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Hoquet persistant : un délire du corps .... et de médecins?

A lire jusqu'à la fin pour toutes les personnes, patients et encore plus médecins, confrontées à ce type de hoquet. Notamment les passages sur le médicament : autant que vous évitiez de vous faire du mal, ou d'en faire si vous êtes médecin.

Je raconte cette histoire au rythme où je l'ai vécu, celui d'un patient désemparé, et avec les quelques informations médicales que j'ai glanées. Je raconte ceci avec toute l'ignorance, la mienne en premier lieu, mais aussi celle du corps médial, qui entoure cette affection. Je n'ai aucune solution miracle ; je présente juste à la fin quelques pistes qui m'ont paru plus intéressantes, même si je n'ai pas eu l'occasion de les tester.

Pour les amateurs de bande dessinée, il en est aussi question dans ce billet.

Je serai reconnaissant à tous les médecins ou scientifiques, ou patients passionnés par ce sujet de m'apporter tout éclaircissement utile sur le sujet du hoquet persistant.

Qu'est ce que le hoquet persistant ?

J'ai eu l'occasion de découvrir le hoquet persistant. Qui s'est arrêté chez moi heureusement depuis.

Je ne connaissais pas du tout ce phénomène auparavant. Il y a largement pire comme sensation ou comme situation, mais je ne vous le souhaite quand même pas.

Le hoquet persistant est un hoquet qui persiste plus de 48 h. Très concrètement, je l'ai eu pendant 3 jours d'affilée, mais avec des interruptions nocturnes, puis une nuit entière entre le quatrième et le cinquième jour, puis le cinquième jour et en début de nuit suivante ... pour me réveiller le lendemain matin épuisé avec un hoquet disparu ; donc techniquement j'ai eu un ... presque hoquet persistant.

Tout le monde ou presque connaît le hoquet. Physiologiquement c'est une contraction du diaphragme (le muscle qui sépare le bas de nos poumons et le ventre), possiblement d'autres muscles respiratoires autour .. mais c'est difficile de s'en rendre compte sur le moment, et de savoir exactement ce qui se contracte.

Le site suivant https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3114690/ indique : " Les hoquets sont des contractions des muscles du diaphragme et une fermeture prématurée de la glotte mettant fin à l’inspiration. Ils sont involontaires et spasmodiques et impliquent souvent des contractions des muscles intercostaux. "

Précisions : le hoquet persistant est fatigant. Par moments, quand je tombais littéralement de sommeil, cela produisait un phénomène étonnant. Comme un début de hoquet, mais sans fermeture de la glotte ni aucune autre réaction au niveau de la gorge ; à ces moments les contractions du diaphragme étaient très rapides et très rapprochées, avec une sensation étrange de hoquet "pas fini", juste au moment de tomber de sommeil, et qui me réveillaient systématiquement ; la rapidité évoquait un rythme de mitraillette, avec tout l'intérieur du ventre qui semblait pris de spasme, jusqu'à ce que je sente à nouveau une réaction au niveau de la gorge. Le hoquet se calmait enfin ensuite, avec rythme plus classique. La sensation est très déplaisante, et la fatigue, et/ou l'inquiétude, s'accroît beaucoup dans ces moments.

Pour les connaisseurs de bande dessinée, plus ou moins de ma génération, qui ont lu "Idées noires" de Franquin, et pour les gens égrillards que je connais parmi mes lecteurs - lectrices, cela me rappelait l'histoire de "Carlos", le manieur de marteau-piqueur ... car ces nuits là, celles avec beaucoup de hoquet, je dormais seul, et de toutes façons ma compagne n'aurait pas pu dormir à mes côtés, ni donc profiter un tant soit peu de cette agitation très désordonnée. Si vous ne les connaissez pas, je vous laisse découvrir ces planches d'humour noir, par Franquin, vous comprendrez mieux cette allusion.

Quels sont les traitements prescrits pour le hoquet persistant ?

Que proposent les médecins ?

Dans mon cas, le hoquet avait débuté au milieu d'une maladie hivernale, quelque chose entre le rhume et la grippe, avec de la fièvre pendant 2 jours, et beaucoup de toux. Il est donc possible que ce soit la toux, ou des irritations liées à cette infection qui aient déclenché le hoquet.

Trois médicaments m'ont été prescrits :

  • un sirop pour la toux
  • un produit pour nettoyer le nez
  • de l'haldol.

L'haldol est, à doses normales, un antipsychotique (il est donné aux patients avec des délires pour les calmer), qui est aussi prescrit à très faibles doses pour les gens atteints de hoquet persistant.

Dangers possibles liés à l'haldol

Je n'ai pas voulu prendre ce médicament, et je vous incite aussi à être très prudent, à cause des très nombreux effets secondaires décrits pour cette spécialité pharmaceutique. Je me suis rappelé à temps qu'il a été accusé d'augmenter énormément la mortalité chez les patients qui en prennent à doses habituelles. C'est décrit ici : https://www.docbuzz.fr/2012/03/03/123-lhaloperidol-haldol-un-antipsychotique-ne-doit-plus-etre-prescrit-chez-les-patients-dements/

J'avais déjà rappelé cette surmortalité dans un billet sur les maladies d'Alzheimer et de Parkinson : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Le risque de décès pour les patients sous haldol était multiplié par deux par rapport à ceux prenant le traitement le plus prescrit. Cet autre médicament, le plus prescrit, augmentait déjà les décès par rapport à d'autres traitements. Et comme il n'y avait pas de comparaisons par rapport à des gens non traités, on ne sait pas si la mortalité liée au médicament le moins dangereux était ou non augmentée.

Bref, à doses habituelles, ce truc, l'haldol, est largement mortel, au moins chez les personnes âgées.

Et à faibles doses, comme c'est le cas pour le hoquet ? Je crains que personne n'en sache strictement rien, et que si jamais des effets secondaires étaient présents, la mortalité liée serait largement ignorée par les médecins.

Pourquoi ?  Dans mon cas, le hoquet semble avoir été déclenché par un épisode toux - fièvre.

Imaginons qu'une personne ait une grippe* costaud, qui provoque les mêmes symptômes, dont un hoquet persistant. De l'haldol lui est prescrit. Le but de ce médicament est en langage courant de "calmer les nerfs". Mais il est possible (c'est une hypothèse), au vu de la surmortalité constatée, qu'il y ait une atteinte du système nerveux végétatif, et de ses fonctions de régulation corporelle, tout ce qui nous permet, sans en avoir conscience, de réguler les battements cardiaques, le rythme respiratoire, la température du corps, etc. et qui est une des bases de notre survie. L'étude portait sur des patients âgés. C'est peut être moins impactant chez les patients "plus jeunes" comme moi, mais je crois surtout que personne n'en sait rien. Donc si cette personne décède, on risque d'avoir tendance à mettre ça sur le dos, dans cet exemple, de la grippe.

Revenons au hoquet : il peut être aussi déclenché par des atteintes corporelles diverses (depuis des troubles mineurs jusqu'à un patient en phase terminale de cancer gastrique, et certainement d'autres causes méconnues) qui touchent le diaphragme, ou le nerf phrénique (le nerf qui commande le diaphragme), ou encore le nerf vagal. La mort d'une personne dans ce cas de figure pourra être prise comme une conséquence de son souci de santé premier, et pas du tout comme étant liée à un médicament, même si c'est le cas. D'autant que, et ça la plupart des médecins connaisseurs du système l'affirment, la pharmacovigilance (la surveillance des effets des médicaments une fois qu'ils ont été autorisés) est très largement déficitaire, dans le monde et spécialement en France. Des effets secondaires massifs peuvent passer inaperçus.

Ce médicament était d'autant plus effrayant à mes yeux que la mortalité induite est rapide : " L’effet négatif mis en évidence avec l’halopéridol (= haldol) était particulièrement prononcé au cours des 40 premiers jours d’utilisation avec un excès de mortalité encore plus important (x 2,34), qui se réduisait par la suite mais restait toujours entre +32% et +46% supérieur à la rispéridone."

Le hoquet persistant est très déstabilisant pour soi et pour l'entourage, il est normal de vouloir se traiter et de vouloir être soulagé. Il est normal que le médecin veuille soulager son patient dans ces moments là. Mais attention de ne pas faire plus de mal que de bien. Pour les médecins qui liront ces lignes, un seul mot d'ordre ... Primum non nocere. "En premier lieu, ne pas nuire".

Sauf à trouver des sources sûres (avec les résultats d'études non traitées par le sponsor, mais de façon indépendante, ce qui devrait être le cas pour toute étude publiée) qui montrent que ce type de molécule n'a pas d'effet secondaire aux doses données pour le hoquet, abstenez vous de prescrire ça !

Mais dans ce cas, que faire pour soulager le hoquet persistant ?

Autres solutions possibles

Mon hoquet s'est arrêté en même temps que ma toux a diminué. Mais si cela avait continué ? Quelles sont les pistes possibles ?

- je serai aller consulter un gastro-entérologue, et peut être un médecin ORL, pour trouver une source potentielle d'irritation du nerf phrénique dans le tube digestif ou dans la partie nez - gorge. l'idée à retenir est de chercher immédiatement, sans attendre, la cause première du hoquet persistant plutôt que de se lancer dans des médications suspectes ;

- parmi les diverses méthodes dites de grand mère qui sont souvent conseillées pour le hoquet classique, lesquelles fonctionnent ? Aucune à long terme je pense pour le hoquet persistant. Une seule m'a procuré un soulagement temporaire : boire un verre d'eau d'un seul trait (ou plutôt essayer de le boire d'un seul trait, pas évident) la tête à l'envers (penché en avant, le haut de la tête vers le bas, le verre est en fait posé sur la lèvre supérieure). Le Hoquet s'est arrêté pendant une heure, mais a malheureusement repris lors d'une quinte de toux virulente, et cette méthode n'a plus fonctionné ensuite. Je remercie tout de même Elsa, qui se reconnaîtra, de me l'avoir indiquée : cette heure gagnée m'a fait beaucoup de bien.

- parmi les médecines étrangères : il existe une méthode, qui je crois est issue de la médecine manuelle japonaise, de "pincement" de la région du passage du nerf phrénique à la base du cou (source : M. Henry Plée, Kuatsu & Seifuku dans "les points de vie"). Mais l'endroit exact n'est pas facile à trouver, et cela n'avait pas fonctionné quelques années auparavant pour moi pour un hoquet classique. Je n'ai donc pas retenté l'expérience. Je signale ceci à toutes fins utiles pour les médecins, kinésithérapeutes, ostéopathes, ... qui voudraient creuser cet aspect.

- je serai surtout allé voir un kinésithérapeute ostéopathe, et/ou mézièriste, pour tenter de me décontracter les parties du corps concernées. Je n'ai pas pu le tenter, mais c'est ce que je vous encourage à faire ;

- pour les médicaments, signalez à votre médecin qu'il existe ce récapitulatif, un peu ancien (2011), au sein duquel je vous invite à trier, et surtout à éviter les antipsychotiques pourtant mis en avant, ainsi qu'à vérifier les effets secondaires potentiels pour tous les autres : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3114690/

Attention il est signalé que l'haldol n'a pas d'effet secondaire, mais comme c'est écrit plus haut dans ce billet, il vaut mieux se méfier de cette assertion. Si vous êtes concernés par un hoquet persistant, fournissez cet article à votre médecin en lui demandant bien de vérifier les effets secondaires avant de vous prescrire un des médicaments cités dans l'article, qui est un peu ancien.

Dans les cas où le hoquet est lié à une hernie hiatale, la prescription classique est un IPP (Inhibiteur de la pompe à Protons). Attention, et oui encore, ce type de médicament, qui peut être nécessaire et soulageant, au moins pour les remontées acides, pendant un bref délai, peut provoquer des effets secondaires lourds à très lourds sur du long terme, comme c'est expliqué par exemple ici, dans la seconde partie du document : https://www.cholesterol-statine.fr/les-inhibiteurs-pompe-proton

Conclusion

C'est une maladie déroutante, fatigante. L'envie de soulager ces secousses est très forte, de la part des médecins, et aussi de la part de l'entourage, inquiet de cette situation spectaculaire, et bien sûr de la part du patient, qui n'en peut plus, par exemple quand cela fait passer une nuit blanche. Pourtant, les dangers liés aux médicaments proposés peuvent être plus forts que le soulagement visé. Et surtout, l'ignorance paraît totale à ce sujet. L'idéal, quand cela est possible, dès qu'un hoquet devient un peu long (plus d'une heure ou deux) serait d'en chercher tout de suite la cause avec un gastro-entérologue. D'autres méthodes décrites peuvent avoir un effet positif aussi, mais je n'ai pas eu l'occasion de les tester.

* Pour la grippe, et le vaccin contre la grippe, décidément non efficace, je vous encourage à lire attentivement ce billet et les liens donnés : Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

Médicaments pour solidifier les os ?

Le nouveau scandale en cours, relatif au Prolia, était peut être prévisible.

C'est un anticorps monoclonal. Je n'ai plus sous les yeux les références d'articles parus il y a plusieurs années sur cette classe thérapeutique, mais les risques d'effets secondaires divers étaient souvent soulignés.

Cela signifie que ce médicament précis a été mis sur le marché avec une très mauvaise évaluation des bénéfices - risques, alors que la possibilité de risques était attendue.

C'est un médicament qui inhibe les ostéoclastes (cellules qui résorbent les os, par exemple si le corps a besoin des minéraux stockés dans les os, dans un équilibre avec les cellules qui contribuent à les solidifier). Qui rajoute donc un déséquilibre à un système, mal connu, peut-être déjà en déséquilibre.

Les causes de fragilité osseuse sont pourtant avant tout liées aux modes de vie, à des effets iatrogènes (effets secondaires de médicaments). Ces sont les modifications de ces facteurs là qui fonctionnent, ou du moins qui peuvent fonctionner.

Et un autre type de médicaments (Protelos) avait déjà été retiré du marché, un peu tardivement malgré les mises en garde de médecins, par exemple le rhumatologue M. Poinsignon (voir dans le lien en fin d'article). La prudence des autorités sanitaires aurait dû être encore plus grande.

Les "errements" de la lutte contre le risque de fracture osseuse sont parfaitement illustrés en quelques lignes dans le début (je ne suis pas abonné, et ne peux lire que le début) de cet article du Monde.

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/06/25/osteroporose-le-piege-du-prolia-medicament-miracle_5320992_1650684.html

Il y est question, dans le parcours de Michelle, de Protelos, puis de sport sous forme de natation, puis de Prolia. En bref, un médicament décrié par des médecins, puis ensuite retiré du marché, puis un sport bénéfique pour pleins d'aspects santé, mais a priori pas du tout ou très peu pour la solidité osseuse (voir lien en suivant : ce sont les sports avec microchocs - course, marche rapide, etc. qui solidifient les os) puis du Prolia, pour lequel des risques auraient pu, auraient dû, être attendus.

Je conseille à toutes les personnes concernées de se renseigner par elles mêmes, de se méfier de tout produit dit miracle, que ce soit en médecine classique ou en médecine parallèle, et de plutôt combattre les causes connues de fragilité osseuse, avec des méthodes simples pour la plupart, liées au mode de vie :

Fragilité osseuse, causes et solutions

Vaccins : où se renseigner utilement ?

Face à la tournure étonnante, délirante parfois, que prennent les débats relatifs aux vaccins, je fais une compilation de billets et de liens vers les sites francophones à mon sens les plus fiables scientifiquement et les plus incontournables sur ce sujet. Qui montrent que l'efficacité vaccinale est en général très loin d'être démontrée, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Et que des producteurs de vaccins en sont très conscients. N'hésitez pas à puiser dans ces écrits ou dans ces vidéos.

Une fois n'est pas coutume, je parle de politique vers la fin du billet, car malheureusement cette question vaccinale a été transformée en un enjeu politique, avec des tournures inquiétantes.

Le dernier lien du billet très important (du site  http://michel.delorgeril.info/ , le plus fourni et argumenté sur ces sujets, je n'ai pas la place de citer tous les billets intéressants) montre de façon claire comment, malheureusement parfois de bonne foi, des informations non maîtrisées sont balancées par les médias, alors que la réalité est beaucoup plus nuancées.

Le ton du débat sur les vaccins, obligatoires ou non, a souvent été désagréable. Actuellement par exemple, sur les forums, les commentaires sur le Pr Joyeux sont rudes, cela sonne comme une sorte d'appel à l'excommunication du monde scientifique. J'apprécie très peu beaucoup de côtés du Pr Joyeux (côté très "vielle France catholique" qui n'est, pour rester modéré, pas du tout ma tasse de thé, mais qui surtout ne devrait pas intervenir à mon sens dans ses interventions, livres, etc. consacrés à la médecine*. Ceci dit, j'avais été à l'une de ses conférences sur la nourriture en 2018 ; j'avais peu apprécié son côté très très "show-man", car je m'attendais à quelque chose avec une base plus scientifique, mais il n'avait pas abordé ces questions là).

Par contre, sur ce débat précis, ses propositions sont très très modérées voire limités : revenir aux 3 vaccins obligatoires avant 2018, et changer un adjuvant (l'aluminium). Et retarder le plus possible la vaccination du nourrisson, pour éviter que cette "charge" ne lui arrive trop tôt dans la vie. Il est étonnant que dans ce contexte, les commentaires négatifs à son égard soient aussi tranchants. Lire par par exemple plusieurs des commentaires après cet article :

Devant des attitudes aussi manichéennes, sur des bases limitées, j'invite les lecteurs et lectrices à parcourir attentivement les billets cités en suivant qui représentent les contributeurs je crois les plus sérieux sur cette problématique vaccinale. Les liens sont soit directs vers d'autres sites, soit intégrés dans des billets que j'avais écrits sur ce sujet. Je vous invite ensuite à naviguer dans chacun des sites présentés.

Les auteurs ne sont pas tous toujours d'accord entre eux sur tout ... ce qui est logique et heureux, car on est encore dans le domaine scientifique. Mais tous et toutes ont effectué un travail de fond sérieux sur ces sujets.

Le premier lien peut étonner, mais il est fondamental, que ce soit pour les vaccins ou pour n'importe quel traitement, de connaître le cadre, y compris financier, déterminant.

Dans la vidéo passionnante qui suit, chaque mot compte. A regarder jusqu'à la fin :

 

J'insiste depuis longtemps sur la grippe dans ce blog car c'est une caricature grossissante pour la problématique de l'efficacité vaccinale. Les autorités balancent souvent des chiffres de mortalité qui ne correspondent à rien de réel. J'ai mis dans le billet qui suit un lien vers un auteur qui analyse les données officielles disponibles. C'est édifiant aussi.

Autres interventions incontournables sur les vaccins :

Pour les connaisseurs en biologie, pour les médecins. Regardez attentivement la vidéo dans ce lien. Avez vous avant déjà entendu parler de vaccins mal adaptés voire dangereux en fonction des groupes HLA (ou CMH, autre appellation) de telle ou telle personne, ou groupe de personnes ?

Pourtant cette possibilité d'effets adverses et/ou de non efficacité, évidente d'un point de vue biologique, doit bien être connue, puisque des équipes planchent actuellement, comme me le confiait récemment un internaute, sur de nouveaux vaccins ... avec prise en compte des groupes HLA. Cherchez à titre d'exemple les activités de ce groupe là : http://file:///C:/Users/Olivier/AppData/Local/Temp/Lonza_Brochures_Applied_Protein_Services_31189-1.pdf. Au moins un organisme cherche à améliorer la fiabilité vaccinale en se basant sur l'existence de ces groupes HLA. C'est bien, à mon sens, un aveu en creux que cette problématique existe.

Et que donc au moins une partie des vaccins actuels sont considérés comme étant mal adaptés. Accessoirement, étant donnée la grande variabilité (plus que pour les empreintes digitales) du système HLA selon les personnes, même s'il existe de grandes tendances par populations, je conseille aux scientifiques, médecins et patients, d'être prudents avec tout médicament qui sera présenté sur ces bases, quels que soient les miracles annoncés par les industriels.

D'autres interventions contiennent des foules d'informations détaillées et argumentées sur les problématiques vaccinales d'une façon générale.

Pour le site qui suit, il faut chercher dans la colonne de droite les billets sur les vaccins.

Le billet qui suit n'est pas en lien direct avec la vaccination. Mais il montre (graphe au milieu du billet) la diminution incroyable de la mortalité infantile, avant vaccination. Ce n'est pas du tout un argument contre la vaccination, mais ça permet de relativiser l'impact des vaccins sur la baisse de la mortalité infantile. On voit également que la baisse de mortalité passée avait été momentanément stoppée par les épidémies de choléra. Ce type d'épidémie est en général liée à des problèmes d'hygiène : manque d'eau potable non souillée, manque d'eau suffisamment propre et de savon pour se laver les mains. L'amélioration de l'hygiène de base est donc un des vrais fondements historiques et essentiels des progrès sur la mortalité infantile.

 

Il y a également le site d'un expert (Marc Girard) qui a à titre professionnel suivi les problématiques vaccinales, depuis longtemps, et qui en payé le prix fort. Je vous invite à lire attentivement tout ce qui a trait aux vaccins, même si on peut, comme moi, avoir du mal avec la forme (parfois agressive, déroutante) ou avec les digressions.

 

J'avais déjà pris ici plusieurs exemples pour discuter des vaccins. Je vous invite à regarder dans le billet qui suit le graphe sur la mortalité juvénile en France, très parlante également, en termes de priorités à choisir pour la santé individuelle ou collective :

Pour résumer une partie de ce lien : il semble que la lutte principale à mener pour la santé infantile (et générale) est de diminuer la précarité ainsi que les effets de la précarité, dont la précarité énergétique. Encore plus avec un prix du pétrole (sur lequel s'alignent peu ou prou les autres prix, et de toutes façons source énergétique de loin la plus utilisée) qui semble remonter, et donc mettre en danger les populations les plus pauvres, car c'est un axe essentiel pour lutter contre les maladies infantiles en cours et à venir. Les différentes analyses que j'ai citées montrent qu'ériger une ligne de Maginot vaccinale n'aura qu'un effet très limité voire nul ou contre productif sur la mortalité infantile, tout en gelant une grande partie du budget santé, budget qui ne sera plus disponible pour d'autres actions efficaces.

Plusieurs graphes dans les liens cités montrent une baisse nette de la mortalité infantile bien avant l'apparition des vaccins, depuis les années 1800, avec des intermèdes malheureux surtout liés aux épidémies de choléra (donc liées à des questions d'hygiène, de disponibilité d'eau potable et de savon, de promiscuité). Cette tendance à la baisse se poursuit aussi ces dernières décennies, tendance à la baisse amoindrie en cas de crise économique.

* Je me refuse à répercuter une bonne partie des textes, sites, anti vaccinations. Pour des raisons de pauvreté d'argumentaire et aussi souvent pour des raisons idéologiques. Je ne sais pour quelles raisons culturelles ou historiques beaucoup de critiques sur la vaccination paraissent sur des médias peu ou prou proches de l'extrême droite, et parfois d'autres qui se disent anarchistes, ou d'extrême gauche ... ce n'est pas toujours facile à suivre. Je ne souscris pas du tout à la première tendance, suis plus que méfiant pour la seconde, mais il reste étonnant que ce soient ces formations là qui tentent de s'accaparer ce champs de réflexion. Je ne sais pas si les personnes qui se disent d'autres sensibilités politiques, plus modérées, et qui se prétendent rationnelles** sur ces questions vaccinales, réalisent à quel point elles favorisent la montée des extrêmes en se rangeant derrière des avis officiels parfois très mal argumentés, et en rejetant toute forme de débat. Alors que les données disponibles montrent qu'un débat, à la fois scientifique et économique, est nécessaire pour y voir plus clair. Je ne peux m'empêcher de faire une analogie : j'avais vécu dans le sud est, années 80 et 90, strictement le même phénomène, au sujet d'enjeux environnementaux forts, à l'époque délaissés par les formations dites modérées, et enjeux sur lesquels le parti d'extrême droite s'était précipité, tout heureux de combler ce vide, même si leurs propositions ne résolvaient rien. Ils y avaient gagné une forte légitimité. Il serait dommage de provoquer les mêmes phénomènes dans le monde de la santé, par manque de formation scientifique critique, par confiance absolue envers les autorités sanitaires, par suivisme aussi d'une bonne partie du corps médical et scientifique.

** J'avais lu il y a longtemps un livre, dont j'ai oublié l'auteur et le titre, qui commentait l'ouvrage de Kant "critique de la raison pure" en signalant que dans la langue de Kant, raison avait la même racine que rayon. Et que donc étymologiquement, la raison n'est qu'une façon d'aller tout droit vers un but déjà défini à l'avance à partir d'un endroit connu aussi (comme le rayon d'un cercle). La rationalité présentée par les tenants des obligations vaccinales sonne tout à fait de cette façon. La décision est prise : X vaccins obligatoires, et on s'arc-boute sur cet objectif pour décrire comme non raisonnable tout ce qui ne colle pas à cet objectif. Puis on essaie de faire rentrer, plus ou moins de force, tous les arguments dans cette "raison" là, quitte à forcer beaucoup sur la réalité. Lire par exemple attentivement ce billet :

Anticholestérols : nouvelles horreurs

N'hésitez pas à diffuser ces infos autour de vous, y compris à vos médecins, qui n'ont pas toujours accès à ces informations, qui sont importantes en terme de santé publique et de santé individuelle.

Je mets ici en lien des articles, très argumentés, sur les effets secondaires incroyablement "violents" des statines : maladie de charcot pour les patients adultes, et atteintes cardiaques des nourrissons dont les mères ont pris des statines ; un article sur l'inutilité de ces statines pour sauver des vies. Et le quatrième article, à partir du même site, que je vous conseille vivement de lire, qui explique comment fonctionnent les essais cliniques (ceux sur lesquels se basent les autorités de santé pour prescrire les médicaments) et les pièges à éviter à leur lecture.

Juste un bémol, qui ne change pas grand chose à la conclusion générale. L'auteur de l'article indique qu'il n'a pas les chiffres pour savoir combien exactement de personnes prennent des statines en France, et qu'il doit réaliser un calcul approximatif. Il me semble que son chiffre (environ 11 millions, calculé d'après les derniers chiffres connus et en rajoutant chaque année de nouveaux patients concernés) est peut être surestimé, car une partie de la population qui reçoit des statines est à très fort risque de mortalité, donc chaque année une partie de ces patients consommateurs disparaît. Cela montre surtout que ces chiffres sont disponibles seulement de façon fragmentaire, et que le suivi par les autorités sanitaires n'est pas aussi performant que ce qu'il devrait.

Comme exemple de difficultés pour le calcul des patients concernés, et pour mémoire, à destination des médecins qui liront ces lignes, les diabétiques de type 2 sont un des très forts contingents de patients statinés. Les essais cliniques spécifiques pour des diabétiques de type 2 avec des statines (4D, Aspen) ou d'autres anticholestérols (Field) ont été des échecs patents. Le seul essai clinique présenté comme un succès (Cards) a été arrêté beaucoup plus tôt que prévu, ce qui est contraire à toute méthodologie scientifique basique, et donc hautement suspect, encore plus pour un médicament pris à vie. En d'autres termes, ces patients, parfois sur-médicamentés, décèdent au moins autant, que ceux qui ne sont pas traités par statine. Il est donc difficile de rajouter les patients sous statine année après année.

Mais pour chaque patient pris individuellement cela ne change pas grand chose, la prise de statine expose à un risque accru de maladie de Charcot = Sclérose Latérale Amyotrophique. Ne sauve aucun diabétique de type 2. Expose les nourrissons, si leur mère est traitée, à des effets secondaires nets. Entres autres bien sûr (effet diabétogène fort des statines, risques accrus d'insuffisance rénale aigüe, etc. etc. etc.). Pour des médicaments qui ne servent à rien selon les chiffres disponibles.

PS : je recommande la lecture de l'ensemble du site https://www.cholesterol-statine.fr/

BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ?

La BPCO, dénomination qui englobe celle plus ancienne de bronchite chronique, est une maladie potentiellement grave, et parfois mal diagnostiquée.

Les relations avec l'alimentation ont été affinées par des études, uniquement dans un cadre préventif.

Malgré le manque de validation scientifique par études cliniques (avec des groupes de patient tirés au sort nourris différemment), beaucoup de données sont concordantes pour montrer la possibilité d'une alimentation curative de la BPCO, en association avec les mesures plus classiques (arrêt du tabac notamment). Ces données sont très solides (voir les derniers chapitres).

Par contre, les destructions mécaniques du poumon (emphysème, dilatation des bronches) ne sont pas modifiables via l'alimentation. C'est donc le plus tôt qu'il faut améliorer son alimentation. Même en cas d'emphysème ou de dilatation des bronches, l'approche Seignalet peut éviter que ces phénomènes irréversibles ne s'étendent.

Quelques éléments de repère en contexte hospitalier sont donnés, notamment en fin d'article, aux soignants qui voudraient accompagner leurs patients dans cette alimentation, quelle que soit la complexité (dénutrition, comorbidités, nutrition entérale). Les patients sont tout à fait en droit de réclamer l'approche décrite ici, sans aucun danger, et qui correspond de fait à des modèles alimentaires largement répandus sur le globe (voir plus loin).

Définition de la BPCO

La BPCO (pour les recherches internet : COPD en anglais) est une cause régulière de mortalité : 16000 par an en France en moyenne nous dit l'INSERM.

La maladie serait liée au tabac dans environ 80% des cas. Cette proportion change selon les sources (66 %, 75 %) mais le tabagisme reste le principal facteur connu jusqu'ici. Les autres causes sont discutées, par exemple l'exposition à des polluants. Des métiers exposés sont considérés à risque pour le développement d'une BPCO.

Extrait du lien cité : "Les travailleurs du secteur minier sont à risque en cas d’exposition à la silice, de travaux au fond des mines de charbon ou de fer avec inhalation de poussières ou fumées d'oxyde de fer. Les métiers du bâtiment et travaux publics sont concernés en cas de creusement des tunnels, d’asphaltage des routes ou encore en cas d’exposition chronique et/ou à des niveaux excessifs de gaz, de poussières et de vapeurs. Un risque de BPCO est également documenté dans les secteurs de la fonderie et la sidérurgie en cas d’exposition à plusieurs particules minérales (poussières métalliques, charbon, silice), à des gaz ou des fumées (émissions des fours, fumées métalliques, oxyde de soufre ou d’azote). Dans l’industrie textile, ce sont les employés de filature de coton, lin, chanvre ou sisal qui sont exposés. Quant aux métiers agricoles et d’élevage, plusieurs sont concernés par ce risque : ouvriers travaillant dans des silos, dans la production laitière, l’élevage de porcs ou de volailles ou encore en cas d’utilisation de pesticides."

Néanmoins, l'ensemble de la population concernée par le tabac ou par ces expositions professionnelles ne développe pas une BPCO. D'autres facteurs de risque sont présents. Le billet cité de l'Inserm, cite des infections respiratoires pendant l'enfance, et une composante génétique.

Même si le reste du billet est consacré à l'importance de l'alimentation pour cette atteinte pulmonaire, il est évident que l'arrêt du tabac, la préservation des poumons par rapport aux sources de pollution, sont à mettre en place dès que possible, que la BPCO soit déclarée ou pas. Le côté décrit comme souvent inexorable de la maladie une fois déclenchée peut être un moteur de décision important pour celles et ceux qui ne réussissent pas encore à stopper le tabac. Tabac qui est à l'origine de bien d'autres complications (cancers, infarctus, aggravation des crises de la maladie de Crohn, etc. ...).

La recherche liée à la BPCO est comme pour la plupart des pathologies ces dernières années, une recherche passionnante mais souvent en entonnoir. C'est à dire qu'on se focalise sur un aspect très précis de la maladie, par exemple comment lutter contre le développement important des fibrocytes (ce sont des types de cellules). Ce type de recherche a un intérêt fort, si ça fonctionne, ce qu'on ne peut savoir à l'avance, et aussi un effet pervers : le risque de ne plus voir la maladie dans sa globalité. Pourtant une approche générale permet d'obtenir des résultats très intéressants pour les patients.

Alimentation et BPCO

Il y a à ce jour, officiellement, des notions distinctes pour l'alimentation liée à la BPCO. Les liens connus le sont avec l'obésité, le risque de dénutrition, et l'alimentation préventive. Des travaux moins connus développent une alimentation réellement curative.

Obésité et BPCO

La relation entre ces deux pathologies est souvent discutée. Par exemple dans cet article :

L'obésité reste un facteur de risques d'une façon générale pour les insuffisances respiratoires, en augmentant le travail cardiaque.

BPCO et dénutrition

Un autre chapitre en fin de billet traite de la prise en compte de la dénutrition en cas d'un régime curatif en hôpital.

Une fois la BPCO déclarée, le risque contre lequel luttent les soignants est souvent celui de la dénutrition. Ce risque est évoqué ici :

C'est important de connaître cet aspect. Les soignants sont mobilisés à raison pour limiter un amaigrissement trop important, et les risques de carences associées, ce qui est essentiel ; mais ils peuvent être très réticents pour mettre en place des alimentations encore considérées malheureusement comme alternatives (voir plus loin), par peur d'aggraver le risque de dénutrition. Il faut donc accepter des deux côtés qu'un dialogue s'instaure, afin de poursuivre l'alimentation choisie, sans que les soignants aient l'impression d'une mise en danger.

Ce risque de dénutrition est connu, les soignants y sont sensibilisés, et normalement les diététicien(ne)s impliqué(e)s ; ceci étant, que vous ou un de vos proches soit atteint par une BPCO, ou que vous soyez soignant hospitalier en contexte tendu (manque de personnel, sortie trop rapide des patients, erreurs lors des plateaux repas, etc.) ou encore médecin généraliste, il faut y apporter une attention constante. La BPCO est en outre caractérisée par de nombreuses comorbidités (= maladies associées), qui sont également sensibles pour ces questions de dénutrition.

Ces risques sont pris en charge par un apport contrôlé en protéines notamment.

L'alimentation peut aussi être modifiée en fonction des comorbidités retrouvées avec la BPCO : moins de sel s'il y a des oedèmes ou une hypertension, moins de sel et moins de sucre s'il y a une corticothérapie, contrôle des apports en potassium, en phosphore, en protéines, si les reins sont atteints et en fonction des analyses sanguines, ou encore alimentation contrôlée de type "confort" en cas de Reflux Gastro Oesophagiens : notamment moins de, ou plus du tout de, café, thé, chocolat, ou d'alcool, ainsi que plusieurs modifications du mode de vie. Les exemples donnés ici sont illustratifs et incomplets, ces types de préconisations là ne peuvent être donnés que par votre médecin, et votre diététicien, une fois votre pathologie identifiée.

Note hors sujets : j'invite les personnes concernées par les RGO à se pencher réellement sur les préconisations en termes de modes de vie ou de changements alimentaires. Car les traitements classiques par IPP (Inhibiteurs de la pompe à proton = anti acides), s'ils peuvent être nécessaires parfois, présentent plusieurs effets secondaires néfastes. Ils sont donc à limiter autant que possible. Il existe une abondante littérature sur ce sujet, qu'on peut trouver sur le net.

BPCO et alimentation préventive

L'alimentation préventive a fait l'objet d'une publication en 2015, suite au suivi de milliers de personnes, pendant de longues années, aux Etats-Unis :

Les auteurs de cette étude ont analysé l'alimentation des participants de façon détaillée; selon un outil dénommé " Alternate Healthy Eating Index 2010 (AHEI-2010) ". Ils indiquent que la correspondance à cet outil permet d'améliorer plusieurs pathologies : risques diminués de 16 % de développer une des pathologies majeures : diabètes, cancers, maladies cardio-vasculaires, ou qui procure moins de risques de fractures, etc. 

Les composants de cette alimentation, traduit ensuite sous forme de score (en fonction de la fréquence et des quantités consommées) sont résumés dans l'article " Briefly, the AHEI-2010 is based on 11 components: six components for which the highest intakes were supposed to be ideal (vegetables, fruit, whole grains, nuts and legumes, long chain omega-3 fats (docosahexaenoic acid and eicosapentaenoic acid), and polyunsaturated fatty acids ), one component for which moderate intake was supposed to be ideal (alcohol), and four components for which avoidance or lowest intake were supposed to be ideal (sugar sweetened drinks and fruit juice, red and processed meat, trans fat, and sodium).

Traduction : "L'outil AHEI 2010 est basé sur 11 composants : 6 pour lesquels la consommation est considérée idéale - légumes (vegetables en anglais), fruits, grains entiers (c'est à dire complets), noix (oléagineux) et légumineuses (legumes en anglais), omégas 3 à longue chaîne : EPA et DHA, et acides gras polyinsaturés) - un composant pour lequel la consommation modérée est supposée idéale (alcool), et 4 composants pour lesquels la consommation modérée ou l'évitement sont considérées idéals : boissons sucrées, jus de fruit*, viande rouge transformée (= plats préparés), acides gras trans, et sodium (c'est à dire sel)".

* note du blogueur : un jus de fruit est moins sucré qu'un soda, mais contient l'équivalent d'environ 3 morceaux de sucres pour une briquette par exemple (4 si c'est du jus de raisin). En termes de sucres apportés et de rapidité de passage de sucre dans le sang - l'idéal étant que ce passage soit le plus progressif possible - le mieux reste dans l'ordre de préférence un fruit entier, puis un fruit pressé, puis un jus de fruit du commerce, dont la consommation devrait rester modérée, puis un soda qui devrait rester exceptionnel qu'il soit light ou pas (voir Trop de Sodas = Diabètes).

Ces données sont relativement classiques et simples. C'est très proche du régime méditerranéen. Mais efficace d'après les chiffres donnés.

"After control for several potential confounders (table 3), the risk of newly diagnosed COPD was one third lower in participants who ate the healthiest diet according to the AHEI-2010 (highest fifth) compared with those who ate the least healthy diet (lowest fifth): the multivariable hazard ratio was 0.67 (0.53 to 0.85). In both women and men, the healthiest diet was associated with a reduced risk of newly diagnosed COPD. "

Traduction "Après ajustement de plusieurs facteurs de confusion, le risque de nouveau diagnostic de BPCO est d'un tiers inférieur pour les participants qui ont l'alimentation la plus saine au regard de l'outil AHEI 2010, comparés avec ceux qui ont une alimentation moins saine. Pour les hommes comme pour les femmes, l'alimentation la plus saine était associée avec un risque réduit de nouveau diagnostic de BPCO".

Les grands principes de l'alimentation méditerranéenne traditionnelle sont  résumés ici :

Et souvent discutées dans ce blog (indépendament de la BPCO, mais ce sont les mêmes principes), rédigé par un des chercheurs qui a le plus étudié les bienfaits santé de la diète méditerranéenne riche en omégas 3, pauvre en omégas 6, surtout pour les maladies cardiovasculaires (infarctus, avc, ...) :

En termes préventifs, une alimentation de type méditerranéenne réduit donc considérablement le risque de développer une BPCO, indépendamment de la prise de tabac. L'arrêt du tabac, couplé à l'alimentation méditerranéenne, ne peut donc qu'améliorer ce pronostic. Ces données montrent donc que l'alimentation est importante pour la BPCO. Mais on peut faire encore mieux.

Alimentation curative pour la BPCO

Pour qu'une approche, médicamenteuse ou autre, soit validée scientifiquement, il faudrait disposer d'études cliniques avec au moins deux groupes distincts de patients (ceux qui prennent le traitement, ceux qui prennent autre chose). Mais cela coûte très cher, et tous les chercheurs ne disposent pas des budgets nécessaires. Une étude, estimée dans le cas de l'asthme, sur les mêmes bases que celles que je vais décrire pour la BPCO, aboutissait à un coût estimé à 800000 euros.

Le protocole (pour les spécialistes : trois groupes de patients avec 3 alimentations différentes (mieux que les deux groupes usuels, pour éliminer certains biais, groupes randomisés les plus représentatifs possibles de la population réellement touchée par la BPCO, critères d'exclusion très limités (ce n'est malheureusement pas souvent le cas. Quelle que soit la pathologie, beaucoup d'études cliniques sont basés sur des groupes de gens très sélectionnés, avec un profil à la base plutôt favorable au traitement à tester, ce qui pose des problèmes d'effets secondaires mal connus lors de la mise sur le marché), malades répartis sur plusieurs centres, prise en charge intensive pour l'information des patients sur le type de nourriture à consommer, etc. etc.) peut être le plus séduisant possible, il faut qu'en face il y ait des moyens, et des équipes associées. Malheureusement ce type de recherche interventionnelle alimentaire n'est pas du tout au goût du jour.

En l'absence de budgets et donc de recherches de ce type, il faut s'informer à partir des autres données existantes.

Le Dr Seignalet a mis en place, dans les années 90, un modèle alimentaire global, adapté à plusieurs pathologies. Pour résumer, il classait la bronchite chronique (nom utilisé à l'époque), dans les maladies d'élimination. Les parois bronchiques (voir ensuite le paragraphe sur l'asthme, pour lequel c'est la muqueuse pulmonaire qui est concernée) rejettent des substances provenant du sang, ce qui favorise toutes les manifestations de la BPCO. Ces substances sont issues directement, ou indirectement, de l'alimentation. La logique est donc d'intervenir sur cette cause première.

Il a traité 42 patients. 3 ont été améliorés, pour 39 le succès était jugé complet, avec des reculs de 1 à 8 ans (plus de nécessité de traitements, fin des infections bronchiques à répétition). Pour certains patients, le changement peut être très rapide après l'arrêt de l'alimentation. Un des points importants est que parmi les symptômes améliorés, figurent l'asthénie et la reprise de l'appétit. En résumé, en traitant la cause première, on réussit à réduire ou mettre au silence des symptômes gênants et parfois graves.

Cette alimentation qui peut sembler privative ou étrange est de fait très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle par exemple, réputée très bonne pour la santé et la longévité en bonne santé. C'est donc l'équivalent d'une alimentation très saine plus ou moins pratiquée (il y a des variations selon les régions et les époques) par des dizaines de millions de personnes. Elle est définie ici :

En résumé, c'est une alimentation sans aucun produit laitier, sans gluten (ni seigle, ni avoine, ni blé, ni orge, ni triticale, ni épeautre petite ou grande, ni kamut), sans maïs, qui privilégie les cuissons basse température (vapeur douce, mijotages, etc.) ou le cru quand c'est possible.

Est ce que cela a été confirmé ensuite ? Difficile à dire pour la BPCO, faute d'étude spécifique. Toutefois, le recensement de nombreux témoignages ultérieurs liés à l'asthme, et de quelques uns liés à la BPCO, suggère une efficacité très forte aussi bien sur la muqueuse des alvéoles que sur celle de l'arbre bronchique.

Pour les patients, et les soignants qui veulent connaître les chiffres précis, et les mécanismes biologiques soupçonnés (en partie différents des mécanismes usuellement décrits), voir :

Puis une mise à jour, avec des témoignages plus récents :

Alimentation Seignalet à l'hôpital

Ce chapitre est valable pour toutes les personnes suivant le régime Seignalet, que ce soit pour la BPCO, pour l'asthme, ou pour bien d'autres pathologies, qui passent à l'hôpital

Plateaux repas

Comme dit plus haut, une des préoccupations fréquentes des équipes soignantes est d'éviter la dénutrition. Note : celà peut paraître étonnant parfois pour des personnes obèses, mais il n'y a pas de contradiction. Il peut y avoir une obésité héritée d'évènements de vie antérieurs, qui a du mal à se résorber, et un apport alimentaire insuffisant pour faire face aux besoins de l'organisme.

Mais il faut bien comprendre que l'alimentation Seignalet, en réduisant une partie des symptômes, permet souvent de retrouver l'appétit. Pour les patients aussi bien que pour les soignants, Il faut être ferme dans les demandes relatives aux repas, et exiger également, au delà des aliments déjà cités à exclure, l'absence totale de beurre et de crème fraîche, trop souvent considérés uniquement comme corps gras, et pas comme des produits laitiers, alors que la présence de protéines de lait y est possible.

La réaction de ces patients n'est pas de type allergique, c'est vraiment une modification très rapide de la flore intestinale, puis de la muqueuse bronchique, qui est attendue. Ce n'est donc pas parce qu'il n'y a pas de réaction biologique manifeste qu'il faut considérer que le régime n'a aucun effet. Ce sont des résultats à moyen (mais parfois quelques jours) et long terme qui sont attendus.

Nutrition entérale

Des comorbidités (= maladies associées) ou des phases d'aggravation de la BPCO peuvent rendre temporairement impossible la prise alimentaire normale. Dans ce cas vous serez mis en nutrition entérale, c'est à dire avec une sonde, le plus souvent par le nez (sonde naso-gastrique), qui vous distribue la nourriture dans l'estomac. Ce sont des poches de produits spécialisés dont la majorité sont sans gluten et sans lactose. C'est déjà un très bon point pour la poursuite du régime Seignalet. Par contre, la plupart de ces produits sont réalisés à base de produits laitiers.

Il existe toutefois quelques poches à base de protéines de lait hydrolysées, c'est à dire que ces molécules ont été cassées. Ces proches spécifiques sans gluten, sans lactose, avec des protéines de lait hydrolysées sont à ma connaissance ce qui se fait de plus proche du régime Seignalet.  Elles ne sont pas utilisées d'habitude pour une simple dénutrition, mais n'hésitez pas à demander si c'est possible, si vous pratiquez déjà ou commencez le régime Seignalet.

Dans le cas contraire (résistance des soignants, poches adaptées non disponibles dans votre établissement, ..) prenez ce qui est disponible pour récupérer suffisamment d'énergie, car en général la durée est courte, et passez dès que possible à une alimentation orale de type Seignalet. C'est mieux que rien car déjà sans gluten et sans lactose.

Plus tôt vous commencerez à supprimer gluten, maïs, produits laitiers, cuissons trop poussées, moins vous risquerez d'être exposés à ces passages désagréables. Il n'y a pas de garantie, mais tous les éléments connus montrent que votre BPCO sera largement améliorée.

Conclusion pour l'alimentation et la BPCO

La BPCO est une maladie souvent sournoise, discrète au début, mais qui évolue inexorablement, en détruisant petit à petit les fonctions pulmonaires.

Le tabac, et certaines pollutions, sont les facteurs principaux de cette maladie qui tue énormément de monde chaque année (environ 16000 en France, dont de plus en plus de femmes). Il faut tout faire pour arrêter le tabac. Mais d'autres facteurs du mode de vie, ignorés jusqu'à assez récemment, sont importants. Surtout l'alimentation.

L'alimentation de type méditerranéenne a un rôle préventif important, et démontré. C'est à mettre en place a minima et au plus tôt. Mais on peut faire encore mieux.

L'alimentation Seignalet (très smilaire à l'alimentation japonaise par exemple) a un rôle curatif très probable, vécu par plusieurs patients, même si cela n'a pas pu être démontré par les méthodes scientifiques usuelles, fautes de budget. C'est la même chose pour l'asthme, quoiqu'on dispose de beaucoup plus de témoignages spontanés dans ce cas, qui montrent des résultats (plus de 70 % de réussite, c'est à dire de nette diminution, voire de disparition, du nombre de crises) pour une maladie avec un mécanisme très similaire à celui de la BPCO, hormis pour les tissus touchés : la paroi bronchique pour la BPCO. C'est à essayer le plus tôt possible pour éviter ou limiter les complications (emphysème, ...).

A titre d'exemple, je mets en lien un témoignage d'une personne qui a éliminé de très nombreux problèmes de santé, dont la BPCO (elle en parle à la fin) grâce à la mise en place de plusieurs méthodes, principalement le régime Seignalet :

La pratique de cette alimentation est possible y compris lors d'un passage en hôpital, même en cas de nutrition entérale (voir les détails dans le billet).

Polémique médiatique sur les produits laitiers

Je défends depuis longtemps (année 2000), et depuis quelques années sur ce site, des approches alimentaires spécifiques, variables, et souvent très efficaces, pour plusieurs maladies. Certaines bénignes, d'autres contrariantes, d'autres graves. 

Au moins une de ces approches (régime dit Seignalet) fonctionne pour les diabétiques de type 2, voire, sous réserve de confirmation scientifique, mais avec de sérieux indices, chez une partie des diabétiques de type 1 qui viennent juste d'être diagnostiqués; bien sûr en contexte hospitalier sous contrôle médical strict en raison de l'urgence de la situation pour le diabète de type 1 (voir liens en fin de page).

Cette approche, sans produits laitiers, sans céréales à gluten, avec des températures de cuisson limitées, soit le régime dit Seignalet, fonctionne, dans des proportions variant entre 60 % et 80 % (avec arrêt de progression des symptômes, voire régression, et allègement des traitements, ou parfois arrêt des traitements) pour également environ 100 pathologies distinctes. Si aucune validation dite scientifique n'existe (étude sur de grands groupes de patients tirés au sort) c'est en partie en raison de manque de budgets de recherche dédiés à ces questions. Et en raison d'effets de mode de la recherche. Beaucoup courent après des molécules miracles (qui accessoirement pourrait générer des chiffres d'affaires en milliards d'euros), peu de chercheurs se concentrent sur les effets de l'alimentation ou du mode de vie en général. Pourtant, les proportions de rémissions, telles qu'indiquées par le Dr Seignalet semblent respectées pour la quasi totalité des témoignages que l'on peut recenser dans son entourage, sur le net, etc. Et parfois depuis une à deux décennies.

Pour la partie sur les produits laitiers : il est souvent dit (recommandations officielles, cours des futur(e)s diététicien(ne)s, discours médicaux) qu'il ne faut pas les arrêter, que c'est dangereux pour notre masse osseuse, que ce soit pour les enfants et adolescents (masse osseuse en construction) ou pour les adultes et personnes âgées (prévention des fractures). Pourtant ces préconisations paraissent reposer sur des données scientifiques limitées.

En 2017, l'ANSES (l'agence nationale qui environ tous les 8 ans émet de nouvelles recommandations alimentaires, appliquées ensuite par les professionnels de santé) a dans un de ses rapports admis (après analyse des études scientifiques existantes) qu'il n'y avait pas de lien évident entre la prise régulière de produits laitiers chez les adultes et la prévention des fractures. Il aura fallu attendre longtemps, et les termes utilisés par cette agence sont très mesurés, mais enfin une évolution, même légère, arrive. Il reste à espérer que cette évolution sera sensible aussi pour les enfants et adolescents (rapport Anses annoncé, à venir).

Cette polémique sur les produits laitiers a fait l'objet d'une analyse sur le site "dur à avaler" :

Les rapports de l'ANSES ont été analysés là (chercher le paragraphe sur les produits laitiers) :

Avant que ce rapport ANSES ne paraisse, j'avais écrit une analyse sur les principales causes de fragilité osseuse, et sur les façons d'y remédier. Les produits laitiers ne sont pas cités parmi les solutions.

Des témoignages relatifs aux résultats du régime Seignalet (entres autres sans aucun produit laitier) sont disponibles. Ceux-ci concernent le DT2 et le DT1 :

Plusieurs autres pathologies sont concernées, et souvent mises en rémission, sur du long terme, par le régime Seignalet. A titre d'exemple (d'autres modalités alimentaires sont parfois présentées aussi dans ces billets)  :

La Maladie d'Ehlers Danlos est concernée aussi (les résultats sont moins nets, mais peut être essentiels dans cette maladie sous diagnostiquée, et parfois grave)

Cette alimentation a été discutée en conférence, avec des médecins orientés sur le régime Seignalet. Par exemple ici :

Toutes les pathologies concernées sont visibles dans les liens ci-dessous. A noter que depuis des décomptes de résultats du régime Seignalet publiés dans ces tableaux, des malades atteints d'autres pathologies non évoquée ont été aidé, voire mis en rémission, par cette alimentation. C'est le cas par exemple de patients atteints de la maladie de Lyme. Et le nombre de cas est devenu beaucoup plus important que ce qui était présenté sur ces tableaux (datant de 2003). C'est le cas par exemple pour l'asthme cité plus haut.

En résumé : les analyses d'études scientifiques d'intervention aussi bien que les résultats empiriques de patients qui ne prennent strictement plus aucun produit laitier - depuis parfois plus d'une décennie - résultats largement répétés, tendent à confirmer que, au moins chez d'adulte, la consommation de produits laitiers n'a pas de mérite autre que gustatif, ou que la facilité d'utilisation en cuisine.

Pour les enfants, les données ne sont pas encore tranchées en ce sens de façon officielle. Ceci étant, le manque d'utilité chez les adultes, et la suppression de symptômes parfois graves, pendant plusieurs années, chez des personnes qui souffraient auparavant et qui stoppent gluten, maïs et produist laitiers, plaident pour une remise des produits laitiers à leur juste place ! c'est à dire un produit culinaire non essentiel, certes pratique par sa teneur en protéines, en calcium, en phosphore, et par les différentes présentations qu'il prend, mais qui peut être remplacé à ces égards par beaucoup d'autres produits, et qui dans un certain nombre de cas est néfaste pour les utilisateurs.

Attention pour les nourrissons : j'ai connu de mauvaises prescriptions par un médecin remplaçant quand mon fils est passé de l'allaitement (pendant plusieurs mois) à la prise de "laits" d'origine végétale. Dans ce cas, il y a des laits "végétaux" maternisés spécifiques et adaptés aux nourrissons, avec les bonnes doses de nutriments, renseignez vous, tous les laits végétaux ne conviennent pas. Depuis, les associations d'accompagnement telles que la Lèche league, déjà très utiles à l'époque, ont fait d'énormes progrès, les cas où l'allaitement n'est pas possible sont de fait de plus en plus restreintes. Si vous êtes maman, n'hésitez pas à vous faire aider, quelles que soient vos contraintes de temps, professionnelles, vos impressions de ne pas pouvoir allaiter, de ne pas avoir assez de lait, etc.

Les "lois" du marché de la recherche scientifique sont telles qu'il faudra peut être attendre longtemps avant que les résultats d'un régime tel que celui du Dr Seignalet soient confirmés et donc diffusés auprès des professionnels de santé.

C'est à chacun, tout en informant son médecin, son diététicien, même s'ils ne connaissent pas ou ont peur de ces approches, de prendre la décision de changer son alimentation. En se renseignant le plus possible, et en prenant en compte tous les points de vue exprimés et référencés.

Pour plusieurs maladies, cette approche alimentaire sans produits laitiers peut permettre de nettement diminuer les traitements corticoïdes à long cours, et donc de nettement diminuer une vraie cause de frangilité osseuse.

Des sites spécifiques peuvent beaucoup aider à se lancer dans cette alimentation :

SPA : Spondylarthrite ankylosante, SEP et Seignalet

On trouve facilement sur le net ou dans des livres la définition de ces deux pathologies. Qui sont considérées auto-immunes et qui ont dans quelques cas malheureusement à terme d'énormes répercussions entres autres sur la mobilité des patients concernés.

Récemment, alors que j'animais des ateliers d'information sur la diététique dans une enseigne commerciale, plusieurs personnes sont venues me parler spontanément de leur rémission suite à un régime Seignalet.

La personne qui m'a le plus marqué était une dame qui m'a raconté son histoire. Pour résumer, SEP (= Sclérose en Plaque) en quasi rémission depuis ... 20 ans grâce notamment au régime Seignalet, ainsi qu'à une activité physique soutenue, et des actions qui s'apparentent à de la visualisation. L'histoire était tout à fait spectaculaire. Je donne très peu de détails qui permettraient peut être de l'identifier car j'ai compris que cette personne voulait rester relativement anonyme. Mais 20 ans de rémission ou quasi-rémission pour une maladie comme la SEP, c'est une confirmation que ce sujet devrait être pris beaucoup plus au sérieux par médecins, chercheurs, et patients !

Deux autres personnes m'ont évoqué leur SPA. Une des deux discussions fut trop rapide, je n'ai pas compris quels étaient les bénéfices, mais a priori il y en avait. L'autre personne avait mis en œuvre tout un panel d'approches, en termes physiques, psychologiques mais les modifications de l'alimentation étaient centrales (de type Seignalet, je ne sais pas si c'était à 100 % ou pas), avec d'énormes bénéfices sur la maladie depuis plus de 5 ans.

J'ai noté aussi avec satisfaction la volonté d'une dame de se diriger, pour son fils atteint d'asthme, et pour elle même atteinte d'une maladie intestinale, vers un régime type Seignalet conseillé par une naturopathe. J'ai connu ou lu, au début du régime Seignalet, plusieurs naturopathes largement opposés à cette alimentation arguant par exemple  que le blé nous était nécessaire. Les médecines douces ont aussi leurs dogmes, et celui ci s'effiloche heureusement depuis plusieurs années. Par contre, si la maladie intestinale de la personne est une RCH (Recto Colique Hémorragique), le Dr Seignalet indiquait des bénéfices modérés pour cette pathologie, alors qu'elle fonctionne beaucoup mieux pour une maladie de Crohn. L'auteur Julien Venesson témoignait dans un de ses livres (je ne sais plus lequel) du succès d'une alimentation de type "Paléo" pour sa RCH.

Pour revenir à la SPA : les personnes qui essayaient étaient peut être beaucoup plus nombreuses il y a 10 à 15 ans tout simplement car des personnes qui étaient en rémission grâce au régime Seignalet étaient plus actives, plus combattives sur les forums, et se sont je pense depuis un peu lassées.

Par exemple, l'auteur de ce site (moins actif mais qui publiait encore en 2017) avait pu rassembler beaucoup d'informations sur la SPA. Je le conseille vivement car il y a des liens vers d'autres témoignages similaires, on note un grand recul (plus de 10 ans), et l'auteur parcourait la plupart des questions que les patients se posent encore aujourd'hui, il référençait toujours ses sources, etc. :

On peut retrouver le même auteur dans une discussion dans un forum ancien, c'est un des "profils supprimés" : discussion qui regroupe beaucoup de témoignages ou de compilations de témoignages parfois très détaillés sur les liens entre maladies et régime Seignalet. J'incite les gens peu informés à lire ces échanges (uniquement les témoignages ou recueil de témoignages, sinon c'est trop long et moins intéressant à lire), et des liens donnés, car ils montrent une partie de la diversité des maladies concernées, dont la SPA.

Les chercheurs et médecins qui lisent ces lignes pourront se dire que sans données chiffrées objectives, ces déclarations sont invérifiables. Bien sûr et dans ce cas, ... faites le dans vos fonctions respectives ! Depuis que je suis le régime Seignalet, et que je côtoie, discute, etc. des personnes qui en bénéficient, une des choses les plus flagrantes est le manque de réactivité du corps médical, de saisie des réalités chiffrées - ou  non - présentées par ces mêmes patients quand les améliorations sont flagrantes (selon la pathologie, évolution de la V.S., de la fréquence de crises d'asthmes, ou de crises inflammatoires, du périmètre de marche, de l'état général constaté par les proches, de la douleur sur une échelle chiffrée, ou encore clairance de la créatinine, Hémoglobine glyquée pour les DT2 qui s'y lancent, etc. etc.) en parallèle avec les changements alimentaires.

Les livres de médecins et / ou scientifiques qui suivent pourront vous apporter beaucoup d'éléments de compréhension des mécanismes en jeux, en plus des discussions et analyses menées avec ceux de vos patients (plus nombreux que vous ne pensez) engagés dans une démarche similaire. Plusieurs des raisons du manque - criant - de recherche scientifique dans ce domaine, par exemple des études randomisées avec deux ou trois groupes de patients, et donc de publications dans les revues dites de référence, malgré les résultats incroyables obtenus, sont aussi expliquées dans ces ouvrages.

  1. L'alimentation ou la troisième médecine - Dr Jean Seignalet
  2. Rhumatismes, et si votre alimentation était coupable ? - Dr Jean Pierre Poinsignon*
  3. Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique par l'alimentation ? - Jacqueline Lagacé

* J'ai eu la chance d'intervenir lors d'une conférence où deux médecins, le Dr Ménat, et Le Dr Poinsignon, intervenaient, j'avais résumé ça ici :

Pour résumer ce billet : les résulats du régime Seignalet étaient souvent spectaculaires il y a 10, 15, 20 ans, et continuent à l'être aujourd'hui. Les témoignages restent en majorité concordants. Et avec un recul beaucoup plus long que dans la majorité des études cliniques existantes (de l'ordre de 4 à 5 ans en général). Pour certains patients le changement alimentaire apporte des bénéfices indéniables mais n'est pas tojours suffisant (selon les personnes : autres aliments à diminuer ou stopper, adaptation de l'activité physique, travail psychologique, compléments alimentaires, etc.) ; le régime Seignalet reste systématiquement pour ces personnes un passage incontournable pour connaître des améliorations.

Mensonges sur les cas de rougeole ?

Un article récent du monde met en avant les nombreux cas de rougeole en Nouvelle-Aquitaine, ce qui serait un argument possible en faveur de la vaccination obligatoire.

Pourtant, en regardant les chiffres réels, ceux qui sont publiés officiellement, des internautes montrent que les chiffres de l'article sont bidonnés. Lire l'article et chercher les calculs à patrtir des données officielles à la page 6 des commentaires dans ce lien :

Cela ne permet pas de conclure dans un sens ou dans l'autre sur la nécessité de cette obligation vaccinale. Mais cela montre que dans ce débat toutes les annonces doivent être prises avec beaucoup de précautions. Y compris, voire surtout, les annonces les plus alarmistes. Y compris dans un journal usuellement réputé pour son sérieux.

En résumé, les 200 cas annoncés dans l'article ne correspondent pas aux données officielles, pour lesquelles les cas avérés seraient beaucoup moins nombreux. Nous ne sommes pas dans les mêmes ordres de grandeur que les délires médiatiques au sujet de la grippe, pour laquelle la différence entre les cas souvent annoncés (mortalité hivernale de 10 à 15000 personnes) et avérés (moyenne autour de 500 personnes décédées par hiver) est énorme et choquante.

Mais la même logique de falsification sur les chiffres apparaît pour la rougeole, sous réserve de nouvelles données.

Cela incite à prendre avec beaucoup de prudence les argumentations en faveur de l'obligation vaccinale, s'ils s'appuient sur des données falsifiées. J'invite toute personne intéressée, y compris les médecins qui se posent des questions sur le bien fondé de cette obligation, à systématiquement vérifier les chiffres présentés.

Pour mémoire, d'autres vaccins sont rendus obligatoires de façon assez incompréhensible au regard de la réalité des maladies. Chercher entres autres exemples le cas de la rubéole dans ce lien :

La stratégie des patients - puits de pétrole

Pétrole et santé  ... pourquoi citer ces deux mondes en même temps ?

Car les liens sont très étroits ; mais aussi parce que des populations de patients semblent être considérées comme des équivalents financiers des puits de pétrole des années 50 à 70. Ces derniers permettaient la récupération de beaucoup d'énergie facile bon marché, et donc de milliards de dollars concentrés entre assez peu de mains.

Je rappelle les liens très forts entre l'industrie du pétrole, et le domaine de la santé. Liens puissants, étonnants, choquants pour certains.

Puis les liens entre l'agriculture du pétrole et alimentation, qui ont contribué à modifier en très peu de temps une agriculture millénaire, avec des conséquences, positives, ou négatives, comme la montée de plusieurs intolérances alimentaires, ou d'autres conséquences plus difficiles à cerner.

Et enfin la position du patient dans ce système, qui semble constituer une cible de choix, même si c'est un patient ... en à peu près bonne santé.

Je reprends aussi quelques passages du numéro de janvier 2018 du mensuel "Alternatives économiques" - dossier "Ordonnances sous influence".

Ce billet pourra paraître trop critique envers les médicaments. Je précise que je suis soigné quotidiennement grâce aux avancées scientifiques (années 1920) et technologiques (plus récentes), pour un diabète de type 1, que des proches le sont ou l'ont été pour d'autres pathologies. Ce n'est donc pas du tout une critique systématique. Mais la critique d'un contexte qui peut expliquer une partie des dérives du monde de la santé.

Liens entre pétrole et santé

Liens historiques

Les citations entre guillemets sont tirées du livre "Or noir, la grande histoire du pétrole", de Mathieu Auzanneau, éditions la Découverte, 2015. C'est un ouvrage très documenté, qui montre le rôle central du pétrole dans l'histoire depuis la fin des années 1800, entres autres comme moteur de l'économie, et les liens très étroits, des liens de dépendance, tissés entre le pétrole et la moindre activité humaine.

Qu'en est-il pour la santé ?

Ces deux mondes sont très proches depuis le début, parfois avec a priori de vraies motivations philanthropiques.

P. 63 "Le progrès scientifique est entre-temps devenu une priorité aux yeux de Rockfeller. En 1892 le fervent baptiste inaugure la pièce maîtresse de son œuvre philanthropique : l'université de Chicago. Grâce aux capitaux de la Standard Oil, celle-ci s'impose rapidement comme l'un des plus prestigieux centres de recherches du monde, principalement dans le domaine de la physique, de l'économie et de la médecine".

P. 442, l'auteur nous apprend que Donald Rumsfeld, qui fut chef du pentagone, a été PDG du laboratoire Searle "Laboratoire pharmaceutique et phytosanitaire racheté en 1985 par Monsanto à l'issue d'un drastique dégraissage ordonné par Rumsfeld, Searle fait aujourd'hui partie du groupe Pfizer." Ce même Donald Rumsfeld, indique l'auteur, était en première ligne dans les années 80 pour négocier le tracé d'un oléoduc partant du sud de l'Irak jusqu'à la mer rouge.

Le laboratoire Searle a été également celui duquel est sorti l'aspartame comme édulcorant. Sans discuter des bienfaits ou méfaits de cette molécule, on peut se rendre compte en suivant les débats qui l'ont concernée de l'immense capacité de communication de ces industriels.

P. 360  "Le groupe pétrolier français Elf Aquitaine va créer en 1973 la filiale qui deviendra plus tard le groupe Sanofi, un des plus grands groupes pharmaceutiques au monde".

Deux des plus grands groupes pharmaceutiques au monde ont donc des liens plus ou moins directs avec l'industrie pétrolière. Pourquoi de tels liens ?

P. 360 " A travers la chimie pharmaceutique, le pétrole et le gaz nature ont pu jouer un rôle important dans la démocratisation de l'accès aux médicaments partout dans le monde. Bien que ne constituant qu'un débouché infime pour les raffineries, la chimie organique, appliquée aux hydrocarbures à partir des années 1930, permet après la guerre de fournir en masse et à bas coût aux laboratoires pharmaceutiques les matériaux de base (amines, solvants, etc.) d'un très grand nombre de préparations médicamenteuses. La généralisation à partir des années 1960 du recours aux matières plastiques dans les hôpitaux a en outre participé aux progrès radicaux de la prophylaxie (gants, seringues et textiles non tissés, jetables, etc.)."

Les profits gigantesques de l'industrie pétrolière pendant des décennies et des décennies ont permis à ses acteurs d'investir dans d'autres secteurs, dont celui de la santé donc.

La rapidité d'intervention des secours (réseau routier, véhicules équipés) a pu être un autre facteur décisif en terme de santé publique. Très directement lié au pétrole bon marché aussi (bitume, essence).

Il y a d'autres influences possibles entre monde du pétrole et monde de la santé. La mer du Nord a été la source d'une incroyable richesse pour les îles britanniques et la Norvège. Le haut de la production de la mer du Nord, exploitée depuis 1975, a été atteint entre 1995 et environ 2002. L'année 2000 a été le moment de la naissance de l'immense groupe pharmaceutique GSK, qui devenait le second groupe mondial à ce moment, par fusion de deux sociétés. Ces échanges de dizaines de milliards de livres dans le secteur pharmaceutique britannique ont-ils été favorisés par le dynamisme économique lié aux ressources pétrolières ? Difficile à dire, mais pas impossible.

Depuis, la ressource pétrolière de la mer du nord s'épuise, pour être aujourd'hui la même que celle du début des années 80.

Beaucoup des progrès médicaux sont donc liés à des facilités technologiques, à ces facilités de déplacements, eux mêmes liés à l'abondance, au moins à ces périodes, de pétrole très peu cher.

Le triomphe "médical" de cette période n'est pas que scientifique, il est surtout dépendant de l'exploitation de ressources géologiques, qui permettent des créations et des transformations de matière inédites jusqu'alors. Ce progrès est plutôt de nature technologique. On fait moins cher, mieux, en plus grand nombre, plus vite, avec beaucoup plus de moyens, ce qu'on connaissait déjà. Si cela fonctionne, pourquoi s'en priver ?

Bien sûr, il y a des revers de la médaille.

Progrès scientifiques et technologiques

Une confusion existe, entre les avancées technologiques (les moyens pour intervenir, observer, mesurer, etc.), formidables, portées par cette puissance énergétique et financière, et les avancées scientifiques (la compréhension des mécanismes, et parmi ceux-ci, la hiérarchisation des plus importants), formidables aussi, mais peut être moins nombreuses. Les zones d'ombre sont toujours là, par exemple les causes inexpliquées - ou très discutées - de dizaines de maladies, des cancers aux maladies auto-immune, des mécanismes causaux de l'infarctus du myocarde à la fibromyalgie.

Le risque est que la confiance placée dans les moyens technologiques, place la majorité des moyens dans ce domaine. Et donc limite les budgets et les cerveaux disponibles pour la recherche scientifique.

L'apport de la puissance énergétique et financière du pétrole a été aussi indirecte. Par exemple à travers la fondation Rockfeller (différente de l'université de Chicago déjà citée), créée par la famille la plus liée à la découverte du pétrole et aux profits financiers gigantesques qui s'en sont suivis. Cette fondation a financé des travaux et recherches scientifiques pour la santé et l'alimentation (voir chapitre suivant). Fondation Rockfeller qui a eu aussi une phase de collaboration avec IG Farben avant la seconde guerre mondiale, soit avec un conglomérat, poussé par les nazis, d'entreprises allemandes, dont Bayer, groupe chimique et pharmaceutique. Voir dans le livre cité (chap. 9, p. 162, ou sur le net). Pétrole et santé ont souvent été liés, pétrole et guerre aussi. Pétrole et éthique, ou pétrole et démocratie, n'ont par contre pas toujours été liés d'après ce même livre.

Du point de vue de la recherche scientifiques, les plus gros moyens financiers ont été apportés à un moment où la technologie pouvait prendre le relai, avec un appui financier très fort souvent lié au pétrole. Cela a été très favorable pour la santé publique comme individuelle. Mais cela a pu figer les lignes. Par exemple, les découvertes de l'insuline (années 1920) ou des antibiotiques (un peu plus tard) ont été suivies en assez peu de temps de moyens industriels pour produire ces médicaments en grandes quantités. Les chercheurs et médecins qui ont exercé ensuite, et jusqu'à aujourd'hui, ont pu rester "bloqués" sur cette idée qu'à une pathologie correspondait un médicament très précis. La plupart des recherches, réflexions, sur l'aspect écologique (au sens des relations de l'individu ou des populations avec leur environnement, dont l'alimentation) sont passées à l'as.

Aujourd'hui, alors que cette puissance financière, qui permet de mobiliser beaucoup de ressources intellectuelles, matérielles, organisationnelles semble se tarir (voir les nombreux sites internet relatifs au pic du pétrole, aux phénomènes de plateau ondulant, etc.) et que les ressources générées par les patients concernent justement des molécules très spécialisées, où trouver les moyens financiers de chercher dans ce domaine des relations environnement / santé ?

De telles recherches existent, mais elle ne sont pas la majorité. Et elles sont très mal connues par le corps médical.

Effets sur la santé du pétrole

Si l'impact "santé" direct du pétrole sur chaque individu, et des industries associées, est moins fort que celui du charbon, il est tout de même bien présent, et jouerait un rôle pour plusieurs maladies, parfois inattendues :

Le lien entre santé et pétrole est aussi directement lié à son prix. Quand le prix du pétrole, et donc de l'énergie monte beaucoup, les familles les moins aisées entrent en précarité énergétique, ce qui a un impact direct sur la santé. Voir le chapitre "influence du contexte économique" en milieu de ce lien :

Liens entre alimentation et pétrole

Changements dans le monde agricole

Bayer, Monsanto, pétroliers américains, ... les liens entre production de médicaments et de matériel médical, production de nourriture, pétrole (et donc armées), sont profonds depuis longtemps. Avec un tournant dans les années 40 et surtout 50.

P. 356 "Si le nombre d'humains a plus que doublé au cours de la seconde moitié du XXème siècle, c'est en premier lieu parce que, entre-temps, la production mondiale de blé, de maïs et de riz a pu être triplée. Et si celle ci a pu connaître une telle escalade, c'est avant tout grâce aux hydrocarbures."

"En deux décennies seulement (... 1950 1970 ... ) "les paysans ont accru les récoltes d'autant qu'au cours des onze mille années précédentes, de la naissance de l'agriculture à 1950""

"Depuis 1950, les quatre cinquièmes de la croissance des récoltes de céréales ont été obtenus en améliorant la productivité des sols, une amélioration due, pour l'essentiel, à l'afflux de pétrole" ( ...) mécanisation, développement massif de l'irrigation, acheminement de nouvelles semences à haut rendement, ou encore multiplication ( ...), rien qu'au cours des années 1960, des quantités d'engrais épandues, passant de 30 à 90 millions de tonnes par an. L'ammoniac de synthèse qui permet de fabriquer les engrais azotés est désormais produit en très grandes majorité à partir de naphta et de gaz naturel : grâce au procédé Haber-Bosch, près de 40% des protéines ingérées par les humains seront bientôt tributaires des hydrocarbures".

"La modernisation de l'agriculture gagne l'Europe à partir des années 1950"

L'auteur signale là aussi le rôle central de la fondation Rockfeller dans le déroulement de la révolution verte, et sa diffusion à travers le monde (Amérique du sud, Inde, ...) entres autres pour lutter contre le communisme.

Agriculture du pétrole et Seignalet

Dans ce site, je mets très souvent en avant les résultats incroyables, car persistants dans le temps, reproduits dans de très nombreux cas (en général, plus de 70 % des patients pour lesquels des témoignages existent, avec des reculs parfois de deux décennies) de l'alimentation dite Seignalet. Trois aliments supprimés dans le régime Seignalet, gluten, produits laitiers, et maïs, ont subi des modifications profondes à ces périodes (autour des années 1950). Par contre, pour la majorité des patients concernés, le retour à des produits dits "ancestraux" épeautre, kamut, laits d'espèces nourries plus naturellement, ne change rien à l'affaire.

Les transformations entreprises dans les années 50 ont certainement démultiplié les intolérances alimentaires déclarées, car nos organismes ont été alors "bombardés" par ces substances. Mais ces intolérances ont donc dû être présentes de tous temps, puisque des produits alimentaires antérieurs aux années 50 les déclenchent également.

Une autre hypothèse est que des substances artificielles récentes aient pu ces dernières décennies largement augmenter la perméabilité intestinale, et donc favoriser ces intolérances. Toutefois, aucun produit avec ces propriétés n'a été trouvé de façon avérée.

Les patients, nouveaux puits de pétrole ?

Big oil et big pharma

Les compagnies qui ont dominé et dominent encore le marché du pétrole ont été et sont très peu nombreuses dans le monde. A majorité américaines (le sous-sol américain a été un des plus fantastiques pourvoyeurs de pétrole classique depuis la fin des années 1800. Puis le pétrole classique facile à extraire s'étant épuisé, les ressources plus complexes à extraire, moins concentrées, permettent, mais pour un temps plus limité, et des coûts de plus en plus élevés, de retrouver de hauts niveaux d'extraction aux Etats-Unis), elles ont été surnommées "Big Oil". Ou les 7 sœurs pour une partie d’entre elles. Beaucoup de puissance financière (voir dans cet ouvrage l'incroyable proximité entre le monde pétrolier et les banques type Morgan Chase), décisionnaire, militaire (l'auteur Mathieu Auzanneau nous apprend par exemple qu'à certaines périodes récentes, l'armée américaine consommait autant de pétrole qu'un pays comme la Grèce), a donc été, et est, réunie entre une poignée de sociétés.

Le terme Big pharma désigne un ensemble pas vraiment défini de grandes compagnies pharmaceutiques.

On trouve quelques airs de famille avec Big Oil. Le pétrole, et les médicaments, sont indispensables au fonctionnement de nos sociétés. La dépendance au pétrole (et aux autres ressources fossiles dans une moindre mesure : charbon, gaz, uranium, ..) est quasi totale (bitume et goudron des routes, essence des véhicules, matières plastiques, chauffage, électricité, composants de peintures, vernis, médicaments, habits, produits ménagers, engrais, lubrifiants divers pour les moteurs, pour les rouages industriels, paraffines, etc.).

La dépendance aux médicaments, moins. Toutefois, sous le terme de prévention, se cachent des stratégies de dépistage, de traitements "préventifs", qui tendent à considérer une énorme part de la population comme devant être traitée.

Comme pour le pétrole, les décisions sont dans les mains d'un nombre assez petit d'individus. C'est le cas en sciences en général (que ce soit en sciences physiques, naturelles, humaines, cf. Thomas Kuhn "la structure des révolutions scientifiques"). Les tenants d'une théorie dominante, une à quelques personnes, orientent les protocoles scientifiques qui ne peuvent aller ensuite que dans un sens de confirmation. Les chercheurs, enseignants, thésards, praticiens, sont tous embauchés car ils entrent plus ou moins dans ce moule. Après un stand bye de ce type qui peut durer très longtemps, des périodes de révolutions scientifiques s'installent. Mais quand, comme en médecine, les protocoles et pratiques usuels sont sources de revenus en milliards, ce phénomène de "révolution scientifique" risque bien d'être bloqué longtemps, quelles que soient les réalités scientifiques.

Exemples de patients - puits de pétrole

Comment transformer un patient en puits de pétrole ? Selon deux voies : la première, la plus habituelle, c'est de traiter le plus de patients possibles, le plus longtemps possible, et de les rendre "captifs" de ces traitements. Le mécanisme est identique pour certains dépistages sur-vendus, et rendus systématiques. La seconde voie est de concevoir des médicaments extrêmement chers pour des maladies rares. Je traite ici surtout de la première façon. La seconde est tout aussi discutable.

Le cholestérol

Là ce n'est pas qu'une question de norme. Mais de concept. 6 à 7 millions en France, beaucoup plus dans le monde, seraient traités contre le cholestérol. Sans compter tous ceux qui ne mangent que deux oeufs par semaine, ou suivent d'autres recommandations diététiques sans réel fondement. Pour vous faire une idée générale, voir les sites :

En résumé, la majorité des études cliniques récentes montre que faire baisser le cholestérol, ou baisser le LDL et monter le HDL, ne sert strictement à rien. Voire est délétère. Et que ces traitements s'accompagnent trop souvent d'effets secondaires parfois dramatiques. C'en est même effrayant, les essais contre les CETP sont négatifs, comme ceux pour les autres systèmes de traitement anti- PCSK9. La meilleure preuve ? Les industriels les abandonnent. Et les statines ? Leur ancrage comme traitement de référence vient beaucoup de la réussite proclamée des premières études parues sur le sujet. Que ces études n'aient jamais plus été confirmées depuis le milieu des années 2000, qu'elles n'aient pas trouvé à l'époque les effets secondaires pourtant nombreux, (trous de mémoire, douleurs intenses, diabète de type 2, etc. Ces effets, et bien d'autres, concernent des millions de personnes. Je cite ceux ci car le hasard m'a mis récemment en présence de deux personnes qui avaient subi ces effets) ne gêne en rien les défenseurs de cette théorie, et les prescripteurs. Je rappelle souvent cette anecdote de médecins généralistes disant à peu près lors d'un congrès "Nous sommes d'accord, ces médicaments n'apportent rien et génèrent d'énormes effets secondaires, mais si nous les dé-prescrivons nous nous ferons taper sur les doigts (risques de condamnation professionnelles) par le cardiologue prescripteur, ou par la sécu".

Puissance financière, puissance de communication, lobbying, génération de peur peuvent expliquer la persistance de ces médicaments dangereux.

Pour les médecins qui seraient choqués ou étonnés par cette remise en cause : à la base, ces molécules anti cholestérol ne peuvent pas être testées en double aveugle, contrairement à ce qui est annoncé, puisque la moindre prise de sang permet de savoir qui voit sont taux de cholestérol chuter. Partant de là, des biais, volontaires ou non, sont possibles dans l'analyse de cas, dans les déclarations de morbidité, dans la recherche de causes de mortalité, etc. Les sources d'erreur ont donc été présentes dès le début pour les médicaments anti-cholestérol. Le fait que les effets secondaires majeurs, comme l'énorme effet diabétogène, les troubles cognitifs (trous de mémoire, épisodes dépressifs sévères, symptômes type Alzheimer, ..), les douleurs terribles, n'aient que peu, ou pas, été vus au départ (les essais dans les années 90, début des années 2000 - ceux sur lesquels se basent toutes les recommandations) devrait suffire aussi à jeter un discrédit total sur cette classe de médicaments.

En d'autres termes. Des études paraissant suspectes ont permis d'installer en force des médicaments, pour lesquels les terribles effets secondaires n'ont été qu’égrénés ensuite, en insistant à chaque fois sur les effets positifs. Lesquels ? Etonnant puisque dans la majorité des études, il n'y a strictement aucun gain, ou des gains très très limités, en termes de survie pour des médicaments sensés sauver beaucoup de vies. Pour des patients qui sont hors du cadre double aveugle.

Comment des docteurs es médecine, et d'autres docteurs es sciences, ont ils pu à ce point se laisser abuser ?

Le dépistage des cancers

J'ai longtemps été persuadé que le dépistage systématique était une bénédiction. Après lecture des analyses faites sur ce sujet, je ne le pense plus du tout.

Voir dans le lien qui suit, le premier paragraphe, et les liens qu'il contient. Cela représente beaucoup de lecture. Cet effort peut être nécessaire si vous êtes une personne concernée, tellement les bienfaits du dépistage ont été ancrés dans nos têtes.

Un autre lien plus bref sur le même sujet :

Le surdiagnostic étant avéré, la question du traitement, quel qu'il soit, semble biaisée, notamment pour le cancer du sein. Je vous renvoie aux billets déjà publiés ici, qui mettent en avant notamment l'approche alimentaire :

La Grippe

La grippe est dangereuse, la grippe tue, ou elle est juste très fatigante et douloureuse. Alors pourquoi se priver de vaccination ? Parce que la mortalité liée à la grippe est très mal connue, et selon les données officielles, très peu élevée. Et parce que le rôle préventif des vaccins est très mal connu également.

Il y a quelques années, je lisais ou entendais souvent qu'il fallait vacciner les personnes âgées pour les protéger. Maintenant le vaccin est considéré souvent peu efficace pour les personnes âgées, et il se dit qu'il faudrait les vacciner elles, ainsi que les personnels soignants, voire les enfants qui les approchent. Bref, une fuite en avant, avec de plus en plus de patients qui pourraient devenir captifs de ce grand marché là. Et très peu de certitudes sur une quelconque utilité de ce vaccin.

Pour tout commerce, un revenu même faible à l'unité, mais répété des millions de fois, et surtout prévisible et régulier (pour les vaccinations qui deviennent obligatoires ou ultra conseillées par messages répétés), est une vraie bénédiction. Même si les sommes obtenues sont énoncées faibles (argument souvent asséné dernièrement pour contrer le fait que les vaccinations obligatoires pourraient être vues comme des pactoles financiers), cela représente des gains financiers considérables et surtout prévisibles et reconductibles chaque année. Le rêve de tout commerçant ou de tout financier.

Pour la réalité de la mortalité liée à la grippe, et de l'efficacité du vaccin, voir ici :

Et pourtant, ce vaccin continue d'être présenté comme étant un modèle.

Traduction économique de ces patients puits de pétrole

J'incite toutes les personnes intéressées à acquérir et lire le numéro d'Alternatives économiques de Janvier 2018. Le dossier "Ordonnances sous influence" très factuel, est passionnant.

J'en recopie quelques passages :

P. 64 "Le marché du médicament se trouve en excellente santé. (...) il a été classé comme le secteur le plus rentable aux Etats-Unis par le magazine Forbes, devant la finance. (...) le chiffre d'affaires total du médicament dans le monde était de 1104 milliards de dollars en 2016, en augmentation de 93% depuis 2005. (...) La France, quant à elle, est le cinquième pays au monde où se vendent le plus de médicaments. Côté production, l'industrie pharmaceutique française est la troisième en Europe et elle réalise la moitié de son chiffre d'affaires à l'exportation."

Comment ces puissances économiques que sont les labos pharmaceutiques peuvent peser sur les prix, les autorisations, etc. relatifs aux médicaments ?

Tout simplement par une influence financière, d'abord auprès des doyens et des étudiants en médecine. D'après ce dossier, parmi les 20 labos les plus généreux avec les doyens des facs de médecine, deux ont déjà été cités plus haut : Sanofi, et Pfizer. Les autres jouent les mêmes rôles, avec les mêmes tactiques d'influence. Les pratiques qui fonctionnent, commercialement parlant, se sont vite diffusées, quels qu'aient été les précurseurs.

L'accent est mis sur les prescriptions hospitalières, car les médecins de ville ne remettent que peu en cause ensuite ces prescriptions initiales.

Les spécialités les plus ciblées seraient les endocrinologues diabétologues*, les gastro-entérologues-hépatologues, les cardiologues, les chirurgiens orthopédiques**, et les rhumatologues.

* Les insulines à peu près équivalentes, les matériels de lecture de la glycémie, et d'injection (stylos ou pompes ) insuline sont nombreux. Ceci explique peut être cela, chacun veut faire sa place. Mais il semble aussi que le forcing pour tester le cholestérol et pour traiter ait été très fort.

** C'est un domaine que je connais pas du tout, ceci dit j'ai entendu à plusieurs reprises des professionnels de santé (infirmiers notamment) dire qu'il y avait des abus dans le domaine des prothèses, avec de fortes sommes en jeu. Est ce que c'est ça qui explique les tentatives d'influence dans ce domaine ? Si parmi les lecteurs quelqu'un connait ce domaine, merci de venir témoigner ici.

On retrouve plusieurs médicaments concernant certaines de ces spécialités parmi un panel de médicaments décriés par des professionnels de santé :

Conclusion sur les patients puits de pétrole

En conclusion, une partie des patients semble être considérée comme une source de profits très conséquents, avec des sommes énormes en jeu. Un peu comme des puits de pétrole. 

L'histoire parallèle entre production pétrolière et recherche en santé au 20 ème siècle a pu contribuer à masquer tout un pan de la médecine, celui du rapport entre santé et environnement, dont l'alimentation.

Soigner des patients qui n'en n'ont pas réellement besoin, ou ne pas voir des effets secondaires majeurs pendant quelques décennies, sont des techniques qui aident à accroître les chiffres d'affaire. Qui représentent des sommes considérables. Est-ce que la santé remplacera le domaine du pétrole en termes de financements de nombreux aspects de la vie quotidienne, de la recherche, et d'influences diverses ?

Dans l'expectative, mieux vaut pour chacun d'entre nous prendre les devants et se renseigner sur les très nombreux rôles possibles de l'environnement pour nos pathologies. Notamment les liens entre alimentation et santé. J'ai encore eu par exemple ces jours-ci plusieurs témoignages de réussites du régime Seignalet ou de méthodes proches (Spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaque, maladie de Lyme), associé ou non à d'autres techniques.

Voir par exemple :

Pour réduire massivement la dépendance de notre agriculture au pétrole, des pistes de solutions éprouvées existent. Par exemple (chercher le chapitre sur l'agriculture) :

Cancer du sein, cancers

La page : Cancer du sein est mise à jour. *

Avec des liens sur les limites et les risques du dépistage de masse (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut jamais se faire dépister, mais les dépistages devraient être beaucoup plus ciblés), les approches préventives efficaces, les approches complémentaires efficaces une fois le cancer vraiment déclaré, les médicaments qui peuvent contribuer à l'apparition de ce cancer. Et même un bonus musical en lien.

Maladie de Basedow Graves et Seignalet

Parmi les environs 100 pathologies que réussit à calmer, voire stopper, le régime Seignalet, certaines sont plus citées que d'autres, quels qu'aient été les résultats du Dr Seignalet au départ. 

La maladie de Basedow (ou Basedow-Graves, dénomination plus utilisée à l'étranger) fait partie des maladies pour lesquelles les témoignages sont rares. Pourtant les résultats du Dr Seignalet sur ses patients atteints étaient très bons, http://www.seignalet.fr/images/stories/pdf/tableau1.pdf, cf. la 20 ème ligne du tableau.

Définition de la maladie de Basedow

Qu'est ce que la maladie de Basedow, et en quoi l'alimentation peut avoir un effet ?

Je récupère la synthèse effectuée par l'assocation Jean Seignalet :   http://www.facebook.com/seignalet/posts/1304441506332488.

Attention, il est bien signalé que le traitement médical (antithyroïdiens de synthèses) doit être pris et continué jusqu'à ce que les effets de l'alimentation soient manifestes, voire au delà, ce délai pouvant être long. Le Dr Seignalet indiquait aussi que les améliorations, très nettes et rapides avec le changement alimentaire, n'étaient pas toujours de 100 %, en termes biologiques ou cliniques. 

"La maladie de basedow

C’est une maladie où Il y a trop d’hormones thyroïdiennes dans le sang ,on se retrouve donc avec une accélération du rythme cardiaque ,un amaigrissement ,une impression d’avoir trop chaud ,un besoin exagéré de boire ,une diminution de la force musculaire ,un tremblement ,un nervosisme allant parfois jusqu’au troubles caractériels.

A côté de ces signes généraux il y a aussi une atteinte oculaire avec, au minimum un éclat du regard et un inconfort oculaire et parfois des signes plus graves comme l’exophtalmie, la « saillie des yeux » qui est souvent caractéristique. 
Ce sont les principaux signes de la maladie de basedow. 
Quelle est son importance ?
Elle touche une personne sur 100 en France. Elle frappe quatre femmes pour un homme et principalement des adultes jeunes.
On sait que la maladie de basedow débute souvent au décours d’un stress (90%) ou d’une virose (10%.)

D’origine inconnue, la maladie de basedow est considérée comme une maladie auto -immune.
Elle offre une association modérée avec HLA DR3. (Voir tableau association HLA et maladies auto-immunes dans le livre l’alimentation ou la troisième médecine.)

Il y a un anticorps qui stimule les cellules de la thyroïde, ces cellules secrètent alors, en réponse, trop d’hormones thyroïdiennes (voir détails page 270-271 l’alimentation ou la troisième médecine.)

Cet anticorps stimulant est un anticorps anti yersinia, yersinia enterocolitica est une bactérie intestinale. (Voir détails page 271-272)

Dans la maladie de basedow c’est un peptide d’origine bactérienne qui va déclencher la réaction auto immune.
Ce n’est pas un peptide alimentaire.

Alors pourquoi faire le régime hypo toxique ?
Le fait d’adopter une diététique Seignalet permet de resserrer la paroi intestinale, de lutter contre l’hyperperméabilité de la paroi, pour que la paroi intestinale bloque mieux ces peptides de yersina et qu’ils n’arrivent pas dans le sang, ou qu’ils y arrivent en plus faible quantité. 
Le régime hypo toxique permet aussi d’avoir un meilleur équilibre de la flore intestinale, un microbiote qui collabore, cela pourra ainsi s’opposer à la prolifération de la bactérie intestinale yersinia en cause. Et diminuer le peptide immunogène.

Quels traitements pour la maladie de basedow ?
Les traitements médicamenteux contre l’hypersécrétion d’hormones thyroïdiennes comme les antithyroïdiens de synthèse.
La chirurgie peut être utilisée pour enlever la glande thyroïde avec en conséquence tous les traitements substitutifs définitifs avec les hormones qu’il faut ensuite maitriser.
Les manifestations oculaires sévères sont souvent résistantes aux divers traitements proposés comme aux corticoïdes, à la radiothérapie locale et à la décompression chirurgicale orbitaire.
Ces traitements ne sont pas totalement satisfaisants.

Le régime hypo toxique : Dans un basedow sévère, pour améliorer rapidement la situation il faut d’abord faire appel aux antithyroïdiens de synthèse.
Le changement nutritionnel dont l’action est lentement progressif prenant ensuite le relais.
Le régime a été essayé chez 8 malades qui prenaient déjà des antithyroïdiens de synthèse.
La rémission a été atteinte assez rapidement, plus vite qu’avec les seuls médicaments.
Apres l’arrêt des antithyroïdiens de synthèse aucune rechute n’est survenue après un délai de 2 à 9 ans pour ces 8 malades (.alors que sans régime il y a récidive dans plus de la moitié des cas de maladie de basedow dans les 3 ans.)
Une neuvième patiente n‘a pas voulu de traitement, elle a suivi le régime Seignalet et sa maladie s’est normalisée en 18 mois.
Le changement nutritionnel a un impact très bénéfique sur les manifestations oculaires.
La maladie de basedow est améliorée le plus souvent par la nutrition Seignalet
Dr Dominique Seignalet
"

Témoignages trouvés

Le témoignage qui suit concerne un délai trop rapide pour être significatif. J'en donne quand même quelques extraits car la personne note des changements très rapides après le changement d'alimentation, jamais obtenus auparavant,  https://jacquelinelagace.net/tag/maladie-de-basedow/

"J’ai 53 ans , je suis médecin retraité en France , et j’ai développé en août 2012 une maladie de basedow qui m’a contrainte à stopper mon activité professionnelle . Sous Néomercazole pendant 20 mois , j’ai attribué des raideurs douloureuses des mains apparues en octobre 2012 , à la prise de ce médicament .
Mais , à l’arrêt de celui-ci , aucune amélioration . Alors , je me suis dit , ça ne vient pas de là. Entre temps , j’avais vu un rhumatologue , pas de facteur rhumatoïde , il ne savait pas ce que j’avais.
Alors j’ai fouillé internet et je suis tombée sur le site de Mme Lagacé : et je me suis dit : Bingo , il ne reste plus qu’à essayer , je ne risque pas grand chose .
Celà fait maintenant quinze jours que je suis le régime , et depuis trois jours , mes doigts sont quasiment libres et ne sont plus douloureux …je n’ose presque y croire . je sais maintenant que ma vie alimentaire vient de prendre un tournant
.

Un témoignage plus mitigé, car parmi tous les symtpômes qui ont disparu l'exophtalmie montre des signes de reprise. Il est possible que pour cette personne l'antithyroïdien de synthèse ait été arrêté trop tôt.  http://forum.doctissimo.fr/sante/thyroide-problemes-endocrinologiques/besoin-temoignages-basedowsujet_167603_1.htm

"Je fais le régime Seignalet depuis 2 ans et demie. J'avais plein d'anticorps, et une exophtalmie très gênante, ainsi que des douleurs articulaires et musculaires intenses et invalidantes (dont myopathie endocrine). Dès que j'ai commencé le régime, en 2 semaines mes douleurs ont régressé, surtout articulaires. Mes anticorps ont chuté, et on a pu arrêter le traitement bloquant au bout de moins d'un an sans problème, au bout de 7 mois de régime donc. je suis repassée à un traitement substitutif, preuve que la thyroïde est redevenue comme avant basedow (hashimoto donc) Les problèmes aux yeux ont cessé, les paupières ont pu se refermer. Récemment la gêne oculaire a recommencé, car j'ai passé l'été en hypothyroïdie (j'espère en fait que c'est à cause de ça), et on a mis en évidence mon exophtalmie par scanner: j'avais de beaux restes. :( 
Je n'ai pas cessé le régime, donc j'espère ne pas avoir d'anticorps anti traks, et que les soucis aux yeux vont cesser à nouveau.
Sur ce forum j'ai parfois tenté de persuader des personnes d'essayer le régime Seignalet, sans succès... et pourtant!
"

Deux autres témoignages plus nets sont disponibles ici,  https://www.facebook.com/seignalet/posts/1304441506332488

A. S. Je confirme ! (note : message datant du mois d'octobre, soit 6 à 7 mois après le début du régime)
Basedow diagnostiqué fin mars. Depuis, j'ai suivi un régime hypotoxique. Et cette semaine, ma maladie de Basedow a été déclarée terminée : analyse de sang et échographie thyroïdienne impeccables... en 6 mois, au lieu des 18 mois minimum annoncés par mon endocrinologue :-)

M. G. C. J'etais depistee avec la maladie Basedow-Graves dans un etat tres avance il y a dix ans.Apres cinq ans j'ai suivi ce regim extraordinire qui dans la premiere etape a ameliore mes simpthomes,j"ai redevenue a ma conduite normale,Depuis 2015 j'ai stope la medication ,j'ai continue le regime du professeur Seignalet et mes analises sont NORMALES! Je continuerais ce maniere de vie et je suis tres recconaissante au professeur Jean Seignalet!Ma pression occulaire aussi est basse et je suis sure qu'elle sera normale.Un grand merci!

Un autre témoignage d'évolution assez nette : https://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/sandy-basedow-t718.html par Sandy » 02 mars 2005, 15:30

"Bonjour! 
Atteinte de la maladie de Basedow, je suis le régime Seignalet depuis juin 2003 et je suis en rémission depuis avril 2004. Je continue le régime, bien sûr! 
J'aimerais connaître d'autres malades de Basedow qui suivent le régime pour échanger informations, idées et impressions. 
Je précise que je n'ai pris aucun médicament chimique depuis qu'on m'a diagnostiqué la maladie (février 2003), que j'avais une forme modérée de la maladie, que mon endocrinologue m'avait dit que "la maladie de Basedow ne s'en va pas comme ça" et que je n'ai pas de nouveau RV avec elle - juste une ordonnance au cas où. 
J'attends vos réponses! 
Sandy - qui suit le régime de manière fidèle avec simplement 3 ou 4 écarts dans une année...
"

Cette  personne était également intervenu auparavant sur cet autre forum : http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/11527.html

Conclusion (n° 1) provisoire pour les liens entre Basedow-Graves et régime Seignalet

Ces témoignages sont peu nombreux, et pas suffisamment significatifs en termes quantitatifs.  

Mais très significatifs sur l'obtention de résultats très rapides, et des améliorations nettes pour chaque personne pour lesquelles j'ai pu trouver un témoignage. C'est à dire qu'un résultat a été obtenu dans 100 % des cas recensés. Avec un long recul pour les cas cités par le Dr Seignalet.

J'incite toutes les personnes concernées à s'informer et mettre en place ce régime, au plus tôt, et notamment avant de passer à la destruction de la thyroïde, ce qui est le cas pour une certaine proportion de patients. Informez également votre médecin, même s'il n'est pas d'accord avec ce type d'alimentation.

Cela reste une des pathologies pour lesquelles le traitement doit être pris jusqu'à ce que les résultats cliniques et les analyses soient revenus à la normale. Le changement alimentaire prend le relais progressivement. La thyroïde étant une glande endocrine centrale pour la régulation de plusieurs fonctions de notre organisme, il ne faut pas hésiter à reprendre les anti thyroïdiens de synthèse en cas de reprise des symptômes ou de dégradation des analyses. 

Conclusion (n° 2) personnelle sur les liens entre recherche et médecine

J'ai eu la chance de discuter avec un des scientifiques sur les travaux duquel le Dr Seignalet s'est appuyé pour établir et affiner sa théorie sur les mécanismes en cause pour cette maladie. Je l'en remercie car cette personne avait pris du temps sur une énorme charge de travail.

Scientifique qui ne reconnaissait pas les résultats obtenus par le Dr Seignalet. Il est vrai que les témoignages, bien que très positifs, sont ici beaucoup plus rares que pour d'autres maladies. Ce scientifique souhaitait que des études "reconnues" soient réalisées à ce sujet. Moi aussi d'ailleurs, mais il n'y a à ce jour pas de budget du tout pour de telles études. Et d'ailleurs ce scientifique, en position de décider pour certains budgets d'étude, ne semblait pas en mesure de le faire pour cette thématique là. 

Ce scientifique a pris la peine de se pencher sur ces questions, ce qui est loin d'être le cas de la plupart de ses collègues, qui refusent même un regard rapide à ce type de théorie, et encore plus à un résultat obtenu par un changement alimentaire. C'est équivalent selon moi à un passage de l'ouvrage "Anticancer, édition Robert Laffont, pages 48-49" du médecin et chercheur David Servan-Schreiber. Il décrit la phase après le moment où ce scientifique de plus en plus réputé a appris être atteint d'un cancer réputé incurable. Les surlignements en gras sont de moi 

" C'est dans cette période qu'a débuté le grand virage qui m'a progressivement amené à abandonner "la science pour la science" qui avait représenté jusque là le plus clair de mon activité. Comme la plus grande partie de la recherche dite médicale, ce que je faisais dans mon laboratoire de recherche n'était que théoriquement lié à la possibilité de soulager la souffrance. Au début, les chercheurs comme moi s'engagent avec enthousiasme et naïveté dans un travail qui va, croient-ils, permettre de guérir la maladie d'Alzheimer, la schizophrénie ou le cancer. Et puis, sans savoir comment, ils se retrouvent à mettre au point de meilleures techniques de mesure pour les récepteurs qui sont la cible des médicaments dans les cellules... En attendant, ils ont de quoi publier des articles dans des revues scientifiques, obtenir des subventions et faire tourner leur laboratoire. Mais ils ont dérivé à mille lieux de la souffrance humaine" "L'hypothèse que nous explorions (...) le rôle du cortex préfrontal dans la schizophrénie* -, est désormais une théorie largement admise au sein de la profession et continue de suciter des programmes de recherche (...) C'était en somme du très bon travail scientifique. Mais il n'aidait personne à guérir, ni même à aller mieux."

C'est ce que j'ai observé à de très nombreuses reprises dans des recherches considérées comme étant de pointe, y compris en immunologie. 

Pour réussir ce saut, entre recherches pointues mais pas toujours efficaces pour les patients, et protocoles vraiment efficaces pour les patients, briser un paradigme pourrait être le premier pas, le plus dur à franchir, et le plus capital. Dans le cas d'une maladie auto-immune comme celle de Basedow-Graves, ce serait le simple fait d'accepter qu'un changement alimentaire puisse jouer un rôle.

 

* Comme par une sorte d'Ironie, pour cette pathologie, les facteurs environnementaux, notamment l'alimentation, semblent jouer un rôle prépondérant, rôle qui n'était pas du tout reconnu lors des travaux du Dr Servann Schreiber, et qui l'est très peu maintenant malgré des données concordantes qui méritent de larges vérifications Cerveau et alimentation : la schizophrénie aussi ?

 

Mortalité des enfants : quelles réalités ? quelles efficacités ?

En préalable : le système immunitaire est un des systèmes biologiques les plus complexes à comprendre. Et il est parfois encore plus difficile d'intervenir à bon escient dans ce système organique, avec efficacité et sans effets secondaires rédhibitoires. Les découvertes ont été spectaculaires ces dernières décennies, par exemple dans le cas du SIDA. Beaucoup moins dans le cadre des maladies dites auto-immunes, nombreuses et toujours mal comprises. Ou dans le cas de maladies émergentes, telle que la maladie de Lyme. Des "inconnues" sont donc toujours là en immunologie. Il est légitime de se poser des questions sur l'efficacité, et les risques, de tout ce qui intervient sur ce système immunitaire, dont chaque vaccin pris indépendamment. 

Je préfèrerai écrire sur un des sujets pour lesquels j'ai créé ce site au départ, par exemple, un article à écrire (bientôt ...) sur les effets très positifs de l'alimentation Seignalet pour la maladie de Basedow-Graves (maladie auto immune qui entraîne une hyperthyroïdie).

Néanmoins, le débat sur les vaccins est un sujet très complexe, il est étrange qu'il soit simplifié à ce point dans les médias. Je partage mes réflexions du moment. Je cite des articles, pistes, conclusions auxquelles j'arrive, mais n'étant pas du tout spécialiste, j'espère que chacun pourra prendre le temps de parcourir les données citées, et se forger sa propre opinion. Je n'ai, par manque de temps, pas pu lire les ouvrages de M. Georget sur ce sujet, très complets paraît il. 

Pour commencer voir par exemple ce billet édifiant : http://michel.delorgeril.info/non-classe/la-science-vue-par-linserm-nous-instruit-enfin-sur-les-vaccins. Dans ce lien-ci, le rédacteur, très bon connaisseur des modalités de recherche, lui-même chercheur, s'appuie ici uniquement sur des données officielles.

Mortalité juvénile

Il est normal qu'on veuille à tout prix protéger sa progéniture, ou la population d'un pays, sur tous les fronts, avec les meilleurs moyens disponibles. Le débat récent sur les vaccins relance cette question. Si cela fonctionne et permet d'éviter des souffrances inutiles, séquelles ou décès, pourquoi se priver de ces vaccinations ? Mais est-ce que ça fonctionne vraiment ?

Tout le monde est d'accord pour prévenir les maladies, pour sauver la vie de ses enfants, mais comment fait-on au mieux ? Les débats sont souvent passionnels ; quels sont les faits ? Et surtout, quelles sont les vraies priorités ? Il est difficile de se faire une opinion objective, tant les messages sur ces sujets, quels qu'lls soient, tiennent lieu du pilonnage. Quelques chiffres officiels permettent d'éclaircir ce paysage plein de brouillards. 

Evolution de la mortalité infantile et des jeunes adultes

L'Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2386052#graphique-Tableau1) nous montre cette évolution pour 14 années successives :

Mortalite jeunes insee 2000 2014

La baisse de la mortalité est quasi continue (je n'ai pas trouvé d'explication pour l'augmentation en 2001 avant une baisse continue ; il était question dans un texte - dont j'ai égaré les références - de changement de méthode de décompte entre les années 2000 et 2001, qui expliquerait cette différence, mais je n'ai pas trouvé sufisamment de détail à ce sujet), avec un ralentissement de la baisse, une légère inflexion de la courbe, entre 2007 et 2009. C'est à dire au moment de la crise économique qui a frappé la France comme beaucoup d'autres pays. 

Part de la mortalité routière

Les jeunes adultes sont intégrés dans ce décompte, avec les enfants ; il est important de vérifier d'abord les évolutions de la mortalité routière, connue pour être meurtrière dans cette tranche d'âge, pour savoir si c'est ce paramètre qui a joué :

Mortalite routiere

La mortalité routière a continué à diminuer de 2007 à 2008. Ce n'est donc pas ce critère qui explique le ralentissement de la baisse de mortalité de la courbe précédente. Il y a par contre eu une stagnation entre 2008 et 2009. Je n'ai pas trouvé le détail (part de jeunes adultes parmi les accidentés de la route). Il est possible que cette stagnation se répercute en partie dans la courbe ci-dessus.

Causes de mortalité infantile

Quelles sont les principales autres évolutions pendant cette période 2007 - 2009 ?

C'est à dire les causes de mortalité qui ont le moins baissé, et pour lesquelles la tendance à une baisse marquée a ensuite repris à partir de 2010 :

  • les infections périnatales
  • les maladies infectieuses et parasitaires

Si l'on reprend les sources officielles (Institut National de Veille Sanitaire = INVS), on trouve des explications sur ces termes et les maladies qui y sont associées : 

http://invs.santepubliquefrance.fr/presse/2008/communiques/infections_perinatales_080408/infections_perinatales_080408.pdf.

Exemple de la rubéole

Certaines de ces maladies sont concernées par les vaccins, d'autres non. Par exemple la rubéole est concernée par la vaccination. Pourtant, à cette période (avant 2008) où cette vaccination (vaccin ROR) n'était pas obligatoire, l'InVS indique une division par 20 des cas de rubéoles. Il est probable que d'autres stratégies, et/ou d'autres évènements non planifiés aient permis, volontairement ou non, de diminuer les incidences de la rubéole chez la mère enceinte et chez les nourrissons, et plus généralement dans l'entourage des nourrissons. 

Pour la réalité de la contamination par la rubéole voir ce lien : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/rubeole/definition-modes-transmission. Il y est écrit :

"Rubéole et grossesse en 2012, en France :

  • 13 infections maternelles ont été rapportées (augmentation de 5 cas par rapport à 2011) témoignant de la persistance d’une circulation résiduelle du virus ;
  • une transmission fœtale a été diagnostiquée pour 3 de ces 13 infections maternelles ;
  • aucune rubéole congénitale malformative n’a été diagnostiquée ;
  • près de la moitié des infections maternelles sont survenues chez des femmes nées dans des pays où les programmes de vaccination ne comportent pas la vaccination anti-rubéoleuse."

En d'autres termes, et même si on ne peut pas exclure l'action du vaccin pour arriver à ce résultat, le nombre de cas est très faible et ce sont des cas sans incidence majeure. Les pays à plus faible couverture vaccinale sont souvent des pays pauvres, avec la prédominance des problèmes de santé liés à la malnutrition. Il est difficile de savoir si les maladies infectieuses y sont plus répandues, et plus virulentes, en raison d'une couverture vaccinale moindre, ou en raison d'un manque d'accès à l'eau et/ou aux nutriments essentiels et/ou aux soins de base, quels que soient les vaccins disponibles.  

Influence du contexte économique

Grâce au graphe du début d'article, et aux données associées (cliquer sur le 1er lien de ce billet) on voit que l'ensemble de ces maladies là ont diminué en France en continu dans les années 2000 - 2014, avec une baisse moins marquée pendant la période de crise économique. Je ne peux qu'émettre des hypothèses sur les liens entre crise économique et ralentissement de la baisse de mortalité infantile : 

  • les infections péri-natales, les maladies parasitaires, peuvent être en partie liées à une moindre hygiène alimentaire pendant la grossesse chez les populations à très faibles revenus et avec peu de perspectives d'avenir ;
  • la crise financière mondiale dite de 2008, mais qui a débuté avant. Cette crise financière a pu être d'abord une crise de l'énergie, comme le développe précisément l'auteur Mathieu Auzanneau dans son ouvrage passionnant "Or noir" ou dans son blog http://petrole.blog.lemonde.fr/. En résumant, il indique que les prix de l'énergie avaient énormément augmenté jusqu'à cette période, ainsi que les taux d'intérêt qui y sont liés, en rappelant que la plupart des autres grandes crises économiques de ces dernières décennies ont été liées à des chocs pétroliers (par ex. diminution de la ressource au Etats Unis dans les années 70, avec apparition inédite d'une obligation d'importer du pétrole, obligation qui est allée croissante depuis). Comment une telle crise énergétique, et financière, en 2007, peut elle jouer sur la santé?  Difficile de voir s'il y a un lien de causalité ou pas. Mais le parallèle entre cette crise économique, et le ralentissement de la baisse de mortalité infantile est une piste à explorer.

Pour la population en général un fort lien est suggéré, par exemple ici : http://www.lemonde.fr/logement/article/2017/12/02/precarite-energetique-le-veritable-enjeu-c-est-la-renovation-des-passoires-energetiques_5223770_1653445.html. Il y est écrit : " Et les conséquences ne sont pas qu’économiques ou environnementales. La précarité énergétique a aussi un impact énorme sur la santé. Il y a quelques années, nous avons mené une étude dans laquelle nous comparions deux groupes, l’un vivant dans une situation de précarité énergétique, l’autre pas. Pour le premier groupe, nous avons clairement observé une surreprésentation des maladies cardio-vasculaires, des problèmes respiratoires, des migraines, de l’anxiété, des dépressions."

Le lien interne à cet extrait renvoie à une étude qui porte plus sur les adultes que sur les enfants, mais le résultat est là. La santé est moins bonne d'une façon générale. 

J'avais quasiment fini ce billet quand j'ai découvert sur ce lien un paragraphe sur la mortalité des nourrissons en 2008 : http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/11/quand-le-president-du-conseil-national.html (à peu près à mi-article). Bref, ces causes de maladies là (celles que préviennent les vaccins), même en contexte économique défavorable, restent faibles "Les chiffres de 2008 montrent que 53 (1,6 %) des 3095 décès chez des enfants de moins de 1 an sont liés à des causes infectieuses et parasitaires (dont une partie seulement sont vaccinopréventibles)".

Il est très étonnant qu'au vu de ces chiffres, la vaccination soit devenue une priorité. Cela ne correspond ni à une logique de santé publique, ni à une logique de santé individuelle.

Le lien entre santé et précarité financière, précarité économique est peut-être une des directions où chercher en priorité : plutôt que de dépenser des sommes colossales pour construire une ligne Maginot vaccinale. Le concept de  ligne Maginot est très utilisé pour justifier la vaccination : vacciner tout le monde permettrait de préserver les malades les plus fragiles d'une exposition trop répétée aux pathogènes à partir des autres humains. C'est souvent répété par exemple pour la grippe et la rougeole. 

Cela signifie qu'une grande part du budget santé est affectée à ce type de prévention. Pour continuer l'analogie historique, une ligne Maginot est efficace (a priori, cela n'est même pas sûr) pour une attaque frontale, mais dépassée au moindre contournement. Actuellement, devant la recrudescence de certaines maladies auto immunes (par exemple diabète de type 1 chez les plus jeunes), ou de maladies récentes (maladie de Lyme) ou très mal connues (fibromyalgie ; syndrome de fatigue chronique, qui semble avoir un lien fort avec l'emballement du système immunitaire - cf. écrits du Dr Seignalet à ce sujet dans le livre "Alimentation ou la 3ème médecine", etc.), les plus grandes priorités en santé publique aussi bien qu'en santé individuelle ne sont peut être pas liées à la vaccination.

Le budget santé est limité. Si un pan de la recherche et de la vente (donc du remboursement) de traitements est fortement lié à un aspect précis, ici cette stratégie vaccinale, cela grève d'autant les possibilités d'autres recherches et d'autres traitements et actions plus adaptés. 

Grippe : errements sur les chiffres

Un exemple très concret : la grippe. Le vaccin contre la grippe est aujourd'hui largement préconisé chez les séniors, chez les personnes dites à risque, par exemple les diabétiques de type 1 comme moi (je n'ai jamais pris ce vaccin là, voir les explications dans le lien qui suit), chez les femmes enceinte, chez les soignants, etc. Pourtant, au delà des grandes déclarations médiatiques, quelle est la réalité des chiffres pour cette maladie, et des succès et des insuccès ?

Voir notamment les liens cités dans ce billet : Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

En résumé : rien ne montre que l'aspect préventif du vaccin fonctionne. Et la mortalité liée à la maladie elle même concerne de façon sûre chaque année un nombre d'individus (en moyenne entre 400 et 500) qui n'a rien à voir avec les 10 à 15000 cités régulièrement, qui résultent en fait de tout un tas de causes qui peuvent n'avoir aucun rapport avec la grippe. 

Exemple de la Diphtérie

Le même lien entre Diphtérie et conditions de vie apparaît dans l'article ci-après, dans un graphe situé vers le milieu de page, et les analyses qui suivent. Il s'agit là d'analyse de faits établis, chiffrés, datés : http://michel.delorgeril.info/vaccins/comment-le-journal-le-monde-se-deshonore-en-faisant-mentir-les-chiffres. En bref, la vaccination semble n'avoir qu'un rôle très secondaire dans l'évolution de cette sorte d'épidémie permanente qui fauchait tant d'enfants. Mais on ne se rend compte de cela que grâce à la lecture minutieuse des faits par des chercheurs indépendants. En clair, beaucoup de recul, et au moins un regard extérieur compétent (c'est à dire de médecins et chercheurs sans lien aucun avec l'industrie du vaccin), semblent nécessaires pour appréhender les bienfaits et les limites de la vaccination sur les maladies ciblées. 

Cet exemple concerne un des vaccins, celui contre la diphtérie, pourtant parmi les moins remis en cause habituellement. Il fait partie du DTP, seul vaccin obligatoire jusqu'à fin 2017.

Exemple de la rougeole

J'avais pu lire avant que cette maladie ne soit une des plus mises en avant pour justifier les nouvelles obligations vaccinales, de nombreux articles évoquant une épidémie de rougeole mortelle ; Articles relativement identiques parus en France, Italie, Roumanie, Algérie, Etats-Unis. Cela peut montrer qu'il y avait un réel risque épidémique.

Ou alors qu'il y avait une campagne de communication très concertée, parce que ces messages jouaient en partie sur la peur et sur la culpabilisation, comme cela avait été le cas des années avant pour le cholestérol par exemple (voir dans le moteur de recherche, ou les sites en lien, tous les articles à ce sujet). Je n'ai pas les moyens de trancher entre ces deux interprétations. Mais la ressemblance, dans la forme, avec ces messages délirants sur le cholestérol qui soit disant boucherait les artères, était forte. Et les médicaments contre le cholestérol représentent un marché très lucratif. 

Qu'en penser ? Je me réfère à d'autres personnes : par exemple cette analyse, réalisée par un mathématicien. Un mathématicien a t'il compétence pour évoquer les vaccins, dont celui de la rougeole ? Oui a priori pour les parties chiffrées, je ne sais pas pour les parties biologiques. Hors pour ces parties là, il effectue surtout une bibliographie. Je n'ai pas été vérifié tous les liens donnés, mais cela paraît intéressant, voire indispensable, à glisser dans le débat au sujet des vaccins (s'il n'y avait plus de débat, on ne serait plus dans un domaine scientifique), notamment sur l'argument répété de l'altruisme des vaccins : https://aimsib.org/2017/12/20/propagation-de-rougeole-feu-de-vaccination/

L'intervention de spécialistes extérieurs à un domaine scientifique, entres autres pour ré-analyser les données disponibles, avec des conclusions différentes de celle des spécialistes reconnus du moment, est un des "passages" décrits par Thomas Kuhn dans "La structure des révolutions scientifiques", pour les périodes de révolution scientifique. Beaucoup d'autres signes décrits par Thomas Kuhn pour ces périodes, comme la multiplicité de contre analyses concurrentes (c'est le cas entres autres dans le domaine des vaccins, mais aussi de bien d'autres en médecins), sont présents aussi. 

Mort subite du nourrisson

La mort subite du nourrisson, importante cause de mortalité, a considérablement diminué quand des actions de prévention ont été mises en place dans les années 90 : coucher le bébé uniquement sur le dos surtout, ne pas surchauffer la chambre. Voir par exemple ce dossier   http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1596_mort_subite.htm, où il est écrit : 

"Le couchage des bébés sur le dos sans couette ni oreiller, à température modérée (18°-19°C), la limitation du tabagisme passif, le fait de moins couvrir le bébé et autres mesures préventives ont permis des progrès inespérés. Cependant, après une diminution légère mais constante entre les années 2000 et 2013, une légère augmentation des morts subites du nourrisson est constatée. En cause, le "co-dodo" et le fait de faire dormir le bébé sur le ventre d'un adulte. Aujourd'hui, on estime qu'environ 250 morts subites du nourrisson ont lieu chaque année en France et cela malgré les nombreuses campagnes de prévention."

Plus précisément; l'évolution à partir des années 90 est montrée à partir de ce graphique : 

Msn inserm evolution france

Graphique tiré de : http://naitre-et-vivre.org/donnees-statistiques-epidemiologie/

Qu'est ce que cela nous indique ? 

  • la mesure qui a été le plus efficace pour diminuer la mort subite du nourrisson est "environnementale" (position surtout, contrôle de la température ambiante, contrôle du type de vêtements et des couvertures, limitation du tabagisme passif, ...)
  • l'application des mesures de prévention, environnementale donc, a eu un effet immédiat et net sur la baisse de la mortalité du nourrisson. 
  • il existe un seuil en dessous duquel la mortalité n'a pas baissé. Plusieurs causes sont possibles mais celle qui est mise en avant est le fait de trop coucher le bébé en position ventrale sur le corps des parents. Donc là aussi une cause environnementale semble privilégiée.
  • parmi les autres causes qui sont citées, les infections. Celles-ci sont favorisées on l'a vu dans les habitats insalubres, mal chauffés. C'est donc un des paramètres sur lesquels il faudra jouer en priorité.
  • les mesures prises, efficaces, sont vues immédiatement sur les courbes de mortalité. Voir le contraste avec les évolutions de mortalité liées au vaccin contre la diphtérie (lien plus haut dans le chapitre dédié). 

Virus, et bactéries, parasites aussi, sont parfois dangereux voir mortels. Mais ce qui fonctionne de façon nette et flagrante pour diminuer la mortalité infantile c'est une limitation des perturbations de l'environnement du bébé.

La stagnation relative dans les années 2000 indique que la baisse de mortalité infantile générale lors des mêmes périodes relève d'autres causes. Sous réserve que les causes de décès soient identifiées avec certitude, ce qui reste souvent difficile.

Les vaccins ont peut être un rôle à jouer pour lutter contre la mortalité infantile, mais qui paraît être secondaire au regard des conditions de vie. Et des vaccins présentent tout de même parfois des effets adverses.

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Santé : Rousseau, Voltaire, Descartes ? Endométriose et autres maladies

Billet hors cadre, dans lequel je tente de faire le lien entre des auteurs philosophiques, parfois appelés à la rescousse lors de débats sur la santé, et leurs actes ou leurs écrits. Les contextes idéologiques, philosophiques imprègnent en effet, plus qu'on ne le pense, nos actes y compris quand il s'agit de notre santé ou de la santé publique. 

Philosophie et santé

La philosophie est une discipline passionnante, à laquelle hélas je ne réussis pas à consacrer du temps. Pourtant, dans le domaine de la santé, elle joue un rôle important. Au passage, dans d'autres pays, par exemple en Italie, il est fréquent que les formations scientifiques soient accompagnées d'une solide formation littéraire, romans mais aussi essais philosophiques. Il serait peut-être intéressant de rétablir ce lien dans les formations en France. 

A titre d'exemple des rapports philosophie / santé, il est  fréquent d'entendre dans un débat ou une discussion des phrases comme "mais comment, dans le Pays de Voltaire, peut on prétendre que telle ou telle méthode (par exemple un protocole alimentaire) non approuvée  par toute la communauté scientifique a une quelconque utilité?".  Le débat Rousseau / Voltaire a cours dans plusieurs domaines, y compris donc dans celui de la santé. N'étant pas (ou plus, les cours de philosophie sont loin derrière moi, et je n'ai plus relu ces auteurs depuis) au fait de leurs textes, de la vie de ces auteurs, ni du contexte, j'ai demandé à un connaisseur de m'en dire quelques mots. Il s'agit de mon père, passionné et dévoreur d'ouvrages de philosophies depuis des décennies. Connaisseur mais non professionnel ni professeur de philosophie, cela a peut être facilité sa recherche de conformité entre ses convictions philosophiques et sa vie, personnelle, professionnelle, dans le sens de l'application d'une philosophie aux circonstances quotidiennes. Et aussi la recherche de cette cohérence parmi les auteurs de philosophie. C'est en tout cas la recherche de cette cohérence qui m'intéresse pour le thème de la santé. 

J'ai demandé à ce passionné de Spinoza, de Descartes (il a beaucoup d'arguments contre les oppositions selon lui factices que l'on créé entre ces deux auteurs, mais c'est une autre histoire qui sort du cadre de ce blog) ou dans un autre genre des écrits de Paul Diel, de me résumer en quelques lignes le contexte, les différences fondamentales entre ces deux auteurs, Rousseau et Voltaire, avec quelques passages aussi sur Descartes, cité régulièrement dans le domaine scientifique. Et comme ce fut dans son enfance un vrai Titi parisien, il est logique que je me sois tourné vers lui pour savoir si ... c'est de la faute à Voltaire ou de la faute à Rousseau ?  

Les éventuelles erreurs de transcription, incompréhensions, etc. sont de moi, dans ce domaine qui n'est pas le mien.

Rousseau

Rousseau a beaucoup été critiqué pour ne pas avoir mis en conformité ses écrits et ses actes, notamment en ayant abandonné ses enfants. Cette affirmation lui enlève beaucoup de crédit dans toute discussion philosophique. Hors, d'après un certain Dr Roussel (références non retrouvées), Rousseau aurait souffert d'Hypospadias, d'orchite et d'urétrite, bref, d'une malformation et d'inflammations qui l'auraient rendu non fécond. Si cette assertion est vérifiée (et je ne sais pas si c'est possible de façon certaine via les documents de l'époque) cela veut dire que ses 5 enfants ont été adoptés par lui. On passe de l'image d'un père indigne à celle d'un homme qui offre son nom et ses moyens aux enfants d'un autre et à leur mère, sans pour autant vivre avec eux. Cela redonnerait beaucoup de cohérence entre les écrits et les actes de cet homme. C'est même un changement total de perspective. 

Voltaire

Voltaire de son côté est souvent cité pour ses textes sur la tolérance, que l'on lit avec plaisir et intérêt. Je l'ai lu comme ça pendant ma période scolaire, et plus tard aussi. Mon père me dit pourtant que Voltaire a bâti une partie de sa fortune sur l'esclavagisme. Et en effet, si j'en crois une recherche rapide sur le net. Je recopie quelques extraits sur le premier site trouvé via moteur de recherche. Je laisse aux spécialistes le soin de confirmer ou d'infirmer ces écrits. Qui sont édifiants :    http://www.contreculture.org/AG%20Voltaire.html

" Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir."(tome 8, page 187)


 
Lettre à Michaud de Nantes, son associé  dans l'armement du Congo  (Cité par César Cantu, Histoire universelle, 3ème édition, Tome XIII, p 148. Accessible sur Google books)
"Je me félicite avec vous de l'heureux succès du navire le Congo, arrivé si à propos sur la côte d'Afrique pour soustraire à la mort tant de malheureux nègres... Je me réjouis d'avoir fait une bonne affaire en même temps qu'une bonne action."

"Il y a une tragédie anglaise qui commence par ces mots : mets de l'argent dans ta poche et moque-toi du reste. Celà n'est pas tragique, mais celà est fort sensé" (lettre de Voltaire au P. de Menoux, 11 juillet 1960).

 Voltaire a spéculé pendant toute sa vie, ce qui explique son immense fortune. Pour se faire une idée de son appétit pour l'argent et les manoeuvres financières, des prêts qu'il consentait à des taux exhorbitants, en dehors de toute éthique, le livre Ménage et finances de Voltaire(1854), de Louis Nicolardot est très éclairant."

Mon père me cite aussi quelques phrases de Voltaire du même acabit, dont : "il importe d'avoir à sa disposition une masse docile de gueux ignorants autrement dit des prolétaires analphabètes n'ayant que leurs bras pour vivre et qui constitue une vile multitude

Bref, sans commenter ni juger les valeurs des écrits, des idées exprimées par l'un ou par l'autre, l'aura dont bénéficie l'un, l'opprobre qui colle à l'autre, reposent sur des bases bien fragiles, très incomplètes. Ce contexte me semble compter aussi lorsque quelqu'un fait appel à l'un ou à l'autre pour argumenter en matière de santé. D'autant que, on le verra un peu plus loin, ces mêmes grandes logiques opposées semblent être toujours de mise, avec quelques nuances, aujourd'hui, notamment dans le domaine de la santé.

Descartes

L'autre auteur souvent cité pour l'appel à la raison est Descartes. Au passage, mon père me rappelle que Descartes est l'un des très rares philosophes depuis l'antiquité, avec Condorcet et Pierre Leroux, qui ait placé la femme sur un pied d'égalité avec l'homme, sur les plans de l'intelligence et de la morale. Pourquoi évoquer ici les femmes ? Car dans le domaine de la santé, elles ont été longtemps les grandes oubliées.

D'ailleurs il est frappant, quand on lit le Dr Seignalet (Alimentations qui marchent, Mon parcours) qui s'est attaqué à la compréhension de maladies très mal comprises, que la plupart d'entres elles étaient au départ des maladies à forte prédominance féminine, comme la Polyarthrite rhumatoïde, la Sclérose en Plaques, etc. Ensuite son raisonnement s'est étendu à d'autres pathologies. Est-ce que les mécanismes physiologiques étaient jusqu'alors jugés trop complexes, ou est-ce plus simplement que ces maladies féminines étaient jugées moins dignes d'intérêt ?

Une anecdote personnelle : je me rappelle avoir accompagné ma compagne (années 90) chez le médecin pour témoigner des douleurs terribles qu'elle avait à l'époque. Pourquoi l'accompagner ? Simplement parce que les médecins ne la croyaient pas. Elle était réellement épuisée, donc n'avait plus la force à ce moment de batailler avec ces médecins. Il a suffi que je vienne (c'est à dire qu'un homme parle, pour dire pourtant strictement la même chose qu'elle) pour que ces douleurs soient enfin prises en compte, et leur origine recherchée pour de vrai (et il y avait une vraie cause derrière ces douleurs). Accessoirement, cela avait évité une spirale délirante de prises de cachets anti-douleurs bouffeurs d'estomac, de tests au hasard, de ponction lombaire "pour voir", bref d'une continuité de surcoûts hallucinant pour la collectivité, de souffrance non résolue pour la personne, suite à une non-écoute, puisqu'elle avait eu l'intuition, juste, de la cause, mais cette intuition n'était donc pas écoutée, elle était féminine. Cela m'avait laissé un goût bizarre, comme si spontanément la parole féminine était jugée non crédible chez le médecin. Il serait bon que dans le parcours scientifique, et médical, cet apport là de Descartes soit plus souvent mis en avant. Ce simple changement de perspective devrait permettre bien des progrès scientifiques pour la santé, puisqu'environ 50 % de la population serait mieux prise en compte. Depuis, et encore aujourd'hui, j'ai entendu bien des amis, et des amies surtout, désespéré(e)s de s'entendre dire que "c'est dans leur tête". Il y a eu quelques progrès, mais c'est loin d'être gagné. 

Endométriose

J'en profite pour parler brièvement d'une maladie féminine mal connue pour ses causes : l'endométriose. En quelques mots, c'est une maladie souvent très douloureuse : les tissus de la paroi utérine se développent hors de l'utérus, ce qui peut engendrer de nombreuses douleurs, par exemple pendant les périodes de règles. Un diététicien Fabien Piasco, a écrit récemment un ouvrage à ce sujet "L'alimentation anti-endométriose". En résumant et simplifiant beaucoup (l'ouvrage est beaucoup plus complet que ça), il propose dans les grandes lignes plusieurs niveaux d'approche : une alimentation de type méditerranéenne, riche en légumes, en omégas 3, limitée en omégas 6, avec peu de polluants (chapitre très intéressant également), puis si ça ne fonctionne pas, une alimentation similaire sans gluten, voire sans gluten et produits laitier. Soit une alimentation méditerranéenne, ou une alimentation de type méditerranéenne sans gluten (on rejoint là ce qu'écrit le Dr de Lorgeril pour d'autres pathologies dans un chapitre de son ouvrage "Le nouveau régime méditerranéen") ou alors de type Seignalet (décrite dans son ouvrage "L'alimentation ou la troisième médecine"), adaptées à cette pathologie. Bref là aussi un rôle central probable de l'alimentation. Et des solutions déjà largement citées sur ce blog pour d'autres pathologies.

Pour revenir au contexte philosophique, je pense que nous avons ici une méthode analysée de façon scientifique (avec des niveaux de preuve parfois faibles, mais l'auteur décrit très bien ces différents niveaux de preuve), qui paraît en bonne partie naturelle (on pourrait dire d'inspiration Rousseauïste, même s'il est impossible de savoir si Rousseau aurait validé ce type d'approche), décriée par l'appel à la raison (par des personnes qui se réfèrent à Voltaire) et qui s'intéresse à un problème uniquement féminin longtemps ignoré peut-être par dédain (malgré la renommée d'un auteur comme Descartes qui lui plaçait les femmes sur un pied d'égalité avec les hommes). Et cette approche paraît fonctionner (il faudra bien sûr des confirmations supplémentaires) ou a minima être une piste très intéressante et efficace, soit seule soit en complément d'autres traitements. Ces confirmations ne sont pourtant pas réalisées, et là il faudrait relire Thomas Kuhn, l'auteur de l'ouvrage "La structure des révolutions scientifiques", livre fondamental d'épistémologie, pour comprendre les facteurs de blocages institutionnels scientifiques. 

Thomas Kuhn

Descartes écrivait quelque chose comme (j'ai retenu l'idée, pas la phrase exacte) " il faut noter et analyser systématiquement tout ce qui ne va pas dans le sens de ses propres convictions, de ses propres résultats ". Il y a ici un lien avec Thomas Kuhn cité plus haut ("La structure des révolutions scientifiques") : il existe en science un phénomène de contrôle, par quelques individus, souvent très peu, qui ont écrit les ouvrages de référence, qui édictent les règles de leur discipline, et dictent les règles pour tous les professeurs qui sont choisis selon leurs critères, voire de blocage envers toutes les expériences qui ne vont pas dans le sens de leurs paradigmes et théories.

Un paradigme est un ensemble de règles écrites et tacites, pas forcément formulées de façon explicites, qui dirige le choix et la cooptation des pairs, des étudiants, et qui devient donc figé pour un certain temps. L'un des paradigmes les plus puissants actuellement est que, à part pour quelques cas de figure (allergies, maladie coeliaque, maladies liées à l'obésité, ...) l'alimentation n'a qu'un rôle secondaire dans le développement des pathologies. Et que donc un changement alimentaire ne peut avoir qu'un rôle mineur. Pourtant les témoignages par exemple pour la méthode Seignalet sont légion (chercher sur le net, ou autour de vous, ou pour les médecins, parmi les patients que vous voyez moins, ou ici, entre beaucoup d'exemples : Asthme et Seignalet ; Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ) et conformes à la théorie qu'il a décrite. Mais il est quasiment impossible de dégager un budget pour ce type de recherche là. C'est d'autant plus étonnant que cela correspond dans les grandes lignes à plusieurs aspects de l'alimentation japonaise traditionnelle, réputée comme une des meilleurs du monde en termes de santé et de vieillissement en bonne santé. 

Thomas Kuhn décrivait plusieurs facteurs pour ce type de blocage dans le domaine scientifique. Un des facteurs, plus prégnant aujourd'hui, ne transparaissait pas dans ses écrits : l'argent. Cela pourrait être le cas dans le petit monde de la recherche sur le cholestérol, qui a généré des chiffres d'affaire faramineux via la vente des médicaments, ou via la filière agro alimentaire, et contre lequel il est difficile de lutter malgré les arguments scientifiques très nombreux. Voir par exemple ici : https://www.cholesterol-statine.fr/news/on-reparlait-de-lezetimibe ou dans les articles connexes, ou encore là : http://michel.delorgeril.info/ par exemple cet article  http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/statines-et-autres-anticholesterol-clap-de-fin-priere-de-ne-pas-huer-les-acteurs-merci., mais il y en a bien d'autres. Cela peut être aussi le cas pour certains vaccins, même pour l'un de ceux cité comme modèle des bienfaits de la vaccinologie : Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

Il faut retenir aussi que les revues officielles, reconnues, dans un domaine scientifique donné, ne peuvent que, selon ce que disait Thomas Kuhn, publier ce qui va dans le sens, affine, ou ne modifie qu'à la marge, les paradigmes du moment, édictés d'abord par peu d'individus, et repris en boucle ensuite par les experts de la discipline. Le blocage par intérêt financier ne vient donc qu'accentuer ce phénomène de "gel" scientifique. .

Thomas Kuhn décrit ensuite les phases de "révolution scientifique", caractérisées entres autres par le nombre de théories concurrentes, et de remises en cause, qui ne passent pas par les filières habituelles. La grande abondance de livres, écrits, en ce domaine semble montrer qu'on est depuis les années 90 dans ce type de phase "révolutionnaire" en médecine. La "preuve" souvent brandie que ce ne sont que fadaises car non publiées dans les revues "sérieuses" peut n'être que la preuve (parfois, pas systématiquement bien sûr) que ces revues sérieuses ne fonctionnent qu'avec des individus qui ne tolèrent pas les remises en cause. 

Pour les remises en cause argumentées de certaines pratiques médicales, voir les différents liens donnés dans ce billet, et aussi par exemple pour le surdiagnostic parfois dangereux du cancer du sein : http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/12/cancer-du-sein-quelques-chiffres-sur-le.html. 

Rousseau à nouveau

Rousseau écrivait, en résumé par mon père: "quand l'homme quitte l'état de nature il rentre en société, il se produit un changement très remarquable, c'est là qu'il devient vraiment homme. De l'instinct il passe à la raison qui a engendré les arts et les sciences, le savoir et la technique, conditionnant le progrès technique et économique, mais en même temps se développe en chacun des passions comme la vanité, l'ambition et la cupidité, engendrant la guerre de tous contre tous, insécurité et misère, la propriété, le luxe. On en arrive à ce qu'une poignée de gens regorge de superflu, tandis qu'une multitude d'affamés manque de nécessaire. Moralité ce n'est pas la société qui a corrompu l'homme c'est l'homme qui a corrompu la société".

Cela est peut-être, ou pas, une constante des sociétés humaines, mais on aurait pu espérer, penser, que la recherche médicale échappe à ces défauts. 

Pour le lien entre cupidité et maladies féminines, à titre d'exemple, je prends à l'instant connaissance de ce billet d'humeur récent: https://lucperino.com/549/humeurs-feminines-venues-de-tres-loin.html

Pour le lien entre cupidité et maladies en général, à titre d'exemple complémentaire : https://www.prevention-sante.eu/actus/vie-tres-courte-puis-mort-subite-dun-vaccin-a-15-milliards-de-dollars

Conclusion

Nos vies sont pleines de présupposés, de paradigmes, d'opinions qui peuvent parfois nous rapprocher, parfois nous éloigner, de la réalité. En termes de santé, connaître le contexte de ces opinions et paradigmes pourrait permettre de mieux s'en dégager pour profiter de ce qui est réellement adapté à notre situation. Et de réaliser que les voies choisies dans les domaines de la recherche, des traitements, dépendent bien sûr des données scientifiques, qui elles-mêmes dépendent pour partie de grandes orientations qui ont été abordées par les philosophes, dans leurs écrits et dans leurs actes. Le paradigme que la science médicale actuelle est toujours du côté de la raison, en faisant appel à Voltaire, ou à Descartes, est discutable. L'un était dans ces actes très loin d'être humaniste, sa raison était accompagnée d'une bonne dose de cynisme, dans la réalité vécue. L'autre considérait la moitié de l'humanité comme égale de l'autre, ce qui de façon très concrète n'est que partiellement réalisé dans la recherche ou parfois dans la pratique médicale aujourd'hui, par les mêmes qui peuvent faire appel à Descartes avec des trémolos dans la voix.

Thomas Kuhn a lui bien démontré que la science fonctionnait par révolutions scientifiques, entrecoupées de très longues phases de progrès uniquement quand ils rentrent dans le cadre de ces paradigmes, ou de blocages quand ils en sortent. Ces blocages sont aujourd'hui de plus en plus manifestes quand il s'agit de recherche de pouvoir sur telle discipline, ou de recherche de gains financiers substantiels. Mais pourtant cela continue. 

Comment agir de son côté? En devenant acteur dans son parcours de soin. Cela ne veut pas dire tout remettre en cause systématiquement, mais s'informer et savoir qu'il existe des méthodes, notamment alimentaires, qui peuvent aider réellement pour un grand nombre de pathologies, parfois au-delà de l'action médicamenteuse. Quand aux principaux abus médicamenteux, ceux à éviter en priorité, il peut y en avoir plusieurs ; je rappelle par exemple ces médicaments dont se méfient beaucoup de professionnels de santé pour les personnes âgées : Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

Pour les personnes qui sont très intéressées par la problématique des maladies cardio-vasculaires, et aussi par celle des vaccins, agir peut être s'impliquer, par exemple via une association telle que l'AIMSIB :https://aimsib.org/ ; Nouvelle Réunion AIMSIB 13 janvier à Lyon

Nouvelle Réunion AIMSIB 13 janvier à Lyon

Programme et inscription

L'année dernière la première réunion de l'AIMSIB avait drainé beaucoup de monde, avec des interventions très riches. Pour mémoire : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite ; https://aimsib.org/videos-de-la-journee-inaugurale-de-laimsib-le-30-mai-2016/. Vous pourvez chercher dans ces liens les thèmes qui vous intéressent.

 

Une nouvelle réunion a lieu le 13 janvier 2018 à Lyon.

 

Les infos sont disponibles là : http://michel.delorgeril.info/conferences/congres-annuel-de-laimsib-le-13-janvier-2018 ou là https://aimsib.org/congres-inscription/

N'hésitez pas à vous y inscrire 

Moi je ne vous y rencontrerai pas je ne peux hélas m'y rendre cette année. Hélas car la journée promet encore une fois d'être très riche, très informative, avec deux points forts : en matinée, discussions sur les nouvelles obligations vaccinales, et l'après-midi, les maladies cardio-vasculaires. 

Pour les maladies cardio vasculaires et le cholestérol, pour se mettre dans le bain, je vous propose par exemple cette vidéo qui date d'il y a deux ans environ, mais toujours d'actualité.

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Cerveau et alimentation : la schizophrénie aussi ?

Alimentation et pathologies du cerveau

Ce billet concerne la schizophrénie, et constitue un rappel pour d'autres pathologies du cerveau. A ce jour, les approches citées n'ont en majorité pas pu être validées par des recherches cliniques en bonne et due forme (études randomisées avec 2 à plusieurs groupes de patients avec des régimes différents) sur lesquelles pourraient s'appuyer les médecins en exercice ou les autorités de santé. Pourtant, les données disponibles vont largement dans le sens d'un rôle central des interactions des individus avec les facteurs environnementaux, dont l'alimentation au premier rang. 

Une recherche clinique de ce type coûte plusieurs centaines de milliers d'euros (recherche sur une hypothèse de travail de diminution globale des symptômes et récupération d'au moins une partie des facultés, sur un temps suffisamment long, sur un nombre suffisant de patients dans des situations variées, et en visant des résultats, en cas de succès, directement applicables par les praticiens) pour une seule pathologie, sur un temps de l'ordre de 4 à 5 ans, plus les étapes préalables de recherche de financement, d'étapes d'autorisation de l'essai clinique, etc. Le rôle de l'alimentation (ou de l'environnement en général) dans la santé est transversal à plusieurs spécialités (a minima gastro-entérologie, immunologie, endocrinologie, épidémiologie, bonnes notions d'écologie - science des relations avec l'environnement au sens large -, et ici aussi neurologie, psychiatrie).

Dans un contexte d'hyper spécialisation et d'économies financières, il est peu probable qu'une telle recherche voit le jour avant longtemps.

C'est donc aux patients, et à leur entourage, de se renseigner, d'informer le médecin, malgré le risque de confrontation en raison d'une grande inculture médicale sur ces sujets, et de tester les méthodes alimentaires citées ici. Comme toute méthode, les améliorations ne concernent pas 100% des patients, et sont effectives à des degrés divers selon les patients, en fonction des structures cérébrales déjà touchées, de l'ancienneté de l'affection, des capacités de récupération (expression peu scientifique mais très parlante), etc. Ces méthodes ne s'envisagent donc pas sans poursuivre les traitements disponibles qui fonctionnent.

Mais elles peuvent entraîner des niveaux d'amélioration inatteignables avec les seuls médicaments. 

Des noms commerciaux de compléments alimentaires sont cités. Les compléments alimentaires me paraissent secondaires, ce qui semble compter surtout, c'est l'adaptation de l'alimentation. Pour celles et ceux qui exploreront la voie des compléments alimentaires : renseignez vous en utilisant la bibliographie ou les liens cités, ainsi que sur les différentes formulations disponibles dans le commerce, en pharmacie. Ce qui importe pour les compléments est d'avoir l'équivalent en terme de dosage et de qualité quelle que soit la marque.

Liens entre diabète et schizophrénie

Le nombre de diabétiques de type 2 serait plus élevé chez les patients schizophrènes que dans la population en général : https://www.deepdyve.com/lp/elsevier/diab-te-et-schizophr-nie-cyNRwwLFnz. En cause des perturbations du mécanisme du glucose chez les patients schizophrènes, auxquels se rajoutent ensuite les effets diabétogènes d'antipsychotiques.

Alimentation et cerveau

Le rôle central de l'alimentation pour plusieurs pathologies du cerveau a beau être méconnu, les résultats restent impressionants. C'est le cas pour les maladies d'Alzheimer et de Parkinson : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Et pour la Schizophrénie ? 

Un article récent traduit en français montre que ce rôle peut être très important aussi pour cette pathologie : http://guerir-du-cancer.fr/regime-cetogene-superieur-aux-drogues-anti-psychotiques/

On y lit par exemple ce passage :

"Cas numéro deux: Un homme vient à la vie. La deuxième histoire est celle d’un homme célibataire de 33 ans diagnostiqué avec un trouble schizo-affectif il y a quatorze ans.
Au cours des années, il avait essayé SEIZE différents médicaments psychiatriques avec un succès limité, y compris Clozapine.
Pesant 146 kilos, il a décidé de se lancer dans un régime cétogène pour la perte de poids.
En trois semaines, il a rapporté une réduction «dramatique» des hallucinations auditives et des délires, ainsi qu’une meilleure humeur, énergie et concentration .
Au cours d’une année, il a perdu un total de 47 kilos.
Lorsqu’il était en cétose, ses scores PANSS se sont améliorés de façon significative, tombant de 98 à seulement 49. Sa fonction quotidienne et sa qualité de vie se sont également améliorées de façon spectaculaire; Il a quitté la maison de son père, a commencé à fréquenter et a commencé à suivre des cours à l’université.
Fait intéressant, dans les deux cas, chaque fois que l’un de ces individus a abandonné le régime cétogène, ses symptômes se sont aggravés et, lorsqu’ils sont revenus au régime, leurs symptômes se sont améliorés, suggérant que c’était l’alimentation et non un autre facteur responsable .
"

Le régime cétogène consiste entres autres à supprimer ou limiter les sources de glucides. Parmi celles-ci, le maïs et les céréales à gluten. Or, une bibliographie très rapide montre que le gluten est mis en cause depuis longtemps pour la schizophrénie. 

J'avais réalisé il y a quelques années une bibliographie très rapide et une consultation rapide aussi sur internet : bibliogaphie de l'ouvrage du Dr Seignalet, un avis du Dr de Lorgeril sur son blog (pour la schizophrénie et pour le système cardio vasculaire, plus exposé selon lui que pour le reste de la population), et avis du "Prof Petzouille", pseudo sur internet d'un ancien pharmacien qui intervient sur divers forums santé, le plus souvent sur la complémentation alimentaire. 

Suppression du blé et des céréales à gluten
SANTIS A. (de), ADDOLORATO G., ROMITO A. et coll. - Schizophrenic symptoms and SPECT abnormalities in a coeliac patient : regression after a gluten free diet. J. Intern. Med., 1997, 242, 421-423.
DOHAN. F.C. - Schizophrenia and neuroactive peptides from food. Lancet. 1979, 1, 1031.
HOWARD R. - Schizophrenia and the gut, again Lancet, 1993, 342, 1128-1129
LORENZ K. - Cereals and schizophrenia. Advances in cereal science and technology, 1990, 10, Pomeranz édit. Saint-Paul (USA) 
REICHELT K., LANDMARK J.
Specific IgA antibody increases in schizophrenia, 1995
Biological Psychiatry, Volume 37, Issue 6, Pages 410-413
Abstract
IgA antibody levels in serum were examined in two groups of schizophrenic patients. All were diagnosed according to DSM-III-R criteria. One group of 36 males and 12 females were compared to historical controls. The other group consisted of 13 males off drugs for at least 3 months; these were compared with age -and sex-matched controls. An increase in specific IgA antibodies was found. More schizophrenics than controls showed IgA antibody levels above the upper normal limit to gliadin, beta-lactoglobulin, and casein.

Témoignage d'une régime type Seignalet pour la schizophrénie :
http://sgscdiet.chez.com/dominique.htm
« Bonjour à tous.

Voilà maintenant quelques temps que je me sent beaucoup mieux et même vraiment bien.Pourtant qand j'y repense je viens de passer une année trés éprouvante.Il y a un an j'étais hospitalisé depuis 2 mois et le psychiatre aprés cette nouvelle rechute me disait schizophrène.

Aujourd'hui je me sents tellement loin de cet hier.Grace à l'amour de mes parents j'ai pu être recueuilli un temps chez eux aprés l'hopital...mais alors, quel chaos énergétique...Plus aucun gout pour rien,une continuelle dépression me minait du lever au coucher.Traitement allégé le plus possible les derniers temps pour pouvoir réagir, c'est en gros il y a 2 mois que je me prends en main. Je sais qu'il est primordial pour moi de ne plus fumer et donc j'arrête la cigarette au bout de 15 jours. Régime végétarien pour désintoxiquer le corps mais je cherche, prie, médite pour me sentir mieux, je veux me sauver par tous les moyens car j'ai trop souffer et souffre alors encore tellement.

J'entends alors parler d'un régime sans gluten contenu dans les céréales comme le blé et aussi sans la caséine du lait. Aprés de copieux renseignements trouvés entre autre sur le web je décide d'arrêter net toute consomation de produit laitier et toute céréales contenant du gluten. Je me mets donc au régime strict. Deux semaines plus tard tout est redevenu tellement normal en moi, dans tous les domaines il y a du mieux. Physiquement je ne suis plus abattu à longueur de journée, mes membres ont tous envie de bouger à nouveau alors je m'éclate à vélo, ça parait bête mais je souris à tout le monde, je retrouve dans mon coeur la joie qu'il lui manquait tant. Moralement...toujours partant sans le moindre problème, je me plait à être créatif sans me forcer et c'est avec un super optimisme et une abondante énergie que je vis et j'existe depuis mon régime.

Il y a dans cette renaissance une vérité qui ne me trompe pas, je ne tolère aucun écart dans mon alimentation tant le prix à payer est cher. Renseignez-vous, vous tous qui souffrez, je ne suis pas un miraculé du hasard, renseignez vous et essayez car si vous souffrez sans comprendre pourquoi, donnez vous les moyens de voir et de savoir! Il y a sur le net plusieurs sites faisant références aux maladies psychiques comme l'autisme et les intolérances gluten caséine. Je ne suis pas le seul à être guéri...

Bref je lance un message plein d'espoir pour tous les gens souffrant de psychoses maniaco-depressive, de schizophrénie, de trouble de l'humeur, ou autres bouffées délirante, c'est à dire à tous les psychopathes car le malade que j'étais est mort à ma place... Je renais à la vie, à vous maintenant !

Bon courage à tous !
Dominique
 »

Supplémentation
1) Association d'oméga-3 végétaux et marins à fortes doses pour démarrer (environ 4 grammes par jour, bien que cela soit couteux) : par exemple le Mixalpha* des Laboratoires Synergia.
+
Compléments à base de magnésium (avec vitamine B6), de choline

2) Livre de PFEIFFER et GONTHIER (Équilibre Psycho-Biologique Et Oligo-Aliments) :
VIT C environ 2 à 3 grammes par jour 
Apport significatif en B3. ex : NICOBION
MANGANESE (NDA : d'autres intervenants déconseillent largement pour la population en général l'apport de Manganèse. Je n'ai pas d'avis sur la question, renseignez vous de votre côté)
ZINC
ACETYLCYSTEINE..deux sachets par jour = MUCOMYST (fluidifiant bronchique) + TAURINE

Comme indiqué plus haut, ce n'est pas tant le nom de la marque qui compte que les apports réels. Et il est nécessaire d'informer le médecin de toute prise de complément.

Conclusions provisoires

Beaucoup d'autres solutions sont discutées sur les forums internet. Ceci dit, aussi bien le témoignage relatif au régime cétogène, que celui lié au régime Seignalet, montrent un lien très fort avec l'alimentation, et au premier rang avec le gluten. Par contre, les produits laitiers, éliminés dans le régime Seignalet, ne le sont pas dans le régime cétogène.

Le régime Seignalet permet aussi de lutter très efficacement contre le diabète de type 2, qui peut atteindre une partie des patients schizophrènes (chercher avec DT2 ou diabète de type 2 sur ce site en haut à droite pour trouver les articles et billets sur cette pathologie). 

Il s'agit donc à nouveau d'une pathologie dont les mécanismes sont mal connus, mais qui dans un nombre de cas dont la proportion reste à déterminer, réagit très bien à un régime alimentaire qui exclue le gluten, et dans au moins un cas aussi les produits laitiers. 

Je conseillerai plutôt le régime Seignalet : il correspond dans les grandes lignes à l'alimentation japonaise traditionnelle, pour laquelle on dispose d'un long suivi. Le régime cétogène peut être préféré et plus efficace peut être pour une partie des patients, mais on manque de recul, il n'y a pas de populations entières, ou de groupes d'individus, qui se nourrissent de cette façon depuis un temps long. C'est à chacun de tester en fonction de ses ressentis.

Pour le régime Seignalet : adapter les apports de corps gras à la façon diète méditerranéenne, Alimentations qui marchent notamment pour une bonne proportion omégas 3 et 6, peut en augmenter les effets, et contribuer à la protection cardio-vasculaire. Et sans réaliser le régime cétogène, diminuer globalement les apports de glucides peut être bénéfique. Pour la population en général en diététique classique, la fraction glucidique de l'alimentation doit représenter environ 50 % de l'énergie apportée par l'alimentation, et le sucre "blanc" dans l'idéal 10 % de l'énergie totale au maximum. Une baisse progressive de ces quantités sera peut être bénéfique, en informant le diabétologue pour les patients atteints aussi de diabète de type 2.

28 nov 20h50 ARTE Cholesterol le grand bluff

Rediffusion du film documentaire à voir absolument, ce soir 28 novembre à 20h50. 

https://www.arte.tv/fr/videos/051063-000-A/cholesterol-le-grand-bluff/

Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

Un nouveau billet concernant la grippe montre à nouveau que ce vaccin ne sert à quasiment rien, chiffres à l'appui. C'est tiré d'un site que je cite et recommande souvent, car très très bien fait et très argumenté, toujours après lecture fouillée des données scientifiques existantes. A titre d'exemple, une moyenne de 420 décès annuels ces 10 dernières années liés à la grippe, d'après des chiffres officiels et vérifiés, ça change des 10000 morts régulièrement brandis pour justifier le vaccin anti-grippal. 

A lire en détail avant de décider de se faire vacciner ou pas. 

https://www.cholesterol-statine.fr/grippe.html

Ca compléte largement des billets déjà publiés ici sur ces sujets, et qui permettent de comprendre le contexte scientifique très très flou, et financier, très flou aussi et prégnant, qui règne dans le domaine des vaccins aussi bien pour la grippe que pour plusieurs autres. 

Vaccin contre la grippe ? Et conflits d'intérêt

Lettre de médecins aux députés pour les vaccins

Grippe : vaccin, pas vaccin ?

 

 

Lettre de médecins aux députés pour les vaccins

Pour toutes celles et tous ceux qui sont intéressés par ce sujet, je vous conseille de lire la lettre très argumentée rédigée par des médecins, au sujet des nouvelles vaccinations obligatoires. La lecture demande un moment, mais cela vaut le coup.

Les scientifiques et médecins y trouveront leur compte, les vaccins sont discutés au cas par cas, et les données présentées sont référencées. 

http://hippocrate-et-pindare.fr/2017/10/16/lettre-ouverte-aux-deputes-contre-le-projet-dextension-de-lobligation-de-vaccination-des-nourrissons/

 

Vaccin contre la grippe ? Et conflits d'intérêt

C'est reparti pour les grandes campagnes de vaccination contre la grippe qui nous dit-on, sauvent des milliers de vies. Campagne à laquelle tous les "séniors" sont confrontés, mais aussi les diabétiques et bien d'autres. 

Plutôt qu'une longue analyse je vous renvoie à un billet d'humeur du blog "dur à avaler". Billet d'humeur, donc pas un article scientifique. Mais très argumenté et qui permet de comprendre que ce vaccin ne sert a minima à pas grand chose, études à l'appui. 

http://www.dur-a-avaler.com/vaccin-contre-la-grippe-la-desinformation-na-plus-de-limite-cest-officiel/

Pour aller plus loin, lire dans les commentaires celui de Reliquet (20h04), de toutes les personnes vacinées qui ont quand même eu la grippe, ou les précisions de l'auteur du blog Jerémy Anso. 

L'auteur du blog souligne très bien les conflits d'intérêt de personnes qui interviennent dans ce débat.  

Pour les liens d'intérêt, les conflits d'intérêt, le rôle de l'argent dans les décisions de politique de santé, voir absolument ce billet : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/cholesterol-anti-cholesterol-et-corruption-bas-les-masques

L'ensemble donne une image saisissante, très mercantile,  peu, voire pas, scientifique, de mécanismes de décision et d'influence sur les décideurs, pour des médicaments parmi les plus prescrits : le vaccin contre la grippe et les médicaments anticholestérol. Qui pour les premiers servent vraiment très peu, dans des cas particuliers, et avec beaucoup d'incertitudes, et qui, pour les seconds, ne servent à rien et sont toxiques ; reportez vous aux différents articles sur le cholestérol de ce blog ou au blog michel.delorgeril.info, ou encore au site aimsib.org.

C'est peut être encore plus grave que ça. Une étude avait montré que les gens sous statine étaient moins protégés que les autres par le vaccin anti-grippal. Cette étude était citée et commentée ici : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/statines-grippe-vaccins-zica-microcepahlie-pesticides-et-insecticides

Mais si le vaccin anti-grippal a une efficacité très relative, voire très modeste, et que les statines diminuent cette efficacité, c'est peut être que les statines sont juste particulièrement nocives pour le système immunitaire du corps humain. Est-ce que cela a été vérifié ?

Pas à ma connaissance. L'intervention d'experts avec des conflits d'intérêt auprès du public, des décideurs mais aussi des médecins noient ces données sous une croyance confortable qu'il s'agit de médicaments efficaces qu'il faut placer à tout prix. La réalité, celle vécue par les patients, est noyée dans ce flot d'informations de sources douteuses, quelle que soit l'autorité et le niveau d'expertise des intervenants. 

Bref, quels que soient les arguments, sur la base de la peur de souffrances terribles et d'une mort prochaine, que l'on vous sert pour vous inciter à prendre l'un ou l'autre, renseignez vous d'abord. Ca ne veut pas dire qu'il ne faille rien faire pour se soigner ou pour prévenir mais le vaccin anti grippe ou les médicaments anticholestérol ne sont qu'une solution très limitée dans le premier cas, à voir au cas par cas, et nulle dans le second.

PS : Pour mémoire, j'avais déjà donné des liens plus anciens sur la réalité de ce vaccin anti grippes : Grippe : vaccin, pas vaccin ?

Bonnes lectures.

Plus de 100 000 pages vues, par plus de 35000 visiteurs

Après un rappel des caractéristiques de ce site, j'indique les principaux centres d'intérêt des visiteurs jusqu'ici, et des raisons pour lesquelles beaucoup de ces thèmes, ne sont pas pris en compte, ou pas assez, par les médecins, malgré le nombre croissant de personnes concernées; 

Des propositions sont faites pour améliorer ces prises en compte, par chaque personne concernée (patient(e), aidant(e)). Mais aussi pour plus d'efficacité à titre collectif : du suivi par un professionnel de santé à un soutien à une association impliquée dans ces domaines. 

N'hésitez pas à venir publier vos témoignages, ici en commentaire, ou sur les divers forums spécialisés, si vous avez mis en place de tels changements, en précisant les résultats obtenus. 

Rappels

Depuis que le site existe, plus de 100000 pages ont été vues, par plus de 35000 visiteurs Le record de visiteurs en une journée a été de 800 et quelques. C'est à la fois peu, et beaucoup pour un site de ce type. 

Ce qui me motive particulièrement pour continuer à rédiger, c'est que la moyenne de pages vues par visiteur augmente depuis le début. De plus en plus de visiteurs parcourent 5 à 8 pages lors d'une visite.

Le thème central au début était le diabète (de type 1 et de type 2), et les améliorations possibles liées à l'alimentation. Puis les maladies souvent liées au diabète, ou alors les maladies avec des mécanismes de déclenchement comparables, mais des manifestations cliniques très différentes.  Je relaie aussi un appel à la prudence pour quelques traitements précis, qui concernent trop souvent les diabétiques de type 2 : par exemple les anti cholestérols, inefficaces et toxiques, et ... diabétogènes ! Le rôle de l'environnement (alimentation en premier lieu, mode de vie, pollutions, tiques, etc.) est prépondérant pour les maladies citées ici. Les meilleurs résultats sont souvent obtenus en jouant sur un ou plusieurs de ces paramètres.

Beaucoup d'expériences, menées soit selon les critères de la recherche scientifique médicale (régime dit méditerranéen), soit de façon plus empirique, mais confirmées et re confirmées avec des reculs parfois de plusieurs décennies (régime Seignalet), montrent la contribution majeure de l'hygiène de vie, surtout de l'alimentation pour gérer ces maladies, voire pour connaître de longues phases de rémission.

Il y a une barrière mentale, un paradigme, à briser : l'idée qu'un changement alimentaire puisse permettre des rémissions longues, jamais observées auparavant chez la même personne, ainsi qu'une baisse réelle des besoins médicaux.

Ce n'est même pas entendable pour beaucoup de professionnels de santé, en dehors de quelques cas spécifiques et de quelques actions de prévention. Corollaire, les recherches en ce sens ne sont pas financées, malgré la récurrence des témoignages, leur répétitivité, et malgré le recul (en années, parfois plus d'une décennie, 17 ans pour moi par exemple) pour beaucoup de ces patients. 

Intérêts des visiteurs

L'intérêt des visiteurs porte bien sûr sur les résultats du régime Seignalet pour le diabète Diabète de type 2 en rémission ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique, sur les problèmes que posent les anticholestérols (statines, fibrates, anticholestérols injectables, régimes dits anticholestérol ...) , et sur les solutions efficaces pour les maladies cardio vasculaires, sans viser une baisse du cholestérol. Voir par exemple : Pétition sur les anticholestérols ; "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes

Pour le diabète de type 1, je rappelle une information essentielle. Les deux seuls cas publiés dans la littérature médicale avec arrêt du développement du DT1 l'ont été sur la base de changements alimentaires, surtout arrêt du gluten ; d'autres modalités alimentaires ont pu jouer aussi. Ca ne signifie pas que ça fonctionnera chez tous les nouveaux diabétiques de type 1 (au moment où ils sont hospitalisés à la découverte du DT1, ensuite il est peut-être trop tard pour tenter cette approche ; et même au début, trop de paramètres entrent en jeu pour que ça fonctionne à chaque fois) mais par contre ça devrait être essayé pour chaque nouveau cas. Plus de détails ici : Régime cétogène pour le DT1 ? Urgences dès le diagnostic

D'autres pages sont très souvent parcourues par les visiteurs. Elles concernent :

  • la maladie de Lyme, ce qui montre le déficit d'information auprès des médecins ; Lyme & Maladies Vectorielles à Tique - 1
  • les saignements de nez liés au chocolat ! Cette info me semblait à la fois un peu anecdotique et intéressante pour la multiplicité des liens entre alimentation et santé. Depuis, c'est un des thèmes les plus recherchés après ceux cités ci-dessus ; Café et chocolat
  • les dangers potentiels des surdosages de glutamine en complément alimentaire : je n'ai pas eu de question directe à ce sujet, mais j'imagine que les communautés sportives, très actives sur le net, notamment celles du monde de la musculation, du fitness, du crossfit, etc., sont avides d'informations à ce sujet. Glutamine : bienfait, ou à fuir ?
  • la fragilité osseuse : c'est un sujet crucial, et il y a bien d'autres facteurs à prendre en compte que les produits laitiers, qui ne servent à rien dans cette optique ; Fragilité osseuse, causes et solutions
  • les vascularites. Cela démontre aussi bien le manque d'information dont disposent les patients pour ces maladies rares, que l'intérêt porté à la solution du régime Seignalet, en complément des traitements existants, souvent nécessaires mais la plupart du temps insuffisants. Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; Vascularites
  • les liens entre alimentation et cancer ; Blé, laits, cancers : confirmations de liens ; Cancers, et euros
  • les maladies de Parkinson et d'Alzheimer, et les solutions alimentaires, ou quelques dangers liés à des médicaments précis : Alzheimer, parkinson, ... aussi !
  • les liens entre pollutions et maladies. Moins de visites qu'attendues sur ces thèmes, et pourtant ... Savoir que les diabètes de types 2 et de type 1 sont largement favorisés par la pollution. Que des cancers le sont aussi, avec des liens très précis (quels types de pollutions pour tels cancers, par exemple le lymphome de Hodgkin), avec les malheureux exemples de Tarente en Italie, et de Fos sur mer en France. Savoir ça, et bien d'autres éléments résumés dans ces billets, peut permettre d'agir plus efficacement. Et aussi de compléter les connaissances sur les mécanismes de déclenchement de ces pathologies. Que vous soyez voisin d'un site polluant, patient, médecin ou chercheur, prenez le temps de vous y intéresserEnvironnement & diabètes & cancers & autres maladies ; Pollution et DT1 ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires. L
  • les arguments alimentaires qui militent contre l'utilisation des OGM, arguments malheureusement très peu explorés ou utilisés, alors que ce sont peut être les plus importants en termes de santé humaine : O.G.M. et santé ?
  • un autre sujet, très important pour les personnes concernées, l'échec du régime sans gluten pour des personnes coeliaques, a été assez peu regardé. Pourtant, l'efficacité du régime Seignalet dans ce cas peut réellement changer la vie de ces personnes. Coeliaques et échec du sans-gluten : solution Seignalet

Pourquoi ça ne suit pas du côté des professionnels de santé ?

Les patients sont très nombreux à se renseigner, à essayer ces changements d'alimentation soit en prévention, soit pour réellement diminuer leurs symptômes. Des médecins et autres professionnels de santé se battent aussi en ce sens, mais ces thèmes ont du mal à prendre. Parmi les exceptions, regardez par exemple cette interview : Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

Pour le régime Seignalet : plus de 90 pathologies sont concernées, avec des réussites incroyablement spectaculaires pour des pathologies telles que l'asthme : Asthme et Seignalet ; Compléments pour l'asthme et les maladies respiratoires.

Pour qu'un médecin puisse conseiller ce type d'alimentation, il doit se sentir d'une part bordé juridiquement, et d'autre part être convaincu par des expériences scientifiques menées en ce sens. Problème : un essai clinique bien conduit pour une seule de ces pathologies, dure 4 à 5 ans (durée de l'essai lui-même, sans compter le temps de préparation et de recherche de financement), et coûte environ 800 000 euros. Ces budgets ne sont pas disponibles pour ces types de recherche. 

Le cas est aussi incompréhensible pour la non remise en cause, pourtant nécessaire, de l'intérêt des anticholestérols : que ce soit pour un diabétique de type 2, pour un diabétique de type 1 qui approche la cinquantaine, ou une diabétique qui approche de la ménopause (les médecins sont largement encouragés à traiter dans ces cas, ou pour tout autre patient. C'est une hérésie médicale dans tous les cas de figure, au détriment de la santé du patient, mais c'est ainsi cf. les explications sur ces recommandations dans le chapitre "Efficacité et effets secondaires de plusieurs médicaments" de cette page http://www.revolutions-scientifiques-et-diabetes.com/blog/reunion-inaugurale-de-l-aimsib-suite.html#5uWrCbz3RGbLSxHS.99),. Articles scientifiques très documentés, ouvrages en ce sens, par des auteurs médecins, chercheurs, médecins - chercheurs (de Lorgeril), pétitions, questions à l'assemblée nationale pour le cas de la France (j'avais sollicité ma députée en ce sens, mais, suite aux questions aux gouvernement, la réponse donnée par la ministre, sur ce sujet, totalement apolitique, via les agences de santé gouvernementale était "bateau" et .. fausse).

Pour les liens pollution / santé. Il est incroyable de voir qu'un lien net entre pollutions autour de l'étang de Berre (à l'ouest de Marseille, l'endroit plein de fumées, qui sent très mauvais, depuis des décennies, quand on y passe en voiture) et maladies (diabète de type 1, cancers y compris de l'utérus, asthme, lymphome de Hodgkin, etc.) n'a été décrit précisément qu'en ... 2016/2017. Les données sur les liens entre pollutions et surmortalité, maladies, dans le secteur de Tarente en Italie sont récentes aussi, alors que le flot de pollutions date là encore de plusieurs décennies. 

Environnement & diabètes & cancers & autres maladies ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Comment agir ?

  • Continuez à vous renseigner, lire les témoignages, les conseils, etc. en fonction des pathologies que vous avez, ou que vous souhaitez prévenir. Voir sur ce site, ou sur les liens proposés : Liens
  • Appliquez, en vous renseignant d'abord, et en informant votre médecin, même s'il n'est pas d'accord , les changements alimentaires préconisés : Alimentations qui marchent ; Alimentation et diabétes
  • Faites vous suivre si besoin par un spécialiste qui pourra vous accompagner en toute sécurité. Voir par exemple l'interview d'une diététicienne qui accompagne les patients en ce sens (lien plus haut dans ce billet). 
  • Prenez connaissance des principaux médicaments qu'arrêteraient en priorité les professionnels de santé chez les personnes âgées (médicament pas ou peu utiles, et/ou jugés dangereux), et vérifiez si vous êtes concernés. Même si vous n'êtes pas âgés. Les statines en font partie en bonne place. Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer. A discuter impérativement avec votre médecin, en présentant ces arguments, avant d'envisager toute modification du traitement. En insistant auprès de votre médecin. 
  • Agissez via une association à chaque fois quand c'est possible : par exemple, pour la lutte, qui prend du temps, contre les méfaits des anticholestérols, et d'une façon générale pour une médecine réellement scientifique et bienveillante, n'hésitez pas à rejoindre cette association : https://aimsib.org/.

Diabète et sports dits extrêmes

Les bienfaits d'une pratique sportive régulière adaptée à la personne sont évidents pour les diabétiques. 

Cela devient difficile pour les diabétiques curieux ou passionnés des sports dits extrêmes : méconnaissance des dirigeants de clubs, des encadrants ou des fédérations, ou parfois de médecins. 

Cela évolue grâce aux pratiquants passionnés et à des médecins investis. Il est possible maintenant de pratiquer ces sports, sous réserve de certaines précautions bien sûr. Les hypoglycémies brutales, aussi bien que les montées rapides de glycémie, qui arrivent parfois quand on commence l'activité avec pas assez d'insuline dans le corps, restent une possibilité. Tout cela est gérable avec les bons conseils et une auto-surveillance adaptée.

Plusieurs liens ou exemples de ces sports pratiqués par des diabétiques ; Plongée en bouteilles, Escalade, Kite surf, BMX, sont donnés dans ce lien http://diabetes-extremesports.com/fr/

Par rapport à la situation que j'ai connue dans les années 80 - 90, il s'agit là aussi d'une vraie révolution. Pas une révolution scientifique, quoique, puisque la connaissance a progressé grâce à ces pratiques, mais une vraie révolution comportementale. Les progrès technologiques pour la mesure de la glycémie ont beaucoup aidé. 

Plus jeune (il y a environ 20 - 25 ans), et déja diabétique depuis longtemps, j'ai beaucoup pratiqué la randonnée sous-marine, en palmes masque tuba (dite PMT, ou encore snorkeling), alors que la bouteille en plongée était interdite. Cette plongée en PMT m'était aussi très largement déconseillée en tant que diabétique

J'aurai adoré à cette époque disposer de liens vers des structures sportives efficaces aussi pour les diabétiques. Profitez en, ces moniteurs et/ou pratiquants ont de plus en plus de recul sur la question : gestion des hypoglycémies, matériel adapté pour mesurer les glycémies, etc.

Pour revenir au PMT, palme masque tuba, je ne sais pas s'il y a des moniteurs qui peuvent briefer et accompagner des diabétiques de type 1, mais ne vous y lancez pas comme ça à l'aveugle. Renseignez vous d'abord auprès de pratiquants confirmés, Il y a aussi des forums spécialisés où l'on peut déjà dénicher des informations utiles. Les moniteurs de snorkeling, parfois dans des clubs de plongée, mêmes non spécialisés "diabète de type 1" peuvent être une mine d'infos, ainsi que les habitués locaux.

Sentir le courant et partir à contre sens pour faciliter le retour ; ne pas se lancer dans l'hyperventilation avant de plonger (le cerveau risque de ne plus se rendre plus compte quand le taux d'oxygène est trop bas) ; ne pas enchaîner les plongées trop rapides ; connaître les risques du "mur des 7 mètres" à la remontée pour ceux qui plongent profond ; éviter de mettre la tête en hyperextension quand on remonte ; faire attention à la confusion des sensations due à l'apnée ou à la pression, qui peut altérer la perception de son état glycémique : respirer régulièrement à plein en enlevant le tuba ; adopter un rythme souple et ne pas forcer ; ne pas y aller quand on ne le sent pas, etc.

Pour le passage de la pompe à insuline au schéma de remplacement, voyez avec votre diabétologue et avec les pratiquants de plongée bouteille par exemple. 

Renseignez vous, au-delà du diabète, sur les précautions à prendre, sur le matériel, avant de vous lancer.

Et pas besoin de se lancer dans des risques inutiles pour voir des choses sympa : en restant en majorité dans 2 à 3 mètres d'eau, j'avais pu voir des espèces réputées rares ou profondes. Pour les connaisseurs, j'avais vu des Corbs (moins rares maintenant il me semble), des Anthias, 1 Murène (pas "l'immense poisson agressif qui tente d'arracher des doigts" que décrivaient pleins de jeunes plongeurs, celle-là était très modeste, craintive et très bien planquée), 1 jeune Mérou, 1 banc de Barracuda (Bonifacio) ...

Bref, les diabétiques peuvent se faire de plus en plus plaisir en toute sécurité. 

Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

Résumé

Mise à jour : Je remonte ce billet. En plus des médicaments cités ici, j'attire votre attention sur les molécules contenant du tramadol. Incontournable pour certains en cas de très fortes douleurs, cette molécule présente des effets indésirables puissants chez plusieurs personnes. Si vous êtes obligé d'en prendre, ne le faites pas seul, notamment au sevrage (progressif si possible) car cela peut présenter les effets secondaires d'un sevrage à une drogue. Je rajoute ces quelques lignes suite à la lecture de cet article, et des commentaires qui vont avec :

http://docteurdu16.blogspot.com/2010/01/le-tramadol-est-une-molecule.html?showComment=1538175152213#c947580028938825633

En cas de douleurs fortes, étudiez avec votre médecin toutes les alternatives possibles et efficaces pour éviter cette molcéule, ou pour en diminuer le dosage et la durée de prise. En cas de douleurs supportables, évitez la prise de cette classe de médicaments, les effets secondaires n'en valent pas le coup. Dans tous les cas, n'hésitez pas à passer par les pratiques dites alternatives avec actions possibles sur les degrés de douleur et qui ne vous proposent pas d'autres molécules à avaler : hypnose, ostéopathie, acupuncture, en fonction des thérapeutes présents près de chez vous et de leur réputation.

Le billet initial est toujours valable, et il commençait ici :

Des praticiens de santé du Canada ont choisi 14 médicaments à déprescrire si possible chez les personnes âgées, en raison de leurs effets secondaires et/ou de leur inefficacité. Ces médicaments mal et sur-prescrits sont rappelés ici, et commentés pour quelques uns. 

J'élargis à d'autres molécules qui posent des problèmes similaires, puis à des pistes de solutions (deux médicaments à stopper en priorité pour baisser voire stopper les autres, hygiène de vie, alimentation). Ces solutions sont souvent efficaces pour soulager les pathologies que les médecins ont tenté de traiter avec les molécules dangereuses. 

 

Constat rapide sur les médicaments

Ce billet concerne d'abord les personnes âgées sur-médicamentés. Les conclusions, pour des médicaments peu efficaces et avec de nombreux effets secondaires, peuvent être utilisées par les autres patients, pour en discuter avec vos médecins afin de diminuer ou stopper les médicaments les plus inutiles, ou les plus dangereux.

La surconsommation de médicaments est un fait connu et souvent dénoncé. Avec des effets secondaires dont une mortalité associée (liée à ces causes dites iatrogéniques) non négligeable. Les estimations, difficiles, varient. Elles ont par exemple été données à 140000 hospitalisations et 13000 décès par an en France. Les personnes âgées sont celles qui paient le plus lourd tribu. 

Concrètement, comment faire, que supprimer, quand soi-même, ou un parent proche, êtes muni d'une longue ordonnance, avec de multiples effets secondaires et un médecin qui vous dit que ce n'est pas possible de faire autrement ?  

Solution 1 : 14 médicaments à surveiller, diminuer ou stopper chez les personnes âgées

Plusieurs professionnels de santé du Canada : infirmier(e)s, pharmacien(ne)s, médecins, avaient été interrogés, et ont rendu leur verdict, en 2015, sur les médicaments à supprimer en priorité chez les personnes âgées. Les résultats sont présentés dans cet article : http://journals.plos.org/plosone/article/file?id=10.1371/journal.pone.0122246&type=printable 

La synthèse des avis des professionnels de santé est donnée dans ce tableau (traduction en français en suivant) :

15 medicaments a arreter pr personnes agees canada

Les médicaments dont les professionnels de santé du Canada interrogés se méfient le plus sont dans l'ordre décroissant (les premiers médicaments de la liste sont les plus décriés) : 

  1. Les benzodiazépines : utilisés contre l'anxiété, l'agitation, pour faciliter le sommeil
  2. Les antipsychotiques atypiques, dits de 2nde génération : utilisés contre les psychoses
  3. Les statines : classe d'anticholestérols la plus répandue
  4. Les antidépresseurs tricycliques
  5. Les "Inhibiteurs de la pompe à proton" : des molécules anti acidité gastrique, utilisées en cas d'ulcères, de RGO, de prise régulière d'aspirine, ...
  6. Les anticholinergiques contre les fuites urinaires
  7. Les antipsychotiques typiques, dits de première génération : molécules anciennes pour lutter contre les psychoses
  8. Les inhibiteurs de la cholinestérase : pris pour réduire les symptômes d'Alzheimer
  9. Les opioïdes : anti douleurs
  10. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine : antidépresseurs, contres les troubles anxieux, ...
  11. Les biphosphonates : utilisés pour lutter contre l'ostéoporose, et parfois contre des métastases osseuses
  12. Les anti convulsivants : dits aussi anti épileptiques. La dépakine (célèbre pour provoquer des effets secondaires chez les foetus) fait partie de cette classe de médicaments.
  13. Les béta bloquants : utilisés surtout pour lutter contre plusieurs maladies du coeur, et contre l'hypertension
  14. Les anti-plaquettaires : utilisés contre le risque de formation de caillots

N'hésitez pas une seconde à demander à votre médecin si vous ou vous proches pouvez diminuer les dosages de ces médicaments, ou les stopper. Plusieurs professionnels de santé pensent que ces molécules sont loin d'être toujours nécessaires. Et avec beaucoup trop d'effets secondaires.

Il est trop long de passer en revue ici chacune de ces molécules, mais quelques enseignements généraux peuvent être déduits de l'article. J'effectue ensuite un  récapitulatif sur le diabète de type 2, qui est un des critères importants lié à cette liste, puisqu'au moins deux types de médicaments cités ici, et un autre non cité dans cette liste, augmentent le risque d'augmenter le diabète de type 2. 

Pistes de discussions avec votre médecin

Trois des quatre premiers médicaments concernent la santé mentale. L'autre est la classe de médicaments anticholestérol la plus répandue, la statine (il y a en fait plusieurs sortes de statines, qui se ressemblent beaucoup).

Les statines sont connues pour être, entres autres, à l'origine de troubles cognitifs divers.

Il est probable que l'arrêt de cet anticholestérol diminue une partie des troubles cognitifs, qui nécessitent eux mêmes des médicaments, on le voit mal tolérés. Cela ne signifie pas que tous les troubles cognitifs soient liés à la prise d'anticholestérols, mais simplement qu'ils peuvent les aggraver ou en déclencher. 

Avec un moteur de recherche et les mots clé "effets cognitifs statines", on obtient de nombreux résultats, par exemple : http://www.notretemps.com/sante/dietetique/statines-liste-effets-secondaires-agrandit,i5060. Ce qui est intéressant ici, ce sont les commentaires, plusieurs font état d'effets indésirables divers. Certains renvoient vers les écrits du Dr de Lorgeril, que je cite régulièrement. Je conseille le lien suivant, sur les effets cognitifs des statines : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/alerte-confirmation-de-la-neurotoxicite-des-medicaments-anticholesterol. Et celui-ci sur un effet secondaire encore plus connu, la douleur : https://aimsib.org/2017/03/22/statines-et-douleurs-musculaires-qui-desinforme-qui/

PS : des médecins pourraient avoir été informés de l'absence, supposée, des effets cognitifs avec les nouveaux anti cholestérols injectables, en cours de développement. Ce n'est malheureusement pas crédible du tout. Voir à ce sujet le chapitre en fin de billet. 

Bref, a minima pour les personnes âgées, rien que la suppression des statines pourrait largement diminuer la prise de médicaments anti dépresseurs, anti-alzheimer, et anti douleurs. Les mêmes causes produisant les mêmes effets - peut être moins rapides chez des personnes plus jeunes - la même prudence doit être nécessaire a priori pour les autres patients, quelque soit leur âge. 

La suppression des statines pourrait aider à la diminution ou à la suppression des benzodiazépines, médicaments les plus cités en vue d'une déprescription par le panel de praticiens interrogés au Canada. Elles (les benzodiazépines) sont suspectées depuis longtemps d'augmenter les symptômes de type Alzheimer, tout comme les statines. J'avais écrit un billet à ce sujet : Somnifères dangereux et diabétes. Ce qui est dit dans ce lien au sujet des diabétiques type 1 et 2 peut s'appliquer aussi aux non diabétiques.

La suppression de deux classes de médicaments : statines et benzodiazépines, pourrait considérablement améliorer la qualité de vie des patients âgés, et faciliter l'arrêt de plusieurs autres médicaments, dont plusieurs parmi les 12 autres problématiques selon les professionnels. 

La lecture de l'article cité montre aussi que les progrès entre plusieurs générations de médicaments, par exemple les antipsychotiques de 1ère, puis de 2nde génération, ne sont pas évidents, puisque ces deux classes de médicaments font partie des plus décriées par les professionnels de santé pour les personnes âgées.

Cela incite à se montrer prudent envers toute nouveauté présentée comme miraculeuse. Le "miracle médicamenteux" peut arriver, mais ne résiste pas toujours à une analyse des faits après quelques années d'utilisation. 

Cas du diabète de type 2 (DT2)

Quels sont les médicaments qui peuvent provoquer du diabète de type 2, maladie qui peut se caractériser une fois qu'elle est installée, par des complications diverses (yeux, reins, pieds, ...). Les médecins ont souvent tendance à surtraiter les patients atteints de DT2. 

- les statines : Statines = diabètes. Les chiffres d'augmentation du DT2 sous statines augmentent régulièrement. Une raison de plus de se méfier de ces médicaments. D'autant qu'une fois qu'une personne est diabétique de type 2, les statines ne l'aident en rien, voire aggravent la situation : Résumé d'études cliniques

- les inhibiteurs de la pompe à proton (IPP) augmenteraient aussi ce risque. Je viens de découvrir ce lien possible entre IPP et diabète de type 2 (source : Medscape). Je n'ai pas trouvé ailleurs mention de cet effet diabétogène ; les autres effets secondaires suffisent pour être très prudents vis à vis des IPP. Ces médicaments étaient déjà connus, entres autres, pour augmenter le risque de fractures osseuses, d'infections intestinales, de malabsorption de divers nutriments. La prescription d'IPP est parfois due à la prescription au long cours d'aspirine. Voir par exemple sur ce sujet les écrits du Dr de Lorgeril pour se passer, quand c'est possible, d'aspirine à long terme, et donc des IPP liés (Source : Prévenir l'infarctus et l'accident vasculaire cérébral). Dans ces cas, les anti-plaquettaires peuvent être préférables à l'aspirine. 

- hors liste des 14 médicaments à déprescrire en priorité, les anti-arthrosiques pourraient également augmenter le risque de devenir DT2 (source : Medscape). A ce sujet, voir les pistes de solutions proposées dans le chapitre qui suit. 

Solution 2 : Modalités d'hygiène de vie pour diminuer ou stopper les médicaments incriminés

Aucun produit miracle, dit naturel ou médicamenteux n'est proposé dans ce chapitre. Des actions très concrètes en termes d'hygiène de vie et d'alimentation peuvent aider, avec la déprescription de molécules dangereuses par le médecin, à améliorer les états qui ont entraîné la prise de médicaments. 

Fragilité osseuse, réelle ou supposée, (d'où prescription de biphosphonates, qui font partie de la liste des 14 médicaments les plus décriés) : voir les solutions préconisées dans ce billet : Fragilité osseuse, causes et solutions et dans celui-ci, dans le chapitre spécifique à l'ostéoporose : Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie.

Arthrose : le régime de type Seignalet, dit hypotoxique, fonctionne très bien pour stopper l'évolution d'une arthrose en cours. Voir par exemple les témoignages publiés ici : https://jacquelinelagace.net/tag/arthrose/. ou le témoignage du 17 octobre 2015 ici : https://www.regimehypotoxique.com/divers/temoignage/

Pour les symptômes de type Alzheimer, voir les pistes d'amélioration nettes présentées dans ce billet, en plus de l'arrêt des benzodiazépines et des statines : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Nouveautés miraculeuses ? Le cas des anticholestérols injectables

Si vous êtes médecin, je vous invite avant de lire ce bref chapitre, à parcourir la littérature spécialisée à laquelle vous avez facilement accès. A titre d'exemple, Medscape, et les différents journaux médicaux. Vous verrez que parmi les cholestérols injectables, tous n'ont pas été arrêtés, et des bénéfices médicaux sont déduits par les auteurs de ces articles.

Une analyse plus fouillée montre toutefois que les effets positifs relèvent plus de l'espoir que de la réalité médicale : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/jupiter/exultate-jubilate-fourier-est-un-flop. Si par manque de temps vous ne pouvez lire ce lien passionnant, le résumé est : plus de décès dans le groupe traité que dans le groupe témoin. Il est intéressant de lire, malgré ça, les commentaires positifs dans des revues ou des sites dédiés aux médecins, prescripteurs potentiels. 

Cela se rajoute aux travaux qui montrent que plus on baisse le LDL plus la mortalité ... augmente (lien en anglais).: http://bmjopen.bmj.com/content/6/6/e010401. C'est un argument de poids pour se méfier des traitements, ou régimes, anti cholestérols en général, dont les statines en particulier. 

Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie

Résumé

Plusieurs pathologies font l'objet d'un dossier et d'un article dans la revue bimensuelle Sport et Vie, numéro de mars - avril 2017. Leur contenu est très rapidement rappelé dans ce billet, puis commenté. J'en profite pour citer des pistes de solution, pour plusieurs de ces 10  pathologies, surtout par le biais de l'alimentation, non mentionnées par la revue.

Ce billet est dense, et découpé par pathologies ou par thèmes. N'hésitez pas si vous êtes pressés, à ne lire que le chapitre qui vous concerne, et la conclusion, ainsi qu'à regarder la vidéo sur les pathologies cardio-vasculaires. Il y a de quoi gagner pas mal d'années de vie en bonne santé avec toutes ces infos. Sceptiques ? Je vous encourage à vérifier de votre côté tout ce qui est écrit ou dit dans la vidéo jointe

Le bimensuel Sport & Vie traite depuis longtemps de la physiologie du sport, des caractéristiques mécaniques humaines, de l'entraînement, des méfaits du dopage, de la psychologie des sportif(ve)s, de la médecine liée au sport, des rapports entre Sport et arts (littérature souvent, cinéma, ..). Le propos est souvent élargi à des questions de société qui débordent le seul cadre sportif. Que l'on soit d'accord ou pas avec le contenu des articles, c'est passionnant. Ps : je n'ai aucun intérêt dans cette revue, ni dans les ouvrages cités ici !

Ce magazine est surtout lu je crois par des sportifs, des étudiant(e)s en STAPS, des entraîneur(se)s, des médecins du sport, des kinésithérapeutes, des ostéopathes, des chercheur(se)s dans ces domaines, et plus généralement par des passionnés, ou par des curieux comme moi.

Le dernier numéro (161, mars-avril 2017, http://www.sport-et-vie.com/numero-161/malediction-yips.4664.php) traite de deux grands sujets abordés de multiples fois sur ce blog : le phénomène de la glycation, et dans un article intitulé " Les travaux d'Esculape" les problèmes posés par des médicaments destinés à des pathologies très répandues. Je rebondis sur tous ces articles, car ils concernent des sujets souvent traités ici. 

Commentaires du dossier "Les travaux d'Esculape".

C'est une somme de mini-articles condensés, de l'ordre d'une demi page à chaque fois, qui présentent des résumés sur chacune des pathologies et sur les effets secondaires des traitements présentés un temps comme miraculeux pour chacune de ces maladies. 

1) L'obésité 

L'article rapporte les errements des industries pharmaceutiques qui cherchent des molécules miracles, avec jusqu'ici des échecs retentissants, parfois avec de très nombreux morts à la clé (Mediator, ... ).

L'obésité peut être un grave problème de santé, mais parfois, un surpoids ou une obésité modérée ne l'est pas, du moment que la personne effectue des activités physiques régulières, et suit une alimentation saine. Ce sujet a fait l'objet de très nombreuses discussions scientifiques, il est intéressant d'en parler avec votre médecin si vous êtes concernés. 

Pour les personnes qui souhaitent mincir réellement, et qui ont souffert des régimes yoyo, je rappelle l'interview récente d'une diététicienne, qui applique des méthodes originales, non privatives, et qui paraissent efficaces sur du long terme : Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

2) Le diabète

L'article ne distingue pas les diabètes de type 1 et 2 (dits DT1 et DT2) qui ne se gèrent pas de la même façon. Les avancées technologiques qui permettent de mieux gérer les DT1, parfois impressionnantes (en tant que DT1, j'en bénéficie au quotidien), sont mises en avant. Elles ne restent "que" des moyens de plus en plus perfectionnés d'administrer et suivre le traitement par insuline, comme dans les années 1920, tout en surveillant mieux sa glycémie.

La compréhension du déclenchement de la maladie est plus difficile, mais pourrait permettre de diminuer le nombre de nouveaux cas. Le DT1 est considéré comme une maladie irréversible. Pourtant, des recherches menées par des médecins ont montré que cette vérité n'est pas toujours immuable, si la prise en charge alimentaire est immédiate : Régime cétogène pour le DT1 ?  Ne pas se laisser tromper par le titre, c'est surtout l'éviction totale de gluten dès le diagnostic, et probablement aussi de produits laitiers, qui ont permis de stopper le déclenchement du DT1 dans deux cas publiés dans la littérature scientifique.

Deux est un très petit nombre ; mais c'est énorme et très signifiant d'un point de vue scientifique pour une maladie dite irréversible, d'autant plus quand ce résultat correspond à ce qui avait été prédit par une théorie (à voir dans l'ouvrage du Dr Seignalet, "L'alimentation ou la troisième médecine"). 

Des recherches ont souligné que les diabètes de type 1 sont favorisés par d'autres composantes de l'environnement que l'alimentation : Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les causes du DT2 sont souvent communes mais des mécanismes différents : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires.

On est ici très loin de la recherche de pointe sur telle ou telle cytokine, sur telle ou telle composante des lymphocytes T, ou encore sur des médiateurs de l'inflammation. Tous ces éléments, et bien d'autres du corps humain, jouent un rôle crucial, mais ce qui est important, c'est la relation entre mode de vie et déclenchement du DT1, et du DT2 (cf. aussi le chapitre suivant sur le cholestérol pour le DT2).

Il serait intéressant que la recherche, y compris interventionnelle (changement de régime alimentaire dès la découverte du DT1, mise à l'abri, dans la mesure du possible, des zones très polluées) se recentre sur ces questions majeures. 

A voir aussi les commentaires plus bas sur la glycation. 

3) Le cholestérol 

L'article rappelle le reportage diffusé récemment sur Arte "Cholestérol, le grand bluff", toujours a priori disponible sur le net. Deux médecins y sont cités dans leur lutte contre ce mythe du "cholestérol coupable" : les Dr de Lorgeril et Ranskov. 

Ces deux médecins font partie de l'association "AIMSIB", dont la journée inaugurale a été résumée dans ces deux billets : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite. Ou publiée en vidéos ici : https://aimsib.org/2017/02/12/la-premiere-journee-lyonnaise-de-medecine-bienveillante-tout-est-en-ligne/.

A voir également sur ces sujets : "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes.

Pour résumer, que vous soyez une personne ayant réchappé à une crise cardiaque, ou une femme diabétique sans antécédents qui se voit prescrire des anticholestérols juste parce qu'elle approche la cinquantaine (cas malheureusement très fréquent), ou quelle que soit votre situation, renseignez vous sur les horreurs que sont souvent ces médicaments ou régimes anticholestérol, aussi bien que sur les facteurs du mode de vie réellement protecteurs. Je rappelle sur ces sujets deux liens que je cite souvent : https://www.cholesterol-statine.fr/ et http://michel.delorgeril.info/

4) Le tabagisme

Les auteurs rappellent les nombreux dégâts liés au tabac, des mécanismes possibles pour expliquer l'addiction et l'explosion de la consommation dans certains pays, mais aussi les catastrophes que furent deux traitements censés stopper ces addictions. Je n'ai pas grand chose à dire là-dessus, si ce n'est que les méthodes plus classiques (cigarette électronique, hypnose, etc.) sont à préférer pour diminuer ou stopper le tabac, plutôt que des médicaments douteux. 

5) L'asthme 

Les caractéristiques de la maladie sont résumées, et complétées par des passages sur l'asthme du sportif, et sur la question du dopage à l'aide de molécules prévues initialement pour lutter contre l'asthme. Il est difficile de distinguer l'asthme d'effort, réel chez beaucoup de sportifs, de l'asthme de complaisance pour se voir prescrire des molécules qui aident à la performance, au nez et à la barbe du contrôle anti-dopage. 

L'asthme est une des maladies qui répond le mieux au régime Seignalet : Asthme et Seignalet. Pourquoi cela n'est pas plus connu ? Parce qu'à ce jour, ces données ne sont pas considérées comme scientifiques, n'ayant pas fait l'objet d'une étude randomisée avec régimes alimentaires différents, dont celui-ci, pour des asthmatiques.

Une telle étude nécessiterait plusieurs conditions, non réunies :

- 800 000 euros environ (chiffrage qui date de 2 ans) pour une étude avec suffisamment de patients, avec trois bras (nom parfois utilisé pour les groupes de patients) avec alimentations différentes, une éducation thérapeutique commune initiale, une population réellement représentative des patients asthmatiques rencontrés par les médecins, etc.. (de fait ce type de recherche représentative n'est pas toujours la norme). Ce genre de montant n'est pas disponible à ce jour pour ce type de recherches. A ce sujet, une discussion avec des membres d'équipes décidant des budgets de recherche à l'échelle européenne peut devenir surréaliste, je caricature à peine (- vous devriez constituer un dossier de patients ayant amélioré de leur pathologie grâce à cette alimentation, avec une validation scientifique, pour qu'un essai clinique puisse être initié, et porté par un médecin ; - oui bien sûr, cela existe, mais ce sont des témoignages très nombreux et éparpillés, validés y compris par des médecins, mais cela ne suffit pas pour une reconnaissance scientifique. Le plus efficace serait de bâtir un essai clinique pour plusieurs des pathologies concernées ; - dans ce cas il faut présenter d'abord un dossier avec une validation scientifique initale ; - de type essai clinique ? - Oui. - mais c'est cela qui n'est pas fait et pour lequel il faudrait un financement, etc.) ; avec toutefois tout mon respect pour les personnes qui m'ont écouté, y compris de façon informelle, ces sujets sont parfois juste chassés d'un revers de main par d'autres responsables. 

- l'acceptation, pour le cas de l'asthme, (mais aussi de la BPCO, au-delà du rôle majeur et évident du tabac pour cette maladie plus mortelle que l'asthme), de tester l'idée que l'inflammation initiale de la muqueuse bronchique est déclenchée par des éléments venant du sang dans beaucoup de cas, à partir d'éléments issus de la digestion, hors phénomènes allergiques. Ca n'a l'air de rien, mais ça remet en cause le mécanisme connu actuel, la plupart des intervenants pensant que l'inflammation est liée à des facteurs externes en majorité, et que les liens avec l'alimentation concernent surtout des phénomènes allergiques. Et ne peuvent sortir de cette hypothèse de travail pour vérifier une autre. 

Pourtant, j'ai encore pu voir plusieurs témoignages de personnes ayant stoppé, ou beaucoup diminué, leurs crises d'asthme et les prises de médicaments associées, grâce à des régimes de ce type (il suffit de chercher les témoignages, nombreux). La recherche médicale a clairement un train de retard sur ce sujet, au détriment des patients. C'est un paradigme qui a du mal à bouger. 

6) La ménopause 

Les errements liés aux traitements hormonaux substitutifs passés, et leurs effets secondaires, sont analysés. La question de l'efficacité et de l'innocuité reste ouverte pour les traitements actuels, beaucoup moins dosés. 

Au sujet de la ménopause, je rappelle la tendance de médecins à vouloir traiter par anticholestérols, encore plus chez les femmes diabétiques, toutes celles qui s'approchent de la ménopause, ou qui ont déjà connu ce passage. L'augmentation, possible, du taux de cholestérol à ce moment de la vie est logique, naturelle, sans incidences sur la santé, et est très bien expliquée dans l'ouvrage présenté ici : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cancer/lhorrible-verite-sur-les-medicaments-anticholesterol

7 ) L'ostéoporose 

Les déboires, graves, liés à plusieurs médicaments censés lutter contre l'ostéoporose (Protelos, Fosamax) sont rappelés. Il est étonnant que l'activité physique, une des composantes majeures pour améliorer la solidité osseuse : Fragilité osseuse, causes et solutions, aussi bien que contre le risque de chute et de fracture du col du fémur, ne soit pas plus mise en avant dans cet article. 

Concernant l'ostéoporose, je rappelle les écrits du Dr Seignalet, qui avait soigné plusieurs patients atteints, avec son régime qui exclut entres autres les produits laitiers : Alimentations qui marchent

Pour aller plus loin, je conseille vivement la lecture des écrits du rhumatologue, le Dr Poinsignon, qui applique le régime Seignalet à ses patients : https://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_2?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=Jean-pierre+Poinsignon&rh=n%3A301061%2Ck%3AJean-pierre+Poinsignon et de l'ouvrage déjà cité "l'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol", qui évoque aussi les biphosphonates (molécules censées lutter contre l'ostéoporose). Un bon résumé est donné ici : http://docteurpoinsignon.over-blog.fr/ (post du 17 janvier 2016). Ou encore là : http://www.prevention-sante.eu/actus/osteoporose-densitometrie-traitements

Le Dr Poinsignon intervenait sur d'autres sujets lors d'une conférence en 2014, à laquelle j'avais pu assister, et où j'avais pu témoigner, son intervention était passionnante, en voici un compte-rendu : Résumé de la conférence du 4 octobre 2014

8) L'arthrose 

Après un rappel des caractéristiques de la maladie et des traitements, les effets secondaires nombreux, jusqu'à ceux ayant largement augmenté les décès par infarctus, sont décrits. 

Comme pour d'autres pathologies citées, le régime Seignalet fait souvent des miracles dans ces cas là, y compris pour des arthroses d'origine sportive, en restaurant les capacités du cartilage. Là encore, aucun essai clinique n'a été mis en place pour vérifier ce constat expérimental répété. Mais les témoignages abondent. Un des ouvrages les plus connus à ce sujet est : https://jacquelinelagace.net/livres/livre/. Une recherche rapide sur internet (moteur de recherche Lilo), me dirige rapidement vers un autre témoignage : http://www.principes-de-sante.com/reponses/temoignage-ma-solution-contre-l-arthrose. Dans les commentaires qui suivent, d'autres témoignages vont dans le même sens. Bref, même si votre docteur ne vous en parle pas, ou ne connaît pas, cela vaut largement le coup d'essayer, au plus tôt, cette modalité alimentaire. Si cela permet de limiter les douleurs et dégâts sur les cartilages et les os adjacents, voire de les stopper, il serait dommage de s'en priver. 

9) La dépression 

Les effets secondaires, lourds, provoqués par plusieurs médicaments anti-dépresseurs, d'ailleurs souvent peu ou pas efficaces, sont résumés. Un encart en fin de dossier rappelle que le jogging peut être très précieux pour lutter contre les dépressions, comme contre la plupart des autres pathologies citées dans ce dossier.

Toutefois, cela ne suffit pas toujours. Une recherche internet de quelques secondes pour les liens gluten / dépression dirige vers ce genre de discussion : http://forum.doctissimo.fr/nutrition/allergies-alimentaires/gluten-depression-sujet_2472_1.htm. Les personnes qui témoignent indiquent bien qu'un simple écart avec du gluten induisent à nouveau chez elles des symptômes dépressifs poussés. Il s'agit d'une autre pathologie pour laquelle le Dr Seignalet mettait en avant les résultats très positifs de l'alimentation dite hypotoxique, pour des dépressions sans causes connues. Quelques autres éléments sur la dépression (risques liés à la baisse du cholestérol, facteurs alimentaires, "bibliothérapie", etc) .sont rappelés ici, pour les diabétiques en particulier, et pour les personnes dépressives en général : Dépressions et suicides

10) La fibrillation auriculaire 

L'auteur de l'article met en avant le risque, augmenté chez les sportifs vieillissants, que représente la survenue d'une FA (Fibrillation auriculaire) pour la formation de caillots sanguins. Les types et/ou intensités de sports qui prédisposent le plus souvent à ces FA ne sont pas précisés. N'hésitez pas à poser la question à vos médecins (je dis "vos" et pas "votre", l'expérience montre que dans ce domaine les avis des cardiologues entre eux, et des autres spécialistes, sont parfois divergents. Mieux vaut avoir plusieurs avis pour ne pas non plus s'interdire totalement des activités bonnes pour le moral et la santé). 

L'article est étonnant car s'il distingue les anciens anticoagulants des nouveaux, il ne souligne pas les intenses polémiques qui ont suivi l'arrivée annoncée comme miraculeuse des nouveaux anti coagulants. Si les médecins manient depuis des années les anciens anticoagulant, et savent gérer les sous (risques de caillots) ou surdosages (risques accrus d'hémorragies), ils sont beaucoup plus démunis pour gérer le surdosage de ces nouvelles molécules. 

Les effets secondaires, même moins nombreux, peuvent devenir plus graves. 

Les prescriptions d'anticoagulants, anciens ou nouveaux, sont souvent accompagnées d'ordonnances à rallonge. Souvent justifiées, et parfois à problèmes. Comme pour les anticholestérols (voir plus haut) ou par exemple la prescription à long terme de Kardegic, pas toujours heureuse. Sur ces thèmes, je recommande, aussi bien aux patients qu'aux médecins, de lire l'ouvrage commenté ici : 

 

La Glycation

En résumant, il s'agit d'une réaction chimique qui lie un sucre à d'autres composés organiques, le plus souvent trouvés dans des protéines. La réaction peut être aussi liée à la chaleur. C'est ce qui se passe quand on cuit de la viande ; plus on cuit fort, plus ce phénomène de glycation se produit. L'auteur de l'article date de la fin des années 90 la découverte du passage de ces produits dans le sang via la digestion, découverte décrite dans des articles scientifiques qui concernaient les diabétiques. Ce qui est logique, la glycation des protéines du corps humain est peut être des acteurs majeurs des complications liées aux diabètes de type 1 et 2, quand les élévations de sucre dans le sang sont trop élevées trop répétées, etc. Les produits issus de la glycation via l'alimentation peuvent générer des problèmes de santé chez tout le monde, peut être plus chez des diabétiques sensibles à cet effet, qui se rajoute aux dégâts créés par les élévations trop hautes et trop fréquentes de la glycémie.

Une des analyses de sang standard chez les diabétiques est en effet celle de l'hémoglobine glyquée, écrite HbA1c sur les résultats, qui permet de montrer le taux de glycation des globules rouges sur les 2 à 3 derniers mois, et qui serait corrélée à l'exposition aux taux de sucres dans cette période, et donc aux risques de complication quand cette exposition est fréquente.

Un bémol sur l'article de sport et vie : l'auteur cite les complications liées aux plaques d'athérome. Si l'athérosclérose existe bel et bien, l'existence des plaques d'athérome est beaucoup plus douteuse. Je vous renvoie à l'ouvrage cité du Dr de Lorgeril qui dénonce cet aspect précis (la notion de plaque d'athérome), et qui s'appuie sur des travaux d'anatomopathologistes, et sur sa participation à des procédures chirurgicales concernant le système sanguin. 

L'auteur de sport et vie souligne les bienfaits du sport régulier, chez les diabétiques comme chez les bien portant, pour diminuer les produits de glycation dans le sang ou dans les ligaments, Il reproduit également un tableau de contenances des aliments en produits de glycation. Dans les grandes lignes, le régime alimentaire cité, pour un faible taux de produits de glycation dans le corps, est un régime riche en végétaux, avec des produits peu transformés et des viandes cuites à des températures limitées. 

Je rappelle la nécessité de réduire les cuissons, mise en avant par le Dr Seignalet dès le milieu des années 90, et rappelée ici à plusieurs reprises, par exemple dans cette page : Alimentation et diabétes. La logique décrite s'applique à d'autres pathologies. En d'autres termes, associé à une pratique sportive, un régime alimentaire de type Seignalet permet de largement diminuer les risques liés à ces molécules.

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Environnement & diabètes & cancers & autres maladies

Les liens entre pollution et maladies sont suspectés depuis longtemps. Des données publiées début 2017 pour le sud de la France sont pleines d'enseignements.

Zone industrielle de Fos sur mer et liens avec diabètes, asthmes, cancers, et autres maladies chroniques 

Une étude a été publiée concernant les liens entre les pollutions du secteur de Fos-sur-mer, dans les Bouches du Rhône, à l'ouest de Marseille, et plusieurs maladies, dont les diabètes de type 1 et 2. Mais aussi l'asthme, plusieurs cancers, et d'autres maladies chroniques.

C'est une étude menée par interrogation de personnes habitant dans ce lieu.

Ce secteur de la commune de Fos-sur-mer, et de la commune adjacente de Port Saint Louis, est connu par toutes celles et tous ceux qui ont pris le tronçon de voie rapide qui passe au sud de l'étang de Berre, par exemple pour se rendre à Marseille en venant de Montpellier. C'est la portion de trajet où tout le monde ferme ses vitres en raison des odeurs très fortes des usines environnantes, un peu comme tout le monde le fait en passant dans le secteur de Feyzin au sud de Lyon.

Les réglementations environnementales et sanitaires, notamment sur les ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement - règles spécifiques du code de l'environnement qui concernent la majorité des industries ou établissements avec un risque fort de pollution, d'atteinte à la santé ou à l'environnement, ou de danger, ou dans un autre registre qui concerne aussi les élevages de grande dimension) ont certainement amélioré la situation depuis des décennies, mais c'est un secteur qui partait de très loin.

Enfin, les modes de contamination sont divers : atmosphérique sur le lieu de résidence ou de loisirs, atmosphérique sur le lieu de travail, ou via l'alimentation (pratiques locales de la pêche, de la chasse, de la cueillette, de la culture, toutes largement pratiquées). 

Résultats

Les résultats sont présentés dans ce rapport :

https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3282/files/2017/01/FOS-EPSEAL-ANSES-16-1-2017-logo-red.pdf

Les résultats synthétiques - page 13 - sont :

"Synthèse des principaux résultats sanitaires de l’étude FOS EPSEAL

Les résultats obtenus dans l’échantillon aléatoire composé de plus de 800 réponses – totalement représentatif de la population de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, documentent la santé de plus de 2000 habitants dont 454 enfants (soit en tout plus de 8% de la population de ces villes).

Les résultats montrent conjointement :

Une élévation de l’asthme cumulatif chez les adultes (15.8% de prévalence standardisée sur la population française dans notre étude, contre 10% en France), débutant le plus souvent à l’âge adulte ;

Une élévation des cancers (une prévalence brute de 12% et standardisée France de 10.5%, contre 6% en France), avec un fardeau particulièrement lourd porté par les femmes (14.5% des femmes de notre étude ont ou ont eu un cancer, contre 5.4% des femmes en France) ;

Une élévation des diabètes tous types (prévalence brute de 12.9% et standardisée France de 11.6%, contre environ 6% de diabétiques diagnostiqués traités ou non en France), avec une élévation significative de la part relative de diabète de type 1 (11.5% de tous les diabètes documentés dans notre étude, en comparaison de 5.6% de tous les diabètes en France) ;

• Qu’au minimum, 63% de notre population rapporte au moins une maladie chronique (parmi : asthme, maladie respiratoire autre que l’asthme, allergie respiratoire autre qu’au pollen, affection dermatologique, cancer, maladie auto-immune, maladie endocrinienne et/ou diabète), contre 36.6% en France (pour un indicateur qui englobe plus d’affections chroniques que le nôtre) ;

Que 63% de notre population est affecté par au moins l’un de ces symptômes chroniques (par ordre décroissant de fréquence dans la population) : irritations des yeux (43.4%), symptômes nez/gorge (39%), maux de tête (37.2%), problèmes de peau (26.8%), saignements de nez (7.5%) ;

Que plus de 40% de notre population rapporte au moins une affection respiratoire chronique (parmi asthme, allergies respiratoires autres qu’au pollen, et/ou maladies respiratoires autres que l’asthme), et près d’un enfant sur quatre (23%).

 Les maladies chroniques et symptômes aigus constituent donc une expérience de santé commune et partagée au sein de la population des deux villes, bien que la plupart des répondants jugent leur santé générale comme excellente ou bonne. (Sources de comparaison : données France les plus récentes publiées par la DREES, l’INCA, l’INSERM, l’IRDES, Santé Publique France.)"

Détails et discussions sur les liens pollutions et maladies

Cancers

Pour chaque pathologie, les auteurs donnent les détails plus loin. Par exemple pour les cancers (je mets en gras deux parmi les cancers cités que je détaille en suivant) :

Les cancers sont, dans notre enquête, relativement communs et plus élevés qu’en France (...) Les cancers du sein, de la prostate et de l’utérus sont les plus communs dans l’enquête (...) En France, les cancers les plus fréquents dans la population en vie sont dans l’ordre ceux du sein, de la prostate et du colon. La place occupée par le cancer du corps de l’utérus paraît donc plus spécifique dans l’étude (dans un contexte, décrivent les auteurs, avec beaucoup d'hystérectomies = enlèvement chirurgical de l'utérus), et de fibromes utérins) (...) Les cancers de la thyroïde, du colon et les lymphomes arrivent ensuite très groupés dans le classement des cancers les plus fréquents dans la population de l’étude.

Lymphomes

Lymphomes liés aux pollutions

Un paragraphe du rapport indique : "Les lymphomes sont une famille de cancers en progression dans la population en général et la piste environnementale est envisagée comme facteur de risque dans leur genèse : les pesticides, en qualité de perturbateur endocrinien, pourraient influencer son développement. Au cours de l’atelier sur les expositions professionnelles, Didier Bernard (ancien délégué du personnel sur la ZIF toujours actif au sein de l’Association pour la Prise en Charge des Maladies Eliminables) a relevé que les lymphomes (dont la maladie de Hodgkin) étaient bien présents chez les travailleurs de la zone, en lien avec des expositions spécifiques (par exemple certains HAP, benzène, braie de houille, dioxines), sans que ces maladies soient encore reconnues comme d’origine professionnelle."

Pour les connaisseurs des liens entres pollutions et cancers, dont les fidèles lecteurs de ce site, un lien fort entre pollutions & maladies, y compris les cancers, est déjà connu en Europe. Il s'agit de la ville de Tarente, dans les Pouilles, en Italie du sud. J'avais consacré une page à ces liens. je vous invite à la lire et à la relire si vous êtes intéressés par ces questions.  

Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Plusieurs cancers y étaient révélés en augmentation dans les études publiées, mais pas le lymphome de Hogdkin. J'indiquai toutefois "Note : des sources locales m'ont informé que d'autres cancers, non pris en compte dans ces statistiques, semblent aussi liés à ces pollutions. Lymphome de Hodgkin, cancer de la thyroïde, ...". Le cancer de la thyroïde est d'ailleurs aussi cité avec une prévalence plus forte à Fos sur mer que dans le reste de la France. 

L'étude réalisée à Fos-sur-mer, qui ne porte pourtant que sur un nombre limité de personnes, permet maintenant de faire ressortir ce lymphome de Hodgkin. On voit aussi que quelle que soit la qualité d'une étude, d'un recensement de plusieurs données, d'observations, etc. il est très difficile, comme dans le cas de l'Italie, de recueillir toutes les données relatives aux malades déclenchées. D'où l'intérêt de ces investigations, beaucoup trop rares jusqu'à présent.

Aparté sur les lymphomes liés aux médicaments

Les mécanismes causals (causals et causaux sont acceptés dans le dictionnaire) des lymphomes en général, et des lymphomes de Hodgkin en particulier, ne sont pas toujours connus avec certitude. Ce lien avec des atteintes environnementales est donc une avancée majeure.

Les chercheurs pourront j'espère faire le lien avec les données récentes issues du domaine de la biologie. Je recopie ici des extraits du livre très détaillé, que je vous conseille, " L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol - Dr Michel de Lorgeril - 2015".

Il cite et résume cette analyse : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22588328, qui portait sur 578000 adultes.

Le dr de Lorgeril écrit "ce que ces chercheurs ont mis en évidence est époustouflant et mérite d'être confirmé au plus vite : avoir un cholestérol élevé semble protéger des leucémies myéloïdes (les chroniques et les aiguës) et de certains lymphomes. Inversement avoir un glucose élevé* augmente les risques. Enfin avoir un syndrome métabolique augmente le risque de maladie de Hodgkin (...) de 50 %. En d'autres termes, les statines en diminuant le cholestérol et en augmentant le glucose et les syndromes métaboliques ne peuvent que favoriser les cancers du sang et des ganglions."

* Les statines ont un effet diabétogène net, voir par exemple ici : Statines = diabètes

Les causes environnementales et iatrogènes (dues aux effets secondaires de médicaments), voire à une alimentation trop pauvre en cholestérol, semblent jouer un rôle considérable ; il serait urgent que des équipes de recherche, indépendantes des financements liés de près ou de loin à la lutte anticholestérol, se consacrent à ces aspects. 

Cancer de l'utérus

Les auteurs du rapport discutent de l'augmentation nette de prévalence du cancer de l'utérus dans le secteur de Fos-sur-mer :

"Une interprétation de la place importante occupée par le cancer de l’utérus peut reposer sur son lien avec les autres cancers (hormono-dépendants en particulier) et leur traitement médical, ou avec un dérèglement hormonal en général, d’origine environnementale ou induit par un traitement médical. Quelles que soient ces interactions, il faudrait qu’elles soient renforcées localement par certains facteurs afin de pouvoir expliquer cette place inhabituelle. Cet excès invite à considérer dans cette zone l’action spécifique des polluants appelés perturbateurs endocriniens. Chez la femme, le cancer du corps de l’utérus est l’un des cancers de meilleur pronostic vital, le taux de survie à 10 ans étant évalué à 68% des femmes sur la période 1999-2007 (Grosclaude et al., 2013 : 4). Cela peut expliquer que le poids de ce cancer puisse se renforcer si cet excès de cas se prolonge dans le temps. Dans l’étude, dans la moitié des cas le cancer de l’utérus se présente comme un cancer isolé, l’autre moitié des cas pouvant être associée à des cancers de la peau, de la thyroïde ou du sein."

Le lien entre polluants et cancers mérite d'être investigué de façon plus poussée. Les cancers sont complexes, et il serait par exemple dommage de se lancer dans de très couteuses campagnes de vaccination qui pourraient rater l'objectif si parmi les facteurs de déclenchement et de développement (qui ne sont pas forcément les mêmes) des cancers de l'utérus, les pollutions ont un rôle prépondérant. 

Concernant les femmes et le cancer, les auteurs écrivent : "Une analyse des cancers par genre : les femmes de l’étude sont trois fois plus touchées par le cancer que les femmes en France." Pour les hommes, il s'agit d'une augmentation (8.3 % des hommes de cette étude, contre 6.4 % en France, ont ou ont eu un cancer), tandis que pour les femmes c'est presqu'une multiplication par 3 (14.5 % des femmes de cette étude, contre 5.3 % en France, ont ou ont eu un cancer). 

Les auteurs se posent cette question : "Les femmes de l’étude plus touchées, et par des cancers de meilleur pronostic que les cancers des hommes ?"

Et y répondent (à lire plus en détail dans le rapport) par exemple en citant la prévalence plus forte chez les hommes de cancers foudroyants (poumon, pancréas), qui tuent très rapidement. Les hommes atteints de ces pathologies ont donc moins de chance de se retrouver dans la population étudiée, en vie. 

Pour les différents liens connus entre cancers et facteurs environnementaux, voir aussi ce lien : Cancers, et euros

 

Diabètes

Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

"Les diabètes sont plus fréquents à Fos et Port-Saint-Louis qu’en France, et plus encore le diabète de type 1"

"La cause exacte du déclenchement du diabète de type 1 est toujours recherchée : chez les personnes ayant une prédisposition génétique, seuls 6% déclencheront la maladie (note : c'est mon cas). L’unique traitement est alors l’apport d’insuline par injection ou pompe. Ce diabète est dit insulinodépendant et se déclenche avant 40 ans. Son incidence augmente dans la population principalement du fait de l’atteinte de personnes de plus en plus jeunes (des enfants). Certaines corrélations entre déclenchement du diabète de type 1 et facteur environnemental précis ont été démontrées dans la littérature scientifique : nitrates dans l’eau potable, certains biocides (un certain raticide qui avait provoqué une épidémie de diabètes de type 1 dans une population donnée). D’autres corrélations sont suspectées mais plus difficiles à montrer et on en est aux « balbutiements de la recherche » comme l’a indiqué S. Goix, chargée des études santé à l’Institut Ecocitoyen et venue participer à l’atelier du 5 octobre 2016 : l’exposition à la pollution atmosphérique en général, à l’ozone, aux particules, au dioxyde d’azote, par exemple. Les études les plus récentes (Beyerlein, 2015 ; Hathout, 2002) ont montré que des expositions plus élevées aux matières particulaires et au dioxyde d’azote abaissait l’âge au diagnostic chez les enfants de moins de 5 ans. Les expositions aux infections respiratoires dans la très petite enfance ont aussi été reconnues comme un facteur de risque du DT1 (Beyerlein, 2015)."

L'étude du scientifique Andreas Beyerlein, mentionnée dans le rapport, était déjà citée dans ce blog : Pollution et DT1

​Diabètes de type 1 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Ces données permettront peut être de mieux comprendre le déclenchement de cette maladie. Toutefois, ces données spécialisées sur la pollution ne permettent pas d'obtenir un regard d'ensemble sur les causes environnementales du diabète de type 1.

Le rôle de certains aliments, notamment du gluten (blé, orge, avoine, seigle, ...) et des produits laitiers, semble aussi prépondérant pour une partie des enfants concernés : Régime cétogène pour le DT1 ?

Cela suggère des modalités d'action rapides à mettre en place pour limiter cet accroissement du développement du diabète de type 1 notamment chez les enfants jeunes.  Il serait intéressant que les équipes de recherche intègrent ces différents facteurs. 

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type polluants

Le lien entre pollutions et diabète de type 2 a été développé dans le billet déjà cité : Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Les auteurs du rapport écrivent à ce sujet : "Le diabète de type 2 (DT2) est dû, quant à lui, à une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme : c’est ce qu’on appelle l’insulinorésistance. Le surpoids et l’obésité sont les révélateurs du diabète de type 2 chez les personnes génétiquement prédisposées. Le diabète de type 2 résulte soit d’une production insuffisante d’insuline par le pancréas, soit du fait que cette insuline agit mal, ce qui cause l’hyperglycémie. Le diabète de type 2 apparaît en général après 40 ans, mais des cas de jeunes adultes ou d’adolescents apparaissent en France. Les causes du diabète de type 2 sont rapportées aujourd’hui à l’action de polluants comme les PCB (polychlorobiphényles), ou encore la pollution de l’air et les particules qui transportent d’autres polluants. Des perturbateurs endocriniens, tels que bisphénols et phtalates, sont connus aussi pour jouer sur l’insulinorésistance."

C'est néanmoins le diabète de type 1 (=dt1) qui fait l'objet du plus grand développement dans ce rapport, l'augmentation du dt1 étant une des découvertes majeures.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type médicaments

L'effet diabétogène des anti cholestérol est développé plus haut dans la page.

Diabète de type 2 liés aux facteurs environnementaux de type alimentaire

Si le lien entre diabète de type 2 et alimentation semble spontanément évident, les mécanismes exacts sont plus difficiles à cerner. Il faut signaler ici les très bons résultats du régime dit "Seignalet", déjà détaillés sur ce blog : DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique.

Là encore, il serait intéressant que des équipes de recherches intègrent toutes ces composantes environnementales au sens large, médicamenteuses, pollutions, et implication du gluten avec des produits laitiers. 

Conclusions

Sur un tel sujet, les conclusions ne peuvent être que provisoires. D'autant que l'étude menée à Fos sur mer est publiée en 2017, pour une zone industrielle existant depuis plusieurs décennies. Les données sanitaires (cancers et diverses maladies) relatives à l'usine Ilva dans le sud de l'Italie sont récentes également. Les liens démontrés entre anticholestérol et augmentation du nombre de diabétiques de type 2 avait été décrit et annoncé en 2007 par le dr de Lorgeril, et depuis très progressivement ... moins ignorés de façon plus ouverte par les responsables d'essais cliniques. Les liens entre gluten, produits laitiers et diabètes de type 1 et 2 ont été très précisément décrits par le Dr Seignalet dans les années 1990. Les études, très rares, publiées depuis confirment cette possibilité pour le diabète de type 1. Pour le diabète de type 2, à ce stade seuls des témoignages, récurrents, sont disponibles (voir les liens dans ce billet).

Tout cela montre l'intérêt énorme d'une vraie médecine environnementale :

  • au sens large en terme de recherche sur les facteurs environnementaux pris en compte : alimentation, polluants, médicaments, etc. Le tabac, dont les méfaits sont connus depuis longtemps, et la plupart des maladies infectieuses, dont les mécanismes et les effets sont connus depuis longtemps également, sont à intégrer dans ces raisonnements ;
  • avec une priorité à l'efficacité : l'urgence est de diminuer ou stopper l'exposition aux facteurs incriminés, même si tous les mécanismes biologiques, à creuser bien sûr, ne sont pas encore entièrement connus ;
  • indépendante des circuits de recherche très proches de l'industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire, ce qui a pu empêcher, dans des exemples cités, de nombreux chercheurs de développer une vision suffisante et précise des effets iatrogènes. Et les a donc empêchés d'avoir une vision exacte de toutes les composantes de telle ou telle maladie ;
  • ouverte : pour plusieurs des cas cités, la bibliographie "classique" des chercheurs, à partir par exemple de revues médicales et des publications prestigieuses, incontournable, est insuffisante pour l'intérêt des patients.

Il s'agirait réellement d'une révolution scientifique, que ce soit pour les diabètes ou pour plusieurs autres pathologies, car ce n'est pas l'approche dominante actuelle. Une médecine environnementale de ce type ne résoudrait pas tout, mais devrait permettre a minima de comprendre, voire de diminuer l'incidence de plusieurs des pathologies les plus lourdes dans nos sociétés. 

Les moyens d'intervention peuvent paraître limités à ce stade, par exemple sur le rôle du pétrole, dont dépend largement l'économie et la croissance (cf. par exemple le livre "Or noir" de l'auteur Matthieu Auzanneau) et source d'une grande partie des pollutions environnementales, la zone de Fos sur mer étant connue pour ses raffineries. Il est d'autant plus urgent de se saisir de ces questions. 

Vaccins piquants et pétition

La vaccination est un sujet fascinant parce qu'il permet de parcourir l'histoire des sciences médicales, ou de se glisser dans les méandres du système immunitaire, complexe.

C'est un sujet glissant, si ce n'est effrayant, parce que les débats entre pro et anti sont difficiles à suivre et très passionnels, d'un côté comme de l'autre. C'est un sujet pourtant essentiel puisqu'il concerne notre santé à tous.

J'avais directement abordé un exemple de ce sujet ici : Grippe : vaccin, pas vaccin ?

Sur le site donné en lien, un article plus récent toujours sur le même sujet : http://www.atoute.org/n/article327.html, très argumenté.

C'est spécifique au vaccin contre la grippe, mais ça montre que malgré l'étendue de cette vaccination "simple", sans adjuvants, cela reste un sujet mal connu, mal maîtrisé, et objets d'interprétations divergentes (cf. aussi les commentaires suite à l'article).

Alors quand tout d'un coup une obligation vaccinale pointe le bout de son nez pour ... 11 vaccins, c'est surprenant.

D'autant plus pour des vaccins méconnus (le gardasil est très récent) ou encore pour d'autres vaccins qui sont historiquement apparus en même temps que les fantastiques progrès de l'hygiène. Quelle est la part respective de gains de vie liée aux vaccins pour les maladies concernées (part indéniable pour plusieurs maladies, mais pour quel pourcentage par rapport aux autres facteurs ?) ou liée aux différents progrès de l'hygiène, de la connaissance scientifique de propagation des épidémies, démultipliée par internet, etc. ?

Il paraît bizarre de citer des pétitions quand cela concerne la recherche scientifique ou la médecine. Malheureusement peu d'autres moyens sont possibles pour faire entendre raison aux décideurs sur ce sujet là qui nous concerne tous. Que ce soit par le risque d'effets secondaire, impossible à évaluer, par le risque de s'enfermer dans une fausse bonne solution au sujet de ces maladies, par le risque financier que cela fait peser sur le pays, etc.

Je signe cette pétition, et je vous invite à la signer aussi : http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants/index.php

Pour mémoire, une seule autre pétition a été mise en avant sur le blog que vous avez sous les yeux, c'était au sujet des anti-cholestérols, autre absurdité scientifique : Pétition sur les anticholestérols

N'hésitez pas à vous renseigner et à la signer également. 

Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

Interview de Mme Séverine Sénéchal, diététicienne : http://www.dieteticienne-amiens.fr/

Bonjour Séverine, je suis heureux de t'accueillir ici. J'ai souhaité que tu interviennes, car ton profil en terme de nutrition et de santé est très riche et peu courant. Et parlera aux lecteurs de ce blog (Accueil)  En quelques mots, tu es diététicienne, et tu sembles maîtriser aussi bien les concepts diététiques classiques, que les apports réels du régime dit méditerranéen à la santé, ou encore que le régime Seignalet, et d'autres approches encore. Tu es impliquée aussi dans un groupe de réflexion sur l'obésité?

Oui tout à fait !

 

Peux tu te présenter brièvement, et expliquer pourquoi tu as développé ces compétences complémentaires?

J’ai 35 ans, j’ai obtenu mon BTS diététique en 2004 et suis installée en libéral à Amiens depuis 2005.

En 2005 j’ai suivi la formation du G.R.O.S. (Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids), qui est une formation aux approches alternatives à la prescription diététique, que j’ai découverte un peu par hasard juste avant de commencer mes études de diététique, en découvrant à la bibliothèque municipale le livre « Maigrir sans régime » du Dr Zermati.

L’approche alternative des régimes m’a intéressée, car à l’âge de 18 ans, j’ai suivi un régime amaigrissant encadré par une médecin endocrinologue au cours duquel j’ai expérimenté différents effets contre-productifs de la restriction alimentaire, sur le plan psychologique et sur le comportement alimentaire.

Concernant la diète méditerranéenne, j’ai découvert les travaux du Dr Michel de Lorgeril et de la diététicienne Patricia Salen sur le site  http://www.lanutrition.fr/, notamment l’étude de Lyon qui a démontré scientifiquement le rôle majeur de l’alimentation dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, me permettant de renouer avec la motivation première qui m’a donné envie de m’intéresser à la diététique : prévenir les maladies !

Ensuite ce sont les demandes de patientes qui m’ont amenée à m’intéresser à d’autres sujets :

> une patiente souffrant de polyarthrite rhumatoïde, qui avait mis en place le régime Seignalet depuis quelques semaines, m’a contacté afin que je l’aide à ne manquer de rien… donc j’ai acheté le livre et commencé à étudier le sujet

> et une patiente végétalienne qui m’appelé afin que je l’aide à savoir où trouver assez de protéines, fer, calcium… : en faisant des recherches sur internet, j’ai découvert le rapport de l’Association Américaine de Diététique concernant les alimentations végétariennes, et j’y ai appris beaucoup de choses qui n’avaient pas été évoquées durant mes études !

 

Quels sont en résumé les cas pour lesquels tu privilégies les approches diététiques classiques, et ceux où tu mets en avant ces approches complémentaires ?

Si par « approches diététiques classiques », on entend ce que j’ai appris durant mes études (il y a plus de 10 ans), alors on ne peut pas dire que j’utilise des approches diététiques classiques, l’alimentation et la nutrition étant un domaine où les connaissances sont en constante évolution !  Par exemple, pour les troubles fonctionnels intestinaux, on conseillait une « alimentation de confort intestinal », et désormais il y a l’approche FODMAP qui permet de mieux préciser quels sont les aliments mal digérés par cette patiente – et qui peuvent être différents pour une autre personne souffrant pourtant également d’un syndrome de l’intestin irritable.

D’autre part, au programme de nos études, il n’y avait pas tellement de psychologie, d’étude du comportement, ce qui est pourtant un sujet essentiel pour aider les patients à changer leurs habitudes durablement !

Le type de questions que je pose en consultation, notamment en aidant le/la patiente à préciser ses motivations à changer ses habitudes, et ma façon de transmettre les informations, les connaissances, n’ont rien à voir avec ce que j’ai appris durant mes études.  

 

Tu préconises systématiquement l'alimentation qui te paraît la plus adaptée, ou tu accompagnes plutôt les personnes selon leur demande ? Je te pose cette question, car si de plus en plus de gens sont informés sur les bienfaits d'une vraie alimentation méditerranéenne, ou encore sur le régime Seignalet, je ne sais pas si beaucoup font la démarche spontanée d'aller voir un professionnel. 

L’alimentation qui me semble la plus adaptée évolue au fur et à mesure de la meilleure connaissance de la personne (de ses problématiques de santé, mais aussi ses goûts, les choses auxquelles il/elle est particulièrement attaché.e, ses objectifs de prévention…), donc j’accompagne plutôt le/la patient.e selon sa demande, et lorsqu’il/elle a plusieurs objectifs, on essaie de voir quelle est la priorité par laquelle il/elle souhaite commencer.

Mon approche est généralement de partir des habitudes actuelles du patient pour l’aider à les modifier progressivement, à son rythme.

Concernant les régimes d’éviction (ex : Seignalet), cela dépend si la personne a déjà commencé à mettre en place cette alimentation (dans ce cas, on voit ce qu’il reste encore à améliorer pour le respecter au mieux) ou si elle vient d’abord chercher les informations nécessaires avant de se lancer dans la mise en place du changement de ses habitudes alimentaires.

 

De loin, on peut avoir l'impression que combiner toutes les connaissances en nutrition est très complexe. Par exemple, puisque cela arrive, associer des conseils diététiques classiques en cas d'obésité, à un régime Seignalet pour une maladie (par exemple une Polyarthrite rhumatoïde), du diabète de type 2, et un souhait de végétarisme, ou qui tend vers le végétarisme, est il réalisable selon toi ? je pose cette question, parce que c'est le type de demande que j'ai déjà vue, et qui ne paraît a priori pas évidente.

Il est tout à fait possible de concilier ces différentes choses, mais je ne conseille pas d’essayer de mettre en place tous ces changements en même temps.

Un changement trop brutal (de surcroit s’il est imposé par une personne extérieure) risque d’engendrer beaucoup de stress, ce qui n’aide pas à ressentir au mieux les effets bénéfiques des changements réalisés, et surtout risque de ne pas être maintenu dans la durée… ce qui serait bien dommage !

C’est un peu comme lors de la diversification alimentaire chez le bébé, durant laquelle les nouveaux aliments sont introduits progressivement (l’un après l’autre) : cela permet d’avoir une meilleure idée de l’aliment en cause en cas de réaction d’intolérance.

Pour le mieux-être, je trouve que c’est également intéressant que la personne puisse voir par elle-même la contribution de chaque changement dans l’amélioration de son état.

Et au niveau pratique, c’est aussi plus facilement réalisable de faire les changements pas à pas, ce qu’on appelle parfois « la technique de l’escalier » (il est plus facile d’atteindre le 1er étage en montant une marche après l’autre, plutôt qu’en escaladant un mur d’une hauteur de 2,5 m !)

 

Deux dernières questions. La première, sur ce mythe du cholestérol coupable, qui semble battu en brèche par les données de la science disponibles, ce que mettent en avant des médecins tels que le Dr de Lorgeril au premier plan, ou encore le Dr Winckler. Est ce que tu veux, peux et réussis à faire entendre ce message à des patients dont la préoccupation première serait la normalisation du taux de cholestérol ?

Mon rôle est de donner une information alternative aux idées reçues répandues dans les médias, le grand public et le corps médical, de semer une graine en expliquant que les connaissances scientifiques actuelles disculpent le cholestérol et qu’il existe des approches permettant de réduire les risques de maladies cardio-vasculaires indépendamment de cette focalisation sur le cholestérol.

Après c’est le/la patient.e qui décide s’il/elle souhaite s’approprier cette question de la prévention par le mode de vie et l’alimentation… il lui faut parfois un temps de digestion de ces informations avant de s’y intéresser davantage.

 

Tu as donc un profil riche comme ton expérience professionnelle. As tu des conseils à donner tout à la fois aux patients, médecins et autres soignants qui lisent ces lignes ?

Cultiver sa curiosité, son ouverture d’esprit… sortir des ornières rassurantes de « on a toujours fait comme ça », « si c’était vrai ça se saurait ! » qui nous font tourner en rond, et font surtout les affaires des lobbies qu’ils soient agro-alimentaires ou pharmaceutiques !

Et aussi s’écouter, s’observer, écouter les patients même lorsqu’ils disent des choses qui ne correspondent pas à ce que l’on a appris… sans quoi on ne risque pas de découvrir et de comprendre de nouvelles choses !

C’est par exemple le cas d’une diététicienne qui a appris à ses dépends que contrairement à ce que nous apprenons durant nos études, l’intolérance au lactose ne se manifeste pas uniquement par des troubles digestifs, mais peut aussi entraîner des symptômes bien plus généraux : http://www.dieteticienne-amiens.fr/temoignage-intolerance-alimentaire/

J’ai trouvé cette expérience si intéressante que je lui ai demandé si elle était d’accord pour en témoigner sur mon site, car je pense que cela peut aider d’autres personnes dans le même genre de situation.


Merci beaucoup. Puisque tu cites des témoignages sur ton site, je signale aussi ceux relatifs à ton approche originale, efficace et très déculpabilisante de l'obésité : http://www.dieteticienne-amiens.fr/temoignages/

Somnifères dangereux et diabétes

Billet pour rappeler les méfaits de plusieurs molécules pour dormir ou être moins anxieux, par exemple pour les diabétiques, et stratégies pour échapper progressivement à ces dangers.

Et billet aussi pour les médecins : les recherches récentes sur le fonctionnement du cerveau pendant le sommeil, plus précisément l'évacuation des déchets cellulaires pendant le sommeil, permettent de proposer un lien, déjà mentionné à plusieurs reprises par des chercheurs, et répétés sur ce blog, entre alimentation et plusieurs maladies cérébrales. 

 

Les diabétiques seraient plus sujets à un mauvais sommeil que la moyenne de la population.

C'est peut être votre cas,

Cela peut être le cas aussi de vos parents, de personnes âgées de votre entourage, plus souvent sujets de traitements pris sur du long terme. 

Comment gérer ce manque de sommeil ? Avec des médicaments pris exprès en ce sens ? 

Une étude parue en 1996 dans le British medical journal faisait état d'une mortalité réellement accrue chez les gens qui consomment régulièrement des anxiolytiques et des "médicaments hypnotiques".

http://www.bmj.com/content/348/bmj.g1996

Quelques phrases très parlantes sont extraites de cet article.

"We found statistically significant associations with mortality at all levels of study drug use"

Nous avons trouvé une relation statistique significative entre la mortalité et tous les niveaux d'utilisation de ces molécules.

"A clear dose-response association was found"

Une association dose réponse nette a été trouvée.

"Associations with mortality, and dose-response effects, were found for each of the three separate classes of study drug. 

Un association avec la mortalité, et un effet dose réponse, ont été trouvés pour chacune des classes de médicaments étudiées (note : ex : benzodiazépines, voir l'article pour les autres médicaments étudiés). 

"After excluding deaths in the first year, there were approximately four excess deaths linked to drug use per 100 people followed for an average of 7.6 years after their first prescription."

Après avoir exclu (c'est à dire ne pas avoir comptabilisé) les décès dans la première année, il y a eu approximativement un excès de décès, lié à la drogue, de 4 décès sur 100 personnes suivies pendant 7.6 ans

Un autre suivi plus récent sur plusieurs milliers de patients, cette fois au Canada, montre également un accroissement net de la mortalité. L'étude est résumée ici : https://www.eurekalert.org/pub_releases/2010-09/ul-uom090810.php. L'augmentation du risque de mortalité reste nette après avoir exclu plusieurs facteurs de confusion possible (tabac, niveau d'activité physique, etc.).

Bref, la mortalité est accrue en utilisant des anxiolytiques, des somnifères, et de façon dose dépendante ... Que faire ?

Dans un premier temps, ne pas arrêter le traitement d'un coup, mais en collaboration avec son médecin, il y a souvent des stratégies à suivre pour que le sevrage de ces types de molécules soit efficace et sans séquelles.

Ensuite ?

Si vous, ou vos proches, êtes diabétiques, l'idéal est de contrôler ou d'éliminer, parmi les facteurs de perturbation du sommeil ceux qui sont les plus facilement maîtrisables :

  • les médicaments connus pour ces effets, par exemple les statines qui aggravent les déséquilibres glycémiques (et qui génèrent aussi du DT2 chez des patients qui ne l'étaient pas : Statines = diabètes), mais sont aussi sources de perturbations du sommeil directement (perturbations cognitives fréquentes) ou indirectement (douleurs musculaires, perturbations de la glycémie, nombreux autres effets secondaires),
  • les angoisses liées aux diabètes ; les échanges avec votre diabétologue, les forums spécialisés, ou encore les séances d'éducation thérapeutique, peuvent être des bons moments pour faire un point général sur le traitement au quotidien, avec, pour l'éducation thérapeutique, plusieurs professionnels et d'autres patients, lors d'un séjour hospitalier uniquement dédié à cet aspect. En restant très prudent toutefois sur les approches anti cholestérol proposées par ces mêmes médecins.
  • les causes premières du diabète de type 2, via l'alimentation, quand ce n'est pas favorisé par les statines : Diabète de type 2 en rémission, à essayer le plus possible, Voir plus loin aussi pour les bénéfices sur le cerveau.
  • au moment du diagnostic, les causes premières du diabète de type 1Urgences dès le diagnostic ; Régime cétogène pour le DT1 ? (pour la partie alimentation sans gluten sans produits laitiers sans maïs présentés dans cette dernière page), méthodes dont ne peut garantir le résultat, mais avec des succès spectaculaires et qui sont à essayer au maximum, en collaboration avec le service de diabétologie, au moment du diagnostic du DT1, en raison de l'aspect rapidement irréversible de cette pathologie. En cas de succès, ce sont au moins autant les parents des enfants ou adolescents avec un diagnostic de DT1, qui feront moins de nuits blanches. 
  • pratiquer régulièrement une activité physique : cela a l'air banal, mais pourtant, en diminuant à terme des symptômes de dépression, en améliorant la prise en charge des diabètes, etc. cela peut faire la différence pour les personnes peu actives jusque là. 

Beaucoup d'autres méthodes sont disponibles chez des praticiens, dans des livres, articles, etc. 

Lire la suite

Coeliaques et échec du sans-gluten : solution Seignalet

Le site "Top santé" signale une recherche montrant qu'un enfant coeliaque sur cinq ne répond pas à l'éviction du gluten. 

http://www.topsante.com/medecine/allergies/intolerance-au-gluten/vivre-avec/maladie-coeliaque-un-enfant-sur-cinq-ne-guerit-pas-avec-un-regime-sans-gluten-614174

C'est l'occasion de rappeler que ce phénomène, déjà consaté dans les années 90, avait été pris en charge par le Dr Seignalet. Il explique le phénomène et détaille un cas clinique dans son ouvrage "L'alimentation ou la troisième médecine - éditions du Rocher" - p. 301 à 304. 

Il est très important que les médecins qui traitent des personnes atteintes de maladie coeliaque, et les patients eux mêmes, aient connaissance de cette possibilité.

Si après avoir scrupuleusement vérifié qu'il n'y avait plus de gluten dans l'alimentation, ce qui n'est pas toujours évident, les symptômes persistent toujours, cette solution est à essayer sans hésiter.

L'alimentation Seignalet se caractérise, outre l'absence de gluten, par l'absence de tous produits laitiers, l'absence de maïs, ainsi que par des cuissons pas trop poussées.

C'est défini dans la seconde partie de cette page : Alimentations qui marchent ou dans les nombreux sites donnés dans la rubrique : Liens

Statines et femmes : appel à témoin

L'association AIMSIB https://aimsib.org/2016/11/07/appel-a-temoignage/ répercute un appel à témoignages, de femmes qui ont subi les effets secondaires des statines.

Si vous êtes concernée, ou si une de vos proches l'est, n'hésitez pas. 

Pour mémoire, les effets seondaires connus des statines sont nombreux, effet diabétogène très net : Statines = diabètes, effets néfastes sur les reins : Des reins solides pour 2016, douleurs musculaires, dépressions & atteintes cognitives, etc., à voir également sur le site AIMSIB indiqué au début.

Moins de statines = moins de morts

Je reproduis ci-dessous un article de l'association AIMSIB. 

Ca concerne les conséquence liées aux arrêts des statines chez les patients dits à hauts risques, dont des diabétiques (en général, plutôt de type 2), traités à cet effet.

La démonstration se passe de commentaires, je me permets de la reproduitre telle quelle. J'ajoute quelques compléments en suivant :

https://aimsib.org/

Arrêter les statines aurait fait baisser la mortalité cardiovasculaire en France

On se souvient des violentes critiques qui s’étaient abattues sur le Pr Philippe EVEN après la parution de son livre de 2013 intitulé « la vérité sur le Cholestérol » alors que pourtant aucune donnée scientifique solide n’était venue contrer sa démonstration. Toutes les attaques convergèrent sur sa personne, son âge, sa qualification de pneumologue et non de cardiologue, etc…

La communauté médicale française vit survenir la même année la publication d’une étude (baptisée EVANS) et signée notamment des Professeurs Danchin et Puymirat, dont les liens d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques étaient avoués par les professeurs eux-mêmes. Cette étude se résumait à rapporter les données d’environ 140 questionnaires simplistes (sans validation scientifique) enregistrés dans leurs salles d’attentes et qui les autorisent de prévoir que la sortie du livre de Philippe Even allait générer 4992 évènements cardiovasculaires majeurs supplémentaires en France dont 1159 décès par an du fait de l’interruption par certains patients de leurs statines anti-cholestérol…

Cette étude fut officialisée par une parution dans une obscure revue intitulée Archives of Cardiovascular Disease dont les éditeurs sont des proches de nos deux professeurs.

Survient durant l’été 2016 une étude dirigée par le Pr Moore de l’INSERM U1219, s’attachant encore à calculer les conséquences de la sortie en librairie de l’ouvrage de Philippe Even et des controverses qui suivirent. Après avoir conclu que ce livre avait généré une augmentation de 50% des arrêts de traitements par statines en 2013 par rapport aux années 2011 et 2012, ils calculent que l’extrapolation de leurs chiffres à l’ensemble de la population française avait dû entraîner entre 10.000 et 11.000 décès supplémentaires sur 9 mois de l’année 2013.

Nouveau tintamarre médiatique ! Les liens d’intérêts de l’équipe de Nicholas Moore avec les fabricants de statines sont également avoués sans scrupule. Le but à atteindre consistait évidemment à asséner une nouvelle preuve que toute controverse ou contestation à propos du cholestérol et des statines entraîne inévitablement des catastrophes sanitaires majeures.

S’agissant des résultats du Pr. Moore et de son équipe, qu’en dire ? Simplement qu’ils sont aisément vérifiables puisque les chiffres de mortalité pour l’année 2013 sont maintenant connus, publiés par l’INSEE après validation par l’INSERM. Ci-dessous un tableau simplifié des données de l’INSEE que chacun peut vérifier via Internet.

S’il était attendu que la mortalité totale (c’est-à-dire tous les décès, quel que soit la cause) fluctue d’une année sur l’autre et augmente régulièrement du fait de la croissance et du vieillissement de la population française, on ne note aucune augmentation anormale en 2013; bien au contraire, puisque ce chiffre est en diminution par rapport à 2012. La mortalité cardio-vasculaire totale (AVC + infarctus mortels pour simplifier) est en baisse indiscutable en 2013 par rapport à 2012 ; et aussi par rapport à la moyenne des quatre années précédentes : 141.500 contre 138.900 en 2013. La mortalité cérébrovasculaire (les AVC en simplifiant) est stable sur les cinq ans.

On rappelle, avec courtoisie, les chiffres avancés par les amis des statines en 2006 lors de la publication de l’étude SPARCL, annonçant qu’un traitement par atorvastatine 80 réduisait de 40% environ le risque de récidive d’AVC létal. Les patients ayant cessé leurs traitements par statine (à cause de la controverse suscitée) après un AVC auraient logiquement dû souffrir d’un excès de mortalité en 2013 (et ces chiffres auraient dû apparaitre dans les données de l’INSEE) ; à condition toutefois que les données de SPARCL soient réalistes. Les chiffres de l’INSEE en 2013 ne semblent pas (restons prudents) confirmer les résultats de SPARCL. Enfin la mortalité par infarctus du myocarde ne montre aucune flambée particulière comme attendue (ou espérée) par l’équipe du Pr Moore en cette année 2013, puisque le nombre d’infarctus mortel est non seulement moindre qu’en 2012 mais aussi nettement moindre que celle de la moyenne des quatre années précédentes (35.200 contre 33.400 en 2013).

Tout observateur objectif pourra conclure que les noires prédictions des Professeurs parisiens et bordelais n’étaient pas fondées. Mieux, il semble que les arrêts des traitements par statine puissent avoir des effets bénéfiques, au moins en termes de mortalité, ce qui est loin d’être négligeable :moins 1500 à 2000 décès après arrêt des statines… Les accusations portées contre le Pr Even n’étaient donc pas fondées ; elles étaient malfaisantes et témoignaient peut-être de liens trop étroits de ces universitaires avec le monde commercial. L’heure d’une réévaluation objective et sereine des théories stipulant que le cholestérol bouche les artères et que baisser le cholestérol peut être salvateur est venue. Cette réévaluation doit être confiée à de vrais experts vraiment indépendants de l’industrie pharmaceutique. Enfin, il faut rappeler que dans les sciences (y compris médicales), les controverses sont salutaires et sources de progrès. Il faut les encourager ; et il faut protéger les initiateurs de controverses (lanceurs d’alerte et autres), quand elles sont légitimes, comme le montre celles sur les statines et le cholestérol.

Collège des médecins de l’AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante et Bienveillante)"

Pour en savoir plus :

Si vous, ou l'un de vos proches, êtes concernés, n'hésitez surtout pas à en discuter avec le médecin, d'autant que les effets secondaires sont nombreux en général.

Opérer pour un fibrome ?

Les faits que je rapporte ici sont largement connus. Pourtant, il semble qu'il faille le rappeler très souvent.

Les cas pour lesquels une opération (ablation du fibrome) est réellement nécessaire, sont de fait assez rares.

Pourquoi parler de fibromes dans un site initialement réalisé pour les diabétiques, alors que ça concerne une grande partie de la population féminine, diabétique ou pas ?

La possibilité d'apparition de fibromes utérins augmente en partie avec l'âge (en fait jusqu'à la ménopause, ensuite les fibromes diminuent), et aussi avec l'obésité. L'âge, et l'obésité sont deux (parmi beaucoup d'autres) facteurs d'apparition de diabètes de type 2.

Certains services hospitaliers ou de clinique ont tendance à sur-opérer des fibromes. Ce n'est pas toujours nécessaire. 

Le lien qui suit vous redirige vers le blog d'une gynécologue, qui l'explique et l'exprime de façon très claire : 

http://lesboomeuses.com/faut-il-faire-fibromes/

C'est simple : la plupart des fibromes sont bénins, et se réduiront tout seuls après la ménopause, ce n'est donc pas la peine d'opérer, ni d'enlever l'utérus dans beaucoup de cas.

Si on vous le propose, mais que les justifications vous paraissent litigieuses, n'hésitez surtout pas à demander des justifications, et un second avis. 

Pour la partie du billet cité relative aux traitements de fibromes générant des saignements : je n'ai pas de connaissances sur la question. N'hésitez pas à préparer des questions avant votre visite chez le gynécologue, et à parcourir des blogs spécialisés. Par exemple celui déjà cité , ou encore celui-ci : http://www.martinwinckler.com/spip.php?rubrique8

Le but est de cerner au mieux la ou les solutions qui vous conviennent, pour diminuer les désagréments liés au fibrome s'il y en a, et surtout, chaque fois que c'est possible, pour annuler les interventions chirurgicales.

 

Une opération même courante comporte souvent un risque d'effet secondaire, majoré dans certains cas ; par exemple pour les femmes diabétiques, en partie en fonction de l'équilibre glycémique moyen obtenu auparavant. Les effets secondaires ne sont aps certains, c'est simplement la probabilité d'en avoir qui augmente.

Les opérations d'ablation de fibromes sont courantes, et souvent sans danger. Mais des effets secondaires sont possibles, d'autant plus scandaleux dans les cas où cette ablation n'est pas nécessaire.

Un exemple est largement documenté dans l'émission qui suit : hystérectomie décidée à la va-vite, selon le reportage pour contribuer à gonfler le chiffre d'activité de l'hopital, et au final sans aucune vraie justification thérapeutique, et avec des effets secondaires lourds.

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-lundi-14-septembre-2015_1074089.html

L'émission est longue, mais elle permet de comprendre la logique d'ensemble qui mène à des traitements inutiles, parfois dangereux, dont des opérations inutiles, parfois dangereuses.

 

Beaucoup de médecins protestent contre la main mise de logiques financières à l'hopital ou en clinique. Il faut veiller à ne pas en devenir otage, c'est à dire ne pas se faire prescrire une intervention peu ou pas utile, tout simplement pour gonfler les chiffres d'activité de l'hopital qui en a besoin au moment de votre visite. S'informer, discuter avec le médecin, demander un second avis, sont des bons moyens pour faire la part du vrai et du faux. 

Et les travaux du Dr Seignalet ?

L'actualité en santé est riche, et pendant plusieurs billets, j'ai parlé d'autres éléments que du Dr Seignalet.

Je me suis pourtant intéressé à la médecine et à la recherche médicale via les travaux et les résultats de ce médecin, sur moi et de nombreux autres.

La démarche est à mon avis la même que celle de plusieurs médecins et chercheurs que j'ai cité récemment : comprendre, aller à l'essentiel, ne pas se laisser déstatbiliser par de la communication déguisée en science, le tout pour mieux traiter les patients, sans leur nuire. 

Avec un profil du Dr Seignalet similaire à ceux des médecins présentés par exemple dans le billet précédent : VIdéos Dr de Lorgeril, Reliquet, Schwartz, et Souricette. Le Dr Seignalet était aussi  médecin, chercheur, et spécialiste (système immunologique, avec des applications pour les greffes). Bref, il s'agit de personnes qui ont su développer une vision assez globale dans leur spécialité, et qui ont tous ensuite mis une certaine distance entre leurs travaux et ceux de l'industrie pharmaceutique, sans être dans un rejet de ce qui fonctionne et qui est nécessaire.

Celles et ceux qui sont intéressés par les travaux du Dr Seignalet, et surtout par ses résultats, pourront, selon leur thème de prédilection, ou selon leur spécialité, lire les liens suivant sur mon site : 

Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Alimentation et diabétes

Témoignages DT2

Diabète de type 1 : Urgences dès le diagnostic ; Régime cétogène pour le DT1 ?

Vascularites

Des reins solides pour 2016

Blé, laits, cancers : confirmations de liens

Cancers, et euros

Fragilité osseuse, causes et solutions

Asthme et Seignalet

Il existe de nombreux autres sites au sujet de la pratique et des résultats de cette alimentation, les plus aboutis de ces sites sont référencés ici : http://seignalet.fr/fr/le-regime-seignalet/pratiquer-le-regime/les-liens-utiles.html

Plus de 100 pathologies sont concernées. Plongez vous dans ces résultats. Pour savoir si vos pathologies peuvent être améliorées, le plus simple est de voir si elles sont listées ici : http://seignalet.fr/fr/

La meilleure façon de vérifier si ça fonctionne : l'essayer pendant un temps suffisamment long ! En mixant, si besoin, avec des caractéristiques des autres modes alimentaires présentés sur le site.

Pour s'y mettre, cuisiner plus facilement, déjouer les pièges possibles, beaucoup de sites sont présents sur le net. Celui-ci est très complet : https://lappart-des-spasmos.fr/

VIdéos Dr de Lorgeril, Reliquet, Schwartz, et Souricette

Vidéos de l'AIMSIB 

Après la journée du 30 mai, cf. le compte-rendu en deux parties : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite, l'AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante) a publié des interviews vidéo de trois des intervenants.  

C'est là http://aimsib.org/wordpress/videos/

Je vous encourage à les visionner, on est au coeur de la science médicale, celle qui cherche à vraiment comprendre sans toujours se laisser enfermer dans des dogmes faciles. Les médecins cités présentent la particularité d'être des médecins et des chercheurs, ou bien des médecins et des décrypteurs des données connues. Pour résumer, qui ne s'arrêtent pas forcément à la parole de la Haute Autorité de Santé, ni à celle d'autres autorités institutionnelles, ou d'autres mandarins, ni le les considérent comme des guides sacrés, par exemple quand les avis de ces intitutions ou mandarins divergent des données scientifiques connues, et des constats de la pratique clinique quotidienne.

Un résumé vaut parfois mieux qu'un long discours. Je vous encourage, y compris si vous êtes médecin, à regarder dans le lien la vidéo de souricette. Vidéo faussement enfantine, faussement simpliste, qui en quelques brefs instants délivre l'essentiel du message, au sujet des connaissances acquises, sur le cholestérol et sur les anti-cholestérols.

Pétition au sujet des anti-cholestérols

Pour mémoire, une pétition est en cours, qui s'approche des 400 000 signatures, surtout pour demander que ce soient des experts indépendants de l'industrie pharmaceutique qui soient en charge de ce dossier. Sans réaction officielle pour l'instant. 

Penez-en connaissance, et si vous êtes comme moi convaincu du bien-fondé de la demande, signez là et faites la circuler autour de vous. N'hésitez pas à en parler avec votre médecin, qu'il voit que cette question des anti-cholestérols est largement débattue, arguments à l'appui, ou encore à votre député, qu'il puisse intervenir à ce sujet auprès du gouvernement, en insistant sur l'urgence de la question.

Pétition sur les anticholestérols

Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite

La matinée de cette journée est résumée ici : Réunion inaugurale de l'AIMSIB. Les interventions ont repris en début d'après-midi.

Comme pour la première partie, ce résumé n'est pas le compte-rendu officiel de l'association AIMSIB, qui paraîtra ultérieurement sur le site http://aimsib.org/wordpress/

Note du blogueur : 

Pourquoi conduite la réunion inaugurale à Lyon ? Je ne connais pas le principal critère, mais la Diet Lyon Heart Study, dite "étude de Lyon"  est une bonne explication.

Voir ce résumé très clair : http://aimsib.org/wordpress/2016/06/12/la-diete-mediterraneenne-pour-prevenir-les-maladies-cardiovasculaires/ , ou cette analyse http://cholesterol-statine.fr/lyon.html

Bref, Lyon est un haut lieu de la recherche sur les maladies cardio-vasculaires. Il est logique qu'une réunion - conférence sur la santé, et surtout sur les liens entre alimentation et santé, se soit tenue ici. 

Michel de Lorgeril 

C'est sous sa houlette que s'est tenue cette journée. Il lance l'après-midi, en rappellant les aveux de mensonge du scientifique Sir Rory Collins (http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/la-confession-du-professeur-sir-rory-collins). En résumé, les chercheurs dans le domaine des statines ne s'étaient pas trop préoccupé jusque là des effets secondaires, pourtant très nombreux.

Le Dr de Lorgeril montre ensuite un graphique qui indique un taux de cancer plus élevé quand le cholestérol est bas.

La relation est très nette, et impressionnante. Un des problèmes pour appréhender cette relation cancer et cholestérol est que sur le laps de temps d'un essai clinique médicamenteux, en général 3 à 4 ans, l'effet favorisant des anti-cholestérols pour les cancers peut difficilement être vu. Ce sont donc des données qu'il faut s'efforcer de chercher, d'analyser et d'interpréter. Mais ces données existent.

Pour toutes et tous, encore plus si vous êtes médecin prescripteur de statines ou d'autres anti cholestérols, ou de régimes anti cholestérol, je vous engage à lire les ouvrages dans lesquels sont exposés les faits présentés ici par le Dr de Lorgeril. Par exemple, pour la relation très nette, référencée, entre cholestérol bas et cancer : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cancer/lhorrible-verite-sur-les-medicaments-anticholesterol.

Laurent Schwartz - Cancers 

Plusieurs vidéos expliquant très clairement les approches du Dr Schwartz sont présentes sur le net, je vous invite à les chercher. Les travaux du Dr Schwartz avaient été aussi abordés sur ce blog : Cancers, et euros

Un des principes de ses recherches est de comprendre le mécanisme principal de cette maladie, à l'aide des données disponibles.

Il classe la plupart des pathologies dans deux grandes catégories :

  • les maladies avec des augmentation de la pression (Glaucome, maladies inflammatoires, Polyarthrite, ...)
  • les maladies dégénératives, caractérisées notamment par une baisse du rendement énergétique de la cellule (Alzheimer, cancer, ...).

Les maladies du vieillissement sont plus ou moins liées à cette baisse du rendement énergétique. 

Le cancer est inclus dans ces maladies avec baisse de rendement énergétique. La cellule brûle mal l'énergie, se gorge de sucre, grossit, pour tenter d'améliorer le rendement énergétique. Rétablir ce rendement énergétique peut aider à renormaliser la cellule. 

Plus précisément, en rétablissant le fonctionnement normal des mitochondries, le rendement énergétique est amélioré. La cellule n'a plus besoin de consommer de grandes quantités de glucose, et ne se comporte plus comme une cellule cancéreuse.

Les tests, observations, résultats préliminaires sont tous très prometteurs. Il reste à réaliser un essai clinique avec quelques dizaines de patients. 

Note du blogueur : les cancers peuvent avoir des causes diverses (Cancer du sein ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires ; Blé, laits, cancers : confirmations de liens), l'éloignement et la diminution des facteurs causals sont primordiales (tabac, pollutions, ...). Mais quelles que soient les causes, connues, supposées ou inconnues, les changements alimentaires devraient avoir une place de choix dans l'accompagnement des traitements..

Comme déjà dit ici : Cancers, et euros, il est incompréhensible qu'au vu des résultats préliminaires, les travaux du Dr Schwartz n'aient pas trouvé de sources de financement pour passer à la phase des essais cliniques. 

Pharmacovigilace - Dr Philippe Nicot 

Ce médecin exerce dans le Limousin. Il est aussi très impliqué pour l'évaluation des médicaments. Concernant les statines, il a effectué une déclaration de pharmacovigilance, pour son effet diabétogène en 2012. Il a pour cela minitieusement  vérifié le parcours de son patient, et déposé un dossier complet. En 2012, il s'agissait du premier cas signalé officiellement, par déclaration de pharmacovigilance, en France. Dans la même période, les agences du médicament américaine et européenne ont lancé des alertes sur ce thème. Cela a été suivi d'une flambée de publications sur ce sujet, sur les effets diabétogènes des statines. Auparavant, cet effet, non mentionné, n'était même pas recherché par les praticiens, ou le lien n'était pas envisagé. Les RCP de 2014 (Résumé des Caractéristiques des Produits) des statines indiquaient le risque de développer un DT2 une fois sur deux. 

Note du blogueur : celles et ceux qui suivent ce site savent que cet effet diabétogène est important, et inquiétant. Statines = diabètes. Cela est décrit ailleurs également : http://cholesterol-statine.fr/effets_secondaires.html, (puis descendre dans la page jusqu'au titre "diabète de type II"), ou là : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-diabete/statines-et-diabete-suite. Je ne sais plus si le Dr Nicot l'a dit, mais étant donné la gravité potentielle de cet effet secondaire, il est étonnant, voire suspect, que cet effet secondaire n'ait pas été mentionné officiellement pendant des années (milieu des années 90 jusqu'aux années 2010), malgré le nombre important de patients traités sur du long terme dans le monde. Ce fait décridibilise les instances officielles chargées de l'évaluation des médicaments, et bien sûr les auteurs des études qui n'ont pas signalé ces effets, ou seulement de façon marginale. Les statines pourraient expliquer à elles seules une bonne partie du caractère "épidémique" des diabètes de type 2, et aussi de la difficulté à traiter les diabètiques traités par anti-cholestérols.

Le Dr Nicot indique que la difficulté est très grande pour faire reconnaître cet effet. D'où l'importance de la pharmacovigilance, par tous les praticiens, y compris pour des effets non aigus. A l'arrêt de la statine, la glycémie diminue et se rapproche de la normale. Ce n'est pourtant pas vraiment investigué à ce jour. 

Le quart d'heure suisse et l'humour belge 

Ce titre est facile, mais de fait, précision et humour étaient présents chez les deux intervenants. Que les présents du 30 mai me pardonnent, je ne réussirai pas à retranscrire toutes les sorties humoristiques.

Le Dr Rabaeus et le Dr Kostucki sont venus témoigner, respectivement depuis la Suisse et la Belgique. Les deux ont rendu hommage aux travaux du Dr de Lorgeril, travaux qui ont permis de démonter cette supercherie de la théorie du cholestérol coupable, et cette autre supercherie des bienfaits des médicaments anti-cholestérol. Le Dr Rabaeus a rappelé qu'au départ, de longues années en arrière, le Dr de Lorgeril insistait pour la prise de statines, avant de se rendre compte bien vite de l'énorme supercherie. 

Selon le Dr Kostucki, les cardiologues sont hypnotisés par les progrès de la cardiologie interventionnelle (note du blogueur : stents, angioplasties, ...); et restent très léthargiques pour les informations concernant les médicaments. 95 % des médecins et des spécialistes ne liraient que les résumés des articles scientifiques. 

Le Dr Rabaeus indique un dosage important : celui de la résistance à l'insuline. Cette résistance est très nette chez les patients qui prennent des statines. L'état de pré-diabète est pour le Dr Rabaeus un très bon critère pour stopper les statines. 

Dr Reliquet 

A l'arrêt des anti-cholestérol, le nettoyage est très fort pendant environ 3 semaines : les capacités de mémoire, d'équilibre, de réalisation d'activités mentales, par exemple de type sudoku, reviennent. 

Une des conséquence est ... la diminution des autres médicaments, qui étaient induits par la prise des anti-cholestérols : anti-dépresseurs, anti-diabétiques, etc.  

Témoignage de victimes 

Je n'ai pu noter l'ensemble des témoignages, très complets et sidérants. J'en rappelle les idées essentielles. 

M. de Langlades 

Après traitement par statines, ce chef d'entreprise très dynamique s'est retrouvé rapidement incapable de gérer son entreprise. Les défaillances étaient marquées, autant psychologiques que physiques. Il a pu retrouver ses capacités après arrêt du traitement.

M. Pascal Raton 

Après traitements par statines, ... descente aux enfers également, physique et morale. C'est pourtant une personne très sportive, et très organisée. La récupération de ces capacités est venue après arrêt du traitement. 

Note du blogueur : Dans ces deux témoignages, ainsi que dans les cas rapportés par les médecins présents, l'action de ces molécules sur la cognition, sur le moral, sur l'arrivée d'une dépression, paraît terrifiante. C'est pourtant une sorte de b à ba physiologique, le cholestérol est très important pour le système nerveux, notamment pour le cerveau. C'est clairement exprimé sur ce lien : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-cerveau/le-cerveau-aime-le-cholesterol. 

Mais c'est surtout une des bases, apprise dans les premières années de formation,pour chaque praticien. Le cholestérol est une molécule fondamentale de la vie, et du système nerveux ... entres autres. Chaque médecin, chaque cardiologue, chaque endocrinologue, etc. devrait connaître cette physiologie, et être d'autant plus prudent dans la prescription de médicaments ou de régimes anti-cholestérols. Chaque praticien devrait être capable de réaliser un dossier de pharmaco-vigilance pour les effets secondaires sur la psychologie, c'est aussi nécessaire que la réalisation de dossiers de pharmaco-vigilance pour l'apparition de diabètes de type 2. Et devrait savoir stopper le traitement, que ce soit ce praticien ou un de ses collègues qui l'ait instauré. 

Efficacité et effets secondaires de plusieurs médicaments

Un des intervenants a évoqué à ce moment la rémunération sur objectifs : des médecins sont payés pour prescrire des statines chez les diabétiques. 

Note du blogueur : j'ai cherché sur le net, la rémunération sur objectifs est identifiée ici : http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/N212012_post_idm_Pathologies_chroniques_230812_3.pdf. C'est issu de cette page : http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/votre-convention/remuneration-sur-objectifs-de-sante-publique/, puis suivre les lien "ROSP Cardiologie et maladies vasculaires".

En résumé, des médecins sont incités financièrement à traiter par des médicaments inefficaces et dangereux (les anti cholestérols) et aussi par d'autres parfois mal évalués Médicaments avant et après les années 2000. Je n'ai pas retrouvé dans les documents de l'assurance maladie, une ROSP = "rémunération sur objectifs de santé publique", spécifique aux diabétiques, mais uniquement pour la prévention secondaire (cela concerne les traitements instaurés après un premier infarctus).

Toutefois, dans ma longue pratique de patient, j'ai déjà entendu des diabétologues parler du traitement par anticholestérol chez des diabétiques, comme une quasi-prévention secondaire, sans que pourtant aucun infarctus, ou aucune alerte de ce type ne soit connu.

Ce qui est vraiment dangereux avec un médicament diabétogène. Si des praticiens bons connaisseurs des ROSP et des pratiques associées me lisent, je serai ravi d'avoir leur avis à ce sujet, à savoir quelles sont les recommandations qui leur sont faites pour les anticholestérols chez les diabétiques, et est-ce qu'il arrive souvent que la définition de la prévention secondaire soit aussi fluctuante ?

Le Dr Nicot signale d'autres problématiques avec les médicaments, aussi mal prises en compte que pour les anti-cholestérols : par exemple des neuroleptiques de dernière génération, diabétogènes (je n'ai pas entendu le nom des molécules, mais la clozapine et l'olanzapine sont connues pour être diabétogènes), ou encore l'olmesartan, anti-hypertenseur le plus prescrit en France, sous plusieurs noms de médicaments, qui peut provoquer des entéropathies sévères. Sur le net on peut trouver ça à ce sujet : http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/L-ANSM-rappelle-le-risque-d-enteropathies-graves-chez-certains-patients-traites-par-l-olmesartan-Point-d-information2. 

Note du blogueur : cette information est importante pour toutes les personnes qui ont pris un anti hyerpetenseur, et qui ont développé ensuite une maladie intestinale de type maladie coeliaque, ou maladie de Crohn. Il faut vérifier, avec son médecin si besoin, si l'anti-hypertenseur est un des olmesartans présents sur le marché.

Le Dr Kostucki parle du N.N.T. Number Needed to Threat. C'est à dire le nombre de personnes qu'il faut traiter pour en sauver une. 

Note du blogueur : c'est une donnée majeure. Le Dr Kostucki a parlé de site interet dédié à cette notion, je pense que c'est celui qui suit (en anglais). C'est très intéressant. Par exemple, voir la différence du nombre de personne à traiter, par statine, ou par régime méditerranéen, pour sauver une vie http://www.thennt.com/nnt/mediterranean-diet-for-post-heart-attack-care/.

L'auteur de ce lien indique "To compare saving a life post-heart attack with this diet (NNT= 30) and with statins (NNT=83) suggests that diet is nearly three times more powerful as a life-saving tool". Traduction : "en comparant un vie sauvée après un infarctus, avec cette diète (NNT = 30) ou avec des statines (NNT = 83), cela suggère que cette diète est presque trois fois plus efficace comme outil pour sauver des vies".

Au passage : que valent des médicaments qui nécessitent le traitement de plus de 80 personnes pour en sauver une? Et selon des études qui la plupart du temps ne mentionnaient que peu d'effets secondaires, donc biaisées? Pour les connaisseurs, dans des études réalisées par définition non en double aveugle, puisqu'une simple prise de sang permet de savoir qui est traité ou non par un anti cholestérol Ce site sur les NNT est à parcourir absolumment par les médecins, qui pourraient avoir d'autres surprises, par exemple pour les béta bloquants, pourtant ultra réputés : http://www.thennt.com/nnt/beta-blockers-for-heart-attack/. Aucun effet sur la mortalité dans cet exemple !

Plusieurs des intervenants à cette réunion ont cité dans les jours qui ont suivi cet article : http://bmjopen.bmj.com/content/6/6/e010401.full.pdf+html, je glisse donc cette info dans le compte rendu de réunion.

Ca dit qu'après une analyse fouillée des données existantes, c'est à dire des études cliniques qui ont été réalisées, ici pour les plus de 60 ans, ce qui est lié à une mortalité plus élevée ce n'est pas d'avoir un LDL haut, ... mais un LDL bas! Le contraire de ce qu'on nous raconte depuis longtemps. 

Beaucoup de scientifiques et de médecins tentaient de faire passer, sans succès, données à l'appui, ce genre d'infos, que d'abaisser le cholestérol était dangereux, dans les revues médicales depuis un moment. Aujourd'hui, cette info, qui remet en cause les pratiques médicales actuelles, passe dans une de ces revues. Est-ce que quelque chose craque dans ce monde des anti cholestérols, qui paraît bien rempli de conflits d'intérêts ? Des commentaires à lire : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/les-british-vont-ils-sentretuer-ailleurs-quautour-des-stades-de-foot#comments, lire les posts qui suivent aussi, pour préciser que l'auteur de l'article du bmj insiste trop régulièrement sur les graiusses saturées, pourtant néfastes en excès pour d'autres raisons que le cholestérol. 

 

Je n'ai pu tout écouter des interventions suivantes, je n'en cite que quelques brefs passages. Vous pouvez chercher des infos sur le net au sujet de ces intervenants pour compléter les bribes d'informations qui suivent. 

Marion Kaplan 

Mme Kaplan est une auteure très connue pour ses livres relatifs à la santé et à l'alimentation. Elle a cité plusieurs exemples de cas courants mais méconnus par les patients et les médecins, par exemple la relation entre le chute du taux d'oestrogènes, et la vidange moins efficace de l'estomac, surtout à la ménopause. 

Thierry Souccar 

Très connu également, en tant que journaliste scientifique, que responsable du site http://www.lanutrition.fr/, en tant qu'auteur de multiples livres sur les liens alimentation / santé, et en tant qu'éditeur de nombreux livres sur ce thème. 

Il indique que l'industrie agro-alimentaire a un budget nettement supérieur à celui de l'industrie pharmaceutique, et donc une influence énorme, y compris sur les allégations santé. Il cite plusieurs exemples.

Augustin de Livois 

L'herboristerie a été interdite. La vente de compléments alimetaires a considérablement augmenté. Il voit là un espace juridique possible dont pourraient profiter les herboristes.

Jacques Minelli 

Il connaît bien les circuits de l'agriculture bio. Il a eu la délicatesse de ne pas mettre en avant, lors de son discours, la chaîne de magasins dans laquelle il travaille, et n'a parlé que d'exemples concrets. L'intervention était riche et intéressante, je n'ai pu la noter, j'espère que ça pourra êre repris dans le compte rendu officiel de l'AIMSIB. 

 

Mme la présidente de l'AIMSIB, qui a su tenir la réunion toute la journée dans les délais impartis, avec l'ensemble des membres de l'association et du Dr de Lorgeril, a conclu cette journée. Plusieurs membres de l'AIMSIB ont aussi oeuvré "en coulisse", et ont contribué à ce grand succès.

Quelles seront les suites de cette journée ? 

Le principe d'autres journées de ce type a été retenu, sans date ni localisation à ce jour. De mon côté, je verrai s'il est possible d'organiser une rencontre de ce type, avec une ou plusieurs des thématiques de cette journée, à Tarbes. Je lance un appel à ce sujet aux tarbais, et proches, jusqu'à Pau, pour connaître des salles d'assez grande capacité, avec possibilités de projection, et qui ne soient pas d'un coût prohibitif. L'idée n'est pas d'assommer les gens avec le prix d'entrée, mais de permettre au maximum de gens intéressés et concernés, ce qui représente beaucoup de monde, d'y assister. Contactez moi pour ça par le biais de cette adresse  : olivier.callet5@gmail.com

LAIMSIB sera peut être obligée, dans un premier temps, de se recentrer sur la problématique du cholestérol. Ce recentrage est nécessaire pour plus d'efficacité, mais dommage aussi, en raison des nombreux besoins dans le domaine de la santé, et de la recherche médicale.

Remerciements à tous les membres de l'AIMSIB 

Je ne citerai personne précisément, par crainte d'oublier du monde, mais je le répète encore une fois, réussir à réunir autant d'intervenants de qualité, à nourrir tout le monde et à étancher la soif des présents, soif physique aussi bien qu'intellectuelle, et à contenir l'ensemble dans le temps imparti, n'était pas une mince affaire. Bravo et merci donc à toute l'équipe et à sa présidente. 

Réunion inaugurale de l'AIMSIB

Le 30 mai se tenait à Lyon la réunion inaugurale de l'AIMSIB, à la salle des Rancy, dans la ville de Lyon. 

Des articles de presse ont été écrits, accessibles ici : http://aimsib.org/wordpress/2016/06/01/journee-du-20-mai-on-en-parle/

Je livre ici quelques notes prises au vol, lors des interventions, ou lors de discussions en apparté. Ce n'est pas un compte rendu officiel de l'association, il sera j'espère fait plus tard ici http://aimsib.org/wordpress/

Ce billet concerne les interventions du matin. Les interventions de l'après midi feront l'objet d'une autre billet à venir.

Des patients, des médecuns, des intervenants prestigieux, tous venus par leurs propres moyens, dans une MJC, ... le décor était planté. 

Les organisateurs de l'AIMSIB ont réussi le tour de force de condenser de multiples interventions, très didactiques, parlantes, adaptées aussi bien aux médecins dans la salle qu'au tout public, dans un temps limité. 

Les interventions étaient très denses et riches, malgré l'absence de quelques intervenants prévus, peut être à cause du mouvement de grève pour les transports en commun. Ca a été de plus pour moi, comme ça arrive parfois sans raison évidente aux diabétiques de type 1, une journée "hypoglycémies". J'ai décroché à quelques moments.

Merci aux présents de me signaler toute omission importante ou erreur de transcription. Mon résumé reste technique : difficile de faire ressortir aussi, l'humour toujours, l'émotion parfois, la compétence, qui émanaient de chaque parole, sur l'estrade, ou en apparté dans la salle, qualités présentes à chaque instant, même autour du verre pris une fois la sallée fermée. 

Plusieurs thèmes ont été abordés, autour de la santé et de l'alimentation. Ce billet est long : piochez parmi les thèmes qui vous intéressent à partir des titres pour chaque chapitre. Je rajoute des commentaires perso sous la forme de "notes du blogueur".

Agriculture : Claude Aubert, et Christophe Gaudry

 

Claude Aubert, est un ingénieur agronome, très connu pour ses ouvrages et réalisations sur l'agriculture biologique et sur l'alimentation, et pour être parmi un des fondateurs de terre vivante. Christophe Gaudry est un "permaculteur", qui gère un terrain de 2.5 ha, obtenu grâce à l'association "Terre de liens".

Claude Aubert a rappelé qu'un des buts principaux de l'agriculture biologique était au départ de préserver les sols, pour éviter leur épuisement, 

La principale révolution en agriculture classique a été la maîtrise de la réaction chimique pour produire l'ammoniac. L'ammoniac permet l'existence des engrais chimiques, (ou d'explosifs).  L'utilisation massive de ces engrais chimiques a entraîné la disparition de la tradtion multi-séculaire du compost, de l'utilisation du fumier, et a permis des monocultures, d'où l'utilisation massive de pesticides

Note du blogueur : dans le livre "Or Noir, la grande histoire du pétrole" l'auteur Mathieu Auzanneau rappelle - P. 356 et suivantes - le rôle central de la fondation Rockefeller - fondation disposant de moyens énormes - dans le développement de la révolution verte en agriculture. Un des buts était d'augmenter le niveau de vie des paysans d'abord au Mexique - 1941 - puis dans de nombreux autres pays (autres pays d'Amérique latine, Inde, Philippines ...), notamment pour éviter qu'ils ne se laissent tenter par le communisme. Le pétrole et les hydrocarbures sont abondants et peu chers à cette période. Leur rôle fondamental pour cette révolution verte (production en masse d'ammoniac - et donc d'engrais - à partir des hydrocarbures, mécanisation d'où accroissement des surfaces et suppression des haies, immenses séchoirs à maïs, nombreuses pompes d'irrgigation, etc.) pose question. Nous sommes aujourd'hui dans un moment de l'histoire où de nombreux pays producteurs de pétrole ont vu leur maximum de production dépassé - en gros, plus de 50 % de leurs réserves ont été consommées - cette ressource risque de devenir plus rare, plus chère, et d'utilisation moins facile. La question sera cruciale pour l'agriculture classique dans de nombreux pays. D'où l'intérêt aussi d'adapter les productions agricoles à cette réalité. 

Christophe Gaudry énonce quelques grands principes de la permaculture, présenté comme un concept malléable : 

Le zonage : les cultures qui demandent le moins d'entretien sont les plus éloignées, les aromatiques sont au plus près de la maison, ....

Le design : il est important d'identifier les biotopes existants, de s'y adapter, ou encore de favoriser les effets de bordure. Dans la nature, les lisières sont souvent les plus productives.

La multifonctionnalité : une haie sera brise-vent, auto-fertile, nourricière, conçue pour être propice aux pollinisateurs et aux prédateurs

La connaissance de sa zone de rusticité : pour se fournir dans des zones aux mêmes caractéristiques climatique.

Lui n'utilise que des sources de carbone (bois, feuilles, paille, son) et pas de compost pour ses cultures

Plusieurs exemples de rendement ont été expliqués, après application de ces principes. 70 kg de tomates pour un pied, par exemple, sans tailler les gourmands et en laissant la tige prendre toute sa place, et se poser sur les barreaux d'une cage large l'environnant, c'est parlant ! Je n'ai pas pu noter tous les exemples.

Les deux intervenants ont milité pour l'utilisation régulière de cultures nourricières dans l'aménagement urbain : planter des fruitiers au lieu d'arbres d'ornement dans les villes, remplacer les fleurs annuelles par des vivaces dans les parcs, introduire des plantes comestibles dans les espaces verts ... 

Le cauchemar de beaucoup de jardiniers, la Limace, a été cité. Christophe Gaudry a vivement conseillé de visonner la vidéo de Hevé Codes sur la gestion holistique des limaces https://www.youtube.com/watch?v=DQ3Da73IGtw. Je ne l'ai pas regardée ; une des idées force serait que la Limace est une partie intégrante de l'écosystème, que ce soit une forêt ou un jardin, avec beaucoup de bénéfices sur ces écosystèmes, par exemple dans la lutte contre les champignons qui s'attaquent aux cultures. Une révolution dans les jardins ?

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Régime cétogène pour le DT1 ?

Causes possibles du diabète de type 1

N'hésitez pas à lire ce billet en détail, même si vous n'êtes pas DT1, les méthodes citées concernent potentiellement plusieurs maladies,notamment auto-immunes. N'hésitez pas à commenter ou à poser des questions, c'est un sujet assez "neuf" dans l'histoire médicale.

Les médecins pourraient être intéressés par les résultats des prises en charge citées et commentées. Il n'est pas question ici d'essai randomisé, ni de risque alpha, ou de méthode statistique spécifique, puisqu'un seul sujet est mentionné dans l'étude principalement commentée. Le critère est binaire (nécessité ou non d'un traitement à l'insuline après apparition objective des premiers signes d'un diabète de type 1). Si la méthode utilisée pour le régime cétogène paléolithique induit plusieurs questions, des points communs sont trouvés avec d'autres études soit de prévention du DT1, soit d'arrêt de la progression du DT1.

Deux cas, dont celui-ci, d'arrêt des besoins en apport d'insuline, sur deux cas étudiés (cf. aussi l'étude publiée sur l'arrêt du gluten dans un des liens) ont une puissance démonstrative très forte, puisque ce type d'évènements n'est a priori jamais observé de façon spontanée. Il est urgent que les communautés de chercheurs et de médecins s'emparent de ces questions de façon plus active. 

Les causes, probables ou possibles, du phénomène auto-immunitaire qui aboutit au diabète de type 1, sont mal connues.

Deux publications assez récentes montrent des pistes de recherche très prometteuses, qui sont commentées ici :

Urgences dès le diagnostic

Pollution et DT1

Malheureusement, ces voies semblent mal comprises et très peu investiguées par les équipes de recherche ou médicales spécialisées dans le diabète de type 1. 

 

Diète paléolithique cétogène pour stopper un début de DT11

Une autre étude sur les liens alimentation et déclenchement de DT1 a été publiée récemment, qui montre un arrêt de l'apport d'insuline après le diagnostic de DT1, grâce à un régime paléolithique - cétogène. 

http://www.ijcasereportsandimages.com/archive/2014/010-2014-ijcri/CR-10435-10-2014-clemens/ijcri-1043510201435-toth-full-text.php

J'avoue avoir été, et être toujours, dubitatif, sur les bienfaits du régime cétogène pour le DT1. 

Une des raisons est que ce régime cétogène revient à limiter ou supprimer les sources diverses de glucides, du sucre aux pommes de terre, du riz au pain, des produits laitiers (selon les versions pour ces derniers). Et de majorer les apports soit en gras, soit en protéines. Ce qui génère des corps cétoniques que le corps va utiliser comme source d'énergie, à la place du sucre. Pour un DT1, les corps cétoniques sont justement à éviter, pour limiter le risque de ce qui est appelé une acido-cétose. L'acido cétose peut entraîner un coma, et en cas d'absence d'insuline, le décès.

Dans le détail, les phénomènes ne sont pas les mêmes dans les deux cas :

  • L'acido-cétose du diabétique de type 1 est la suite d'un manque flagrant d'insuline ; le corps ne peut plus utiliser les glucides présents dans le sang (l'insuline est l'hormone qui joue le rôle de "clé" pour permettre le passage du glucose du sang vers les cellules).  Le corps passe alors en mode "secours", en dégradant les graisses présentes dans l'organisme, pour favoriser ce mode énergétique, puisque les cellules ont constamment besoin d'énergie pour fonctionner. C'est une filière physiologique normale, mais dans ce cas précis (DT1 en manque flagrant d'insuline), la filière "graisses" devient trop importante. Les corps cétoniques produits à l'occasion entraînent une acido cétose (= cétoacidose : accumulation de grandes quantités de corps cétoniques dans l'organisme, en conséquence de la glyconéogenèse, c'est à dire la formation de glucides à partir des réserves graisseuses de l'organisme). Une acido-cétose de ce type, peut être très rapide et rapidement grave pour les DT1. C'est ce qui nécessite et justifie une mise sous insuline et une hospitalisation en urgence à la découverte du DT1.
  • Différence entre cétose et acido-cétose, d'après eurekasante.vidal.fr : "lorsque la quantité de corps cétoniques dans le sang est modérée, on parle plutôt de « cétose », car l’acidité sanguine est peu perturbée. L’acidocétose survient quand la concentration de corps cétoniques dans le sang dépasse largement les capacités d’élimination de l’organisme et que le sang devient trop acide."
  • La production de corps cétoniques dans le régime cétogène ne vient pas pallier un défaut d'entrée de glucose dans la cellule, mais vise à ralentir cette dernière filière, pour la remplacer par la filière "graisses". Cela a été essayé pour plusieurs pathologies, et fonctionne, ou fonctionnerait, surtout pour des cas d'épilepsie, et pour plusieurs types de cancers : Cancers, et euros.
  • L'article commenté ci-dessous concerne un homme pour lequel une version modifiée du régime cétogène a été mis en place à la découverte du DT1.

 

Les résultats de l'étude citée paraissent très bons pour le diabétique concerné, Je l'ai lue de façon très détaillée, et je la commente ici, en fonction des informations apportées.  

Note : cette étude a été mentionnée aussi sur le site lanutrition.fr. Je n'ai pas lu ce commentaire, n'étant pas abonné, ni lu à ce jour de commentaires sur d'autres sites. Ceci étant, les informations apportées sur le site lanutrition.fr sont souvent très intéressantes, j'encourage ceux qui sont intéressés et qui en ont la possibilité financière d'accéder à cet article, ou à d'autres sites sur le même thème, pour diversifier les points de vue. 

Les auteurs décrivent le contexte d'apparition du DT1, ce qui est au moins aussi intéressant que la suite de l'article sur le régime cétogène.

"A 19-year-old male complained of increased thirst, polyuria, itchy skin, malaise, and weight loss. The symptoms were present for about two weeks prior to diagnosis. On November 24, 2013 self monitoring of blood glucose showed 384 mg/dL. Previous medical history was unremarkable. Anamnestic data included consuming of muscle boosting protein through a month prior to symptom onset." 

Traduction : "un homme de 19 ans est atteint d'une soif croissante, d'une polyurie (ndb = urines très abondantes), démangeaisons, malaise et perte de poids. Les symptômes étaient présents depuis les deux semaines précédant le diagnostic. Le 24 novembre 2013, un auto-contrôle de glycémie montre une valeur de 384 mg/dl (ndb : soit 3.84 g/l, unité de mesure des appareils utilisés au quotidien par les diabétiques). Les antécédents médicaux n'étaient pas significatifs. Les données de l'anamnèse (ndb = exploration de l'histoire de la maladie et des antécédents médicaux ) incluent la consommation de protéines pour développer les muscles pendant un mois avant l'apparition des symptômes."

"Shortly before diabetes onset our patient consumed muscle boosting protein which contained bovine milk protein. Consumption of cow's milk has repeatedly been shown to increase risk of T1DM. It is suggested that bovine milk protein may promote autoimmune processes giving rise to T1DM. Also in two case reports from literature, where epilepsy was treated with the classical ketogenic diet, which contains large amount of dairy, T1DM developed subsequently. A major difference between the classical ketogenic diet and the paleolithic ketogenic diet is that milk and dairy are excluded in the latter. We suggest that the paleolithic ketogenic diet not only normalize glucose levels but may also halt autoimmune processes mediated by non-paleolithic substances including milk protein."

Traduction : "peu de temps avant l'apparition du diabète le patient a consommé des protéines, dont des protéines de lait de vache, pour "booster" ses muscles. La consommation de lait de vache a été citée à plusieurs reprises comme accroissant le risque de DT1. Il est suggéré que les protéines de lait de vache peuvent déclencher les processus auto-immuns qui aboutissent au DT1. Dans deux cas reportés dans la littérature, pour lesquels l'épilepsie était traitée par la diète cétogène classique, qui contient de grandes quantités de produits laitiers, le DT1 s'est développé en suivant. Une différence majeure entre la diète cétogène classique et la diète cétogène paléolithique est que les produits laitiers sont totalement absents dans la seconde. Nous suggérons que la diète cétogène paléolithique ne normalise pas seulement les niveaux de sucre sanguin, mais stoppe aussi les processus auto-immuns enclenchés par les substances non paléolithiques dont les protéines laitières"

Note : ce passage est aussi une piqûre de rappel sur les risques possibles liés aux compléments alimentaires protéinés. Au delà des capacités antigéniques des protéines de lait animal, il faudrait être en général très prudent avec ces compléments alimentaires protéinés, prisés par de nombreux sportifs, notamment dans les mondes du fitness et de la musculation, et parfois pour des raisons de santé. Voir par exemple : Glutamine : bienfait, ou à fuir ?

Le passage sur les produits laitiers n'est pas l'aspect principal de l'article, mais c'est un de ceux qui méritent le plus d'attention, sur le déclenchement des processus auto-immuns. Quelles sont les données et les théories à ce sujet ? Et quelles sont les conséquences possibles d'un arrêt total des produits laitiers animaux ? Elles ont été abordées à plusieurs reprises dans ce blog, par exemple ici :

Urgences dès le diagnostic

Des reins solides pour 2016

Alimentations qui marchent

Fragilité osseuse, causes et solutions

En bref les protéines de laits animaux, ici de lait de vache, sont soupçonnées d'accroître le risque de déclencher un DT1, chez les personnes prédisposées.

A ce sujet, les résultats d'une large étude internationale devraient être connus en 2017 : http://www.trigr.org/about.html. La méthode (allaitement exclusif - sauf dans des cas particulier - au moins les 6 premiers mois de la vie, et recensement des cas de diabètes de type 1 durant les années suivantes, jusqu'à un âge compris entre 10 et 14 ans selon les enfants) me paraît trop succincte dans le temps - pour l'exclusion des produits laitiers, Mais cela montre l'intérêt de la communauté scientifique à ce sujet, et pourrait engendrer des enseignements.

 

Je reviens à l'article sur la diète cétogène paléolithique :

"His diet consisted of meat, organ meat, fat and eggs. In his diet, red and fat meats dominated over lean meats. He was eating vegetables in insignificant amounts. His diet had a ketogenic ratio (fat : protein + carbohydrate) of at least 2:1. No oil of plant origin or artificial sweeteners were allowed. "

Traduction : Sa diète est composée de viande, d'organes animaux, de graisse et d'oeufs. Les viandes rouges et les viandes grasses dominent par rapport aux viandes maigres. Il mangeait des légumes en quantités insignifiantes. Le "ratio cétogène" (Graisses divisées par (protéines + hydrates de carbone)) est d'au moins 2 sur 1. Aucune huile végétale, ni aucun édulcorant n'étaient autorisés.

Une telle méthode alimentaire ne paraît acceptable que pour une partie limitée de la population, elle est donc peu transposable. Même pour des gens adorant la viande, il peut être difficile de se priver de légumes et des huiles végétales. La non consommation d'huiles végétales est étonnante. Si la plupart sont trop riches en omégas 6, et posent de ce fait des problèmes en termes de risques cardio vasculaires et de cancers (cf. par ex. les publications du Dr de Lorgeril), quelques huiles sortent du lot. L'huile d'Olive en utilisation quotidienne, l'huile de Colza en seconde place. Et de façon plus ponctuelle, l'huile de Noix par exemple. D'ailleurs l'huile d'Olive est une partie intégrante du régime méditerranéen, avec une des plus grandes longévités en bonne santé au monde. 

La surcharge en protéines qui paraît induite par cette méthode paléolithique - cétogène, pose question, notamment pour la santé des reins. Si cette méthode est confirmée, le médecin prend il plus de risque pour les reins du patient avec un apport fort en protéines, ou alors prend il un risque plus fort en augmentant le risque de développer le diabète de type 1 ? Il n'existe pas à ma connaissance de réponse claire ni universelle. Il est urgent que les communautés médicales et de chercheurs s'emparent de ces questions. La personne étudiée ici est un homme jeune qui cherche à booster ses muscles, on peut imaginer une pratique assidue d'une activité physique, et donc une utilisation accrue des protéines par le métabolisme. Et donc une atténuation des risques possibles. Pour d'autres âges, et dans d'autres circonstances de vie, je ne sais pas si le recul est suffisant pour proposer cette diète stricto-sensu. 

Plus petit dénominateur commun pour essayer de stopper un DT1 débutant

Cette étude permet de rechercher le plus petit dénominateur commun avec les autres études citées qui préviennent ou permettent l'arrêt de la progression de la destruction des cellules bêta du pancréas, celles qui produisent l'insuline. L'application de ce plus petit dénominateur pourrait limiter les risques possibles liés à une sur utilisation de protéines. 

Les points communs sont simples :

- arrêt des produits avec du gluten,

- arrêt des produits laitiers.

C'était préconisé par le Dr Seignalet dans les années 90, et les données récentes le confirment en partie, au moins pour une fraction des patients. 

La diminution des apports en glucides est à étudier de prêt également. C'est conseillé, à des degrés divers, dans la plupart des régimes "santé". Dans la diète cétogène c'est très strict, dans d'autres c'est plus léger. Là encore, il convient que la communauté médicale se penche plus activement sur les régimes cétogènes pratiqués de fait par des patients atteints d'épilepsie ou de cancers, et parfois pour d'autres pathologies, ainsi que sur les régimes paléolithiques, pratiqués pour des raisons plus diverses. 

 

La plupart des études scientifiques médicales se terminent par une phrase du type "Il est nécessaire que des recherches complémentaires soient menées sur ce sujet", accompagnée de quelques précisions. On pourrait rajouter ici qu'il y a urgence. 

Conclusion

En attente d'études plus poussées, avec plus de sujets, les deux publications montrant la non nécessité de passer à l'administration externe d'insuline, tout en restaurant les valeurs de glycémie, ce qui peut se mesurer en contrôles spontanés et via l'HbA1C, ont comme point commun l'arrêt du gluten.

L'arrêt des produits laitiers semble ici jouer également un rôle déterminant. Il est urgent que les diabétologues s'emparent de ces résultats, soient moteurs et accompagnent, chaque fois que c'est possible, les diabétiques de type 1 nouveaux diagnostiqués, avec l'appui de la famille pour les enfants, dans ce type d'alimentation sans gluten et sans produits laitiers.

AIMSIB : association de médecins et de patients

Une nouvelle association, qui regroupe patients et médecins, et autres professionnels, est née. L'AIMSIB : Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante, et Bienveillante. 

Tout est contenu dans l'intitulé. Je pourrai écrire longtemps sur l'intérêt d'une telle association, mais le mieux est d'aller voir le site dédié, et les déjà nombreux articles : http://aimsib.org/wordpress/

La réunion inaugurale aura lieu le 30 mai. La salle est restreinte, tout le monde ne pourra pas y aller, c'est réservé en priorité aux adhérents, et cette jounée sera riche, avec beaucoup d'intervenants de qualité. 

Des membres de l'association feront certainement un compte-rendu détaillé, mais je viendrai ici faire un compte rendu résumé de ce que j'aurai pu entendre. C'est avec à la fois beaucoup de plaisir et d'impatience que j'ai adhéré.

A titre d'exemple, dans les thèmes qui devraient être abordés le 30 mai, le Dr de Lorgeril sera présent, il est à l'initiative de tout ça ; Le Dr Angles devrait évoquer le régime Seignalet, ou une alimentation très très proche, le Dr Schwartz interviendra sur les recherches en cours sur le cancer, et il y aura bien d'autres interventions tout aussi prenantes.  

Des thèmes passionnants bien sûrs, avec des résultats maintes fois constatés, de façon scientifique ou plus empirique selon les cas, déjà abordés par exemple ici : Cancers, et euros

L'association est surtout née grâce au dr de Lorgeril, et à la volonté de patients et d'autres médecins. Vous trouverez beaucoup d'informations utiles sur son blog : http://michel.delorgeril.info/

Et pour les personnes qui ne l'ont pas encore regardée, penchez vous sur cette pétition, et signez là si vous êtes convaincus : Pétition sur les anticholestérols, il sera aussi question de cette pétition le 30 mai. Même si vous ne pouvez venir le 30 mai, c'est un bon moyen d'agir, d'appuyer une demande pour que les choses bougent. 

A bientôt pour d'autres billets, puis pour un résumé de cette journée.

Glutamine : bienfait, ou à fuir ?

Ce billet comporte quelques réponses, et beaucoup de questions.

La Glutamine fait l'objet, en tant que complément alimentaire, de très nombreuses affirmations dans la presse papier ou sur le net.

La Glutamine a bonne presse dans le monde du sport, du fitness, de la muscu. Dans le monde des médecines alternatives aussi. Cette substance est connue pour nourrir les entérocytes. Ce sont les cellules dominantes de la barrière intestinale. Donc parmi les personnes qui pratiquent, comme moi Mon parcours, l'alimentation "Seignalet", plusieurs patients ce type de complément, pour accélérer la restauration de l'intestin, en plus de la méthode alimentaire cf. Alimentations qui marchent, qui reste prioritaire.

Qu'est ce que la glutamine ? Un acide aminé "non essentiel" c'est à dire qu'il est apporté par l'alimentation, dans les protéines, mais que le corps a aussi la capacité de le produire. Le Dr Jean Paul Curtay, dans son ouvrage - "Nutrithérapie" - 2006 - Testez éditions -, la décrit comme source d'énergie des entérocytes, et des lymphocytes (cellules du système immunitaire).

Un acide aminé utile pour nos muscles, l'étanchéité de notre intestin et pour nos défenses immunitaires, voilà qui est parfait ! 

Dans certains cas (opération chirurgicale par ex.), une complémentation en glutamine doit pouvoir aider des patients. Pour aider le corps à reconstituer leurs muscles lésés. Au-delà de cet exemple (au conditionnel), dans quels autres cas la prise de compléments de Glutamine peut être intéressante ?

Il suffit de taper "glutamine" sur les moteurs de recherche pour constater l'effervescence autour de cet acide aminé.

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Des reins solides pour 2016

Très bonne année 2016 pour les lectrices et lecteurs de ce site.

L'expression "avoir les reins solides" correspond à une notion de résistance, et capacité à faire face. C'est une expression de la vie courante ... mais c'est aussi le souhait de nombreux patients qui ont des problèmes de reins. Patients qui aimeraient bien "consolider" leur fonction rénale. Ce rôle de filtre permanent de notre sang, qui permet de laisser partir les substances indésirables, de garder les bonnes, de modifier leur concentration, ou encore de contribuer à gérer la tension artérielle.

J'invite aussi les professionnels de santé qui lisent cette page à prendre connaissance des liens donnés vers des études cliniques, ou des commentaires d'études cliniques. 

 

Comment faire face à une majorité des problèmes rénaux?

Principales atteintes des reins

Les atteintes aux reins sont surtout de trois types. Les atteintes provoquées par :

  •  des xénobiotiques, c'est à dire des molécules étrangères à notre corps,
  •  des maladies auto immunes qui s'attaquent spécifiquement aux reins : maladie de Berger, ou à plusieurs organes, dont les reins : par ex. Lupus érythémateux disséminé,
  • d'autres maladies. Au premier rang desquelles les diabètes de type 2 et de type 1. Ou encore des problèmes cardio vasculaires, notamment l'hypertension, mais aussi l'insuffisance cardiaque.

Les causes plus rares (par exemple intoxications par certains champignons - surtout une des espèces de Cortinaire - pouvant être fatales) ne sont pas abordées ici.

 

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Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite

La maladie de Behcet n'est pas un nom de maladie très connu, mis à part dans quelques épisodes du Dr House, ou pour les gens chez qui cette maladie est suspectée, et bien sûr ceux pour qui le diagnostic est confirmé.

La maladie de Behcet est parfois de diagnostic difficile, car les atteintes concernent plusieurs tissus, les atteintes multiples peuvent être différées, un des symptômes classiques peut manquer, le médecin peut penser que cette maladie est surtout méditerranéenne, et donc ne pas concerner une personne si elle vient d'ailleurs, etc.*

Pour plus de détail : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_de_Beh%C3%A7et

Les aphtes nombreux et récurrents sont un des moyens de diagnostic.

Elle est classée parmi les vascularites : atteintes pathologiques des vaisseaux sanguins. Vascularites

Il existe plusieurs sortes de vascularites, et celles pour lesquelles le régime Seignalet a été essayé y semblent très sensibles : l'alimentation Seignalet permet de mettre en rémission la plupart des symptômes, sur du très long terme (cf. texte et vidéo dans le lien précédent).

Et pour la maladie de Behcet ? Le Dr Seignalet faisait état de rémissions parfois spectaculaires.

Un nouveau témoignage vient le confirmer : http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/behcet-2-ans-apres-t20845.html

Rémission qui dure depuis deux ans grâce à l'alimentation Seignalet. 

Si vous êtes atteint de la maladie de Behcet, et quelque soit votre traitement en cours, essayez cette alimentation, vous avez tout à gagner. C'est la même chose pour les autres vascularites.

Il faut garder son traitement médical dans un premier temps. Quand le régime permet de bien diminuer les symptômes, revoyez la posologie du traitement avec votre médecin. 

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Pétition sur les anticholestérols

Mise à jour du 5 novembre :

un cap de 300 000 signatures a été dépassé.

Pour beaucoup, des personnes qui ont souffert des effets secondaires de ces médicaments (entres autres exemples, billet à venir sur les calcifications artérielles induites par les statines). SVP, faites circuler cette pétition ; environ 6 millions de personnes sont traitées en France, sans bénéfice avéré, sur la base de données fausses (pour les connaisseurs et les médecins : données relatives au cholesérol d'Ancel Keys dansl'éude dite des sept pays), et avec énormément d'effets secondaires.

 

Tout est très bien expliqué dans ce lien :

http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/petition-urgent

Je conseille vivement aux lecteurs de la signer. 

Je ne suis pas médecin, en cas de doute, discutez en avec le vôtre.

 

Si vous découvrez cette thématique, la responsabilité du cholestérol pour les maladies cardiovasculaires fut unte théorie intéressante, mais jamais validée par les études indépendantes réalisées.

Et même dans les études réalisées directement par les vendeurs de médicaments anticholestérol, il peut y avoir des incongruités très étonnantes, ne correspondant pas à la réalité.

Par exemple, pour les lecteurs médecins, case fatality rate (taux de mortalité suite à un infarctus du myocarde) parfois très différent de celui constaté d'environ 50 % pour des populations européennes. Ce qui est surprenant, cela voudrait dire que les gens qui participent à ces études sont très différents de la population en général.

Du temps où les études montraient des effets positifs (avant les années 2004 environ, date de durcissement de règles des essais cliniques, et effets bénéfiques quasiment toujours absents ensuite), études réalisées uniquement en contexte "nordique" : Etats Unis, Scandinavie, etc., c'est à dire dans des populations très différentes en termes de mode de vie des populations de la majeure partie de la France par exemple, connue pour son french paradox : mortalité cardiovasculaire faible malgré un cholestérol moyen aussi élevé que dans des pays à mortalité cardio vasculaire forte. Rien que ce fait aurait du inciter les médecins prescripteurs en France, il y a une quinzaine d'années, à être déjà beaucoup plus méfiants sur ces molécules. 

 

Effets secondaires niés pendant longtemps, alors qu'ils sont récurrents chez une bonne partie des patients. Pour les lecteurs médecins, cherchez, en anglais, les aveux du chercheur Rory Collins, sur le manque de connaissances des effets secondaires de ces médicaments.

Nombre de patients à traiter très élevé pour éviter un infarctus, ce qui place plusieurs de ces études à la limite de la signification statistique, études pourtant suivies de résumés louangeurs parfois repris tels quels dans la presse médicale ou par les autorités de santé, sans réelle analyse.

 

Plusieurs billets et pages de ce site sont consacrés à cette question (parcourez le blog ou le site), à l'effet diabétogne des statines, etc..

Informez vous, et si vous êtes d'accord, signez la pétition, il est urgent que les autorités sanitaires se resaisissent de ce dossier, avec des experts indépendants. 

Si vous êtes directement concernés par un anti-cholestérol ou un régime anti cholestérol, à rediscuter avec votre médecin en vérifiant qu'il connaisse bien les travaux concernant votre cas particulier (votre âge, votre sexe, etc.). Ca concerne les patients sous traitements, ceux qui pourraient se le voir proposé un jour, et tous ceux inquiets des dépenses indues de la sécurité sociale. ici, environ 6 millions de personnes traitées, des effets secondaires peu pris en compte mais qui contribuent par exemple à l'explosion de cas de diabtes de type 2, ce qui génère souffrances et dépenses médicales. Nombreuses douleurs musculo-ligamentaires, atteintes neurologiques (voir le billet précédent relatif à Parkinson), ce qui démultiplie les incapacités de travail, ainsi que les dépenses induites pour tenter de soulager ces souffrances et ces dysfonctionnements. 

Enfin, je précise que ce médecin n'est pas un pourfendeur des médicaments. Il a fait partie par exemple de ceux qui ont oeuvré pour la prise d'antiplaquettaires quand c'est nécessaire, et il a aussi mis en avant les risques de la prise d'aspirine à long terme, quand d'autres molécules mieux tolérées sont disponibles. 

Toxicité des anti-cholestérol

Si ce billet, avec la vidéo contenue, vous intéresse, partagez le sur facebook, parlez en avec votre médecin, avec vos proches concernés par des régimes ou traitements anti-cholestérol, c'est important.

La responsabilité du cholestérol dans les maladies cardio-vasculaires, souvent présentée comme évidente, est en fait une hypothèse, que les faits n'ont jamais confirmée. Par exemple, le cholestérol ne joue qu'un tout petit rôle dans l'obstruction des artères par les plaques d'athérosclérose, et uniquement un rôle témoin.

Parmi les membres du corps médical, plusieurs seront étonnés d'apprendre que la plaque d'athérome n'a jamais été objectivée. 

A titre personnel, après une alerte de cholestérol haut, on m'avait proposé un régime anti-cholestérol, et des statines si ça ne marchait pas. J'ai vite arêté le régime anticholestérol, et je n'ai jamais pris de statine. C'était en 1999, et je suis encore très très heureux de cette décision, en raison des effets secondaires comme de l'inefficacité de ces molécules.

Quelques billets précédents dans lequel ce sujet du cholestérol et des anticholestérols est abordé ::

"Arnaque" du cholestérol : un bon résumé

Statines = diabètes

Résumé d'études cliniques

Cancer du sein

Précisions sur la maladie de Parkinson

 

La vidéo qui suit est celle du Dr de Lorgeril, qui démontre de façon très argumentée, très référencée, le plus souvent sur la simple base des essais cliniques que sont sensés lire les médecins prescripteurs, depuis plusieurs années, que la responsabilité du cholestérol, aussi bien que les bienfaits des anticholestérol, ont été fabriqués de toutes pièces. 

 

A un moment, il parle du mécanisme de changement de paradigme. Nous sommes en médecine, dans une phase de changement scientifique qui a été très bien décrite par Thomas Kuhn pour d'autres disciplines. Cela signifie que d'autres théories concurrentes, remplaceront entres autres les délires sur le cholestérol. Pour les plus curieux de ces mécanismes de changement de paradigme, une analyse ici : Révolutions scientifiques. Ou une comparaison des changements possibles dans une autre science, et des incroyables blocages en médecine : Archéologie vs médecine

Nous somms témoins depuis quelques années d'un éorme changement, progressif, de plusieurs théories médicales, et d'une résistance trs dogmatiuqe, et peu réaliste au regard des données qui s'accumulent. Bref, en médecine, nous vivons des moments historiques. 

 

Pour combattre réellement les risques cardiovasculaires, les solutions sont simples : arrêt du tabac, consommation modérée d'alcool, exercice physique régulier, alimentation adaptée : soit méditerranéenne, soit, si vous avez une des 100 pathologies qui répondent au régime Seignalet, le régime Seignalet Alimentations qui marchent. En adaptant si besoin selon vos spécificités. 

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Précisions sur la maladie de Parkinson

Un billet précédent permettait d'aborder la maladie de Parkinson, comme la maladie d'Alzheimer : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

De nouvelles données complètent ce qui était dit.

Elles proviennent du livre du Dr de Lorgeril "l'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol", un livre très détaillé et très bien référencé sur les rôles biologiques du cholestérol, ainsi que sur les - nombreuses - maladies que peut favoriser un traitement anticholestérol. Il a synthétisé les données sur ces liens entre choletérol trop bas et risque augmenté de Parkinson. 

Dans un blog, ça ne se fait pas de recopier des pages entières d'un auteur, j'en resterai aux grandes lignes.

Une étude réalisée il y a quelques années montrait qu'avec un suivi de plusieurs années, le traitement anticholestérol augmente, triple quasiment, le déclenchement de la maladie de Parkinson. D'autres auteurs d'autres études avaient écrit le contraire. Ce qui est logique, puisque dans les autres études, ce qui était mesuré, c'était la protection d'un cholestérol élevé par rapport au Parkinson, à court terme.

Avec un suivi plus long, cette protection relative du cholestérol disparaît tandis qu'il baisse, et au final, après plusieurs années , le nombre de parkinsoniens augmente.

En termes biologiques, plusieurs explications sont possibles. Le cholestérol est un composant indispensable du cerveau : des neurones, des astrocytes, des manchons de myéline, des récepteurs synaptiques. En raison de la barrière hémato-encéphalique (un "filtre" des parois artérielles, qui ne laisse passer que relativement peu de substances dans le cerveu, pour le protéger), s'il y a diminution trop forte dans le cerveau, le corps ne peut pas réapprovisionner le cerveau. Donc, une ou plusieurs de ces structures peuvent être affectées, peu importe, c'est à la source du problème qu'il faut aller. 

Le livre du De de Lorgeril est en français, sinon les liens existants sont en anglais :

http://www.neurologytimes.com/cholesterol-disorders/statins-maybe-not-wonder-drug-parkinson ; 

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18381649

Ce qui a été mesuré, c'est la baisse du cholestérol. Avec des médicaments, la baisse est nette et régulière. Il n'y a pas de données à ma connaissance pour des régimes anticholestérols, mais on peut penser qu'à long terme, les mêmes mécanismes pourraient se mettre en oeuvre, 

En résumé, au delà, selon la sensibilité et les possibilités de la personne, de l'adoption du régime méditerranéen, ou mieux de l'alimentation Seignalet, Alimentations qui marchent, il faut veiller à ne pas trop diminuer les apports en cholestérol de l'alimentation (oeufs par exemple, viande, ...) sans tomber dans l'excès inverse.

Ensuite, parmi les substances utilisées par l'organisme, le magnésium joue un rôle central, y compris pour la synthèse du cholestérol. En informant votre médecin, vous pouvez prendre du magnésium pour aider les réactions enzymatiques nécessaires.

Plusieurs formes exsitent, deux peuvent être intéressantes : le Nigari, sel de magnésium à diluer dans de l'eau, ou dans du jus de fruit (dans ce cas, attention aux glycémies si vous êtes diabétique ou pré-diabétique), ou dans du jus de citron pressé rallongé avec un peu d'eau, et à boire régulièrement. Le goût est ... surprenant, atténué par le citron, mais le jeu en vaut la chandelle. 

Soit sous forme de compléments, voir dans Liens les adresses qui paraissent les plus sérieuses. Les compléments en pharmacie par contre sont souvent sous-dosés, ce qui représente un coût très élevé ramené à la quantité de substances. Mieux vaut passer par un des liens donnés, ou d'autres sources fiables si vous en connaissez.

Asthme et Seignalet

Depuis que je lis ou entend des témoignages sur la méthode Seignalet et l'asthme, le lien me paraît évident, de façon très nette pour plus de 60 % des patients atteints, et très fort pour 20 à 30 %  des autres patients.

Voir par exemple ce billet : Maladies associées : l'asthme

Donc je ne cherche plus spécifiquement ces témoignages, mais je viens de tomber sur deux d'entre eux, autant les répercuter et montrer encore que cette méthode est très efficace pour l'asthme, et sur du long terme.

Un témoignage dans les commentaires de cette page : https://www.santenatureinnovation.com/lincroyable-regime-seignalet/

Je le reproduis ci-dessous. Le site et le livre de Jean Marie Magnien sont cités ici Liens et là Bibliographie.  

Magnien Jean Marie

Oui il faut éviter les excès en toute chose. Lisez le livre « Réduire au Silence 100 maladies avec le régime Seignalet ». L’alimentation crue n’est pas imposée mais seulement éviter les grillades à répétition et privilégier quand c’est possible la cuisson à la vapeur douce. Dans ces conditions tout devient acceptable et les résultats favorables sont au rendez-vous à une condition: être patient et de faire les choses avec sérieux en sachant que le lactose des médicaments n’a pas d’effet négatif car sa concentration est trop faible.

Ci-dessous un cas clinique récent:
Mardi 4 mars 2014.

Monsieur

« Je reviens vous pour vous donner quelques nouvelles sur mon nouveau mode d’alimentation régime Seignalet) mis en place le 4/01/14, et suivi à la lettre depuis cette date.

Les pathologies (toux rhinites asthme etc….) à cause desquelles je souffrais depuis 45 ans ont commencé à l’âge de 8 ans comme dans le cas décrit dans votre livre à la page 157 (J’en ai 53 !). Toutes mes pathologies ont pratiquement toutes disparues! Ce nouveau régime m’a permis de constater qu’après analyse j’avais une petite allergie au gluten !

Pour ce qui concerne mon médecin je lui ai indiqué mon nouveau mode d’alimentation mais il est très dubitatif, et je pense qu’il ne fait pas de lien de causalité avec la disparition de mes pathologies.

Ce qui est bien dommage !

Mais mes résultats me suffisent pour constater ma nette amélioration clinique, et je ne veux pas insister au risque de passer pour un extraterrestre !!! »

Les résultats d’analyse fait 20 jours après le démarrage de ce régime sont édifiants.
Le poids de départ est de 90 kg pour 175 cm soit un Indice de Masse Corporel (IMC) à 29,4. Cela constitue une surcharge de 14 kg. En 20 jours une perte de 5 kg et en deux mois de 8 kg passant de 90 kg à 82 kg.

– les taux de cholestérol, triglycérides redeviennent totalement normaux.
– Les polynucléaires Basophiles passent de 61/mm3 à 11/mm3 (N < 150)
– Les polynucléaires éosinophiles passent de 500/mm3 à 0/mm3 (N < 500). (Jean-Marie Magnien : bien noté que le taux d’éosinophiles est en relation avec des troubles allergiques ou lié à des parasitoses).

« Et je me sens vraiment très bien. Tout ceci m'encourage bien entendu à continuer sur cette ligne. J’en profite pour vous remercier de m'avoir éclairé avec votre livre « Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet » ».

O D
JM.M
"

 

 

Deux autres témoignages ici :

http://www.julienvenesson.fr/comment-un-regime-sans-gluten-ameliore-lasthme-et-les-allergies-respiratoires/

"Pascal 2 juillet 2014 à 15 h 18 min

Bonjour,
Effectivement je confirme ; en tout cas pour ma part une énorme amélioration voire disparition des allergies saisonnières (de Mars à Novembre) auxquelles je suis gêné depuis une quinzaine d’années et où seul le Kénacort 80 (traitement de cheval) me permettait de passer une année tranquille.
Ca doit faire un peu plus d’un an que j’ai supprimé le gluten et le lait de mon alimentation et je vois vraiment la différence ayant aussi une sensibilité de l’ensemble de l’appareil digestif (colon irritable, diverticules, intestin….).Les douleurs abdominales quotidiennes ont aussi disparues.
Dur de faire passer le message sur les bienfaits du sans gluten mais faut s’accrocher! :)

 

"corinne J 30 novembre 2014 à 14 h 06 min

Bonjour,

J’ai 43 ans, Je suis asthmatique depuis ma naissance, et allergiques au pollen, acariens, poile de chat,Humidité etc…., j’ai du mal à supporter les climats humide…
je suis sujette au crise d’urticaire, depuis toujours j’ai un traitement de fond matin et soir,
J’aime le sport et j’ai un asthme d’effort avec obligation de mettre 2 bouffées de ventoline ou bricanyl
avant chaque effort sportif. Depuis 15 jours par le pure des hasard j’ai décidé d’arrêter le Gluten juste pour faire une petit régime. Puis je suis partie en voyage, n’ayant plus mon médicament de traitement de fond je me suis inquiétée, partant dans un endroit où il pleut chaque jour. Puis il y a 2J j’ai réalisé que je faisait plus de crise d’asthme et que mes éternuements matinaux avaient disparus. Ce matin j’ai fait un test : Je suis partie courir plus d’une heure sous la pluie sans prendre ces 2 fameuses bouffées , et par miracle le contrôle de ma respiration n’était plus mon centre d’intérêt, j’ai accéléré puis décéléré ma course. Rien , aucune crise…. j’ai l’impression de rêver…. je vais prendre un RDV chez un medecin sportif pour refaire des test d’asthme à l’effort. J’ai vraiment l’impression d’avoir été empoisonnée depuis toujours….
"

 

En résumé, si vous êtes asthmatique, et c'est la même chose pour la BPCO - Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive - avec arrêt du tabac, essayez le régime Seignalet.

Tout à gagner, rien à perdre.

Pour celles et ceux qui craignent de perdre trop de poids et/ou d'énergie d'un coup, commencez le régime progressivement : arrêt des produits laitiers dans un premier temps, pendant deux à trois semaines, avec diminution du gluten en cherchant d'autres saveurs, d'autres plats, puis arrêt du gluten au bout des deux à trois semaines, et du maïs. Pour les cuissons, les réduire progressivement en même temps, pour s'habituer à cuire à la vapeur, en mijotage, etc.

Alimentations qui marchent

 

Si vous avez des craintes pour la solidité des os, beaucoup d'infos sont dans ce lien : Fragilité osseuse, causes et solutions

 

Pour la maladie de Widal, la même méthode fonctionne à condition d'arrêter, ou de diminuer nettement, en priorité les sulfites.

 

Pollution et DT1

Un lecteur, Bernard T, m'interroge sur les liens entre diabète de type 1 et pollution. J'en profite pour faire un point rapide sur les causes possibles de diabète de type 1, dont la pollution.

Les causes du diabète de type 1 semblaient très mystérieuses il y a quelques années.

La responsabilité du gluten surtout, et des produits laitiers, avait déjà été évoquée, et la responsabilité de ces aliments semble maintenant évidente pour le gluten, très probable pour le lait, sans qu'on puisse donner le pourcentage de jeunes dont le diabéte de type 1 a été provoqué par ces substances. Un cas publié, d'enfant qui a pu échapper à l'insulinothérapie grâce à une éviction totale du gluten, rapporté ici : Urgences dès le diagnostic, ouvrait de nouvelles perspectives. La seule façon pour une personne de savoir si elle concernée est de réaliser une éviction totale du gluten dès le diagnostic initial, et possiblement du lait et des produits laitiers. 

La crainte de fragilité osseuse en raison du manque de produits laitiers est de plus en plus remise en cause. Un résumé des causes réelles ici : Fragilité osseuse, causes et solutions

D'autres causes de diabète de type 1 existent. La pollution semble jouer un rôle au moins pour la préocité des cas de survenue des diabètes de type 1 :http://www.researchgate.net/publication/272094763_Ambient_Air_Pollution_and_Early_Manifestation_of_Type_1_Diabetes

"Our findings indicate that high exposure to the traffic-related air pollutants PM10, NO2 and possibly PM 2.5 accelerates the manifestation of T1D, but only in very young children.".

Traduction : Nos résultats indiquent qu'une exposition forte à des polluants liés au trafic routier, PM10, NO2 et peut être les PM 2.5, accélèrent la manifestation du DT1 (diabète de type 1), mais seulement pour de très jeunes enfants.

Ces données ne sont pas impressionnantes. Elles montrent toutefois un rôle très probable de la pollution liée au trafic automobile dans le déclenchement du diabète de type 1. Le mécanisme n'est pas décrit. Le rôle de la pollution dans le déclenchement du DT2, peu connu Polluants et DT2, est pourtant plus net et avéré. Ce sont des maladies de mécanisme très différent, ce lien est donc étonnant.

En attendant que ces mécanismes soient mieux connus, c'est une raison supplémentaire pour s'éloigner le plus souvent possible des zones polluées, surtout près des grands axes routiers, et d'en éloigner les très jeunes enfants quand c'est possible, Et ça profitera à toute la famille, par exemple pour les risques de survenue de DT2, même si de nombreuses autres causes existent dans ce cas : sédentarité, déséquilibres alimentaires, inadaptations alimentaires : Alimentation et diabétes ;Diabète de type 2 en rémission , causes médicamenteuses : Statines = diabètes.

Pour en revenir au diabète de type 1 :

Omniprésence du gluten et de poudres de laits diverses dans beaucoup de préparations alimentaires, en plus des portions classiques, augmentation de la circulation routière sur de nombreux axes routiers (bien que le NO2 diminue dans plusieurs agglomérations, mais ce sont des moyennes), sont peut être des axes de recherche à privilégier pour les chercheurs qui tentent de comprendre l'augmentation de cas de DT1. Et pour les familles qui cherchent à éviter ça, et dans le très court laps de temps pendant lequel les cellules de Lagherans ne sont pas toutes détruites, pour les familles et les médecins qui voudraient lutter contre un diagnostic récent de diabète de type 1.