps certains, c'est simplement la probabilité d'en avoir qui augmente.

Les opérations d'ablation de fibromes sont courantes, et souvent sans danger. Mais des effets secondaires sont possibles, d'autant plus scandaleux dans les cas où cette ablation n'est pas nécessaire.

Un exemple est largement documenté dans l'émission qui suit : hystérectomie décidée à la va-vite, selon le reportage pour contribuer à gonfler le chiffre d'activité de l'hopital, et au final sans aucune vraie justification thérapeutique, et avec des effets secondaires lourds.

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-lundi-14-septembre-2015_1074089.html

L'émission est longue, mais elle permet de comprendre la logique d'ensemble qui mène à des traitements inutiles, parfois dangereux, dont des opérations inutiles, parfois dangereuses.

 

Beaucoup de médecins protestent contre la main mise de logiques financières à l'hopital ou en clinique. Il faut veiller à ne pas en devenir otage, c'est à dire ne pas se faire prescrire une intervention peu ou pas utile, tout simplement pour gonfler les chiffres d'activité de l'hopital qui en a besoin au moment de votre visite. S'informer, discuter avec le médecin, demander un second avis, sont des bons moyens pour faire la part du vrai et du faux. 

Et les travaux du Dr Seignalet ?

L'actualité en santé est riche, et pendant plusieurs billets, j'ai parlé d'autres éléments que du Dr Seignalet.

Je me suis pourtant intéressé à la médecine et à la recherche médicale via les travaux et les résultats de ce médecin, sur moi et de nombreux autres.

La démarche est à mon avis la même que celle de plusieurs médecins et chercheurs que j'ai cité récemment : comprendre, aller à l'essentiel, ne pas se laisser déstatbiliser par de la communication déguisée en science, le tout pour mieux traiter les patients, sans leur nuire. 

Avec un profil du Dr Seignalet similaire à ceux des médecins présentés par exemple dans le billet précédent : VIdéos Dr de Lorgeril, Reliquet, Schwartz, et Souricette. Le Dr Seignalet était aussi  médecin, chercheur, et spécialiste (système immunologique, avec des applications pour les greffes). Bref, il s'agit de personnes qui ont su développer une vision assez globale dans leur spécialité, et qui ont tous ensuite mis une certaine distance entre leurs travaux et ceux de l'industrie pharmaceutique, sans être dans un rejet de ce qui fonctionne et qui est nécessaire.

Celles et ceux qui sont intéressés par les travaux du Dr Seignalet, et surtout par ses résultats, pourront, selon leur thème de prédilection, ou selon leur spécialité, lire les liens suivant sur mon site : 

Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Alimentation et diabétes

Témoignages DT2

Diabète de type 1 : Urgences dès le diagnostic ; Régime cétogène pour le DT1 ?

Vascularites

Des reins solides pour 2016

Blé, laits, cancers : confirmations de liens

Cancers, et euros

Fragilité osseuse, causes et solutions

Asthme et Seignalet

Il existe de nombreux autres sites au sujet de la pratique et des résultats de cette alimentation, les plus aboutis de ces sites sont référencés ici : http://seignalet.fr/fr/le-regime-seignalet/pratiquer-le-regime/les-liens-utiles.html

Plus de 100 pathologies sont concernées. Plongez vous dans ces résultats. Pour savoir si vos pathologies peuvent être améliorées, le plus simple est de voir si elles sont listées ici : http://seignalet.fr/fr/

La meilleure façon de vérifier si ça fonctionne : l'essayer pendant un temps suffisamment long ! En mixant, si besoin, avec des caractéristiques des autres modes alimentaires présentés sur le site.

Pour s'y mettre, cuisiner plus facilement, déjouer les pièges possibles, beaucoup de sites sont présents sur le net. Celui-ci est très complet : https://lappart-des-spasmos.fr/

VIdéos Dr de Lorgeril, Reliquet, Schwartz, et Souricette

Vidéos de l'AIMSIB 

Après la journée du 30 mai, cf. le compte-rendu en deux parties : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite, l'AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante) a publié des interviews vidéo de trois des intervenants.  

C'est là http://aimsib.org/wordpress/videos/

Je vous encourage à les visionner, on est au coeur de la science médicale, celle qui cherche à vraiment comprendre sans toujours se laisser enfermer dans des dogmes faciles. Les médecins cités présentent la particularité d'être des médecins et des chercheurs, ou bien des médecins et des décrypteurs des données connues. Pour résumer, qui ne s'arrêtent pas forcément à la parole de la Haute Autorité de Santé, ni à celle d'autres autorités institutionnelles, ou d'autres mandarins, ni le les considérent comme des guides sacrés, par exemple quand les avis de ces intitutions ou mandarins divergent des données scientifiques connues, et des constats de la pratique clinique quotidienne.

Un résumé vaut parfois mieux qu'un long discours. Je vous encourage, y compris si vous êtes médecin, à regarder dans le lien la vidéo de souricette. Vidéo faussement enfantine, faussement simpliste, qui en quelques brefs instants délivre l'essentiel du message, au sujet des connaissances acquises, sur le cholestérol et sur les anti-cholestérols.

Pétition au sujet des anti-cholestérols

Pour mémoire, une pétition est en cours, qui s'approche des 400 000 signatures, surtout pour demander que ce soient des experts indépendants de l'industrie pharmaceutique qui soient en charge de ce dossier. Sans réaction officielle pour l'instant. 

Penez-en connaissance, et si vous êtes comme moi convaincu du bien-fondé de la demande, signez là et faites la circuler autour de vous. N'hésitez pas à en parler avec votre médecin, qu'il voit que cette question des anti-cholestérols est largement débattue, arguments à l'appui, ou encore à votre député, qu'il puisse intervenir à ce sujet auprès du gouvernement, en insistant sur l'urgence de la question.

Pétition sur les anticholestérols

Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite

La matinée de cette journée est résumée ici : Réunion inaugurale de l'AIMSIB. Les interventions ont repris en début d'après-midi.

Comme pour la première partie, ce résumé n'est pas le compte-rendu officiel de l'association AIMSIB, qui paraîtra ultérieurement sur le site http://aimsib.org/wordpress/

Note du blogueur : 

Pourquoi conduite la réunion inaugurale à Lyon ? Je ne connais pas le principal critère, mais la Diet Lyon Heart Study, dite "étude de Lyon"  est une bonne explication.

Voir ce résumé très clair : http://aimsib.org/wordpress/2016/06/12/la-diete-mediterraneenne-pour-prevenir-les-maladies-cardiovasculaires/ , ou cette analyse http://cholesterol-statine.fr/lyon.html

Bref, Lyon est un haut lieu de la recherche sur les maladies cardio-vasculaires. Il est logique qu'une réunion - conférence sur la santé, et surtout sur les liens entre alimentation et santé, se soit tenue ici. 

Michel de Lorgeril 

C'est sous sa houlette que s'est tenue cette journée. Il lance l'après-midi, en rappellant les aveux de mensonge du scientifique Sir Rory Collins (http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/la-confession-du-professeur-sir-rory-collins). En résumé, les chercheurs dans le domaine des statines ne s'étaient pas trop préoccupé jusque là des effets secondaires, pourtant très nombreux.

Le Dr de Lorgeril montre ensuite un graphique qui indique un taux de cancer plus élevé quand le cholestérol est bas.

La relation est très nette, et impressionnante. Un des problèmes pour appréhender cette relation cancer et cholestérol est que sur le laps de temps d'un essai clinique médicamenteux, en général 3 à 4 ans, l'effet favorisant des anti-cholestérols pour les cancers peut difficilement être vu. Ce sont donc des données qu'il faut s'efforcer de chercher, d'analyser et d'interpréter. Mais ces données existent.

Pour toutes et tous, encore plus si vous êtes médecin prescripteur de statines ou d'autres anti cholestérols, ou de régimes anti cholestérol, je vous engage à lire les ouvrages dans lesquels sont exposés les faits présentés ici par le Dr de Lorgeril. Par exemple, pour la relation très nette, référencée, entre cholestérol bas et cancer : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cancer/lhorrible-verite-sur-les-medicaments-anticholesterol.

Laurent Schwartz - Cancers 

Plusieurs vidéos expliquant très clairement les approches du Dr Schwartz sont présentes sur le net, je vous invite à les chercher. Les travaux du Dr Schwartz avaient été aussi abordés sur ce blog : Cancers, et euros

Un des principes de ses recherches est de comprendre le mécanisme principal de cette maladie, à l'aide des données disponibles.

Il classe la plupart des pathologies dans deux grandes catégories :

  • les maladies avec des augmentation de la pression (Glaucome, maladies inflammatoires, Polyarthrite, ...)
  • les maladies dégénératives, caractérisées notamment par une baisse du rendement énergétique de la cellule (Alzheimer, cancer, ...).

Les maladies du vieillissement sont plus ou moins liées à cette baisse du rendement énergétique. 

Le cancer est inclus dans ces maladies avec baisse de rendement énergétique. La cellule brûle mal l'énergie, se gorge de sucre, grossit, pour tenter d'améliorer le rendement énergétique. Rétablir ce rendement énergétique peut aider à renormaliser la cellule. 

Plus précisément, en rétablissant le fonctionnement normal des mitochondries, le rendement énergétique est amélioré. La cellule n'a plus besoin de consommer de grandes quantités de glucose, et ne se comporte plus comme une cellule cancéreuse.

Les tests, observations, résultats préliminaires sont tous très prometteurs. Il reste à réaliser un essai clinique avec quelques dizaines de patients. 

Note du blogueur : les cancers peuvent avoir des causes diverses (Cancer du sein ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires ; Blé, laits, cancers : confirmations de liens), l'éloignement et la diminution des facteurs causals sont primordiales (tabac, pollutions, ...). Mais quelles que soient les causes, connues, supposées ou inconnues, les changements alimentaires devraient avoir une place de choix dans l'accompagnement des traitements..

Comme déjà dit ici : Cancers, et euros, il est incompréhensible qu'au vu des résultats préliminaires, les travaux du Dr Schwartz n'aient pas trouvé de sources de financement pour passer à la phase des essais cliniques. 

Pharmacovigilace - Dr Philippe Nicot 

Ce médecin exerce dans le Limousin. Il est aussi très impliqué pour l'évaluation des médicaments. Concernant les statines, il a effectué une déclaration de pharmacovigilance, pour son effet diabétogène en 2012. Il a pour cela minitieusement  vérifié le parcours de son patient, et déposé un dossier complet. En 2012, il s'agissait du premier cas signalé officiellement, par déclaration de pharmacovigilance, en France. Dans la même période, les agences du médicament américaine et européenne ont lancé des alertes sur ce thème. Cela a été suivi d'une flambée de publications sur ce sujet, sur les effets diabétogènes des statines. Auparavant, cet effet, non mentionné, n'était même pas recherché par les praticiens, ou le lien n'était pas envisagé. Les RCP de 2014 (Résumé des Caractéristiques des Produits) des statines indiquaient le risque de développer un DT2 une fois sur deux. 

Note du blogueur : celles et ceux qui suivent ce site savent que cet effet diabétogène est important, et inquiétant. Statines = diabètes. Cela est décrit ailleurs également : http://cholesterol-statine.fr/effets_secondaires.html, (puis descendre dans la page jusqu'au titre "diabète de type II"), ou là : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-diabete/statines-et-diabete-suite. Je ne sais plus si le Dr Nicot l'a dit, mais étant donné la gravité potentielle de cet effet secondaire, il est étonnant, voire suspect, que cet effet secondaire n'ait pas été mentionné officiellement pendant des années (milieu des années 90 jusqu'aux années 2010), malgré le nombre important de patients traités sur du long terme dans le monde. Ce fait décridibilise les instances officielles chargées de l'évaluation des médicaments, et bien sûr les auteurs des études qui n'ont pas signalé ces effets, ou seulement de façon marginale. Les statines pourraient expliquer à elles seules une bonne partie du caractère "épidémique" des diabètes de type 2, et aussi de la difficulté à traiter les diabètiques traités par anti-cholestérols.

Le Dr Nicot indique que la difficulté est très grande pour faire reconnaître cet effet. D'où l'importance de la pharmacovigilance, par tous les praticiens, y compris pour des effets non aigus. A l'arrêt de la statine, la glycémie diminue et se rapproche de la normale. Ce n'est pourtant pas vraiment investigué à ce jour. 

Le quart d'heure suisse et l'humour belge 

Ce titre est facile, mais de fait, précision et humour étaient présents chez les deux intervenants. Que les présents du 30 mai me pardonnent, je ne réussirai pas à retranscrire toutes les sorties humoristiques.

Le Dr Rabaeus et le Dr Kostucki sont venus témoigner, respectivement depuis la Suisse et la Belgique. Les deux ont rendu hommage aux travaux du Dr de Lorgeril, travaux qui ont permis de démonter cette supercherie de la théorie du cholestérol coupable, et cette autre supercherie des bienfaits des médicaments anti-cholestérol. Le Dr Rabaeus a rappelé qu'au départ, de longues années en arrière, le Dr de Lorgeril insistait pour la prise de statines, avant de se rendre compte bien vite de l'énorme supercherie. 

Selon le Dr Kostucki, les cardiologues sont hypnotisés par les progrès de la cardiologie interventionnelle (note du blogueur : stents, angioplasties, ...); et restent très léthargiques pour les informations concernant les médicaments. 95 % des médecins et des spécialistes ne liraient que les résumés des articles scientifiques. 

Le Dr Rabaeus indique un dosage important : celui de la résistance à l'insuline. Cette résistance est très nette chez les patients qui prennent des statines. L'état de pré-diabète est pour le Dr Rabaeus un très bon critère pour stopper les statines. 

Dr Reliquet 

A l'arrêt des anti-cholestérol, le nettoyage est très fort pendant environ 3 semaines : les capacités de mémoire, d'équilibre, de réalisation d'activités mentales, par exemple de type sudoku, reviennent. 

Une des conséquence est ... la diminution des autres médicaments, qui étaient induits par la prise des anti-cholestérols : anti-dépresseurs, anti-diabétiques, etc.  

Témoignage de victimes 

Je n'ai pu noter l'ensemble des témoignages, très complets et sidérants. J'en rappelle les idées essentielles. 

M. de Langlades 

Après traitement par statines, ce chef d'entreprise très dynamique s'est retrouvé rapidement incapable de gérer son entreprise. Les défaillances étaient marquées, autant psychologiques que physiques. Il a pu retrouver ses capacités après arrêt du traitement.

M. Pascal Raton 

Après traitements par statines, ... descente aux enfers également, physique et morale. C'est pourtant une personne très sportive, et très organisée. La récupération de ces capacités est venue après arrêt du traitement. 

Note du blogueur : Dans ces deux témoignages, ainsi que dans les cas rapportés par les médecins présents, l'action de ces molécules sur la cognition, sur le moral, sur l'arrivée d'une dépression, paraît terrifiante. C'est pourtant une sorte de b à ba physiologique, le cholestérol est très important pour le système nerveux, notamment pour le cerveau. C'est clairement exprimé sur ce lien : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cerveau/le-cerveau-aime-le-cholesterol. 

Mais c'est surtout une des bases, apprise dans les premières années de formation,pour chaque praticien. Le cholestérol est une molécule fondamentale de la vie, et du système nerveux ... entres autres. Chaque médecin, chaque cardiologue, chaque endocrinologue, etc. devrait connaître cette physiologie, et être d'autant plus prudent dans la prescription de médicaments ou de régimes anti-cholestérols. Chaque praticien devrait être capable de réaliser un dossier de pharmaco-vigilance pour les effets secondaires sur la psychologie, c'est aussi nécessaire que la réalisation de dossiers de pharmaco-vigilance pour l'apparition de diabètes de type 2. Et devrait savoir stopper le traitement, que ce soit ce praticien ou un de ses collègues qui l'ait instauré. 

Efficacité et effets secondaires de plusieurs médicaments

Un des intervenants a évoqué à ce moment la rémunération sur objectifs : des médecins sont payés pour prescrire des statines chez les diabétiques. 

Note du blogueur : j'ai cherché sur le net, la rémunération sur objectifs est identifiée ici : http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/N212012_post_idm_Pathologies_chroniques_230812_3.pdf. C'est issu de cette page : http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/votre-convention/remuneration-sur-objectifs-de-sante-publique/, puis suivre les lien "ROSP Cardiologie et maladies vasculaires".

En résumé, des médecins sont incités financièrement à traiter par des médicaments inefficaces et dangereux (les anti cholestérols) et aussi par d'autres parfois mal évalués Médicaments avant et après les années 2000. Je n'ai pas retrouvé dans les documents de l'assurance maladie, une ROSP = "rémunération sur objectifs de santé publique", spécifique aux diabétiques, mais uniquement pour la prévention secondaire (cela concerne les traitements instaurés après un premier infarctus).

Toutefois, dans ma longue pratique de patient, j'ai déjà entendu des diabétologues parler du traitement par anticholestérol chez des diabétiques, comme une quasi-prévention secondaire, sans que pourtant aucun infarctus, ou aucune alerte de ce type ne soit connu.

Ce qui est vraiment dangereux avec un médicament diabétogène. Si des praticiens bons connaisseurs des ROSP et des pratiques associées me lisent, je serai ravi d'avoir leur avis à ce sujet, à savoir quelles sont les recommandations qui leur sont faites pour les anticholestérols chez les diabétiques, et est-ce qu'il arrive souvent que la définition de la prévention secondaire soit aussi fluctuante ?

Le Dr Nicot signale d'autres problématiques avec les médicaments, aussi mal prises en compte que pour les anti-cholestérols : par exemple des neuroleptiques de dernière génération, diabétogènes (je n'ai pas entendu le nom des molécules, mais la clozapine et l'olanzapine sont connues pour être diabétogènes), ou encore l'olmesartan, anti-hypertenseur le plus prescrit en France, sous plusieurs noms de médicaments, qui peut provoquer des entéropathies sévères. Sur le net on peut trouver ça à ce sujet : http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/L-ANSM-rappelle-le-risque-d-enteropathies-graves-chez-certains-patients-traites-par-l-olmesartan-Point-d-information2. 

Note du blogueur : cette information est importante pour toutes les personnes qui ont pris un anti hyerpetenseur, et qui ont développé ensuite une maladie intestinale de type maladie coeliaque, ou maladie de Crohn. Il faut vérifier, avec son médecin si besoin, si l'anti-hypertenseur est un des olmesartans présents sur le marché.

Le Dr Kostucki parle du N.N.T. Number Needed to Threat. C'est à dire le nombre de personnes qu'il faut traiter pour en sauver une. 

Note du blogueur : c'est une donnée majeure. Le Dr Kostucki a parlé de site interet dédié à cette notion, je pense que c'est celui qui suit (en anglais). C'est très intéressant. Par exemple, voir la différence du nombre de personne à traiter, par statine, ou par régime méditerranéen, pour sauver une vie http://www.thennt.com/nnt/mediterranean-diet-for-post-heart-attack-care/.

L'auteur de ce lien indique "To compare saving a life post-heart attack with this diet (NNT= 30) and with statins (NNT=83) suggests that diet is nearly three times more powerful as a life-saving tool". Traduction : "en comparant un vie sauvée après un infarctus, avec cette diète (NNT = 30) ou avec des statines (NNT = 83), cela suggère que cette diète est presque trois fois plus efficace comme outil pour sauver des vies".

Au passage : que valent des médicaments qui nécessitent le traitement de plus de 80 personnes pour en sauver une? Et selon des études qui la plupart du temps ne mentionnaient que peu d'effets secondaires, donc biaisées? Pour les connaisseurs, dans des études réalisées par définition non en double aveugle, puisqu'une simple prise de sang permet de savoir qui est traité ou non par un anti cholestérol Ce site sur les NNT est à parcourir absolumment par les médecins, qui pourraient avoir d'autres surprises, par exemple pour les béta bloquants, pourtant ultra réputés : http://www.thennt.com/nnt/beta-blockers-for-heart-attack/. Aucun effet sur la mortalité dans cet exemple !

Plusieurs des intervenants à cette réunion ont cité dans les jours qui ont suivi cet article : http://bmjopen.bmj.com/content/6/6/e010401.full.pdf+html, je glisse donc cette info dans le compte rendu de réunion.

Ca dit qu'après une analyse fouillée des données existantes, c'est à dire des études cliniques qui ont été réalisées, ici pour les plus de 60 ans, ce qui est lié à une mortalité plus élevée ce n'est pas d'avoir un LDL haut, ... mais un LDL bas! Le contraire de ce qu'on nous raconte depuis longtemps. 

Beaucoup de scientifiques et de médecins tentaient de faire passer, sans succès, données à l'appui, ce genre d'infos, que d'abaisser le cholestérol était dangereux, dans les revues médicales depuis un moment. Aujourd'hui, cette info, qui remet en cause les pratiques médicales actuelles, passe dans une de ces revues. Est-ce que quelque chose craque dans ce monde des anti cholestérols, qui paraît bien rempli de conflits d'intérêts ? Des commentaires à lire : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/les-british-vont-ils-sentretuer-ailleurs-quautour-des-stades-de-foot#comments, lire les posts qui suivent aussi, pour préciser que l'auteur de l'article du bmj insiste trop régulièrement sur les graiusses saturées, pourtant néfastes en excès pour d'autres raisons que le cholestérol. 

 

Je n'ai pu tout écouter des interventions suivantes, je n'en cite que quelques brefs passages. Vous pouvez chercher des infos sur le net au sujet de ces intervenants pour compléter les bribes d'informations qui suivent. 

Marion Kaplan 

Mme Kaplan est une auteure très connue pour ses livres relatifs à la santé et à l'alimentation. Elle a cité plusieurs exemples de cas courants mais méconnus par les patients et les médecins, par exemple la relation entre le chute du taux d'oestrogènes, et la vidange moins efficace de l'estomac, surtout à la ménopause. 

Thierry Souccar 

Très connu également, en tant que journaliste scientifique, que responsable du site http://www.lanutrition.fr/, en tant qu'auteur de multiples livres sur les liens alimentation / santé, et en tant qu'éditeur de nombreux livres sur ce thème. 

Il indique que l'industrie agro-alimentaire a un budget nettement supérieur à celui de l'industrie pharmaceutique, et donc une influence énorme, y compris sur les allégations santé. Il cite plusieurs exemples.

Augustin de Livois 

L'herboristerie a été interdite. La vente de compléments alimetaires a considérablement augmenté. Il voit là un espace juridique possible dont pourraient profiter les herboristes.

Jacques Minelli 

Il connaît bien les circuits de l'agriculture bio. Il a eu la délicatesse de ne pas mettre en avant, lors de son discours, la chaîne de magasins dans laquelle il travaille, et n'a parlé que d'exemples concrets. L'intervention était riche et intéressante, je n'ai pu la noter, j'espère que ça pourra êre repris dans le compte rendu officiel de l'AIMSIB. 

 

Mme la présidente de l'AIMSIB, qui a su tenir la réunion toute la journée dans les délais impartis, avec l'ensemble des membres de l'association et du Dr de Lorgeril, a conclu cette journée. Plusieurs membres de l'AIMSIB ont aussi oeuvré "en coulisse", et ont contribué à ce grand succès.

Quelles seront les suites de cette journée ? 

Le principe d'autres journées de ce type a été retenu, sans date ni localisation à ce jour. De mon côté, je verrai s'il est possible d'organiser une rencontre de ce type, avec une ou plusieurs des thématiques de cette journée, à Tarbes. Je lance un appel à ce sujet aux tarbais, et proches, jusqu'à Pau, pour connaître des salles d'assez grande capacité, avec possibilités de projection, et qui ne soient pas d'un coût prohibitif. L'idée n'est pas d'assommer les gens avec le prix d'entrée, mais de permettre au maximum de gens intéressés et concernés, ce qui représente beaucoup de monde, d'y assister. Contactez moi pour ça par le biais de cette adresse  : olivier.callet5@gmail.com

LAIMSIB sera peut être obligée, dans un premier temps, de se recentrer sur la problématique du cholestérol. Ce recentrage est nécessaire pour plus d'efficacité, mais dommage aussi, en raison des nombreux besoins dans le domaine de la santé, et de la recherche médicale.

Remerciements à tous les membres de l'AIMSIB 

Je ne citerai personne précisément, par crainte d'oublier du monde, mais je le répète encore une fois, réussir à réunir autant d'intervenants de qualité, à nourrir tout le monde et à étancher la soif des présents, soif physique aussi bien qu'intellectuelle, et à contenir l'ensemble dans le temps imparti, n'était pas une mince affaire. Bravo et merci donc à toute l'équipe et à sa présidente. 

Réunion inaugurale de l'AIMSIB

Le 30 mai se tenait à Lyon la réunion inaugurale de l'AIMSIB, à la salle des Rancy, dans la ville de Lyon. 

Des articles de presse ont été écrits, accessibles ici : http://aimsib.org/wordpress/2016/06/01/journee-du-20-mai-on-en-parle/

Je livre ici quelques notes prises au vol, lors des interventions, ou lors de discussions en apparté. Ce n'est pas un compte rendu officiel de l'association, il sera j'espère fait plus tard ici http://aimsib.org/wordpress/

Ce billet concerne les interventions du matin. Les interventions de l'après midi feront l'objet d'une autre billet à venir.

Des patients, des médecuns, des intervenants prestigieux, tous venus par leurs propres moyens, dans une MJC, ... le décor était planté. 

Les organisateurs de l'AIMSIB ont réussi le tour de force de condenser de multiples interventions, très didactiques, parlantes, adaptées aussi bien aux médecins dans la salle qu'au tout public, dans un temps limité. 

Les interventions étaient très denses et riches, malgré l'absence de quelques intervenants prévus, peut être à cause du mouvement de grève pour les transports en commun. Ca a été de plus pour moi, comme ça arrive parfois sans raison évidente aux diabétiques de type 1, une journée "hypoglycémies". J'ai décroché à quelques moments.

Merci aux présents de me signaler toute omission importante ou erreur de transcription. Mon résumé reste technique : difficile de faire ressortir aussi, l'humour toujours, l'émotion parfois, la compétence, qui émanaient de chaque parole, sur l'estrade, ou en apparté dans la salle, qualités présentes à chaque instant, même autour du verre pris une fois la sallée fermée. 

Plusieurs thèmes ont été abordés, autour de la santé et de l'alimentation. Ce billet est long : piochez parmi les thèmes qui vous intéressent à partir des titres pour chaque chapitre. Je rajoute des commentaires perso sous la forme de "notes du blogueur".

Agriculture : Claude Aubert, et Christophe Gaudry

 

Claude Aubert, est un ingénieur agronome, très connu pour ses ouvrages et réalisations sur l'agriculture biologique et sur l'alimentation, et pour être parmi un des fondateurs de terre vivante. Christophe Gaudry est un "permaculteur", qui gère un terrain de 2.5 ha, obtenu grâce à l'association "Terre de liens".

Claude Aubert a rappelé qu'un des buts principaux de l'agriculture biologique était au départ de préserver les sols, pour éviter leur épuisement, 

La principale révolution en agriculture classique a été la maîtrise de la réaction chimique pour produire l'ammoniac. L'ammoniac permet l'existence des engrais chimiques, (ou d'explosifs).  L'utilisation massive de ces engrais chimiques a entraîné la disparition de la tradtion multi-séculaire du compost, de l'utilisation du fumier, et a permis des monocultures, d'où l'utilisation massive de pesticides

Note du blogueur : dans le livre "Or Noir, la grande histoire du pétrole" l'auteur Mathieu Auzanneau rappelle - P. 356 et suivantes - le rôle central de la fondation Rockefeller - fondation disposant de moyens énormes - dans le développement de la révolution verte en agriculture. Un des buts était d'augmenter le niveau de vie des paysans d'abord au Mexique - 1941 - puis dans de nombreux autres pays (autres pays d'Amérique latine, Inde, Philippines ...), notamment pour éviter qu'ils ne se laissent tenter par le communisme. Le pétrole et les hydrocarbures sont abondants et peu chers à cette période. Leur rôle fondamental pour cette révolution verte (production en masse d'ammoniac - et donc d'engrais - à partir des hydrocarbures, mécanisation d'où accroissement des surfaces et suppression des haies, immenses séchoirs à maïs, nombreuses pompes d'irrgigation, etc.) pose question. Nous sommes aujourd'hui dans un moment de l'histoire où de nombreux pays producteurs de pétrole ont vu leur maximum de production dépassé - en gros, plus de 50 % de leurs réserves ont été consommées - cette ressource risque de devenir plus rare, plus chère, et d'utilisation moins facile. La question sera cruciale pour l'agriculture classique dans de nombreux pays. D'où l'intérêt aussi d'adapter les productions agricoles à cette réalité. 

Christophe Gaudry énonce quelques grands principes de la permaculture, présenté comme un concept malléable : 

Le zonage : les cultures qui demandent le moins d'entretien sont les plus éloignées, les aromatiques sont au plus près de la maison, ....

Le design : il est important d'identifier les biotopes existants, de s'y adapter, ou encore de favoriser les effets de bordure. Dans la nature, les lisières sont souvent les plus productives.

La multifonctionnalité : une haie sera brise-vent, auto-fertile, nourricière, conçue pour être propice aux pollinisateurs et aux prédateurs

La connaissance de sa zone de rusticité : pour se fournir dans des zones aux mêmes caractéristiques climatique.

Lui n'utilise que des sources de carbone (bois, feuilles, paille, son) et pas de compost pour ses cultures

Plusieurs exemples de rendement ont été expliqués, après application de ces principes. 70 kg de tomates pour un pied, par exemple, sans tailler les gourmands et en laissant la tige prendre toute sa place, et se poser sur les barreaux d'une cage large l'environnant, c'est parlant ! Je n'ai pas pu noter tous les exemples.

Les deux intervenants ont milité pour l'utilisation régulière de cultures nourricières dans l'aménagement urbain : planter des fruitiers au lieu d'arbres d'ornement dans les villes, remplacer les fleurs annuelles par des vivaces dans les parcs, introduire des plantes comestibles dans les espaces verts ... 

Le cauchemar de beaucoup de jardiniers, la Limace, a été cité. Christophe Gaudry a vivement conseillé de visonner la vidéo de Hevé Codes sur la gestion holistique des limaces https://www.youtube.com/watch?v=DQ3Da73IGtw. Je ne l'ai pas regardée ; une des idées force serait que la Limace est une partie intégrante de l'écosystème, que ce soit une forêt ou un jardin, avec beaucoup de bénéfices sur ces écosystèmes, par exemple dans la lutte contre les champignons qui s'attaquent aux cultures. Une révolution dans les jardins ?

Lire la suite

Régime cétogène pour le DT1 ?

Causes possibles du diabète de type 1

N'hésitez pas à lire ce billet en détail, même si vous n'êtes pas DT1, les méthodes citées concernent potentiellement plusieurs maladies,notamment auto-immunes. N'hésitez pas à commenter ou à poser des questions, c'est un sujet assez "neuf" dans l'histoire médicale.

Les médecins pourraient être intéressés par les résultats des prises en charge citées et commentées. Il n'est pas question ici d'essai randomisé, ni de risque alpha, ou de méthode statistique spécifique, puisqu'un seul sujet est mentionné dans l'étude principalement commentée. Le critère est binaire (nécessité ou non d'un traitement à l'insuline après apparition objective des premiers signes d'un diabète de type 1). Si la méthode utilisée pour le régime cétogène paléolithique induit plusieurs questions, des points communs sont trouvés avec d'autres études soit de prévention du DT1, soit d'arrêt de la progression du DT1.

Deux cas, dont celui-ci, d'arrêt des besoins en apport d'insuline, sur deux cas étudiés (cf. aussi l'étude publiée sur l'arrêt du gluten dans un des liens) ont une puissance démonstrative très forte, puisque ce type d'évènements n'est a priori jamais observé de façon spontanée. Il est urgent que les communautés de chercheurs et de médecins s'emparent de ces questions de façon plus active. 

Les causes, probables ou possibles, du phénomène auto-immunitaire qui aboutit au diabète de type 1, sont mal connues.

Deux publications assez récentes montrent des pistes de recherche très prometteuses, qui sont commentées ici :

Urgences dès le diagnostic

Pollution et DT1

Malheureusement, ces voies semblent mal comprises et très peu investiguées par les équipes de recherche ou médicales spécialisées dans le diabète de type 1. 

 

Diète paléolithique cétogène pour stopper un début de DT11

Une autre étude sur les liens alimentation et déclenchement de DT1 a été publiée récemment, qui montre un arrêt de l'apport d'insuline après le diagnostic de DT1, grâce à un régime paléolithique - cétogène. 

http://www.ijcasereportsandimages.com/archive/2014/010-2014-ijcri/CR-10435-10-2014-clemens/ijcri-1043510201435-toth-full-text.php

J'avoue avoir été, et être toujours, dubitatif, sur les bienfaits du régime cétogène pour le DT1. 

Une des raisons est que ce régime cétogène revient à limiter ou supprimer les sources diverses de glucides, du sucre aux pommes de terre, du riz au pain, des produits laitiers (selon les versions pour ces derniers). Et de majorer les apports soit en gras, soit en protéines. Ce qui génère des corps cétoniques que le corps va utiliser comme source d'énergie, à la place du sucre. Pour un DT1, les corps cétoniques sont justement à éviter, pour limiter le risque de ce qui est appelé une acido-cétose. L'acido cétose peut entraîner un coma, et en cas d'absence d'insuline, le décès.

Dans le détail, les phénomènes ne sont pas les mêmes dans les deux cas :

  • L'acido-cétose du diabétique de type 1 est la suite d'un manque flagrant d'insuline ; le corps ne peut plus utiliser les glucides présents dans le sang (l'insuline est l'hormone qui joue le rôle de "clé" pour permettre le passage du glucose du sang vers les cellules).  Le corps passe alors en mode "secours", en dégradant les graisses présentes dans l'organisme, pour favoriser ce mode énergétique, puisque les cellules ont constamment besoin d'énergie pour fonctionner. C'est une filière physiologique normale, mais dans ce cas précis (DT1 en manque flagrant d'insuline), la filière "graisses" devient trop importante. Les corps cétoniques produits à l'occasion entraînent une acido cétose (= cétoacidose : accumulation de grandes quantités de corps cétoniques dans l'organisme, en conséquence de la glyconéogenèse, c'est à dire la formation de glucides à partir des réserves graisseuses de l'organisme). Une acido-cétose de ce type, peut être très rapide et rapidement grave pour les DT1. C'est ce qui nécessite et justifie une mise sous insuline et une hospitalisation en urgence à la découverte du DT1.
  • Différence entre cétose et acido-cétose, d'après eurekasante.vidal.fr : "lorsque la quantité de corps cétoniques dans le sang est modérée, on parle plutôt de « cétose », car l’acidité sanguine est peu perturbée. L’acidocétose survient quand la concentration de corps cétoniques dans le sang dépasse largement les capacités d’élimination de l’organisme et que le sang devient trop acide."
  • La production de corps cétoniques dans le régime cétogène ne vient pas pallier un défaut d'entrée de glucose dans la cellule, mais vise à ralentir cette dernière filière, pour la remplacer par la filière "graisses". Cela a été essayé pour plusieurs pathologies, et fonctionne, ou fonctionnerait, surtout pour des cas d'épilepsie, et pour plusieurs types de cancers : Cancers, et euros.
  • L'article commenté ci-dessous concerne un homme pour lequel une version modifiée du régime cétogène a été mis en place à la découverte du DT1.

 

Les résultats de l'étude citée paraissent très bons pour le diabétique concerné, Je l'ai lue de façon très détaillée, et je la commente ici, en fonction des informations apportées.  

Note : cette étude a été mentionnée aussi sur le site lanutrition.fr. Je n'ai pas lu ce commentaire, n'étant pas abonné, ni lu à ce jour de commentaires sur d'autres sites. Ceci étant, les informations apportées sur le site lanutrition.fr sont souvent très intéressantes, j'encourage ceux qui sont intéressés et qui en ont la possibilité financière d'accéder à cet article, ou à d'autres sites sur le même thème, pour diversifier les points de vue. 

Les auteurs décrivent le contexte d'apparition du DT1, ce qui est au moins aussi intéressant que la suite de l'article sur le régime cétogène.

"A 19-year-old male complained of increased thirst, polyuria, itchy skin, malaise, and weight loss. The symptoms were present for about two weeks prior to diagnosis. On November 24, 2013 self monitoring of blood glucose showed 384 mg/dL. Previous medical history was unremarkable. Anamnestic data included consuming of muscle boosting protein through a month prior to symptom onset." 

Traduction : "un homme de 19 ans est atteint d'une soif croissante, d'une polyurie (ndb = urines très abondantes), démangeaisons, malaise et perte de poids. Les symptômes étaient présents depuis les deux semaines précédant le diagnostic. Le 24 novembre 2013, un auto-contrôle de glycémie montre une valeur de 384 mg/dl (ndb : soit 3.84 g/l, unité de mesure des appareils utilisés au quotidien par les diabétiques). Les antécédents médicaux n'étaient pas significatifs. Les données de l'anamnèse (ndb = exploration de l'histoire de la maladie et des antécédents médicaux ) incluent la consommation de protéines pour développer les muscles pendant un mois avant l'apparition des symptômes."

"Shortly before diabetes onset our patient consumed muscle boosting protein which contained bovine milk protein. Consumption of cow's milk has repeatedly been shown to increase risk of T1DM. It is suggested that bovine milk protein may promote autoimmune processes giving rise to T1DM. Also in two case reports from literature, where epilepsy was treated with the classical ketogenic diet, which contains large amount of dairy, T1DM developed subsequently. A major difference between the classical ketogenic diet and the paleolithic ketogenic diet is that milk and dairy are excluded in the latter. We suggest that the paleolithic ketogenic diet not only normalize glucose levels but may also halt autoimmune processes mediated by non-paleolithic substances including milk protein."

Traduction : "peu de temps avant l'apparition du diabète le patient a consommé des protéines, dont des protéines de lait de vache, pour "booster" ses muscles. La consommation de lait de vache a été citée à plusieurs reprises comme accroissant le risque de DT1. Il est suggéré que les protéines de lait de vache peuvent déclencher les processus auto-immuns qui aboutissent au DT1. Dans deux cas reportés dans la littérature, pour lesquels l'épilepsie était traitée par la diète cétogène classique, qui contient de grandes quantités de produits laitiers, le DT1 s'est développé en suivant. Une différence majeure entre la diète cétogène classique et la diète cétogène paléolithique est que les produits laitiers sont totalement absents dans la seconde. Nous suggérons que la diète cétogène paléolithique ne normalise pas seulement les niveaux de sucre sanguin, mais stoppe aussi les processus auto-immuns enclenchés par les substances non paléolithiques dont les protéines laitières"

Note : ce passage est aussi une piqûre de rappel sur les risques possibles liés aux compléments alimentaires protéinés. Au delà des capacités antigéniques des protéines de lait animal, il faudrait être en général très prudent avec ces compléments alimentaires protéinés, prisés par de nombreux sportifs, notamment dans les mondes du fitness et de la musculation, et parfois pour des raisons de santé. Voir par exemple : Glutamine : bienfait, ou à fuir ?

Le passage sur les produits laitiers n'est pas l'aspect principal de l'article, mais c'est un de ceux qui méritent le plus d'attention, sur le déclenchement des processus auto-immuns. Quelles sont les données et les théories à ce sujet ? Et quelles sont les conséquences possibles d'un arrêt total des produits laitiers animaux ? Elles ont été abordées à plusieurs reprises dans ce blog, par exemple ici :

Urgences dès le diagnostic

Des reins solides pour 2016

Alimentations qui marchent

Fragilité osseuse, causes et solutions

En bref les protéines de laits animaux, ici de lait de vache, sont soupçonnées d'accroître le risque de déclencher un DT1, chez les personnes prédisposées.

A ce sujet, les résultats d'une large étude internationale devraient être connus en 2017 : http://www.trigr.org/about.html. La méthode (allaitement exclusif - sauf dans des cas particulier - au moins les 6 premiers mois de la vie, et recensement des cas de diabètes de type 1 durant les années suivantes, jusqu'à un âge compris entre 10 et 14 ans selon les enfants) me paraît trop succincte dans le temps - pour l'exclusion des produits laitiers, Mais cela montre l'intérêt de la communauté scientifique à ce sujet, et pourrait engendrer des enseignements.

 

Je reviens à l'article sur la diète cétogène paléolithique :

"His diet consisted of meat, organ meat, fat and eggs. In his diet, red and fat meats dominated over lean meats. He was eating vegetables in insignificant amounts. His diet had a ketogenic ratio (fat : protein + carbohydrate) of at least 2:1. No oil of plant origin or artificial sweeteners were allowed. "

Traduction : Sa diète est composée de viande, d'organes animaux, de graisse et d'oeufs. Les viandes rouges et les viandes grasses dominent par rapport aux viandes maigres. Il mangeait des légumes en quantités insignifiantes. Le "ratio cétogène" (Graisses divisées par (protéines + hydrates de carbone)) est d'au moins 2 sur 1. Aucune huile végétale, ni aucun édulcorant n'étaient autorisés.

Une telle méthode alimentaire ne paraît acceptable que pour une partie limitée de la population, elle est donc peu transposable. Même pour des gens adorant la viande, il peut être difficile de se priver de légumes et des huiles végétales. La non consommation d'huiles végétales est étonnante. Si la plupart sont trop riches en omégas 6, et posent de ce fait des problèmes en termes de risques cardio vasculaires et de cancers (cf. par ex. les publications du Dr de Lorgeril), quelques huiles sortent du lot. L'huile d'Olive en utilisation quotidienne, l'huile de Colza en seconde place. Et de façon plus ponctuelle, l'huile de Noix par exemple. D'ailleurs l'huile d'Olive est une partie intégrante du régime méditerranéen, avec une des plus grandes longévités en bonne santé au monde. 

La surcharge en protéines qui paraît induite par cette méthode paléolithique - cétogène, pose question, notamment pour la santé des reins. Si cette méthode est confirmée, le médecin prend il plus de risque pour les reins du patient avec un apport fort en protéines, ou alors prend il un risque plus fort en augmentant le risque de développer le diabète de type 1 ? Il n'existe pas à ma connaissance de réponse claire ni universelle. Il est urgent que les communautés médicales et de chercheurs s'emparent de ces questions. La personne étudiée ici est un homme jeune qui cherche à booster ses muscles, on peut imaginer une pratique assidue d'une activité physique, et donc une utilisation accrue des protéines par le métabolisme. Et donc une atténuation des risques possibles. Pour d'autres âges, et dans d'autres circonstances de vie, je ne sais pas si le recul est suffisant pour proposer cette diète stricto-sensu. 

Plus petit dénominateur commun pour essayer de stopper un DT1 débutant

Cette étude permet de rechercher le plus petit dénominateur commun avec les autres études citées qui préviennent ou permettent l'arrêt de la progression de la destruction des cellules bêta du pancréas, celles qui produisent l'insuline. L'application de ce plus petit dénominateur pourrait limiter les risques possibles liés à une sur utilisation de protéines. 

Les points communs sont simples :

- arrêt des produits avec du gluten,

- arrêt des produits laitiers.

C'était préconisé par le Dr Seignalet dans les années 90, et les données récentes le confirment en partie, au moins pour une fraction des patients. 

La diminution des apports en glucides est à étudier de prêt également. C'est conseillé, à des degrés divers, dans la plupart des régimes "santé". Dans la diète cétogène c'est très strict, dans d'autres c'est plus léger. Là encore, il convient que la communauté médicale se penche plus activement sur les régimes cétogènes pratiqués de fait par des patients atteints d'épilepsie ou de cancers, et parfois pour d'autres pathologies, ainsi que sur les régimes paléolithiques, pratiqués pour des raisons plus diverses. 

 

La plupart des études scientifiques médicales se terminent par une phrase du type "Il est nécessaire que des recherches complémentaires soient menées sur ce sujet", accompagnée de quelques précisions. On pourrait rajouter ici qu'il y a urgence. 

Conclusion

En attente d'études plus poussées, avec plus de sujets, les deux publications montrant la non nécessité de passer à l'administration externe d'insuline, tout en restaurant les valeurs de glycémie, ce qui peut se mesurer en contrôles spontanés et via l'HbA1C, ont comme point commun l'arrêt du gluten.

L'arrêt des produits laitiers semble ici jouer également un rôle déterminant. Il est urgent que les diabétologues s'emparent de ces résultats, soient moteurs et accompagnent, chaque fois que c'est possible, les diabétiques de type 1 nouveaux diagnostiqués, avec l'appui de la famille pour les enfants, dans ce type d'alimentation sans gluten et sans produits laitiers.

AIMSIB : association de médecins et de patients

Une nouvelle association, qui regroupe patients et médecins, et autres professionnels, est née. L'AIMSIB : Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante, et Bienveillante. 

Tout est contenu dans l'intitulé. Je pourrai écrire longtemps sur l'intérêt d'une telle association, mais le mieux est d'aller voir le site dédié, et les déjà nombreux articles : http://aimsib.org/wordpress/

La réunion inaugurale aura lieu le 30 mai. La salle est restreinte, tout le monde ne pourra pas y aller, c'est réservé en priorité aux adhérents, et cette jounée sera riche, avec beaucoup d'intervenants de qualité. 

Des membres de l'association feront certainement un compte-rendu détaillé, mais je viendrai ici faire un compte rendu résumé de ce que j'aurai pu entendre. C'est avec à la fois beaucoup de plaisir et d'impatience que j'ai adhéré.

A titre d'exemple, dans les thèmes qui devraient être abordés le 30 mai, le Dr de Lorgeril sera présent, il est à l'initiative de tout ça ; Le Dr Angles devrait évoquer le régime Seignalet, ou une alimentation très très proche, le Dr Schwartz interviendra sur les recherches en cours sur le cancer, et il y aura bien d'autres interventions tout aussi prenantes.  

Des thèmes passionnants bien sûrs, avec des résultats maintes fois constatés, de façon scientifique ou plus empirique selon les cas, déjà abordés par exemple ici : Cancers, et euros

L'association est surtout née grâce au dr de Lorgeril, et à la volonté de patients et d'autres médecins. Vous trouverez beaucoup d'informations utiles sur son blog : http://michel.delorgeril.info/

Et pour les personnes qui ne l'ont pas encore regardée, penchez vous sur cette pétition, et signez là si vous êtes convaincus : Pétition sur les anticholestérols, il sera aussi question de cette pétition le 30 mai. Même si vous ne pouvez venir le 30 mai, c'est un bon moyen d'agir, d'appuyer une demande pour que les choses bougent. 

A bientôt pour d'autres billets, puis pour un résumé de cette journée.

Glutamine : bienfait, ou à fuir ?

Ce billet comporte quelques réponses, et beaucoup de questions.

La Glutamine fait l'objet, en tant que complément alimentaire, de très nombreuses affirmations dans la presse papier ou sur le net.

La Glutamine a bonne presse dans le monde du sport, du fitness, de la muscu. Dans le monde des médecines alternatives aussi. Cette substance est connue pour nourrir les entérocytes. Ce sont les cellules dominantes de la barrière intestinale. Donc parmi les personnes qui pratiquent, comme moi Mon parcours, l'alimentation "Seignalet", plusieurs patients ce type de complément, pour accélérer la restauration de l'intestin, en plus de la méthode alimentaire cf. Alimentations qui marchent, qui reste prioritaire.

Qu'est ce que la glutamine ? Un acide aminé "non essentiel" c'est à dire qu'il est apporté par l'alimentation, dans les protéines, mais que le corps a aussi la capacité de le produire. Le Dr Jean Paul Curtay, dans son ouvrage - "Nutrithérapie" - 2006 - Testez éditions -, la décrit comme source d'énergie des entérocytes, et des lymphocytes (cellules du système immunitaire).

Un acide aminé utile pour nos muscles, l'étanchéité de notre intestin et pour nos défenses immunitaires, voilà qui est parfait ! 

Dans certains cas (opération chirurgicale par ex.), une complémentation en glutamine doit pouvoir aider des patients. Pour aider le corps à reconstituer leurs muscles lésés. Au-delà de cet exemple (au conditionnel), dans quels autres cas la prise de compléments de Glutamine peut être intéressante ?

Il suffit de taper "glutamine" sur les moteurs de recherche pour constater l'effervescence autour de cet acide aminé.

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Des reins solides pour 2016

Très bonne année 2016 pour les lectrices et lecteurs de ce site.

L'expression "avoir les reins solides" correspond à une notion de résistance, et capacité à faire face. C'est une expression de la vie courante ... mais c'est aussi le souhait de nombreux patients qui ont des problèmes de reins. Patients qui aimeraient bien "consolider" leur fonction rénale. Ce rôle de filtre permanent de notre sang, qui permet de laisser partir les substances indésirables, de garder les bonnes, de modifier leur concentration, ou encore de contribuer à gérer la tension artérielle.

J'invite aussi les professionnels de santé qui lisent cette page à prendre connaissance des liens donnés vers des études cliniques, ou des commentaires d'études cliniques. 

 

Comment faire face à une majorité des problèmes rénaux?

Principales atteintes des reins

Les atteintes aux reins sont surtout de trois types. Les atteintes provoquées par :

  •  des xénobiotiques, c'est à dire des molécules étrangères à notre corps,
  •  des maladies auto immunes qui s'attaquent spécifiquement aux reins : maladie de Berger, ou à plusieurs organes, dont les reins : par ex. Lupus érythémateux disséminé,
  • d'autres maladies. Au premier rang desquelles les diabètes de type 2 et de type 1. Ou encore des problèmes cardio vasculaires, notamment l'hypertension, mais aussi l'insuffisance cardiaque.

Les causes plus rares (par exemple intoxications par certains champignons - surtout une des espèces de Cortinaire - pouvant être fatales) ne sont pas abordées ici.

 

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