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Vaccins : où se renseigner utilement ?

Face à la tournure étonnante, délirante parfois, que prennent les débats relatifs aux vaccins, je fais une compilation de billets et de liens vers les sites francophones à mon sens les plus fiables scientifiquement et les plus incontournables sur ce sujet. Qui montrent que l'efficacité vaccinale est en général très loin d'être démontrée, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Et que des producteurs de vaccins en sont très conscients. N'hésitez pas à puiser dans ces écrits ou dans ces vidéos.

Une fois n'est pas coutume, je parle de politique vers la fin du billet, car malheureusement cette question vaccinale a été transformée en un enjeu politique, avec des tournures inquiétantes.

Le dernier lien du billet très important (du site  http://michel.delorgeril.info/ , le plus fourni et argumenté sur ces sujets, je n'ai pas la place de citer tous les billets intéressants) montre de façon claire comment, malheureusement parfois de bonne foi, des informations non maîtrisées sont balancées par les médias, alors que la réalité est beaucoup plus nuancées.

Le ton du débat sur les vaccins, obligatoires ou non, a souvent été désagréable. Actuellement par exemple, sur les forums, les commentaires sur le Pr Joyeux sont rudes, cela sonne comme une sorte d'appel à l'excommunication du monde scientifique. J'apprécie très peu beaucoup de côtés du Pr Joyeux (côté très "vielle France catholique" qui n'est, pour rester modéré, pas du tout ma tasse de thé, mais qui surtout ne devrait pas intervenir à mon sens dans ses interventions, livres, etc. consacrés à la médecine*. Ceci dit, j'avais été à l'une de ses conférences sur la nourriture en 2018 ; j'avais peu apprécié son côté très très "show-man", car je m'attendais à quelque chose avec une base plus scientifique, mais il n'avait pas abordé ces questions là).

Par contre, sur ce débat précis, ses propositions sont très très modérées voire limités : revenir aux 3 vaccins obligatoires avant 2018, et changer un adjuvant (l'aluminium). Et retarder le plus possible la vaccination du nourrisson, pour éviter que cette "charge" ne lui arrive trop tôt dans la vie. Il est étonnant que dans ce contexte, les commentaires négatifs à son égard soient aussi tranchants. Lire par par exemple plusieurs des commentaires après cet article :

Devant des attitudes aussi manichéennes, sur des bases limitées, j'invite les lecteurs et lectrices à parcourir attentivement les billets cités en suivant qui représentent les contributeurs je crois les plus sérieux sur cette problématique vaccinale. Les liens sont soit directs vers d'autres sites, soit intégrés dans des billets que j'avais écrits sur ce sujet. Je vous invite ensuite à naviguer dans chacun des sites présentés.

Les auteurs ne sont pas tous toujours d'accord entre eux sur tout ... ce qui est logique et heureux, car on est encore dans le domaine scientifique. Mais tous et toutes ont effectué un travail de fond sérieux sur ces sujets.

Le premier lien peut étonner, mais il est fondamental, que ce soit pour les vaccins ou pour n'importe quel traitement, de connaître le cadre, y compris financier, déterminant.

Dans la vidéo passionnante qui suit, chaque mot compte. A regarder jusqu'à la fin :

 

J'insiste depuis longtemps sur la grippe dans ce blog car c'est une caricature grossissante pour la problématique de l'efficacité vaccinale. Les autorités balancent souvent des chiffres de mortalité qui ne correspondent à rien de réel. J'ai mis dans le billet qui suit un lien vers un auteur qui analyse les données officielles disponibles. C'est édifiant aussi.

Autres interventions incontournables sur les vaccins :

Pour les connaisseurs en biologie, pour les médecins. Regardez attentivement la vidéo dans ce lien. Avez vous avant déjà entendu parler de vaccins mal adaptés voire dangereux en fonction des groupes HLA (ou CMH, autre appellation) de telle ou telle personne, ou groupe de personnes ?

Pourtant cette possibilité d'effets adverses et/ou de non efficacité, évidente d'un point de vue biologique, doit bien être connue, puisque des équipes planchent actuellement, comme me le confiait récemment un internaute, sur de nouveaux vaccins ... avec prise en compte des groupes HLA. Cherchez à titre d'exemple les activités de ce groupe là : http://file:///C:/Users/Olivier/AppData/Local/Temp/Lonza_Brochures_Applied_Protein_Services_31189-1.pdf. Au moins un organisme cherche à améliorer la fiabilité vaccinale en se basant sur l'existence de ces groupes HLA. C'est bien, à mon sens, un aveu en creux que cette problématique existe.

Et que donc au moins une partie des vaccins actuels sont considérés comme étant mal adaptés. Accessoirement, étant donnée la grande variabilité (plus que pour les empreintes digitales) du système HLA selon les personnes, même s'il existe de grandes tendances par populations, je conseille aux scientifiques, médecins et patients, d'être prudents avec tout médicament qui sera présenté sur ces bases, quels que soient les miracles annoncés par les industriels.

D'autres interventions contiennent des foules d'informations détaillées et argumentées sur les problématiques vaccinales d'une façon générale.

Pour le site qui suit, il faut chercher dans la colonne de droite les billets sur les vaccins.

Le billet qui suit n'est pas en lien direct avec la vaccination. Mais il montre (graphe au milieu du billet) la diminution incroyable de la mortalité infantile, avant vaccination. Ce n'est pas du tout un argument contre la vaccination, mais ça permet de relativiser l'impact des vaccins sur la baisse de la mortalité infantile. On voit également que la baisse de mortalité passée avait été momentanément stoppée par les épidémies de choléra. Ce type d'épidémie est en général liée à des problèmes d'hygiène : manque d'eau potable non souillée, manque d'eau suffisamment propre et de savon pour se laver les mains. L'amélioration de l'hygiène de base est donc un des vrais fondements historiques et essentiels des progrès sur la mortalité infantile.

 

Il y a également le site d'un expert (Marc Girard) qui a à titre professionnel suivi les problématiques vaccinales, depuis longtemps, et qui en payé le prix fort. Je vous invite à lire attentivement tout ce qui a trait aux vaccins, même si on peut, comme moi, avoir du mal avec la forme (parfois agressive, déroutante) ou avec les digressions.

 

J'avais déjà pris ici plusieurs exemples pour discuter des vaccins. Je vous invite à regarder dans le billet qui suit le graphe sur la mortalité juvénile en France, très parlante également, en termes de priorités à choisir pour la santé individuelle ou collective :

Pour résumer une partie de ce lien : il semble que la lutte principale à mener pour la santé infantile (et générale) est de diminuer la précarité ainsi que les effets de la précarité, dont la précarité énergétique. Encore plus avec un prix du pétrole (sur lequel s'alignent peu ou prou les autres prix, et de toutes façons source énergétique de loin la plus utilisée) qui semble remonter, et donc mettre en danger les populations les plus pauvres, car c'est un axe essentiel pour lutter contre les maladies infantiles en cours et à venir. Les différentes analyses que j'ai citées montrent qu'ériger une ligne de Maginot vaccinale n'aura qu'un effet très limité voire nul ou contre productif sur la mortalité infantile, tout en gelant une grande partie du budget santé, budget qui ne sera plus disponible pour d'autres actions efficaces.

Plusieurs graphes dans les liens cités montrent une baisse nette de la mortalité infantile bien avant l'apparition des vaccins, depuis les années 1800, avec des intermèdes malheureux surtout liés aux épidémies de choléra (donc liées à des questions d'hygiène, de disponibilité d'eau potable et de savon, de promiscuité). Cette tendance à la baisse se poursuit aussi ces dernières décennies, tendance à la baisse amoindrie en cas de crise économique.

* Je me refuse à répercuter une bonne partie des textes, sites, anti vaccinations. Pour des raisons de pauvreté d'argumentaire et aussi souvent pour des raisons idéologiques. Je ne sais pour quelles raisons culturelles ou historiques beaucoup de critiques sur la vaccination paraissent sur des médias peu ou prou proches de l'extrême droite, et parfois d'autres qui se disent anarchistes, ou d'extrême gauche ... ce n'est pas toujours facile à suivre. Je ne souscris pas du tout à la première tendance, suis plus que méfiant pour la seconde, mais il reste étonnant que ce soient ces formations là qui tentent de s'accaparer ce champs de réflexion. Je ne sais pas si les personnes qui se disent d'autres sensibilités politiques, plus modérées, et qui se prétendent rationnelles** sur ces questions vaccinales, réalisent à quel point elles favorisent la montée des extrêmes en se rangeant derrière des avis officiels parfois très mal argumentés, et en rejetant toute forme de débat. Alors que les données disponibles montrent qu'un débat, à la fois scientifique et économique, est nécessaire pour y voir plus clair. Je ne peux m'empêcher de faire une analogie : j'avais vécu dans le sud est, années 80 et 90, strictement le même phénomène, au sujet d'enjeux environnementaux forts, à l'époque délaissés par les formations dites modérées, et enjeux sur lesquels le parti d'extrême droite s'était précipité, tout heureux de combler ce vide, même si leurs propositions ne résolvaient rien. Ils y avaient gagné une forte légitimité. Il serait dommage de provoquer les mêmes phénomènes dans le monde de la santé, par manque de formation scientifique critique, par confiance absolue envers les autorités sanitaires, par suivisme aussi d'une bonne partie du corps médical et scientifique.

** J'avais lu il y a longtemps un livre, dont j'ai oublié l'auteur et le titre, qui commentait l'ouvrage de Kant "critique de la raison pure" en signalant que dans la langue de Kant, raison avait la même racine que rayon. Et que donc étymologiquement, la raison n'est qu'une façon d'aller tout droit vers un but déjà défini à l'avance à partir d'un endroit connu aussi (comme le rayon d'un cercle). La rationalité présentée par les tenants des obligations vaccinales sonne tout à fait de cette façon. La décision est prise : X vaccins obligatoires, et on s'arc-boute sur cet objectif pour décrire comme non raisonnable tout ce qui ne colle pas à cet objectif. Puis on essaie de faire rentrer, plus ou moins de force, tous les arguments dans cette "raison" là, quitte à forcer beaucoup sur la réalité. Lire par exemple attentivement ce billet :

Anticholestérols : nouvelles horreurs

N'hésitez pas à diffuser ces infos autour de vous, y compris à vos médecins, qui n'ont pas toujours accès à ces informations, qui sont importantes en terme de santé publique et de santé individuelle.

Je mets ici en lien des articles, très argumentés, sur les effets secondaires incroyablement "violents" des statines : maladie de charcot pour les patients adultes, et atteintes cardiaques des nourrissons dont les mères ont pris des statines ; un article sur l'inutilité de ces statines pour sauver des vies. Et le quatrième article, à partir du même site, que je vous conseille vivement de lire, qui explique comment fonctionnent les essais cliniques (ceux sur lesquels se basent les autorités de santé pour prescrire les médicaments) et les pièges à éviter à leur lecture.

Juste un bémol, qui ne change pas grand chose à la conclusion générale. L'auteur de l'article indique qu'il n'a pas les chiffres pour savoir combien exactement de personnes prennent des statines en France, et qu'il doit réaliser un calcul approximatif. Il me semble que son chiffre (environ 11 millions, calculé d'après les derniers chiffres connus et en rajoutant chaque année de nouveaux patients concernés) est peut être surestimé, car une partie de la population qui reçoit des statines est à très fort risque de mortalité, donc chaque année une partie de ces patients consommateurs disparaît. Cela montre surtout que ces chiffres sont disponibles seulement de façon fragmentaire, et que le suivi par les autorités sanitaires n'est pas aussi performant que ce qu'il devrait.

Comme exemple de difficultés pour le calcul des patients concernés, et pour mémoire, à destination des médecins qui liront ces lignes, les diabétiques de type 2 sont un des très forts contingents de patients statinés. Les essais cliniques spécifiques pour des diabétiques de type 2 avec des statines (4D, Aspen) ou d'autres anticholestérols (Field) ont été des échecs patents. Le seul essai clinique présenté comme un succès (Cards) a été arrêté beaucoup plus tôt que prévu, ce qui est contraire à toute méthodologie scientifique basique, et donc hautement suspect, encore plus pour un médicament pris à vie. En d'autres termes, ces patients, parfois sur-médicamentés, décèdent au moins autant, que ceux qui ne sont pas traités par statine. Il est donc difficile de rajouter les patients sous statine année après année.

Mais pour chaque patient pris individuellement cela ne change pas grand chose, la prise de statine expose à un risque accru de maladie de Charcot = Sclérose Latérale Amyotrophique. Ne sauve aucun diabétique de type 2. Expose les nourrissons, si leur mère est traitée, à des effets secondaires nets. Entres autres bien sûr (effet diabétogène fort des statines, risques accrus d'insuffisance rénale aigüe, etc. etc. etc.). Pour des médicaments qui ne servent à rien selon les chiffres disponibles.

PS : je recommande la lecture de l'ensemble du site https://www.cholesterol-statine.fr/

BPCO : Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive. Alimentation curative possible ?

La BPCO, dénomination qui englobe celle plus ancienne de bronchite chronique, est une maladie potentiellement grave, et parfois mal diagnostiquée.

Les relations avec l'alimentation ont été affinées par des études, uniquement dans un cadre préventif.

Malgré le manque de validation scientifique par études cliniques (avec des groupes de patient tirés au sort nourris différemment), beaucoup de données sont concordantes pour montrer la possibilité d'une alimentation curative de la BPCO, en association avec les mesures plus classiques (arrêt du tabac notamment). Ces données sont très solides (voir les derniers chapitres).

Par contre, les destructions mécaniques du poumon (emphysème, dilatation des bronches) ne sont pas modifiables via l'alimentation. C'est donc le plus tôt qu'il faut améliorer son alimentation. Même en cas d'emphysème ou de dilatation des bronches, l'approche Seignalet peut éviter que ces phénomènes irréversibles ne s'étendent.

Quelques éléments de repère en contexte hospitalier sont donnés, notamment en fin d'article, aux soignants qui voudraient accompagner leurs patients dans cette alimentation, quelle que soit la complexité (dénutrition, comorbidités, nutrition entérale). Les patients sont tout à fait en droit de réclamer l'approche décrite ici, sans aucun danger, et qui correspond de fait à des modèles alimentaires largement répandus sur le globe (voir plus loin).

Définition de la BPCO

La BPCO (pour les recherches internet : COPD en anglais) est une cause régulière de mortalité : 16000 par an en France en moyenne nous dit l'INSERM.

La maladie serait liée au tabac dans environ 80% des cas. Cette proportion change selon les sources (66 %, 75 %) mais le tabagisme reste le principal facteur connu jusqu'ici. Les autres causes sont discutées, par exemple l'exposition à des polluants. Des métiers exposés sont considérés à risque pour le développement d'une BPCO.

Extrait du lien cité : "Les travailleurs du secteur minier sont à risque en cas d’exposition à la silice, de travaux au fond des mines de charbon ou de fer avec inhalation de poussières ou fumées d'oxyde de fer. Les métiers du bâtiment et travaux publics sont concernés en cas de creusement des tunnels, d’asphaltage des routes ou encore en cas d’exposition chronique et/ou à des niveaux excessifs de gaz, de poussières et de vapeurs. Un risque de BPCO est également documenté dans les secteurs de la fonderie et la sidérurgie en cas d’exposition à plusieurs particules minérales (poussières métalliques, charbon, silice), à des gaz ou des fumées (émissions des fours, fumées métalliques, oxyde de soufre ou d’azote). Dans l’industrie textile, ce sont les employés de filature de coton, lin, chanvre ou sisal qui sont exposés. Quant aux métiers agricoles et d’élevage, plusieurs sont concernés par ce risque : ouvriers travaillant dans des silos, dans la production laitière, l’élevage de porcs ou de volailles ou encore en cas d’utilisation de pesticides."

Néanmoins, l'ensemble de la population concernée par le tabac ou par ces expositions professionnelles ne développe pas une BPCO. D'autres facteurs de risque sont présents. Le billet cité de l'Inserm, cite des infections respiratoires pendant l'enfance, et une composante génétique.

Même si le reste du billet est consacré à l'importance de l'alimentation pour cette atteinte pulmonaire, il est évident que l'arrêt du tabac, la préservation des poumons par rapport aux sources de pollution, sont à mettre en place dès que possible, que la BPCO soit déclarée ou pas. Le côté décrit comme souvent inexorable de la maladie une fois déclenchée peut être un moteur de décision important pour celles et ceux qui ne réussissent pas encore à stopper le tabac. Tabac qui est à l'origine de bien d'autres complications (cancers, infarctus, aggravation des crises de la maladie de Crohn, etc. ...).

La recherche liée à la BPCO est comme pour la plupart des pathologies ces dernières années, une recherche passionnante mais souvent en entonnoir. C'est à dire qu'on se focalise sur un aspect très précis de la maladie, par exemple comment lutter contre le développement important des fibrocytes (ce sont des types de cellules). Ce type de recherche a un intérêt fort, si ça fonctionne, ce qu'on ne peut savoir à l'avance, et aussi un effet pervers : le risque de ne plus voir la maladie dans sa globalité. Pourtant une approche générale permet d'obtenir des résultats très intéressants pour les patients.

Alimentation et BPCO

Il y a à ce jour, officiellement, des notions distinctes pour l'alimentation liée à la BPCO. Les liens connus le sont avec l'obésité, le risque de dénutrition, et l'alimentation préventive. Des travaux moins connus développent une alimentation réellement curative.

Obésité et BPCO

La relation entre ces deux pathologies est souvent discutée. Par exemple dans cet article :

L'obésité reste un facteur de risques d'une façon générale pour les insuffisances respiratoires, en augmentant le travail cardiaque.

BPCO et dénutrition

Un autre chapitre en fin de billet traite de la prise en compte de la dénutrition en cas d'un régime curatif en hôpital.

Une fois la BPCO déclarée, le risque contre lequel luttent les soignants est souvent celui de la dénutrition. Ce risque est évoqué ici :

C'est important de connaître cet aspect. Les soignants sont mobilisés à raison pour limiter un amaigrissement trop important, et les risques de carences associées, ce qui est essentiel ; mais ils peuvent être très réticents pour mettre en place des alimentations encore considérées malheureusement comme alternatives (voir plus loin), par peur d'aggraver le risque de dénutrition. Il faut donc accepter des deux côtés qu'un dialogue s'instaure, afin de poursuivre l'alimentation choisie, sans que les soignants aient l'impression d'une mise en danger.

Ce risque de dénutrition est connu, les soignants y sont sensibilisés, et normalement les diététicien(ne)s impliqué(e)s ; ceci étant, que vous ou un de vos proches soit atteint par une BPCO, ou que vous soyez soignant hospitalier en contexte tendu (manque de personnel, sortie trop rapide des patients, erreurs lors des plateaux repas, etc.) ou encore médecin généraliste, il faut y apporter une attention constante. La BPCO est en outre caractérisée par de nombreuses comorbidités (= maladies associées), qui sont également sensibles pour ces questions de dénutrition.

Ces risques sont pris en charge par un apport contrôlé en protéines notamment.

L'alimentation peut aussi être modifiée en fonction des comorbidités retrouvées avec la BPCO : moins de sel s'il y a des oedèmes ou une hypertension, moins de sel et moins de sucre s'il y a une corticothérapie, contrôle des apports en potassium, en phosphore, en protéines, si les reins sont atteints et en fonction des analyses sanguines, ou encore alimentation contrôlée de type "confort" en cas de Reflux Gastro Oesophagiens : notamment moins de, ou plus du tout de, café, thé, chocolat, ou d'alcool, ainsi que plusieurs modifications du mode de vie. Les exemples donnés ici sont illustratifs et incomplets, ces types de préconisations là ne peuvent être donnés que par votre médecin, et votre diététicien, une fois votre pathologie identifiée.

Note hors sujets : j'invite les personnes concernées par les RGO à se pencher réellement sur les préconisations en termes de modes de vie ou de changements alimentaires. Car les traitements classiques par IPP (Inhibiteurs de la pompe à proton = anti acides), s'ils peuvent être nécessaires parfois, présentent plusieurs effets secondaires néfastes. Ils sont donc à limiter autant que possible. Il existe une abondante littérature sur ce sujet, qu'on peut trouver sur le net.

BPCO et alimentation préventive

L'alimentation préventive a fait l'objet d'une publication en 2015, suite au suivi de milliers de personnes, pendant de longues années, aux Etats-Unis :

Les auteurs de cette étude ont analysé l'alimentation des participants de façon détaillée; selon un outil dénommé " Alternate Healthy Eating Index 2010 (AHEI-2010) ". Ils indiquent que la correspondance à cet outil permet d'améliorer plusieurs pathologies : risques diminués de 16 % de développer une des pathologies majeures : diabètes, cancers, maladies cardio-vasculaires, ou qui procure moins de risques de fractures, etc. 

Les composants de cette alimentation, traduit ensuite sous forme de score (en fonction de la fréquence et des quantités consommées) sont résumés dans l'article " Briefly, the AHEI-2010 is based on 11 components: six components for which the highest intakes were supposed to be ideal (vegetables, fruit, whole grains, nuts and legumes, long chain omega-3 fats (docosahexaenoic acid and eicosapentaenoic acid), and polyunsaturated fatty acids ), one component for which moderate intake was supposed to be ideal (alcohol), and four components for which avoidance or lowest intake were supposed to be ideal (sugar sweetened drinks and fruit juice, red and processed meat, trans fat, and sodium).

Traduction : "L'outil AHEI 2010 est basé sur 11 composants : 6 pour lesquels la consommation est considérée idéale - légumes (vegetables en anglais), fruits, grains entiers (c'est à dire complets), noix (oléagineux) et légumineuses (legumes en anglais), omégas 3 à longue chaîne : EPA et DHA, et acides gras polyinsaturés) - un composant pour lequel la consommation modérée est supposée idéale (alcool), et 4 composants pour lesquels la consommation modérée ou l'évitement sont considérées idéals : boissons sucrées, jus de fruit*, viande rouge transformée (= plats préparés), acides gras trans, et sodium (c'est à dire sel)".

* note du blogueur : un jus de fruit est moins sucré qu'un soda, mais contient l'équivalent d'environ 3 morceaux de sucres pour une briquette par exemple (4 si c'est du jus de raisin). En termes de sucres apportés et de rapidité de passage de sucre dans le sang - l'idéal étant que ce passage soit le plus progressif possible - le mieux reste dans l'ordre de préférence un fruit entier, puis un fruit pressé, puis un jus de fruit du commerce, dont la consommation devrait rester modérée, puis un soda qui devrait rester exceptionnel qu'il soit light ou pas (voir Trop de Sodas = Diabètes).

Ces données sont relativement classiques et simples. C'est très proche du régime méditerranéen. Mais efficace d'après les chiffres donnés.

"After control for several potential confounders (table 3), the risk of newly diagnosed COPD was one third lower in participants who ate the healthiest diet according to the AHEI-2010 (highest fifth) compared with those who ate the least healthy diet (lowest fifth): the multivariable hazard ratio was 0.67 (0.53 to 0.85). In both women and men, the healthiest diet was associated with a reduced risk of newly diagnosed COPD. "

Traduction "Après ajustement de plusieurs facteurs de confusion, le risque de nouveau diagnostic de BPCO est d'un tiers inférieur pour les participants qui ont l'alimentation la plus saine au regard de l'outil AHEI 2010, comparés avec ceux qui ont une alimentation moins saine. Pour les hommes comme pour les femmes, l'alimentation la plus saine était associée avec un risque réduit de nouveau diagnostic de BPCO".

Les grands principes de l'alimentation méditerranéenne traditionnelle sont  résumés ici :

Et souvent discutées dans ce blog (indépendament de la BPCO, mais ce sont les mêmes principes), rédigé par un des chercheurs qui a le plus étudié les bienfaits santé de la diète méditerranéenne riche en omégas 3, pauvre en omégas 6, surtout pour les maladies cardiovasculaires (infarctus, avc, ...) :

En termes préventifs, une alimentation de type méditerranéenne réduit donc considérablement le risque de développer une BPCO, indépendamment de la prise de tabac. L'arrêt du tabac, couplé à l'alimentation méditerranéenne, ne peut donc qu'améliorer ce pronostic. Ces données montrent donc que l'alimentation est importante pour la BPCO. Mais on peut faire encore mieux.

Alimentation curative pour la BPCO

Pour qu'une approche, médicamenteuse ou autre, soit validée scientifiquement, il faudrait disposer d'études cliniques avec au moins deux groupes distincts de patients (ceux qui prennent le traitement, ceux qui prennent autre chose). Mais cela coûte très cher, et tous les chercheurs ne disposent pas des budgets nécessaires. Une étude, estimée dans le cas de l'asthme, sur les mêmes bases que celles que je vais décrire pour la BPCO, aboutissait à un coût estimé à 800000 euros.

Le protocole (pour les spécialistes : trois groupes de patients avec 3 alimentations différentes (mieux que les deux groupes usuels, pour éliminer certains biais, groupes randomisés les plus représentatifs possibles de la population réellement touchée par la BPCO, critères d'exclusion très limités (ce n'est malheureusement pas souvent le cas. Quelle que soit la pathologie, beaucoup d'études cliniques sont basés sur des groupes de gens très sélectionnés, avec un profil à la base plutôt favorable au traitement à tester, ce qui pose des problèmes d'effets secondaires mal connus lors de la mise sur le marché), malades répartis sur plusieurs centres, prise en charge intensive pour l'information des patients sur le type de nourriture à consommer, etc. etc.) peut être le plus séduisant possible, il faut qu'en face il y ait des moyens, et des équipes associées. Malheureusement ce type de recherche interventionnelle alimentaire n'est pas du tout au goût du jour.

En l'absence de budgets et donc de recherches de ce type, il faut s'informer à partir des autres données existantes.

Le Dr Seignalet a mis en place, dans les années 90, un modèle alimentaire global, adapté à plusieurs pathologies. Pour résumer, il classait la bronchite chronique (nom utilisé à l'époque), dans les maladies d'élimination. Les parois bronchiques (voir ensuite le paragraphe sur l'asthme, pour lequel c'est la muqueuse pulmonaire qui est concernée) rejettent des substances provenant du sang, ce qui favorise toutes les manifestations de la BPCO. Ces substances sont issues directement, ou indirectement, de l'alimentation. La logique est donc d'intervenir sur cette cause première.

Il a traité 42 patients. 3 ont été améliorés, pour 39 le succès était jugé complet, avec des reculs de 1 à 8 ans (plus de nécessité de traitements, fin des infections bronchiques à répétition). Pour certains patients, le changement peut être très rapide après l'arrêt de l'alimentation. Un des points importants est que parmi les symptômes améliorés, figurent l'asthénie et la reprise de l'appétit. En résumé, en traitant la cause première, on réussit à réduire ou mettre au silence des symptômes gênants et parfois graves.

Cette alimentation qui peut sembler privative ou étrange est de fait très proche de l'alimentation japonaise traditionnelle par exemple, réputée très bonne pour la santé et la longévité en bonne santé. C'est donc l'équivalent d'une alimentation très saine plus ou moins pratiquée (il y a des variations selon les régions et les époques) par des dizaines de millions de personnes. Elle est définie ici :

En résumé, c'est une alimentation sans aucun produit laitier, sans gluten (ni seigle, ni avoine, ni blé, ni orge, ni triticale, ni épeautre petite ou grande, ni kamut), sans maïs, qui privilégie les cuissons basse température (vapeur douce, mijotages, etc.) ou le cru quand c'est possible.

Est ce que cela a été confirmé ensuite ? Difficile à dire pour la BPCO, faute d'étude spécifique. Toutefois, le recensement de nombreux témoignages ultérieurs liés à l'asthme, et de quelques uns liés à la BPCO, suggère une efficacité très forte aussi bien sur la muqueuse des alvéoles que sur celle de l'arbre bronchique.

Pour les patients, et les soignants qui veulent connaître les chiffres précis, et les mécanismes biologiques soupçonnés (en partie différents des mécanismes usuellement décrits), voir :

Puis une mise à jour, avec des témoignages plus récents :

Alimentation Seignalet à l'hôpital

Ce chapitre est valable pour toutes les personnes suivant le régime Seignalet, que ce soit pour la BPCO, pour l'asthme, ou pour bien d'autres pathologies, qui passent à l'hôpital

Plateaux repas

Comme dit plus haut, une des préoccupations fréquentes des équipes soignantes est d'éviter la dénutrition. Note : celà peut paraître étonnant parfois pour des personnes obèses, mais il n'y a pas de contradiction. Il peut y avoir une obésité héritée d'évènements de vie antérieurs, qui a du mal à se résorber, et un apport alimentaire insuffisant pour faire face aux besoins de l'organisme.

Mais il faut bien comprendre que l'alimentation Seignalet, en réduisant une partie des symptômes, permet souvent de retrouver l'appétit. Pour les patients aussi bien que pour les soignants, Il faut être ferme dans les demandes relatives aux repas, et exiger également, au delà des aliments déjà cités à exclure, l'absence totale de beurre et de crème fraîche, trop souvent considérés uniquement comme corps gras, et pas comme des produits laitiers, alors que la présence de protéines de lait y est possible.

La réaction de ces patients n'est pas de type allergique, c'est vraiment une modification très rapide de la flore intestinale, puis de la muqueuse bronchique, qui est attendue. Ce n'est donc pas parce qu'il n'y a pas de réaction biologique manifeste qu'il faut considérer que le régime n'a aucun effet. Ce sont des résultats à moyen (mais parfois quelques jours) et long terme qui sont attendus.

Nutrition entérale

Des comorbidités (= maladies associées) ou des phases d'aggravation de la BPCO peuvent rendre temporairement impossible la prise alimentaire normale. Dans ce cas vous serez mis en nutrition entérale, c'est à dire avec une sonde, le plus souvent par le nez (sonde naso-gastrique), qui vous distribue la nourriture dans l'estomac. Ce sont des poches de produits spécialisés dont la majorité sont sans gluten et sans lactose. C'est déjà un très bon point pour la poursuite du régime Seignalet. Par contre, la plupart de ces produits sont réalisés à base de produits laitiers.

Il existe toutefois quelques poches à base de protéines de lait hydrolysées, c'est à dire que ces molécules ont été cassées. Ces proches spécifiques sans gluten, sans lactose, avec des protéines de lait hydrolysées sont à ma connaissance ce qui se fait de plus proche du régime Seignalet.  Elles ne sont pas utilisées d'habitude pour une simple dénutrition, mais n'hésitez pas à demander si c'est possible, si vous pratiquez déjà ou commencez le régime Seignalet.

Dans le cas contraire (résistance des soignants, poches adaptées non disponibles dans votre établissement, ..) prenez ce qui est disponible pour récupérer suffisamment d'énergie, car en général la durée est courte, et passez dès que possible à une alimentation orale de type Seignalet. C'est mieux que rien car déjà sans gluten et sans lactose.

Plus tôt vous commencerez à supprimer gluten, maïs, produits laitiers, cuissons trop poussées, moins vous risquerez d'être exposés à ces passages désagréables. Il n'y a pas de garantie, mais tous les éléments connus montrent que votre BPCO sera largement améliorée.

Conclusion pour l'alimentation et la BPCO

La BPCO est une maladie souvent sournoise, discrète au début, mais qui évolue inexorablement, en détruisant petit à petit les fonctions pulmonaires.

Le tabac, et certaines pollutions, sont les facteurs principaux de cette maladie qui tue énormément de monde chaque année (environ 16000 en France, dont de plus en plus de femmes). Il faut tout faire pour arrêter le tabac. Mais d'autres facteurs du mode de vie, ignorés jusqu'à assez récemment, sont importants. Surtout l'alimentation.

L'alimentation de type méditerranéenne a un rôle préventif important, et démontré. C'est à mettre en place a minima et au plus tôt. Mais on peut faire encore mieux.

L'alimentation Seignalet (très smilaire à l'alimentation japonaise par exemple) a un rôle curatif très probable, vécu par plusieurs patients, même si cela n'a pas pu être démontré par les méthodes scientifiques usuelles, fautes de budget. C'est la même chose pour l'asthme, quoiqu'on dispose de beaucoup plus de témoignages spontanés dans ce cas, qui montrent des résultats (plus de 70 % de réussite, c'est à dire de nette diminution, voire de disparition, du nombre de crises) pour une maladie avec un mécanisme très similaire à celui de la BPCO, hormis pour les tissus touchés : la paroi bronchique pour la BPCO. C'est à essayer le plus tôt possible pour éviter ou limiter les complications (emphysème, ...).

A titre d'exemple, je mets en lien un témoignage d'une personne qui a éliminé de très nombreux problèmes de santé, dont la BPCO (elle en parle à la fin) grâce à la mise en place de plusieurs méthodes, principalement le régime Seignalet :

La pratique de cette alimentation est possible y compris lors d'un passage en hôpital, même en cas de nutrition entérale (voir les détails dans le billet).

Polémique médiatique sur les produits laitiers

Je défends depuis longtemps (année 2000), et depuis quelques années sur ce site, des approches alimentaires spécifiques, variables, et souvent très efficaces, pour plusieurs maladies. Certaines bénignes, d'autres contrariantes, d'autres graves. 

Au moins une de ces approches (régime dit Seignalet) fonctionne pour les diabétiques de type 2, voire, sous réserve de confirmation scientifique, mais avec de sérieux indices, chez une partie des diabétiques de type 1 qui viennent juste d'être diagnostiqués; bien sûr en contexte hospitalier sous contrôle médical strict en raison de l'urgence de la situation pour le diabète de type 1 (voir liens en fin de page).

Cette approche, sans produits laitiers, sans céréales à gluten, avec des températures de cuisson limitées, soit le régime dit Seignalet, fonctionne, dans des proportions variant entre 60 % et 80 % (avec arrêt de progression des symptômes, voire régression, et allègement des traitements, ou parfois arrêt des traitements) pour également environ 100 pathologies distinctes. Si aucune validation dite scientifique n'existe (étude sur de grands groupes de patients tirés au sort) c'est en partie en raison de manque de budgets de recherche dédiés à ces questions. Et en raison d'effets de mode de la recherche. Beaucoup courent après des molécules miracles (qui accessoirement pourrait générer des chiffres d'affaires en milliards d'euros), peu de chercheurs se concentrent sur les effets de l'alimentation ou du mode de vie en général. Pourtant, les proportions de rémissions, telles qu'indiquées par le Dr Seignalet semblent respectées pour la quasi totalité des témoignages que l'on peut recenser dans son entourage, sur le net, etc. Et parfois depuis une à deux décennies.

Pour la partie sur les produits laitiers : il est souvent dit (recommandations officielles, cours des futur(e)s diététicien(ne)s, discours médicaux) qu'il ne faut pas les arrêter, que c'est dangereux pour notre masse osseuse, que ce soit pour les enfants et adolescents (masse osseuse en construction) ou pour les adultes et personnes âgées (prévention des fractures). Pourtant ces préconisations paraissent reposer sur des données scientifiques limitées.

En 2017, l'ANSES (l'agence nationale qui environ tous les 8 ans émet de nouvelles recommandations alimentaires, appliquées ensuite par les professionnels de santé) a dans un de ses rapports admis (après analyse des études scientifiques existantes) qu'il n'y avait pas de lien évident entre la prise régulière de produits laitiers chez les adultes et la prévention des fractures. Il aura fallu attendre longtemps, et les termes utilisés par cette agence sont très mesurés, mais enfin une évolution, même légère, arrive. Il reste à espérer que cette évolution sera sensible aussi pour les enfants et adolescents (rapport Anses annoncé, à venir).

Cette polémique sur les produits laitiers a fait l'objet d'une analyse sur le site "dur à avaler" :

Les rapports de l'ANSES ont été analysés là (chercher le paragraphe sur les produits laitiers) :

Avant que ce rapport ANSES ne paraisse, j'avais écrit une analyse sur les principales causes de fragilité osseuse, et sur les façons d'y remédier. Les produits laitiers ne sont pas cités parmi les solutions.

Des témoignages relatifs aux résultats du régime Seignalet (entres autres sans aucun produit laitier) sont disponibles. Ceux-ci concernent le DT2 et le DT1 :

Plusieurs autres pathologies sont concernées, et souvent mises en rémission, sur du long terme, par le régime Seignalet. A titre d'exemple (d'autres modalités alimentaires sont parfois présentées aussi dans ces billets)  :

La Maladie d'Ehlers Danlos est concernée aussi (les résultats sont moins nets, mais peut être essentiels dans cette maladie sous diagnostiquée, et parfois grave)

Cette alimentation a été discutée en conférence, avec des médecins orientés sur le régime Seignalet. Par exemple ici :

Toutes les pathologies concernées sont visibles dans les liens ci-dessous. A noter que depuis des décomptes de résultats du régime Seignalet publiés dans ces tableaux, des malades atteints d'autres pathologies non évoquée ont été aidé, voire mis en rémission, par cette alimentation. C'est le cas par exemple de patients atteints de la maladie de Lyme. Et le nombre de cas est devenu beaucoup plus important que ce qui était présenté sur ces tableaux (datant de 2003). C'est le cas par exemple pour l'asthme cité plus haut.

En résumé : les analyses d'études scientifiques d'intervention aussi bien que les résultats empiriques de patients qui ne prennent strictement plus aucun produit laitier - depuis parfois plus d'une décennie - résultats largement répétés, tendent à confirmer que, au moins chez d'adulte, la consommation de produits laitiers n'a pas de mérite autre que gustatif, ou que la facilité d'utilisation en cuisine.

Pour les enfants, les données ne sont pas encore tranchées en ce sens de façon officielle. Ceci étant, le manque d'utilité chez les adultes, et la suppression de symptômes parfois graves, pendant plusieurs années, chez des personnes qui souffraient auparavant et qui stoppent gluten, maïs et produist laitiers, plaident pour une remise des produits laitiers à leur juste place ! c'est à dire un produit culinaire non essentiel, certes pratique par sa teneur en protéines, en calcium, en phosphore, et par les différentes présentations qu'il prend, mais qui peut être remplacé à ces égards par beaucoup d'autres produits, et qui dans un certain nombre de cas est néfaste pour les utilisateurs.

Attention pour les nourrissons : j'ai connu de mauvaises prescriptions par un médecin remplaçant quand mon fils est passé de l'allaitement (pendant plusieurs mois) à la prise de "laits" d'origine végétale. Dans ce cas, il y a des laits "végétaux" maternisés spécifiques et adaptés aux nourrissons, avec les bonnes doses de nutriments, renseignez vous, tous les laits végétaux ne conviennent pas. Depuis, les associations d'accompagnement telles que la Lèche league, déjà très utiles à l'époque, ont fait d'énormes progrès, les cas où l'allaitement n'est pas possible sont de fait de plus en plus restreintes. Si vous êtes maman, n'hésitez pas à vous faire aider, quelles que soient vos contraintes de temps, professionnelles, vos impressions de ne pas pouvoir allaiter, de ne pas avoir assez de lait, etc.

Les "lois" du marché de la recherche scientifique sont telles qu'il faudra peut être attendre longtemps avant que les résultats d'un régime tel que celui du Dr Seignalet soient confirmés et donc diffusés auprès des professionnels de santé.

C'est à chacun, tout en informant son médecin, son diététicien, même s'ils ne connaissent pas ou ont peur de ces approches, de prendre la décision de changer son alimentation. En se renseignant le plus possible, et en prenant en compte tous les points de vue exprimés et référencés.

Pour plusieurs maladies, cette approche alimentaire sans produits laitiers peut permettre de nettement diminuer les traitements corticoïdes à long cours, et donc de nettement diminuer une vraie cause de frangilité osseuse.

Des sites spécifiques peuvent beaucoup aider à se lancer dans cette alimentation :

SPA : Spondylarthrite ankylosante, SEP et Seignalet

On trouve facilement sur le net ou dans des livres la définition de ces deux pathologies. Qui sont considérées auto-immunes et qui ont dans quelques cas malheureusement à terme d'énormes répercussions entres autres sur la mobilité des patients concernés.

Récemment, alors que j'animais des ateliers d'information sur la diététique dans une enseigne commerciale, plusieurs personnes sont venues me parler spontanément de leur rémission suite à un régime Seignalet.

La personne qui m'a le plus marqué était une dame qui m'a raconté son histoire. Pour résumer, SEP (= Sclérose en Plaque) en quasi rémission depuis ... 20 ans grâce notamment au régime Seignalet, ainsi qu'à une activité physique soutenue, et des actions qui s'apparentent à de la visualisation. L'histoire était tout à fait spectaculaire. Je donne très peu de détails qui permettraient peut être de l'identifier car j'ai compris que cette personne voulait rester relativement anonyme. Mais 20 ans de rémission ou quasi-rémission pour une maladie comme la SEP, c'est une confirmation que ce sujet devrait être pris beaucoup plus au sérieux par médecins, chercheurs, et patients !

Deux autres personnes m'ont évoqué leur SPA. Une des deux discussions fut trop rapide, je n'ai pas compris quels étaient les bénéfices, mais a priori il y en avait. L'autre personne avait mis en œuvre tout un panel d'approches, en termes physiques, psychologiques mais les modifications de l'alimentation étaient centrales (de type Seignalet, je ne sais pas si c'était à 100 % ou pas), avec d'énormes bénéfices sur la maladie depuis plus de 5 ans.

J'ai noté aussi avec satisfaction la volonté d'une dame de se diriger, pour son fils atteint d'asthme, et pour elle même atteinte d'une maladie intestinale, vers un régime type Seignalet conseillé par une naturopathe. J'ai connu ou lu, au début du régime Seignalet, plusieurs naturopathes largement opposés à cette alimentation arguant par exemple  que le blé nous était nécessaire. Les médecines douces ont aussi leurs dogmes, et celui ci s'effiloche heureusement depuis plusieurs années. Par contre, si la maladie intestinale de la personne est une RCH (Recto Colique Hémorragique), le Dr Seignalet indiquait des bénéfices modérés pour cette pathologie, alors qu'elle fonctionne beaucoup mieux pour une maladie de Crohn. L'auteur Julien Venesson témoignait dans un de ses livres (je ne sais plus lequel) du succès d'une alimentation de type "Paléo" pour sa RCH.

Pour revenir à la SPA : les personnes qui essayaient étaient peut être beaucoup plus nombreuses il y a 10 à 15 ans tout simplement car des personnes qui étaient en rémission grâce au régime Seignalet étaient plus actives, plus combattives sur les forums, et se sont je pense depuis un peu lassées.

Par exemple, l'auteur de ce site (moins actif mais qui publiait encore en 2017) avait pu rassembler beaucoup d'informations sur la SPA. Je le conseille vivement car il y a des liens vers d'autres témoignages similaires, on note un grand recul (plus de 10 ans), et l'auteur parcourait la plupart des questions que les patients se posent encore aujourd'hui, il référençait toujours ses sources, etc. :

On peut retrouver le même auteur dans une discussion dans un forum ancien, c'est un des "profils supprimés" : discussion qui regroupe beaucoup de témoignages ou de compilations de témoignages parfois très détaillés sur les liens entre maladies et régime Seignalet. J'incite les gens peu informés à lire ces échanges (uniquement les témoignages ou recueil de témoignages, sinon c'est trop long et moins intéressant à lire), et des liens donnés, car ils montrent une partie de la diversité des maladies concernées, dont la SPA.

Les chercheurs et médecins qui lisent ces lignes pourront se dire que sans données chiffrées objectives, ces déclarations sont invérifiables. Bien sûr et dans ce cas, ... faites le dans vos fonctions respectives ! Depuis que je suis le régime Seignalet, et que je côtoie, discute, etc. des personnes qui en bénéficient, une des choses les plus flagrantes est le manque de réactivité du corps médical, de saisie des réalités chiffrées - ou  non - présentées par ces mêmes patients quand les améliorations sont flagrantes (selon la pathologie, évolution de la V.S., de la fréquence de crises d'asthmes, ou de crises inflammatoires, du périmètre de marche, de l'état général constaté par les proches, de la douleur sur une échelle chiffrée, ou encore clairance de la créatinine, Hémoglobine glyquée pour les DT2 qui s'y lancent, etc. etc.) en parallèle avec les changements alimentaires.

Les livres de médecins et / ou scientifiques qui suivent pourront vous apporter beaucoup d'éléments de compréhension des mécanismes en jeux, en plus des discussions et analyses menées avec ceux de vos patients (plus nombreux que vous ne pensez) engagés dans une démarche similaire. Plusieurs des raisons du manque - criant - de recherche scientifique dans ce domaine, par exemple des études randomisées avec deux ou trois groupes de patients, et donc de publications dans les revues dites de référence, malgré les résultats incroyables obtenus, sont aussi expliquées dans ces ouvrages.

  1. L'alimentation ou la troisième médecine - Dr Jean Seignalet
  2. Rhumatismes, et si votre alimentation était coupable ? - Dr Jean Pierre Poinsignon*
  3. Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique par l'alimentation ? - Jacqueline Lagacé

* J'ai eu la chance d'intervenir lors d'une conférence où deux médecins, le Dr Ménat, et Le Dr Poinsignon, intervenaient, j'avais résumé ça ici :

Pour résumer ce billet : les résulats du régime Seignalet étaient souvent spectaculaires il y a 10, 15, 20 ans, et continuent à l'être aujourd'hui. Les témoignages restent en majorité concordants. Et avec un recul beaucoup plus long que dans la majorité des études cliniques existantes (de l'ordre de 4 à 5 ans en général). Pour certains patients le changement alimentaire apporte des bénéfices indéniables mais n'est pas tojours suffisant (selon les personnes : autres aliments à diminuer ou stopper, adaptation de l'activité physique, travail psychologique, compléments alimentaires, etc.) ; le régime Seignalet reste systématiquement pour ces personnes un passage incontournable pour connaître des améliorations.

Mensonges sur les cas de rougeole ?

Un article récent du monde met en avant les nombreux cas de rougeole en Nouvelle-Aquitaine, ce qui serait un argument possible en faveur de la vaccination obligatoire.

Pourtant, en regardant les chiffres réels, ceux qui sont publiés officiellement, des internautes montrent que les chiffres de l'article sont bidonnés. Lire l'article et chercher les calculs à patrtir des données officielles à la page 6 des commentaires dans ce lien :

Cela ne permet pas de conclure dans un sens ou dans l'autre sur la nécessité de cette obligation vaccinale. Mais cela montre que dans ce débat toutes les annonces doivent être prises avec beaucoup de précautions. Y compris, voire surtout, les annonces les plus alarmistes. Y compris dans un journal usuellement réputé pour son sérieux.

En résumé, les 200 cas annoncés dans l'article ne correspondent pas aux données officielles, pour lesquelles les cas avérés seraient beaucoup moins nombreux. Nous ne sommes pas dans les mêmes ordres de grandeur que les délires médiatiques au sujet de la grippe, pour laquelle la différence entre les cas souvent annoncés (mortalité hivernale de 10 à 15000 personnes) et avérés (moyenne autour de 500 personnes décédées par hiver) est énorme et choquante.

Mais la même logique de falsification sur les chiffres apparaît pour la rougeole, sous réserve de nouvelles données.

Cela incite à prendre avec beaucoup de prudence les argumentations en faveur de l'obligation vaccinale, s'ils s'appuient sur des données falsifiées. J'invite toute personne intéressée, y compris les médecins qui se posent des questions sur le bien fondé de cette obligation, à systématiquement vérifier les chiffres présentés.

Pour mémoire, d'autres vaccins sont rendus obligatoires de façon assez incompréhensible au regard de la réalité des maladies. Chercher entres autres exemples le cas de la rubéole dans ce lien :

La stratégie des patients - puits de pétrole

Pétrole et santé  ... pourquoi citer ces deux mondes en même temps ?

Car les liens sont très étroits ; mais aussi parce que des populations de patients semblent être considérées comme des équivalents financiers des puits de pétrole des années 50 à 70. Ces derniers permettaient la récupération de beaucoup d'énergie facile bon marché, et donc de milliards de dollars concentrés entre assez peu de mains.

Je rappelle les liens très forts entre l'industrie du pétrole, et le domaine de la santé. Liens puissants, étonnants, choquants pour certains.

Puis les liens entre l'agriculture du pétrole et alimentation, qui ont contribué à modifier en très peu de temps une agriculture millénaire, avec des conséquences, positives, ou négatives, comme la montée de plusieurs intolérances alimentaires, ou d'autres conséquences plus difficiles à cerner.

Et enfin la position du patient dans ce système, qui semble constituer une cible de choix, même si c'est un patient ... en à peu près bonne santé.

Je reprends aussi quelques passages du numéro de janvier 2018 du mensuel "Alternatives économiques" - dossier "Ordonnances sous influence".

Ce billet pourra paraître trop critique envers les médicaments. Je précise que je suis soigné quotidiennement grâce aux avancées scientifiques (années 1920) et technologiques (plus récentes), pour un diabète de type 1, que des proches le sont ou l'ont été pour d'autres pathologies. Ce n'est donc pas du tout une critique systématique. Mais la critique d'un contexte qui peut expliquer une partie des dérives du monde de la santé.

Liens entre pétrole et santé

Liens historiques

Les citations entre guillemets sont tirées du livre "Or noir, la grande histoire du pétrole", de Mathieu Auzanneau, éditions la Découverte, 2015. C'est un ouvrage très documenté, qui montre le rôle central du pétrole dans l'histoire depuis la fin des années 1800, entres autres comme moteur de l'économie, et les liens très étroits, des liens de dépendance, tissés entre le pétrole et la moindre activité humaine.

Qu'en est-il pour la santé ?

Ces deux mondes sont très proches depuis le début, parfois avec a priori de vraies motivations philanthropiques.

P. 63 "Le progrès scientifique est entre-temps devenu une priorité aux yeux de Rockfeller. En 1892 le fervent baptiste inaugure la pièce maîtresse de son œuvre philanthropique : l'université de Chicago. Grâce aux capitaux de la Standard Oil, celle-ci s'impose rapidement comme l'un des plus prestigieux centres de recherches du monde, principalement dans le domaine de la physique, de l'économie et de la médecine".

P. 442, l'auteur nous apprend que Donald Rumsfeld, qui fut chef du pentagone, a été PDG du laboratoire Searle "Laboratoire pharmaceutique et phytosanitaire racheté en 1985 par Monsanto à l'issue d'un drastique dégraissage ordonné par Rumsfeld, Searle fait aujourd'hui partie du groupe Pfizer." Ce même Donald Rumsfeld, indique l'auteur, était en première ligne dans les années 80 pour négocier le tracé d'un oléoduc partant du sud de l'Irak jusqu'à la mer rouge.

Le laboratoire Searle a été également celui duquel est sorti l'aspartame comme édulcorant. Sans discuter des bienfaits ou méfaits de cette molécule, on peut se rendre compte en suivant les débats qui l'ont concernée de l'immense capacité de communication de ces industriels.

P. 360  "Le groupe pétrolier français Elf Aquitaine va créer en 1973 la filiale qui deviendra plus tard le groupe Sanofi, un des plus grands groupes pharmaceutiques au monde".

Deux des plus grands groupes pharmaceutiques au monde ont donc des liens plus ou moins directs avec l'industrie pétrolière. Pourquoi de tels liens ?

P. 360 " A travers la chimie pharmaceutique, le pétrole et le gaz nature ont pu jouer un rôle important dans la démocratisation de l'accès aux médicaments partout dans le monde. Bien que ne constituant qu'un débouché infime pour les raffineries, la chimie organique, appliquée aux hydrocarbures à partir des années 1930, permet après la guerre de fournir en masse et à bas coût aux laboratoires pharmaceutiques les matériaux de base (amines, solvants, etc.) d'un très grand nombre de préparations médicamenteuses. La généralisation à partir des années 1960 du recours aux matières plastiques dans les hôpitaux a en outre participé aux progrès radicaux de la prophylaxie (gants, seringues et textiles non tissés, jetables, etc.)."

Les profits gigantesques de l'industrie pétrolière pendant des décennies et des décennies ont permis à ses acteurs d'investir dans d'autres secteurs, dont celui de la santé donc.

La rapidité d'intervention des secours (réseau routier, véhicules équipés) a pu être un autre facteur décisif en terme de santé publique. Très directement lié au pétrole bon marché aussi (bitume, essence).

Il y a d'autres influences possibles entre monde du pétrole et monde de la santé. La mer du Nord a été la source d'une incroyable richesse pour les îles britanniques et la Norvège. Le haut de la production de la mer du Nord, exploitée depuis 1975, a été atteint entre 1995 et environ 2002. L'année 2000 a été le moment de la naissance de l'immense groupe pharmaceutique GSK, qui devenait le second groupe mondial à ce moment, par fusion de deux sociétés. Ces échanges de dizaines de milliards de livres dans le secteur pharmaceutique britannique ont-ils été favorisés par le dynamisme économique lié aux ressources pétrolières ? Difficile à dire, mais pas impossible.

Depuis, la ressource pétrolière de la mer du nord s'épuise, pour être aujourd'hui la même que celle du début des années 80.

Beaucoup des progrès médicaux sont donc liés à des facilités technologiques, à ces facilités de déplacements, eux mêmes liés à l'abondance, au moins à ces périodes, de pétrole très peu cher.

Le triomphe "médical" de cette période n'est pas que scientifique, il est surtout dépendant de l'exploitation de ressources géologiques, qui permettent des créations et des transformations de matière inédites jusqu'alors. Ce progrès est plutôt de nature technologique. On fait moins cher, mieux, en plus grand nombre, plus vite, avec beaucoup plus de moyens, ce qu'on connaissait déjà. Si cela fonctionne, pourquoi s'en priver ?

Bien sûr, il y a des revers de la médaille.

Progrès scientifiques et technologiques

Une confusion existe, entre les avancées technologiques (les moyens pour intervenir, observer, mesurer, etc.), formidables, portées par cette puissance énergétique et financière, et les avancées scientifiques (la compréhension des mécanismes, et parmi ceux-ci, la hiérarchisation des plus importants), formidables aussi, mais peut être moins nombreuses. Les zones d'ombre sont toujours là, par exemple les causes inexpliquées - ou très discutées - de dizaines de maladies, des cancers aux maladies auto-immune, des mécanismes causaux de l'infarctus du myocarde à la fibromyalgie.

Le risque est que la confiance placée dans les moyens technologiques, place la majorité des moyens dans ce domaine. Et donc limite les budgets et les cerveaux disponibles pour la recherche scientifique.

L'apport de la puissance énergétique et financière du pétrole a été aussi indirecte. Par exemple à travers la fondation Rockfeller (différente de l'université de Chicago déjà citée), créée par la famille la plus liée à la découverte du pétrole et aux profits financiers gigantesques qui s'en sont suivis. Cette fondation a financé des travaux et recherches scientifiques pour la santé et l'alimentation (voir chapitre suivant). Fondation Rockfeller qui a eu aussi une phase de collaboration avec IG Farben avant la seconde guerre mondiale, soit avec un conglomérat, poussé par les nazis, d'entreprises allemandes, dont Bayer, groupe chimique et pharmaceutique. Voir dans le livre cité (chap. 9, p. 162, ou sur le net). Pétrole et santé ont souvent été liés, pétrole et guerre aussi. Pétrole et éthique, ou pétrole et démocratie, n'ont par contre pas toujours été liés d'après ce même livre.

Du point de vue de la recherche scientifiques, les plus gros moyens financiers ont été apportés à un moment où la technologie pouvait prendre le relai, avec un appui financier très fort souvent lié au pétrole. Cela a été très favorable pour la santé publique comme individuelle. Mais cela a pu figer les lignes. Par exemple, les découvertes de l'insuline (années 1920) ou des antibiotiques (un peu plus tard) ont été suivies en assez peu de temps de moyens industriels pour produire ces médicaments en grandes quantités. Les chercheurs et médecins qui ont exercé ensuite, et jusqu'à aujourd'hui, ont pu rester "bloqués" sur cette idée qu'à une pathologie correspondait un médicament très précis. La plupart des recherches, réflexions, sur l'aspect écologique (au sens des relations de l'individu ou des populations avec leur environnement, dont l'alimentation) sont passées à l'as.

Aujourd'hui, alors que cette puissance financière, qui permet de mobiliser beaucoup de ressources intellectuelles, matérielles, organisationnelles semble se tarir (voir les nombreux sites internet relatifs au pic du pétrole, aux phénomènes de plateau ondulant, etc.) et que les ressources générées par les patients concernent justement des molécules très spécialisées, où trouver les moyens financiers de chercher dans ce domaine des relations environnement / santé ?

De telles recherches existent, mais elle ne sont pas la majorité. Et elles sont très mal connues par le corps médical.

Effets sur la santé du pétrole

Si l'impact "santé" direct du pétrole sur chaque individu, et des industries associées, est moins fort que celui du charbon, il est tout de même bien présent, et jouerait un rôle pour plusieurs maladies, parfois inattendues :

Le lien entre santé et pétrole est aussi directement lié à son prix. Quand le prix du pétrole, et donc de l'énergie monte beaucoup, les familles les moins aisées entrent en précarité énergétique, ce qui a un impact direct sur la santé. Voir le chapitre "influence du contexte économique" en milieu de ce lien :

Liens entre alimentation et pétrole

Changements dans le monde agricole

Bayer, Monsanto, pétroliers américains, ... les liens entre production de médicaments et de matériel médical, production de nourriture, pétrole (et donc armées), sont profonds depuis longtemps. Avec un tournant dans les années 40 et surtout 50.

P. 356 "Si le nombre d'humains a plus que doublé au cours de la seconde moitié du XXème siècle, c'est en premier lieu parce que, entre-temps, la production mondiale de blé, de maïs et de riz a pu être triplée. Et si celle ci a pu connaître une telle escalade, c'est avant tout grâce aux hydrocarbures."

"En deux décennies seulement (... 1950 1970 ... ) "les paysans ont accru les récoltes d'autant qu'au cours des onze mille années précédentes, de la naissance de l'agriculture à 1950""

"Depuis 1950, les quatre cinquièmes de la croissance des récoltes de céréales ont été obtenus en améliorant la productivité des sols, une amélioration due, pour l'essentiel, à l'afflux de pétrole" ( ...) mécanisation, développement massif de l'irrigation, acheminement de nouvelles semences à haut rendement, ou encore multiplication ( ...), rien qu'au cours des années 1960, des quantités d'engrais épandues, passant de 30 à 90 millions de tonnes par an. L'ammoniac de synthèse qui permet de fabriquer les engrais azotés est désormais produit en très grandes majorité à partir de naphta et de gaz naturel : grâce au procédé Haber-Bosch, près de 40% des protéines ingérées par les humains seront bientôt tributaires des hydrocarbures".

"La modernisation de l'agriculture gagne l'Europe à partir des années 1950"

L'auteur signale là aussi le rôle central de la fondation Rockfeller dans le déroulement de la révolution verte, et sa diffusion à travers le monde (Amérique du sud, Inde, ...) entres autres pour lutter contre le communisme.

Agriculture du pétrole et Seignalet

Dans ce site, je mets très souvent en avant les résultats incroyables, car persistants dans le temps, reproduits dans de très nombreux cas (en général, plus de 70 % des patients pour lesquels des témoignages existent, avec des reculs parfois de deux décennies) de l'alimentation dite Seignalet. Trois aliments supprimés dans le régime Seignalet, gluten, produits laitiers, et maïs, ont subi des modifications profondes à ces périodes (autour des années 1950). Par contre, pour la majorité des patients concernés, le retour à des produits dits "ancestraux" épeautre, kamut, laits d'espèces nourries plus naturellement, ne change rien à l'affaire.

Les transformations entreprises dans les années 50 ont certainement démultiplié les intolérances alimentaires déclarées, car nos organismes ont été alors "bombardés" par ces substances. Mais ces intolérances ont donc dû être présentes de tous temps, puisque des produits alimentaires antérieurs aux années 50 les déclenchent également.

Une autre hypothèse est que des substances artificielles récentes aient pu ces dernières décennies largement augmenter la perméabilité intestinale, et donc favoriser ces intolérances. Toutefois, aucun produit avec ces propriétés n'a été trouvé de façon avérée.

Les patients, nouveaux puits de pétrole ?

Big oil et big pharma

Les compagnies qui ont dominé et dominent encore le marché du pétrole ont été et sont très peu nombreuses dans le monde. A majorité américaines (le sous-sol américain a été un des plus fantastiques pourvoyeurs de pétrole classique depuis la fin des années 1800. Puis le pétrole classique facile à extraire s'étant épuisé, les ressources plus complexes à extraire, moins concentrées, permettent, mais pour un temps plus limité, et des coûts de plus en plus élevés, de retrouver de hauts niveaux d'extraction aux Etats-Unis), elles ont été surnommées "Big Oil". Ou les 7 sœurs pour une partie d’entre elles. Beaucoup de puissance financière (voir dans cet ouvrage l'incroyable proximité entre le monde pétrolier et les banques type Morgan Chase), décisionnaire, militaire (l'auteur Mathieu Auzanneau nous apprend par exemple qu'à certaines périodes récentes, l'armée américaine consommait autant de pétrole qu'un pays comme la Grèce), a donc été, et est, réunie entre une poignée de sociétés.

Le terme Big pharma désigne un ensemble pas vraiment défini de grandes compagnies pharmaceutiques.

On trouve quelques airs de famille avec Big Oil. Le pétrole, et les médicaments, sont indispensables au fonctionnement de nos sociétés. La dépendance au pétrole (et aux autres ressources fossiles dans une moindre mesure : charbon, gaz, uranium, ..) est quasi totale (bitume et goudron des routes, essence des véhicules, matières plastiques, chauffage, électricité, composants de peintures, vernis, médicaments, habits, produits ménagers, engrais, lubrifiants divers pour les moteurs, pour les rouages industriels, paraffines, etc.).

La dépendance aux médicaments, moins. Toutefois, sous le terme de prévention, se cachent des stratégies de dépistage, de traitements "préventifs", qui tendent à considérer une énorme part de la population comme devant être traitée.

Comme pour le pétrole, les décisions sont dans les mains d'un nombre assez petit d'individus. C'est le cas en sciences en général (que ce soit en sciences physiques, naturelles, humaines, cf. Thomas Kuhn "la structure des révolutions scientifiques"). Les tenants d'une théorie dominante, une à quelques personnes, orientent les protocoles scientifiques qui ne peuvent aller ensuite que dans un sens de confirmation. Les chercheurs, enseignants, thésards, praticiens, sont tous embauchés car ils entrent plus ou moins dans ce moule. Après un stand bye de ce type qui peut durer très longtemps, des périodes de révolutions scientifiques s'installent. Mais quand, comme en médecine, les protocoles et pratiques usuels sont sources de revenus en milliards, ce phénomène de "révolution scientifique" risque bien d'être bloqué longtemps, quelles que soient les réalités scientifiques.

Exemples de patients - puits de pétrole

Comment transformer un patient en puits de pétrole ? Selon deux voies : la première, la plus habituelle, c'est de traiter le plus de patients possibles, le plus longtemps possible, et de les rendre "captifs" de ces traitements. Le mécanisme est identique pour certains dépistages sur-vendus, et rendus systématiques. La seconde voie est de concevoir des médicaments extrêmement chers pour des maladies rares. Je traite ici surtout de la première façon. La seconde est tout aussi discutable.

Le cholestérol

Là ce n'est pas qu'une question de norme. Mais de concept. 6 à 7 millions en France, beaucoup plus dans le monde, seraient traités contre le cholestérol. Sans compter tous ceux qui ne mangent que deux oeufs par semaine, ou suivent d'autres recommandations diététiques sans réel fondement. Pour vous faire une idée générale, voir les sites :

En résumé, la majorité des études cliniques récentes montre que faire baisser le cholestérol, ou baisser le LDL et monter le HDL, ne sert strictement à rien. Voire est délétère. Et que ces traitements s'accompagnent trop souvent d'effets secondaires parfois dramatiques. C'en est même effrayant, les essais contre les CETP sont négatifs, comme ceux pour les autres systèmes de traitement anti- PCSK9. La meilleure preuve ? Les industriels les abandonnent. Et les statines ? Leur ancrage comme traitement de référence vient beaucoup de la réussite proclamée des premières études parues sur le sujet. Que ces études n'aient jamais plus été confirmées depuis le milieu des années 2000, qu'elles n'aient pas trouvé à l'époque les effets secondaires pourtant nombreux, (trous de mémoire, douleurs intenses, diabète de type 2, etc. Ces effets, et bien d'autres, concernent des millions de personnes. Je cite ceux ci car le hasard m'a mis récemment en présence de deux personnes qui avaient subi ces effets) ne gêne en rien les défenseurs de cette théorie, et les prescripteurs. Je rappelle souvent cette anecdote de médecins généralistes disant à peu près lors d'un congrès "Nous sommes d'accord, ces médicaments n'apportent rien et génèrent d'énormes effets secondaires, mais si nous les dé-prescrivons nous nous ferons taper sur les doigts (risques de condamnation professionnelles) par le cardiologue prescripteur, ou par la sécu".

Puissance financière, puissance de communication, lobbying, génération de peur peuvent expliquer la persistance de ces médicaments dangereux.

Pour les médecins qui seraient choqués ou étonnés par cette remise en cause : à la base, ces molécules anti cholestérol ne peuvent pas être testées en double aveugle, contrairement à ce qui est annoncé, puisque la moindre prise de sang permet de savoir qui voit sont taux de cholestérol chuter. Partant de là, des biais, volontaires ou non, sont possibles dans l'analyse de cas, dans les déclarations de morbidité, dans la recherche de causes de mortalité, etc. Les sources d'erreur ont donc été présentes dès le début pour les médicaments anti-cholestérol. Le fait que les effets secondaires majeurs, comme l'énorme effet diabétogène, les troubles cognitifs (trous de mémoire, épisodes dépressifs sévères, symptômes type Alzheimer, ..), les douleurs terribles, n'aient que peu, ou pas, été vus au départ (les essais dans les années 90, début des années 2000 - ceux sur lesquels se basent toutes les recommandations) devrait suffire aussi à jeter un discrédit total sur cette classe de médicaments.

En d'autres termes. Des études paraissant suspectes ont permis d'installer en force des médicaments, pour lesquels les terribles effets secondaires n'ont été qu’égrénés ensuite, en insistant à chaque fois sur les effets positifs. Lesquels ? Etonnant puisque dans la majorité des études, il n'y a strictement aucun gain, ou des gains très très limités, en termes de survie pour des médicaments sensés sauver beaucoup de vies. Pour des patients qui sont hors du cadre double aveugle.

Comment des docteurs es médecine, et d'autres docteurs es sciences, ont ils pu à ce point se laisser abuser ?

Le dépistage des cancers

J'ai longtemps été persuadé que le dépistage systématique était une bénédiction. Après lecture des analyses faites sur ce sujet, je ne le pense plus du tout.

Voir dans le lien qui suit, le premier paragraphe, et les liens qu'il contient. Cela représente beaucoup de lecture. Cet effort peut être nécessaire si vous êtes une personne concernée, tellement les bienfaits du dépistage ont été ancrés dans nos têtes.

Un autre lien plus bref sur le même sujet :

Le surdiagnostic étant avéré, la question du traitement, quel qu'il soit, semble biaisée, notamment pour le cancer du sein. Je vous renvoie aux billets déjà publiés ici, qui mettent en avant notamment l'approche alimentaire :

La Grippe

La grippe est dangereuse, la grippe tue, ou elle est juste très fatigante et douloureuse. Alors pourquoi se priver de vaccination ? Parce que la mortalité liée à la grippe est très mal connue, et selon les données officielles, très peu élevée. Et parce que le rôle préventif des vaccins est très mal connu également.

Il y a quelques années, je lisais ou entendais souvent qu'il fallait vacciner les personnes âgées pour les protéger. Maintenant le vaccin est considéré souvent peu efficace pour les personnes âgées, et il se dit qu'il faudrait les vacciner elles, ainsi que les personnels soignants, voire les enfants qui les approchent. Bref, une fuite en avant, avec de plus en plus de patients qui pourraient devenir captifs de ce grand marché là. Et très peu de certitudes sur une quelconque utilité de ce vaccin.

Pour tout commerce, un revenu même faible à l'unité, mais répété des millions de fois, et surtout prévisible et régulier (pour les vaccinations qui deviennent obligatoires ou ultra conseillées par messages répétés), est une vraie bénédiction. Même si les sommes obtenues sont énoncées faibles (argument souvent asséné dernièrement pour contrer le fait que les vaccinations obligatoires pourraient être vues comme des pactoles financiers), cela représente des gains financiers considérables et surtout prévisibles et reconductibles chaque année. Le rêve de tout commerçant ou de tout financier.

Pour la réalité de la mortalité liée à la grippe, et de l'efficacité du vaccin, voir ici :

Et pourtant, ce vaccin continue d'être présenté comme étant un modèle.

Traduction économique de ces patients puits de pétrole

J'incite toutes les personnes intéressées à acquérir et lire le numéro d'Alternatives économiques de Janvier 2018. Le dossier "Ordonnances sous influence" très factuel, est passionnant.

J'en recopie quelques passages :

P. 64 "Le marché du médicament se trouve en excellente santé. (...) il a été classé comme le secteur le plus rentable aux Etats-Unis par le magazine Forbes, devant la finance. (...) le chiffre d'affaires total du médicament dans le monde était de 1104 milliards de dollars en 2016, en augmentation de 93% depuis 2005. (...) La France, quant à elle, est le cinquième pays au monde où se vendent le plus de médicaments. Côté production, l'industrie pharmaceutique française est la troisième en Europe et elle réalise la moitié de son chiffre d'affaires à l'exportation."

Comment ces puissances économiques que sont les labos pharmaceutiques peuvent peser sur les prix, les autorisations, etc. relatifs aux médicaments ?

Tout simplement par une influence financière, d'abord auprès des doyens et des étudiants en médecine. D'après ce dossier, parmi les 20 labos les plus généreux avec les doyens des facs de médecine, deux ont déjà été cités plus haut : Sanofi, et Pfizer. Les autres jouent les mêmes rôles, avec les mêmes tactiques d'influence. Les pratiques qui fonctionnent, commercialement parlant, se sont vite diffusées, quels qu'aient été les précurseurs.

L'accent est mis sur les prescriptions hospitalières, car les médecins de ville ne remettent que peu en cause ensuite ces prescriptions initiales.

Les spécialités les plus ciblées seraient les endocrinologues diabétologues*, les gastro-entérologues-hépatologues, les cardiologues, les chirurgiens orthopédiques**, et les rhumatologues.

* Les insulines à peu près équivalentes, les matériels de lecture de la glycémie, et d'injection (stylos ou pompes ) insuline sont nombreux. Ceci explique peut être cela, chacun veut faire sa place. Mais il semble aussi que le forcing pour tester le cholestérol et pour traiter ait été très fort.

** C'est un domaine que je connais pas du tout, ceci dit j'ai entendu à plusieurs reprises des professionnels de santé (infirmiers notamment) dire qu'il y avait des abus dans le domaine des prothèses, avec de fortes sommes en jeu. Est ce que c'est ça qui explique les tentatives d'influence dans ce domaine ? Si parmi les lecteurs quelqu'un connait ce domaine, merci de venir témoigner ici.

On retrouve plusieurs médicaments concernant certaines de ces spécialités parmi un panel de médicaments décriés par des professionnels de santé :

Conclusion sur les patients puits de pétrole

En conclusion, une partie des patients semble être considérée comme une source de profits très conséquents, avec des sommes énormes en jeu. Un peu comme des puits de pétrole. 

L'histoire parallèle entre production pétrolière et recherche en santé au 20 ème siècle a pu contribuer à masquer tout un pan de la médecine, celui du rapport entre santé et environnement, dont l'alimentation.

Soigner des patients qui n'en n'ont pas réellement besoin, ou ne pas voir des effets secondaires majeurs pendant quelques décennies, sont des techniques qui aident à accroître les chiffres d'affaire. Qui représentent des sommes considérables. Est-ce que la santé remplacera le domaine du pétrole en termes de financements de nombreux aspects de la vie quotidienne, de la recherche, et d'influences diverses ?

Dans l'expectative, mieux vaut pour chacun d'entre nous prendre les devants et se renseigner sur les très nombreux rôles possibles de l'environnement pour nos pathologies. Notamment les liens entre alimentation et santé. J'ai encore eu par exemple ces jours-ci plusieurs témoignages de réussites du régime Seignalet ou de méthodes proches (Spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaque, maladie de Lyme), associé ou non à d'autres techniques.

Voir par exemple :

Pour réduire massivement la dépendance de notre agriculture au pétrole, des pistes de solutions éprouvées existent. Par exemple (chercher le chapitre sur l'agriculture) :

Cancer du sein, cancers

La page : Cancer du sein est mise à jour. *

Avec des liens sur les limites et les risques du dépistage de masse (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut jamais se faire dépister, mais les dépistages devraient être beaucoup plus ciblés), les approches préventives efficaces, les approches complémentaires efficaces une fois le cancer vraiment déclaré, les médicaments qui peuvent contribuer à l'apparition de ce cancer. Et même un bonus musical en lien.

Maladie de Basedow Graves et Seignalet

Parmi les environs 100 pathologies que réussit à calmer, voire stopper, le régime Seignalet, certaines sont plus citées que d'autres, quels qu'aient été les résultats du Dr Seignalet au départ. 

La maladie de Basedow (ou Basedow-Graves, dénomination plus utilisée à l'étranger) fait partie des maladies pour lesquelles les témoignages sont rares. Pourtant les résultats du Dr Seignalet sur ses patients atteints étaient très bons, http://www.seignalet.fr/images/stories/pdf/tableau1.pdf, cf. la 20 ème ligne du tableau.

Définition de la maladie de Basedow

Qu'est ce que la maladie de Basedow, et en quoi l'alimentation peut avoir un effet ?

Je récupère la synthèse effectuée par l'assocation Jean Seignalet :   http://www.facebook.com/seignalet/posts/1304441506332488.

Attention, il est bien signalé que le traitement médical (antithyroïdiens de synthèses) doit être pris et continué jusqu'à ce que les effets de l'alimentation soient manifestes, voire au delà, ce délai pouvant être long. Le Dr Seignalet indiquait aussi que les améliorations, très nettes et rapides avec le changement alimentaire, n'étaient pas toujours de 100 %, en termes biologiques ou cliniques. 

"La maladie de basedow

C’est une maladie où Il y a trop d’hormones thyroïdiennes dans le sang ,on se retrouve donc avec une accélération du rythme cardiaque ,un amaigrissement ,une impression d’avoir trop chaud ,un besoin exagéré de boire ,une diminution de la force musculaire ,un tremblement ,un nervosisme allant parfois jusqu’au troubles caractériels.

A côté de ces signes généraux il y a aussi une atteinte oculaire avec, au minimum un éclat du regard et un inconfort oculaire et parfois des signes plus graves comme l’exophtalmie, la « saillie des yeux » qui est souvent caractéristique. 
Ce sont les principaux signes de la maladie de basedow. 
Quelle est son importance ?
Elle touche une personne sur 100 en France. Elle frappe quatre femmes pour un homme et principalement des adultes jeunes.
On sait que la maladie de basedow débute souvent au décours d’un stress (90%) ou d’une virose (10%.)

D’origine inconnue, la maladie de basedow est considérée comme une maladie auto -immune.
Elle offre une association modérée avec HLA DR3. (Voir tableau association HLA et maladies auto-immunes dans le livre l’alimentation ou la troisième médecine.)

Il y a un anticorps qui stimule les cellules de la thyroïde, ces cellules secrètent alors, en réponse, trop d’hormones thyroïdiennes (voir détails page 270-271 l’alimentation ou la troisième médecine.)

Cet anticorps stimulant est un anticorps anti yersinia, yersinia enterocolitica est une bactérie intestinale. (Voir détails page 271-272)

Dans la maladie de basedow c’est un peptide d’origine bactérienne qui va déclencher la réaction auto immune.
Ce n’est pas un peptide alimentaire.

Alors pourquoi faire le régime hypo toxique ?
Le fait d’adopter une diététique Seignalet permet de resserrer la paroi intestinale, de lutter contre l’hyperperméabilité de la paroi, pour que la paroi intestinale bloque mieux ces peptides de yersina et qu’ils n’arrivent pas dans le sang, ou qu’ils y arrivent en plus faible quantité. 
Le régime hypo toxique permet aussi d’avoir un meilleur équilibre de la flore intestinale, un microbiote qui collabore, cela pourra ainsi s’opposer à la prolifération de la bactérie intestinale yersinia en cause. Et diminuer le peptide immunogène.

Quels traitements pour la maladie de basedow ?
Les traitements médicamenteux contre l’hypersécrétion d’hormones thyroïdiennes comme les antithyroïdiens de synthèse.
La chirurgie peut être utilisée pour enlever la glande thyroïde avec en conséquence tous les traitements substitutifs définitifs avec les hormones qu’il faut ensuite maitriser.
Les manifestations oculaires sévères sont souvent résistantes aux divers traitements proposés comme aux corticoïdes, à la radiothérapie locale et à la décompression chirurgicale orbitaire.
Ces traitements ne sont pas totalement satisfaisants.

Le régime hypo toxique : Dans un basedow sévère, pour améliorer rapidement la situation il faut d’abord faire appel aux antithyroïdiens de synthèse.
Le changement nutritionnel dont l’action est lentement progressif prenant ensuite le relais.
Le régime a été essayé chez 8 malades qui prenaient déjà des antithyroïdiens de synthèse.
La rémission a été atteinte assez rapidement, plus vite qu’avec les seuls médicaments.
Apres l’arrêt des antithyroïdiens de synthèse aucune rechute n’est survenue après un délai de 2 à 9 ans pour ces 8 malades (.alors que sans régime il y a récidive dans plus de la moitié des cas de maladie de basedow dans les 3 ans.)
Une neuvième patiente n‘a pas voulu de traitement, elle a suivi le régime Seignalet et sa maladie s’est normalisée en 18 mois.
Le changement nutritionnel a un impact très bénéfique sur les manifestations oculaires.
La maladie de basedow est améliorée le plus souvent par la nutrition Seignalet
Dr Dominique Seignalet
"

Témoignages trouvés

Le témoignage qui suit concerne un délai trop rapide pour être significatif. J'en donne quand même quelques extraits car la personne note des changements très rapides après le changement d'alimentation, jamais obtenus auparavant,  https://jacquelinelagace.net/tag/maladie-de-basedow/

"J’ai 53 ans , je suis médecin retraité en France , et j’ai développé en août 2012 une maladie de basedow qui m’a contrainte à stopper mon activité professionnelle . Sous Néomercazole pendant 20 mois , j’ai attribué des raideurs douloureuses des mains apparues en octobre 2012 , à la prise de ce médicament .
Mais , à l’arrêt de celui-ci , aucune amélioration . Alors , je me suis dit , ça ne vient pas de là. Entre temps , j’avais vu un rhumatologue , pas de facteur rhumatoïde , il ne savait pas ce que j’avais.
Alors j’ai fouillé internet et je suis tombée sur le site de Mme Lagacé : et je me suis dit : Bingo , il ne reste plus qu’à essayer , je ne risque pas grand chose .
Celà fait maintenant quinze jours que je suis le régime , et depuis trois jours , mes doigts sont quasiment libres et ne sont plus douloureux …je n’ose presque y croire . je sais maintenant que ma vie alimentaire vient de prendre un tournant
.

Un témoignage plus mitigé, car parmi tous les symtpômes qui ont disparu l'exophtalmie montre des signes de reprise. Il est possible que pour cette personne l'antithyroïdien de synthèse ait été arrêté trop tôt.  http://forum.doctissimo.fr/sante/thyroide-problemes-endocrinologiques/besoin-temoignages-basedowsujet_167603_1.htm

"Je fais le régime Seignalet depuis 2 ans et demie. J'avais plein d'anticorps, et une exophtalmie très gênante, ainsi que des douleurs articulaires et musculaires intenses et invalidantes (dont myopathie endocrine). Dès que j'ai commencé le régime, en 2 semaines mes douleurs ont régressé, surtout articulaires. Mes anticorps ont chuté, et on a pu arrêter le traitement bloquant au bout de moins d'un an sans problème, au bout de 7 mois de régime donc. je suis repassée à un traitement substitutif, preuve que la thyroïde est redevenue comme avant basedow (hashimoto donc) Les problèmes aux yeux ont cessé, les paupières ont pu se refermer. Récemment la gêne oculaire a recommencé, car j'ai passé l'été en hypothyroïdie (j'espère en fait que c'est à cause de ça), et on a mis en évidence mon exophtalmie par scanner: j'avais de beaux restes. :( 
Je n'ai pas cessé le régime, donc j'espère ne pas avoir d'anticorps anti traks, et que les soucis aux yeux vont cesser à nouveau.
Sur ce forum j'ai parfois tenté de persuader des personnes d'essayer le régime Seignalet, sans succès... et pourtant!
"

Deux autres témoignages plus nets sont disponibles ici,  https://www.facebook.com/seignalet/posts/1304441506332488

A. S. Je confirme ! (note : message datant du mois d'octobre, soit 6 à 7 mois après le début du régime)
Basedow diagnostiqué fin mars. Depuis, j'ai suivi un régime hypotoxique. Et cette semaine, ma maladie de Basedow a été déclarée terminée : analyse de sang et échographie thyroïdienne impeccables... en 6 mois, au lieu des 18 mois minimum annoncés par mon endocrinologue :-)

M. G. C. J'etais depistee avec la maladie Basedow-Graves dans un etat tres avance il y a dix ans.Apres cinq ans j'ai suivi ce regim extraordinire qui dans la premiere etape a ameliore mes simpthomes,j"ai redevenue a ma conduite normale,Depuis 2015 j'ai stope la medication ,j'ai continue le regime du professeur Seignalet et mes analises sont NORMALES! Je continuerais ce maniere de vie et je suis tres recconaissante au professeur Jean Seignalet!Ma pression occulaire aussi est basse et je suis sure qu'elle sera normale.Un grand merci!

Un autre témoignage d'évolution assez nette : https://www.lappart-des-spasmos.fr/forum/sandy-basedow-t718.html par Sandy » 02 mars 2005, 15:30

"Bonjour! 
Atteinte de la maladie de Basedow, je suis le régime Seignalet depuis juin 2003 et je suis en rémission depuis avril 2004. Je continue le régime, bien sûr! 
J'aimerais connaître d'autres malades de Basedow qui suivent le régime pour échanger informations, idées et impressions. 
Je précise que je n'ai pris aucun médicament chimique depuis qu'on m'a diagnostiqué la maladie (février 2003), que j'avais une forme modérée de la maladie, que mon endocrinologue m'avait dit que "la maladie de Basedow ne s'en va pas comme ça" et que je n'ai pas de nouveau RV avec elle - juste une ordonnance au cas où. 
J'attends vos réponses! 
Sandy - qui suit le régime de manière fidèle avec simplement 3 ou 4 écarts dans une année...
"

Cette  personne était également intervenu auparavant sur cet autre forum : http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/11527.html

Conclusion (n° 1) provisoire pour les liens entre Basedow-Graves et régime Seignalet

Ces témoignages sont peu nombreux, et pas suffisamment significatifs en termes quantitatifs.  

Mais très significatifs sur l'obtention de résultats très rapides, et des améliorations nettes pour chaque personne pour lesquelles j'ai pu trouver un témoignage. C'est à dire qu'un résultat a été obtenu dans 100 % des cas recensés. Avec un long recul pour les cas cités par le Dr Seignalet.

J'incite toutes les personnes concernées à s'informer et mettre en place ce régime, au plus tôt, et notamment avant de passer à la destruction de la thyroïde, ce qui est le cas pour une certaine proportion de patients. Informez également votre médecin, même s'il n'est pas d'accord avec ce type d'alimentation.

Cela reste une des pathologies pour lesquelles le traitement doit être pris jusqu'à ce que les résultats cliniques et les analyses soient revenus à la normale. Le changement alimentaire prend le relais progressivement. La thyroïde étant une glande endocrine centrale pour la régulation de plusieurs fonctions de notre organisme, il ne faut pas hésiter à reprendre les anti thyroïdiens de synthèse en cas de reprise des symptômes ou de dégradation des analyses. 

Conclusion (n° 2) personnelle sur les liens entre recherche et médecine

J'ai eu la chance de discuter avec un des scientifiques sur les travaux duquel le Dr Seignalet s'est appuyé pour établir et affiner sa théorie sur les mécanismes en cause pour cette maladie. Je l'en remercie car cette personne avait pris du temps sur une énorme charge de travail.

Scientifique qui ne reconnaissait pas les résultats obtenus par le Dr Seignalet. Il est vrai que les témoignages, bien que très positifs, sont ici beaucoup plus rares que pour d'autres maladies. Ce scientifique souhaitait que des études "reconnues" soient réalisées à ce sujet. Moi aussi d'ailleurs, mais il n'y a à ce jour pas de budget du tout pour de telles études. Et d'ailleurs ce scientifique, en position de décider pour certains budgets d'étude, ne semblait pas en mesure de le faire pour cette thématique là. 

Ce scientifique a pris la peine de se pencher sur ces questions, ce qui est loin d'être le cas de la plupart de ses collègues, qui refusent même un regard rapide à ce type de théorie, et encore plus à un résultat obtenu par un changement alimentaire. C'est équivalent selon moi à un passage de l'ouvrage "Anticancer, édition Robert Laffont, pages 48-49" du médecin et chercheur David Servan-Schreiber. Il décrit la phase après le moment où ce scientifique de plus en plus réputé a appris être atteint d'un cancer réputé incurable. Les surlignements en gras sont de moi 

" C'est dans cette période qu'a débuté le grand virage qui m'a progressivement amené à abandonner "la science pour la science" qui avait représenté jusque là le plus clair de mon activité. Comme la plus grande partie de la recherche dite médicale, ce que je faisais dans mon laboratoire de recherche n'était que théoriquement lié à la possibilité de soulager la souffrance. Au début, les chercheurs comme moi s'engagent avec enthousiasme et naïveté dans un travail qui va, croient-ils, permettre de guérir la maladie d'Alzheimer, la schizophrénie ou le cancer. Et puis, sans savoir comment, ils se retrouvent à mettre au point de meilleures techniques de mesure pour les récepteurs qui sont la cible des médicaments dans les cellules... En attendant, ils ont de quoi publier des articles dans des revues scientifiques, obtenir des subventions et faire tourner leur laboratoire. Mais ils ont dérivé à mille lieux de la souffrance humaine" "L'hypothèse que nous explorions (...) le rôle du cortex préfrontal dans la schizophrénie* -, est désormais une théorie largement admise au sein de la profession et continue de suciter des programmes de recherche (...) C'était en somme du très bon travail scientifique. Mais il n'aidait personne à guérir, ni même à aller mieux."

C'est ce que j'ai observé à de très nombreuses reprises dans des recherches considérées comme étant de pointe, y compris en immunologie. 

Pour réussir ce saut, entre recherches pointues mais pas toujours efficaces pour les patients, et protocoles vraiment efficaces pour les patients, briser un paradigme pourrait être le premier pas, le plus dur à franchir, et le plus capital. Dans le cas d'une maladie auto-immune comme celle de Basedow-Graves, ce serait le simple fait d'accepter qu'un changement alimentaire puisse jouer un rôle.

 

* Comme par une sorte d'Ironie, pour cette pathologie, les facteurs environnementaux, notamment l'alimentation, semblent jouer un rôle prépondérant, rôle qui n'était pas du tout reconnu lors des travaux du Dr Servann Schreiber, et qui l'est très peu maintenant malgré des données concordantes qui méritent de larges vérifications Cerveau et alimentation : la schizophrénie aussi ?

 

Mortalité des enfants : quelles réalités ? quelles efficacités ?

En préalable : le système immunitaire est un des systèmes biologiques les plus complexes à comprendre. Et il est parfois encore plus difficile d'intervenir à bon escient dans ce système organique, avec efficacité et sans effets secondaires rédhibitoires. Les découvertes ont été spectaculaires ces dernières décennies, par exemple dans le cas du SIDA. Beaucoup moins dans le cadre des maladies dites auto-immunes, nombreuses et toujours mal comprises. Ou dans le cas de maladies émergentes, telle que la maladie de Lyme. Des "inconnues" sont donc toujours là en immunologie. Il est légitime de se poser des questions sur l'efficacité, et les risques, de tout ce qui intervient sur ce système immunitaire, dont chaque vaccin pris indépendamment. 

Je préfèrerai écrire sur un des sujets pour lesquels j'ai créé ce site au départ, par exemple, un article à écrire (bientôt ...) sur les effets très positifs de l'alimentation Seignalet pour la maladie de Basedow-Graves (maladie auto immune qui entraîne une hyperthyroïdie).

Néanmoins, le débat sur les vaccins est un sujet très complexe, il est étrange qu'il soit simplifié à ce point dans les médias. Je partage mes réflexions du moment. Je cite des articles, pistes, conclusions auxquelles j'arrive, mais n'étant pas du tout spécialiste, j'espère que chacun pourra prendre le temps de parcourir les données citées, et se forger sa propre opinion. Je n'ai, par manque de temps, pas pu lire les ouvrages de M. Georget sur ce sujet, très complets paraît il. 

Pour commencer voir par exemple ce billet édifiant : http://michel.delorgeril.info/non-classe/la-science-vue-par-linserm-nous-instruit-enfin-sur-les-vaccins. Dans ce lien-ci, le rédacteur, très bon connaisseur des modalités de recherche, lui-même chercheur, s'appuie ici uniquement sur des données officielles.

Mortalité juvénile

Il est normal qu'on veuille à tout prix protéger sa progéniture, ou la population d'un pays, sur tous les fronts, avec les meilleurs moyens disponibles. Le débat récent sur les vaccins relance cette question. Si cela fonctionne et permet d'éviter des souffrances inutiles, séquelles ou décès, pourquoi se priver de ces vaccinations ? Mais est-ce que ça fonctionne vraiment ?

Tout le monde est d'accord pour prévenir les maladies, pour sauver la vie de ses enfants, mais comment fait-on au mieux ? Les débats sont souvent passionnels ; quels sont les faits ? Et surtout, quelles sont les vraies priorités ? Il est difficile de se faire une opinion objective, tant les messages sur ces sujets, quels qu'lls soient, tiennent lieu du pilonnage. Quelques chiffres officiels permettent d'éclaircir ce paysage plein de brouillards. 

Evolution de la mortalité infantile et des jeunes adultes

L'Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2386052#graphique-Tableau1) nous montre cette évolution pour 14 années successives :

Mortalite jeunes insee 2000 2014

La baisse de la mortalité est quasi continue (je n'ai pas trouvé d'explication pour l'augmentation en 2001 avant une baisse continue ; il était question dans un texte - dont j'ai égaré les références - de changement de méthode de décompte entre les années 2000 et 2001, qui expliquerait cette différence, mais je n'ai pas trouvé sufisamment de détail à ce sujet), avec un ralentissement de la baisse, une légère inflexion de la courbe, entre 2007 et 2009. C'est à dire au moment de la crise économique qui a frappé la France comme beaucoup d'autres pays. 

Part de la mortalité routière

Les jeunes adultes sont intégrés dans ce décompte, avec les enfants ; il est important de vérifier d'abord les évolutions de la mortalité routière, connue pour être meurtrière dans cette tranche d'âge, pour savoir si c'est ce paramètre qui a joué :

Mortalite routiere

La mortalité routière a continué à diminuer de 2007 à 2008. Ce n'est donc pas ce critère qui explique le ralentissement de la baisse de mortalité de la courbe précédente. Il y a par contre eu une stagnation entre 2008 et 2009. Je n'ai pas trouvé le détail (part de jeunes adultes parmi les accidentés de la route). Il est possible que cette stagnation se répercute en partie dans la courbe ci-dessus.

Causes de mortalité infantile

Quelles sont les principales autres évolutions pendant cette période 2007 - 2009 ?

C'est à dire les causes de mortalité qui ont le moins baissé, et pour lesquelles la tendance à une baisse marquée a ensuite repris à partir de 2010 :

  • les infections périnatales
  • les maladies infectieuses et parasitaires

Si l'on reprend les sources officielles (Institut National de Veille Sanitaire = INVS), on trouve des explications sur ces termes et les maladies qui y sont associées : 

http://invs.santepubliquefrance.fr/presse/2008/communiques/infections_perinatales_080408/infections_perinatales_080408.pdf.

Exemple de la rubéole

Certaines de ces maladies sont concernées par les vaccins, d'autres non. Par exemple la rubéole est concernée par la vaccination. Pourtant, à cette période (avant 2008) où cette vaccination (vaccin ROR) n'était pas obligatoire, l'InVS indique une division par 20 des cas de rubéoles. Il est probable que d'autres stratégies, et/ou d'autres évènements non planifiés aient permis, volontairement ou non, de diminuer les incidences de la rubéole chez la mère enceinte et chez les nourrissons, et plus généralement dans l'entourage des nourrissons. 

Pour la réalité de la contamination par la rubéole voir ce lien : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/rubeole/definition-modes-transmission. Il y est écrit :

"Rubéole et grossesse en 2012, en France :

  • 13 infections maternelles ont été rapportées (augmentation de 5 cas par rapport à 2011) témoignant de la persistance d’une circulation résiduelle du virus ;
  • une transmission fœtale a été diagnostiquée pour 3 de ces 13 infections maternelles ;
  • aucune rubéole congénitale malformative n’a été diagnostiquée ;
  • près de la moitié des infections maternelles sont survenues chez des femmes nées dans des pays où les programmes de vaccination ne comportent pas la vaccination anti-rubéoleuse."

En d'autres termes, et même si on ne peut pas exclure l'action du vaccin pour arriver à ce résultat, le nombre de cas est très faible et ce sont des cas sans incidence majeure. Les pays à plus faible couverture vaccinale sont souvent des pays pauvres, avec la prédominance des problèmes de santé liés à la malnutrition. Il est difficile de savoir si les maladies infectieuses y sont plus répandues, et plus virulentes, en raison d'une couverture vaccinale moindre, ou en raison d'un manque d'accès à l'eau et/ou aux nutriments essentiels et/ou aux soins de base, quels que soient les vaccins disponibles.  

Influence du contexte économique

Grâce au graphe du début d'article, et aux données associées (cliquer sur le 1er lien de ce billet) on voit que l'ensemble de ces maladies là ont diminué en France en continu dans les années 2000 - 2014, avec une baisse moins marquée pendant la période de crise économique. Je ne peux qu'émettre des hypothèses sur les liens entre crise économique et ralentissement de la baisse de mortalité infantile : 

  • les infections péri-natales, les maladies parasitaires, peuvent être en partie liées à une moindre hygiène alimentaire pendant la grossesse chez les populations à très faibles revenus et avec peu de perspectives d'avenir ;
  • la crise financière mondiale dite de 2008, mais qui a débuté avant. Cette crise financière a pu être d'abord une crise de l'énergie, comme le développe précisément l'auteur Mathieu Auzanneau dans son ouvrage passionnant "Or noir" ou dans son blog http://petrole.blog.lemonde.fr/. En résumant, il indique que les prix de l'énergie avaient énormément augmenté jusqu'à cette période, ainsi que les taux d'intérêt qui y sont liés, en rappelant que la plupart des autres grandes crises économiques de ces dernières décennies ont été liées à des chocs pétroliers (par ex. diminution de la ressource au Etats Unis dans les années 70, avec apparition inédite d'une obligation d'importer du pétrole, obligation qui est allée croissante depuis). Comment une telle crise énergétique, et financière, en 2007, peut elle jouer sur la santé?  Difficile de voir s'il y a un lien de causalité ou pas. Mais le parallèle entre cette crise économique, et le ralentissement de la baisse de mortalité infantile est une piste à explorer.

Pour la population en général un fort lien est suggéré, par exemple ici : http://www.lemonde.fr/logement/article/2017/12/02/precarite-energetique-le-veritable-enjeu-c-est-la-renovation-des-passoires-energetiques_5223770_1653445.html. Il y est écrit : " Et les conséquences ne sont pas qu’économiques ou environnementales. La précarité énergétique a aussi un impact énorme sur la santé. Il y a quelques années, nous avons mené une étude dans laquelle nous comparions deux groupes, l’un vivant dans une situation de précarité énergétique, l’autre pas. Pour le premier groupe, nous avons clairement observé une surreprésentation des maladies cardio-vasculaires, des problèmes respiratoires, des migraines, de l’anxiété, des dépressions."

Le lien interne à cet extrait renvoie à une étude qui porte plus sur les adultes que sur les enfants, mais le résultat est là. La santé est moins bonne d'une façon générale. 

J'avais quasiment fini ce billet quand j'ai découvert sur ce lien un paragraphe sur la mortalité des nourrissons en 2008 : http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/11/quand-le-president-du-conseil-national.html (à peu près à mi-article). Bref, ces causes de maladies là (celles que préviennent les vaccins), même en contexte économique défavorable, restent faibles "Les chiffres de 2008 montrent que 53 (1,6 %) des 3095 décès chez des enfants de moins de 1 an sont liés à des causes infectieuses et parasitaires (dont une partie seulement sont vaccinopréventibles)".

Il est très étonnant qu'au vu de ces chiffres, la vaccination soit devenue une priorité. Cela ne correspond ni à une logique de santé publique, ni à une logique de santé individuelle.

Le lien entre santé et précarité financière, précarité économique est peut-être une des directions où chercher en priorité : plutôt que de dépenser des sommes colossales pour construire une ligne Maginot vaccinale. Le concept de  ligne Maginot est très utilisé pour justifier la vaccination : vacciner tout le monde permettrait de préserver les malades les plus fragiles d'une exposition trop répétée aux pathogènes à partir des autres humains. C'est souvent répété par exemple pour la grippe et la rougeole. 

Cela signifie qu'une grande part du budget santé est affectée à ce type de prévention. Pour continuer l'analogie historique, une ligne Maginot est efficace (a priori, cela n'est même pas sûr) pour une attaque frontale, mais dépassée au moindre contournement. Actuellement, devant la recrudescence de certaines maladies auto immunes (par exemple diabète de type 1 chez les plus jeunes), ou de maladies récentes (maladie de Lyme) ou très mal connues (fibromyalgie ; syndrome de fatigue chronique, qui semble avoir un lien fort avec l'emballement du système immunitaire - cf. écrits du Dr Seignalet à ce sujet dans le livre "Alimentation ou la 3ème médecine", etc.), les plus grandes priorités en santé publique aussi bien qu'en santé individuelle ne sont peut être pas liées à la vaccination.

Le budget santé est limité. Si un pan de la recherche et de la vente (donc du remboursement) de traitements est fortement lié à un aspect précis, ici cette stratégie vaccinale, cela grève d'autant les possibilités d'autres recherches et d'autres traitements et actions plus adaptés. 

Grippe : errements sur les chiffres

Un exemple très concret : la grippe. Le vaccin contre la grippe est aujourd'hui largement préconisé chez les séniors, chez les personnes dites à risque, par exemple les diabétiques de type 1 comme moi (je n'ai jamais pris ce vaccin là, voir les explications dans le lien qui suit), chez les femmes enceinte, chez les soignants, etc. Pourtant, au delà des grandes déclarations médiatiques, quelle est la réalité des chiffres pour cette maladie, et des succès et des insuccès ?

Voir notamment les liens cités dans ce billet : Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

En résumé : rien ne montre que l'aspect préventif du vaccin fonctionne. Et la mortalité liée à la maladie elle même concerne de façon sûre chaque année un nombre d'individus (en moyenne entre 400 et 500) qui n'a rien à voir avec les 10 à 15000 cités régulièrement, qui résultent en fait de tout un tas de causes qui peuvent n'avoir aucun rapport avec la grippe. 

Exemple de la Diphtérie

Le même lien entre Diphtérie et conditions de vie apparaît dans l'article ci-après, dans un graphe situé vers le milieu de page, et les analyses qui suivent. Il s'agit là d'analyse de faits établis, chiffrés, datés : http://michel.delorgeril.info/vaccins/comment-le-journal-le-monde-se-deshonore-en-faisant-mentir-les-chiffres. En bref, la vaccination semble n'avoir qu'un rôle très secondaire dans l'évolution de cette sorte d'épidémie permanente qui fauchait tant d'enfants. Mais on ne se rend compte de cela que grâce à la lecture minutieuse des faits par des chercheurs indépendants. En clair, beaucoup de recul, et au moins un regard extérieur compétent (c'est à dire de médecins et chercheurs sans lien aucun avec l'industrie du vaccin), semblent nécessaires pour appréhender les bienfaits et les limites de la vaccination sur les maladies ciblées. 

Cet exemple concerne un des vaccins, celui contre la diphtérie, pourtant parmi les moins remis en cause habituellement. Il fait partie du DTP, seul vaccin obligatoire jusqu'à fin 2017.

Exemple de la rougeole

J'avais pu lire avant que cette maladie ne soit une des plus mises en avant pour justifier les nouvelles obligations vaccinales, de nombreux articles évoquant une épidémie de rougeole mortelle ; Articles relativement identiques parus en France, Italie, Roumanie, Algérie, Etats-Unis. Cela peut montrer qu'il y avait un réel risque épidémique.

Ou alors qu'il y avait une campagne de communication très concertée, parce que ces messages jouaient en partie sur la peur et sur la culpabilisation, comme cela avait été le cas des années avant pour le cholestérol par exemple (voir dans le moteur de recherche, ou les sites en lien, tous les articles à ce sujet). Je n'ai pas les moyens de trancher entre ces deux interprétations. Mais la ressemblance, dans la forme, avec ces messages délirants sur le cholestérol qui soit disant boucherait les artères, était forte. Et les médicaments contre le cholestérol représentent un marché très lucratif. 

Qu'en penser ? Je me réfère à d'autres personnes : par exemple cette analyse, réalisée par un mathématicien. Un mathématicien a t'il compétence pour évoquer les vaccins, dont celui de la rougeole ? Oui a priori pour les parties chiffrées, je ne sais pas pour les parties biologiques. Hors pour ces parties là, il effectue surtout une bibliographie. Je n'ai pas été vérifié tous les liens donnés, mais cela paraît intéressant, voire indispensable, à glisser dans le débat au sujet des vaccins (s'il n'y avait plus de débat, on ne serait plus dans un domaine scientifique), notamment sur l'argument répété de l'altruisme des vaccins : https://aimsib.org/2017/12/20/propagation-de-rougeole-feu-de-vaccination/

L'intervention de spécialistes extérieurs à un domaine scientifique, entres autres pour ré-analyser les données disponibles, avec des conclusions différentes de celle des spécialistes reconnus du moment, est un des "passages" décrits par Thomas Kuhn dans "La structure des révolutions scientifiques", pour les périodes de révolution scientifique. Beaucoup d'autres signes décrits par Thomas Kuhn pour ces périodes, comme la multiplicité de contre analyses concurrentes (c'est le cas entres autres dans le domaine des vaccins, mais aussi de bien d'autres en médecins), sont présents aussi. 

Mort subite du nourrisson

La mort subite du nourrisson, importante cause de mortalité, a considérablement diminué quand des actions de prévention ont été mises en place dans les années 90 : coucher le bébé uniquement sur le dos surtout, ne pas surchauffer la chambre. Voir par exemple ce dossier   http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1596_mort_subite.htm, où il est écrit : 

"Le couchage des bébés sur le dos sans couette ni oreiller, à température modérée (18°-19°C), la limitation du tabagisme passif, le fait de moins couvrir le bébé et autres mesures préventives ont permis des progrès inespérés. Cependant, après une diminution légère mais constante entre les années 2000 et 2013, une légère augmentation des morts subites du nourrisson est constatée. En cause, le "co-dodo" et le fait de faire dormir le bébé sur le ventre d'un adulte. Aujourd'hui, on estime qu'environ 250 morts subites du nourrisson ont lieu chaque année en France et cela malgré les nombreuses campagnes de prévention."

Plus précisément; l'évolution à partir des années 90 est montrée à partir de ce graphique : 

Msn inserm evolution france

Graphique tiré de : http://naitre-et-vivre.org/donnees-statistiques-epidemiologie/

Qu'est ce que cela nous indique ? 

  • la mesure qui a été le plus efficace pour diminuer la mort subite du nourrisson est "environnementale" (position surtout, contrôle de la température ambiante, contrôle du type de vêtements et des couvertures, limitation du tabagisme passif, ...)
  • l'application des mesures de prévention, environnementale donc, a eu un effet immédiat et net sur la baisse de la mortalité du nourrisson. 
  • il existe un seuil en dessous duquel la mortalité n'a pas baissé. Plusieurs causes sont possibles mais celle qui est mise en avant est le fait de trop coucher le bébé en position ventrale sur le corps des parents. Donc là aussi une cause environnementale semble privilégiée.
  • parmi les autres causes qui sont citées, les infections. Celles-ci sont favorisées on l'a vu dans les habitats insalubres, mal chauffés. C'est donc un des paramètres sur lesquels il faudra jouer en priorité.
  • les mesures prises, efficaces, sont vues immédiatement sur les courbes de mortalité. Voir le contraste avec les évolutions de mortalité liées au vaccin contre la diphtérie (lien plus haut dans le chapitre dédié). 

Virus, et bactéries, parasites aussi, sont parfois dangereux voir mortels. Mais ce qui fonctionne de façon nette et flagrante pour diminuer la mortalité infantile c'est une limitation des perturbations de l'environnement du bébé.

La stagnation relative dans les années 2000 indique que la baisse de mortalité infantile générale lors des mêmes périodes relève d'autres causes. Sous réserve que les causes de décès soient identifiées avec certitude, ce qui reste souvent difficile.

Les vaccins ont peut être un rôle à jouer pour lutter contre la mortalité infantile, mais qui paraît être secondaire au regard des conditions de vie. Et des vaccins présentent tout de même parfois des effets adverses.

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Santé : Rousseau, Voltaire, Descartes ? Endométriose et autres maladies

Billet hors cadre, dans lequel je tente de faire le lien entre des auteurs philosophiques, parfois appelés à la rescousse lors de débats sur la santé, et leurs actes ou leurs écrits. Les contextes idéologiques, philosophiques imprègnent en effet, plus qu'on ne le pense, nos actes y compris quand il s'agit de notre santé ou de la santé publique. 

Philosophie et santé

La philosophie est une discipline passionnante, à laquelle hélas je ne réussis pas à consacrer du temps. Pourtant, dans le domaine de la santé, elle joue un rôle important. Au passage, dans d'autres pays, par exemple en Italie, il est fréquent que les formations scientifiques soient accompagnées d'une solide formation littéraire, romans mais aussi essais philosophiques. Il serait peut-être intéressant de rétablir ce lien dans les formations en France. 

A titre d'exemple des rapports philosophie / santé, il est  fréquent d'entendre dans un débat ou une discussion des phrases comme "mais comment, dans le Pays de Voltaire, peut on prétendre que telle ou telle méthode (par exemple un protocole alimentaire) non approuvée  par toute la communauté scientifique a une quelconque utilité?".  Le débat Rousseau / Voltaire a cours dans plusieurs domaines, y compris donc dans celui de la santé. N'étant pas (ou plus, les cours de philosophie sont loin derrière moi, et je n'ai plus relu ces auteurs depuis) au fait de leurs textes, de la vie de ces auteurs, ni du contexte, j'ai demandé à un connaisseur de m'en dire quelques mots. Il s'agit de mon père, passionné et dévoreur d'ouvrages de philosophies depuis des décennies. Connaisseur mais non professionnel ni professeur de philosophie, cela a peut être facilité sa recherche de conformité entre ses convictions philosophiques et sa vie, personnelle, professionnelle, dans le sens de l'application d'une philosophie aux circonstances quotidiennes. Et aussi la recherche de cette cohérence parmi les auteurs de philosophie. C'est en tout cas la recherche de cette cohérence qui m'intéresse pour le thème de la santé. 

J'ai demandé à ce passionné de Spinoza, de Descartes (il a beaucoup d'arguments contre les oppositions selon lui factices que l'on créé entre ces deux auteurs, mais c'est une autre histoire qui sort du cadre de ce blog) ou dans un autre genre des écrits de Paul Diel, de me résumer en quelques lignes le contexte, les différences fondamentales entre ces deux auteurs, Rousseau et Voltaire, avec quelques passages aussi sur Descartes, cité régulièrement dans le domaine scientifique. Et comme ce fut dans son enfance un vrai Titi parisien, il est logique que je me sois tourné vers lui pour savoir si ... c'est de la faute à Voltaire ou de la faute à Rousseau ?  

Les éventuelles erreurs de transcription, incompréhensions, etc. sont de moi, dans ce domaine qui n'est pas le mien.

Rousseau

Rousseau a beaucoup été critiqué pour ne pas avoir mis en conformité ses écrits et ses actes, notamment en ayant abandonné ses enfants. Cette affirmation lui enlève beaucoup de crédit dans toute discussion philosophique. Hors, d'après un certain Dr Roussel (références non retrouvées), Rousseau aurait souffert d'Hypospadias, d'orchite et d'urétrite, bref, d'une malformation et d'inflammations qui l'auraient rendu non fécond. Si cette assertion est vérifiée (et je ne sais pas si c'est possible de façon certaine via les documents de l'époque) cela veut dire que ses 5 enfants ont été adoptés par lui. On passe de l'image d'un père indigne à celle d'un homme qui offre son nom et ses moyens aux enfants d'un autre et à leur mère, sans pour autant vivre avec eux. Cela redonnerait beaucoup de cohérence entre les écrits et les actes de cet homme. C'est même un changement total de perspective. 

Voltaire

Voltaire de son côté est souvent cité pour ses textes sur la tolérance, que l'on lit avec plaisir et intérêt. Je l'ai lu comme ça pendant ma période scolaire, et plus tard aussi. Mon père me dit pourtant que Voltaire a bâti une partie de sa fortune sur l'esclavagisme. Et en effet, si j'en crois une recherche rapide sur le net. Je recopie quelques extraits sur le premier site trouvé via moteur de recherche. Je laisse aux spécialistes le soin de confirmer ou d'infirmer ces écrits. Qui sont édifiants :    http://www.contreculture.org/AG%20Voltaire.html

" Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir."(tome 8, page 187)


 
Lettre à Michaud de Nantes, son associé  dans l'armement du Congo  (Cité par César Cantu, Histoire universelle, 3ème édition, Tome XIII, p 148. Accessible sur Google books)
"Je me félicite avec vous de l'heureux succès du navire le Congo, arrivé si à propos sur la côte d'Afrique pour soustraire à la mort tant de malheureux nègres... Je me réjouis d'avoir fait une bonne affaire en même temps qu'une bonne action."

"Il y a une tragédie anglaise qui commence par ces mots : mets de l'argent dans ta poche et moque-toi du reste. Celà n'est pas tragique, mais celà est fort sensé" (lettre de Voltaire au P. de Menoux, 11 juillet 1960).

 Voltaire a spéculé pendant toute sa vie, ce qui explique son immense fortune. Pour se faire une idée de son appétit pour l'argent et les manoeuvres financières, des prêts qu'il consentait à des taux exhorbitants, en dehors de toute éthique, le livre Ménage et finances de Voltaire(1854), de Louis Nicolardot est très éclairant."

Mon père me cite aussi quelques phrases de Voltaire du même acabit, dont : "il importe d'avoir à sa disposition une masse docile de gueux ignorants autrement dit des prolétaires analphabètes n'ayant que leurs bras pour vivre et qui constitue une vile multitude

Bref, sans commenter ni juger les valeurs des écrits, des idées exprimées par l'un ou par l'autre, l'aura dont bénéficie l'un, l'opprobre qui colle à l'autre, reposent sur des bases bien fragiles, très incomplètes. Ce contexte me semble compter aussi lorsque quelqu'un fait appel à l'un ou à l'autre pour argumenter en matière de santé. D'autant que, on le verra un peu plus loin, ces mêmes grandes logiques opposées semblent être toujours de mise, avec quelques nuances, aujourd'hui, notamment dans le domaine de la santé.

Descartes

L'autre auteur souvent cité pour l'appel à la raison est Descartes. Au passage, mon père me rappelle que Descartes est l'un des très rares philosophes depuis l'antiquité, avec Condorcet et Pierre Leroux, qui ait placé la femme sur un pied d'égalité avec l'homme, sur les plans de l'intelligence et de la morale. Pourquoi évoquer ici les femmes ? Car dans le domaine de la santé, elles ont été longtemps les grandes oubliées.

D'ailleurs il est frappant, quand on lit le Dr Seignalet (Alimentations qui marchent, Mon parcours) qui s'est attaqué à la compréhension de maladies très mal comprises, que la plupart d'entres elles étaient au départ des maladies à forte prédominance féminine, comme la Polyarthrite rhumatoïde, la Sclérose en Plaques, etc. Ensuite son raisonnement s'est étendu à d'autres pathologies. Est-ce que les mécanismes physiologiques étaient jusqu'alors jugés trop complexes, ou est-ce plus simplement que ces maladies féminines étaient jugées moins dignes d'intérêt ?

Une anecdote personnelle : je me rappelle avoir accompagné ma compagne (années 90) chez le médecin pour témoigner des douleurs terribles qu'elle avait à l'époque. Pourquoi l'accompagner ? Simplement parce que les médecins ne la croyaient pas. Elle était réellement épuisée, donc n'avait plus la force à ce moment de batailler avec ces médecins. Il a suffi que je vienne (c'est à dire qu'un homme parle, pour dire pourtant strictement la même chose qu'elle) pour que ces douleurs soient enfin prises en compte, et leur origine recherchée pour de vrai (et il y avait une vraie cause derrière ces douleurs). Accessoirement, cela avait évité une spirale délirante de prises de cachets anti-douleurs bouffeurs d'estomac, de tests au hasard, de ponction lombaire "pour voir", bref d'une continuité de surcoûts hallucinant pour la collectivité, de souffrance non résolue pour la personne, suite à une non-écoute, puisqu'elle avait eu l'intuition, juste, de la cause, mais cette intuition n'était donc pas écoutée, elle était féminine. Cela m'avait laissé un goût bizarre, comme si spontanément la parole féminine était jugée non crédible chez le médecin. Il serait bon que dans le parcours scientifique, et médical, cet apport là de Descartes soit plus souvent mis en avant. Ce simple changement de perspective devrait permettre bien des progrès scientifiques pour la santé, puisqu'environ 50 % de la population serait mieux prise en compte. Depuis, et encore aujourd'hui, j'ai entendu bien des amis, et des amies surtout, désespéré(e)s de s'entendre dire que "c'est dans leur tête". Il y a eu quelques progrès, mais c'est loin d'être gagné. 

Endométriose

J'en profite pour parler brièvement d'une maladie féminine mal connue pour ses causes : l'endométriose. En quelques mots, c'est une maladie souvent très douloureuse : les tissus de la paroi utérine se développent hors de l'utérus, ce qui peut engendrer de nombreuses douleurs, par exemple pendant les périodes de règles. Un diététicien Fabien Piasco, a écrit récemment un ouvrage à ce sujet "L'alimentation anti-endométriose". En résumant et simplifiant beaucoup (l'ouvrage est beaucoup plus complet que ça), il propose dans les grandes lignes plusieurs niveaux d'approche : une alimentation de type méditerranéenne, riche en légumes, en omégas 3, limitée en omégas 6, avec peu de polluants (chapitre très intéressant également), puis si ça ne fonctionne pas, une alimentation similaire sans gluten, voire sans gluten et produits laitier. Soit une alimentation méditerranéenne, ou une alimentation de type méditerranéenne sans gluten (on rejoint là ce qu'écrit le Dr de Lorgeril pour d'autres pathologies dans un chapitre de son ouvrage "Le nouveau régime méditerranéen") ou alors de type Seignalet (décrite dans son ouvrage "L'alimentation ou la troisième médecine"), adaptées à cette pathologie. Bref là aussi un rôle central probable de l'alimentation. Et des solutions déjà largement citées sur ce blog pour d'autres pathologies.

Pour revenir au contexte philosophique, je pense que nous avons ici une méthode analysée de façon scientifique (avec des niveaux de preuve parfois faibles, mais l'auteur décrit très bien ces différents niveaux de preuve), qui paraît en bonne partie naturelle (on pourrait dire d'inspiration Rousseauïste, même s'il est impossible de savoir si Rousseau aurait validé ce type d'approche), décriée par l'appel à la raison (par des personnes qui se réfèrent à Voltaire) et qui s'intéresse à un problème uniquement féminin longtemps ignoré peut-être par dédain (malgré la renommée d'un auteur comme Descartes qui lui plaçait les femmes sur un pied d'égalité avec les hommes). Et cette approche paraît fonctionner (il faudra bien sûr des confirmations supplémentaires) ou a minima être une piste très intéressante et efficace, soit seule soit en complément d'autres traitements. Ces confirmations ne sont pourtant pas réalisées, et là il faudrait relire Thomas Kuhn, l'auteur de l'ouvrage "La structure des révolutions scientifiques", livre fondamental d'épistémologie, pour comprendre les facteurs de blocages institutionnels scientifiques. 

Thomas Kuhn

Descartes écrivait quelque chose comme (j'ai retenu l'idée, pas la phrase exacte) " il faut noter et analyser systématiquement tout ce qui ne va pas dans le sens de ses propres convictions, de ses propres résultats ". Il y a ici un lien avec Thomas Kuhn cité plus haut ("La structure des révolutions scientifiques") : il existe en science un phénomène de contrôle, par quelques individus, souvent très peu, qui ont écrit les ouvrages de référence, qui édictent les règles de leur discipline, et dictent les règles pour tous les professeurs qui sont choisis selon leurs critères, voire de blocage envers toutes les expériences qui ne vont pas dans le sens de leurs paradigmes et théories.

Un paradigme est un ensemble de règles écrites et tacites, pas forcément formulées de façon explicites, qui dirige le choix et la cooptation des pairs, des étudiants, et qui devient donc figé pour un certain temps. L'un des paradigmes les plus puissants actuellement est que, à part pour quelques cas de figure (allergies, maladie coeliaque, maladies liées à l'obésité, ...) l'alimentation n'a qu'un rôle secondaire dans le développement des pathologies. Et que donc un changement alimentaire ne peut avoir qu'un rôle mineur. Pourtant les témoignages par exemple pour la méthode Seignalet sont légion (chercher sur le net, ou autour de vous, ou pour les médecins, parmi les patients que vous voyez moins, ou ici, entre beaucoup d'exemples : Asthme et Seignalet ; Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique ) et conformes à la théorie qu'il a décrite. Mais il est quasiment impossible de dégager un budget pour ce type de recherche là. C'est d'autant plus étonnant que cela correspond dans les grandes lignes à plusieurs aspects de l'alimentation japonaise traditionnelle, réputée comme une des meilleurs du monde en termes de santé et de vieillissement en bonne santé. 

Thomas Kuhn décrivait plusieurs facteurs pour ce type de blocage dans le domaine scientifique. Un des facteurs, plus prégnant aujourd'hui, ne transparaissait pas dans ses écrits : l'argent. Cela pourrait être le cas dans le petit monde de la recherche sur le cholestérol, qui a généré des chiffres d'affaire faramineux via la vente des médicaments, ou via la filière agro alimentaire, et contre lequel il est difficile de lutter malgré les arguments scientifiques très nombreux. Voir par exemple ici : https://www.cholesterol-statine.fr/news/on-reparlait-de-lezetimibe ou dans les articles connexes, ou encore là : http://michel.delorgeril.info/ par exemple cet article  http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/statines-et-autres-anticholesterol-clap-de-fin-priere-de-ne-pas-huer-les-acteurs-merci., mais il y en a bien d'autres. Cela peut être aussi le cas pour certains vaccins, même pour l'un de ceux cité comme modèle des bienfaits de la vaccinologie : Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

Il faut retenir aussi que les revues officielles, reconnues, dans un domaine scientifique donné, ne peuvent que, selon ce que disait Thomas Kuhn, publier ce qui va dans le sens, affine, ou ne modifie qu'à la marge, les paradigmes du moment, édictés d'abord par peu d'individus, et repris en boucle ensuite par les experts de la discipline. Le blocage par intérêt financier ne vient donc qu'accentuer ce phénomène de "gel" scientifique. .

Thomas Kuhn décrit ensuite les phases de "révolution scientifique", caractérisées entres autres par le nombre de théories concurrentes, et de remises en cause, qui ne passent pas par les filières habituelles. La grande abondance de livres, écrits, en ce domaine semble montrer qu'on est depuis les années 90 dans ce type de phase "révolutionnaire" en médecine. La "preuve" souvent brandie que ce ne sont que fadaises car non publiées dans les revues "sérieuses" peut n'être que la preuve (parfois, pas systématiquement bien sûr) que ces revues sérieuses ne fonctionnent qu'avec des individus qui ne tolèrent pas les remises en cause. 

Pour les remises en cause argumentées de certaines pratiques médicales, voir les différents liens donnés dans ce billet, et aussi par exemple pour le surdiagnostic parfois dangereux du cancer du sein : http://docteurdu16.blogspot.fr/2017/12/cancer-du-sein-quelques-chiffres-sur-le.html. 

Rousseau à nouveau

Rousseau écrivait, en résumé par mon père: "quand l'homme quitte l'état de nature il rentre en société, il se produit un changement très remarquable, c'est là qu'il devient vraiment homme. De l'instinct il passe à la raison qui a engendré les arts et les sciences, le savoir et la technique, conditionnant le progrès technique et économique, mais en même temps se développe en chacun des passions comme la vanité, l'ambition et la cupidité, engendrant la guerre de tous contre tous, insécurité et misère, la propriété, le luxe. On en arrive à ce qu'une poignée de gens regorge de superflu, tandis qu'une multitude d'affamés manque de nécessaire. Moralité ce n'est pas la société qui a corrompu l'homme c'est l'homme qui a corrompu la société".

Cela est peut-être, ou pas, une constante des sociétés humaines, mais on aurait pu espérer, penser, que la recherche médicale échappe à ces défauts. 

Pour le lien entre cupidité et maladies féminines, à titre d'exemple, je prends à l'instant connaissance de ce billet d'humeur récent: https://lucperino.com/549/humeurs-feminines-venues-de-tres-loin.html

Pour le lien entre cupidité et maladies en général, à titre d'exemple complémentaire : https://www.prevention-sante.eu/actus/vie-tres-courte-puis-mort-subite-dun-vaccin-a-15-milliards-de-dollars

Conclusion

Nos vies sont pleines de présupposés, de paradigmes, d'opinions qui peuvent parfois nous rapprocher, parfois nous éloigner, de la réalité. En termes de santé, connaître le contexte de ces opinions et paradigmes pourrait permettre de mieux s'en dégager pour profiter de ce qui est réellement adapté à notre situation. Et de réaliser que les voies choisies dans les domaines de la recherche, des traitements, dépendent bien sûr des données scientifiques, qui elles-mêmes dépendent pour partie de grandes orientations qui ont été abordées par les philosophes, dans leurs écrits et dans leurs actes. Le paradigme que la science médicale actuelle est toujours du côté de la raison, en faisant appel à Voltaire, ou à Descartes, est discutable. L'un était dans ces actes très loin d'être humaniste, sa raison était accompagnée d'une bonne dose de cynisme, dans la réalité vécue. L'autre considérait la moitié de l'humanité comme égale de l'autre, ce qui de façon très concrète n'est que partiellement réalisé dans la recherche ou parfois dans la pratique médicale aujourd'hui, par les mêmes qui peuvent faire appel à Descartes avec des trémolos dans la voix.

Thomas Kuhn a lui bien démontré que la science fonctionnait par révolutions scientifiques, entrecoupées de très longues phases de progrès uniquement quand ils rentrent dans le cadre de ces paradigmes, ou de blocages quand ils en sortent. Ces blocages sont aujourd'hui de plus en plus manifestes quand il s'agit de recherche de pouvoir sur telle discipline, ou de recherche de gains financiers substantiels. Mais pourtant cela continue. 

Comment agir de son côté? En devenant acteur dans son parcours de soin. Cela ne veut pas dire tout remettre en cause systématiquement, mais s'informer et savoir qu'il existe des méthodes, notamment alimentaires, qui peuvent aider réellement pour un grand nombre de pathologies, parfois au-delà de l'action médicamenteuse. Quand aux principaux abus médicamenteux, ceux à éviter en priorité, il peut y en avoir plusieurs ; je rappelle par exemple ces médicaments dont se méfient beaucoup de professionnels de santé pour les personnes âgées : Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

Pour les personnes qui sont très intéressées par la problématique des maladies cardio-vasculaires, et aussi par celle des vaccins, agir peut être s'impliquer, par exemple via une association telle que l'AIMSIB :https://aimsib.org/ ; Nouvelle Réunion AIMSIB 13 janvier à Lyon

Nouvelle Réunion AIMSIB 13 janvier à Lyon

Programme et inscription

L'année dernière la première réunion de l'AIMSIB avait drainé beaucoup de monde, avec des interventions très riches. Pour mémoire : Réunion inaugurale de l'AIMSIB ; Réunion inaugurale de l'AIMSIB - Suite ; https://aimsib.org/videos-de-la-journee-inaugurale-de-laimsib-le-30-mai-2016/. Vous pourvez chercher dans ces liens les thèmes qui vous intéressent.

 

Une nouvelle réunion a lieu le 13 janvier 2018 à Lyon.

 

Les infos sont disponibles là : http://michel.delorgeril.info/conferences/congres-annuel-de-laimsib-le-13-janvier-2018 ou là https://aimsib.org/congres-inscription/

N'hésitez pas à vous y inscrire 

Moi je ne vous y rencontrerai pas je ne peux hélas m'y rendre cette année. Hélas car la journée promet encore une fois d'être très riche, très informative, avec deux points forts : en matinée, discussions sur les nouvelles obligations vaccinales, et l'après-midi, les maladies cardio-vasculaires. 

Pour les maladies cardio vasculaires et le cholestérol, pour se mettre dans le bain, je vous propose par exemple cette vidéo qui date d'il y a deux ans environ, mais toujours d'actualité.

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Cerveau et alimentation : la schizophrénie aussi ?

Alimentation et pathologies du cerveau

Ce billet concerne la schizophrénie, et constitue un rappel pour d'autres pathologies du cerveau. A ce jour, les approches citées n'ont en majorité pas pu être validées par des recherches cliniques en bonne et due forme (études randomisées avec 2 à plusieurs groupes de patients avec des régimes différents) sur lesquelles pourraient s'appuyer les médecins en exercice ou les autorités de santé. Pourtant, les données disponibles vont largement dans le sens d'un rôle central des interactions des individus avec les facteurs environnementaux, dont l'alimentation au premier rang. 

Une recherche clinique de ce type coûte plusieurs centaines de milliers d'euros (recherche sur une hypothèse de travail de diminution globale des symptômes et récupération d'au moins une partie des facultés, sur un temps suffisamment long, sur un nombre suffisant de patients dans des situations variées, et en visant des résultats, en cas de succès, directement applicables par les praticiens) pour une seule pathologie, sur un temps de l'ordre de 4 à 5 ans, plus les étapes préalables de recherche de financement, d'étapes d'autorisation de l'essai clinique, etc. Le rôle de l'alimentation (ou de l'environnement en général) dans la santé est transversal à plusieurs spécialités (a minima gastro-entérologie, immunologie, endocrinologie, épidémiologie, bonnes notions d'écologie - science des relations avec l'environnement au sens large -, et ici aussi neurologie, psychiatrie).

Dans un contexte d'hyper spécialisation et d'économies financières, il est peu probable qu'une telle recherche voit le jour avant longtemps.

C'est donc aux patients, et à leur entourage, de se renseigner, d'informer le médecin, malgré le risque de confrontation en raison d'une grande inculture médicale sur ces sujets, et de tester les méthodes alimentaires citées ici. Comme toute méthode, les améliorations ne concernent pas 100% des patients, et sont effectives à des degrés divers selon les patients, en fonction des structures cérébrales déjà touchées, de l'ancienneté de l'affection, des capacités de récupération (expression peu scientifique mais très parlante), etc. Ces méthodes ne s'envisagent donc pas sans poursuivre les traitements disponibles qui fonctionnent.

Mais elles peuvent entraîner des niveaux d'amélioration inatteignables avec les seuls médicaments. 

Des noms commerciaux de compléments alimentaires sont cités. Les compléments alimentaires me paraissent secondaires, ce qui semble compter surtout, c'est l'adaptation de l'alimentation. Pour celles et ceux qui exploreront la voie des compléments alimentaires : renseignez vous en utilisant la bibliographie ou les liens cités, ainsi que sur les différentes formulations disponibles dans le commerce, en pharmacie. Ce qui importe pour les compléments est d'avoir l'équivalent en terme de dosage et de qualité quelle que soit la marque.

Liens entre diabète et schizophrénie

Le nombre de diabétiques de type 2 serait plus élevé chez les patients schizophrènes que dans la population en général : https://www.deepdyve.com/lp/elsevier/diab-te-et-schizophr-nie-cyNRwwLFnz. En cause des perturbations du mécanisme du glucose chez les patients schizophrènes, auxquels se rajoutent ensuite les effets diabétogènes d'antipsychotiques.

Alimentation et cerveau

Le rôle central de l'alimentation pour plusieurs pathologies du cerveau a beau être méconnu, les résultats restent impressionants. C'est le cas pour les maladies d'Alzheimer et de Parkinson : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Et pour la Schizophrénie ? 

Un article récent traduit en français montre que ce rôle peut être très important aussi pour cette pathologie : http://guerir-du-cancer.fr/regime-cetogene-superieur-aux-drogues-anti-psychotiques/

On y lit par exemple ce passage :

"Cas numéro deux: Un homme vient à la vie. La deuxième histoire est celle d’un homme célibataire de 33 ans diagnostiqué avec un trouble schizo-affectif il y a quatorze ans.
Au cours des années, il avait essayé SEIZE différents médicaments psychiatriques avec un succès limité, y compris Clozapine.
Pesant 146 kilos, il a décidé de se lancer dans un régime cétogène pour la perte de poids.
En trois semaines, il a rapporté une réduction «dramatique» des hallucinations auditives et des délires, ainsi qu’une meilleure humeur, énergie et concentration .
Au cours d’une année, il a perdu un total de 47 kilos.
Lorsqu’il était en cétose, ses scores PANSS se sont améliorés de façon significative, tombant de 98 à seulement 49. Sa fonction quotidienne et sa qualité de vie se sont également améliorées de façon spectaculaire; Il a quitté la maison de son père, a commencé à fréquenter et a commencé à suivre des cours à l’université.
Fait intéressant, dans les deux cas, chaque fois que l’un de ces individus a abandonné le régime cétogène, ses symptômes se sont aggravés et, lorsqu’ils sont revenus au régime, leurs symptômes se sont améliorés, suggérant que c’était l’alimentation et non un autre facteur responsable .
"

Le régime cétogène consiste entres autres à supprimer ou limiter les sources de glucides. Parmi celles-ci, le maïs et les céréales à gluten. Or, une bibliographie très rapide montre que le gluten est mis en cause depuis longtemps pour la schizophrénie. 

J'avais réalisé il y a quelques années une bibliographie très rapide et une consultation rapide aussi sur internet : bibliogaphie de l'ouvrage du Dr Seignalet, un avis du Dr de Lorgeril sur son blog (pour la schizophrénie et pour le système cardio vasculaire, plus exposé selon lui que pour le reste de la population), et avis du "Prof Petzouille", pseudo sur internet d'un ancien pharmacien qui intervient sur divers forums santé, le plus souvent sur la complémentation alimentaire. 

Suppression du blé et des céréales à gluten
SANTIS A. (de), ADDOLORATO G., ROMITO A. et coll. - Schizophrenic symptoms and SPECT abnormalities in a coeliac patient : regression after a gluten free diet. J. Intern. Med., 1997, 242, 421-423.
DOHAN. F.C. - Schizophrenia and neuroactive peptides from food. Lancet. 1979, 1, 1031.
HOWARD R. - Schizophrenia and the gut, again Lancet, 1993, 342, 1128-1129
LORENZ K. - Cereals and schizophrenia. Advances in cereal science and technology, 1990, 10, Pomeranz édit. Saint-Paul (USA) 
REICHELT K., LANDMARK J.
Specific IgA antibody increases in schizophrenia, 1995
Biological Psychiatry, Volume 37, Issue 6, Pages 410-413
Abstract
IgA antibody levels in serum were examined in two groups of schizophrenic patients. All were diagnosed according to DSM-III-R criteria. One group of 36 males and 12 females were compared to historical controls. The other group consisted of 13 males off drugs for at least 3 months; these were compared with age -and sex-matched controls. An increase in specific IgA antibodies was found. More schizophrenics than controls showed IgA antibody levels above the upper normal limit to gliadin, beta-lactoglobulin, and casein.

Témoignage d'une régime type Seignalet pour la schizophrénie :
http://sgscdiet.chez.com/dominique.htm
« Bonjour à tous.

Voilà maintenant quelques temps que je me sent beaucoup mieux et même vraiment bien.Pourtant qand j'y repense je viens de passer une année trés éprouvante.Il y a un an j'étais hospitalisé depuis 2 mois et le psychiatre aprés cette nouvelle rechute me disait schizophrène.

Aujourd'hui je me sents tellement loin de cet hier.Grace à l'amour de mes parents j'ai pu être recueuilli un temps chez eux aprés l'hopital...mais alors, quel chaos énergétique...Plus aucun gout pour rien,une continuelle dépression me minait du lever au coucher.Traitement allégé le plus possible les derniers temps pour pouvoir réagir, c'est en gros il y a 2 mois que je me prends en main. Je sais qu'il est primordial pour moi de ne plus fumer et donc j'arrête la cigarette au bout de 15 jours. Régime végétarien pour désintoxiquer le corps mais je cherche, prie, médite pour me sentir mieux, je veux me sauver par tous les moyens car j'ai trop souffer et souffre alors encore tellement.

J'entends alors parler d'un régime sans gluten contenu dans les céréales comme le blé et aussi sans la caséine du lait. Aprés de copieux renseignements trouvés entre autre sur le web je décide d'arrêter net toute consomation de produit laitier et toute céréales contenant du gluten. Je me mets donc au régime strict. Deux semaines plus tard tout est redevenu tellement normal en moi, dans tous les domaines il y a du mieux. Physiquement je ne suis plus abattu à longueur de journée, mes membres ont tous envie de bouger à nouveau alors je m'éclate à vélo, ça parait bête mais je souris à tout le monde, je retrouve dans mon coeur la joie qu'il lui manquait tant. Moralement...toujours partant sans le moindre problème, je me plait à être créatif sans me forcer et c'est avec un super optimisme et une abondante énergie que je vis et j'existe depuis mon régime.

Il y a dans cette renaissance une vérité qui ne me trompe pas, je ne tolère aucun écart dans mon alimentation tant le prix à payer est cher. Renseignez-vous, vous tous qui souffrez, je ne suis pas un miraculé du hasard, renseignez vous et essayez car si vous souffrez sans comprendre pourquoi, donnez vous les moyens de voir et de savoir! Il y a sur le net plusieurs sites faisant références aux maladies psychiques comme l'autisme et les intolérances gluten caséine. Je ne suis pas le seul à être guéri...

Bref je lance un message plein d'espoir pour tous les gens souffrant de psychoses maniaco-depressive, de schizophrénie, de trouble de l'humeur, ou autres bouffées délirante, c'est à dire à tous les psychopathes car le malade que j'étais est mort à ma place... Je renais à la vie, à vous maintenant !

Bon courage à tous !
Dominique
 »

Supplémentation
1) Association d'oméga-3 végétaux et marins à fortes doses pour démarrer (environ 4 grammes par jour, bien que cela soit couteux) : par exemple le Mixalpha* des Laboratoires Synergia.
+
Compléments à base de magnésium (avec vitamine B6), de choline

2) Livre de PFEIFFER et GONTHIER (Équilibre Psycho-Biologique Et Oligo-Aliments) :
VIT C environ 2 à 3 grammes par jour 
Apport significatif en B3. ex : NICOBION
MANGANESE (NDA : d'autres intervenants déconseillent largement pour la population en général l'apport de Manganèse. Je n'ai pas d'avis sur la question, renseignez vous de votre côté)
ZINC
ACETYLCYSTEINE..deux sachets par jour = MUCOMYST (fluidifiant bronchique) + TAURINE

Comme indiqué plus haut, ce n'est pas tant le nom de la marque qui compte que les apports réels. Et il est nécessaire d'informer le médecin de toute prise de complément.

Conclusions provisoires

Beaucoup d'autres solutions sont discutées sur les forums internet. Ceci dit, aussi bien le témoignage relatif au régime cétogène, que celui lié au régime Seignalet, montrent un lien très fort avec l'alimentation, et au premier rang avec le gluten. Par contre, les produits laitiers, éliminés dans le régime Seignalet, ne le sont pas dans le régime cétogène.

Le régime Seignalet permet aussi de lutter très efficacement contre le diabète de type 2, qui peut atteindre une partie des patients schizophrènes (chercher avec DT2 ou diabète de type 2 sur ce site en haut à droite pour trouver les articles et billets sur cette pathologie). 

Il s'agit donc à nouveau d'une pathologie dont les mécanismes sont mal connus, mais qui dans un nombre de cas dont la proportion reste à déterminer, réagit très bien à un régime alimentaire qui exclue le gluten, et dans au moins un cas aussi les produits laitiers. 

Je conseillerai plutôt le régime Seignalet : il correspond dans les grandes lignes à l'alimentation japonaise traditionnelle, pour laquelle on dispose d'un long suivi. Le régime cétogène peut être préféré et plus efficace peut être pour une partie des patients, mais on manque de recul, il n'y a pas de populations entières, ou de groupes d'individus, qui se nourrissent de cette façon depuis un temps long. C'est à chacun de tester en fonction de ses ressentis.

Pour le régime Seignalet : adapter les apports de corps gras à la façon diète méditerranéenne, Alimentations qui marchent notamment pour une bonne proportion omégas 3 et 6, peut en augmenter les effets, et contribuer à la protection cardio-vasculaire. Et sans réaliser le régime cétogène, diminuer globalement les apports de glucides peut être bénéfique. Pour la population en général en diététique classique, la fraction glucidique de l'alimentation doit représenter environ 50 % de l'énergie apportée par l'alimentation, et le sucre "blanc" dans l'idéal 10 % de l'énergie totale au maximum. Une baisse progressive de ces quantités sera peut être bénéfique, en informant le diabétologue pour les patients atteints aussi de diabète de type 2.

28 nov 20h50 ARTE Cholesterol le grand bluff

Rediffusion du film documentaire à voir absolument, ce soir 28 novembre à 20h50. 

https://www.arte.tv/fr/videos/051063-000-A/cholesterol-le-grand-bluff/

Grippe : vaccin, pas vaccin ? Bis

Un nouveau billet concernant la grippe montre à nouveau que ce vaccin ne sert à quasiment rien, chiffres à l'appui. C'est tiré d'un site que je cite et recommande souvent, car très très bien fait et très argumenté, toujours après lecture fouillée des données scientifiques existantes. A titre d'exemple, une moyenne de 420 décès annuels ces 10 dernières années liés à la grippe, d'après des chiffres officiels et vérifiés, ça change des 10000 morts régulièrement brandis pour justifier le vaccin anti-grippal. 

A lire en détail avant de décider de se faire vacciner ou pas. 

https://www.cholesterol-statine.fr/grippe.html

Ca compléte largement des billets déjà publiés ici sur ces sujets, et qui permettent de comprendre le contexte scientifique très très flou, et financier, très flou aussi et prégnant, qui règne dans le domaine des vaccins aussi bien pour la grippe que pour plusieurs autres. 

Vaccin contre la grippe ? Et conflits d'intérêt

Lettre de médecins aux députés pour les vaccins

Grippe : vaccin, pas vaccin ?

 

 

Lettre de médecins aux députés pour les vaccins

Pour toutes celles et tous ceux qui sont intéressés par ce sujet, je vous conseille de lire la lettre très argumentée rédigée par des médecins, au sujet des nouvelles vaccinations obligatoires. La lecture demande un moment, mais cela vaut le coup.

Les scientifiques et médecins y trouveront leur compte, les vaccins sont discutés au cas par cas, et les données présentées sont référencées. 

http://hippocrate-et-pindare.fr/2017/10/16/lettre-ouverte-aux-deputes-contre-le-projet-dextension-de-lobligation-de-vaccination-des-nourrissons/

 

Vaccin contre la grippe ? Et conflits d'intérêt

C'est reparti pour les grandes campagnes de vaccination contre la grippe qui nous dit-on, sauvent des milliers de vies. Campagne à laquelle tous les "séniors" sont confrontés, mais aussi les diabétiques et bien d'autres. 

Plutôt qu'une longue analyse je vous renvoie à un billet d'humeur du blog "dur à avaler". Billet d'humeur, donc pas un article scientifique. Mais très argumenté et qui permet de comprendre que ce vaccin ne sert a minima à pas grand chose, études à l'appui. 

http://www.dur-a-avaler.com/vaccin-contre-la-grippe-la-desinformation-na-plus-de-limite-cest-officiel/

Pour aller plus loin, lire dans les commentaires celui de Reliquet (20h04), de toutes les personnes vacinées qui ont quand même eu la grippe, ou les précisions de l'auteur du blog Jerémy Anso. 

L'auteur du blog souligne très bien les conflits d'intérêt de personnes qui interviennent dans ce débat.  

Pour les liens d'intérêt, les conflits d'intérêt, le rôle de l'argent dans les décisions de politique de santé, voir absolument ce billet : http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/cholesterol-anti-cholesterol-et-corruption-bas-les-masques

L'ensemble donne une image saisissante, très mercantile,  peu, voire pas, scientifique, de mécanismes de décision et d'influence sur les décideurs, pour des médicaments parmi les plus prescrits : le vaccin contre la grippe et les médicaments anticholestérol. Qui pour les premiers servent vraiment très peu, dans des cas particuliers, et avec beaucoup d'incertitudes, et qui, pour les seconds, ne servent à rien et sont toxiques ; reportez vous aux différents articles sur le cholestérol de ce blog ou au blog michel.delorgeril.info, ou encore au site aimsib.org.

C'est peut être encore plus grave que ça. Une étude avait montré que les gens sous statine étaient moins protégés que les autres par le vaccin anti-grippal. Cette étude était citée et commentée ici : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/statines-grippe-vaccins-zica-microcepahlie-pesticides-et-insecticides

Mais si le vaccin anti-grippal a une efficacité très relative, voire très modeste, et que les statines diminuent cette efficacité, c'est peut être que les statines sont juste particulièrement nocives pour le système immunitaire du corps humain. Est-ce que cela a été vérifié ?

Pas à ma connaissance. L'intervention d'experts avec des conflits d'intérêt auprès du public, des décideurs mais aussi des médecins noient ces données sous une croyance confortable qu'il s'agit de médicaments efficaces qu'il faut placer à tout prix. La réalité, celle vécue par les patients, est noyée dans ce flot d'informations de sources douteuses, quelle que soit l'autorité et le niveau d'expertise des intervenants. 

Bref, quels que soient les arguments, sur la base de la peur de souffrances terribles et d'une mort prochaine, que l'on vous sert pour vous inciter à prendre l'un ou l'autre, renseignez vous d'abord. Ca ne veut pas dire qu'il ne faille rien faire pour se soigner ou pour prévenir mais le vaccin anti grippe ou les médicaments anticholestérol ne sont qu'une solution très limitée dans le premier cas, à voir au cas par cas, et nulle dans le second.

PS : Pour mémoire, j'avais déjà donné des liens plus anciens sur la réalité de ce vaccin anti grippes : Grippe : vaccin, pas vaccin ?

Bonnes lectures.

Plus de 100 000 pages vues, par plus de 35000 visiteurs

Après un rappel des caractéristiques de ce site, j'indique les principaux centres d'intérêt des visiteurs jusqu'ici, et des raisons pour lesquelles beaucoup de ces thèmes, ne sont pas pris en compte, ou pas assez, par les médecins, malgré le nombre croissant de personnes concernées; 

Des propositions sont faites pour améliorer ces prises en compte, par chaque personne concernée (patient(e), aidant(e)). Mais aussi pour plus d'efficacité à titre collectif : du suivi par un professionnel de santé à un soutien à une association impliquée dans ces domaines. 

N'hésitez pas à venir publier vos témoignages, ici en commentaire, ou sur les divers forums spécialisés, si vous avez mis en place de tels changements, en précisant les résultats obtenus. 

Rappels

Depuis que le site existe, plus de 100000 pages ont été vues, par plus de 35000 visiteurs Le record de visiteurs en une journée a été de 800 et quelques. C'est à la fois peu, et beaucoup pour un site de ce type. 

Ce qui me motive particulièrement pour continuer à rédiger, c'est que la moyenne de pages vues par visiteur augmente depuis le début. De plus en plus de visiteurs parcourent 5 à 8 pages lors d'une visite.

Le thème central au début était le diabète (de type 1 et de type 2), et les améliorations possibles liées à l'alimentation. Puis les maladies souvent liées au diabète, ou alors les maladies avec des mécanismes de déclenchement comparables, mais des manifestations cliniques très différentes.  Je relaie aussi un appel à la prudence pour quelques traitements précis, qui concernent trop souvent les diabétiques de type 2 : par exemple les anti cholestérols, inefficaces et toxiques, et ... diabétogènes ! Le rôle de l'environnement (alimentation en premier lieu, mode de vie, pollutions, tiques, etc.) est prépondérant pour les maladies citées ici. Les meilleurs résultats sont souvent obtenus en jouant sur un ou plusieurs de ces paramètres.

Beaucoup d'expériences, menées soit selon les critères de la recherche scientifique médicale (régime dit méditerranéen), soit de façon plus empirique, mais confirmées et re confirmées avec des reculs parfois de plusieurs décennies (régime Seignalet), montrent la contribution majeure de l'hygiène de vie, surtout de l'alimentation pour gérer ces maladies, voire pour connaître de longues phases de rémission.

Il y a une barrière mentale, un paradigme, à briser : l'idée qu'un changement alimentaire puisse permettre des rémissions longues, jamais observées auparavant chez la même personne, ainsi qu'une baisse réelle des besoins médicaux.

Ce n'est même pas entendable pour beaucoup de professionnels de santé, en dehors de quelques cas spécifiques et de quelques actions de prévention. Corollaire, les recherches en ce sens ne sont pas financées, malgré la récurrence des témoignages, leur répétitivité, et malgré le recul (en années, parfois plus d'une décennie, 17 ans pour moi par exemple) pour beaucoup de ces patients. 

Intérêts des visiteurs

L'intérêt des visiteurs porte bien sûr sur les résultats du régime Seignalet pour le diabète Diabète de type 2 en rémission ; DT 2 confirmation des bienfaits de la diète hypotoxique, sur les problèmes que posent les anticholestérols (statines, fibrates, anticholestérols injectables, régimes dits anticholestérol ...) , et sur les solutions efficaces pour les maladies cardio vasculaires, sans viser une baisse du cholestérol. Voir par exemple : Pétition sur les anticholestérols ; "Arnaque" du cholestérol : un bon résumé ; Statines = diabètes

Pour le diabète de type 1, je rappelle une information essentielle. Les deux seuls cas publiés dans la littérature médicale avec arrêt du développement du DT1 l'ont été sur la base de changements alimentaires, surtout arrêt du gluten ; d'autres modalités alimentaires ont pu jouer aussi. Ca ne signifie pas que ça fonctionnera chez tous les nouveaux diabétiques de type 1 (au moment où ils sont hospitalisés à la découverte du DT1, ensuite il est peut-être trop tard pour tenter cette approche ; et même au début, trop de paramètres entrent en jeu pour que ça fonctionne à chaque fois) mais par contre ça devrait être essayé pour chaque nouveau cas. Plus de détails ici : Régime cétogène pour le DT1 ? Urgences dès le diagnostic

D'autres pages sont très souvent parcourues par les visiteurs. Elles concernent :

  • la maladie de Lyme, ce qui montre le déficit d'information auprès des médecins ; Lyme & Maladies Vectorielles à Tique - 1
  • les saignements de nez liés au chocolat ! Cette info me semblait à la fois un peu anecdotique et intéressante pour la multiplicité des liens entre alimentation et santé. Depuis, c'est un des thèmes les plus recherchés après ceux cités ci-dessus ; Café et chocolat
  • les dangers potentiels des surdosages de glutamine en complément alimentaire : je n'ai pas eu de question directe à ce sujet, mais j'imagine que les communautés sportives, très actives sur le net, notamment celles du monde de la musculation, du fitness, du crossfit, etc., sont avides d'informations à ce sujet. Glutamine : bienfait, ou à fuir ?
  • la fragilité osseuse : c'est un sujet crucial, et il y a bien d'autres facteurs à prendre en compte que les produits laitiers, qui ne servent à rien dans cette optique ; Fragilité osseuse, causes et solutions
  • les vascularites. Cela démontre aussi bien le manque d'information dont disposent les patients pour ces maladies rares, que l'intérêt porté à la solution du régime Seignalet, en complément des traitements existants, souvent nécessaires mais la plupart du temps insuffisants. Confirmation pour la maladie de behcet, une vascularite ; Vascularites
  • les liens entre alimentation et cancer ; Blé, laits, cancers : confirmations de liens ; Cancers, et euros
  • les maladies de Parkinson et d'Alzheimer, et les solutions alimentaires, ou quelques dangers liés à des médicaments précis : Alzheimer, parkinson, ... aussi !
  • les liens entre pollutions et maladies. Moins de visites qu'attendues sur ces thèmes, et pourtant ... Savoir que les diabètes de types 2 et de type 1 sont largement favorisés par la pollution. Que des cancers le sont aussi, avec des liens très précis (quels types de pollutions pour tels cancers, par exemple le lymphome de Hodgkin), avec les malheureux exemples de Tarente en Italie, et de Fos sur mer en France. Savoir ça, et bien d'autres éléments résumés dans ces billets, peut permettre d'agir plus efficacement. Et aussi de compléter les connaissances sur les mécanismes de déclenchement de ces pathologies. Que vous soyez voisin d'un site polluant, patient, médecin ou chercheur, prenez le temps de vous y intéresserEnvironnement & diabètes & cancers & autres maladies ; Pollution et DT1 ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires. L
  • les arguments alimentaires qui militent contre l'utilisation des OGM, arguments malheureusement très peu explorés ou utilisés, alors que ce sont peut être les plus importants en termes de santé humaine : O.G.M. et santé ?
  • un autre sujet, très important pour les personnes concernées, l'échec du régime sans gluten pour des personnes coeliaques, a été assez peu regardé. Pourtant, l'efficacité du régime Seignalet dans ce cas peut réellement changer la vie de ces personnes. Coeliaques et échec du sans-gluten : solution Seignalet

Pourquoi ça ne suit pas du côté des professionnels de santé ?

Les patients sont très nombreux à se renseigner, à essayer ces changements d'alimentation soit en prévention, soit pour réellement diminuer leurs symptômes. Des médecins et autres professionnels de santé se battent aussi en ce sens, mais ces thèmes ont du mal à prendre. Parmi les exceptions, regardez par exemple cette interview : Interview de Mme Sénéchal, diététicienne à Amiens

Pour le régime Seignalet : plus de 90 pathologies sont concernées, avec des réussites incroyablement spectaculaires pour des pathologies telles que l'asthme : Asthme et Seignalet ; Compléments pour l'asthme et les maladies respiratoires.

Pour qu'un médecin puisse conseiller ce type d'alimentation, il doit se sentir d'une part bordé juridiquement, et d'autre part être convaincu par des expériences scientifiques menées en ce sens. Problème : un essai clinique bien conduit pour une seule de ces pathologies, dure 4 à 5 ans (durée de l'essai lui-même, sans compter le temps de préparation et de recherche de financement), et coûte environ 800 000 euros. Ces budgets ne sont pas disponibles pour ces types de recherche. 

Le cas est aussi incompréhensible pour la non remise en cause, pourtant nécessaire, de l'intérêt des anticholestérols : que ce soit pour un diabétique de type 2, pour un diabétique de type 1 qui approche la cinquantaine, ou une diabétique qui approche de la ménopause (les médecins sont largement encouragés à traiter dans ces cas, ou pour tout autre patient. C'est une hérésie médicale dans tous les cas de figure, au détriment de la santé du patient, mais c'est ainsi cf. les explications sur ces recommandations dans le chapitre "Efficacité et effets secondaires de plusieurs médicaments" de cette page http://www.revolutions-scientifiques-et-diabetes.com/blog/reunion-inaugurale-de-l-aimsib-suite.html#5uWrCbz3RGbLSxHS.99),. Articles scientifiques très documentés, ouvrages en ce sens, par des auteurs médecins, chercheurs, médecins - chercheurs (de Lorgeril), pétitions, questions à l'assemblée nationale pour le cas de la France (j'avais sollicité ma députée en ce sens, mais, suite aux questions aux gouvernement, la réponse donnée par la ministre, sur ce sujet, totalement apolitique, via les agences de santé gouvernementale était "bateau" et .. fausse).

Pour les liens pollution / santé. Il est incroyable de voir qu'un lien net entre pollutions autour de l'étang de Berre (à l'ouest de Marseille, l'endroit plein de fumées, qui sent très mauvais, depuis des décennies, quand on y passe en voiture) et maladies (diabète de type 1, cancers y compris de l'utérus, asthme, lymphome de Hodgkin, etc.) n'a été décrit précisément qu'en ... 2016/2017. Les données sur les liens entre pollutions et surmortalité, maladies, dans le secteur de Tarente en Italie sont récentes aussi, alors que le flot de pollutions date là encore de plusieurs décennies. 

Environnement & diabètes & cancers & autres maladies ; Pollutions, cancers, diabète de type 2 et maladies cardiovasculaires

Comment agir ?

  • Continuez à vous renseigner, lire les témoignages, les conseils, etc. en fonction des pathologies que vous avez, ou que vous souhaitez prévenir. Voir sur ce site, ou sur les liens proposés : Liens
  • Appliquez, en vous renseignant d'abord, et en informant votre médecin, même s'il n'est pas d'accord , les changements alimentaires préconisés : Alimentations qui marchent ; Alimentation et diabétes
  • Faites vous suivre si besoin par un spécialiste qui pourra vous accompagner en toute sécurité. Voir par exemple l'interview d'une diététicienne qui accompagne les patients en ce sens (lien plus haut dans ce billet). 
  • Prenez connaissance des principaux médicaments qu'arrêteraient en priorité les professionnels de santé chez les personnes âgées (médicament pas ou peu utiles, et/ou jugés dangereux), et vérifiez si vous êtes concernés. Même si vous n'êtes pas âgés. Les statines en font partie en bonne place. Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer. A discuter impérativement avec votre médecin, en présentant ces arguments, avant d'envisager toute modification du traitement. En insistant auprès de votre médecin. 
  • Agissez via une association à chaque fois quand c'est possible : par exemple, pour la lutte, qui prend du temps, contre les méfaits des anticholestérols, et d'une façon générale pour une médecine réellement scientifique et bienveillante, n'hésitez pas à rejoindre cette association : https://aimsib.org/.

Diabète et sports dits extrêmes

Les bienfaits d'une pratique sportive régulière adaptée à la personne sont évidents pour les diabétiques. 

Cela devient difficile pour les diabétiques curieux ou passionnés des sports dits extrêmes : méconnaissance des dirigeants de clubs, des encadrants ou des fédérations, ou parfois de médecins. 

Cela évolue grâce aux pratiquants passionnés et à des médecins investis. Il est possible maintenant de pratiquer ces sports, sous réserve de certaines précautions bien sûr. Les hypoglycémies brutales, aussi bien que les montées rapides de glycémie, qui arrivent parfois quand on commence l'activité avec pas assez d'insuline dans le corps, restent une possibilité. Tout cela est gérable avec les bons conseils et une auto-surveillance adaptée.

Plusieurs liens ou exemples de ces sports pratiqués par des diabétiques ; Plongée en bouteilles, Escalade, Kite surf, BMX, sont donnés dans ce lien http://diabetes-extremesports.com/fr/

Par rapport à la situation que j'ai connue dans les années 80 - 90, il s'agit là aussi d'une vraie révolution. Pas une révolution scientifique, quoique, puisque la connaissance a progressé grâce à ces pratiques, mais une vraie révolution comportementale. Les progrès technologiques pour la mesure de la glycémie ont beaucoup aidé. 

Plus jeune (il y a environ 20 - 25 ans), et déja diabétique depuis longtemps, j'ai beaucoup pratiqué la randonnée sous-marine, en palmes masque tuba (dite PMT, ou encore snorkeling), alors que la bouteille en plongée était interdite. Cette plongée en PMT m'était aussi très largement déconseillée en tant que diabétique

J'aurai adoré à cette époque disposer de liens vers des structures sportives efficaces aussi pour les diabétiques. Profitez en, ces moniteurs et/ou pratiquants ont de plus en plus de recul sur la question : gestion des hypoglycémies, matériel adapté pour mesurer les glycémies, etc.

Pour revenir au PMT, palme masque tuba, je ne sais pas s'il y a des moniteurs qui peuvent briefer et accompagner des diabétiques de type 1, mais ne vous y lancez pas comme ça à l'aveugle. Renseignez vous d'abord auprès de pratiquants confirmés, Il y a aussi des forums spécialisés où l'on peut déjà dénicher des informations utiles. Les moniteurs de snorkeling, parfois dans des clubs de plongée, mêmes non spécialisés "diabète de type 1" peuvent être une mine d'infos, ainsi que les habitués locaux.

Sentir le courant et partir à contre sens pour faciliter le retour ; ne pas se lancer dans l'hyperventilation avant de plonger (le cerveau risque de ne plus se rendre plus compte quand le taux d'oxygène est trop bas) ; ne pas enchaîner les plongées trop rapides ; connaître les risques du "mur des 7 mètres" à la remontée pour ceux qui plongent profond ; éviter de mettre la tête en hyperextension quand on remonte ; faire attention à la confusion des sensations due à l'apnée ou à la pression, qui peut altérer la perception de son état glycémique : respirer régulièrement à plein en enlevant le tuba ; adopter un rythme souple et ne pas forcer ; ne pas y aller quand on ne le sent pas, etc.

Pour le passage de la pompe à insuline au schéma de remplacement, voyez avec votre diabétologue et avec les pratiquants de plongée bouteille par exemple. 

Renseignez vous, au-delà du diabète, sur les précautions à prendre, sur le matériel, avant de vous lancer.

Et pas besoin de se lancer dans des risques inutiles pour voir des choses sympa : en restant en majorité dans 2 à 3 mètres d'eau, j'avais pu voir des espèces réputées rares ou profondes. Pour les connaisseurs, j'avais vu des Corbs (moins rares maintenant il me semble), des Anthias, 1 Murène (pas "l'immense poisson agressif qui tente d'arracher des doigts" que décrivaient pleins de jeunes plongeurs, celle-là était très modeste, craintive et très bien planquée), 1 jeune Mérou, 1 banc de Barracuda (Bonifacio) ...

Bref, les diabétiques peuvent se faire de plus en plus plaisir en toute sécurité. 

Personnes âgées : Médicaments à diminuer, stopper ou à ne pas commencer

Résumé

Des praticiens de santé du Canada ont choisi 14 médicaments à déprescrire si possible chez les personnes âgées, en raison de leurs effets secondaires et/ou de leur inefficacité. Ces médicaments mal et sur-prescrits sont rappelés ici, et commentés pour quelques uns. 

J'élargis à d'autres molécules qui posent des problèmes similaires, puis à des pistes de solutions (deux médicaments à stopper en priorité pour baisser voire stopper les autres, hygiène de vie, alimentation). Ces solutions sont souvent efficaces pour soulager les pathologies que les médecins ont tenté de traiter avec les molécules dangereuses. 

Constat rapide sur les médicaments

Ce billet concerne d'abord les personnes âgées sur-médicamentés. Les conclusions, pour des médicaments peu efficaces et avec de nombreux effets secondaires, peuvent être utilisées par les autres patients, pour en discuter avec vos médecins afin de diminuer ou stopper les médicaments les plus inutiles, ou les plus dangereux.

La surconsommation de médicaments est un fait connu et souvent dénoncé. Avec des effets secondaires dont une mortalité associée (liée à ces causes dites iatrogéniques) non négligeable. Les estimations, difficiles, varient. Elles ont par exemple été données à 140000 hospitalisations et 13000 décès par an en France. Les personnes âgées sont celles qui paient le plus lourd tribu. 

Concrètement, comment faire, que supprimer, quand soi-même, ou un parent proche, êtes muni d'une longue ordonnance, avec de multiples effets secondaires et un médecin qui vous dit que ce n'est pas possible de faire autrement ?  

Solution 1 : 14 médicaments à surveiller, diminuer ou stopper chez les personnes âgées

Plusieurs professionnels de santé du Canada : infirmier(e)s, pharmacien(ne)s, médecins, avaient été interrogés, et ont rendu leur verdict, en 2015, sur les médicaments à supprimer en priorité chez les personnes âgées. Les résultats sont présentés dans cet article : http://journals.plos.org/plosone/article/file?id=10.1371/journal.pone.0122246&type=printable 

La synthèse des avis des professionnels de santé est donnée dans ce tableau (traduction en français en suivant) :

15 medicaments a arreter pr personnes agees canada

Les médicaments dont les professionnels de santé du Canada interrogés se méfient le plus sont dans l'ordre décroissant (les premiers médicaments de la liste sont les plus décriés) : 

  1. Les benzodiazépines : utilisés contre l'anxiété, l'agitation, pour faciliter le sommeil
  2. Les antipsychotiques atypiques, dits de 2nde génération : utilisés contre les psychoses
  3. Les statines : classe d'anticholestérols la plus répandue
  4. Les antidépresseurs tricycliques
  5. Les "Inhibiteurs de la pompe à proton" : des molécules anti acidité gastrique, utilisées en cas d'ulcères, de RGO, de prise régulière d'aspirine, ...
  6. Les anticholinergiques contre les fuites urinaires
  7. Les antipsychotiques typiques, dits de première génération : molécules anciennes pour lutter contre les psychoses
  8. Les inhibiteurs de la cholinestérase : pris pour réduire les symptômes d'Alzheimer
  9. Les opioïdes : anti douleurs
  10. Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine : antidépresseurs, contres les troubles anxieux, ...
  11. Les biphosphonates : utilisés pour lutter contre l'ostéoporose, et parfois contre des métastases osseuses
  12. Les anti convulsivants : dits aussi anti épileptiques. La dépakine (célèbre pour provoquer des effets secondaires chez les foetus) fait partie de cette classe de médicaments.
  13. Les béta bloquants : utilisés surtout pour lutter contre plusieurs maladies du coeur, et contre l'hypertension
  14. Les anti-plaquettaires : utilisés contre le risque de formation de caillots

N'hésitez pas une seconde à demander à votre médecin si vous ou vous proches pouvez diminuer les dosages de ces médicaments, ou les stopper. Plusieurs professionnels de santé pensent que ces molécules sont loin d'être toujours nécessaires. Et avec beaucoup trop d'effets secondaires.

Il est trop long de passer en revue ici chacune de ces molécules, mais quelques enseignements généraux peuvent être déduits de l'article. J'effectue ensuite un  récapitulatif sur le diabète de type 2, qui est un des critères importants lié à cette liste, puisqu'au moins deux types de médicaments cités ici, et un autre non cité dans cette liste, augmentent le risque d'augmenter le diabète de type 2. 

Pistes de discussions avec votre médecin

Trois des quatre premiers médicaments concernent la santé mentale. L'autre est la classe de médicaments anticholestérol la plus répandue, la statine (il y a en fait plusieurs sortes de statines, qui se ressemblent beaucoup).

Les statines sont connues pour être, entres autres, à l'origine de troubles cognitifs divers.

Il est probable que l'arrêt de cet anticholestérol diminue une partie des troubles cognitifs, qui nécessitent eux mêmes des médicaments, on le voit mal tolérés. Cela ne signifie pas que tous les troubles cognitifs soient liés à la prise d'anticholestérols, mais simplement qu'ils peuvent les aggraver ou en déclencher. 

Avec un moteur de recherche et les mots clé "effets cognitifs statines", on obtient de nombreux résultats, par exemple : http://www.notretemps.com/sante/dietetique/statines-liste-effets-secondaires-agrandit,i5060. Ce qui est intéressant ici, ce sont les commentaires, plusieurs font état d'effets indésirables divers. Certains renvoient vers les écrits du Dr de Lorgeril, que je cite régulièrement. Je conseille le lien suivant, sur les effets cognitifs des statines : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/alerte-confirmation-de-la-neurotoxicite-des-medicaments-anticholesterol. Et celui-ci sur un effet secondaire encore plus connu, la douleur : https://aimsib.org/2017/03/22/statines-et-douleurs-musculaires-qui-desinforme-qui/

PS : des médecins pourraient avoir été informés de l'absence, supposée, des effets cognitifs avec les nouveaux anti cholestérols injectables, en cours de développement. Ce n'est malheureusement pas crédible du tout. Voir à ce sujet le chapitre en fin de billet. 

Bref, a minima pour les personnes âgées, rien que la suppression des statines pourrait largement diminuer la prise de médicaments anti dépresseurs, anti-alzheimer, et anti douleurs. Les mêmes causes produisant les mêmes effets - peut être moins rapides chez des personnes plus jeunes - la même prudence doit être nécessaire a priori pour les autres patients, quelque soit leur âge. 

La suppression des statines pourrait aider à la diminution ou à la suppression des benzodiazépines, médicaments les plus cités en vue d'une déprescription par le panel de praticiens interrogés au Canada. Elles (les benzodiazépines) sont suspectées depuis longtemps d'augmenter les symptômes de type Alzheimer, tout comme les statines. J'avais écrit un billet à ce sujet : Somnifères dangereux et diabétes. Ce qui est dit dans ce lien au sujet des diabétiques type 1 et 2 peut s'appliquer aussi aux non diabétiques.

La suppression de deux classes de médicaments : statines et benzodiazépines, pourrait considérablement améliorer la qualité de vie des patients âgés, et faciliter l'arrêt de plusieurs autres médicaments, dont plusieurs parmi les 12 autres problématiques selon les professionnels. 

La lecture de l'article cité montre aussi que les progrès entre plusieurs générations de médicaments, par exemple les antipsychotiques de 1ère, puis de 2nde génération, ne sont pas évidents, puisque ces deux classes de médicaments font partie des plus décriées par les professionnels de santé pour les personnes âgées.

Cela incite à se montrer prudent envers toute nouveauté présentée comme miraculeuse. Le "miracle médicamenteux" peut arriver, mais ne résiste pas toujours à une analyse des faits après quelques années d'utilisation. 

Cas du diabète de type 2 (DT2)

Quels sont les médicaments qui peuvent provoquer du diabète de type 2, maladie qui peut se caractériser une fois qu'elle est installée, par des complications diverses (yeux, reins, pieds, ...). Les médecins ont souvent tendance à surtraiter les patients atteints de DT2. 

- les statines : Statines = diabètes. Les chiffres d'augmentation du DT2 sous statines augmentent régulièrement. Une raison de plus de se méfier de ces médicaments. D'autant qu'une fois qu'une personne est diabétique de type 2, les statines ne l'aident en rien, voire aggravent la situation : Résumé d'études cliniques

- les inhibiteurs de la pompe à proton (IPP) augmenteraient aussi ce risque. Je viens de découvrir ce lien possible entre IPP et diabète de type 2 (source : Medscape). Je n'ai pas trouvé ailleurs mention de cet effet diabétogène ; les autres effets secondaires suffisent pour être très prudents vis à vis des IPP. Ces médicaments étaient déjà connus, entres autres, pour augmenter le risque de fractures osseuses, d'infections intestinales, de malabsorption de divers nutriments. La prescription d'IPP est parfois due à la prescription au long cours d'aspirine. Voir par exemple sur ce sujet les écrits du Dr de Lorgeril pour se passer, quand c'est possible, d'aspirine à long terme, et donc des IPP liés (Source : Prévenir l'infarctus et l'accident vasculaire cérébral). Dans ces cas, les anti-plaquettaires peuvent être préférables à l'aspirine. 

- hors liste des 14 médicaments à déprescrire en priorité, les anti-arthrosiques pourraient également augmenter le risque de devenir DT2 (source : Medscape). A ce sujet, voir les pistes de solutions proposées dans le chapitre qui suit. 

Solution 2 : Modalités d'hygiène de vie pour diminuer ou stopper les médicaments incriminés

Aucun produit miracle, dit naturel ou médicamenteux n'est proposé dans ce chapitre. Des actions très concrètes en termes d'hygiène de vie et d'alimentation peuvent aider, avec la déprescription de molécules dangereuses par le médecin, à améliorer les états qui ont entraîné la prise de médicaments. 

Fragilité osseuse, réelle ou supposée, (d'où prescription de biphosphonates, qui font partie de la liste des 14 médicaments les plus décriés) : voir les solutions préconisées dans ce billet : Fragilité osseuse, causes et solutions et dans celui-ci, dans le chapitre spécifique à l'ostéoporose : Glycations, médicaments, dans la revue Sports & Vie.

Arthrose : le régime de type Seignalet, dit hypotoxique, fonctionne très bien pour stopper l'évolution d'une arthrose en cours. Voir par exemple les témoignages publiés ici : https://jacquelinelagace.net/tag/arthrose/. ou le témoignage du 17 octobre 2015 ici : https://www.regimehypotoxique.com/divers/temoignage/

Pour les symptômes de type Alzheimer, voir les pistes d'amélioration nettes présentées dans ce billet, en plus de l'arrêt des benzodiazépines et des statines : Alzheimer, parkinson, ... aussi !

Nouveautés miraculeuses ? Le cas des anticholestérols injectables

Si vous êtes médecin, je vous invite avant de lire ce bref chapitre, à parcourir la littérature spécialisée à laquelle vous avez facilement accès. A titre d'exemple, Medscape, et les différents journaux médicaux. Vous verrez que parmi les cholestérols injectables, tous n'ont pas été arrêtés, et des bénéfices médicaux sont déduits par les auteurs de ces articles.

Une analyse plus fouillée montre toutefois que les effets positifs relèvent plus de l'espoir que de la réalité médicale : http://michel.delorgeril.info/cholesterol/jupiter/exultate-jubilate-fourier-est-un-flop. Si par manque de temps vous ne pouvez lire ce lien passionnant, le résumé est : plus de décès dans le groupe traité que dans le groupe témoin. Il est intéressant de lire, malgré ça, les commentaires positifs dans des revues ou des sites dédiés aux médecins, prescripteurs potentiels. 

Cela se rajoute aux travaux qui montrent que plus on baisse le LDL plus la mortalité ... augmente (lien en anglais).: http://bmjopen.bmj.com/content/6/6/e010401. C'est un argument de poids pour se méfier des traitements, ou régimes, anti cholestérols en général, dont les statines en particulier.